Le siège de Bayer attaqué par des Gilets jaunes pour «crime climatique» (vidéo)  14/03/2019

Le siège de Bayer attaqué par des Gilets jaunes pour «crime climatique» (vidéo)























C’est à coups de peinture et de mélasse que des militants d’Attac en gilets jaunes s’en sont pris à la façade du siège de Bayer, dans les Hauts-de-Seine. Avec pour objectif de dénoncer les effets néfastes des pesticides sur la biodiversité.

Des militants d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne) ont «attaqué» ce jeudi le siège de Bayer-Monsanto à La-Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, à coups de peinture et de mélasse.



Déguisés en abeilles, ils ont repeint la façade du siège à l'aide d'un enduit jaune non toxique évoquant du miel, criant au «crime climatique».



«On veut des abeilles, pas des produits chimiques», ont scandé les militants.



Ils ont également déversé du faux miel, de la mélasse, et disposé au sol des pancartes représentant «les victimes quotidiennes de Bayer-Monsanto: abeilles, papillons, arbres, êtres humains, lombrics».

«L'action des militant·e·s d'Attac visait à dénoncer un système économique et agroalimentaire soutenu par Bayer-Monsanto et les gouvernements, qui empoisonne nos assiettes, notre air, nos sols et notre planète au profit de puissants industriels et au détriment des paysans et de la majorité de la population», indique l'organisation sur son site.



Organisée pour dénoncer la responsabilité de la société dans l'aggravation des dérèglements climatiques et l'impact des produits du groupe sur la biodiversité, cette action est intervenue à la veille d'un week-end de mobilisation pour la justice climatique, a ajouté Attac, citant la «grève mondiale des jeunes pour le climat» vendredi 15 mars et les «marches pour la justice sociale et climatique» le 16 mars.

https://fr.sputniknews.com/france/201903141040362613-france-bayer-militants-attac/

«Comment repérer un juif» : la une d'un journal polonais créé la polémique  14/03/2019

«Comment repérer un juif» : la une d'un journal polonais créé la polémique
























Libération de la parole antisémite en Pologne ? Un journal distribué à l'assemblée nationale a provoqué une courte polémique après qu'un député s'est aperçu de la teneur de la une proposée par la publication : «Comment repérer un juif».

«Patronymes, archétypes anthropomorphiques, tics de langage, apparence, traits de caractère et méthodes [...] leurs activités de désinformation» : le journal polonais Tylko Polska («Rien que la Pologne» en français) a voulu passer au crible pour ses lecteurs ce qu'il estime constituer la judaïté avec un titre de une particulièrement polémique : «Comment repérer un juif». L'article présenté en une propose également : «Comment peut-on les vaincre ? Cela ne peut plus durer !» En photo, le visage de Jan Gross, universitaire juif polonais de Princeton, qui s'intéresse aux questions liées à la Seconde Guerre mondiale et notamment au rôle des Polonais pendant ce conflit.

Le journal étant notamment distribué au kiosque de l'assemblée nationale polonaise, le parlementaire Michal Kaminski a dit toute sa rage dans une interview à la presse : «Des journaux aussi obscènes proposés au Parlement ? Je considère qu'il s'agit d'un scandale absolu ! On dirait une publication directement tirée de l'époque nazie.»



Andrzej Grzegrzolka, responsable du centre d'information des parlementaires polonais, a fait savoir que le kiosque à journaux était géré par un prestataire et qu'en conséquence de la polémique suscitée par cet article, tous les exemplaires de cette publication seraient retirés dans ce kiosque. Par ailleurs, tous les journaux proposés dans ce point de vente seront désormais contrôlés en amont.

https://francais.rt.com/international/59980-comment-reperer-juif-une-journal-polonais-cree-polemique

Pour François Asselineau, le Grand débat national est une «gigantesque tartuferie»  14/03/2019

Pour François Asselineau, le Grand débat national est une «gigantesque tartuferie»
























Pas convaincu par le Grand débat national, à l'instar d'une majorité de Français, le fondateur de l'UPR, François Asselineau, a estimé sur l'antenne de RT France qu'il s'agissait d'une «gigantesque tartuferie».

Emmanuel Macron est resté sourd aux revendications des Gilets jaunes, selon François Asselineau, le fondateur de l'Union populaire républicaine (UPR) qui, sur l'antenne de RT France, a qualifié le Grand débat national de «gigantesque tartuferie». Pour lui, il n'y a pas eu de réel débat. Il a qualifié cet exercice «d'enfumage» et de «one man show» de la part d'Emmanuel Macron, sans confrontation d'idées ni discussions avec des responsables des Gilets jaunes.



Fidèle à son habitude, le leader de l'UPR a affirmé qu'«Emmanuel Macron n'[était] jamais que le gouverneur de la province France» et qu'il n'avait pas réellement le pouvoir, étant donné qu'il se doit de respecter, selon lui, «les grandes orientations de politique économique de l'Union européenne».

https://francais.rt.com/france/59983-pour-francois-asselineau-grand-debat-national-gigantesque-tartuferie

Des groupes de Jérusalem appellent à des rassemblements de masse à la mosquée al-Aqsa  14/03/2019

Des groupes de Jérusalem appellent à des rassemblements de masse à la mosquée al-Aqsa























Des groupes de jeunes habitants de Jérusalem ont appelé à l'organisation de rassemblements massifs dans les cours de la mosquée al-Aqsa et dans l'espace de prière de Bab al-Rahma jeudi afin de les défendre contre l'intrusion de colons.

Le comité populaire pour la défense de la mosquée al-Aqsa et d'autres institutions Jérusalémites a également appelé les masses palestiniennes à se rendre en masse à la mosquée al-Aqsa le vendredi 13 mars.

Les institutions de Jérusalem ont appelé les palestiniens à intensifier leur présence à la mosquée al-Aqsa afin d'empêcher tout plan israélien d'imposer de nouveaux faits accomplis sur le site sacré.

