RD Congo: Kabila a "déclaré la guerre au peuple congolais" (chef de l'opposition)  12/10/2017

RD Congo: Kabila a "déclaré la guerre au peuple congolais" (chef de l'opposition)










Le leader de l'opposition en République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a déclaré jeudi que le président Joseph Kabila et le président de la Commission électorale avaient "déclaré la guerre au peuple congolais", en annonçant qu'il n'y aurait pas d'élection présidentielle avant 2019.

"Devant cette énième forfaiture, Joseph Kabila et son serviteur Corneille Nangaa ont déclaré la guerre au peuple congolais et se sont de ce fait disqualifiés", a affirmé Félix Tshisekedi, à l'issue d'une réunion à Kinshasa du Rassemblement, le regroupement de la majeure partie de l'opposition, qui exige le départ de M. Kabila.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) Corneille Nangaa a discrètement annoncé que la Commission ne serait pas en mesure d'organiser une élection avant 2019 pour remplacer Joseph Kabila, dont le second et dernier mandat a pris fin le 19 décembre 2016.

Cette déclaration enterre définitivement l'accord entre le pouvoir et l'opposition du 31 décembre 2016. Conclu sous l'égide de l'Eglise catholique, le texte prévoyait des élections présidentielle, législative et locale au plus tard fin 2017.

"Le Rassemblement entreprend des démarches auprès de la communauté internationale, à travers l'ONU, pour une implication directe dans l'organisation des élections" en République démocratique du Congo, a souligné Félix Tshisekedi, qui a de nouveau demandé "une courte transition sans Joseph Kabila et une Céni recomposée".

Félix Tshisekedi, fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi, décédé en février 2017, a aussi a annoncé qu'il rendrait visite aux militants du Rassemblement dans tout la RDC, en commençant par Lubumbashi (sud-est), la deuxième ville du pays, et l'est.

Les Nations unies et les grands pays-partenaires continuent de réclamer l'application intégrale de l'accord du 31 décembre 2016.

"A l'heure actuelle, la publication d'un calendrier électoral réaliste, l'établissement d'un budget pour la tenue des élections, la mise en oeuvre des mesures de décrispation et la garantie du respect des droits et libertés fondamentales sont les principales conditions à remplir pour faire avancer le processus politique", a déclaré jeudi le représentant de l'ONU en République démocratique du Congo Maman Sidikou devant le Conseil de sécurité à New York.


(©AFP / 12 octobre 2017 21h20)
https://www.romandie.com/news/RD-Congo-Kabila-a-declare-la-guerre-au-peuple-congolais-chef-de-l-opposition/852268.rom


Les principaux points de l’accord de réconciliation palestinienne  12/10/2017

Les principaux points de l’accord de réconciliation palestinienne










Le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont signé jeudi au Caire un accord de réconciliation, à l’aide d’une médiation égyptienne. Voici certaines des dispositions convenues, et les points laissés en suspens.

Le texte de l’accord lui-même n’a pas été publié.

– L’Autorité palestinienne, dominée par le Fatah et basée en Cisjordanie occupée, reprendra le contrôle total de la bande de Gaza d’ici au 1er décembre, selon le communiqué des Renseignements égyptiens. Elle en avait été chassée en 2007.

– Tous les grands mouvements palestiniens, dont le Fatah et le Hamas, se réuniront le 21 novembre au Caire pour des discussions en vue de former un gouvernement d’unité nationale.

– Les points de passage reliant Gaza à Israël et à l’Egypte seront replacés sous le contrôle de l’Autorité palestinienne d’ici au 1er novembre, selon le négociateur du Fatah Azzam al-Ahmed.

– Le président palestinien Mahmoud Abbas devrait se rendre à Gaza dans les prochaines semaines, pour la première fois depuis 2007, selon un responsable de son parti.

– La question des dizaines de milliers de fonctionnaires employés par le Hamas sera résolue d’ici à février 2018, selon la chaîne de télévision du Hamas, Al-Aqsa.
– Points en suspens –

– Les mesures punitives prises par l’Autorité palestinienne contre Gaza, notamment la réduction des paiements pour l’électricité, doivent être levées. Mais aucune échéance précise n’a été communiquée.

– Le sort des 25.000 hommes de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, n’a été évoqué dans aucune déclaration publique. Israël a assuré qu’il rejetterait tout accord dans lequel le Hamas –contre lequel il a mené trois guerres depuis 2008– ne serait pas démilitarisé.

– La reconnaissance d’Israël n’a pas non plus été mentionnée. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dirigée par M. Abbas a reconnu Israël, contrairement au Hamas.

Ce dernier est classé comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne. Les diplomates occidentaux assurent qu’ils n’accepteront pas un gouvernement composé du Hamas si ce dernier ne reconnaît pas Israël.

https://www.tsa-algerie.com/les-principaux-points-de-laccord-de-reconciliation-palestinienne/


Moscou aspire à la dépolitisation de l’Unesco  12/10/2017

Moscou aspire à la dépolitisation de l’Unesco











La décision des États-Unis de sortir de l’Unesco est regrettable, surtout qu’il s’agit de l’une des organisations les plus efficaces de l’Onu, estime la diplomatie russe. Moscou espère que le nouveau directeur général de cette institution internationale déploiera des efforts pour la dépolitiser, ce qui permettra de poursuivre la coopération.

Le ministère russe des Affaires étrangères regrette le retrait des États-Unis de l’Unesco, cette décision aggravant la situation de l’organisation, a déclaré Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.

«Cette décision des États-Unis suscite le regret. Le pays qui était à l’origine de la fondation de l’Unesco l’abandonne à un moment difficile pour l’organisation, aggravant par-là sa situation. Cela étant dit, il convient de mentionner que les États-Unis ne contribuaient plus au budget régulier de l’organisation depuis 2011, ce qui complique son fonctionnement et torpille la mise en place de toute une série de projets cruciaux», a-t-elle déclaré.

Et de rappeler que la déclaration de Washington intervenait à la veille de l’élection du nouveau directeur général de l’Unesco, organisée ces jours-ci à Paris.

Madame Zakharova a en outre espéré que le futur chef de l’organisation saura la dépolitiser, qu’il «déploiera tous ses efforts pour changer la situation qui s’est créée et se concentrera sur des problématiques purement humanitaires, ce qui permettra de poursuivre la coopération utile dans les domaines de compétence de l’Unesco avec tous les pays, y compris les États-Unis», a souligné la porte-parole de la diplomatie.

