Education nationale : 58 suicidés en 2018-2019, 11 depuis la rentrée de septembre  08/11/2019

Education nationale : 58 suicidés en 2018-2019, 11 depuis la rentrée de septembre
























Durant l'année scolaire 2018-2019, 58 agents de l'Education nationale se sont suicidés, et 11 depuis la rentrée de septembre. Ces chiffres du ministère de l'Education, dévoilés pour la première fois, confirment une statistique syndicale.

Selon les données des syndicats Snes-FSU et Unsa, au cours de l'année scolaire 2018-2019, 58 agents de l'Enseignement public se sont donnés la mort (37 hommes et 21 femmes) et 11 depuis la rentrée scolaire de septembre (cinq hommes, six femmes). Le ministère de l'Education a confirmé ces chiffres, rendus publics pour la première fois à l'occasion d'une réunion sur les conditions de travail des enseignants le 6 novembre. Cela correspond à, en moyenne, plus d'un suicide par semaine.

Ces chiffres ont été annoncés lors d'un Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire. Cette réunion était organisée à la demande des syndicats, et consacrée à la souffrance au travail à l'école primaire, au collège et au lycée, un mois et demi après le suicide de Christine Renon, une directrice d'école de Pantin (Seine-saint-Denis).

Les chiffres portent sur l'ensemble du personnel enseignant et du personnel administratif, soit 992 000 agents.

Le ministère fait savoir que le taux de suicide est de 5,85 cas pour 100 000 personnes. Le taux de suicide moyen en France en 2012 était de 16,7 cas pour 100 000 personnes (mais ce chiffre prend aussi en compte les retraités, les chômeurs et inactifs, et donc possiblement des ex-enseignants), selon des données de l'Observatoire national du suicide.

Sur les 58 victimes en 2018-2019, on recense 12 agents non titulaires.

Les mois de novembre, août et septembre représentent un pic des suicides. La tranche d'âge la plus exposée est celle des 45-54 ans, puis celle des 55-64 ans.

«Ces données feront l'objet d'une communication et d'un échange annuels avec les partenaires sociaux», précise le ministère dans un communiqué.

«Une campagne nationale de recrutement des médecins de prévention sera lancée d'ici la fin de l'année civile», annonce-t-il par ailleurs.

https://francais.rt.com/france/67690-education-nationale-58-suicides-2018-2019-11-depuis-rentree-septembre

Un record inédit de la dette mondiale enregistré, selon le FMI  07/11/2019

Un record inédit de la dette mondiale enregistré, selon le FMI























Le record de la dette mondiale, alimentée par les secteurs privé et public, du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale, a été enregistré, s’élevant à 188.000 milliards de dollars, a indiqué la directrice générale du FMI.

Le volume de la dette mondiale n’a jamais été aussi important depuis les années 40, a déclaré la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva lors d’une conférence ce 7 novembre.

«La dette mondiale des secteurs public et privé a atteint son maximum inédit de 188.000 milliards de dollars [170.000 milliards d’euros, ndlr] ce qui constitue près de 230% de la production mondiale. Le secteur privé a largement contribué à son augmentation, représentant près des deux tiers de l’endettement total», a affirmé la DG du FMI.

Selon elle, la dette publique des pays aux économies avancées a atteint un niveau jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

«La dette publique des marchés émergents a atteint les niveaux enregistrés lors de la crise de la dette des années 80. Et le fardeau de la dette des pays à faible revenu a fortement augmenté au cours des cinq dernières années», a souligné Kristalina Georgieva.

«Le bon côté» de la dette

D’après la DG du FMI, «le bon côté» de la dette est que «les banques continuent de jouer un rôle essentiel dans la plantation de la future prospérité», la démarche remontant aux années 3.000 av. J.-C., lorsque les emprunts avaient été fournis sous forme de semences. Les crédits avaient été ainsi remboursés pendant la récolte.

Le système moderne de crédit permet d’aider des familles à acheter une habitation, ou favoriser l’investissement de nouveaux projets d’affaires, voire aider certains pays à augmenter leurs capitaux supplémentaires pour stimuler la croissance et l’emploi, ce qui représente un avantage de la dette.
Des menaces sur l’économie mondiale

Cependant, le niveau actuel de l’endettement menace la stabilité économique, «de nombreux pays, entreprises et familles devenant très vulnérables suite à une dégradation brutale de la situation financière», a fait savoir la directrice générale du FMI.

Les guerres commerciales, la situation incertaine du Brexit et des risques géopolitiques figurent parmi les menaces potentielles de l’équilibre économique, selon elle.

https://fr.sputniknews.com/economie/201911071042390297-un-record-inedit-de-la-dette-mondiale-enregistre-selon-le-fmi/

Le magazine L’Incorrect stoppe sa collaboration avec une journaliste après ses propos «répugnants» sur LCI  07/11/2019

Le magazine L’Incorrect stoppe sa collaboration avec une journaliste après ses propos «répugnants» sur LCI























Julie Graziani ne représentera plus L’Incorrect, comme l’a confirmé le directeur de la rédaction. Le magazine a jugé qu’il ne pouvait plus collaborer avec la jeune femme en raison des propos «répugnants» qu’elle a récemment tenus.

Julie Graziani a annoncé ce jeudi 7 novembre qu’elle ne représenterait plus le magazine L’Incorrect. De son côté, le directeur de la rédaction a justifié la fin de leur collaboration sur le site officiel du magazine.



Le directeur, Jacques de Guillebon, a en effet confirmé qu’il mettait fin à sa collaboration avec la jeune femme: «Après un délai de réflexion raisonnable, lui laissant à la fois le temps de revenir à la raison et de s’échapper hors la meute médiatique dans la dignité, la rédaction de L’Incorrect a décidé qu’en aucun cas Julie Graziani ne pouvait plus la représenter, à la télévision ni ailleurs, sur les réseaux sociaux ou dans quelques médias.»

Le 4 novembre, la chroniqueuse, invitée de l’émission 24H Pujadas sur LCI, avait vivement critiqué le témoignage d’une femme expliquant ses difficultés financières à Emmanuel Macron.

«Qu'est-ce qu'elle a fait pour se retrouver au SMIC? Est-ce qu'elle a bien travaillé à l'école? Est-ce qu'elle a suivi des études? Et puis, si on est au SMIC, il ne faut peut-être pas non plus divorcer. À un moment donné, quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés et des boulets sur des boulets, on se retrouve avec des problèmes», avait-elle lancé.



«Lundi 4 novembre, comme chacun sait, elle a eu des paroles plus que malheureuses, répugnantes, à l'endroit d'une mère de famille pauvre. Il apparaît que depuis ce triste passage, et malgré nos conseils et objurgations, Julie Graziani n’a pas pris conscience le moins du monde du caractère scandaleux de ses mots, et au contraire s’enferre dans un dédain plus que macronien pour "ceux qui ne sont rien", en témoignent ses messages et vidéos sur Twitter par exemple», a expliqué le directeur de la rédaction de L’Incorrect.

En effet, face aux critiques, Julie Graziani n’a pas hésité à défendre sa position sur les réseaux sociaux: «Je mets les points sur i. Chacun est responsable de ses parcours de vie. Tu as fait le mauvais choix de boulot, tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes. Ce n'est pas à l'État d'arranger tes problèmes».



https://fr.sputniknews.com/france/201911071042386613-le-magazine-lincorrect-stoppe-sa-collaboration-avec-une-journaliste-apres-ses-propos-repugnants-sur/

Enrichissement d'uranium par l'Iran : Paris s'inquiète, Moscou pointe la responsabilité américaine  07/11/2019

Enrichissement d'uranium par l'Iran : Paris s'inquiète, Moscou pointe la responsabilité américaine
























L'Iran a franchi une nouvelle étape dans son plan de réduction de ses engagements relatifs à l'accord sur le nucléaire, en réaction aux sanctions américaines. Moscou pointe la responsabilité américaine, mais la France dénonce une «grave» décision.

Conformément à ce que Téhéran avait annoncé la veille, l’Iran a repris ce 7 novembre ses activités d'enrichissement d'uranium à l'usine souterraine de Fordo, à environ 180 kilomètres au sud de la capitale. Dans un communiqué, l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) précise que «toutes ces activités ont été réalisées sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique» (AIEA), organe de l'ONU chargé du contrôle du programme nucléaire iranien.