Elles ont affirmé que la récente fermeture de la mosquée Aqsa par la police israélienne et ses attaques contre des fidèles palestiniens ainsi que la détention et le bannissement de nombreux habitants de Jérusalem seraient confrontés à un rassemblement plus populaire autour de la mosquée.

La police israélienne a fermé mardi la mosquée Aqsa, pris d'assaut ses cours, attaqué les fidèles musulmans et empêché la tenue de prières à l'intérieur. Ils ont également arrêté 19 habitants de Jérusalem jeudi.


https://french.palinfo.com/51905
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Palestine occupée: La Commission nationale annonce une marche de million de la terre et du retour  14/03/2019

Palestine occupée: La Commission nationale annonce une marche de million de la terre et du retour























La Commission nationale suprême pour le retour et la fin du siège a annoncé, jeudi, que la marche se poursuivrait pour la 2ème année à la veille du premier anniversaire de son lancement, le 30 mars de l'année dernière.

Lors d'une conférence de presse tenue dans le camp d'Al-Awda (Retour), à l'est de la ville de Gaza, la Commission a annoncé le lancement d'une nouvelle marche d'un million de personnes à l'occasion du 1er anniversaire, appelant à une journée de grève générale dans tous les gouvernorats du pays et à la participation de notre peuple à tous ces événements.

"Nous appelons tous les gens de notre peuples à lancer la commémoration de l'immortel Jour de la Terre et à soutenir la marche du retour, qui entrera dans sa 2ème année, qui sera plus forte et plus déterminée à atteindre ses objectifs", a déclaré Khaled al-Batsh.

Al-Batsh a appelé nos concitoyens en Cisjordanie occupée à se mettre en marche pour affronter les barrières humiliantes et les colons, qui représentent un danger pour tous les aspects de notre vie quotidienne.

Il a souligné que cet événement sera à 100% pacifique et qu'il conservera son caractère populaire et pacifique: il n'y aura pas de nouveaux points à part les cinq camps de l'enclave assiégée.

Il a dit que la marche du retour était devenue la voix du peuple palestinien dans tous ses lieux de résidence, qu'elle avait porté ses objectifs et ses espoirs et qu'elle continuait à atteindre ses objectifs de progrès et de stabilité avec confiance.

Cette journée marquera le début d'une phase révolutionnaire de la lutte sur la voie du retour et de la libération à Sakhnin, Arrabeh, Kafr Kanna et autres territoires occupés en 1948.

Il a souligné que Jérusalem occupée était l'objectif des premières marches et resterait le titre de l'acte national et populaire et la Qibla (destination) de tous les libéraux, et que notre peuple resterait uni pour le défendre et cette cause demeurera une priorité qui ne peut être ni procrastinée ni différée.

Al-Batsh a souligné que la marche du retour est devenue une approche et un programme d'action national. Elle s'est exprimée sous toutes les formes de négociation et de complot visant à liquider la question et est venue en réponse au prétendu "accord du siècle" et à l'intimidation exercée par Trump.

"Les acteurs du prétendu "accord du siècle" ont reçu une gifle qui a perturbé tous leurs comptes et les ont plongés dans un véritable dilemme, après s'être approchés de l'exécution de leur complot en raison de l'état de soumission arabe".

"Les masses de notre peuple participant à la marche de million "ne permettra pas à Trump de mettre en œuvre ce qu'il veut", a déclaré Al-Batsh .

Il a expliqué que "la direction de ces marches continuera son travail, contrera toutes les conspirations, protègera le projet d'unité et œuvrera par tous les moyens pour parvenir à la réconciliation".

Enfin, le dirigeant du Hamas a appelé les médias palestiniens, arabes et amis à documenter cette épopée humanitaire par le biais de programmes et de toutes autres productions, produisant des œuvres utiles à la nation.

La marche du retour a commencé le 30 mars 2018, dans la bande de Gaza, près de la barrière de séparation avec les territoires occupés, et se poursuit tous les vendredis avec la participation de milliers de personnes.


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Des terres palestiniennes saisies par l'armée israélienne échoient aux colons  14/03/2019

Des terres palestiniennes saisies par l'armée israélienne échoient aux colons












Israël a réquisitionné en 50 ans plus de 10.000 hectares de terres palestiniennes en invoquant des besoins de sécurité, mais près de la moitié ont au bout du compte servi à étendre la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée, dénonce une ONG israélienne. Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967 et environ 450.000 colons israéliens vivent dans des implantations civiles sur ce territoire palestinien. Ces colonies sont illégales aux yeux du droit international.

Dans un rapport, l'organisation israélienne Kerem Navot, qui mène des recherches sur les saisies de terres en Cisjordanie, a recensé que plus de 10.000 hectares avaient été saisis par l'armée israélienne depuis 1969, des terrains qui appartenaient principalement à des propriétaires privés palestiniens. Selon Dror Etkes, auteur du rapport, près de 47% de ces saisies ont servi en fin de compte à établir des colonies, construire des routes pour les colons ou installer des infrastructures militaires qui ont ensuite été récupérées par des colons. Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué aujourd'hui «n'être pas au courant de ce rapport». «Il sera examiné par les instances compétentes», a-t-elle ajouté.

«Le parti travailliste (gauche), entre 1967 et 1977, est le parti qui établit le concept de saisie de terres pour des colonies», explique Dror Etkes, remarquant que la plupart des saisies en faveur des colonies ont cependant eu lieu après, quand le Likoud (droite) était au pouvoir entre 1979 et 1983. Selon le droit international, les saisies pour des raisons sécuritaires sur un territoire occupé doivent être temporaires et donner lieu à compensation, dit le chercheur de Kerem Navot. Mais il note que plus de 60% des terrains ont été préemptés par l'armée israélienne pour une durée indéterminée et dénonce l'absence d'un véritable «mécanisme de compensation équitable».

