Deuxième nuit de violences en région parisienne après la mort d'un homme arrêté par la police  21/07/2016

Deuxième nuit de violences en région parisienne après la mort d'un homme arrêté par la police









Des violences ont éclaté dans une banlieue au nord de Paris pour la deuxième nuit consécutive, donnant lieu à huit interpellations, après la mort d'un jeune homme peu après son arrestation, a-t-on appris jeudi auprès des autorités.

"Huit individus ont été interpellés. Certains pour jets d'objet incendiaires sur les forces de l'ordre, d'autres qui tentaient d'incendier un bâtiment public", la mairie de Beaumont-sur-Oise, a indiqué à l'AFP un responsable de la préfecture, Jean-Simon Mérandat.

Ces violences font suite à la mort d'un jeune homme de 24 ans, lors de son interpellation par les gendarmes mardi après-midi. Suspecté dans une affaire d'extorsion de fonds, cet homme a fait "un malaise" et est décédé à Persan, a déclaré à l'AFP le procureur chargé de l'affaire, Yves Jannier.
La "situation est tendue mais maîtrisée compte-tenu du dispositif robuste mis en place", a ajouté M. Mérandat.

Quelque 180 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés depuis mercredi soir, après un premier épisode de violences dans la nuit de mardi à mercredi.

Cinq gendarmes avaient été légèrement blessés au "cours d'affrontements", selon une source proche des autorités, et les forces de l'ordre avaient essuyé des "tirs d'armes à plomb".
Neuf véhicules, dont deux de la police municipale, avaient été incendiés, selon la porte-parole de la gendarmerie nationale, Karine Lejeune, et quatre bâtiments publics dégradés. Une personne avait été interpellée.

http://www.lorientlejour.com/article/997617/deuxieme-nuit-de-violences-en-region-parisienne-apres-la-mort-dun-homme-arrete-par-la-police.html


Le Panama établit une commission de vérité pour enquêter sur l'invasion américaine en 1989  21/07/2016

Le Panama établit une commission de vérité pour enquêter sur l'invasion américaine en 1989








Le Panama a officiellement établi mercredi une commission de vérité pour enquêter sur les événements toujours obscurs entourant l'invasion du pays par les Etats-Unis en 1989, laquelle a renversé le régime du général Manuel Noriega.

La vice-présidente et ministre des Affaires étrangères du Panama, Isabel de Saint Malo, a présidé la cérémonie de lancement de la commission, baptisée Commission du 20 décembre.

"Il ne peut pas y avoir la réconciliation sans la vérité, sans enregistrer noir sur blanc la mémoire collective", a déclaré Mme Saint Malo.

La commission reflète "l'engagement de l'Etat aux droits de l'Homme et à l'identité nationale, et non les intérêts politiques", a-t-elle ajouté.

Le 20 décembre 1989, quelque 26.000 soldats américains envahirent le Panama dans le cadre d'une opération baptisée "Just Cause" pour capturer le général Noriega, qui capitula trois jours plus tard. Il fut emmené aux Etats-Unis et jugé pour trafic de drogue.

Il n'y a pas de chiffres exacts concernant les victimes de l'opération américaine, mais différentes sources donnent un bilan d'entre 500 et plusieurs milliers de morts.

Les Nations Unies estiment qu'environ 500 civils ont trouvé la mort au cours de l'invasion, mais la Commission pour la défense des droits de l'Homme indique que le nombre de victimes se situe plutôt entre 2.500 et 3.000 morts.

http://french.cri.cn/621/2016/07/21/502s486921.htm


Nice: une seule voiture de police à l'entrée de la Promenade des Anglais selon un journal, le gouvernement dément  21/07/2016

Nice: une seule voiture de police à l'entrée de la Promenade des Anglais selon un journal, le gouvernement dément









Marseille - Une seule voiture de police barrait l'entrée de la zone piétonne de la Promenade des Anglais, où est arrivé le camion utilisé pour l'attentat du 14 juillet à Nice, affirme jeudi le quotidien Libération, une information qualifiée de contre-vérité par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Une vive polémique oppose la municipalité Les Républicains au gouvernement sur le dispositif de sécurité mis en place le soir de l'attentat qui a fait 84 morts.

Selon Libération, qui s'appuie sur une source policière qui a pu visionner les images de la vidéosurveillance (...), un seul véhicule de police, celui des agents municipaux, se trouvait au milieu de la chaussée, côté mer, à l'endroit où l'artère devenait piétonne en ce soir de fête peu avant que le camion arrive.

Aucun membre de la police nationale n'est alors présent, toujours selon Libération, qui cite notamment un témoin. Et pour cause, ceux-ci ont été relevés aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux. Il n'y a donc aucune voiture de police nationale susceptible de barrer la chaussée, poursuit le quotidien.

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve déclare que ce premier barrage franchi par le camion était un point de déviation de la circulation et de contrôle visuel et que la police municipale avait comme prévu relevé la police nationale sur ce barrage mentionné par le journal à 21h00.

