Le commandant en chef de l'armée bolivienne appelle Morales à démissionner  10/11/2019

Le commandant en chef de l'armée bolivienne appelle Morales à démissionner























Alors que des protestations se poursuivent en Bolivie, les forces armées de ce pays ont exhorté le Président Evo Morales à démissionner pour assurer la stabilité dans le pays.

Le commandant en chef de l'armée bolivienne, le général Williams Kaliman, a demandé dimanche 10 novembre au Président Evo Morales, confronté depuis trois semaines à une vague de contestations contre sa réélection, de démissionner «pour le bien de la Bolivie».

«Après avoir analysé la situation conflictuelle interne, nous demandons au Président de renoncer à son mandat présidentiel afin de permettre la pacification et le maintien de la stabilité, pour le bien de notre Bolivie», a déclaré le général, cité par l’AFP.

Plus tôt dans la journée de dimanche, le Président Morales avait annoncé la tenue du nouveau scrutin et ce, alors que des protestations se déroulent dans le pays et après que l’Organisation des États américains (OEA) a publié son rapport dans lequel elle constate que des fraudes avaient été commises lors de l'élection précédente. Dans les heures qui ont suivi cette annonce, l'opposition a appelé à son départ.

Depuis le début du mouvement, près de 380 personnes ont été blessées.

L’avion du Président bolivien aurait demandé un plan de vol au-dessus de l’Argentine

Ce dimanche après-midi, l’avion du Président bolivien, Evo Morales, a quitté l’aéroport international El Alto, écrit le site Pagiana Siete qui, se référant à l'Armée de l'air argentine, précise que l’avion a demandé un plan de vol pour l'utilisation de l'espace aérien argentin.

Le site Pagiana Siete a publié ce dimanche 10 novembre une vidéo qui montre, selon lui, le décollage de l’avion du Président bolivien, Evo Morales, depuis l’aéroport international El Alto.



Toujours selon le site, qui cite l'Armée de l'air argentine, l'appareil présidentiel a demandé un plan de vol pour l'utilisation de l'espace aérien argentin.
Situation en Bolivie

Rappelons qu'après trois semaines de protestations contre la réélection d’Evo Morales, le commandant en chef de l'armée bolivienne, le général Williams Kaliman, a demandé ce dimanche 10 novembre au Président de démissionner «pour le bien de la Bolivie».

Plus tôt dans la journée de dimanche, le Président Morales avait annoncé la tenue du nouveau scrutin et ce, alors que des protestations se déroulent dans le pays et après que l’Organisation des États américains (OEA) a publié son rapport dans lequel elle constate que des fraudes avaient été commises lors de l'élection précédente. Dans les heures qui ont suivi cette annonce, l'opposition a appelé à son départ.

Les protestations en Bolivie ont éclaté le 20 octobre et se poursuivent depuis ce jour et ce, après la publication des résultats de la présidentielle. Selon les données du Tribunal électoral suprême, c’est Morales qui a remporté le scrutin dès le premier tour. Toutefois, son principal rival Carlos Mesa a refusé d'en reconnaître les résultats.

https://fr.sputniknews.com/international/201911101042403922-larmee-bolivienne-appelle-morales-a-demissionner-/
https://fr.sputniknews.com/international/201911101042403948-lavion-du-president-bolivien-aurait-demande-un-plan-de-vol-au-dessus-de-largentine/

Rodrigues à la marche contre l'islamophobie: «Ça rejoint un peu le combat qu’on mène tous les samedis»  10/11/2019

Rodrigues à la marche contre l'islamophobie: «Ça rejoint un peu le combat qu’on mène tous les samedis»































Jérôme Rodrigues explique qu’il n’est pas venu à la marche contre l’islamophobie à Paris en tant que Gilet jaune, mais comme citoyen vivant dans un département français «multiethnique, multiculturel, multicultuel». D’ailleurs, il expose à Sputnik que cette manifestation «rejoint un peu le combat qu’on mène tous les samedis».

Présent lors d’une manifestation contre l’islamophobie qui se déroule aujourd’hui à Paris, Jérôme Rodrigues, une figure connue du mouvement social des Gilets jaunes a tenu à souligner qu’il est venu n’est pas comme un Gilet jaune, mais comme un citoyen qui a grandi en Seine-Saint-Denis, «multiethnique, multiculturel, multiculturel».

«Il n’y a pas de politique, je ne suis pas un Gilet jaune aujourd’hui, je suis Jérôme Rodrigues, je suis un citoyen, qui a grandi dans le [département] 93, multiethnique, multiculturel, multicultuel et aujourd’hui je trouve désolant qu’on puisse s’en prendre comme ça, qu’on stigmatise cette religion», a-t-il expliqué au micro de Sputnik lors de la marche à Paris ce dimanche.

Il a également mis au point le nombre des personnes présentes lors de la marche à Paris, tout en soulignant qu’il était venu pour soutenir cette initiative.



​Et de préciser que la majorité des personnes étaient venues «avec des messages de paix et d’amitié. Il était important que j’apporte ce soutien-là.»

Cette marche a pour but selon lui de montrer l’importance d’apprendre «à vivre ensemble, se respecter les uns les autres, se parler les uns les autres».

«La société, elle est ultra-communautariste aujourd’hui, ultra-corporatiste, ça rejoint un petit peu le combat qu’on mène tous les samedis, qu’aujourd’hui: fin de ces corporations, de ces communautés! Vivons ensemble!»

La manifestation à Paris réunit des milliers de personnes

La manifestation contre l'islamophobie s'est ébranlée ce dimanche 10 novembre à partir de la gare du Nord à Paris. Plusieurs milliers de personnes y prennent part, rapporte un correspondant de Sputnik présent sur place.

Une cinquantaine de personnalités, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, la journaliste et réalisatrice Rokhaya Diallo, l'avocat Arié Alimi, la journaliste Aida Touihri ou encore Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris, ont lancé un appel à manifester le 10 novembre à Paris pour dire «STOP à l'islamophobie» et à la «stigmatisation grandissante» des musulmans.

https://fr.sputniknews.com/france/201911101042402301-rodrigues-lors-de-la-marche-contre-lislamophobie-a-paris-ca-rejoint-un-peu-le-combat-quon-mene-tous/

Plusieurs militaires italiens blessés dans une explosion en Irak  10/11/2019

Plusieurs militaires italiens blessés dans une explosion en Irak























Cinq militaires italiens ont été blessés lors de la déflagration d’un engin explosif ce dimanche 10 novembre en Irak, a annoncé l’état-major du ministère italien de la Défense.

Un engin explosif a été déclenché en Irak ce dimanche 10 novembre, faisant cinq blessés parmi les soldats italiens, a indiqué l’état-major du ministère italien de la Défense dans un communiqué.

Trois militaires sont dans un état grave, mais leur pronostic vital n’est pas engagé. Leurs proches ont été informés de l’incident, le ministre italien de la Défense surveille la situation de près, précise le document.

Hospitalisés dans la foulée

«Cinq victimes avaient immédiatement reçu une aide. Elles ont été évacuées et transportées à l’hôpital par les hélicoptères américains, faisant aussi partie de la coalition [antiterroriste, ndlr]», lit-on dans le communiqué.