Le 6 novembre, le président iranien Hassan Rohani avait annoncé la reprise de ces activités gelées en vertu de l’accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, en réaction au retrait américain de l'accord et du rétablissement de sanctions anti-iraniennes en résultant.
Moscou pointe du doigt la responsabilité américaine

La Russie, qui avait conseillé en juillet à l'Iran de respecter l'accord sur le nucléaire de 2015 et à ne «ne pas céder à l'émotion», a choisi ce 6 novembre de ne pas blâmer Téhéran, pointant du doigt la responsabilité américaine dans cet enchaînement de décisions. «Nous sommes très préoccupés et cette préoccupation ne date pas d'hier ou d'aujourd'hui mais de mai de l'année dernière, lorsque les Etats-Unis ont annoncé leur sortie de l'accord», a ainsi déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, cité par des agences russes.

Le ministre russe des Affaires étrangères a par ailleurs souligné que «toutes les mesures de l'Iran concernant la réduction de ses obligation se [faisaient] en informant l'AIEA en présence d'inspecteurs de l'AIEA et sans enfreindre la moindre disposition de l'accord sur la non-prolifération nucléaire et du protocole additionnel» (un autre accord que celui sur le nucléaire iranien de 2015).
Paris et Berlin haussent le ton

Les signataires occidentaux de l'accord ne se montrent pas aussi compréhensives à l'égard de l'Iran. Le président de la République française Emmanuel Macron a ainsi qualifié le 6 novembre de «grave» la décision de l'Iran de relancer ses activités d'enrichissement d'uranium jusque là gelées. «J'aurai des discussions dans les prochains jours, également avec les Iraniens, et nous devons collectivement en tirer les conséquences», a ajouté le chef d'Etat au dernier jour de sa visite en Chine. Néanmoins, dans la droite ligne de la position de conciliation qu'il avait tenue cet été, Emmanuel Macron a jugé que «le retour à la normale» ne pouvait se faire que si les Etats-Unis et l'Iran acceptaient de «rouvrir une forme d'agenda de confiance, d'élargir le dialogue et d'avancer avec des gestes».

«Ce que le président Rohani a annoncé n'est pas acceptable», a de son côté déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas. Il a appelé «l'Iran à revenir sur toutes les mesures qu'il a prises depuis juillet et à respecter à nouveau pleinement ses engagements».

Enfin, Washington, par la voix du porte-parole du département d'Etat, Morgan Ortagus, voit en la stratégie de Téhéran «une tentative claire de chantage nucléaire qui va seulement aggraver son isolement politique et économique»
Téhéran déplore un manque de soutien des partenaires de l'accord de Vienne

La décision que vient de prendre l'Iran marque la quatrième phase du plan de réduction de ses engagements lancé en mai, en riposte au retrait américain.

La République islamique assure rester attachée à la survie de l'accord et être prête à revenir à l'application complète de ses engagements, à condition que les autres parties (la Chine, la France, le Royaume-Uni, la Russie et l'Allemagne) respectent les leurs. Cela implique notamment, selon Téhéran, de l'aider à surmonter les conséquences du retrait unilatéral des Etats-Unis de ce pacte en 2018 et du rétablissement de sanctions américaines en résultant.

https://francais.rt.com/international/67659-enrichissement-uranium-par-iran-paris-inquiet-moscou-responsabilite-americaine

Gilets jaunes : deux policiers jugés pour violences volontaires, 72 affaires en cours  07/11/2019

Gilets jaunes : deux policiers jugés pour violences volontaires, 72 affaires en cours
























Deux policiers sont poursuivis pour violences volontaires par «personne dépositaire de l'autorité publique». Au total, 212 enquêtes ont été confiées à l'IGPN et 72 affaires impliquant des policiers sont en cours d'analyse.

C'est la première fois que des policiers comparaissent pour des violences depuis le 17 novembre, date du début du mouvement des Gilets jaunes. Ce 7 novembre, deux policiers ont été renvoyés en correctionnelle pour des violences présumées lors de manifestations, tandis que 18 affaires ont été confiées à des juges d'instruction, selon le procureur de Paris Rémi Heitz.

Les deux affaires concernent des faits survenus lors de la manifestation du 1er mai 2019, selon un communiqué du procureur. Les fonctionnaires devront répondre «de violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique».
Jet de pavé et gifle

L'un des deux policiers est accusé d'avoir giflé au visage un Gilet jaune. La scène a été filmée puis mise en ligne sur les réseaux sociaux. Il comparaîtra pour «violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours».

L'autre policier est accusé d'avoir jeté un pavé sur des manifestants, une scène là aussi filmée et diffusée sur internet. Il devra répondre de «violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique n'ayant pas entraîné d'incapacité».

Au total, 212 enquêtes ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) par le parquet de Paris, selon le communiqué. Parmi elles, 146 enquêtes ont été clôturées par les enquêteurs.
54 affaires classées, 72 en cours

D'après le procureur de Paris, 18 procédures impliquant des policiers ont par ailleurs été confiées à des juges d'instruction.

Par ailleurs, 54 autres autres procédures ont été classées, faute de preuves suffisantes, et 72 affaires sont encore en cours d'analyse.

Les Gilets jaunes ont régulièrement dénoncé depuis un an les violences policières lors des manifestations. De nombreux cas de blessures graves, allant parfois jusqu'à la mutilation, ont en effet été répertoriés depuis le début du mouvement.

Selon le ministère de l'Intérieur, 313 enquêtes judiciaires ont été ouvertes au total en France par l'IGPN pour des violences policières présumées. L'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a quant à elle été saisie de 23 enquêtes.
24 personnes éborgnées

D'après les chiffres arrêtés mi-mai par l'Intérieur, 2 448 blessés ont été recensés côté manifestants et 1 797 côté forces de l'ordre.

Selon le décompte du journaliste indépendant David Dufresne, 24 personnes ont été éborgnées depuis le début du mouvement le 17 novembre. Parmi elles, cinq ont perdu une main, un a été amputé d'un testicule, et un autre a perdu l'odorat.

https://francais.rt.com/france/67678-gilets-jaunes-deux-policiers-vont-etre-juges-violences-volontaires-72-affaires-en-cours

Une bombe artisanale détruite in extrémis près de deux écoles dans l’est de l’Algérie  07/11/2019

Une bombe artisanale détruite in extrémis près de deux écoles dans l’est de l’Algérie























Le gardien d’une école primaire de la ville de Bejaïa a alerté la police après avoir été «intrigué par deux femmes qui ont laissé tomber un sac» devant l’établissement. Sur place, les artificiers ont découvert une bombe artisanale qu’ils ont détruite.

Une bombe artisanale a été découverte mercredi 6 novembre dans le centre-ville de Bejaïa, dans l’est de l’Algérie, rapporte la presse locale. L’engin a été détruit par l’équipe des démineurs de la police de la ville, assurent les mêmes sources.


La bombe a été découverte dans le début de l’après-midi à proximité du collège Bououdia et de l’école primaire des Quatre chemins, qui se trouvent à quelques dizaines de mètres de la gare routière.

Sur sa page Facebook, le journaliste Mehrez Rabia affirme que le colis piégé a été signalé

par le gardien de l’école primaire des Quatre Chemins, lequel a dit «avoir été intrigué de voir deux femmes abandonner un sac devant l’école et repartir».


Alertés, les services de sécurité ont immédiatement bouclé le périmètre et ont fait exploser l’engin, sans qu’aucun dégât matériel ni perte humaine ne soient à signaler.

Une enquête est en cours pour déterminer les tenants et les aboutissants de cette affaire qui aurait pu virer au drame.

https://fr.sputniknews.com/maghreb/201911071042384309-une-bombe-artisanale-detruite-in-extremis-pres-de-deux-ecoles-dans-est-de-algerie-photos/

Les patrons du CAC 40 ont gagné encore plus en 2018, environ 277 smic par mois  07/11/2019

Les patrons du CAC 40 ont gagné encore plus en 2018, environ 277 smic par mois























La rémunération moyenne des premiers dirigeants des sociétés du CAC 40 a augmenté de 12% en 2018 à 5,77 millions d'euros, selon une étude publiée mercredi par le cabinet de conseil de vote aux investisseurs Proxinvest, reprise par l'AFP.

Les dirigeants des sociétés de l'indice phare de la Bourse de Paris gagnent aussi en moyenne 90 fois plus que les salariés de ces mêmes sociétés, contre seulement 73 fois en 2014.

Ce niveau de revenu correspond à 277 Smic en base 39 heures ou à 152 fois le salaire brut moyen des Français.