Il assure également que la police nationale sécurisait bien l'entrée de la zone où se déroulait l'événement en tenant un point de contrôle et de protection avec deux voitures stationnées dans le sens longitudinal. Six policiers nationaux étaient présents à cet endroit et ont été les premiers intervenants face au camion meurtrier, ajoute le ministre.

M. Cazeneuve affirme donc que l'accès à la zone piétonne était sécurisé par un barrage de la police nationale.

Le 16 juillet, la préfecture du département des Alpes-Maritimes avait déclaré que la mission de sécurisation était confiée pour les points les plus sensibles à des équipages de la police nationale, renforcés d'équipages de la police municipale.

C'était le cas notamment du point d'entrée du camion, avec une interdiction d'accès matérialisée par le positionnement de véhicules bloquant l'accès à la chaussée alors que le poids-lourd a forcé le passage en montant sur le trottoir, avait-elle ajouté.

Mercredi, le Premier ministre Manuel Valls a affirmé devant les députés que le dispositif de sécurité avait été concerté, consenti et validé par la mairie.

Nouveau mensonge, lui ont répondu Christian Estrosi, ancien maire de Nice, et Philippe Pradal, son successeur.

Les réunions dont le Premier ministre s'est fait l'écho sont des réunions préparatoires où la préfecture, qui pilote le dispositif de sécurité, réunit l'ensemble des services impliqués (...) et leur donne ses directives, ont assuré les deux hommes.

Jeudi, le ministre de l'Intérieur a répliqué que le dispositif de sécurité mis en place le 14 juillet concernant la police nationale était conforme en tout point aux réunions préparatoires conduites entre la préfecture et la mairie et à leurs conclusions adoptées en commun.

Depuis l'attentat de Nice, troisième attaque meurtrière massive en 18 mois en France, le gouvernement socialiste est la cible de critiques virulentes de l'opposition de droite sur sa gestion de la lutte anti-terroriste, jugée trop laxiste.


(©AFP / 21 juillet 2016 06h38)
http://www.romandie.com/news/Nice-une-seule-voiture-de-police-a-lentree-de-la-Promenade-des-Anglais-selon-un-/722381.rom


Le gouvernement libyen d'union nationale accuse Paris de "violation" du territoire  21/07/2016

Le gouvernement libyen d'union nationale accuse Paris de "violation" du territoire








Le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a accusé marcredi soir la France de "violation" de son territoire, après l'annonce par Paris dans la matinée de la mort de trois de ses militaires dans ce pays.

La présence française est "une violation du territoire libyen", a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook, estimant que rien ne "justifie une intervention" sans qu'il en soit informé.

http://www.lorientlejour.com/article/997557/le-gouvernement-libyen-dunion-nationale-accuse-paris-de-violation-du-territoire.html


La Turquie déclare l'état d'urgence de trois mois  20/07/2016

La Turquie déclare l'état d'urgence de trois mois








La Turquie a déclaré l'état d'urgence d'une période de trois mois.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mercredi 20 juillet l'état d'urgence de trois mois, rapporte l'agence de presse turque Anadolu.

"Dans le cadre de la tentative de putsch militaire en Turquie et conformément à l'article 120 de la Constitution, un état d'urgence pour une période de trois mois est introduit pour prendre des mesures plus rapidement et plus efficacement afin de garantir les droits et les libertés des citoyens", a déclaré le président Erdogan après une réunion du Conseil de sécurité et du gouvernement du pays.

Vendredi soir, des militaires turcs ont tenté de perpétrer un coup d'Etat dans le pays. Après l'échec du putsch, les forces de l'ordre ont interpellé plus de 6.000 personnes, y compris des officiers généraux et des officiers supérieurs.

Selon Ankara, la rébellion avortée a fait 290 morts, dont 190 civils et 100 putschistes, ainsi que plus de 1.400 blessés. Les autorités soupçonnent Fethullah Gülen, prêcheur islamique et opposant, résidant actuellement à Saylorsburg (Pennsylvanie, Etats-Unis), d'avoir organisé la tentative de coup d'Etat, mais ce dernier dément son implication.

A l'heure actuelle, les forces de l'ordre ont globalement réussi à mater la rébellion, même si la tension persiste dans certains secteurs d'Istanbul et d'Ankara.

https://fr.sputniknews.com/international/201607201026858960-turquie-etat-urgence/


Attentat antisémite : l'Argentine demande l'extradition d'un haut responsable iranien  20/07/2016

Attentat antisémite : l'Argentine demande l'extradition d'un haut responsable iranien









La justice argentine a demandé mercredi l'extradition d'Ali Akbar Velayati, ancien ministre des Affaires étrangères iranien actuellement en déplacement en Asie, qui figure parmi les accusés de l'attentat antisémite de 1994 à Buenos Aires, a annoncé à l'AFP une source judiciaire.