Même la naissance de l'Autorité palestinienne après les accords d'Oslo en 1993 n'a pas fait cesser les saisies sur les parties de Cisjordanie supposées être passées sous le contrôle de l'Autorité, selon Dror Etkes. Dans les rares cas d'annulation des ordres de saisie, «pas une seule fois le terrain n'a été rendu tel qu'il avait été saisi», explique encore le chercheur. L'actuel gouvernement israélien, le plus à droite de l'histoire du pays, fait la part belle aux avocats de la colonisation et le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a fait savoir que «la colonisation ne cessera pas». «C'est tout le contraire qui se produira».

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/des-terres-palestiniennes-saisies-par-l-armee-israelienne-echoient-aux-colons-20190314

Brexit: Les députés britanniques votent massivement contre un second référendum  14/03/2019

Brexit: Les députés britanniques votent massivement contre un second référendum





























Les députés britanniques ont massivement rejeté jeudi un amendement demandant un report du Brexit qui aurait pu permettre la tenue d'un second référendum sur la sortie de l'Union européenne.

L'amendement avait été déposé par le Groupe indépendant -- qui regroupe des élus ayant fait sécession du Parti travailliste et du Parti conservateur --, et préconisait une prolongation de la période de deux ans prévue par l'article 50 du Traité européen de Lisbonne pour sortir de l'UE, donc au-delà du 29 mars, afin d'organiser cette nouvelle consultation.

Le rejet du texte s'explique à la fois par un large refus côté conservateurs, et par l'abstention de nombreux députés travaillistes, le principal parti d'opposition britannique ayant appelé jeudi ses députés à ne pas le soutenir. Selon le quotidien The Guardian, la direction du Labour a suivi les conseils de l'organisation People's Vote, qui milite pour un nouveau référendum, mais qui estime que le moment n'est pas encore venu pour pousser cette option au Parlement.

Les membres du Groupe indépendant ont dénoncé l'attitude du Labour après le rejet de l'amendement. "La direction eurosceptique du parti (travailliste) a trahi nombre de soutiens et d'électeurs travaillistes aujourd'hui en ne votant pas" pour l'amendement, a tweeté l'un d'eux, Chuka Ummuna, ex-Labour. "Mais le Groupe indépendant n'abandonnera pas", a ajouté la députée Anna Soubry, porte-parole du groupe pour le Brexit. "Nous maintiendrons la pression en faveur d'un vote populaire sur l'accord final de Brexit. Nous continuerons de demander des comptes au gouvernement et de fournir la véritable opposition dont notre pays a besoin. Le peuple britannique mérite d'avoir le dernier mot sur le Brexit", a déclaré Mme Soubry dans un communiqué.

https://www.levif.be/actualite/europe/brexit-les-deputes-britanniques-votent-massivement-contre-un-second-referendum/article-normal-1106619.html?cookie_check=1552586915

Castaner annonce une «révision totale» de la «gestion de l’ordre public en France»  14/03/2019

Castaner annonce une «révision totale» de la «gestion de l’ordre public en France»
























Invité mercredi soir sur le plateau de BFM TV, le ministre de l’Intérieur a annoncé son intention de procéder à une révision totale de la façon de gérer l’ordre public en France et, pour ce faire, de créer «un collège de personnalités» pour changer la façon de réagir aux manifestations qui prennent des formes nouvelles.

Sur le plateau de BFM TV Christophe Castaner a annoncé qu'il fallait revoir totalement la gestion de l'ordre public en France et la façon de s'adapter à des manifestations très différentes, «systématiquement violentes» qui «prennent des formes nouvelles».

Le ministre de l'Intérieur a notamment déclaré qu'il ne ferait pas l'économie d'une «révision totale sur notre ordre public en France et de la gestion de l'ordre public en France».

Il a signalé qu'aujourd'hui le pays était confronté «à des manifestations très différentes, qui sont systématiquement violentes — et je ne parle pas des Gilets jaunes — qui sont le plus souvent non déclarées, non organisées, qui prennent des formes nouvelles». D'où la nécessité de «changer notre façon de nous adapter».

«Il nous faut utiliser des moyens différents», a-t-il affirmé.

Parmi ces moyens différents, il cite les canons à eau qui sont très utilisés en Allemagne, qui ont été abandonnés en France, mais qui reviennent aujourd'hui.

Pour mener à bon terme la révision de la gestion de l'ordre public, M.Castaner a également chargé les trois responsables de l'ordre public, à savoir le directeur général de la gendarmerie nationale, le directeur général de la police nationale et le préfet de police de lui faire des propositions.

Il a également dévoilé son autre décision en ce sens.

«J'ai décidé de créer un collège, avec des personnalités, avec des grands flics à la retraite, avec des grands procureurs, des grands magistrats à la retraite, avec des personnalités diverses. J'ai demandé aux deux présidents de commissions des lois, de l'Assemblée et du Sénat, de désigner une personne qui viendrait, pour qu'on puisse élaborer cette doctrine pour qu'ensuite elle soit mise en œuvre», a-t-il détaillé.

Avant de conclure: «Mais il faut un peu de temps. Aujourd'hui nous gérons une crise».

https://fr.sputniknews.com/france/201903141040355747-castaner-revision-gestion-ordre-public/

Une nouvelle arme des manifestants hante les policiers belges  14/03/2019

Une nouvelle arme des manifestants hante les policiers belges























Après les policiers français, leurs collègues belges se préparent à faire face à une nouvelle arme utilisée par les manifestants, et qui a déjà servi lors de la mobilisation des Gilets jaunes: le «cacatov», d’après des médias belges.

La Direction des opérations de police administrative belge (DAO) a diffusé mercredi une note interne dans tous ses services, soit auprès de plus de 15.000 policiers, les mettant en garde contre l’utilisation par les manifestants de bouteilles remplies d’excréments, annoncent les médias belges.