Le représentant permanent de Russie auprès de l’organisation, Alexandre Kouznetsov, a également regretté la sortie prochaine de l’État américain de l’Unesco, cette dernière étant «l’une des organisations les plus universelles du système de l’Onu». Toutefois, l’Unesco survivra à cette sortie, estime-t-il rappelant qu’au cours des années 1980 les États-Unis avaient abandonné l’organisation pour quelques années, ce qui ne l’avait pas empêchée de fonctionner normalement.

Les États-Unis ont annoncé ce jeudi quitter l'Unesco. Le département d'État américain a motivé cette décision par les arriérés de contribution de certains pays membres ainsi que par la nécessité de réformer cette organisation de l'Onu. Les États-Unis reprochent en outre à l'Unesco ses positions «anti-israéliennes». La décision entrera en vigueur le 31 décembre 2018. Peu après cette déclaration, on a appris que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné au gouvernement de préparer la sortie de l’État hébreu de l’organisation.

https://fr.sputniknews.com/international/201710121033433285-unesco-moscou-reaction/


Impeachment de Trump: les Républicains n’attendraient qu’une chose avant de le destituer  12/10/2017

Impeachment de Trump: les Républicains n’attendraient qu’une chose avant de le destituer










À en croire l’ancien secrétaire américain du Travail, Robert Reich, le parti Républicain est prêt à destituer Donald Trump une fois le projet de loi sur les impôts adopté.

Le parti Républicain envisage sérieusement de se concentrer sur l'impeachment du Président américain dès que leur projet de loi sur les impôts sera promulgué, a écrit sur sa page Facebook l'ancien secrétaire américain du Travail, Robert Reich, se référant à un de ses amis, ancien sénateur.

D'après M. Reich, certains Républicains «pensent faire la même chose que Bob [Corker, ndlr] a fait».

«Ils croient que Trump est fou. Incapable. Dangereux», a-t-il écrit en reprenant les paroles de son ami.

Mais, a-t-il ajouté, d'abord le parti Républicain souhaiterait «adopter cette loi sur les impôts».

«Ils ne veulent pas faire face aux électeurs en '18 ou '20 sans avoir prouver quelque chose. Ils prient justement que Trump ne fasse pas quelque chose très, très stupide avant le projet de loi sur les impôts.»

Dans un ouvrage collectif «Le cas dangereux de Donald Trump: 27 psychiatres et experts en santé mentale évaluent un Président», des psychiatres et d'autres professionnels en santé mentale ont affirmé que l'état mental du Président américain présentait des risques pour la nation et le monde. Le livre comprend des analyses et des essais qui décrivent les traits du caractère du Président, que les auteurs trouvent compatibles avec les symptômes du narcissisme, de la sociopathie et d'autres maladies mentales.

https://fr.sputniknews.com/international/201710121033433927-impeachment-trump-republicains-chose/


Algérie : inaccessible sur l'internet public, un média en ligne dénonce "une censure"  12/10/2017

Algérie : inaccessible sur l'internet public, un média en ligne dénonce "une censure"











Le site privé d'information consacré à l'Algérie TSA (Tout sur l'Algérie) est inaccessible depuis le 5 octobre sur les réseaux publics internet et mobile algériens, a indiqué jeudi à l'AFP son directeur, dénonçant une "censure déguisée".

"Depuis jeudi 5 octobre, le site de TSA est partiellement bloqué", a expliqué Hamid Guemache: il est inaccessible via le réseau ADSL de l'opérateur public Algérie Télécom - seul fournisseur d'accès internet en Algérie -, ou via le réseau mobile de sa filiale Mobilis, mais "continue d'être accessible sur les opérateurs (mobiles privés) Ooredoo et Djezzy". "C'est une censure déguisée", a-t-il ajouté.

Lancé en 2007 par les frères Hamid et Lounès Guemache, TSA, entreprise de presse de droit français, dont les serveurs sont basés en France, se revendique comme "le média le plus consulté d'Algérie, avec plus de 7 millions de visites mensuelles". Le site, au ton souvent critique, est disponible en français ou en arabe.

Après avoir démenti tout blocage, Algérie Télécom a reconnu un possible "problème technique", a assuré M. Guemache, affirmant que les tentatives des techniciens de TSA pour contacter Algérie Télécom sont depuis restées vaines. Algérie Télécom n'a pu être joint dans l'immédiat par l'AFP.

Dans un article publié jeudi sur son site, le directeur de la rédaction de TSA, Lounès Guemache estime qu'Algérie Télécom "refuse de coopérer" et dénonce "une atteinte flagrante à la liberté de la presse" et à "la liberté d'expression", mais aussi "à celle d'accès à internet" et "à la liberté d'entreprendre".

Reporters sans Frontières (RSF) a estimé jeudi dans un communiqué que "le fait que TSA soit inaccessible sur les seuls opérateurs publics laisse à penser qu'il s'agit bien d'un blocage politique eu égard au ton critique du site envers les autorités". L'organisation de défense de la liberté de la presse "appelle les autorités compétentes à mettre tout en oeuvre pour permettre un retour rapide à la normale et assurer le pluralisme de l'information".

L'Algérie est 134e au classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF, qui a dénoncé en juin dernier "le harcèlement", "les menaces" et "pressions" à l'encontre des journalistes dans le pays.

https://www.lorientlejour.com/article/1077810/algerie-inaccessible-sur-linternet-public-un-media-en-ligne-denonce-une-censure.html


Netanyahu : La réconciliation Fateh/Hamas complique la paix avec Israël  12/10/2017

Netanyahu : La réconciliation Fateh/Hamas complique la paix avec Israël










Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu que la réconciliation entre les mouvements rivaux palestiniens scellée jeudi au Caire compliquait encore davantage la recherche de la paix avec Israël.

"Israël s'oppose à toute forme de réconciliation dans laquelle l'organisation terroriste du Hamas ne rend pas les armes et ne cesse pas son combat pour la destruction d'Israël", a réagi M. Netanyahu sur Facebook, ajoutant que "la réconciliation entre le Fateh et le Hamas ne faisait que compliquer encore bien plus la recherche de la paix".

https://www.lorientlejour.com/article/1077850/netanyahu-la-reconciliation-fateh-hamas-complique-la-paix-avec-israel.html


La Chine pourrait détruire le pétrodollar en payant le pétrole saoudien en yuan, selon un économiste  12/10/2017

La Chine pourrait détruire le pétrodollar en payant le pétrole saoudien en yuan, selon un économiste











Premier importateur mondial de pétrole, la Chine n'acceptera pas indéfiniment de l'acheter en dollar, selon l'économiste Carl Weinberg. L'Arabie saoudite serait alors contrainte de libeller ses ventes en yuan, entraînant avec elle le reste du marché.