La demande a été adressée à Singapour et à la Malaisie, deux pays où celui qui est devenu conseiller du Guide suprême iranien pour les affaires internationales doit donner des conférences.

Le 18 juillet 1994, une explosion pulvérisait le bâtiment abritant les principales institutions juives d'Argentine, faisant 85 morts et 300 blessés. 22 ans plus tard, aucun coupable n'a encore été arrêté pour cet attentat, le plus meurtrier de l'histoire du pays.

Ce haut responsable iranien est visé par une notice rouge d'Interpol, soit une requête demandant l'arrestation d'individus recherchés. Il fait partie des dirigeants ou ex-dirigeants iraniens, dont l'ancien président Akbar Hachémi Rafsanjani, accusés par l'Argentine d'avoir organisé l'attentat contre la mutuelle juive Amia.
La demande a été émise par le juge en charge de l'affaire, Rodolfo Canicoba Corral.

En main 2015 dans un entretien à la chaîne de télévision argentine C5N, Ali Akbar Velayati avait démenti les accusations visant son pays, les jugeant "infondées et fausses" et les qualifiant de "mensonge".

L'affaire de l'Amia, dont l'enquête était au point mort depuis des années, est revenue sur le devant de la scène après que le procureur Alberto Nisman, chargé de l'enquête sur l'attentat, a été retrouvé mort le 18 janvier 2015.

Sa mort avait eu un grand retentissement en Argentine car quatre jours plus tôt, le procureur avait accusé Cristina Kirchner, alors présidente, d'avoir fait entrave à l'enquête sur l'attentat et d'avoir couvert les Iraniens soupçonnés d'être responsables de l'attentat contre l'Amia.
Avec quelque 300.000 membres, la communauté juive argentine est la plus importante d'Amérique latine.

http://www.lorientlejour.com/article/997490/attentat-antisemite-largentine-demande-lextradition-dun-haut-responsable-iranien.html


Guerre en Irak : des familles de soldats tués lèvent des fonds pour traduire en justice Tony Blair  20/07/2016

Guerre en Irak : des familles de soldats tués lèvent des fonds pour traduire en justice Tony Blair









Les familles de soldats britanniques tombés lors de la guerre en Irak ont lancé une collecte sur internet afin de financer des poursuites contre Tony Blair pour son rôle dans la participation du Royaume-Uni à la guerre.

Le groupe de défense des familles de la guerre en Irak (IWFCG) souhaite récolter 150 000 livres pour couvrir les frais de justice afin de poursuivre l'ancien Premier ministre britannique suite à la publication du rapport Chilcot.

Le site internet, intitulé «Crowd Justice» a été lancé par Red Keys et Roger Bacon, les parents de deux gradés britanniques tués durant le conflit, afin de «rendre justice là où il n'y en a pas eu». Dans un communiqué présent sur le site on peut lire : «Le rapport attendu depuis si longtemps a confirmé qu'il y avait eu de très sérieux échecs dans le menée, la préparation et la conduite de la guerre, qui a mené à de nombreuses morts inutiles».

En seulement 24 heures, le collectif a déjà récolté plus de 79 000 livres grâce à près de 2 700 donateurs.

«Nos forces armées ne doivent plus jamais être sacrifiées à cause de l'ambition politique, de irresponsabilité et des échecs du gouvernement» affirme le IWFCG. Pour le groupe, «les responsables doivent rendre des comptes […] c'est aux familles de nous assurer que justice soit faite».

Néanmoins, des parents de soldats ont déclaré qu'ils étaient «dégoûtés» d'apprendre que Tony Blair serait lui remboursé par l'Etat de tous les frais judiciaires et autres pénalités financières résultants des différentes procédures concernant de possibles abus de pouvoir concernant le déclenchement de la participation du Royaume-Uni à la guerre de 2003.

Après sept ans de travail, la commission d’enquête dirigée par John Chilcot a présenté un rapport de 12 volumes (2,6 millions de mots) explorant la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak en 2003, initiée par Tony Blair et le président américain George W. Bush. Ce rapport entend présenter les véritables conditions de la participation du Royaume-Uni dans la guerre en Irak, qui a coûté la vie à 179 jeunes Britanniques.

https://francais.rt.com/international/24125-guerre-irak--familles-soldats


Valls annonce le recours à l'article 49-3 pour adopter définitivement la loi Travail  20/07/2016

Valls annonce le recours à l'article 49-3 pour adopter définitivement la loi Travail








Le Premier ministre a confirmé devant les députés que le gouvernement utiliserait pour la troisième fois l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, afin de faire adopter sans le vote de l'Assemblée nationale le projet de loi polémique.

Le recours à cet article engage la responsabilité du gouvernement : les députés peuvent déposer une motion de censure avant le jeudi 21 juillet, à 16h30. Si celle-ci est signée par au moins un dixième des membres de l'Assemblée nationale, la motion sera votée. En cas de réussite de la motion, le texte est rejeté et le gouvernement est renversé. Autrement, le texte sur la loi travail est définitivement adopté.

