A Clichy une centaine d'élus LR, UDI, MoDem et FN tentent d'empêcher une prière de rue (IMAGES)  11/11/2017

A Clichy une centaine d'élus LR, UDI, MoDem et FN tentent d'empêcher une prière de rue (IMAGES)










Une centaine d'élus en écharpe tricolore ont tenté le 10 novembre à Clichy d'empêcher quelque 200 fidèles musulmans de réaliser une prière dans la rue en entonnant la Marseillaise. Les fidèles, eux, invoquent la fermeture de leur lieu de culte.

«L'espace public ne peut pas être accaparé de manière irrégulière», a déclaré Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains, LR) du conseil régional d'Ile-de-France, lors d'un rassemblement organisé à l'appel du maire LR de Clichy (Hauts-de-Seine) Rémi Muzeau et visant à empêcher l'organisation d'une prière de rue musulmane, le 10 novembre. «Le maire a passé énormément de temps à trouver une solution. Quand la solution, on ne la trouve pas, il faut un peu de fermeté. Et c'est ce qu'on demande à l'Etat», a-t-elle poursuivi devant la presse.

«Le ministre de l'Intérieur doit interdire les prières [de rue]», a renchéri Rémi Muzeau, avant d'ajouter : «Moi je dois assurer la tranquillité et la liberté des gens de ma ville».

Réunis derrière une banderole proclamant «Stop aux prières de rue illégales», édiles, parlementaires, conseillers municipaux, départementaux et régionaux LR, UDI, MoDem et FN, venus pour beaucoup de la région parisienne, sont sortis de l'hôtel de ville pour aller au devant de quelque 200 fidèles rassemblés dans une rue piétonne pour la prière, comme tous les vendredis depuis le mois de mars.

Des fidèles musulmans protestent contre la fermeture d'un lieu de culte

Ces fidèles protestent contre la fermeture en mars de leur lieu de culte en centre-ville, accusant le maire de ne pas leur proposer de «terrain adapté avec option d'achat», pour qu'ils puissent y construire un nouveau local. Le maire argue, lui, qu'une mosquée existe déjà dans le nord de la commune et peut les accueillir, ce qu'ils contestent.

Entonnant la Marseillaise, dans une ambiance tendue, les élus se sont massés sur les lieux, allant au contact des forces de l'ordre qui ont reculé, repoussant ainsi de quelques mètres les fidèles musulmans installés sur leurs tapis de prière.

La mobilisation s'est tout de même tenue derrière un double cordon de gendarmes mobiles qui ont contenu quelque 200 personnes, selon la police : élus de droite et du centre, habitants opposés aux prières de rue et quelques membres du micro-parti Force laïque, qui scandaient bruyamment «Aucun culte, la France est laïque».

Interrogé par l'AFP, Hamid Kazed, qui préside l'UAMC (Union des Associations Musulmanes de Créteil), a déploré des «provocations» et appelé le maire à revenir au «dialogue».

La police avait évacué le 22 mars la salle de prière de la rue d'Estienne d'Orves, au terme d'un long bras de fer entre la mairie, qui veut en faire une médiathèque, et l'Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC) qui refusait de quitter les lieux malgré une injonction de justice. Cette salle avait été aménagée sous la précédente municipalité socialiste et louée à l'UAMC qui voulait la racheter.

A l'échéance du bail, le nouveau maire Rémi Muzeau, élu en 2015, avait décidé de transformer en médiathèque le lieu qui accueillait quotidiennement de 3 000 à 5 000 fidèles, selon Laoucine Ikij, secrétaire de l'UAMC qui a mené la prière ce 10 novembre.

Rémi Muzeau avait parallèlement inauguré la mosquée des Trois-Pavillons, gérée par une autre association cultuelle, à 1,5 km du centre-ville mais l'UAMC juge cette mosquée excentrée, mal desservie par les transports en commun, trop exiguë et ne respectant pas les normes de sécurité, ce que le maire récuse.

https://francais.rt.com/france/45475-a-clichy-centaine-elus-lr-udi-modem-empecher-priere-rue-clichy-manifestation-images

Commentaires

1.Posté par Bina le 11/11/2017 03:40 | Alerter
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Cette initiative donne le feu vert à ceux qui ont un garde-fou dans la tête......le facteur déclencheur à toutes les ignominies et à toutes les violence !!

2.Posté par Zaheer le 11/11/2017 09:58 | Alerter
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Pays donneur de leçons. Ça craint...

3.Posté par oh-daz le 11/11/2017 10:14 | Alerter
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Ils s'attendaient a quoi, tous ces gens de la knesset-france, après avoir interdit et fermé des lieux de cultes ?

4.Posté par Depositaire le 11/11/2017 10:28 | Alerter
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Bien sur, quand à Paris le défilé de la gay pride, qui n'est qu'un défilé de la perversion humaine bloque les rues, c'est de la "culture". Mais quand des fidèles d'une religion bloque une rue pour prier, faute d'un lieu de culte approprié, et ce n'est que pour la prière du Vendredi, c'est "illégal" !

Il y a un test simple à faire : Prenez une maman qui se trouve avec ses enfants en bas âge dans une rue occupée par des musulmans en train de prier. Les enfants demandent logiquement à leur mère ce qu'ils font. Si la maman est objective, elle dira qu'ils prient Dieu en expliquant à l'usage des enfants le concept. On ne peut pas dire que ce soit traumatisant pour ces enfants, c'est le moins que l'on puisse dire.

Par contre, supposons que cette même maman soit avec ses enfants prise dans une gay pride et que ces mêmes enfants lui demande qui sont ces gens-là et que font-ils ? Le moins que l'on puisse dire est que la maman sera particulièrement embarrassée pour leur répondre. C'est que le contraste est saisissant entre des gens qui prient et des gens qui se comportent avec une vulgarité notoire, voire une obscénité flagrante !

Mais la gay pride est considérée par les autorités de ce pays comme de la "culture" et la prière dans la rue comme du prosélytisme religieux qu'il faut interdire !

Alors question : qu'est-ce qui serait le plus traumatisant pour ces enfants ? Le fait devoir des gens qui prient, avec tout ce que ça implique comme respect, dignité, tolérance ou des gens qui se pavanent dans un défilé avec une vulgarité notoire, choquante ? Il me semble que la réponse va de soi. Alors voir des édiles défilé pour interdire la prière dans la rue et encore, parce que on ne les autorisent pas à avoir un lieu de culte assez grand pour recevoir les fidèles ou le défilé d'homosexuels, donc de gens qui sont malades et devraient être soignés car ils sont atteints par un grave symptôme psychologique.

Alors des malades mentaux sont considérés comme un modèle et des gens qui prient avec dignité et respect doivent être interdits de le faire. Le fait que la prière dans la rue est précisément une prière musulmane n'est pas étrangère à l'interdiction. Il y a une islamophobie qui ne dit pas son nom derrière cela. Le fait que l'Occident en général est partie prenante dans le pillage du Proche Orient de ses richesses et que précisément l'Islam est une religion qui préserve la dignité des gens et qui amène à réfléchir dérange beaucoup et que précisément les richesses du Proche Orient sont précisément dans les pays musulmans dit aussi clairement pour qui ces "édiles" roulent !

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