La fin de l'ère dollar se préciserait-elle ? Dans une interview accordée au média américain CNBC le 11 octobre, l'économiste Carl Weinberg a détaillé plusieurs facteurs qui feraient selon lui pencher la balance en ce sens.

Il note notamment que l'émergence de la Chine en tant que premier importateur de pétrole au monde est de nature à bouleverser la donne concernant le pétrodollar. Carl Weinberg estime en effet que dans un futur proche, Pékin cherchera à acheter l'or noir avec sa propre devise, sans devoir passer par la monnaie américaine.

Une volonté que l'Arabie saoudite, l'un des principaux exportateurs de pétrole au monde, pourra difficilement ignorer, et qui pourrait créer un effet domino. «Je pense que la tarification du pétrole en yuan va arriver, et dès que les Saoudiens l'accepteront – ce que les Chinois les contraindront à faire –, le reste du marché pétrolier suivra», analyse l'économiste.

Depuis 1974 et un accord passé entre le président américain Richard Nixon et le roi Fayçal d'Arabie saoudite, le royaume – à l'instar de l'immense majorité des pays producteurs – ne libelle ses ventes de pétrole qu'en dollars.

Mais depuis quelques années, une nouvelle dynamique se dessine. Dès 2012, l'Iran a commencé à accepter de vendre son gaz et son pétrole en yuan, suivi par la Russie en 2015. En réponse aux sanctions financières décrétées par Washington contre Caracas, le Venezuela a fait de même le 15 septembre dernier. Quelques jours auparavant, c'est Pékin qui avait annoncé lancer des contrats à terme pour des ventes de pétrole brut libellés en yuan chinois et convertibles en or. En attendant l'Arabie saoudite ?

https://francais.rt.com/economie/44482-chine-pourrait-detruire-petrodollar-payant-petrole-saoudien-yuan-economiste


«Allez-y, fils de p****», le président philippin Duterte menace d'expulser les diplomates européens  12/10/2017

«Allez-y, fils de p****», le président philippin Duterte menace d'expulser les diplomates européens











Rodrigo Duterte a menacé d'expulser plusieurs ambassadeurs européens, accusant leur gouvernement de comploter contre Manille afin de faire exclure les Philippines des Nations unies. Le bouillonnant chef d'Etat les a gratifiés de son insulte préférée.

Au cours d'un discours prononcé le 12 octobre 2017, le président philippin Rodrigo Duterte s'en est pris avec virulence aux Etats membres de l'Union européenne. Le président philippin leur reproche de critiquer sa politique de lutte contre la drogue. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, la police a tué au moins 3 850 personnes soupçonnées d'être impliquées dans le trafic de drogue, selon le décompte de l'AFP.

«Vous nous dites : "Vous serez exclus des Nations unies". Fils de p****, allez-y !», a-t-il fulminé devant des journalistes, accusant les Européens d'interférer avec la politique intérieure philippine et de vouloir mettre son pays au ban des nations. «Vous nous donnez de l'argent, puis vous commencez à nous dire ce qu'il faut faire ou ne pas faire dans notre pays [...] Nous ne sommes plus au temps des colonies», a-t-il ajouté d'après l'AFP, estimant que les pays européens profitaient du fait que son pays était pauvre. Mais le chef d'Etat philippin s'est fait encore plus menaçant. «Nous pouvons rompre le canal diplomatique demain [et] vous quittez mon pays en 24 heures, tous», a-t-il encore lancé.

Pourtant, l'Union européenne (UE), au sens strict, n'a jamais fait de commentaires sur une éventuelle mise à l'écart des Philippines des Nations unies. Outre ses nombreux démêlés avec des diplomates occidentaux, le président philippin avait sans doute en tête les résolutions du Parlement européen à l'encontre de Manille. En 2016, l'organe de l'UE s'inquiétait en effet du nombre «extraordinairement élevé» de personnes tuées dans des opérations de police organisées pour lutter contre le trafic de drogue. La résolution appelait textuellement Rodrigo Duterte à mettre fin à la vague d'exécutions extrajudiciaires et de «meurtres». En mars 2017, le Parlement européen se penchait à nouveau sur les affaires intérieures des Philippines, réclamant la libération d'une opposante politique, déclenchant une nouvelle fois l'ire du président philippin.

Dans un communiqué publié ce même 12 octobre, la délégation de l'UE aux Philippines a tenté d'apaiser Manille, mettant en avant sa coopération avec les autorités. «L'UE et les Philippines travaillent ensemble de manière constructive et productive [...] dans de nombreux domaines, notamment, bien sûr, dans le contexte des Nations unies», a-t-elle souligné.

Lors de sa campagne présidentielle, Rodrigo Duterte a promis d'éradiquer le trafic de drogue en se disait prêt à faire abattre si nécessaire jusqu'à 100 000 trafiquants et toxicomanes présumés.

https://francais.rt.com/international/44502-allez-fils-p-rodrigo-duterte-ambassadeurs-union-europeenne


«Dire que Valls est l'ami des juifs» : l'ex-Premier ministre tacle Mélenchon, la polémique enfle  12/10/2017

«Dire que Valls est l'ami des juifs» : l'ex-Premier ministre tacle Mélenchon, la polémique enfle











Après avoir été traité de «nazi» par Jean-Luc Mélenchon, un qualificatif que ce dernier dément avoir prononcé, Manuel Valls a lancé une violente diatribe contre le chef des insoumis qu'il accuse de complaisance envers l'antisémitisme. Ambiance.

La hache de guerre est loin d'être enterrée entre Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls. Le 12 octobre, sur les ondes d'Europe 1, l'ex-Premier ministre de François Hollande est revenu sur ses récentes altercations avec le président de La France insoumise (LFI). Selon des révélations du Canard enchaîné, l'insoumis aurait traité Manuel Valls d'«ordure», de «sale type» et de «nazi», un dernier qualificatif que Jean-Luc Mélenchon dément avoir prononcé.

L'ex-Premier ministre a décidé de répliquer au micro du journaliste Patrick Cohen sur Europe 1. Pour lui, Jean-Luc Mélenchon dit ce qu'il pense réellement : «Ce n'est pas un coup de colère de sa part. Je le connais bien. C'est parfaitement maîtrisé», a-t-il déclaré. Et d'ajouter : «Je ne l'ai pas entendu [me qualifier de "nazi"] mais il l'a dit, selon différents témoins. Mais devant moi en revanche, il a proféré de nombreuses insultes».