Le gouvernement avait déjà employé l'arme du 49-3 lors des deux lectures précédentes du texte par la chambre basse du Parlement.

La loi en question, la fameuse «loi El Khomri» ou «loi Travail», est parvenue à soulever contre elle une grande partie des députés du PS, dont est issu le gouvernement, rendant le vote du texte difficile à l'Assemblée nationale.

Le contenu de la loi a connu de nombreuses modifications depuis son écriture initiale, les sénateurs ayant notamment mis fin au verrou des 35 heures, supprimé la généralisation de la garantie jeunes revu à la hausse les seuils sociaux ou encore rétabli le plafonnement des indemnités prud'hommales à 15 mois de salaire.

Nouvelle vague d'indignation chez les politiques

Sans surprise, ce troisième et ultime recours au 49-3 a soulevé les critiques de nombreux députés de gauche. L'élu du MRC Jean-Luc Laurent, notamment, a déclaré que le Premier Ministre n'avait «pas de quoi être fier» de son choix. Le PS Christian Paul, de son côté, a raillé l'absence de majorité gouvernementale à l'Assemblée nationale, qui aurait contraint Manuel Valls à user de cette technique. A droite, la députée de Marseille Valérie Boyer a dénoncé «l'incohérence» d'un gouvernement appelant à l'unité nationale tout en employant pour la troisième fois consécutive l'article 49-3. Côté FN, enfin, le vice-président du parti a dénoncé une utilisation du fameux article qui serait exigée par l'Union européenne.

https://francais.rt.com/france/24111-valls-annonce-recours-larticle-49


Ex-diplomate américain: la CIA impliquée dans le putsch en Turquie  20/07/2016

Ex-diplomate américain: la CIA impliquée dans le putsch en Turquie








L’ex-chef du cabinet de l'ancien ministre américain des Affaires étrangères, Colin Powell, est convaincu que le service de renseignement américain est directement impliqué dans la récente tentative de coup d'Etat en Turquie.

D’après Lawrence Wilkerson, qui travaillait de 2002 à 2005 en tant que chef du cabinet du secrétaire d’Etat Colin Powell, le directeur de la CIA (le service de renseignement des USA) John Brennan a "certainement" joué son rôle dans la tentative de coup d'Etat militaire en Turquie.

"Je suis sûr que John Brennan et d'autres savaient ce qui se passait en Turquie, et il est évident que nous (les Etats-Unis, ndlr) sommes liés à ce putsch", a estimé M. Wilkerson à Sputnik.

Le diplomate américain a noté que Washington utilise depuis longtemps les coups d’Etat comme une arme afin de renverser des gouvernements indésirables dont les politiques ne correspondent pas aux intérêts américains.

Selon M. Wilkerso, pendant la présidence de Ronald Reagan, la CIA avec Bill Casey à sa tête a effectué 58 opérations d'infiltration.

"Réfléchissez un instant: ce qui se passe aujourd'hui, vos enfants et petits-enfants le liront dans 25 ans, comme aujourd'hui nous lisons le renversement en 1953 du premier ministre iranien, Mohammed Mossadegh. Imaginez qu'un scénario similaire se déroule aujourd'hui à Caracas et à Kiev, ou effectivement à Ankara, à Damas et à Bagdad", a déclaré M. Wilkerson.

https://fr.sputniknews.com/international/201607201026846830-cia-turquie-putsch/


France : Valls juge que c'est aux musulmans de mener le combat contre le salafisme  20/07/2016

France : Valls juge que c'est aux musulmans de mener le combat contre le salafisme








Le Premier ministre français Manuel Valls a récusé mercredi la proposition d'une députée de l'opposition de mettre "hors la loi" le salafisme en tant que "dérive sectaire", estimant qu'il appartient notamment aux musulmans de mener le combat contre "ces idéologies perverses".

Près d'une semaine après l'attentat de Nice, la députée de droite Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé devant l'Assemblée nationale qu'il était "temps de déclarer le salafisme hors la loi. Comme dérive sectaire, ou comme atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation".
Le salafisme est un courant ultra-rigoriste qui prône un retour à l'islam des origines. La branche la plus radicale de ce mouvement fait du jihad armé le coeur de son activité.

"Je ne suis pas sûr que ce soit le bon outil (...) ces organisations savent parfaitement échapper à la justice en dissimulant leur véritable nature, car vous n'ignorez pas que la liberté de conscience en France est une liberté fondamentale", a répondu le Premier ministre socialiste lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Sur la dimension "sectaire", M. Valls a aussi mis en garde contre la "déresponsabilisation" de "ceux qui plongent dans le salafisme" et "seraient en quelque sorte les victimes d'une grande manipulation".

