BREVES MONDIALES  21/03/2006


Belarus: Après l'annonce par la Commission électorale dans la nuit de dimanche à lundi de la victoire du président sortant Alexandre Loukachenko (photo) à l'élection présidentielle avec 82,6 % des voix, plus de 5 000 personnes se sont rassemblées dans la capitale Minsk pour dénoncer les résultats du scrutin. Les observateurs indépendants de l'Union européenne et des Etats-Unis avaient dénoncé dès dimanche soir des irrégularités. Scott McClellan, porte-parole de la Maison Blanche à Washington aux Etats-Unis, a indiqué : "Les Etats-Unis n'acceptent pas les résultats de l'élection. La campagne électorale s'est déroulée dans un climat de crainte, avec des arrestations, des coups et des fraudes", ajoutant : "Nous soutenons les appels à une nouvelle élection". L'OSCE, Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, a estimé que "l'élection présidentielle de dimanche au Bélarus n'a pas respecté les normes démocratiques internationales" et qu’elle "n'a été ni libre ni équitable". Le Conseil de l'Europe a qualifié l'élection présidentielle de "farce".


RUSSIE : Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères à Moscou a déclaré que l’élection présidentielle bélarusse de dimanche 19 mars 2006 a respecté toutes les "normes admises" et que sa "légitimité ne fait aucun doute".


COREE DU SUD : L'Université nationale de Séoul (SNU), a décidé lundi après-midi de retirer le titre de professeur à Hwang Woo-suk, spécialiste du clônage humain, impliqué dans un scandale de clonage. Il avait falsifié des informations annonçant comme une première mondiale l'extraction de cellules souches à partir d'un embryon humain obtenu par clonage. Selon le rapport d'enquête, Hwang Woo-suk a manipulé des photographies et des données de 2 lignées de cellules afin de faire croire que son équipe avait extrait 11 lignées de cellules souches. En février 2004, la Corée du Sud est le premier pays au monde à cloner un embryon humain pour la recherche scientifique. En Corée du Sud, le clonage thérapeutique est permis, mais le clonage reproducteur est interdit. Le comité a également décidé d'interdire à Hwang Woo-suk d'occuper des postes de la fonction publique pendant les 5 prochaines années et a réduit de moitié le montant de sa pension de retraite.


AFGHANISTAN : La police afghane a détruit 25 laboratoires de transformation d’opium en héroïne dans l’est du pays. L’Afghanistan est le premier producteur mondial d’opium avec 4 100 tonnes en 2005, soit 87 % de la production mondiale. Interdite en 2001 par les Talibans et pratiquement éradiquée en 2002, la production d'opium a explosé après leur chute. Plus de détails : Le rapport de l'UNODC sur la situation de l'opium en Afghanistan en date du 12 septembre 2005


SENEGAL : Gilbert Fossoun Houngbo, sous-secrétaire général de l'ONU et directeur du Bureau régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l'Afrique et Toshiro Ozawa, ambassadeur à la mission permanente du Japon à l'ONU, ont signé vendredi 17 mars 2006 au bureau de l'Union Africaine à New York aux Etats-Unis, un contrat de 2 millions de dollars d'aide à la démobilisation, au désarmement, la réhabilitation et la réinsertion des jeunes anciens combattants dans la région des Grands Lacs d'Afrique et plus particulièrement le Burundi, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et l'Ouganda. Cette aide servira à lancer des programmes d'éducation aux jeunes démobilisés en leur offrant des formations en menuiserie, mécanique, réfrigération, électronique et autres activités génératrices de revenus ainsi qu'un soutien aux anciens enfants soldats. a tenu à préciser que "la région des Grands Lacs abrite plus d'anciens enfants soldats que toute autre région d`Afrique" ajoutant " ces jeunes n'ont pas les moyens de se refaire une vie au sein de la société faute de compétences nécessaires pour le travail agricole, pour trouver un emploi ou ouvrir un commerce".


ALGERIE : Invité du forum hebdomadaire du quotidien gouvernemental El Moudjahid, organisé samedi 18 mars 2006 à Alger, la capitale, Farouk Ksentini, président de la Commission nationale algérienne de promotion des droits de l'Homme (CNPPDH, officielle) a indiqué qu'entre 150 et 200 000 personnes étaient mortes durant les années de violence, intervenues après l'interruption du processus électoral en 1992. Il a défendu les dispositions de la "Charte de réconciliation nationale" qui "sont à même d'éviter d'éventuelles explosions sociales" et a salué cette mesure lancée par le président Abdelaziz Bouteflika, déclarant : "La réconciliation nationale n'est ni une politique, ni une marchandise, mais un droit que s'est approprié le peuple algérien pour asseoir la paix en Algérie sans laquelle il ne peut y avoir de développement socio-économique". Sur le dossier des personnes disparues, 6 000 selon les chiffres officiels, 12 000 selon la société civile, Farouk Ksentini s'est prononcé en faveur de l'indemnisation des victimes. Farouk Ksentini a poursuivi que "dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l'Algérie a "choisi de renoncer à la vérité judiciaire au profit de la vérité morale et du pardon", et estimé qu'elle n'avait "pas les moyens d'organiser des milliers de procès en assises" pour juger les coupables.