Selon ce dernier, les militaires participaient à une mission visant à entraîner des forces de sécurité irakiennes pour lutter contre des groupes terroristes. Dans la matinée du 10 novembre, l’unité italienne était en train de se déplacer lorsque l’explosion s’est produite.

https://fr.sputniknews.com/international/201911101042402922-plusieurs-militaires-italiens-blesses-dans-une-explosion-en-irak/

Bolivie : le président Evo Morales annonce de nouvelles élections  10/11/2019

Bolivie : le président Evo Morales annonce de nouvelles élections
























Le président bolivien a annoncé la convocation de nouvelles élections. Plus tôt le même jour, le secrétariat général de l'Organisation des Etats américains (OEA) avait demandé l'annulation du premier tour de l'élection présidentielle en Bolivie.

Le président bolivien Evo Morales a annoncé ce 10 novembre qu'il convoquerait de nouvelles élections dans son pays, où l'opposition conteste le scrutin du 20 octobre.

«J'ai décidé de renouveler l'ensemble des membres du Tribunal électoral suprême», a déclaré le chef d'Etat de gauche, lors d'une intervention télévisée, en annonçant qu'il «convoquerait de nouvelles élections qui permettront, en votant, au peuple bolivien d'élire démocratiquement de nouvelles autorités».

Peu auparavant, l'Organisation des Etats américains (OEA) avait demandé l'annulation de la présidentielle du 20 octobre, entachée de fraudes selon elle, et demandé la convocation d'un nouveau scrutin.

https://francais.rt.com/international/67730-bolivie-president-evo-morales-annonce-nouvelles-elections

Jordanie, Turquie et Emirats «violent l’embargo sur les armes», en Libye  09/11/2019

Jordanie, Turquie et Emirats «violent l’embargo sur les armes», en Libye























Pourquoi l’Algérie et la Tunisie sont incontournables.

La Russie a démenti catégoriquement, jeudi soir, les informations du journal américain New York Times quant à la présence de 200 mercenaires russes, depuis deux mois, en Libye, aux côtés des forces antigouvernementales du général à la retraite Khalifa Haftar. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a dénoncé des «élucubrations» et des «rumeurs malveillantes» destinées à «saper la normalisation» des relations entre Moscou et Washington. «Nous agissons en faveur du règlement (du conflit) en Libye et nous soutenons les efforts en ce sens, y compris dans la ligne de l’ONU, et nous nous trouvons en contact avec ceux qui ont une influence sur la situation», a-t-il ajouté.

Dans le même contexte, un rapport confidentiel élaboré par des experts désignés par l’ONU a abouti à la conclusion que ce sont la Jordanie, la Turquie et les Emirats arabes unis qui ont violé l’embargo sur les armes, imposé depuis 2011 à la Libye, non sans déplorer l’intensification «d’un conflit par procuration». «Les Emirats arabes unis, la Jordanie et la Turquie ont fourni des armes de manière régulière et parfois flagrante sans vraiment d’efforts pour en dissimuler la provenance», soulignent les experts qui accusent Amman d’avoir pourvu à la formation militaire des troupes du général Haftar tandis que les Emirats arabes unis se voient reprochés le recours à des avions-bombardiers en soutien aux combats de l’armée nationale libyenne autoproclamée ( ANL ). Les Emirats, précisent-ils dans leur rapport, paraissent impliqués dans l’attaque meurtrière qui, le 2 juillet dernier, a visé bun centre d’accueil de migrants , faisant une cinquantaine de morts. Sans apporter des preuves définitives, le rapport indique l’utilisation de F16 américains et de Mirage 2000 français dont est dotée l’armée émiratie. Quant à la Turquie qui soutient ouvertement le GNA de Fayez al Serraj, seul reconnu par la communauté internationale, elle se voit reprocher ses fournitures de transports blindés et de drones aux forces loyales de Tripoli.

Toujours est-il que cela confirme la guerre par procuration qui est menée sur le territoire libyen au détriment du peuple frère, pris en otage par des pays dont les intérêts et les appétits se heurtent et s’affrontent à partir des forces locales qu’ils soutiennent plus ou moins ouvertement. Dans ce contexte, les seuls pays qui prônent inlassablement le respect des intérêts supérieurs du peuple libyen ainsi que l’intégrité et la souveraineté du pays ravagé par le conflit que viennent attiser ces convoitises et ces ingérences inacceptables sont, qu’on le veuille ou non, l’Algérie et la Tunisie en leur qualité de pays voisins et directement concernés par le drame et ses conséquences. Aussi n’est-il guère surprenant que des manœuvres aient été orchestrées pour les écarter de la conférence de Berlin, prévue fin novembre au cas où nulle défection n’interviendrait d’ici là, lesquelles manœuvres ne peuvent résulter que des pays impliqués dans le « soutien » de telle ou telle partie, au grand détriment du peuple libyen. Trop longtemps, le jeu malsain des capitales qui cherchent à s’assurer le profit exclusif des richesses du sous-sol libyen a empêché une avancée sur le terrain du dialogue inclusif entre l’ensemble des parties libyennes concernées, en attisant les appétits des uns face aux contestations des autres. Or, depuis 2011, l’Algérie a dû renforcer les moyens de surveillance et de protection de sa frontière longue de plus de 1000 km avec la Libye dont les régions sud sont infestées par les groupes terroristes en contact avec ceux des contrées sahéliennes, notamment. La Tunisie, quant à elle, accueille plus d’un million de réfugiés et tente de soulager, comme elle peut, les souffrances des populations frontalières alors que l’Algérie envoie régulièrement des contingents de vivres et de médicaments pour faire face à une situation humanitaire inquiétante. Ceux qui prétendent « ignorer » cette donne, pourtant bien connue de la Manul et de son chef qui parrainent la rencontre de Berlin, destinée, disent-ils, à transcender les divergences entre les puissances occidentales et leurs pendants devraient réfléchir à deux fois avant de prétendre ignorer les conséquences qu’une telle démarche pourrait avoir non seulement sur la Libye elle-même mais pour toute la sous-région maghrébine, voire sahélienne.

https://www.lexpressiondz.com/internationale/pourquoi-l-algerie-et-la-tunisie-sont-incontournables-323292

La Jordanie défend aux israéliens d'entrer les régions de Bakoura et d'al-Ghamr  09/11/2019

La Jordanie défend aux israéliens d'entrer les régions de Bakoura et d'al-Ghamr























Les autorités jordaniennes ont informé les autorités d’occupation israéliennes qu’elles ne permettront pas aux israéliens et aux colons exploitant les terres jordaniennes de Bakoura et d’al-Ghamr d’accéder à ces terres à partir du dimanche prochain.

La Jordanie avait refusé quelques semaines plus tôt une proposition israélienne de prolonger la date expirée de l’accord signé en 1994 permettant aux agriculteurs israéliens d’exploiter les terres jordaniennes de l’enclave frontalière de Naharaim. Les israéliens qui ont arrêté les deux citoyens jordaniens Heba Labdi et Abderrahmane Marai ont voulu faire un chantage de régler la situation de ces terres au profit des colons israéliens qui les exploitent contre la libération des citoyens jordaniens, mais le Royaume Hachémite a annoncé la fin du statut temporaire et le retour des enclaves frontalières en Jordanie.