«La hausse de la rémunération des dirigeants du CAC 40 est trois plus rapide que celle des salariés», a déclaré lors d'une présentation à la presse Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest.

La rémunération de ces numéros un exécutifs, qui comprend une part fixe, variable et actionnariale, atteint «un nouveau record sur les dix dernières années, (...) une dérive qui s'explique principalement par les hausses du Top 4», explique le cabinet.

Les émoluments de l'ensemble des numéros un des 120 plus grosses sociétés cotées françaises (SBF 120) se sont en revanche en moyenne tassés en moyenne de 4% par rapport à 2017, à 3,6 millions d'euros.

Une bonne partie de la hausse de la moyenne du CAC 40 est due à l'intégration en 2018 dans l'indice phare de la Bourse de Paris de Dassault Systèmes, dont le directeur général Bernard Charlès a perçu 33,1 millions d'euros, dont 30,2 millions d'euros d'actions l'an dernier, selon Proxinvest.

L'acquisition définitive de ces actions est liée à la réalisation de critères de performances, lesquels restent toutefois secrets. Proxinvest estime que M. Charlès a 90% de chances de les atteindre, alors que Dassault n'évalue ces chances qu'à 55%, d'où une rémunération déclarée par l'entreprise de -seulement- 22,9 millions.

Deuxième patron le mieux rémunéré de France, François-Henri Pinault a perçu 17,3 millions d'euros, d'après le calcul de Proxinvest qui inclut 5,07 millions facturés au groupe Kering par Artémis, une société d'investissement appartenant à M. Pinault.

Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, déplore une prime exceptionnelle d'un montant de 5,8 millions versée à M. Pinault «sans condition de performance».

Carlos Ghosn, numéro un de Renault-Nissan avant d'être démis de ses fonctions à la suite de son arrestation au Japon, est parvenu à se hisser à la troisième marche du podium avec 14,3 millions d'euros - et ce même s'il a été privé d'actions gratuites et de retraite. La hausse de sa rémunération, décidée par lui-même, avait atteint 137,5% sur un an à 13,3 millions d'euros pour le seul constructeur Nissan.

https://fr.sputniknews.com/france/201911071042384724-les-patrons-du-cac-40-ont-gagne-encore-plus-en-2018-environ-277-smic-par-mois/

Jeune femme au crâne fracassé à Marseille: Mediapart accuse l’IGPN de «protéger les siens»  07/11/2019

Jeune femme au crâne fracassé à Marseille: Mediapart accuse l’IGPN de «protéger les siens»























Mediapart accuse l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) de partialité dans l’enquête sur les violences subies par une jeune femme lors d’une manifestation de Gilets jaunes en décembre à Marseille.

Le 8 décembre 2018, une jeune femme de 19 ans a eu la tête fracassée par des policiers en marge d’une manifestation de Gilets jaunes à Marseille. Elle s’est écroulée après avoir été touchée à la cuisse par un tir de LBD. Elle aurait ensuite été violemment matraquée et aurait reçu des coups de pied, entraînant un traumatisme crânien et une grave hémorragie.

En avril, le procureur de la République de Marseille a lancé une enquête préliminaire pour «violences aggravées par personnes dépositaires de l’autorité publique, en réunion». Une enquête de l’IGPN a également été ouverte.

Onze mois après les faits, Mediapart, qui a pu consulter des pièces du dossier, accuse la «police des polices» de chercher à «dédouaner les responsables» et à «ne retrouver sous aucun prétexte les auteurs du tir et des coups qui ont changé la vie» de la jeune femme.

«Aucune mesure n’a à ce jour été prise à l’encontre du moindre policier», indique le média.

Les policiers toujours pas entendus

Mediapart affirme notamment que deux policiers identifiés sur les images d’une vidéo amateur n’ont «toujours pas été entendus». L’un d’entre eux a eu le temps de disparaître avant l’ouverture de l’enquête grâce à un congé maladie et des vacances prolongées.

Dans le même temps, des preuves — comme le rapport faisant état de l’ensemble des interventions des policiers la journée du 8 décembre — ont disparu, alors qu’elles auraient pu être exploitées par la justice, indique Mediapart.

Contacté par le média, l’avocat de la victime, Brice Grazzini, accuse l’IGPN de ne pas aller au bout des choses et d’éviter de «poser les questions qui fâchent».

Face à l’inertie de l’inspection, Me Grazzini promet notamment de demander «que le juge d’instruction ne saisisse plus l’IGPN mais la gendarmerie, sur la base d’une commission rogatoire». Il précise cependant que l’enquête n’est pas au point mort, le juge d’instruction étant «plutôt remonté et très compétent».

Vingt agrafes et dix points de suture

Une photo prise après son opération le 19 décembre et publiée par Mediapart, montre deux très longues cicatrices sur le crâne de la victime, avec une vingtaine d’agrafes et une dizaine de points de suture.



Fin avril, la jeune femme a porté plainte contre la police pour «tentative d’homicide» et «violences volontaires».

https://fr.sputniknews.com/france/201911071042385163-la-jeune-femme-au-crane-fracasse-a-marseille--mediapart-accuse-ligpn-de-proteger-les-siens/

Lafarge en Syrie : la justice annule les poursuites pour «complicité de crimes contre l'humanité»  07/11/2019

Lafarge en Syrie : la justice annule les poursuites pour «complicité de crimes contre l'humanité»
























La justice française a décidé d'annuler les poursuites pour «complicité de crimes contre l'humanité» contre le groupe français Lafarge. La mise en examen du cimentier pour «financement du terrorisme» est, elle, maintenue.

La cour d'appel de Paris a annulé ce 7 septembre la mise en examen pour «complicité de crimes contre l'humanité» de Lafarge, accusé d’avoir financé des groupes terroristes en Syrie pour maintenir l'activité d'une de ses usines, selon des avocats cité par l'AFP.

«La chambre de l'instruction a fait le même constat que nous, à savoir qu'il n'existe pas d'éléments justifiant la mise en examen de Lafarge SA pour ce crime», se sont félicités les avocats du cimentier, Christophe Ingrain et Rémi Lorrain. «La cour reconnait que Lafarge n'a jamais participé ni de près ni de loin à un crime contre l'humanité [et] corrigé une décision totalement infondée» des juges d'instruction des pôles financier et antiterroriste du tribunal de Paris, ont-ils ajouté.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel a en revanche maintenu les mises en examen du cimentier pour «financement du terrorisme», «violation d'un embargo» et «mise en danger de la vie» d'anciens salariés de son usine de Jalabiya.

En outre, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en 2017 après des plaintes de plusieurs associations et du ministère de l'Economie, huit cadres de Lafarge au total été mis en examen, pour «financement d'une entreprise terroriste» et/ou «mise en danger».

La mise en examen pour «complicité de crimes contre l'humanité» du groupe français, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim, avait suscité de vives réactions dans le monde économique. Selon l'ONG Sherpa, il s'agissait d'une première mondiale pour une entreprise.

https://francais.rt.com/france/67661-lafarge-syrie-justice-annule-poursuites--complicite-crimes-contre-humanite

Selon Emmanuel Macron, l'OTAN est en état de «mort cérébrale»  07/11/2019

Selon Emmanuel Macron, l'OTAN est en état de «mort cérébrale»
























Dans un entretien accordé à The Economist, le chef d'Etat français a émis un jugement particulièrement sévère sur l'état de l'alliance atlantique. L'opération turque en Syrie, notamment, aurait révélé son état de «mort cérébrale».

«Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’OTAN» : le jugement, particulièrement sévère, est celui du président de la République française. Dans un entretien accordé au magazine The Economist, Emmanuel Macron a expliqué ce constat par le désengagement américain vis-à-vis de ses alliés de l'alliance atlantique et du comportement de la Turquie, également membre de l'organisation militaire.

Le chef d'Etat ne souhaite pas pour autant la fin de l'OTAN, appelant au contraire à «clarifier maintenant quelles sont [ses] finalités stratégique». En même temps, le président français a plaidé à nouveau pour «muscler» l'Europe de la Défense – une idée pourtant peu appréciée par l'alliée américain.
L'opération turque en Syrie, révélateur des désunions au sein de l'OTAN

La décision de la Turquie de lancer en octobre une offensive militaire contre les Unités kurdes de protection du peuple (YPG), qu'elle considère comme terroristes, a mis mal à l'aise ses partenaires de l'OTAN – les Etats-Unis et la France, entre autres, condamnant de leur côté fermement cette intervention.

