À La Haye, une marche des Marocains pour la libération des détenus du Rif  21/04/2019

À La Haye, une marche des Marocains pour la libération des détenus du Rif























Samedi 20 avril, la diaspora marocaine est descendue dans les rues de La Haye pour protester contre les peines de prison auxquelles ont été condamnés 42 militants du Hirak, un mouvement de contestation sociale du Rif.

Le 11 avril, la Cour d'Appel de Casablanca a confirmé la condamnation de 42 opposants marocains du Hirak, mouvement de contestation sociale du Rif, à des peines de prison allant jusqu'à 20 ans.



Samedi 20 avril, la diaspora marocaine des Pays-Bas a organisé une manifestation à La Haye pour attirer l'attention sur la situation des droits de l'Homme dans le Rif.



Invitant les gens à y participer, ses organisateurs ont signalé qu'ils voulaient représenter les Rifains et ouvrir les yeux de l'Union européenne sur les violations des droits de l'homme dans le Rif.



Le mouvement de protestation qui a agité la région du Rif en 2016-2017 avait été déclenché par la mort, en octobre 2016, d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s'opposer à la saisie de sa marchandise.

Depuis, la province d'Al Hoceïma a été le théâtre de nombreuses manifestations destinées à réclamer davantage d'hôpitaux, du travail et une Université dans cette région maintenue dans un état de sous-développement par le régime depuis des décennies.

Au Maroc, des milliers de manifestants réclament la libération des détenus du Hirak

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche dans la capitale marocaine Rabat pour réclamer la libération des détenus du Hirak, mouvement de protestation ayant secoué la région du Rif en 2016-2017, après la confirmation de leurs peines allant jusqu'à 20 ans d'emprisonnement.

"Le peuple veut la libération des détenus", ont scandé les manifestants, sous un temps maussade, défilant derrière une banderole en soutien aux prisonniers de ce mouvement de protestation populaire aux revendications sociales et économiques.

Baptisée "la marche du peuple marocain: stop à l'injustice politique", cette manifestation a été organisée à l'appel des familles de détenus et plusieurs organisations politiques et de défense des droits humains.

La Cour d'appel de Casablanca a confirmé début avril les peines de 42 membres du Hirak, accusé de visées séparatistes par le pouvoir.

Nasser Zefzafi, 39 ans, et trois autres militants formant le noyau dur de la protestation ont écopé de 20 ans de prison ferme, soit les peines les plus lourdes, notamment pour "complot visant à porter atteinte à la sécurité de l'Etat".

Les autres ont été condamnés à des peines allant de 1 à 15 ans de prison.

Les militants avaient été transférés le 11 avril de Casablanca vers des prisons du nord du Maroc pour être plus "proches de leurs familles", selon l'administration pénitentiaire.

"Ils ont été transférés dans les pires prisons du royaume", a dénoncé Ahmed Zefzafi le père de Nasser, lors d'une conférence de presse organisée après la manifestation, au siège de l'association marocaine des droits humains.

Il a ajouté que les détenus avaient "entamé une grève de la faim" et appelé les "décideurs à trouver une issue à cette crise".

Des mères et soeurs de militants ont affirmé que les détenus protestaient contre leurs conditions de détention et demandaient à être "rassemblés dans une prison proche d'Al-Hoceïma" (nord), épicentre de la protestation dont ils sont originaires pour la plupart.

"Leur état de santé est suivi de très près", avait assuré vendredi la direction des prisons au Maroc.

"Nous ne sommes pas des séparatistes. Nos fils ont seulement revendiqué leur droit à une vie digne", a clamé la mère de Nabil Ahemjik, condamné à 20 ans de prison et transféré à la prison de Fès, à 270 km d'Al-Hoceïma.

Arrêté pendant sa couverture d'une marche de protestation à Al-Hoceïma, le journaliste Hamid el-Mahdaoui avait lui écopé de trois ans de prison pour ne pas avoir alerté la police des appels d'un inconnu évoquant des armes pour le Hirak.

Le Hirak a été déclenché par la mort, en octobre 2016, d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s'opposer à la saisie de sa marchandise.

Plusieurs associations et ONG ont critiqué la sévérité des peines. Les autorités marocaines, elles, ont toujours assuré que le processus judiciaire était conforme aux normes internationales.

https://fr.sputniknews.com/international/201904211040830948-marche-diaspora-maroc-liberation-detenus-rif/
https://www.rtbf.be/info/monde/detail_au-maroc-des-milliers-de-manifestants-reclament-la-liberation-des-detenus-du-hirak?id=10201796

Commentaires

1.Posté par jehaislescookies le 23/04/2019 11:16 | Alerter
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le rif a toujours été un symbole de résistance, et c'est le premier endroit au monde où, (défaisant l'évolution du droit de la guerre de tout un siècle précédent !) on a bombardé des CIVILS par des bombardements aériens !

(bizarrement aucun Picasso n'a immortalisé ce fait ! mais n'est-ce pas les européens s'émeuvent pur la vie d'autres européens, mais les "indigènes" des colonies, n'étaient pas couverts par l'humanisme visiblement) Bref relisez bien l'incontournable livre de Sven Lindqvist "Le siècle des bombes" !

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