Lors de négociations avec les israéliens, les responsables jordaniens avaient averti leurs interlocuteurs des mauvaises retombées de ce type de chantage sur les relations entre la Jordanie et Israël.


https://french.palinfo.com/54567
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La face cachée du lobbying en France et le silence de l’Élysée dénoncés par Mediapart  09/11/2019

La face cachée du lobbying en France et le silence de l’Élysée dénoncés par Mediapart























Tandis que la transparence de l’activité des lobbyistes a été dictée par la loi Sapin 2, signée en 2016, de nombreux détails ne sont pas toujours publics. Ainsi, les données sur certaines activités des GAFAM restent obscures par exemple, a révélé Mediapart.

Même si les activités de lobbying doivent être transparentes, en vertu de la loi Sapin 2 votée en 2016, certains informations relatives aux démarches effectuées par des représentants d’intérêts restent occultées, notamment différents détails du travail des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) exercé en France, précise Mediapart dans une nouvelle révélation.

Selon les déclarations des entreprises concernées, des équipes composées d’une à huit personnes sont en charge du lobbying, lesquelles ont affirmé avoir réalisé une cinquantaine d’actions en coopération avec des conseillers municipaux et des parlementaires au deuxième semestre 2017, inscrites auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Pour l’année 2018, le nombre d’actions effectuées excède 150.
Le contenu demeure secret

Malgré la présence de chiffres précis, le contenu de ces activités demeure secret, il est impossible d’apprendre le lien entre ces actions et les décisions rendues, tandis que la loi en question vise à mieux encadrer l’activité des lobbyistes: «Elles [les déclarations, ndlr] ne permettaient pas toujours de bien cerner l’action de représentation d’intérêts réalisée», a souligné un rapport annuel de la HATVP.

Cependant, selon Sylvain Waserman, vice-président MoDem de l’Assemblée nationale, il ne devrait pas être difficile pour les lobbyistes de lever le voile sur les détails:

«Il faut aller beaucoup plus loin dans la granularité de ces déclarations pour pouvoir avoir une vision panoramique des influences sur une loi. Je ne crois pas que ce soit un gros problème pour les lobbyistes d’aller un peu plus loin dans le détail».

Cette situation n’enfreint cependant pas la loi, qui n’impose pas la divulgation de toutes les données des lobbyistes sauf concernant des réunions en corrélation avec des décisions publiques en France, précise Mediapart, en se référant aux dires d’un lobbyiste anonyme.

Pour essayer d’obtenir plus de précisions sur les activités de lobbyistes en France, Mediapart a demandé à une quinzaine de cabinets ministériels et d’autorités des documents relevant de ces groupes. Peu de fonctionnaires ont répondu à ces sollicitations, précise le média.
Détails sur Microsoft et Google

D’après un courrier de Microsoft, le président de l’entreprise, Brad Smith, a souhaité rencontrer la ministre de l’Enseignement supérieur français. L’agenda de la ministre a confirmé que la réunion s’était tenue en décembre 2017, et qu’y avait été abordé le sujet de «l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur, la place des entreprises dans la réforme de l’enseignement supérieur».

Mediapart a également appris que des représentants de Google s’étaient entretenus avec les conseilleurs du Président, lequel n’est pas concerné par le registre de la HATVP. L’ordre du jour comprenait une «présentation générale de l’activité de Google en France», affirme le site d’information indépendant. De plus, le géant du commerce numérique Amazon a aussi rencontré les conseillers d’Emmanuel Macron à propos de la réduction des «délais d’instruction des permis de construire» afin de «positionner la France au cœur du e-commerce européen», a indiqué l’entreprise.

Interrogé par Mediapart, le secrétaire général de l’Élysée n’a pas divulgué de détails sur ces rencontres, en le justifiant par le «secret des affaires».

Néanmoins, la situation actuelle risque de changer, étant donné la campagne visant à rendre les activités de lobbying publiques, réalisée par Transparency International et WWF. En outre, une tribune publiée dans Le Monde début octobre et signée par plusieurs députés de la majorité réclame plus de transparence dans ce domaine.

https://fr.sputniknews.com/france/201911091042399417-la-face-cachee-du-lobbying-en-france-et-le-silence-de-lelysee-denonces-par-mediapart/

Un maire français en guerre contre les anglicismes dans sa commune  09/11/2019

Un maire français en guerre contre les anglicismes dans sa commune
























À Marennes-Hiers-Brouage, en Charente-Maritime, le maire a banni un camion promotionnel de la société de télécommunications Orange. En cause, son nom anglicisé «Orange truck», alors même que la 10e édition du festival Les cultures francophones débute dans la commune.

À quelques mois du déploiement de la fibre dans la commune, Mickaël Vallet, maire de Marennes-Hiers-Brouage, a fermé les routes de sa commune au camion promotionnel d’Orange, appelé «Orange truck».

Le maire a trouvé cet anglicisme insupportable, alors que débute la 10e édition du festival Les cultures francophones, relate France 3 Régions.
Les anglicismes sont une agression

M.Vallet, pour qui «les anglicismes sont une agression contre les citoyens», a expliqué les raisons de sa décision dans un courrier envoyé au PDG d'Orange, Stéphane Richard, publié via Twitter.



Et France 3 de citer un autre commentaire de M.Vallet: «Le sujet n'est pas d'être rétrograde. Je ne suis pas opposé à la langue anglaise, mais quand on utilise des mots en anglais alors qu'ils existent parfaitement dans la langue française, ce n'est pas normal».

Ce n'est pas la première fois que Mickaël Vallet dénonce l'utilisation d'anglicismes dans les grandes entreprises françaises.

Début septembre, Mickaël Vallet s'en était déjà pris à la Poste, toujours pour le nom choisi pour son service bancaire, Ma French Bank.



La 10e édition du festival des cultures francophones se tient dans sa ville du 6 au 10 novembre.

https://fr.sputniknews.com/france/201911091042399091-un-maire-francais-en-guerre-contre-les-anglicismes-dans-sa-commune/

Acte 52: heurts entre police et Gilets jaunes à Montpellier, gaz lacrymogène - images  09/11/2019

Acte 52: heurts entre police et Gilets jaunes à Montpellier, gaz lacrymogène - images























Des affrontements ont éclaté entre Gilets jaunes et forces de l’ordre dès le début de la mobilisation à Montpellier ce 9 novembre, lorsque la police a tiré du gaz lacrymogène. Selon le bilan de l’acte 52, au moins six manifestants ont été blessés et 12 personnes interpellées, pour sept gardes à vue.

À une semaine de l’anniversaire de la mobilisation des Gilets jaunes, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés ce samedi 9 novembre à Montpellier, en réponse à un appel «national».



Le début de l’acte 52, à 14 heures, s’est avéré tendu lorsque la police a chargé et fait usage de gaz lacrymogène, a fait savoir l’AFP. Une vingtaine de minutes plus tard, six manifestants blessés ont été recensés par un observateur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), citée par France 3.