«Vous n'avez aucune coordination de la décision stratégique des Etats-Unis [de se retirer des troupes du nord syrien] partiellement avec les partenaires de l’OTAN et nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l’OTAN, la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu, sans coordination», déclare Emmanuel Macron dans l'interview, concluant : «Ce qui s’est passé est un énorme problème pour l'OTAN.»

Dans ces conditions, le président français s'interroge en particulier sur l'avenir de l'article 5 du traité atlantique, qui prévoit une solidarité militaire entre membres de l'Alliance si l'un d'entre eux est attaqué. «C’est quoi l’Article 5 demain ? Si le régime de Bachar el-Assad décide de répliquer à la Turquie, est-ce que nous allons nous engager ? C’est une vraie question», souligne-t-il.

L'OTAN est apparu à l'occasion de l'opération turque divisé sur une question d'ordre stratégique, au point que des commentateurs avaient, avant Emmanuel Macron, ni plus ni moins annoncé la «mort» de l'organisation militaire. «L'OTAN est morte puisqu'une puissance de l'OTAN a décidé de se battre, totalement librement, en achetant des armes russes sans l'accord des autres membres», avait par exemple jugé le mois dernier l'économiste Jacques Attali sur France Info.
Emmanuel Macron s'inquiète également de la «fragilité» de l'Europe

Outre la «mort cérébrale» de l'OTAN, Emmanuel Macron s'alarme, auprès de The Economist, de la «fragilité extraordinaire de l'Europe» qui «disparaîtra» selon lui, si elle ne «se pense pas comme puissance dans ce monde».

«Je ne crois pas dramatiser les choses, j’essaye d'être lucide», tient à souligner le président de la République. Il pointe trois grands risques pour l'Europe : qu'elle ait «oublié qu'elle était une communauté», le «désalignement» de la politique américaine du projet européen et l’émergence de la puissance chinoise «qui marginalise clairement l'Europe».

A l'occasion de cette interview, Emmanuel Macron invoque donc le projet de développement d'Europe de la Défense qui lui tient à cœur – au risque de froisser de nouveau Washington et d'accroître les divisions au sein de l'OTAN. L'«Europe [...] doit se doter d’une autonomie stratégique et capacitaire sur le plan militaire», estime-t-il. Or en novembre 2018, Donald Trump avait exprimé son indignation face à la proposition d'Emmanuel Macron de créer une «vraie armée européenne» pour «protéger [l'Europe] à l'égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d'Amérique».

Dans son entretien à The Economist, Emmanuel Macron estime que le président américain et la France ne partagent pas la même philosophie de l'alliance atlantique. «Le président Trump, j’ai beaucoup de respect pour cela, pose la question de l’OTAN comme un projet commercial. Selon lui c’est un projet où les Etats-Unis assurent une forme d’ombrelle géopolitique, mais en contrepartie, il faut qu’il y ait une exclusivité commerciale, c’est un motif pour acheter américain. La France n’a pas signé pour ça», a-t-il déclaré.

Enfin, le président français juge que l'affirmation de la puissance européenne passera par la réouverture d'«un dialogue stratégique, sans naïveté aucune et qui prendra du temps, avec la Russie». Une position affichée de longue date par le président français.

https://francais.rt.com/international/67664-selon-emmanuel-macron-otan-est-en-etat-mort-cerebrale

De plus en plus de morts en Irak où la contestation s’est radicalisée  06/11/2019

De plus en plus de morts en Irak où la contestation s’est radicalisée
























Avec de nouveaux morts, chaque jour, des affrontements aux abords de bâtiments officiels à Baghdad ou au sein même du principal port du pays, l’Irak est devenu le théâtre d’un chaos dont on ne peut prédire l’issue, tant les données ethniques et confessionnelles sont exacerbées par un jeu d’influences extérieur qu’aggrave une manipulation à peine discrète de la puissance américaine obnubilée par son bras de fer avec l’Iran. Au départ, il y a eu un mouvement spontané début octobre pour réclamer le départ du gouvernement jugé corrompu et incompétent. Mais, très vite, les choses ont dérapé et le pays s’est retrouvé en quelques semaines endeuillé par la mort de 270 personnes, en majorité des manifestants. Les violences se sont d’ailleurs exacerbées au point que les forces de sécurité n’hésitent plus, comme ce fut le cas dimanche à Baghdad, à tirer avec des balles réelles sur la foule.
Les évènements intervenus en moins de 48 heures, à Baghdad mais aussi à Bassora, Nassiriya et Kerbala, illustrent tragiquement la dangereuse transformation d’un mouvement a priori pacifique, pour revendiquer un mieux-vivre et davantage de transparence en matière de lutte contre la corruption, en une révolte populaire qui sera difficile à maîtriser. 10 manifestants ont été tués au cours des deux derniers jours et les contestataires présents sur la place Tahrir prônent désormais la désobéissance civile et ripostent aux tirs de l’armée en criant qu’ « ils n’ont pas peur ».
Les autorités affirment ne pas savoir qui sont les snipers dont les tirs ont fait des dizaines de victimes, rien qu’à Kerbala mais reconnaissent cependant qu’il y a eu, durant la première semaine d’octobre, 157 manifestants tués. La foule semble, d’ailleurs, galvanisée par ces morts et n’hésite plus à s’attaquer aux édifices publics et aux quartiers généraux des partis ainsi que des milices. Ces dernières sont en effet accusées de jouer un rôle particulièrement pernicieux dans la détérioration de la situation, depuis les tout premiers jours du mouvement.
Mais elles justifient leur activisme en pointant du doigt une manipulation américaine qui chercherait à annihiler l’influence grandissante de l’Iran dans le pays où la communauté chiite est largement majoritaire. Ce à quoi la contestation réplique en affirmant que le gouvernement en place est assujetti aux ordres de Téhéran dont le consulat, à Kerbala, et l’ambassade, à Baghdad, sont devenus des cibles potentielles. Plus grave, les manifestants dans la province pétrolière de Bassora ont bloqué les accès au port d’Oum Qasr, vital pour les importations. Grèves et échauffourées se sont répandues comme une traînée de poudre alors que le gouvernement a proposé des réformes sociales puis des élections anticipées, mais en vain. Ultime tentative, il charge une commission ad hoc de rédiger des amendements constitutionnels tandis que le mouvement contestataire répète sans cesse qu’il n’a aucune autre exigence que celle du départ de tous les responsables et l’adoption d’un système politique radicalement différent. Les déclarations du guide suprême iranien Ali Khameneï et les visites fréquentes du général Kassem Souleymani, commandant de la force El Qods des gardiens de la Révolution, ont ajouté de l’huile sur le feu et conduit les manifestants à durcir leur mobilisation contre le régime, convaincus que « les tyrans passent mais les peuples restent ».

https://www.lexpressiondz.com/internationale/la-hantise-du-chaos-323188

«STOP à l’islamophobie !» : une manifestation qui divise la gauche  06/11/2019

«STOP à l’islamophobie !» : une manifestation qui divise la gauche
























Un appel à défiler le 10 novembre pour dire «STOP à l’islamophobie» en France a été signé par de nombreuses personnalités de gauche. Pour autant, tous n'iront pas dans la rue. Des Insoumis au PS, le texte révèle des clivages idéologiques à gauche.

Cette fois encore, la gauche apparaît divisée. Le 1er novembre, de nombreuses personnalités ont signé un texte dans Libération intitulé «Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP à l’islamophobie !». Il s'agit d'un appel à manifester contre la «stigmatisation des musulmans en France», lancé par l'élu de Saint-Denis Madjid Messaoudene, la Plateforme L.e.s. Musulmans, Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), le Comité Adama, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou encore l’Union nationale des étudiants de France (Unef).

«Il a fallu que cette violence jaillisse aux yeux de tous, à travers l’humiliation d’une maman et de son enfant par un élu RN au conseil général de Bourgogne-Franche-Comté, pour que tout le monde réalise ce que des associations, des universitaires, des personnalités, des syndicats, militants et au-delà, des habitants, dénoncent à juste titre depuis des années : l’islamophobie en France est une réalité», affirment les auteurs de la tribune. Parmi les points précis mentionnés, les signataires de l'appel déclarent : «STOP aux discriminations qui visent des femmes portant le foulard, provoquant leur exclusion progressive de toutes les sphères de la société.» Est dénoncé également «le silence complice des institutions étatiques chargées de lutter contre le racisme» sur les «discours racistes».