Selon la note de la police fédérale, dont des extraits ont été publiés par le journal Dernière heure, les lanceurs de ce type de projectiles risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Un cacatov est un mot-valise composé à partir des mots «caca» et «cocktail Molotov». Cette «arme biologique», fabriquée à partir d’excréments humains ou de crottes de chien, utilisée depuis février lors de la mobilisation des Gilets jaunes en France.

Plusieurs policiers ont été visés par des jets de ces «grenades» à base de matières fécales pendant l'acte 16 des Gilets jaunes, à Marseille et à Montpellier. Au moins un agent a été blessé par l'un de ces projectiles. De même lors de l’acte suivant.

Le cacatov a fait son apparition en France en 2018, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Mais c’est au Venezuela qu’il a été inventé (dans sa version hispanique, le «puputov»).

https://fr.sputniknews.com/international/201903141040360897-belgique-cacatov-police/

Gilets jaunes : pour l'acte 18, des figures du mouvement déterminées à être plus radicales  14/03/2019

Gilets jaunes : pour l'acte 18, des figures du mouvement déterminées à être plus radicales
























Des figures des Gilets jaunes misent sur la date du 16 mars pour être entendus. Pour que l'acte 18 marque une nouvelle phase dans la mobilisation, Eric Drouet, Maxime Nicolle et Priscilla Ludosky ont fait des appels plus déterminés que jamais.

«Tous à Paris pour l'acte 18» : tel est le mot d'ordre lancé par des Gilets jaunes pour la mobilisation du 16 mars qu'ils veulent décisive.

«Nous lançons un ultimatum au président Macron et au gouvernement, nous voulons que nos revendications soient respectées, nous appelons toute la France à monter sur Paris», détaille la page Facebook de l'évènement «Acte 18 - Ultimatum - La France entière à Paris».

"Samedi, ils se démerdent, ils subiront les conséquences de 17 semaines de foutage de gueule"

Alors que nombre de Gilets jaunes ne se sentent pas entendus dans leurs revendications par le gouvernement, certaines figures du mouvement adoptent désormais un ton plus menaçant.

«J'en ai plus rien à foutre. [Je ne dirai plus] aux gens : "Restez calme"», prévient par exemple dans l'un de ses lives, Maxime Nicolle qui ajoute que le 16, «il va se passer ce qu'il va se passer». «Je n'appellerai pas à la non-violence, je n'appellerai pas à la violence», poursuit-il, ajoutant, en allusion aux autorités : «Samedi, ils se démerdent, ils subiront les conséquences de 17 semaines de foutage de gueule.»

Même Priscillia Ludosky, d'ordinaire modérée, s'est dite prête à utiliser des «solutions non-violentes, mais radicales, précises, ciblées pour avoir la pleine attention attendue», selon le JDD. Sur YouTube, Eric Drouet a quant à lui donné des conseils pour se rendre à la manifestations parisienne depuis la province, assurant que les forces de l'ordre «vont prévoir le coup» et tenter de bloquer les gens. En outre, Eric Drouet a directement interpellé le président de la République : «Macron tu peux te méfier de ça.» Il prédit un acte très important et évoque un «blocage national» par la suite.



Pour l'organisation logistique des déplacement des provinciaux à Paris, plusieurs pages Facebook ont été ouvertes pour organiser l'hébergement ou le déplacement en covoiturage. En outre, pour faire converger les luttes, des représentants des Gilets jaunes dont Priscillia Ludosky, de la Marche des Solidarités (contre les violences policières) et de la Marche du Siècle (pour le climat) ont annoncé que leurs cortèges convergeraient le 16 mars à Paris. Ils se sont en effet retrouvés le 12 mars pour une conférence de presse à La Base, nouveau lieu parisien de mobilisation climatique et sociale.



https://francais.rt.com/france/59974-gilets-jaunes-pour-acte-18-des-figures-du-mouvement-determinees-etre-plus-radicales

Sud Education 93 organise un «stage antiraciste» sur le «traitement des populations non-blanches»  14/03/2019

Sud Education 93 organise un «stage antiraciste» sur le «traitement des populations non-blanches»























Le syndicat avait fait parler de lui en 2017 pour ses ateliers en non mixité. Il réitère cette année avec des ateliers accueillant les parents racisés afin de les «défendre» contre les attaques «racistes et islamophobes de l'Education nationale».

«Comment entrer en pédagogie antiraciste» : en proposant son nouvel atelier, le syndicat Sud Education 93 crée à nouveau la polémique. Il avait déjà défrayé la chronique avec une initiative similaire pour les personnes «racisées» en novembre 2017.

Selon les informations de FranceInfo, l'entourage du ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a condamné une initiative «contraire aux valeurs de l'école républicaine». Evoquant un «outil militant», le syndicat Sud Education 93 a rétorqué qu'il voulait dénoncer un «racisme d'Etat» et a estimé qu'il n'était «pas antirépublicain de lutter contre les discriminations».



Dans le tract annonçant le stage prévu les 15 et 16 avril, le syndicat d'enseignants explique vouloir «donner des outils pour lutter contre le racisme que rencontrent, au sein de l'institution scolaire, différentes catégories de personnes membres de la communauté éducative.» Parmi les ateliers prévus, sont inscrits au programme : «L'histoire décoloniale pour déconstruire le roman national dans une école raciste et libérale», ainsi que «Accueillir les parents racisés, les défendre contre les attaques racistes et islamophobes de l'institution et les soutenir».