L'une des causes de cette énième prise de bec, une nouvelle accusation récente de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre de Manuel Valls dans sa lettre de démission de la mission de l'Assemblée nationale sur la Nouvelle-Calédonie, suite à la nomination de Manuel Valls à sa présidence. Dans cette lettre, l'insoumis justifiait son retrait par la proximité, selon lui, de l'ancien Premier ministre avec «l'extrême droite israélienne», référence à une photo l'affichant aux côtés de la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, connue pour avoir tenu à plusieurs reprises des propos violents à l'égard des Palestiniens. Manuel Valls avait alors évoqué un texte «ignoble» et «outrancier» dans une bataille de tweets.

«On veut faire de moi une cible»

Manuel Valls a visiblement beaucoup de mal à digérer ces accusations qui, selon lui, relèvent ni plus ni moins d'une complaisance envers l'antisémitisme, dont il accuse Jean-Luc Mélenchon de faire la promotion : «Lorsqu'on dit que je suis l'ami de l'extrême droite israélienne, au fond, on veut faire passer un seul message : dire que Manuel Valls est l'ami des juifs [...] Jean-Luc Mélenchon et ses amis ne se rendent pas compte, ou alors ils s'en rendent compte et c'est encore plus grave, que l'antisionisme, qui est le nouvel antisémitisme d'aujourd'hui, est au cœur de la matrice de l'idéologie totalitaire et de l'islamisme radical.» Et d'ajouter : «Quand on me désigne comme "l'ami des juifs", on veut faire de moi une cible.»

«Quand vous traitez un responsable politique, un social-démocrate, un démocrate, un républicain, de droite ou de gauche, de fasciste, de nazi, quand vous l’insultez, c’est une manière de le disqualifier, d’empêcher le débat. C’est pour ça que c’est insupportable», a tempêté Manuel Valls.

Par ailleurs, l'ex-Premier ministre persiste et signe dans ses accusations de «complaisance» qu'aurait son adversaire à l'égard de l'islam radical. «Il y a une partie de la gauche qui est soit complaisante, soit qui n’a pas pris conscience de ce qu’est la réalité dans un certain nombre de nos territoires», a-t-il lancé sur Europe 1. «C’est théorisé au sein de La France insoumise. Quand sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme, votre oratrice principale, c’est la députée Obono, dont on connait aujourd’hui les prises de position, les textes qu’elle a écrits, après les attentats de janvier 2015, après la manifestation du 11 janvier [...] il y a là une vraie conception», a martelé le député de l'Essonne.

En parallèle, Jean-Luc Mélenchon a réagi à la polémique sur Twitter, rectifiant : «Je n'ai dit ni ne pense que Valls soit nazi. Il est en perdition politique.»

LREM veut saisir le déontologue

Stanislas Guerini, porte-parole du groupe La République en marche (LREM), a déclaré le 12 octobre souhaiter que le déontologue de l'Assemblée nationale soit saisi.

«Qui pourrait trouver normal que Manuel Valls se fasse traiter de "nazi", qu'on soit dans le même groupe parlementaire ou pas ? C'est inacceptable», a-t-il lancé sur Radio Classique.

«Je pense qu'il faut que le déontologue de l'Assemblée nationale soit saisi. Il doit y avoir une suite, effectivement. C'est inacceptable que des propos comme cela soient tenus dans l'enceinte de l'Assemblée nationale», a-t-il poursuivi.

https://francais.rt.com/france/44504-nazi-antisemite-guerre-mots-continue-entre-jean-luc-melenchon-et-manuel-valls









Opération «chasse aux DRH» : débordements et voitures brûlées au bois de Boulogne  12/10/2017

Opération «chasse aux DRH» : débordements et voitures brûlées au bois de Boulogne





Des casseurs se sont invités lors d'une réunion de directeurs de ressources humaines des plus grandes entreprises françaises. Deux véhicules au moins ont été incendiés, les forces de l'ordre ont interpellé 41 personnes.

Les DRH des entreprises du CAC 40 ont invité le 12 octobre la ministre du Travail Muriel Pénicaud à venir commenter la réforme du Code du travail, au Pré Catelan, un restaurant trois étoiles du 16e arrondissement de Paris situé en plein cœur du bois de Boulogne.

A l'appel de plusieurs associations, syndicats, mais aussi artistes et intellectuels, une manifestation a été organisée dans le but de perturber l'événement. Elle a été intitulée «Chasse aux DRH».

«Que du beau monde ! Les DRH d'Orange, La Poste, Renault, Carrefour, Engie, Bouygues, Michelin, Société Générale, Carrefour, Air France, Canal, Mac Donald, La Française des Jeux, Renault, et tous au même endroit ! [...] L'idée est de les [les dirigeants des grandes entreprises du CAC 40] empêcher d'arriver au Pré Catelan puis de les empêcher d'en repartir chacun à sa manière, et si possible de goûter aux petits fours …», pouvait on lire sur le site où l'action était expliquée.

«Est-il raisonnable de laisser les DRH [...] méditer tranquillement les prochains coups qu'ils entendent nous porter, quand on sait que c'est en nombre de suicides, de "burn out", de dépressions, de démissions ou juste de malheur et de misère que se mesure, en règle générale, le succès de leurs stratégies RH innovantes ?», poursuivait le communiqué appelant à la «chasse aux drh».

Dès 8h, le correspondant de RT France a pu constater une forte présence policière aux alentours du restaurant étoilé où la réunion avait lieu. Vers 11h, une cinquantaine de «casseurs» vêtus de noir et en tenue jean-basket ont commencé des actions violentes, selon le journaliste Stefan Etcheverry qui s'exprimait aussi sur Twitter.

Des images sont ensuite apparues sur les réseaux sociaux, montrant plusieurs véhicules de type «grosse cylindrée» en feu en plein milieu du bois de Boulogne, tandis que les pompiers s'efforçaient d'éteindre les flammes.

D'après l'AFP, 41 personnes, présentées comme appartenant à l'extrême gauche ont été interpellées.

https://francais.rt.com/france/44491-operation-chasse-drh-debordements-voitures-brulees




L'affaire Weinstein provoque un grand déballage à Hollywood  12/10/2017

L'affaire Weinstein provoque un grand déballage à Hollywood











Le séisme de l'affaire Weinstein continuait à secouer Hollywood mercredi avec de nouvelles accusations contre le producteur déchu de la part de Léa Seydoux et Cara Delevingne, et un grand déballage sur les pratiques de harcèlement sexuel et l'hypocrisie d'une industrie qui se veut progressiste.