EGYPTE : Le ministre de la Santé a annoncé un troisième cas humain de grippe aviaire.


BRESIL : A l'ouverture d'un congrès de l'Organisation Interaméricaine des Travailleurs (ORIT), le président Luiz Inacio Lula Da Silva a indiqué que son gouvernement ne négocierait plus la ZLEA, la Zone de Libre-échange des Amériques que propose Washington, voulant renforcer ses relations avec le MERCOSUR et la Communauté Sud-américaine des Nations" afin de préserver l'indépendance du Brésil face aux Etats-Unis ou à l'Union Européenne.


ESPAGNE : Ouverture depuis dimanche 19 mars 2006 à Séville, dans le sud du pays, et jusqu'au mercredi 22 mars 2006, du deuxième Congrès mondial des imams et rabbins pour la paix, organisé à huis clos par la Fondation "Hommes de parole", dont le siège est à Paris en France et dont l'objectif est "d'agir sur les causes des conflits". Plus de 150 personnalités de l'Islam et du Judaïsme participeront à cette conférence. On trouve parmi les participants le grand rabbin d'Israël Yona Metzger et Imad al-Falouji, imam de Gaza. Etaient également attendus André Azoulay, conseiller du roi du Maroc Mohammed VI, Ahmed Taoufiq, ministre marocain des Habous et des affaires religieuses, et de Miguel Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole. Salué dans le monde comme "un pas historique dans le dialogue judéo-musulman", le 1er Congrès mondial des imams et des rabbins pour la paix s'était tenu en janvier 2005 à Bruxelles.


ALLEMAGNE/RDC : Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré lundi 20 mars 2006 à Bruxelles après avoir rencontré ses homologues des 25 pays de l'Union européenne que l'Allemagne "acceptait de diriger, en coopération avec la France, la force de 1 300 soldats que les pays de l'Union européenne vont envoyer en République Démocratique du Congo (RDC) pour aider au bon déroulement des élections présidentielle et législatives du 18 juin 2006.


VENEZUELA : Lors de son émission radio-télévisée hebdomadaire "Allo président", le président Hugo Chavez Frias a donné un délai de 3 mois aux grands propriétaires terriens pour négocier avec le gouvernement le vaste programme de redistribution de terres dans le cadre de la réforme agraire officiellement lancée par Hugo Chavez Frias le 10 décembre 2001, qui stipule que toute terre inexploitée de plus de 50 hectares doit être redistribuée aux paysans modestes ; qui octroie le titre de propriété aux "squatters" qui ont illégalement construit des habitations de fortune dans les favelas. Cette Loi des Terres, dénoncée par les grands propriètaires terriens (1 % d'entre eux possèdent près de 46 % de toutes les terres, la superficie moyenne de ces grandes propriétés (latifundia) étant de 3 224 hectares) n'affecte pas seulement les grands propriétaires terriens, mais aussi les spéculateurs immobiliers.


BANDE DE GAZA : Le directeur de l’UNRWA, Agence des Nations unies pour les réfugiés, à Gaza, John Ging, a mis en garde contre les risques d'une crise humanitaire dans la bande de Gaza en raison de l’épuisement des produits de première nécessité dû au bouclage israélien du territoire et affirme n’avoir plus de stock de vivres à distribuer aux familles nécessiteuses. Le terminal routier de Karni, unique point de passage pour l’exportation des marchandises de la bande de Gaza vers Israël et l’étranger, avait été fermé par Israël le 21 février 2006 à la suite d’informations sur des tentatives d’attentats palestiniennes. Il n’a été depuis rouvert que brièvement début mars. ** Un accrochage est intervenu lundi 20 mars 2006 entre des Palestiniens armés qui manifestaient devant les bureaux du ministère des Affaires étrangères et des Finances pour demander du travail. 4 personnes ont été blessées au cours d'un échange de tirs entre policiers et manifestants.


ISRAEL : L'ambassadeur américain en Israël, Richard Jones, a annoncé à l'issue d'une réunion qu'il a organisée entre Israéliens et Palestiniens dans sa résidence près de Tel Aviv qu'un accord avait pu être trouvé pour éviter une crise humanitaire dans les territoires palestiniens , en raison de la fermeture par Israël du terminal de Karni, principal point de passage des marchandises vers la bande de Gaza. Il a déclaré que le point de passage de Kerem Shalom serait ouvert dès lundi pour importer d'Egypte des vivres et d'autres produits humanitaires de première nécessité.