De quoi fédérer la gauche le 10 novembre ? En partie seulement. Des figures de la gauche font partie des signataires de l'appel dans Libération, tels que les anciens candidats à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, l'eurodéputé écologiste, Yannick Jadot ou encore le patron de la CGT Philippe Martinez. Mais d'autres formations politiques ou personnalités de gauche ont fait savoir qu'elles ne participeraient pas à la mobilisation, ou ont exprimé leurs réserves.
Le PS ne veut pas être associé à «certains des initiateurs de l'appel»

Parmi les grands absents de la manifestation figure le Parti socialiste. «Nous ne voulons pas nous associer à certains des initiateurs de l’appel. Nous ne nous reconnaissons pas dans ses mots d’ordre qui présentent les lois laïques en vigueur comme liberticides», explique le PS dans un communiqué. «Nous nous reconnaissons au contraire dans la France républicaine où la laïcité garantit la liberté de conscience et la liberté religieuse à chacune et chacun, comme le droit de critiquer les religions», ajoute le parti. Le parti à la rose ne reprend pas non plus le terme d'«islamophobie» dans sa résolution.



Si le PS ne précise pas à quels initiateurs de l’appel il ne souhaite pas être associé, on peut supputer qu'il s'agit d'organisations ou personnalités portant une vision critique de l'universalisme et de la laïcité de la République française – loin de la tradition social-démocrate – telles que le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou des antifas d'Action antifasciste Paris banlieue (AFA).
Jadot mitigé, le Printemps républicain pourfend «la gauche du déshonneur»

Yannick Jadot, le chef de file d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV), a signé la tribune... mais émet quelques réserves. «Je ne valide pas l'ensemble du texte», a-t-il affirmé sur France Info. «Je n'ai jamais considéré qu'il y avait un racisme d'Etat dans notre pays», a précisé l'eurodéputé écologiste.



Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain, a partagé un avis autrement plus tranché : «Cette tribune et la liste de ses signataires, c’est la gauche qui a abandonné la laïcité, la gauche du déshonneur et de la honte», a tweeté l'universitaire, ajoutant : «Une gauche qui reprend la définition de l’islamophobie imposée par les islamistes et qui leur fait la courte échelle.»



L'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls – désormais engagé en politique à Barcelone – a relayé le message de Laurent Bouvet sur Twitter. La tribune incarne, selon lui, «la gauche du renoncement. de l’abandon et de la honte... loin de tout esprit républicain».



Réserves et hésitations chez les Insoumis et leurs alliés

Diverses appréciations de cette tribune se dessinent au sein de La France insoumise (LFI) et de ses alliés. A l'inverse du président du groupe LFI à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon, le député insoumis François Ruffin ne sera pas dans la rue le 10 novembre... même s'il a signé le texte. «Ce n'est pas mon truc. Je n'irai pas parce que je joue au foot, comme tous les dimanches», a-t-il déclaré au micro de France Inter. Plus encore, le fondateur du journal Fakir et réalisateur a laissé entendre qu'il n'avait guère fait attention au contenu de l'appel qu'il a signé : «J’étais à Bruxelles en train de manger des frites et des gaufres avec mes enfants», a-t-il éludé au micro de France Inter, ajoutant : «Ce n’est pas mon truc. J’étais en vacances.»

Emmanuel Maurel, animateur national du parti Gauche républicaine et socialiste et eurodéputé, faisant partie du même groupe au Parlement européen que LFI et le PCF, a lui aussi exprimé ses réserves. Selon lui, la présence du CCIF à ce rassemblement pose «problème», a-t-il expliqué dans Le Figaro. «Nous devons rester des républicains conséquents, aussi bien en matière de laïcité que d’égalité entre les hommes et les femmes. Cela passe par un refus de la tutelle de tous les clergés, aussi vigoureux que notre combat contre le racisme», martèle l'ancien socialiste.

Ce n'est pas la première fois que LFI connaît des divergences internes autour des questions sensibles de la laïcité et de l'islam. En novembre 2018, Djordje Kuzmanovic, proche de Jean-Luc Mélenchon, avait quitté le parti, dont il dénonçait le changement de ligne. Il critiquait à l'époque «les nouveaux cadres de la France insoumise, arrivés avec la marée du succès et majoritairement issus du militantisme gauchiste», en référence aux tenants d'une ligne «intersectionnelle» aux antipodes de ses convictions souverainistes et laïques.

Le journaliste et militant Taha Bouhafs a lui aussi pris ses distances avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, mais pour une autre raison. Il a dénoncé «la dérive islamophobe de certains cadres». La gauche n'a semble-t-il pas fini de se déchirer sur le terrain de l'«islamophobie».



https://francais.rt.com/france/67637-stop-islamophobie-manifestation-qui-divise-la-gauche

Mulhouse : intervention policière dans un lycée après une fausse alerte à la bombe  06/11/2019

Mulhouse : intervention policière dans un lycée après une fausse alerte à la bombe
























Une intervention policière a eu lieu au lycée Franklin Roosevelt, à Mulhouse, ce 6 novembre. La police a reçu deux appels évoquant une alerte à la bombe. Les élèves ont été évacués, sains et saufs. Il n'y avait pas d'explosifs dans l'établissement.

Le 6 novembre vers 15h30, les policiers ont été appelés pour une alerte à la bombe au lycée Franklin Roosevelt, à Mulhouse (Alsace). La procureur de la République Edwige Roux-Morizot, citée par l'AFP, a fait savoir que la police avait reçu deux appels évoquant une bombe dans l'établissement ainsi qu'un «groupe de plusieurs individus qui seraient armés [...] dans les toilettes». Après une fouille complète du bâtiment, elle a annoncé qu'il s'agissait d'une fausse alerte.

Les policiers, sur place, ont parcouru l'ensemble du bâtiment. «Rien n'a été retrouvé [...] Il n'y a plus d'inquiétude à avoir», a-t-elle ajouté.

Aux alentours de 17h15, les élèves ont quitté l'établissement, rapporte la préfecture. Selon le quotidien local l'Alsace, «l'évacuation du lycée a été ordonnée par le proviseur de l'établissement mais les élèves de deux classes n'ont pas pu sortir et ont cru qu'il y avait une prise d'otages».



https://francais.rt.com/france/67651-mulhouse-intervention-policiere-dans-lycee-alerte-a-la-bombe

Affaire Epstein : une journaliste a-t-elle subi des menaces pour ne pas révéler l'affaire ?  06/11/2019

Affaire Epstein : une journaliste a-t-elle subi des menaces pour ne pas révéler l'affaire ?
























L'organisation américaine conservatrice Project Veritas publie une vidéo exclusive dans laquelle la journaliste d'ABC Amy Robach affirme avoir subi des pressions, notamment de Londres, pour empêcher la diffusion de l'affaire Epstein il y a trois ans.

La famille royale britannique a-t-elle empêché la diffusion de l'affaire Jeffrey Epstein en ayant recours à des pressions ? C'est ce qu'affirme la journaliste vedette de la chaîne américaine ABC Amy Robach, dans une vidéo exclusive révélée le 5 novembre par un Project Veritas, un site américain proche des conservateurs, connu pour la diffusion de vidéos en caméra cachée. L'organisation américaine ne précise pas le contexte dans lequel les propos ont été tenus, ni leur date. La journaliste a par la suite nuancé ses propos, évoquant un «moment de frustration, privé» capturé par les caméras.

Dans la séquence révélée par Project Veritas, la journaliste vedette d'ABC expliquait avoir toutes les informations relatives au scandale autour de Jeffrey Epstein, milliardaire influent suspecté de trafic sexuel de mineurs, trois ans avant que l'affaire n'éclate. Or la journaliste se serait vue empêcher de diffuser l'histoire, notamment en raison de pressions du Palais de Buckingham, inquiet des liens présumés entre Jeffrey Epstein et le prince Andrew.

«J’avais cette histoire depuis trois ans. J’avais eu cette interview avec [l'une des victimes présumées] Virginia Roberts [...] Ensuite, le Palais a découvert que nous connaissions toutes ces allégations à propos du Prince Andrew et nous a menacés d'un million de manières différentes [...] C'était incroyable ce que nous avions... Clinton... Nous avions tout», explique Amy Robach dans cette vidéo.