Selon les informations de FranceInfo, aucune plainte n'a pour le moment été déposée contre l'annonce de ces ateliers, mais «toutes les possibilités de recours sont étudiées» par l'entourage de Jean-Michel Blanquer.

https://francais.rt.com/france/59979-sud-education-93-organise-stage-antiraciste-sur-le-traitement-des-populations-non-blanches

Algérie : le Premier ministre annonce un futur gouvernement «jeune» et «technocrate»  14/03/2019

Algérie : le Premier ministre annonce un futur gouvernement «jeune» et «technocrate»
























Le nouveau Premier ministre algérien, Noureddine Bedoui, a annoncé ce 14 mars à Alger qu'un gouvernement technocrate, qui sera nommé dans les tous prochains jours, entamerait dès sa mise en place les préparatifs de la conférence nationale inclusive annoncée par le président Abdelaziz Bouteflika. Il a en outre affirmé que l'exécutif nouerait le dialogue avec toutes les composantes de la société «sans exclusion» pour concrétiser «toutes les aspirations» du peuple algérien.



Il a assuré que ce gouvernement puiserait dans les «jeunes compétences, hommes et femmes» du pays et que son cap serait guidé par les revendications de la jeunesse.

Lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre Noureddine Bedoui, Ramtane Lamamra, vice-Premier ministre, a affirmé que le gouvernement allait travailler à essayer de convaincre l'opposition : «Nous invitons l'opposition à faire partie de ce nouveau gouvernement», a-t-il déclaré.

https://francais.rt.com/international/59899-algerie-bouteflika-reste-president-mais-renonce-nouveau-mandat-en-continu

Les mises en examen de Tariq Ramadan maintenues par la cour d'appel de Paris  14/03/2019

Les mises en examen de Tariq Ramadan maintenues par la cour d'appel de Paris

























La cour d'appel de Paris a décidé ce 14 mars de maintenir les deux mises en examen de l'intellectuel suisse Tariq Ramadan. Accusé de viols par deux femmes, il avait été remis en liberté conditionnelle le 15 novembre après neuf mois d'incarcération.

Après un an de rebondissements et d'enquête pour viols, la cour d'appel de Paris a décidé ce 14 mars de maintenir les deux mises en examen de l'intellectuel suisse Tariq Ramadan. Par cette décision, la cour répondait à une nouvelle demande de l'intellectuel musulman de voir levées ses deux mises en examen sans attendre la fin des investigations. La chambre de l'instruction a confirmé la décision des juges qui avaient considéré l'été dernier cette requête «prématurée».

L'islamologue avait déposé plainte le 22 février contre les trois femmes qui l'ont accusé de viol en France. Selon lui, les relations étaient librement consenties. Il a porté plainte pour «dénonciation calomnieuse» et dénonciation d'une «infraction imaginaire». Les plaignantes pour viol sont Henda Ayari, Mounia Rabbouj et une femme dont le nom n'est pas communiqué, mais qui est surnommée «Christelle» dans les médias.

Tariq Ramadan avait obtenu sa mise en liberté sous conditions le 15 novembre 2018, neuf mois après sa mise en examen et son incarcération pour viol, le 2 février de la même année.

Plusieurs centaines de SMS versés au dossier ont poussé Tariq Ramadan à reconnaître le 22 octobre 2018 des relations sexuelles «consenties» avec ses deux accusatrices après avoir nié toute relation physique durant plusieurs mois. Les messages des plaignantes envoyés à l'intellectuel accréditaient également cette thèse. En effet, les centaines de SMS révélés laissaient entendre que les deux femmes ont continué à entretenir des échanges avec le théologien, dont beaucoup d'ordre sexuel et particulièrement crus, exprimant le désir de le revoir et de renouveler les expériences.

https://francais.rt.com/france/59977-mises-examen-tariq-ramadan-maintenues-par-cour-appel-paris

Territoires occupés: nouvel acte hostile des USA, disent les Palestiniens  14/03/2019

Territoires occupés: nouvel acte hostile des USA, disent les Palestiniens





























La présidence palestinienne juge que le changement de terminologie opéré par l'administration Trump pour les Territoires et le Golan ne change rien à la réalité de l'occupation israélienne et constitue un nouvel acte d'hostilité de l'administration Trump.

"Ces dénominations américaines ne changent rien au fait que le territoire palestinien occupé depuis 1967 et le Golan arabe occupé sont des territoires sous occupation israélienne au regard des résolutions des Nations unies et du droit international", a déclaré le porte-parole de la présidence Nabil Abou Roudeina dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi par l'agence officielle Wafa.

Dans leur rapport annuel sur les droits humains, les Etats-Unis confirment l'intitulé retenu en 2018 pour le chapitre consacré à "Israël, Golan, Cisjordanie et Gaza", au lieu d'"Israël et les Territoires occupés" employé jusqu'alors. Le rapport 2019 ne parle plus non plus du Golan syrien comme d'un territoire "occupé par Israël", mais d'un territoire "contrôlé par Israël".

M. Abou Roudeina dénonce "la poursuite de l'approche hostile de la part de l'administration américaine vis-à-vis du peuple palestinien". Elle s'inscrit dans la logique visant à "liquider la cause palestinienne", qui est celle de l'initiative diplomatique attendue de la part de l'administration Trump pour régler le conflit israélo-palestinien, dit-il.

La direction palestinienne internationalement reconnue et basée à Ramallah (Cisjordanie occupée) refuse de parler à l'administration Trump qu'elle accuse de parti pris outrancier pro-israélien à la suite d'une série de décisions américaines, dont la plus notoire est la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017.

https://www.lorientlejour.com/article/1161629/territoires-occupes-nouvel-acte-hostile-des-usa-disent-les-palestiniens.html

Après un incident avec des Gilets jaunes, Castaner parle d’«abrutis»  14/03/2019

Après un incident avec des Gilets jaunes, Castaner parle d’«abrutis»























Le ministre de l'Intérieur est arrivé ce mercredi à Besançon en vue de promouvoir le concept de police de sécurité du quotidien (PSQ). Plusieurs Gilets jaunes venus sur les lieux ont tenté d'aborder le cortège ministériel. Peine perdue. Qui plus est, cinq personnes ont été interpellées pour outrage et rébellion.