L'actrice Cara Delevingne, star du dernier Luc Besson "Valérian et la cité des mille planètes", raconte sur Instagram qu'Harvey Weinstein, qu'elle avait suivi à contre-coeur dans une chambre d'hôtel, lui a demandé d'embrasser une femme qui se trouvait là et a tenté de l'embrasser sur la bouche avant qu'elle ne s'échappe.

Léa Seydoux, dans une tribune au Guardian, dit avoir dû "se défendre" pour échapper au puissant producteur s'était "jeté sur elle".

Harvey Weinstein, 65 ans, est accusé d'avoir harcelé sexuellement de jeunes actrices, mannequins et employées depuis les années 1990. Des stars ont témoigné publiquement dans le New York Times et le New Yorker depuis la semaine dernière, notamment Mira Sorvino, Rosana Arquette, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Emma de Caunes et Judith Godrèche, qui ont décrit des avances sexuelles insistantes formulées par le puissant producteur, souvent dans une chambre d'hôtel, alors qu'il n'était vêtu que d'un peignoir, voire nu.

Trois femmes l'ont accusé de viol, la star italienne Asia Argento, l'actrice Lucia Evans et une autre femme anonyme. Par un porte-parole, il a affirmé que toute les relations sexuelles étaient consenties.

Harvey Weinstein n'est pourtant que "le haut de l'iceberg", insiste l'acteur et réalisateur Rob Schneider ("Inside Amy Schumer") dans une vidéo publiée par le site TMZ où il dit avoir été lui-même harcelé par un cinéaste célèbre lorsqu'il était jeune.

- 'C'est partout' -

"Les acteurs, les actrices plus que les hommes, sont particulièrement vulnérables. Ils ont besoin d'un agent et les agents sont répugnants aussi", assure-t-il.

"Les directeurs de casting, les producteurs, les réalisateurs, c'est partout dans l'industrie (du film), il n'y a pas une actrice qui n'ait pas une histoire".

Dans sa tribune, Léa Seydoux dit rencontrer des hommes comme Harvey Weinstein "tout le temps" et dénonce le traitement misogyne des femmes dans le cinéma - aux Etats-Unis ou ailleurs - de l'exigence de perfection physique aux écarts de salaires injustifiés avec les hommes.

Elle souligne surtout que beaucoup de réalisateurs en vogue abusent de leur pouvoir à l'image de M. Weinstein

La vedette de "La vie d'Adèle" et "James Bond girl" ("007 Spectre") cite l'un d'eux qui lui a lancé "j'aimerais te baiser", un autre qui filmait en se rinçant l'oeil des scènes de sexe interminables, un qui a tenté de l'embrasser et qu'elle a également dû repousser avec force.

Le scandale Weinstein a ouvert la boîte de Pandore sur les abus sexuels des puissants dans le septième art et l'hypocrisie à Hollywood.

Rose McGowan, l'une des actrices citées dans le New York Times comme ayant passé un accord amiable avec Harvey Weinstein après un incident - ce qu'elle semble confirmer par une avalanche de tweets sur l'affaire - a lancé une véritable campagne sur Twitter pour obtenir la démission de la totalité du conseil d'administration de la Weinstein Company - y compris Bob le frère de Harvey et cofondateur de la maison de production: "Ils étaient tous au courant", dénonce-t-elle.

Elle traite aussi de menteur Ben Affleck qui selon elle était aussi au courant du comportement de Harvey Weinstein alors que dans sa réaction officielle aux révélations sur le producteur qui a lancé sa carrière en finançant "Will Hunting", il laisse entendre qu'il l'ignorait.

Ben Affleck s'est par ailleurs excusé sur Twitter de son comportement inapproprié avec la comédienne Hilarie Burton il y a 15 ans lors d'une émission télé, lui demandant notamment pourquoi elle ne la présentait pas seins nus.

- Donateur démocrate -

L'Académie des arts et sciences du cinéma, qui a accordé aux frères Weinstein 81 Oscars lors de leur carrière à la tête de Miramax puis de la Weinstein Company, a annoncé une réunion samedi pour "discuter des accusations" contre le producteur.

Les dirigeants du Festival de Cannes ont condamné un "comportement impardonnable".

Le scandale de plus en plus retentissant débordait sur la scène politique car Harvey Weinstein était une figure incontournable pour tous les grands candidats démocrates depuis deux décennies.

Il a personnellement donné 1,4 million de dollars à des candidats ou comités démocrates ou au parti depuis 1990, selon le Center for Responsive Politics. A cela s'ajoutent des centaines de milliers de dollars levés auprès de son réseau.

Après plusieurs jours de silence, Hillary Clinton s'est dite mardi "choquée et écoeurée", tandis que Barack et Michelle Obama se déclaraient "dégoûtés".

Les républicains réclament le remboursement des sommes données ou levées par Weinstein, ce que de nombreux sénateurs démocrates ont commencé à faire.

"Il est ironique que les républicains s'agitent autant autour de Harvey Weinstein quand le président lui-même a été accusé de harcèlement sexuel 15 fois", a répliqué Jennifer Granholm, ancienne gouverneure démocrate, sur CNN.



(©AFP / 12 octobre 2017 00h11)
https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-affaire-Weinstein-provoque-un-grand-deballage-a-Hollywood/851888.rom


L’attentat contre la mosquée de Québec ne sera pas qualifié d’acte terroriste  12/10/2017

L’attentat contre la mosquée de Québec ne sera pas qualifié d’acte terroriste










En janvier, le centre islamique de Québec avait été victime d’un attentat terroriste. Ce terme ne sera pas retenu par la justice qui parle de meurtres.

L’attentat contre la mosquée de Québec qui avait fait six morts dans le Centre Culturel Islamique de Québec ne sera finalement pas qualifié d’attentat terroriste. Le procureur de la Couronne de Québec a refusé de qualifier l’attaque d’attentat terroriste. Clamant la complexité d’interpréter les intentions du militant d’extrême droite David Bissonnette, elle a opté pour six chefs d’accusation de « meurtre au premier degré » et six chefs de « tentative de meurtre avec usage d’une arme à autorisation restreinte. » Le Premier ministre Justin Trudeau avait lui même qualifié l’attaque d’attentat terroriste, déclaration rarissime lorsque les musulmans sont victimes dans les pays occidentaux.