La journaliste ajoute encore au sujet de Virginia Roberts qui se présente comme une ancienne «esclave sexuelle» de l'homme d'affaire recrutée à 16 ans comme masseuse et qui a intenté une action en justice contre Jeffrey Epstein : «Elle m'a tout dit. Elle avait des photos, elle avait tout.»



La journaliste apporte des précisions

Peu après la diffusion sur les réseaux sociaux de cette vidéo, Amy Robach s'est défendue via un communiqué reproduit sur le site de Project Veritas, et a tenté de nuancer son témoignage. «J'ai été prise dans un moment de frustration, en privé. J'étais contrariée qu'un important entretien que j'avais mené avec Virginia Roberts ne soit pas passé à l'antenne parce que nous ne pouvions pas obtenir suffisamment de preuves corroborant [les faits] pour respecter les standards éditoriaux de ABC», écrit-elle. Amy Robach précise en outre que ses affirmations sur le prince Andrew et Bill Clinton ne reposaient que sur le témoignage de la victime présumée et non sur des faits vérifiés par ABC.

La chaîne d'information, dans un autre communiqué, affirme pour sa part : «A l’époque, nos reportages [sur l'affaire Epstein] n’étaient pas conformes à nos standards de diffusion à l'antenne, mais nous n’avons jamais cessé d’enquêter sur l’histoire. Depuis, nous disposons d’une équipe dédiée à cette enquête et nous avons des informations considérables». La chaîne a expliqué que le fruit de ces enquêtes serait diffusé en 2020 dans un documentaire de deux heures et un podcast en six parties.

Le 6 juillet 2019, Jeffrey Epstein a été inculpé à New York pour avoir organisé, de 2002 à 2005, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles, certaines collégiennes, avec lesquelles il aurait eu des rapports sexuels contraints dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

Le 10 août, il a été retrouvé mort dans sa cellule, à New-York. Après autopsie du corps en août 2019, le médecin légiste en chef de la ville, Barbara Sampson, a conclu à un suicide.

https://francais.rt.com/international/67644-affaire-epstein-journaliste-a-t-elle-subi-menaces-pas-reveler-affaire

L’une des premières femmes imams de France prône un islam pour ceux «qui sont en attente d’autres choses»  06/11/2019

L’une des premières femmes imams de France prône un islam pour ceux «qui sont en attente d’autres choses»






















Photo: Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay présentent la vocation de leur association “Les Voix d’un islam éclairé”

Invitée de RTL Matin, Anne-Sophie Monsinay, l’une des deux premières femmes imams à diriger la prière, explique l’aspect spirituel de l’islam, une religion qu’elle qualifie de fortement demandée, et expose son opinion sur les révélations coraniques.

Évoquant sur RTL Matin la façon dont elle est perçue par les musulmans, Anne-Sophie Monsinay, l’une des deux premières femmes imams à diriger la prière, a signalé qu’il y avait autant de visions de l’islam que de musulmans et qu’elle-même faisait partie des musulmans progressistes.



Selon elle, ces musulmans progressistes sont très nombreux, bien que moins visibles.

«On n’était pas visibles, mais nous-mêmes, nous avons été vraiment étonnés de voir la forte demande», a-t-elle indiqué.

Cette femme imam a reconnu avoir tenu secrète l’adresse de la salle qu’elle avait louée pour sa première prière parce qu’elle était menacée et qu’il y avait des musulmans opposés à ce projet.

Des musulmans en attente d'autre chose

Cependant, elle a confié ne pas souhaiter imposer sa vision à qui que ce soit.

«Nous, on offre quelque chose pour des musulmans qui ne se reconnaissent plus dans la vision traditionnelle de l’islam, dans les mosquées, pour des musulmans qui ne fréquentent plus ces mosquées-là et qui sont dans l’attente d’autre chose», signale-t-elle, ajoutant qu’elle n’adhère ni à l’islam conservateur, ni à l’islam politique.

Le Coran, un texte révolutionnaire

Elle se dit partisane d’un islam spirituel et progressiste, parce que les révélations coraniques sont empreintes de l’idée de progrès social dans le contexte du septième siècle.

«Si on replace le Coran dans son contexte, on se rend compte que c’était un texte très révolutionnaire par rapport aux normes sociales. Le Coran a incité à affranchir les esclaves, contrairement à ce que l’on croit, il a limité la polygamie. Le texte était pour limiter la polygamie et inciter à la monogamie. On est au septième siècle. C’était vraiment révolutionnaire», a révélé Anne-Sophie Monsinay, soucieuse de la réduction des inégalités sociales.

https://fr.sputniknews.com/france/201911061042380823-lune-des-premieres-femmes-imams-de-france-prone-un-islam-pour-ceux-qui-sont-en-attente-dautres/

La Cour suprême israélienne approuve l'expulsion du directeur local de Human Rights Watch  06/11/2019

La Cour suprême israélienne approuve l'expulsion du directeur local de Human Rights Watch
























Le 5 novembre, la Cour suprême israélienne a approuvé l’expulsion d'Omar Shakir, directeur de l'ONG Human Rights Watch en Israël et Palestine, accusé de soutenir le boycott d’Israël. Le gouvernement doit donner son dernier mot sur cette décision.

La Cour suprême israélienne a donné le 5 novembre son aval à l'expulsion d'Omar Shakir, citoyen américain et directeur de la branche locale de l’ONG Human Rights Watch (HRW). La décision ultime appartient désormais au gouvernement israélien, qui a mis fin en 2018 à son permis de séjour sur la foi d'informations selon lesquelles il soutiendrait une campagne prônant le boycott de l’Etat hébreu.

"Tous ceux qui agissent contre Israël doivent savoir que nous ne leur permettrons pas de vivre, ni de travailler ici"

Si le gouvernement l'approuve, il s'agira de la première expulsion de ce type selon une loi de 2017 autorisant l'expulsion des étrangers accusés de soutenir le boycott d'Israël. «J'aurais 20 jours pour partir et ce sera comme l'Iran, la Corée du Nord et l'Egypte qui bloquent l'accès des représentants de HRW [à leur pays]», a déclaré le directeur de l’ONG. Depuis la mise en place de cette loi, des personnes se sont déjà vu refuser l'entrée sur le territoire israélien.

Suite à cette annonce, le ministre israélien de l’Intérieur Arié Dery n’a pas caché son enthousiasme : «Je suis ravi que la Cour suprême ait validé ce matin ma décision de ne pas prolonger le visa d'Omar Shakir, l'un des dirigeants du mouvement BDS [Boycott, désinvestissement, sanctions], pour son soutien à l'entreprise de boycott contre Israël», a-t-il salué, avant d’ajouter que «tous ceux qui agissent contre Israël doivent savoir que nous ne leur permettrons pas de vivre, ni de travailler ici».
Des allégations contestées par HRW

L'ONG assure de son côté n'avoir jamais appelé au boycott d'Israël et qu'elle a «contesté avec vigueur» les allégations selon lesquelles Omar Shakir l'aurait fait depuis qu'il travaille pour HRW. Elle a expliqué qu'elle appelait les entreprises opérant dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, jugées illégales par l'ONU, à cesser de le faire, estimant qu'elles contribuaient aux violations des droits humains. Kenneth Roth, son directeur exécutif, a de son côté condamné la décision de la justice israélienne et prévenu que d'autres verdicts similaires suivraient, estimant que «la Cour suprême a déclaré dans les faits que la liberté d'expression en Israël ne couvre pas la défense des droits des Palestiniens». Le directeur exécutif de HRW a ajouté que «si le gouvernement expulse Omar Shakir pour avoir appelé les entreprises au respect des droits comme nous le faisons à travers le monde, on ne sait pas qui sera le prochain à être expulsé».

L'affaire visant Omar Shakir s'appuyait au départ sur des propos présumés en soutien du boycott qu'il aurait fait «dans un passé lointain», avant de travailler pour HRW, souligne l'ONG. Le gouvernement israélien a par la suite invoqué de nouveaux propos qui, selon lui, soutiennent la campagne de boycott d'Israël.

Le 9 mai 2018, le ministère israélien de l'Intérieur avait annoncé mettre fin au permis de séjour du directeur de l’ONG sur la foi d'informations selon lesquelles il est «depuis des années un militant du BDS soutenant le boycott d'Israël de manière active». Bête noire des autorités israéliennes, le BDS est une campagne mondiale de boycott économique, culturel ou scientifique d'Israël destinée à obtenir la fin de l'occupation et de la colonisation des Territoires palestiniens. Le gouvernement israélien considère qu'il s'agit d'une menace stratégique et dénonce l'entreprise de boycott comme une remise en cause de la légitimité d'Israël. Il accuse le BDS d'antisémitisme, ce que le mouvement dément.

https://francais.rt.com/international/67640-cour-supreme-israelienne-approuve-expulsion-directeur-local-human-rights-watch

Un reportage d’ABC bloqué par le Palais de Buckingham pour taire l’affaire Epstein?  06/11/2019

Un reportage d’ABC bloqué par le Palais de Buckingham pour taire l’affaire Epstein?
