Selon la préfecture, entre 600 et 700 Gilets jaunes se sont réunis pour participer à cette journée de mobilisation. Cependant, de nombreux manifestants ont quitté les rangs un peu plus tard, a affirmé la chaîne de télévision.



Vers 14h30, la rue de Maguelone près du centre-ville a été bloquée par les manifestants et des canons à eau y ont été déployés par la police.

Certains manifestants, portant des masques à gaz, des casques ou des cagoules, ont de leur côté jeté des fumigènes et des pétards, pendant qu’une enceinte mobile faisait retentir la musique de la saga Star Wars.

12 personnes avaient été interpellées et trois policiers blessés, dont l'un par un coup de casque reçu à la jambe, a précisé la préfecture de l'Hérault. Au moins sept personnes ont été placées en garde à vue pour faits de violence et de rébellion, a souligné France 3.

https://fr.sputniknews.com/france/201911091042399642-acte-52-heurts-entre-police-et-gilets-jaunes-a-montpellier-gaz-lacrymogene---images/

Lyon: avant de se brûler «à 90%», l’étudiant a accusé «Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de l’avoir tué»  09/11/2019

Lyon: avant de se brûler «à 90%», l’étudiant a accusé «Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de l’avoir tué»























Le jeune homme qui s’est immolé par le feu à Lyon, s’infligeant ainsi de graves blessures, avait adressé une lettre à ses proches où il évoquait ce qui le poussait à passer à l’acte. Notamment des difficultés financières et les incertitudes créées par des personnalités politiques, tel Emmanuel Macron, ainsi que par l’Union européenne.

Dans une lettre écrite avant de descendre dans les rues de Lyon pour s’y immoler, l’étudiant qui est actuellement «entre la vie et la mort» a parlé des difficultés qui l’ont mené à ce qu’il «commette l’irréparable».

«J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes sur l’avenir de tous-tes, j’accuse aussi Le Pen et les éditorialistes d’avoir créé des peurs plus que secondaires», a-t-il fustigé.



Le jeune homme a expliqué d’ailleurs son choix de lieu d’immolation: «Je vise un lieu politique, le ministère de l’Enseignement supérieur et la recherche et par extension, le gouvernement».

Constatant dans sa lettre, publiée par le syndicat Solidaires Étudiants Lyon, que le montant de sa bourse était insuffisant pour vivre, il s’est interrogé si l’on devait «continuer à survivre» comme on le faisait à présent. L’étudiant a soulevé aussi les problèmes du chômage, d’une «retraite décente» avant de lancer un appel:

«Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui créé des inégalités. [...] Mon dernier souhait, c'est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça.»

«Précarité» à l'université

Au lendemain de son geste «à la portée politique», les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont dénoncé samedi dans un communiqué commun, cité par l’AFP, «la précarité» de «la vie des étudiant-e-s».

«Son acte ne saurait être réduit au seul désespoir, c'est aussi à la portée politique. Dans son message, notre camarade décrit la précarité qu'il subit, conséquence des politiques libérales, et le racisme quotidien», pointe le syndicat, qui souligne que «la précarité s'étend» et «broie de plus en plus de vies, y compris la vie des étudiant-e-s».

«Brûlé à 90%»

Un étudiant de 22 ans, originaire de Saint-Étienne, a été grièvement brûlé vendredi 8 novembre après-midi à Lyon après s'être immolé en pleine rue devant un restaurant universitaire situé dans le 7e arrondissement. Prévenue du geste de son compagnon par un sms, la petite amie de la victime, qui étudie à l'université Lyon 2, avait alerté les services de secours.

«Brûlé à 90%», il a été emmené au Centre des brûlés de l'hôpital Édouard Herriot de Lyon. Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de son geste.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s'est rendue samedi matin à Lyon pour rencontrer la présidente de l'université et les équipes du CROUS pour leur faire «part de sa profonde émotion face à l'acte dramatique» du jeune homme, «auquel elle a adressé ses premières pensées», selon le ministère.

L'université Lyon 2 a annoncé sur son compte Twitter qu'une cellule d'écoute serait mise en place dès mardi 14h00 sur le campus Porte des Alpes.

https://fr.sputniknews.com/france/201911091042399999-lyon-avant-de-se-bruler-a-90-letudiant-a-accuse-macron-hollande-sarkozy-et-lue-de-lavoir-tue/

Suicides, conditions de travail: un syndicat d'enseignants porte plainte contre Jean-Michel Blanquer  09/11/2019

Suicides, conditions de travail: un syndicat d'enseignants porte plainte contre Jean-Michel Blanquer
























Il s'agit d'une première dans l'Education nationale. Un syndicat minoritaire a décidé de porter plainte contre le ministre en fonction. En cause : sa responsabilité dans les conditions de travail et les suicides de son personnel.

Jean-Michel Blanquer sera-t-il condamné pénalement ? Un syndicat d'enseignants Action et démocratie (branche éducation de la CFE-CGC) a porté plainte, le 17 octobre, contre le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer pour la violation des articles 223-1 et 121-3 du code pénal, relatifs notamment à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique. Le syndicat s'appuie notamment sur les suicides ou tentatives, relayés dans les médias.

Professeur de philosophie et vice-président d'Action et démocratie, René Chiche explique qu'à l'image de «n’importe quelle organisation professionnelle, l’employeur est responsable et a des devoirs vis-à-vis de ses employés en matière de santé et de prévention des risques liés au travail qu'il lui fait faire». Il juge ainsi que l'Education nationale «s'exonère depuis des années de ses devoirs en ce domaine». Les derniers chiffres officiels, publiés le 6 novembre, peuvent effectivement alerter. Depuis la rentrée, en septembre, l'Education nationale a subi la perte de 11 de ses agents par suicide. L'année dernière, la moyenne s'élevait également à plus d'un suicide par semaine. «Depuis deux ans, il y a des suicides de plus en plus scandaleux, car mettant en cause directement l’institution qui peut de moins en moins le dissimuler», appuie René Chiche, prenant l'exemple du suicide de la directrice d'école Christine Renon au sein de son établissement, le 21 septembre dernier.

Action et démocratie déplore de fait le manque de médecins de prévention comme le prévoit un décret du 28 mai 1982. Celui-ci contraint normalement le ministère à «mettre en place un service de prévention adapté, avec un nombre minimal de médecins par agent et une obligation de visites au moins tous les cinq ans». «Ce qu’il n’a pas fait», tempête René Chiche. Comme prévu par sa mission, la médecine de prévention aurait peut-être pu éviter certains drames personnels, selon René Chiche. Il confesse malgré tout que si Jean-Michel Blanquer est ici poursuivi pénalement, celui-ci est loin d'être le seul responsable de la situation : «Ce n’est pas du tout une affaire personnelle contre Jean-Michel Blanquer. J'aurais d'ailleurs bien aimé signer une plainte contre ses prédécesseurs. Il se trouve que c'est lui qui est actuellement aux responsabilités et qui peut prendre des décisions.»
Luc Chatel, Vincent Peillon, Najat Vallaud-Belkacem, Benoît Hamon... Bientôt tous poursuivis pénalement ?