Alors que Christophe Castaner a entamé mercredi matin une visite à Besançon, dédiée notamment à la police de sécurité du quotidien (PSQ), il a évoqué le mouvement des Gilets jaunes dont les manifestations agitent la France depuis le 17 novembre dernier.



Il s'est rendu notamment dans le quartier de Planoise où une vingtaine de manifestants ont tenté de s'approcher du cortège. Ce qui ne faisait apparemment pas partie des projets du ministre. Ainsi, cinq personnes ont été interpellées pour des faits d'outrage et de rébellion, selon la préfecture.

Évoquant les heurts qui émaillent presque chaque manifestation des Gilets jaunes, Christophe Castaner n'y est pas allé de main morte.

«Ce ne sont pas des Gilets jaunes, ce sont des brutes, des casseurs, déguisés en manifestants», a-t-il indiqué, cité par l'Est Républicain.

Il est revenu aussi sur l'emploi des lanceurs de balles de défense (LBD) et est resté ferme sur la question de leur utilisation.

«Il ne faut pas inverser la charge de la preuve. Je ne connais pas de policiers ou de gendarmes qui attaquent les manifestants», a-t-il encore affirmé, selon le journal.

Le Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a demandé le 6 mars dernier à la France d'ouvrir une enquête sur «l'usage excessif de la force» pendant les manifestations des Gilets jaunes. En réagissant à ce discours, le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, s'est étonné que la France se soit retrouvée sur «une liste entre le Venezuela et Haïti».

https://fr.sputniknews.com/france/201903131040351439-france-castaner-gilets-jaunes-lbd/

Une jeune militaire de Sentinelle se donne la mort avec son Famas à Roissy  14/03/2019

Une jeune militaire de Sentinelle se donne la mort avec son Famas à Roissy























Une militaire de 24 ans de la force Sentinelle s’est donné la mort avec son arme de service dans les locaux de casernement, sur la plateforme de l’aéroport de Roissy.

C'est une série noire qui endeuille les forces de l'ordre depuis le début de l'année en France. Une militaire de 24 ans servant dans l'opération Sentinelle s'est ôté la vie lundi avec son arme de service, un fusil d'assaut Famas.

Elle a été retrouvée par ses collègues dans la chambre qu'elle occupait dans une caserne de l'armée, sur la plateforme de l'aéroport de Roissy, rapporte Le Parisien.

Selon le média, la jeune femme servait dans l'Armée de terre et faisait partie des troupes engagées dans l'opération Sentinelle, déployées pour prévenir et lutter contre les attaques terroristes sur la zone aéroportuaire.

Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Villepinte (Seine-Saint-Denis) pour recherche des causes de la mort.

Samedi dernier, un agent de la gendarmerie a mis fin à ses jours avec son arme de service dans son bureau de la communauté de la brigade de Selles-sur-Cher (Loire-et-Cher). Au total, au moins 19 membres de la police nationale française se sont déjà donné la mort depuis le début de l'année.

36 policiers et au moins 31 gendarmes se sont suicidés en 2018. En 2017, ce chiffre s'élevait à 51 policiers.

Lancée à l'appel de plusieurs associations, une manifestation de policiers s'est tenue à Paris le 12 mars contre cette vague de suicides dans leurs rangs.

https://fr.sputniknews.com/france/201903141040353937-sentinelle-roissy-militaire-mort/

Propos haineux sur internet : que contient la proposition de loi de La République en marche ?  14/03/2019

Propos haineux sur internet : que contient la proposition de loi de La République en marche ?

























Bientôt, les propos haineux pourront être retirés d'internet et des réseaux sociaux sous 24h grâce à un bouton unique de signalement. C'est en tout cas ce que suggère la proposition de loi portée par la députée la République en marche, Laetitia Avia.

La députée LREM Lætitia Avia a remis le 11 mars à son groupe politique sa proposition de loi de lutte «contre la cyber-haine». Au menu : retrait sous 24 heures des propos haineux diffusés sur la toile, bouton unique de signalement et obligations de transparence.

Le 20 février, Emmanuel Macron avait annoncé la venue prochaine de ce texte de loi devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), après une vague d'actes antisémites. Il devrait être examiné au mois de mai par l'Assemblée nationale, d'après la députée de Paris.

"Une volonté largement partagée de restaurer le civisme et l’Etat de droit sur internet, et de rappeler que ces propos ne sont pas des opinions, mais bien des délits"

Dans un communiqué, il est expliqué que le texte de loi prévoit le retrait sous 24 heures des contenus «manifestement illicites» en raison de la référence à «la race, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle ou le handicap». En cas de manquement, la sanction pourra coûter cher aux plateformes réfractaires ou fautives. En effet, une amende d’un montant maximum de 4% du chiffre d’affaires pourra être prononcée par le CSA.
La parlementaire avait co-écrit un rapport sur le sujet en septembre 2018

Si une plateforme refuse de transmettre des informations sur les utilisateurs visés, elle pourra se voir infliger des sanctions financières pouvant atteindre un million d’euros. Les plateformes auront aussi l'obligation de «rendre compte publiquement des actions menées pour la lutte contre la cyber-haine et des résultats du traitement des contenus illicites».

La proposition de loi prévoit aussi une simplification et une uniformisation des formulaires de signalement des contenus illicites. Un «bouton unique de signalement», commun à toutes les plateformes serait ainsi instauré. Un dernier volet vise à faciliter le blocage et le déréférencement des sites illicites.