Une journaliste d’ABC, filmée à son insu, confie qu'elle savait tout sur Epstein trois ans avant que n'éclate le scandale, mais que les liens avec le Prince Andrew et Bill Clinton avaient poussé le Palais de Buckingham à faire pression sur la chaîne. ABC n'avait finalement pas publié le reportage.

Une vidéo fuitée, comme on l’assure, d’ABC a fait le tour du Net. Sur cette dernière, la journaliste de la chaîne Amy Robach confie sans savoir apparemment que la caméra filme qu’elle avait déjà toutes les informations sur Jeffrey Epstein à trois ans de l’éclatement du scandale, mais que la chaîne ne l’a pas laissée publier son interview exclusive avec Virginia Roberts. Cette absence de publication serait due aux pressions du Palais de Buckingham, qui se serait inquiété des liens entre Epstein et le Prince Andrew. De même en ce qui concerne Bill Clinton.

«J’avais cette histoire depuis trois ans. J’avais cette interview avec Virginia Roberts. Tout d'abord, on m’a dit, "Qui est Jeffrey Epstein? Personne ne sait qui c'est". Le Palais a menacé d'un million de manières différentes en apprenant que le Prince Andrew était mêlé à tout cela. Nous savions tout sur Clinton [Bill, ndlr], tout. On nous disait alors que le moment viendrait où l'on parlera d'Epstein comme d'un pédophile en série», déplore Amy Robach.

Ombre du palais de Buckingham?

Virginia Roberts aurait dévoilé lors de cet entretien avec la journaliste d’ABC qu’elle était mineure quand elle a eu des relations sexuelles avec le prince.

«Nous avions tout. J'ai essayé depuis trois ans de le diffuser, en vain. Et maintenant, tout cela apparaît, ces ces nouvelles révélations, et moi, j’avais déjà tout cela. Je suis tellement énervée en ce moment. Chaque jour, je m’énerve de plus en plus. Ce que nous avions était irréel.»

«Dans une déclaration à la BBC, un porte-parole du Palais de Buckingham avait dit "c'est un problème pour ABC".

De plus, elle a ajouté que des allégations impliquant l'ancien Président Bill Clinton avaient été formulées dans cette interview.

Plus tard, les médias américains ont relayé une déclaration de la journaliste, en réponse à cette vidéo fuitée postée par le Project Veritas sur YouTube, affirmant qu’elle était «fâchée qu’une interview importante que j’ai eue avec Virginia Roberts ne soit pas diffusée parce que nous n’avons pas pu obtenir suffisamment de preuves pour nous conformer aux normes éditoriales d’ABC concernant ses allégations».

L'affaire Jeffrey Epstein

Jeffrey Epstein, qui avait des connexions avec des personnalités puissantes dont Bill Clinton, Donald Trump ou le prince Andrew, fils de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, a été arrêté le 6 juillet aux États-Unis. Il était accusé d’avoir organisé un vaste réseau d’exploitation sexuelle de mineures.

Le 10 août 2019, il a été retrouvé mort dans sa cellule du Centre correctionnel métropolitain de New York. Les enquêteurs ont conclu au suicide par pendaison.

https://fr.sputniknews.com/international/201911051042378078-jai-essaye-depuis-3-ans-de-le-diffuser-en-vain-abc-a-range-au-placard-des-revelations-sur-epstein/

Un député hongkongais pro-Pékin victime d'une attaque au couteau (VIDEO CHOC)  06/11/2019

Un député hongkongais pro-Pékin victime d'une attaque au couteau (VIDEO CHOC)
























Un élu hongkongais pro-Pékin a été blessé le 6 novembre lors d'une attaque au couteau. Les violences se multiplient dans le territoire semi-autonome chinois, depuis le début des manifestations contre le gouvernement local, fin mars.

Junius Ho, un député de Hong Kong pro-Pékin, a été victime le matin du 6 novembre d'une attaque au couteau, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

Dans la vidéo en question, on voit un individu offrir des fleurs à l'élu et avocat avant de lui asséner un violent coup à la poitrine. Junius Ho lui-même et ses collaborateurs ont rapidement maîtrisé l'assaillant, qui criait en cantonais: «Junius Ho, tu es une ordure !» Selon les forces de l'ordre, trois personnes, dont l'agresseur, ont été blessées au cours de cette attaque.

Attention : la vidéo ci-dessous peut heurter la sensibilité



L'élu était conscient au moment où il était conduit à l'hôpital par une ambulance, selon la chaîne publique chinoise CGTN.



Les faits sont survenus alors que l'élu menait campagne dans sa circonscription hongkongaise de Tuen Mun.

Junius Ho est, avec la dirigeante du gouvernement hongkongais Carrie Lam et le chef de la police Stephen Lo, l'une des bêtes noires des manifestants anti-gouvernementaux. D'après l'AFP, il avait fait notamment parler de lui en juillet dernier, après avoir été filmé serrant les mains d'hommes, soupçonnés d'appartenir aux groupes d'individus masqués et vêtus de blanc qui avaient passé à tabac des manifestants au moyen de battes et de bâtons, dans une station de métro en juillet. Ces individus avaient été accusés, notamment par des figures de l'opposition, d'appartenir aux Triades.
Des manifestations émaillées de violences

Cette agression survient dans un contexte politique extrêmement tendu à Hong Kong, depuis le déclenchement de mobilisations anti-gouvernementales.

Des manifestants ont commencé à descendre dans la rue fin mars pour protester contre un projet de loi hongkongais, qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine – un projet de loi que l'exécutif local a finalement retiré. Depuis lors, les manifestants demandent notamment l'introduction du suffrage universel et l'ouverture d'une enquête «indépendante» sur l'usage de la force par la police hongkongaise.

Les manifestations se sont régulièrement transformées en affrontements entre certains protestataires et les forces de l'ordre, les premiers mobilisant parfois des équipements et techniques impressionnants (lanceurs de grenade M320 selon le média public chinois CGTN, lasers, multiples projectiles dont des briques), les seconds répliquant en usant notamment de gaz lacrymogènes et de tirs de balles en caoutchouc. Un manifestant avait également été blessé par balle le 1er octobre, jour de fête nationale chinoise. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent, enfin, des individus prenant à partie des journalistes.

https://francais.rt.com/international/67634-depute-hongkongais-pro-pekin-victime-attaque-couteau

Une Travailliste britannique présente ses excuses pour avoir souhaité la mort de Bush et Netanyahou  06/11/2019

Une Travailliste britannique présente ses excuses pour avoir souhaité la mort de Bush et Netanyahou
























A l'approche des législatives au Royaume-Uni, le Jewish Chronicle a exhumé des tweets d'une candidate du Labour, dans laquelle elle suggérait souhaiter la mort de George W. Bush, Tony Blair et Benjamin Netanyahou. Elle a depuis présenté des excuses.

Petite polémique au Royaume-Uni : une candidate du parti travailliste pour les élections législatives anticipées de décembre, a présenté ses excuses pour d'anciens tweets polémiques qui venaient de refaire surface.

Le 4 novembre, le journal basé à Londres The Jewish Chronicle a épinglé des tweets datant de janvier 2015 de Zarah Sultana, fraîchement désignée candidate dans une circonscription des West Midlands (centre de l'Angleterre). Selon la capture d'écran d'un de ces tweets, Zarah Sultana déclarait : «Ne "célébrez" la mort de personne, quoi que cette personne ait fait." Essayez de m'en empêcher quand des Blair, des Netayahou et des Bush mourront», le tout accompagné d'emojis festifs.

La jeune femme, qui selon The Jewish Chronicle était étudiante à l'université de Birmingham et faisait partie des responsables nationaux de la section jeunesse du parti travailliste, avait également écrit sur les réseaux sociaux, d'après la même source : «Plus tôt ils rencontreront leur créateur, mieux [ce sera]. Les concepts de justice et de responsabilité n'existent pas véritablement dans cette vie. Seulement dans la prochaine.»