« Seuls les musulmans sont capables d’actes terroristes pour les autorités canadiennes »

Mais cela ne sera pas suffisant. Pourtant, le code criminel québécois ne manque pas d’être explicite sur la définition du terrorisme qui inclut les actes commis « au nom d’une cause de nature politique, religieuse ou idéologique » en vue de « causer des blessures graves à une personne ou la mort de celle-ci, par l’usage de la violence… » Pour Mohamed Boudjenan, président sortant de la Fédération canado-arabe, qui a perdu un ami avec lequel il avait étudié, l’argutie judiciaire ne tient pas. Selon lui, cette nouvelle a provoqué un « choc » et un « sentiment d’insécurité totale », il indique clairement que « seuls les musulmans sont capables d’actes terroristes pour les autorités. Lorsque d’autres les commettent, on les humanise, on leur cherche des excuses et on parle de déséquilibrés ou de malades. »

Le procès aura lieu le 11 décembre et l’auteur risque de passer le reste de sa vie en prison. En vertu de loi protégeant les Canadiens entrée en vigueur en 2011, David Bissonnette pourrait finir sa vie en prison en raison de l’addition des peines en cas de meurtres multiples. Avec six chefs d’inculpation pour meurtres, il pourrait avoir à purger six fois 25 années de prison s’il venait à être reconnu coupable.

https://lemuslimpost.com/attentat-quebec-qualifie-terrorisme.html#25DKo9RRKUsGS59s.99


Daesh est toujours soutenu par les États-Unis et les Nations-Unies  11/10/2017

Daesh est toujours soutenu par les États-Unis et les Nations-Unies











Le ministère russe de la Défense a dénoncé une attaque contre un convoi humanitaire de médicaments et de nourriture destinés à une zone de désescalade.

Environ 300 combattants de Daesh ont surgi de la zone sous-contrôle des États-Unis à bord de pick-up et ont saisi tout le chargement.

Identiquement, 600 combattants armés avaient quitté le camp des Nations-unies de Rukban (Jordanie) pour entrer en territoire syrien, les 2 et 3 octobre, dans le gouvernorat de Daraa, qui est une zone de désescalade.

http://www.voltairenet.org/article198322.html


Les bombardements américains en forte hausse en Afghanistan  11/10/2017

Les bombardements américains en forte hausse en Afghanistan










Les bombardements de l'aviation américaine en Afghanistan ont atteint un niveau sans précédent depuis 2010, après le revirement stratégique annoncé en août par Donald Trump.

L'US Air Force y a largué 751 bombes en septembre, soit 50% de plus qu'en août, un chiffre mensuel qui n'avait pas été atteint depuis le "surge", l'envoi d'importants renforts, décidé fin 2009 par Barack Obama.

"L'augmentation peut-être attribuée à la stratégie présidentielle qui consiste à viser davantage les mouvements extrémistes qui menacent la stabilité et la sécurité du peuple afghan", dit l'armée de l'air dans son rapport mensuel.

Six chasseurs-bombardiers F-16 supplémentaires ont été dépêchés sur la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul, et plusieurs bombardiers lourds B-52 déployés dans le Golfe ont été affectés à des missions en Afghanistan, précise-t-elle.

Ses chiffres ne tiennent pas compte des opérations de l'armée de terre, qui possède elle aussi des moyens aériens.

Revenant sur ses engagements de campagne, Donald Trump a ouvert la voie fin août à un renforcement des effectifs militaires en Afghanistan et a promis d'étendre leur marge de manoeuvre dans la lutte contre les taliban.

https://www.lorientlejour.com/article/1077543/les-bombardements-americains-en-forte-hausse-en-afghanistan.html


Un tribunal irakien ordonne l'arrestation des organisateurs du référendum kurde  11/10/2017

Un tribunal irakien ordonne l'arrestation des organisateurs du référendum kurde











Un tribunal à Bagdad a ordonné mercredi l'arrestation du président et des deux membres de la Commission ayant organisé le référendum d'indépendance au Kurdistan irakien, a indiqué à l'AFP Abdel Sattar al-Bireqdar, porte-parole du Conseil suprême de la magistrature.

Cette décision a été rendue après que la justice a été saisie par le Conseil de la sécurité nationale, présidé par le Premier ministre irakien Haider al-Abadi et où siègent plusieurs ministres, a-t-il précisé.
Hendren Saleh, le président de la commission, ainsi que Yari Hadji Omar et Wahida Yofo Hermez "ont organisé le référendum en contrevenant à la décision de la Cour suprême" irakienne, a-t-il fait valoir.

La Cour suprême, plus haute instance judiciaire centrale, avait décidé le 18 septembre de suspendre cette consultation dans la région autonome du Kurdistan, la jugeant contraire à la Constitution.
L'ordre d'arrêter les responsables de l'organisation du référendum a été rendu par le tribunal de Rassafa, la rive est du fleuve Tigre, qui englobe la moitié de la capitale irakienne.
Elle empêche de fait les trois responsables kurdes, qui avaient effectué de nombreuses navettes pour rencontrer des responsables à Bagdad à l'approche du référendum, de circuler dans les provinces irakiennes, hors des trois gouvernorats de la région autonome.

Exactement deux semaines après une victoire massive du "oui" lors de cette consultation controversée, la crise continue de s'envenimer entre Erbil et Bagdad.
Lundi, le gouvernement central avait annoncé de nouvelles mesures de rétorsion économiques et judiciaires contre le Kurdistan irakien, multipliant les menaces sans toutefois détailler ses décisions.
Mercredi, plus tôt dans la journée, la Cour suprême irakienne s'était déclarée incompétente pour statuer sur le sort des députés du Parlement central à Bagdad ayant promu le référendum d'indépendance au Kurdistan irakien ou voté lors de cette consultation.

https://www.lorientlejour.com/article/1077576/un-tribunal-a-bagdad-ordonne-larrestation-des-organisateurs-du-referendum-kurde.html


Direction de l'Unesco: France et Qatar en tête, à égalité  11/10/2017

Direction de l'Unesco: France et Qatar en tête, à égalité










Les candidats du Qatar et de la France sont arrivés en tête et à égalité mercredi à l'issue du troisième tour de scrutin pour l'élection du prochain directeur général de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

Alors que cinq candidats restent en lice, après le retrait mercredi du représentant du Vietnam, Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari, 69 ans, et Audrey Azoulay, 45 ans, ont chacun recueilli 18 des 58 voix du conseil exécutif de l'Unesco, selon les résultats officiels.

L'ancienne ministre française de la Culture, 13 voix la veille, a ainsi comblé l'écart sur M. Al-Kawari, également ancien ministre de la Culture, conseiller depuis 2016 au palais royal, qui faisait la course en tête depuis lundi et avait obtenu 20 voix mardi lors du deuxième tour de l'élection.