Manuel Valls a en revanche jugé que "l'islam de France a aussi tout son rôle à jouer" dans la lutte contre le salafisme.
"A eux aussi, bien sûr avec notre soutien, de mener le combat pour clairement séparer ce qui est la réalité de l'islam de France et ces idéologies perverses. Ce combat doit être mené partout dans les mosquées, dans les quartiers, dans les familles", a-t-il ajouté.
Minoritaire dans l'islam de France, le salafisme est prêché dans "un peu plus de 120 lieux de culte" sur "plus de 2.300 mosquées", et concerne "quelques dizaines de milliers de fidèles", a précisé Manuel Valls.

Depuis l'attentat de Nice, le gouvernement socialiste est sous le feu des critiques de l'opposition de droite et d'extrême droite sur sa gestion de la lutte anti-terroriste, jugée trop laxiste.

http://www.lorientlejour.com/article/997486/france-valls-juge-que-cest-aux-musulmans-de-mener-le-combat-contre-le-salafisme.html


France : une mosquée profanée dans la banlieue de Lyon  20/07/2016

France : une mosquée profanée dans la banlieue de Lyon









La mosquée de Bron (Rhône), en banlieue lyonnaise, a été profanée dans la nuit de mardi à mercredi, des inscriptions "Dehors ou la mort" étant taguées à la bombe de peinture rouge sur le mur d'enceinte du site.

Le préfet du Rhône, Michel Delpuech, a condamné dans un communiqué "un acte irresponsable qui sème la discorde et crée un contexte de division alors que l'heure doit être plus que jamais à l'unité nationale".

"L'Etat Islamique n'a de cesse de vouloir fracturer la société française" poursuit Michel Delpuech en ajoutant que "l'Etat républicain doit y répondre par l'esprit de concorde qui ne saurait laisser place à quelque amalgame que ce soit".

L'association culturelle musulmane de Bron dénonce de son côté des faits "malheureux" qu'elle relie à l'attentat de Nice, qui a fait 84 morts le 14 juillet dernier.

Une enquête a été ouverte. Les enquêteurs espèrent pouvoir s'appuyer sur les enregistrements de vidéo surveillance pour identifier les auteurs de la profanation.

http://www.lorientlejour.com/article/997458/france-une-mosquee-profanee-dans-la-banlieue-de-lyon.html


Après la mort d’un Français d’origine africaine, des affrontements éclatent dans le Val d'Oise  20/07/2016

Après la mort d’un Français d’origine africaine, des affrontements éclatent dans le Val d'Oise


La mort d’un jeune homme âgé de 24 ans lors de son interpellation a suscité des affrontements entre les forces de l’ordre et la jeunesse dans les villes de Beaumont-sur-Oise et de Persan. Au moins six policiers ont été blessés.

Plusieurs dizaines de jeunes hommes sont descendus dans les rues de Beaumont-sur-Oise et de Persan dans la nuit du 19 au 20 juillet et se sont livrés à des dégradations, des incendies volontaires et des tirs d’armes à feu, potentiellement au plomb, à l'encontre des forces de gendarmerie, après le décès de leur ami, Adam, qui n’avait que 24 ans.

Les témoins déclarent que les jeunes manifestants en criant «Assassins !» à l'encontre des forces de l'ordre et hurlant : «Ils l'ont tabassé à mort».

Le 19 juillet, dans l’après-midi, les policiers avaient arrêté le jeune homme pour une affaire d’extorsion de fonds et d’agression à domicile. Il aurait été victime d’un «malaise cardiaque» lors de son interpellation, selon le rapport de police. Les pompiers appelés sur place n’ont pu que constater son décès. Ses amis, en revanche, affirment qu’il a été tabassé.

Pour le moment, deux enquêtes ont été ouvertes pour faire la lumière sur les circonstances de son décès.

Selon le directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise, Jean-Simon Mérandat, la situation dans les villes s’est «stabilisée» vers 3h30 grâce à une «occupation extrêmement forte du terrain par les forces de sécurité». Des renforts de police et de gendarmerie ont été appelés, environ 150 gendarmes et policiers ont ainsi fait face aux manifestants en colère. Une «soixantaine de sapeurs-pompiers» ont également été mobilisés car «un certain nombre de poubelles et de véhicules» ont été incendiés.

D’après le bilan officiel de la police, six gendarmes ont été légèrement blessés et l’un des manifestants a été interpellé.

https://francais.rt.com/france/24097-suite-morte-francais-origine-africaine-affrontements-submergent-val-d-oise


Israël: adoption d'une loi controversée sur l'éviction de députés  20/07/2016

Israël: adoption d'une loi controversée sur l'éviction de députés









Le parlement israélien a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un projet de loi controversé sur l'éviction de députés. Celui-ci pourrait viser dans un premier temps des parlementaires d'opposition arabes.