«Ces dispositions résultent d’un travail engagé il y a un an et de nombreuses concertations avec les différents acteurs du numérique», rappelle Laetitia Avia, qui avait co-écrit un rapport pour le Premier ministre en septembre dernier. Selon la députée, ces mesures «reposent sur une volonté largement partagée de restaurer le civisme et l’Etat de droit sur internet, et de rappeler que ces propos ne sont pas des opinions, mais bien des délits».

https://francais.rt.com/france/59965-propos-haineux-sur-internet-que-contient-la-proposition-de-loi-de-republique-en-marche

Le Parlement européen ne veut plus de la Russie comme «partenaire stratégique»  14/03/2019

Le Parlement européen ne veut plus de la Russie comme «partenaire stratégique»
























A l'approche des élections européennes, le Parlement européen semble accélérer le rythme. Une résolution voté le 12 mars désigne la Russie, plus que jamais, comme un adversaire. Comme toujours, en réaction à une prétendue agression russe.

D'un point de vue strictement géographique, l'Europe et la Russie font partie du seul et même continent et auraient vocation à échanger, commercer et coopérer, en particulier sur le plan stratégique. Mais le fossé semble se creuser toujours plus entre la Fédération de Russie et l'Union européenne (UE).

Est-ce l'approche du cinquième anniversaire du rattachement, le 18 mars 2014 – après référendum – de la Crimée à la Russie ?

Le 12 mars, à moins de trois mois des européennes, les députés européens ont en tout cas adopté «une résolution examinant l’état actuel des relations politiques entre l’UE et la Russie». Il s'agit en réalité d'une longue charge virulente, qui conclut que «la Russie ne peut plus être considérée comme un partenaire stratégique de l'UE». La résolution, votée à 402 voix pour, 163 contre et 89 abstention préconise également que l'UE se tienne «prête à adopter de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie».

Le texte adopté par les eurodéputés, compilation des accusations portées à l'encontre de Moscou depuis que ses relations se sont dégradées avec les Etats-Unis, dresse une longue liste des torts supposés de la Russie. Il attribue ainsi à Moscou la responsabilité de la crise en Ukraine, après le coup d'Etat pro-Union européenne du Maïdan de février 2014. Pèle-mêle, le texte convoque également des «nouveaux points de tension [...] apparus depuis 2015». L’intervention russe en Syrie, mais aussi «l’ingérence dans des pays comme la Libye et la République centrafricaine», sont pointées du doigt, sans en apporter la preuve mais en omettant de rappeler que Moscou avait répondu à l'appel, souverain, de Damas, conformément au droit international. Et contrairement à l'intervention de 2011 en Libye de la France et du Royaume-Uni, sous l'égide de l'OTAN, qui a eu pour conséquence de plonger le pays dans le chaos.

L'Europe dépendante du gaz russe... la faute à la Russie ?

La résolution dénie aussi à la Russie la maîtrise de sa politique étrangère. «La Russie est actuellement le principal fournisseur extérieur de gaz naturel de l’Union [...] la Russie se sert de l’énergie pour protéger et promouvoir ses intérêts en matière de politique étrangère», constate le Parlement européen.

En clair : la Russie serait responsable de la dépendance énergétique de l'UE... Les députés européens soulignent en outre que «dans les documents stratégiques de la Fédération de Russie, l’Union et l’OTAN sont présentées comme les principaux adversaires de la Russie». Or, le 6 mars dernier, le général Curtis Scaparrotti, commandant suprême de l'OTAN et de sa force européenne, l'EUCOM réclamait des crédits supplémentaires au Congrès américain, brandissant la menace d'une «agression russe». Un an plus tôt, en mars 2018, l'UE avait élaboré, à la demande de l'OTAN, un plan de mise à niveau et d'uniformisation des infrastructures civiles : ponts et tunnels seront mis au gabarit afin de permettre aux chars d'assaut de l'OTAN de mieux circuler partout dans l'Union européenne, à l'ouest de la Russie.

Faisant feu de tout bois dans ce réquisitoire inédit, le Parlement européen tient également pour acquise l'implication supposée de la Russie dans l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille en mars 2018 dans le sud de l'Angleterre. Alors qu'un an après, Londres n'en a toujours pas présenté de preuve concrète.

Plus loin encore, le texte prend acte du divorce UE-Russie en matière de doctrine des relations internationales. «La vision russe polycentrique du concert des puissances contredit la croyance de l’Union en un multilatéralisme et en un ordre international fondé sur des règles», écrivent ainsi les eurodéputés. Face à cette animosité, pourtant, les dirigeants russes n'ont eu de cesse de rappeler leur attachement au droit international, et, précisément, au multilatéralisme. A l'occasion de la crise au Venezuela, et alors que les Etats-Unis réaffirmaient clairement leur droit à l'ingérence en Amérique latine, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait déploré l'alignement des Européens sur Washington. «Il est incroyable que l’Union européenne marche de nouveau dans les pas des Etats-Unis et commence à lancer des ultimatums», avait-il alors regretté. L'«ingérence», une notion à géométrie variable ?

https://francais.rt.com/international/59971-parlement-europeen-ne-veut-plus-de-la-russie-comme-partenaire-strategique


Le gouvernement algérien prêt au dialogue avec l'opposition  13/03/2019

Le gouvernement algérien prêt au dialogue avec l'opposition

















Le gouvernement algérien est prêt à un dialogue avec l'opposition, a annoncé mercredi à la radio le nouveau vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra.

"Le dialogue est notre devoir. Notre première priorité est de rassembler tous les Algériens", a-t-il dit.

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major des forces armées algériennes et vice-ministre de la Défense, a pour sa part assuré mercredi sur la chaîne Ennahar que l'Armée nationale populaire (ANP) garantirait "dans toutes les circonstances et toutes les conditions" la sécurité du pays.

Après trois semaines de contestation dans la rue, le président Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, très affaibli par un AVC en 2013, a annoncé lundi soir qu'il ne briguerait pas un cinquième mandat et le scrutin présidentiel, qui devait avoir lieu le 18 avril, a été reporté à une date non précisée.

Une conférence nationale "inclusive et indépendante" sera également constituée pour débattre du "processus de transformation" de l'Algérie.