En troisième position, l'Égyptienne Moushira Khattab, née en 1944, ancienne ministre et ambassadrice, militante des droits de l'homme, a gagné un suffrage par rapport à la veille, avec 13 votes en sa faveur.
Pour leur part, les représentants de la Chine Tang Qian et du Liban Vera El Khoury Lacoeuilhe ont respectivement recueilli 5 et 4 voix.

Le conseil exécutif de 58 pays membres doit désigner celui ou celle qui succédera à la Bulgare Irina Bokova, qui achève deux mandats marqués par des dissensions politiques et les difficultés financières de l'organisation.
Il vote chaque jour depuis lundi, à l'issue de sa journée de travaux. Jusqu'à quatre tours de scrutin peuvent être organisés si aucun candidat n'atteint la majorité absolue. Si un cinquième vote devait être organisé, il porterait alors sur les deux arrivés en tête au 4e tour.
Ce choix sera ensuite soumis à l'approbation de la conférence générale des 195 États membres le 10 novembre.

Les candidats ont mené une campagne intense ces derniers mois pour gagner des promesses de vote auprès des 58 membres du conseil.

La plupart des candidats initialement en piste, notamment les trois du peloton de tête, ont promu des thèmes communs: une approche multilatérale des problèmes, un besoin de réformes, l'accent à mettre sur l'éducation et les apprentissages tout au long de la vie, déjà premier poste budgétaire de l'Unesco.

Les pays arabes ont aussi de leur côté revendiqué fermement la direction générale, pointant que leur groupe n'avait jamais occupé le poste. Néanmoins ils sont arrivés divisés sur la ligne de départ, avec initialement quatre candidatures.

https://www.lorientlejour.com/article/1077642/direction-de-lunesco-france-et-qatar-en-tete-a-egalite.html


Une trentaine de policiers seraient sous surveillance pour des liens présumés avec l'islamisme  11/10/2017

Une trentaine de policiers seraient sous surveillance pour des liens présumés avec l'islamisme










Le Canard enchaîné révèle qu'une trentaine de policiers seraient sous surveillance de l'IGPN pour des liens supposés avec l'islamisme. Mais le caractère imprécis des critères d'appartenance à la mouvance empêche toute prise de mesure juridique.

Dans son édition du 11 octobre, le Canard enchaîné révèle qu'une trentaine de policiers soupçonnés d'entretenir des liens avec les milieux islamistes seraient actuellement surveillés de près. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est lui-même inquiété de la présence de ces éléments au sein de la police nationale.

D'après les informations de l'hebdomadaire satirique, une cellule spéciale au sein de l'inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de détecter et de surveiller ces individus, aurait établi leur nombre à trente, parmi lesquels une dizaine entretiendraient des liens avec des réseaux salafistes connus des services de renseignement.

Tout le problème réside dans la difficulté à établir avec certitude l'appartenance de ces policiers à la mouvance islamiste. «Les signes avérés et manifestes de radicalisation varient selon les appréciations», explique le Canard enchaîné. Le journal cite d'ailleurs des cas de policiers s'étant retrouvés dans le lot des individus surveillés pour avoir... consommé de la nourriture halal ou consulté des sites en arabe. L'imprécision des critères justifiant ces mises sous surveillance rend ainsi difficiles d'éventuelles procédures judiciaires.

A l'occasion de la présentation de la loi antiterroriste devant l'Assemblée nationale le 3 octobre dernier, Gérard Collomb avait déjà évoqué pour la première fois cette menace : «Comment comprendre que puissent demeurer en fonction un policier, un gendarme ou un détenteur de l'autorité publique, quand une enquête administrative fait état de signes avérés et manifestes de radicalisation ?» Cette déclaration intervenait quelques jours après que RTL eut révélé qu'un ancien fiché S avait réussi à intégrer la police.

https://francais.rt.com/france/44461-trentaine-policiers-seraient-sous-surveillance-liens-presumes_islamisme


«Nazi», «ordure», «pauvre type»... Quand Mélenchon se lâche sur «l'ignoble» Valls  11/10/2017

«Nazi», «ordure», «pauvre type»... Quand Mélenchon se lâche sur «l'ignoble» Valls










Le Canard enchaîné rapporte un nouvel épisode de la controverse qui a opposé Manuel Valls à Jean-Luc Mélenchon. Se trouvant en présence de l'ex-Premier ministre à l'Assemblée nationale, le député insoumis l'aurait accablé d'injures.

Le 3 octobre dernier, Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon auraient échangé de nombreuses amabilités, atteignant même le point Godwin. «Moi, je ne m'assieds pas à côté de ce nazi», aurait lâché Jean-Luc Mélenchon, outré par l'élection de Manuel Valls à la présidence de la mission de l'Assemblée nationale sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. «Tu n'es qu'une ordure ! Un pauvre type ! Une merde !», aurait ajouté,selon le Canard Enchaîné, le leader de La France insoumise (LFI), alors que les deux hommes étaient en présence l'un de l'autre. «Mais tu es complètement fou», aurait pour sa part rétorqué l'ex-Premier ministre et député apparenté à La République en marche (LREM).

Pour quelle raison Jean-Luc Mélenchon était-il à ce point remonté ? Manuel Valls avait fustigé la députée LFI Danièle Obono qualifiant son discours «d'islamo-gauchiste»... La déclaration avait déclenché l'ire de Jean-Luc Mélenchon, lequel s'était saisi de son clavier pour tweeter : «Corvée : siéger avec l'ignoble Manuel Valls.»

Trois jours plus tard, Jean-Luc Mélenchon ne parvenait toujours pas à décolérer. «Monsieur Valls est un personnage extrêmement clivant, qui suscite de forts rejets du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l’extrême droite», écrivait-il ainsi dans une lettre de protestation adressée au président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, le 6 octobre 2017. Un texte «ignoble» et «outrancier» avait alors jugé l'intéressé dans une bataille de tweets.

L'incident rapporté par l'édition daté du 11 octobre 2017 du Canard Enchaîné, n'a pas été confirmé par les deux protagonistes. Mais s'il était avéré, il pourrait encore témoigner, si besoin était, de l'état détestable des relations entre Jean-Luc Mélenchon, naguère membre du Parti socialiste (PS), et l'ex-Premier ministre Manuel Valls, qui a quitté le PS mais qui n'a pas tout à fait rejoint les rangs de LREM, malgré de nombreuses tentatives infructueuses.

https://francais.rt.com/france/44464-manuel-valls-nazi-pour-jean-luc-melenchon


Médecins et infirmiers pourront-ils bientôt dénoncer leurs patients soupçonnés de radicalisation ?  11/10/2017

Médecins et infirmiers pourront-ils bientôt dénoncer leurs patients soupçonnés de radicalisation ?