Le texte, critiqué par l'opposition de gauche et des députés arabes qui l'ont qualifiée de "raciste", lors d'un débat très agité, a été adopté par 62 voix contre 47 sur 120. Les autres députés étaient absents.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait soutenu au début de l'année ce projet de loi. Une décision prise à la suite de la polémique provoquée par la visite de trois députés arabes israéliens d'opposition à des proches d'auteurs palestiniens d'attaques tués par les forces israéliennes.

Ces députés avaient expliqué qu'ils avaient seulement assisté à une réunion d'un comité réclamant la restitution des corps des Palestiniens à leurs familles.

Le texte adopté vise les députés qui "se livrent à des incitations au racisme ou qui soutiennent la lutte armée contre l'Etat d'Israël". La nouvelle loi stipule que l'éviction d'un député ne peut intervenir qu'avec le soutien d'au moins 90 parlementaires sur 120.

Troisième force
Le président Reuven Rivlin avait, il y a quelques mois, affirmé qu'on ne pouvait pas permettre au Parlement "dont les représentants sont choisis par le peuple, de remettre en cause à sa guise le choix des électeurs". M. Rivlin ne dispose que de pouvoirs symboliques.

Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur leur terre à la création d'Israël. Ils représentent 17,5% de la population.

Les partis arabes-israéliens ont obtenu 13 députés aux législatives de mars 2015, devenant la troisième force au Parlement. Pour la première fois, ils s'étaient présentés sur une Liste unifiée.

(ats / 20.07.2016 03h27)
http://www.romandie.com/news/Israel-adoption-dune-loi-controversee-sur-leviction-de-deputes/722026.rom


France: la prolongation de l'état d'urgence approuvée par l'Assemblée nationale  20/07/2016

France: la prolongation de l'état d'urgence approuvée par l'Assemblée nationale








L'Assemblée nationale française a approuvé dans la nuit de mardi à mercredi la prolongation de six mois de l'état d'urgence en vigueur en France, cinq jours après l'attentat qui a fait 84 morts à Nice.
L'article du projet de loi de prolongation de l'état d'urgence portant sa durée à six mois, soit jusqu'à fin janvier 2017, a été adopté à main levée par les députés. Le texte doit ensuite passer au Sénat où il sera débattu dans la journée de mercredi.

http://www.lorientlejour.com/article/997399/france-la-prolongation-de-letat-durgence-approuvee-par-lassemblee-nationale.html


Zimbabwe: Mugabe critique violemment un pasteur pour son rôle dans des manifestations  20/07/2016

Zimbabwe: Mugabe critique violemment un pasteur pour son rôle dans des manifestations








Le président zimbabwéen Robert Mugabe a vivement critiqué mardi le pasteur Evan Mawarire, meneur des manifestations contre la détérioration des conditions économiques et la corruption survenues il y a deux semaines.

Evan Mawarire, 39 ans, s'est servi des médias sociaux pour diffuser son message sous la bannière d'un mouvement informel appellé "This Flag" pour organiser les plus vastes manifestations dans le pays depuis 2005.

Même des Zimbabwéens vivant en Afrique du Sud, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ont manifesté devant les ambassades du Zimbabwe.

S'adressant au public présent à l'enterrement de l'ancien Secrétaire du Président et du Cabinet Charles Utete, décédé vendredi dernier, le président a parlé de M. Mawarire en termes très durs, et a mis en garde le peuple contre les "faux hommes d'église" qui incitaient à la violence.

Le président Mugabe a indiqué que Mawarire et ses collègues sont manipulés par des forces extérieures.

"Ils ne sont pas des nôtres. Ils ne font pas partie de notre manière de penser. Ils ne font pas partie de nos efforts pour vivre ensemble. Nul ne peut appeler le peuple à recourir à la violence, ou à des manifestations violentes, pour exprimer ses doléances. Non. Nous dirons toujours non, à jamais", a tempêté le chef d'Etat.

"Prenez garde à ces hommes d'église, car tous ne sont pas de vrais adeptes de la Bible", a-t-il affirmé.

M. Mawarire a été arrêté mardi dernier pour incitation à la violence et perturbation de l'ordre public, mais l'Etat a par la suite cherché à transformer ces chefs d'accusation en accusations de subversion.

La Cour a cependant a ordonné la libération de M. Mawarire.

Le pasteur se trouve actuellement en Afrique du Sud, mais a promis de revenir bientôt au Zimbabwe, afin de faire taire les rumeurs selon lesquelles il aurait fui le pays. 

http://french.cri.cn/621/2016/07/20/661s486643.htm


Valls suscite la polémique en appelant «à vivre avec la menace terroriste»  20/07/2016

Valls suscite la polémique en appelant «à vivre avec la menace terroriste»









En ouverture du débat à l'Assemblée nationale sur la prolongation de l'état d'urgence, le Premier ministre a déclaré que la France connaîtrait d'autres attentats, obligeant la société à s'adapter à la vie sous la menace djihadiste.