Un diplomate chevronné, Lakhdar Brahimi, ancien envoyé spécial de l'Onu sur la Syrie, doit présider cette entité chargée de faire des propositions sur l'avenir politique du pays.

"Les participants à cette conférence nationale comprendront principalement des jeunes gens et des femmes", a précisé Lamamra.

L'annonce du retrait de la candidature du président algérien a été saluée tard lundi soir dans les rues d'Alger.

Mais des milliers de manifestants sont redescendus dans les rues de plusieurs villes du pays pour exiger des réformes immédiates, craignant le maintien au pouvoir de la "vieille garde" qui pourrait selon eux manipuler et diviser l'opposition.

Dans une lettre intitulée "Ne les laissez pas voler votre victoire" que publie mercredi le quotidien El Watan, Djamila Bouhired, figure reconnue de la guerre d'indépendance (1954-1962), décrit comme un "coup d'Etat" le plan exposé dans le message adressé lundi soir à la nation par Bouteflika.

"TUTELLE NÉOCOLONIALE"

Elle y écrit notamment que les gouvernements algériens d'après l'indépendance sont restés assujettis à ce qu'elle décrit comme une "tutelle néocoloniale" de la France, un point, poursuit-elle, illustré par le soutien apporté par Emmanuel Macron à l'initiative du président algérien.

"Dernier signe révélateur de ces liens pervers de domination néocoloniale, le soutien du président français au coup d’Etat programmé de son homologue algérien est une agression contre le peuple algérien, contre ses aspirations à la liberté et à la dignité", poursuit Djamila Bouhired.

"Plus d'un demi-siècle après la victoire sur la domination coloniale et l’accession du pays à l’indépendance, le système politique installé par la force en 1962 tente de survivre par la ruse", écrit-elle aussi.

Invité mercredi matin sur France Inter, Kader Abderrahim, maître de conférences à Sciences Po, spécialiste du Maghreb et de l’islamisme, a livré son analyse de l'allocution du président algérien.

"Quand on lit la lettre attentivement, elle est très habile. Il dit 'je me retire', mais plus on avance dans la lecture plus on mesure qu'il s'agit en réalité d'une ruse, et qu'on louvoie, qu'on joue", dit-il.

"Il s'agit de prolonger le quatrième mandat ad vitam aeternam, les Algériens ont mis quelques heures à réaliser ce qui se passait et ont compris la manoeuvre", ajoute-t-il, parlant de "fausse sortie".

La pression exercée sur Abdelaziz Bouteflika par la rue ne faiblit pas.

Des enseignants se sont mis en grève mercredi et une manifestation de masse est prévue vendredi à Alger.

"Nous voulons déraciner le système", prévient Messaoud Meki, un étudiant de 25 ans.

https://www.challenges.fr/monde/le-gouvernement-algerien-pret-au-dialogue-avec-l-opposition_647744

Israël critique l'enquête de l'ONU sur les manifestations à Gaza  13/03/2019

Israël critique l'enquête de l'ONU sur les manifestations à Gaza
























De hauts responsables israéliens ont critiqué point par point mercredi une enquête de l'ONU qui accuse des soldats israéliens de possibles crimes de guerre à Gaza, en reprochant aux enquêteurs d'avoir ignoré des preuves essentielles, comme le rôle du Hamas.

Le mois dernier, la Commission d'enquête indépendante de l'ONU a accusé l'armée d'avoir intentionnellement tiré sur des enfants, des journalistes, du personnel de santé et d'autres civils au cours des manifestations de Palestiniens dans la bande de Gaza entre le 30 mars et le 31 décembre 2018.

Israël a immédiatement dénoncé ce rapport "partial" et rejeté ses conclusions. Une version plus détaillée du document doit être présentée la semaine prochaine au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève.

En prévision de ce débat, une délégation composée de hauts responsables israéliens a fait le déplacement en Suisse afin de présenter des contre-arguments.

Lors d'une rencontre avec des journalistes, la délégation a accusé les enquêteurs de l'ONU d'avoir minimisé l'ampleur des violences et le fait que ces manifestations étaient, selon elle, orchestrées par le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza et qui est considéré par les Etats-Unis, l'Union européenne et d'autres Etats comme une organisation terroriste.

La commission de l'ONU a affirmé que les manifestations étaient essentiellement de "nature civile" et que le Hamas n'était pas intervenu.

"Pour la commission, le Hamas est totalement absent du rapport. Ils (les enquêteurs) ne le voient pas et ne l'entendent pas", a déclaré un responsable israélien, qui a réclamé l'anonymat.

La délégation a apporté des "preuves" qui montrent l'implication du Hamas dans ces manifestations, y compris dans la coordination d'actes de violence visant des soldats israéliens. "Le Hamas a le contrôle total de ces événements", a martelé ce responsable.

"Nous pensons que le rapport manque absolument de professionnalisme", a-t-il ajouté, en reprochant aux enquêteurs de ne pas avoir de connaissances en matière militaire et de "ne pas comprendre le droit humanitaire international".

Le responsable israélien a par ailleurs rejeté l'accusation de tirs intentionnels contre des civils "innocents", en affirmant que les soldats n'avaient le droit de tirer à balles réelles que contre ceux qui constituaient "une menace réelle et imminente".

Des civils se trouvant au milieu des troubles peuvent avoir été touchés si un sniper a raté son tir ou par une balle qui a traversé sa cible, a-t-il reconnu.

Mais Israël vérifie chaque décès impliquant ses soldats et a ouvert 11 enquêtes criminelles à la suite des manifestations de Gaza, a-t-il rappelé.

Au moins 251 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis avril 2018, la grande majorité le long de la frontière, et les autres dans des frappes israéliennes en représailles à des actes hostiles en provenance de l'enclave. Deux soldats israéliens ont été tués sur la même période.

https://www.lorientlejour.com/article/1161515/israel-critique-lenquete-de-lonu-sur-les-manifestations-a-gaza.html

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