Une nouvelle proposition de loi visant à modifier le secret professionnel des personnels médicaux, sociaux ou éducatifs pour signaler les individus suspectés de radicalisation : un encouragement à la délation ou un outil pour sauver des vies ?

«Aujourd'hui, nous payons le déni du réel», lit-on dans la présentation d'une nouvelle proposition de loi à vocation anti-terroriste déposée par 17 députés Les Républicains (LR) et enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale, le 3 octobre 2017.

Pour s'adapter aux évolutions liées à la radicalisation de certaines personnes, cette proposition demande l’adaptation du secret professionnel dont peuvent se prémunir les assistants des services sociaux, les infirmiers, les puériculteurs, les sages-femmes, les médecins, les psychologues, les éducateurs de la petite enfance ou les conseillers en économie sociale et familiale, afin de ne pas répondre aux questions des autorités.

A l'origine, le secret professionnel a pour vocation de «protéger l’intimité des personnes, instaurer et maintenir la confiance avec le patient». Mais «aujourd'hui, les récentes attaques terroristes nous poussent à nous interroger sur leur prévention et leur détection en amont», expliquent les auteurs de cette proposition de loi.

«[Les professions concernées par le secret professionnel] sont bien souvent en première ligne avec des individus radicalisés ou en passe de radicalisation. L’état du droit actuel ne permet souvent pas de réellement appréhender la radicalisation en amont, ces professionnels se trouvant démunis concernant sa signalisation et l’imprécision des dérogations au secret professionnel», poursuit la proposition de loi.

«Cette proposition de loi vise à permettre aux médecins, aux professionnels de la santé ou de l’action sociale, et aux enseignants et personnels éducatifs de se tourner vers le préfet dès lors qu’ils constatent auprès d’un patient un faisceau d’indices tendant à prouver sa radicalisation en cours ou advenue», poursuit le texte.

Actuellement, seuls les professionnels de santé peuvent dans certains rares cas dénoncer une personne radicalisée : si, et seulement s’il a «la sensation d’un danger imminent et avéré.» Ils peuvent également signaler un mineur supposé en voie de radicalisation.

Encouragement à la délation ou outil pour sauver des vies ?

Députée de la 4e circonscription de Haute-Savoie, Virginie Duby-Muller, l'un des auteurs de la proposition, avait déjà déposé une première proposition de loi dans ce sens en mai 2016, sans effet.

La députée trouvait que les textes actuels ne suffisaient pas. «J’ai notamment été interpellée par des assistantes sociales qui estimaient ne pas être suffisamment protégées en cas de signalement [d'un cas de radicalisation]», avait expliqué Virginie Duby-Muller en avril 2017, citée par le site de La Croix.

Les éléments physiques ne risquent-ils pas d’être la première cause des signalements ? N’y aurait-il pas de risques d’abus de dénonciation ? Antoine Guillet, fondateur du site Secret Pro qui s'adresse aux professionnels du travail social et médico-social, en est convaincu. «Cela ouvre la porte, sous le sceau de la lutte contre le terrorisme, au signalement de comportements jugés comme déviants aux autorités sur la base d’une norme d’attitudes, de modes de vie et de pratiques religieuses», avait-il écrit en réaction à la première proposition de loi, du 30 mai 2016. L’auteur soulignait en outre que le travail social effectué pour détourner les personnes susceptibles de se radicaliser risquait d'être anéanti par la levée du secret professionnel.

https://francais.rt.com/france/44478-modification-secret-professionnel-pour-denoncer-radicalisation


Plainte en France d'anciens détenus de Guantanamo : la juge ordonne un non-lieu  10/10/2017

Plainte en France d'anciens détenus de Guantanamo : la juge ordonne un non-lieu











La juge a ordonné un non-lieu dans l'enquête à Paris sur la plainte pour détention arbitraire et torture déposée par d'anciens prisonniers français de Guantanamo, a appris mardi l'AFP de source proche du dossier.

Les plaignants, les Français Nizar Sassi et Mourad Benchellali, ont interjeté appel de cette ordonnance, signée le 18 septembre, a-t-on appris auprès de leur avocat William Bourdon. Il appartient désormais à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de se prononcer.

Nizar Sassi et Mourad Benchellali avaient été arrêtés au Pakistan après le 11 septembre 2001 puis remis à l'armée américaine et détenus jusqu'à 2004 dans la base militaire installée à Cuba. Ils avaient ensuite été renvoyés en France, où ils ont été condamnés définitivement à un an de prison ferme pour avoir rejoint entre 2000 et 2001 l'Afghanistan avec des visées jihadistes.

Musiques assourdissantes ou flash de lumière pour les affaiblir psychologiquement, interrogatoires violents à toute heure, détention dans des cages, utilisation de chiens : les anciens détenus, rejoints dans la procédure par un autre Français passé par Guantanamo, avaient décrit des conditions de traitement inhumain et l'enquête avait été élargie à des faits de torture.
"Les personnes qui ont agi à Guantanamo sont des représentants de l'État agissant à ce titre" et ne peuvent donc faire l'objet de poursuites à titre individuel, a estimé la juge dans son ordonnance, d'après la source proche du dossier.
"Cette réticence incompréhensible à enquêter concerne la seule procédure encore en cours sur les crimes commis par l'administration Bush", a déploré Me William Bourdon.

Les anciens détenus avaient sollicité l'audition en France de l'ex-président George W. Bush et de son ex-secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, mais la juge n'a pas accédé à ces demandes.
Ils avaient aussi demandé la convocation de Geoffrey Miller, commandant de la base de Guantanamo de novembre 2002 à avril 2004.

La magistrate avait refusé de le convoquer mais la chambre de l'instruction avait ordonné en avril 2015 son audition. Fin 2016, le département américain de la Justice avait répondu qu'il ne pouvait lui transmettre une convocation car cette demande pouvait nuire aux "intérêts essentiels" de la nation.

L'avocat des plaignants a aussi déploré que la juge française ne convoque pas d'autres témoins, notamment Lawrence Wilkerson, ancien bras droit de l'ex-secrétaire d'État américain Colin Powell.

https://www.lorientlejour.com/article/1077442/plainte-en-france-danciens-detenus-de-guantanamo-la-juge-ordonne-un-non-lieu.html


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