«Je ne laisserais jamais dire qu'il y a des failles là où il n'y en a pas», a martelé Manuel Valls devant l'Assemblée nationale, dans la soirée du 18 juillet, avant que les députés ne commencent à débattre du projet de loi autorisant la prolongation de l'état d'urgence. La main de François Hollande «n'a jamais tremblé» face au terrorisme, a-t-il assuré avec emphase, réagissant aux reproches adressés ces derniers jours à l'exécutif par des membres de l'opposition.

L'état d'urgence mis en place pas le gouvernement aurait en effet permis, selon Manuel Valls, de déjouer de nombreux attentats, dont celui prévu par le djihadiste présumé Reda Kriket, arrêté en mars à Argenteuil, qui visait «sûrement» l'Euro de football 2016.

«A Nice, le soir de l’attentat, des effectifs importants étaient déployés : 185 policiers nationaux et 20 militaires de l’opération Sentinelle, aux côtés de la police municipale. Prétendre le contraire [...] est une remise en cause inacceptable de la parole publique», a par ailleurs indiqué le Premier ministre, taclant très précisément le président de la région Paca, Christian Estrosi, élu sous l'étiquette Les Républicains (LR), qui a accusé le gouvernement d'avoir menti sur les effectifs policiers et militaires déployées à Nice le soir du 14 juillet.

«Il y aura d'autres attentats et d'autres innocents tués»

Cinq jours après l'attaque meurtrière au camion de Nice, le chef du gouvernement a également mis en garde contre les «divisions» et «la démagogie», car les partisans du populisme «rôdent, prêts à saisir la moindre occasion pour souffler sur les braises de la discorde».

Or, pour Manuel Valls, les temps à venir sont durs, et il serait illusoire d'affirmer pouvoir régler les problèmes posés par le terrorisme «d'un coup de baguette magique». Il y aura «d'autres attentats et d'autres innocents tués», a affirmé le Premier ministre sans prendre de gants.

«250 morts en 18 mois mais Valls et Cazeneuve ne se remettent jamais en cause»

L'intervention de Manuel Valls devant l'Assemblée nationale a provoqué de vives réactions parmi les politiques et les internautes.

Les propos du chef du gouvernement sur l'absence de faille de l'exécutif n'a pas été du goût de tout le monde.

D'autres ont reproché à Manuel Valls une forme de défaitisme face au fléau du terrorisme. Du côté du FN, Floriant Philippot a regretté que le Premier ministre et le ministre de l'intérieur «ne se remettent jamais en cause» malgré la vague d'attentats qui touche le pays depuis un an et demi.

A droite, le député LR Olivier Marleix a dénoncé «l'arrogance» de Manuel Valls.

Durant l'intervention du Premier ministre, des élus de droite, indignés par ce qu'ils considèrent être une timidité de l'exécutif face au terrorisme, auraient crié «On est en guerre !».

Plus original, le PCF André Chassaigne a pointé du doigt le rôle de «la politique française au Moyen-Orient!» dans l'expansion de la menace djihadiste en France. Prenant la défense de l'exécutif, le député Bruno Le Roux (PS) a quant à lui condamné, comme l'a fait le Premier Ministre, les «déclarations à l'importe pièce» de membres de l'opposition.

https://francais.rt.com/france/24082-valls-jihadiste-reda-kriket-avait




France: reprise du trafic des trains Eurostar et Thalys après un incendie  20/07/2016

France: reprise du trafic des trains Eurostar et Thalys après un incendie







La circulation des trains grandes lignes ainsi que l'Eurostar et le Thalys reprenait progressivement mardi soir après une interruption du trafic dans une gare parisienne en raison d'un incendie sur un transformateur électrique, a-t-on appris auprès des chemins de fer français.

Une solution technique a été trouvée, le courant a été rétabli et le trafic va reprendre progressivement sur l'ensemble du réseau, a dit à l'AFP une porte-parole des chemins de fer.

Le trafic gare du Nord à Paris avait été interrompu vers 16H30 GMT à la suite d'un incendie qui avait fait exploser un transformateur électrique à Saint-Denis, près de la capitale, un acte de malveillance probablement provoqué par des voleurs surpris alors qu'ils tentaient de dérober des câbles électriques selon la Société nationale des chemins de fer.

Les trains grandes lignes mais aussi l'Eurostar pour l'Angleterre et les Thalys pour la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne ont été affectés.


(©AFP / 19 juillet 2016 23h29)
http://www.romandie.com/news/France-reprise-du-trafic-des-trains-Eurostar-et-Thalys-apres-un-incendie/722006.rom


Trois soldats français seraient morts en mission en Libye  19/07/2016

Trois soldats français seraient morts en mission en Libye








Trois membres des forces spéciales françaises ont été tués en Libye, selon des responsables du pays. Une milice islamiste a détruit l'hélicoptère dans lequel les deux militaires se trouvaient, près de Benghazi.