Dans cette logique, Action et démocratie réfléchit à un moyen d'action judiciaire pour poursuivre les anciens ministres de l'Education nationale. «On veut que, désormais, celui qui prendra les responsabilités du ministère, sache que sa responsabilité pénale est engagée dans l’application de ces textes», insiste l'enseignant, accusant en outre les recteurs d'académie : «Chaque recteur a la possibilité de recruter des médecins et il a un budget pour cela. Il n’utilise pas ce budget pour cela mais pour autre chose. Donc chaque recteur a aussi une responsabilité qui est engagée. Nous envisageons par conséquent de pouvoir décliner cette plainte pour chacun des recteurs.»

"Nous ne cessons d’alerter, d’avertir des vrais problèmes et difficultés [...] Nous disons qu’il y a urgence. Et puis viennent les suicides de l’un ou de l’autre… Ça suffit maintenant"

Si Jean-Michel Blanquer a annoncé le 6 novembre «une campagne nationale de recrutement des médecins de prévention d'ici la fin de l'année civile», René Chiche n'excuse pas pour autant l'action de l'actuel ministre. «Pourquoi faut-il attendre 11 suicides depuis le début de l’année scolaire pour annoncer ce qui aurait dû l'être il y a deux ans, lors de sa prise de fonction ?», déplore-t-il. «Si Jean-Michel Blanquer était quelqu'un de responsable et conscient des difficultés réelles, pourquoi s'est-il lancé dans des réformes qui chamboulent tout et qui ont finalement occupé tous ses services, sur des sujets qui détournent de ceux qui ne sont pas traités et où sa responsabilité est engagée ?», se demande-t-il par ailleurs. Un point de non-retour pour René Chiche, assurant que le ministère de l'Education nationale était forcément au courant du malaise au sein du personnel, la plainte citant un rapport de l'inspection générale de l'Education nationale, daté de 2014 : «Depuis que Jean-Michel Blanquer a accédé aux responsabilités, nous ne cessons d’alerter, d’avertir des vrais problèmes et difficultés, notamment par nos déclarations au Conseil supérieur de l’éducation. Nous disons qu’il y a urgence. Et puis viennent les suicides de l’un ou de l’autre… Ça suffit maintenant !»

"On ne peut plus de contenter de réclamer comme on le fait, à chaque fois, une enquête au sein des comités d’hygiène et de sécurité qui aboutira à un rapport, qui n'aboutira à rien"

René Chiche est d'autant plus en colère qu'il peste contre les autres syndicats qui font régulièrement des communiqués ou des déclarations aux Comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) «n'aboutissant à rien» : «Tout ce cirque, où le ministère a beau jeu de se retrouver avec des syndicats qui jouent la même partition que lui. On mélange tout, on parle de tout mais on ne règle rien. On ne peut plus se contenter de réclamer, comme on le fait à chaque fois, une enquête au sein des comités d’hygiène et de sécurité qui aboutira à un rapport qui n'aboutira à... rien.» Action et démocratie a donc estimé que la seule voie désormais possible, pour régler les difficultés concernant les conditions de travail des enseignants et de l'ensemble des personnels, est la voie judiciaire avec, à l'esprit, l'affaire judiciaire France Télécom, et «la crise des suicides» qui a touché l'entreprise : «Nous avons porté cette plainte au pénal parce que le dialogue social est une mascarade et que la juridiction administrative enterre tout. On ne voit plus d’autre solution que celle de mettre en cause personnellement ceux qui mettent en œuvre des politiques de management ou de gestion calamiteuses.»
La France en infraction par rapport à la réglementation européenne ?

La commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) examinera cette plainte et les suites à donner le 21 novembre. René Chiche estime que les éléments de droit, sur lesquels repose la plainte, «ne peuvent être écartés d'un revers de main» : «Le décret qui devrait être appliqué est très précis. Il a été pris et voulu par un gouvernement français à un moment donné. Il doit donc être appliqué. Il donne des règles et si on les a prises, ce n’est pas pour rien, elles étaient indispensables», argumente-t-il, pointant du doigt le fait que, lui-même, n'a jamais été au contact avec un médecin du travail durant sa carrière, «comme la plupart de [ses] collègues».

René Chiche craint toutefois que la Commission des requêtes rende une décision «purement politique». Le professeur appelle de fait les autres syndicats à soutenir publiquement la plainte, voire à s'y joindre avant la date du 21 novembre, pour lui donner davantage de poids.

L'organisation Action et démocratie est en tout cas prête pour le combat... quitte à aller très loin dans la procédure : «Notre avocat nous a même dit que, par rapport à la réglementation européenne, la France était en infraction. Cette plainte n'est qu'un début et cela peut aller très loin dans le domaine judiciaire. C’est la seule arme qu'il nous reste.»

https://francais.rt.com/france/67712-suicides-conditions-travail-syndicat-enseignants-porte-plainte-jean-michel-blanquer

«Nous demandons aux Russes de venir»: la présence militaire française rejetée par des manifestants au Mali  09/11/2019

«Nous demandons aux Russes de venir»: la présence militaire française rejetée par des manifestants au Mali























Quelques milliers de Maliens se sont réunis vendredi à Bamako pour manifester leur soutien à l'armée nationale, frappée par deux attaques meurtrières en un mois et confrontée aux doutes quant à sa capacité à faire face aux menées djihadistes, a rapporté un correspondant de l'AFP.

«Je soutiens mon armée», «L'armée malienne se bat pour sauver le pays», ou «Il faut donner les équipements nécessaires aux hommes», pouvait-on lire sur les banderoles ou les calicots lors de ce rassemblement à l'initiative d'organisations de la société civile.

Vêtues de noir, plusieurs veuves de soldats morts au combat se sont mêlées aux manifestants qui étaient au nombre de 5.000 selon les organisateurs, de 3.500 selon la police.

L'armée malienne vient de perdre en quelques semaines une centaine de soldats dans les deux attaques djihadistes les plus meurtrières qu'elle ait essuyées depuis des années.

Ces revers et la dégradation de la situation sécuritaire ont renforcé les interrogations sur la faculté de l'armée à faire pièce aux agissements djihadistes et aux autres violences auxquelles ce vaste pays est en proie depuis 2012 et qui ont fait des milliers de morts, civils et combattants.

«Nous voulons qu'on donne de bon équipements à l'armée. Nos maris ont choisi le métier qui donne vite la mort. Mais il faut les protéger sur le terrain avec l'équipement indiqué», a déclaré à l'AFP Aïcha Diakité, 33 ans, dont le mari soldat est décédé lors d'une des deux récentes attaques, à Boulkessy, près du Burkina Faso.



Les événements des dernières semaines ont aussi suscité des expressions de rejet des forces française et onusienne présentes au Mali. Une frange des manifestants a réclamé leur départ vendredi.

«Nous demandons le départ des troupes de l'Onu et de la France. Si elles ne peuvent pas intervenir contre les terroristes, elle n'ont pas leur place ici. Nous demandons aux Russes de venir», a déclaré Ousmane Coulibaly, 24 ans, étudiant diplômé sans emploi.