Le journal a également déterré une ancienne conversation sur Facebook. Dans celle-ci, Zarah Sultana revenait sur un message dans lequel elle soutenait le droit des Palestiniens à la «résistance pacifique». «J'ai écrit "droit à la résistance non-violente" [...] Je voulais écrire "résistance violente"», rectifiait-t-elle.
Précisions sur Israël, dans un contexte d'accusations d'antisémitisme visant le Labour

L'exposition de ces anciens messages a suffisamment fait de bruit pour que la candidate du Labour se justifie sur Twitter, ce 5 novembre. «J'ai publié ces tweets il y a cinq ans, lorsque j'étais étudiante, avec un compte que j'ai supprimé depuis. J'ai écrit cela par frustration, plutôt que par malveillance, en réponse au cycle sans fin de souffrance, de violence et de meurtres inutiles résultant de décisions prises par des leaders politiques», écrit Zarah Sultana. Elle précise : «En particulier, la guerre d'Irak et le meurtre de 2 000 Palestiniens en 2014, pour la plupart civils, condamnés par les Nations Unies.»

La guerre d'Irak a été déclenchée par le président américain d'alors George W. Bush et ralliée, notamment, par Tony Blair, Premier ministre britannique... travailliste. Le «meurtre de 2 000 Palestiniens en 2014» fait référence à l'opération israélienne «Bordure protectrice» à Gaza, qui a fait 2 251 morts du côté palestinien, pour la plupart des civils, et 74 du côté israélien, quasiment tous des soldats, selon un décompte de l'AFP. Le chef du gouvernement israélien était alors Benjamin Netanyahou.



La militante travailliste explique également sur Twitter ne pas soutenir la violence, déclare qu'elle n'aurait pas dû «exprimer sa colère de cette manière» et présente ses excuses pour cela. Dans deux tweets, elle se justifie en outre sur son rapport à Israël : «La critique d'Israël n'est, bien sûr, pas antisémite en soit. Et je pense que la confusion entre les actions et les politiques du gouvernement israélien d'une part et les actions des Juifs d'autre part peut constituer une forme d'antisémitisme.» Et d'expliquer encore : «Par le passé, j'ai parfois était négligente dans ma manière d'exprimer ma détresse face à la situation en Palestine [...] J'ai depuis accru mes connaissances sur les différentes significations que peut revêtir le sionisme pour des personnes différentes et je m'engagerais dans des discussions sur le sujet d'une manière très différente aujourd'hui.»



Ces précisions revêtent une importance particulière dans le contexte britannique : le parti Labour dont fait partie Zarah Sultana, et son chef de file Jeremy Corbyn, ont été visés dans des accusations d'antisémitisme ces deux dernières années. En mars dernier, la police britannique avait annoncé avoir procédé à trois arrestations dans le cadre d'une enquête portant sur des messages antisémites qui auraient été postés sur les réseaux sociaux par des membres du parti travailliste. Un porte-parole du parti travailliste avait alors déclaré : «Nous saluons la police qui enquête sur les crimes présumés de ces personnes. L'antisémitisme n'a pas sa place dans notre société et nous nous engageons à le contester et à faire campagne contre lui sous toutes ses formes.»

https://francais.rt.com/international/67599-royaume-uni-travailliste-presente-ses-excuses-souhaite-mort-bush-netanyahou-blair

Française des Jeux : une privatisation symbolique  06/11/2019

Française des Jeux : une privatisation symbolique
























Suscitant moins de réactions hostiles que la privatisation annoncée d'Aéroports de Paris, celle de la FDJ représente un faible enjeu économique. Pour le gouvernement, il s’agit surtout de réconcilier les Français avec la bourse.

Le lancement de la privatisation de la Française des jeux (FDJ) aura lieu le 7 novembre. A partir de cette date et jusqu’au 19 novembre, il sera possible aux investisseurs professionnels et aux particuliers de réserver une ou plusieurs des 191 millions d’actions émises. Elles représentent 52% du capital de l’opérateur national historique et unique de loterie, l’Etat en conservant 20%.

Une fourchette de prix doit être établie dans un premier temps. La valeur définitive, elle, ne sera fixée qu'une fois la période de souscription close, notamment en fonction de la demande. Interrogée sur la station de radio RTL, la présidente de la FDJ Stéphane Pallez a laissé entendre que le prix de l’action se situerait «plutôt dans les dizaines d'euros que dans la centaine».

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait, quant à lui, précédemment déclaré qu’il attendait environ un milliard d’euros de cette privatisation. Le produit de la vente doit abonder un fonds destiné au financement de l’innovation. Le principe en a été établi dans la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) adoptée en avril 2018.

A un moment où les taux d’intérêt sont particulièrement bas et où le Trésor n’éprouve aucune difficulté à émettre tous les mois des milliards d’euros de dette à taux négatif, on peut douter de la nécessité d’organiser une telle vente, si le but était seulement de financer l’innovation.
Relancer l'actionnariat populaire

Mais cette privatisation a un autre but officiel : relancer l'actionnariat populaire. Un spot publicitaire largement diffusé clame : «Entrez dans l’histoire, entrez dans la capital de la Française des jeux !» Et pour encourager les particuliers à «entrer dans l’histoire», une action gratuite leur sera accordée pour dix actions achetées, si ces actions sont conservées 18 mois, et une décote de 2% sur le prix du titre sera appliquée. Mi-octobre, le ministre de l’Economie, annonçant la date de la privatisation, avait dit vouloir en faire un «succès populaire». Toutefois, les Français sont semble-t-il devenus méfiants.

Charles-Henri d'Auvigny, président de la Fédération des investisseurs individuels et des clubs (F2IC), cité par l’AFP, explique : «Les particuliers présents en bourse étaient quelque neuf millions dans les années 2 000. Mais entre les krachs et la volatilité, les gens sont partis.» Le président de la F2IC estime qu’il ne reste aujourd’hui que trois millions de petits porteurs en France.

L'AFP a également recueilli l’avis de Stéphane Boujnah, directeur général d'Euronext (société privée qui gère plusieurs bourses, dont celle de Paris), lequel estime que la Française des jeux constitue «une bonne accroche» pour faire revenir les particuliers vers la bourse, «car son activité est facile à comprendre et assez prévisible».

Ces dernières semaines, on a tenté de présenter les actions de la FDJ comme un placement de père de famille. Et il est vrai que l’activité de la FDJ, insensible à la guerre commerciale et aux cycles économiques, a de quoi rassurer. De plus, l'entreprise verse chaque année environ 140 millions d’euros de dividendes, soit environ 80% de son bénéfice net à ses actionnaires, et la direction s’est engagée à maintenir ce niveau. Ainsi, à moins d'être proposée à un prix très élevé à l'issue de la période de souscription, l'action FDJ pourrait constituer un placement plus dynamique que le livret A, plébiscité par les Français, malgré son taux de rémunération actuel légèrement inférieur à celui de l'inflation.
Les précédents décevants de France Telecom et EDF

Cela suffira-t-il à séduire les Français et à faire de cette privatisation sans enjeu réel un succès ? Les mauvais souvenirs laissés par les précédentes privatisations de France Telecom (devenu Orange) et d’EDF pourraient quand même peser négativement dans la balance. Les cours d'EDF, entré en bourse en novembre 2005 à 32 euros et de France Telecom, introduit en octobre 1997 à 27,75 euros, sont aujourd’hui très en dessous de ces niveaux. Pendant les douze derniers mois, les actions de la première ont chuté de 16 à environ 9 euros, alors que celles de la seconde se négociaient entre 13 et 15 euros.

La FDJ est la deuxième loterie nationale en Europe et la quatrième dans le monde. Sur 15,8 milliards d’euros de mise en 2018 (dont près de 70% reversés aux joueurs sous forme de gains), 3,5 milliards d’euros de taxes sur les jeux ont été reversés aux finances publiques qui conserveront cette manne régulière après la privatisation.

Compte tenu de ces divers versements, le groupe revendique en 2018 1,8 milliard de chiffres d’affaires, pour un résultat net de 170 millions d’euros. En 2020, un nouveau cadre fiscal «basé sur le produit brut des jeux, c’est-à-dire les mises moins les gains» selon l’explication Stéphane Pallez, présidente directrice général du groupe FDJ, doit entrer en vigueur.

https://francais.rt.com/economie/67625-francaise-jeux-privatisation-symbolique

1 ... « 2 3 4 5 6 7 8 » ... 3679


Publicité

Brèves



Commentaires