Des responsables libyens ont déclaré, le soir du mardi 19 juillet, que les membres d'une milice islamiste avaient abattu dimanche 17 juillet un hélicoptère de guerre à proximité de la ville de Benghazi, dans l'est du pays.

A bord du véhicule se trouvaient trois membres des forces spéciales françaises.

Toujours ces responsables libyens, cités par l'agence The Associated Press, il n'y aurait eu aucun survivant dans le crash de l'hélicoptère. Le ministère de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, n'a pas souhaité commenté l'évènement. L'attaque a été revendiquée par une milice portant le nom de Brigade de Défense Benghazi.

Depuis le printemps, des membres des forces spéciales françaises sont présents à Benghazi pour soutenir les troupes gouvernementales de la Libye dans leur lutte contre les groupes affiliés à l'Etat islamique. D'après les responsables du pays cités par The Associated Press, les forces françaises aident les autorités à localiser les milices et à préparer leurs opérations, et forment des militaires du gouvernement.

https://francais.rt.com/international/24084-libye--miliciens-islamistes-abattent


La France doit s'attendre à "d'autres attentats et d'autres innocents tués"  19/07/2016

La France doit s'attendre à "d'autres attentats et d'autres innocents tués"







Le Premier ministre Manuel Valls a averti que la France devait s'attendre à "d'autres attentats" et "d'autres innocents tués" dans un discours mardi soir devant les députés pour la prolongation de l'état d'urgence après la tuerie de Nice.
"Même si ces mots sont durs à prononcer, c'est mon devoir de le faire : il y aura d'autres attentats et il y aura d'autres innocents tués. Nous devons, non pas nous habituer - jamais - mais apprendre à vivre avec cette menace. A vivre avec elle et à la combattre", a déclaré M. Valls, alors que la France vient de subir sa troisième tuerie de masse en 18 mois.

http://www.lorientlejour.com/article/997326/la-france-doit-sattendre-a-dautres-attentats-et-dautres-innocents-tues-premier-ministre-aux-deputes.html


Israël : des soldats israéliens s’élèvent contre les injustices faites aux Palestiniens  19/07/2016

Israël : des soldats israéliens s’élèvent contre les injustices faites aux Palestiniens










Des soldats israéliens lors des funérailles à Holon, près de Tel Aviv en juillet dernier.

REUTERS
Une quarantaine de soldats de réserve de la plus prestigieuse unité de renseignement militaire israélien ont décidé de ne plus en endosser l'uniforme pour ne plus avoir à participer aux injustices commises selon eux contre les Palestiniens

C'est l'une des plus importantes expressions d'objection de conscience depuis des années en Israël. "Nous, anciens de l'unité 8200, réservistes mobilisés ou mobilisables, déclarons que nous refusons de prendre part à des actions contre les Palestiniens et de continuer à être instrumentalisés pour renforcer le contrôle militaire sur les Palestiniens dans les territoires occupés", écrivent 43 officiers et soldats signataires d'une lettre adressée au Premier ministre et au chef d'état-major israéliens.

"Nous ne pouvons plus continuer à servir ce système et à dénier leurs droits à des millions de personnes tout en gardant bonne conscience", disent les signataires. Publiée moins de trois semaines après la guerre dans la bande de Gaza, la lettre est sans lien avec elle. Mais elle est un pamphlet contre la politique globale du "régime" et les pratiques du Renseignement mises au service de cette politique.
La charge de la NSA israélienne

Dans ce courrier, il est question de mise sous surveillance de millions de Palestiniens sans distinction, jusque dans leur vie privée. Ces refuzniks (terme désignant des Israéliens refusant de servir) dénoncent "la persécution politique" à laquelle participe leur activité d'espionnage; des tribunaux militaires rendant leurs jugements sans que les Palestiniens aient accès aux preuves rassemblées contre eux et des agissements montant les Palestiniens les uns contre les autres.

Ils s'en prennent plus largement à la règle militaire sous laquelle des millions de Palestiniens vivent depuis plus de 47 ans ainsi qu'à la colonisation et à l'hypocrisie d'une politique invoquant les nécessités de sécurité pour se justifier. L'armée a nié la réalité de ces accusations et a affirmé dans un communiqué ne "pas avoir d'informations selon lesquelles des violations spécifiques mentionnées dans cette lettre ont eu lieu".

Ce "manifeste des 43" émane d'une unité qui, par la force des choses, sort rarement de l'ombre. L'unité 8200 est un service d'élite du renseignement militaire. Spécialisée dans la cyberdéfense, chargée des écoutes, elle est souvent comparée à la NSA (National Security Agency) américaine.

Dans un pays où l'armée joue un rôle prééminent et où l'opinion a très majoritairement soutenu la récente guerre à Gaza, la dernière manifestation marquante d'objection de conscience remonte à 2003, lors de la seconde Intifada. Vingt-sept pilotes de l'armée de l'air avaient refusé de mener des opérations de liquidation dans les Territoires palestiniens.

http://www.lexpress.fr/


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