«Barkhane, Minusma, dégage!», lisait-on sur des banderoles faisant référence aux forces française et onusienne.

https://fr.sputniknews.com/international/201911091042397872-nous-demandons-aux-russes-de-venir-la-presence-militaire-francaise-rejetee-par-des-manifestants-au/

Un père tasé par la police US alors qu’il porte son bébé dans ses bras - vidéo  09/11/2019

Un père tasé par la police US alors qu’il porte son bébé dans ses bras - vidéo























Un trentenaire américain a été la cible de plusieurs coups de Taser de la part de la police après avoir refusé de poser son enfant d’un an. Son avocate estime que l’homme n’avait pas à se soumettre à «des ordres de police illégaux».

Une vidéo troublante révélée par le Washington Post a provoqué une polémique aux États-Unis: sur l’enregistrement, on voit un homme noir qui reçoit plusieurs coups de Taser de la part d’agents de police, alors qu’il tient son bébé d’un an dans ses bras.



Les faits se sont déroulés le 15 juin dernier, lorsque des policiers de Tempe ont été appelés pour intervenir pour un cas de violences domestiques, écrit le journal. Sur place, les agents sont tombés sur un homme, Ivaughn Oakry, qui portait un bébé dans les bras.

L’homme leur déclare qu'ils n’ont pas à entrer chez lui, mais les membres des forces de l’ordre y pénètrent et lui demandent de poser le bébé, pointant sur l’adulte un Taser. Les deux autres enfants du couple commencent à pleurer, mais leur père n’obtempère pas. Alors une décharge électrique traverse l’air, faisant chuter leur cible. L’enfant n’a pas été blessé, et un agent l’a ensuite confié à sa mère.
Usage de la force justifié par la police

Le chef de la police de Tempe a déclaré que ses agents avaient agi de manière appropriée, car M.Oakry se montrait «verbalement agressif et indocile» et mettait en danger un enfant.

Pour sa part, l’avocate de l’intéressé estime que son client a été victime d’un usage excessif de la force qui a entraîné un traumatisme important chez le père et ses enfants. «Ce qui est arrivé à M.Oakry n’aurait jamais dû se passer», souligne-t-elle.

Et d’ajouter que son client n’avait pas à se soumettre à «des ordres de police illégaux» à son domicile alors qu’ils y étaient entrés «de manière incorrecte».

https://fr.sputniknews.com/international/201911091042398442-des-policiers-us-tasent-un-pere-avec-son-bebe-dans-les-bras-video/

Près d'un agriculteur sur cinq n'a rien gagné ou a perdu de l'argent en 2017  09/11/2019

Près d'un agriculteur sur cinq n'a rien gagné ou a perdu de l'argent en 2017

























Un rapport de l'Insee sur les revenus des non-salariés en 2017 révèle que près de 20 % des agriculteurs n'ont rien gagné en 2017. En moyenne, les exploitants agricoles ont enregistré un revenu net imposable mensuel de 1 390 euros par mois.

Le secteur agricole est en crise. Pour illustrer ce constat, un chiffre : en 2017, près d'un agriculteur sur cinq n'a pas pu se verser de revenu. C'est ce que révèle un rapport de l'Insee sur l'emploi non-salarié en 2017, publié le 8 novembre.

Les exploitants agricoles ont en effet enregistré un revenu net imposable mensuel de 1 390 euros par mois en 2017, soit 8,2% de plus qu'en 2016. Mais dans le détail, il existe pourtant des écarts importants selon le type de production. Si les céréaliers ont gagné en moyenne 1 000 euros par mois en 2017, le secteur viticole s'en sort beaucoup mieux avec un revenu moyen de 2 790 euros par mois, en baisse de 3,9 % par rapport à 2016. Cela s'explique car 2017 était une «année de petite récolte après un excellent millésime 2016 ».
L'élevage le plus touché

L'élevage est la production la plus en crise. Le éleveurs d'ovins, caprins, équidés, ont enregistré un revenu moyen de 620 euros par mois. A titre de comparaison, c'est 60 € de plus qu'une personne seule touchant le RSA (559 €). Les éleveurs bovins, ce n'est pas beaucoup mieux avec 1 100 euros net en 2017, soit un peu plus qu'en 2016 (+15,9%). Cette hausse – guère florissante – s'explique par l'année 2015 catastrophique des éleveurs en 2015, qui ont subi de plein fouet l’effondrement des prix du lait en 2015, à cause de la fin des quotas laitiers.



Fin juillet 2019, des agriculteurs avaient revendiqué sur les réseaux sociaux des actes de vandalisme à l'encontre de permanences de députés LREM afin de protester contre la signature du Ceta, le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Canada.

En septembre, la FNSEA, le premier syndicat d'agriculteurs, avait appelé à déclencher des «feux de la colère» dans toute la France pour alerter le gouvernement sur le malaise du monde agricole.

https://francais.rt.com/france/67697-pres-un-agriculteur-sur-cinq-rien-gagne-perdu-argent-2017

France: une femme accuse Roman Polanski de l'avoir violée en 1975 en Suisse  09/11/2019

France: une femme accuse Roman Polanski de l'avoir violée en 1975 en Suisse
























Une Française a accusé vendredi Roman Polanski de l'avoir violée en 1975, dans un chalet à Gstaad, en Suisse. Le cinéaste est toujours poursuivi par la justice américaine.

Une Française a accusé vendredi Roman Polanski de l'avoir violée en 1975 en Suisse alors qu'elle avait dix-huit ans, dans un témoignage publié par le journal Le Parisien. Le cinéaste est toujours sous le coup de poursuites de la justice américaine.

Valentine Monnier, dont les accusations s'ajoutent à celles d'autres femmes ces dernières années, indique ne pas avoir déposé plainte pour ces faits, désormais prescrits. Mais elle affirme avoir décidé de porter publiquement cette accusation en raison de la sortie en France du film "J'accuse", qui porte sur une erreur judiciaire, l'affaire Dreyfus.

"Je n'avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine", raconte au Parisien cette photographe. Elle a été mannequin à New York et a joué dans quelques films dans les années 80, comme "Trois hommes et un couffin".
"Dans son chalet, à Gstaad"

"Ce fut d'une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad. Il me frappa, roua de coups jusqu'à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes", déclare cette fille d'industriels alsaciens.

L'avocat du cinéaste, Hervé Temime, affirme au Parisien que Roman Polanski "conteste fermement toute accusation de viol" et observe que ces faits allégués datant d'il y a 45 ans "n'ont jamais été portés à la connaissance de l'autorité judiciaire". Sollicité par l'AFP, l'avocat n'a pas souhaité faire d'autres commentaires dans l'immédiat.



Roman Polanski est toujours poursuivi par la justice américaine dans le cadre de la procédure pour détournement de mineure lancée à son encontre en 1977.

Il avait plaidé coupable en 1977 de détournement de mineure après avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans. Ce seul chef d'accusation retenu était le résultat d'un accord à l'amiable avec le juge, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d'accusation plus graves, notamment viol d'une mineure sous l'emprise de stupéfiants.

Condamné à 90 jours de prison, il avait été libéré après 42 jours. Mais le juge avait fait volte-face, estimant la sentence insuffisante. Polanski avait choisi de s'envoler pour la France. Il est depuis sous le coup d'un mandat d'arrêt.
Multiples accusations

Il a depuis été visé par d'autres accusations. En plein festival de Cannes en 2010, l'actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé le réalisateur de l'avoir "abusée sexuellement" à 16 ans lors d'un casting en 1983.

Une deuxième femme, identifiée comme "Robin", l'a accusé en août 2017 d'agression sexuelle lorsqu'elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, une ancienne actrice, déposait une nouvelle plainte pour viol, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu'elle avait 15 ans. Deux mois plus tard, la justice suisse déclarait ces accusations prescrites.

Les accusations de ces trois femmes sont "sans fondement", avait déclaré l'avocat de Polanski.

https://www.lacote.ch/articles/monde/france-une-femme-accuse-roman-polanski-de-l-avoir-violee-en-1975-en-suisse-880214

Cuba : l'ONU appelle à la levée de l'embargo, les Etats-Unis, Israël et le Brésil votent contre  09/11/2019

Cuba : l'ONU appelle à la levée de l'embargo, les Etats-Unis, Israël et le Brésil votent contre
























L'Assemblée générale de l'ONU a appelé, par une résolution, Washington à lever l'embargo économique imposé à Cuba. Sur 192 pays, seuls trois ont voté contre : les Etats-Unis, Israël et un nouveau cette année : le Brésil de Jair Bolsonaro.

Comme chaque année depuis 1991, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté le 7 novembre à une très vaste majorité, une résolution non contraignante demandant aux Etats-Unis de lever leur embargo économique et financier contre Cuba, imposé depuis 1962.



Seuls trois nations ont voté contre la résolution approuvée par 187 nations : les Etats-Unis, Israël et, plus surprenant, pour la première fois, le Brésil. Deux pays se sont abstenus : l'Ukraine et, également pour la première fois, la Colombie, proche allié de Washington.

Le Brésil a justifié son revirement diplomatique sur la question de l'embargo cubain par la lutte selon lui nécessaire contre le communisme. Le pays est actuellement dirigé par le président Jair Bolsonaro qui affiche un pro-américanisme très marqué, tranchant avec la tradition diplomatique brésilienne.

«L'influence qu'exerce Cuba sur les pays en développement dans le système onusien est une honte et doit être supprimée», a déclaré le chef de la diplomatie brésilienne, Ernesto Araujo.



La Colombie a, de son côté, justifié son abstention par «l'attitude hostile de Cuba» à l'encontre de la Colombie, notamment «l'accueil de terroristes colombiens sur le territoire cubain», ainsi que «l'appui actif au régime tyrannique et dictatorial du [président vénézuélien] Nicolas Maduro, qui représente une menace pour la sécurité nationale et régionale».

En 2016, Washington s'était abstenu pour la première fois en un quart de siècle, après le rapprochement historique opéré par l'ex-président démocrate Barack Obama avec La Havane.

Mais les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba se sont nettement refroidies depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Washington continue d'appliquer vis-à-vis de Cuba ses propres lois en usant de leur extraterritorialité tout en imposant au reste du monde sa politique à l'égard de l'île socialiste. Les Etats-Unis, incontournables dans le commerce international, menacent en effet tout pays qui échange avec Cuba de sanctions. Cet embargo économique et financier américain pèse lourdement sur Cuba. Dans un entretien à RT France, Elio Rodriguez Perdomo, l'ambassadeur de Cuba à Paris a assuré que ces sanctions avaient un impact dans tous les pans de l'économie de l'île. «Les conséquences sont partout, le blocus touche la vie de toutes les familles, de tous les citoyens cubains, du point de vue de la santé, de l'éducation», a-t-il assuré. «C'est impossible de savoir tout ce qu'on aurait pu faire dans une situation normale d'échange avec le monde, y compris avec les Etats-Unis» s'il n'y avait pas eu cet embargo, regrette le diplomate.

Photo: Le président cubain Miguel Diaz-Canel agite un drapeau national lors du rassemblement du 1er Mai sur la place de la Révolution à La Havane, le 1er mai 2018. (image d'illustration)
https://francais.rt.com/international/67700-cuba-onu-appelle-levee-embargo-etats-unis-israel-bresil-votent-contre

Brésil : Sorti de prison, l’ex-président Lula promet de « continuer à lutter »  09/11/2019

Brésil : Sorti de prison, l’ex-président Lula promet de « continuer à lutter »










L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, 74 ans, figure historique de la gauche brésilienne, incarcéré depuis plus d’un an et demi, est libre. Un juge brésilien a autorisé vendredi sa sortie de prison.

Après un arrêt rendu la veille par la Cour suprême, selon l’ordre de libération consulté par l’AFP, l’ex-président a été libéré dans la foulée de l’annonce, vendredi.
Accueilli par une marée rouge de militants

Dans son ordre de libération, le juge a expliqué qu’il n’y avait plus « aucun fondement pour l’exécution de la peine » en raison de la décision de la Cour suprême de mettre fin à une jurisprudence permettant l’emprisonnement dès une première condamnation en appel, même si tous les recours ne sont pas épuisés. Incarcéré depuis avril 2018, Lula a commencé à purger une peine de huit ans et dix mois pour corruption, mais dispose encore d’autres recours auprès d’instances supérieures. Il a toujours clamé son innocence.

A sa sortie de prison, l’ex-président a été accueilli par une véritable marée rouge de militants de gauche, après plus d’un an et demi d’incarcération. Il a chaleureusement embrassé des sympathisants et salué la foule d’un poing levé, ont constaté les journalistes de l’AFP. Avant de promettre de « continuer à lutter » pour le peuple brésilien. « Je veux continuer à lutter pour améliorer la vie du peuple brésilien », a lancé Lula, 74 ans, lors d’un discours chargé d’émotion.

https://www.20minutes.fr/monde/2647515-20191108-bresil-justice-autorise-liberation-ex-president-lula

Pour l'ONU, la mort de l'ancien président Morsi est un «assassinat arbitraire»  08/11/2019

Pour l'ONU, la mort de l'ancien président Morsi est un «assassinat arbitraire»












Des experts indépendants de l'ONU ont estimé dans un rapport vendredi 8 novembre que la mort de l'ancien président islamiste égyptien Mohamed Morsi, décédé en juin après s'être effondré au tribunal, pouvait s'apparenter à un «assassinat arbitraire sanctionné par l'Etat».

«Morsi était détenu dans des conditions qui ne peuvent être décrites que comme étant brutales, notamment pendant sa détention durant cinq ans dans le centre pénitentiaire de Tora», ont écrit les experts dans un communiqué. Sa mort «après avoir subi ces conditions pourrait s'apparenter à un assassinat arbitraire sanctionné par l'Etat», a estimé l'équipe des experts, dirigée par la rapporteuse spéciale Agnès Callamard et le Groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires. Issu de la confrérie des Frères musulmans, Mohamed Morsi, premier civil démocratiquement élu à la présidence de l'Egypte, était mort en juin après s'être effondré pendant son procès dans un tribunal du Caire.

Il était emprisonné depuis sa destitution en juillet 2013 par Abdel Fattah al-Sissi, chef de l'armée à l'époque et actuellement président d'Egypte. Il a passé près de six ans en prison à l'isolement et été privé de soins «pour son diabète et son hypertension», selon les experts. Pourtant, ont-ils souligné, «les autorités étaient prévenues d'une manière répétée» de la détérioration de son état de santé, une dégradation qui a fini par «le tuer». «Il n'y a pas de preuves qu'ils (les autorités) aient agi pour répondre à ces préoccupations, même si les conséquences étaient prévisibles», selon leur communiqué.
Un «pas significatif» pour engager la responsabilité des régimes

Après avoir accédé au pouvoir en 2014, le gouvernement du président Sissi a mené une répression de grande ampleur, faisant emprisonner des milliers d'islamistes, de militants laïcs. L'équipe d'experts a mis en garde contre les risques encourus par des milliers de détenus en raison de la négligence des autorités dans le domaine médical. Citant des rapports documentés, les experts ont dénoncé la surpopulation carcérale, la mauvaise nourriture, une aération insuffisante, l'absence d'accès à la lumière naturelle, le refus de visites familiales et de donner accès à des soins médicaux. Qualifiant le décès de Morsi d'«illégal», ils ont recommandé la publication d'une enquête impartiale sur tous les prisonniers morts dans des prisons en Egypte depuis 2012.

Amr Darrag, ancien ministre de la coopération internationale sous Morsi et responsable des Frères musulmans, a salué les conclusions des experts. «Cette enquête est un pas significatif pour que de tels régimes soient rendus responsables de leurs actes», a-t-il estimé. Morsi avait été jugé dans plusieurs affaires dont un dossier d'espionnage au profit de l'Iran, du Qatar et de groupes comme le Hamas à Gaza. Il avait été condamné à un total de 45 ans de prison dans deux affaires.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/pour-l-onu-la-mort-de-l-ancien-president-morsi-est-un-assassinat-arbitraire-20191108

En pleine polémique, Zineb El Rhazoui reçoit le Prix Simone Veil récompensant son «engagement»  08/11/2019

En pleine polémique, Zineb El Rhazoui reçoit le Prix Simone Veil récompensant son «engagement»























La cérémonie de remise des trophées ellesdefrance a récompensé cinq Franciliennes pour leur engagement le 7 novembre dernier. Zineb El Rhazoui s’est vu décerner le Prix du public Simone Veil, en pleine polémique à la suite de ses propos invitant les forces de l’ordre à faire usage de leurs armes lorsqu’elles sont attaquées en banlieue.

Le Prix Simone Veil a été attribué à Zineb El Rhazoui, ce jeudi 7 novembre, lors de la cérémonie de remise des trophées ellesdefrance. Seul prix décerné par le public, il récompense une Francilienne pour sa détermination et son dévouement à défendre une cause.

«Le Prix Simone Veil des Trophées #ellesdeFrance est attribué à Zineb El Rhazoui! Un prix du public récompensant son courage et sa force dans ses combats pour la défense de la laïcité, la lutte contre toutes les formes d’obscurantisme et de l’égalité entre les femmes et les hommes», a indiqué la région Île-de-France.



Toutefois, si les internautes ont pu voter entre le 17 octobre et le 4 novembre parmi les neuf femmes nommées, Zineb El Rhazoui se trouve désormais au cœur d’une polémique depuis le 5 novembre.

Mardi dernier, sur le plateau de l’émission l’Heure des Pros, la journaliste avait en effet fait scandale en déclarant que la police devait tirer à balles réelles en cas d’embuscade.

«Moi j’ai vu un peu ce qui se disait sur les réseaux sociaux, les gens de tous horizons étaient absolument unanimes: il faut que la police tire à balles réelles dans ces cas-là. Ah bah si, vous avez un guet-apens de 100 barbares […] la police américaine aurait tiré à balles réelles pour bien moins que cela!»



Elle faisait référence à la soirée du 25 octobre à Mantes-la-Jolie, au cours de laquelle des policiers appelés pour une voiture brûlée étaient tombés dans un guet-apens.

Ses propos ont fait réagir le rappeur Booba, qui a invité ses abonnés à «pourrir la vie à cette grosse mer** puante» sur Instagram.

Depuis son intervention, Zineb El Rhazoui fait l’objet de nombreuses insultes et menaces de morts. Son avocat a indiqué qu’elle allait déposer plusieurs plaintes, notamment une contre Booba.

https://fr.sputniknews.com/france/201911081042391691-en-pleine-polemique-zineb-el-rhazoui-recoit-le-prix-simone-veil-recompensant-son-engagement-/

Gilets jaunes: une «réponse pénale sans précédent» avec plus de 3.000 condamnations  08/11/2019

Gilets jaunes: une «réponse pénale sans précédent» avec plus de 3.000 condamnations























Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, plus de 3.100 personnes ont été condamnées par la justice française en lien avec les manifestations. Près de 400 d’entre elles ont écopé de peines de prison ferme.

À l’approche du premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes né le 17 novembre 2018, Le Monde dresse un sombre bilan de la réponse pénale apportée «aux divers débordements de l’année écoulée», notamment aux «confrontations répétées» entre protestataires et forces de l’ordre.

Le quotidien passe en revue «gardes à vue, classements sans suite, condamnations, etc.» prononcés contre des manifestants, soulignant qu’il ne s’agit que d’un «bilan provisoire» pour la période du 17 novembre 2018 au 31 juin 2019.

Les chiffres sont éloquents: le nombre de condamnations s’élève à plus de 3.100, soit «un record pour un mouvement social», constate Le Monde. Sur ces 3.100 personnes condamnées, environ 400 ont écopé de peines de prison ferme, et 600 autres de peines de prison avec possibilité d’aménagement.

«Selon nos informations, les peines prononcées sont allées, en moyenne, de quelques mois à trois ans de prison, avec ou sans sursis», écrit le quotidien qui met en doute les «accusations de laxisme dont a pu faire l’objet la justice lors de certains débats politiques».

Plus de 10.000 gardes à vue en sept mois

Dans le même temps, plus de 10.000 personnes ont été «retenues et entendues dans toute la France au cours des sept mois les plus intenses de manifestations», indique le journal. Selon ses calculs, près de 2.200 gardes à vue ont été classées sans suite, et 2.400 ont fait l’objet de mesures alternatives aux poursuites.

Des poursuites judiciaires ont en revanche été lancées contre 5.300 individus, dont 2.100 ont été jugés en comparution immédiate et 2.000 autres ont reçu une convocation judiciaire pour une date ultérieure. Des juges des mineurs ont été saisis dans 410 cas, et 620 personnes ont préféré une procédure de «plaider-coupable», détaille Le Monde.
Avec les manifestants, la justice est plus rapide

Toujours d’après ses données, la justice a travaillé «relativement vite dans les dossiers impliquant des manifestants», alors que les affaires de violences impliquant les membres des forces de l’ordre sont «mécaniquement plus lentes».

Le journal reconnaît que cet écart «nourrit bien sûr une partie du ressentiment de certains militants». Le Monde rappelle en outre que seuls deux fonctionnaires ont été à ce jour renvoyés devant un tribunal correctionnel à Paris.

https://fr.sputniknews.com/france/201911081042394370-gilets-jaunes-une-reponse-penale-sans-precedent-avec-plus-de-3000-condamnations/

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