SYRIE : La Cour de sûreté de l’Etat, tribunal d’exception, a condamné 6 Kurdes syriens, membres du Parti de l’union démocratique, formation kurde interdite, à des peines allant de 6 mois à 7 ans de prison pour appartenance à une organisation secrète.


IRAN : Le dissident politique Akbar Ganji a été libéré samedi 18 mars 2006 après avoir purgé six ans de prison a indiqué sa famille dans un communiqué publié samedi à Téhéran. ** Dans un discours télévisé à l'occasion de Nowruz, le Nouvel An iranien qui commence mardi, le président Mahmoud Ahmadinejad a réclamé lundi des excuses à l'Occident pour avoir accusé l'Iran de vouloir développer un programme d'armement nucléaire. Il a ainsi déclaré : "Ils disent aujourd'hui à notre nation que l'énergie nucléaire est mauvaise et qu'il n'est pas nécessaire que notre peuple en bénéficie. Mais la nation d'Iran ne se laisse pas faire. Ceux qui génèrent le crime ont accusé la nation iranienne de chercher à faire la guerre ; ils ont insulté notre nation. Je leur conseille de s'excuser." Il a ajouté que l'Iran ne renoncerait jamais à ses droits nucléaires : "Aujourd'hui, nous annonçons avec fierté que nous disposons du savoir et de la technologie qui peuvent être utilisés à différentes fins, notamment pour produire de l'électricité, et nous ne les avons pas empruntés à quelqu'un qui pourrait nous les reprendre.


IRAK : Selon plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse, dont Reporters sans frontières (RSF), le Comité de protection des journalistes (Committee to Protect Journalists, CPJ) et la Campagne internationale pour un emblème de presse (PEC), la guerre en Irak, qui a fêté le 19 mars 2006 son troisième anniversaire, est le conflit le plus meurtrier pour les médias depuis la Seconde guerre mondiale. 86 journalistes ont été tués, soit davantage que pendant les guerres du Vietnam (63), d'Algérie (77) et d'ex-Yougoslavie (49). Selon le rapport de RSF intitulé "L'hécatombe irakienne - 20 mars 2003 – 20 mars 2006 - Trois années de guerre : 86 journalistes et collaborateurs des médias tués, 38 enlevés" (format pdf) depuis le 20 mars 2003, 77% des journalistes et collaborateurs des medias tués étaient de nationalité irakienne, 11% d'autres pays arabes, 8% Européens, 5% Américains (quatre), 2% Australiens, 2% Japonais. Au total, 14 pays ont perdu un de leurs journalistes en Irak. Ils appartenaient à 41 medias différents. ** L’armée américaine a libéré lundi 20 mars 2006 350 détenus. Actuellement environ 14 000 Irakiens sont détenus dans 4 prisons américaines en Irak.


MONDE : Célébration ce mardi 21 mars 2006 de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale


La citation du jour : "Lorsque la loi est arbitraire, ceux qui se placent dans l'illégalité sont les courageux dénonciateurs de l'oppression étatique". Pascal Salin (né en 1939) - Economiste français, professeur à l'université de Paris IX Dauphine, spécialiste de la finance publique



fil-info-france.com

Pénuries alimentaires dans la bande de Gaza, annonce le PAM  21/03/2006



Annonçant des pénuries alimentaires dans la bande de Gaza, le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé aujourd'hui un appel aux autorités israéliennes pour qu'elles autorisent l'envoi d'une aide auprès de dizaines de milliers de personnes qui en dépendent, après des entraves à la liberté de circulation.

Dans un communiqué publié aujourd'hui à Jérusalem, le PAM affirme que la fermeture prolongée du passage commercial de Karni, entre Israël et la Palestine, a provoqué des pénuries alimentaires catastrophiques dans la bande de Gaza.

Les stocks de farine de blé étant déjà au plus bas, des carences en produits de première nécessité seront bientôt à craindre dans l'enclave palestinienne, ajoute l'agence des Nations Unies pour l'aide alimentaire.

« Nos réserves de nourriture sont presque épuisées et les boulangeries sont également vides. La population doit maintenant compter sur ses propres réserves, qui ne dureront que quelques jours au plus », a déclaré William Hart, directeur adjoint du PAM pour le Territoire occupé palestinien.

« La situation est critique, en particulier pour les plus pauvres et les plus vulnérables qui dépendent notre aide », a fait remarquer le directeur adjoint.

Parallèlement, le PAM a appelé l'Autorité palestinienne à garantir la sécurité des travailleurs humanitaires déployés dans le Territoire palestinien occupé.

L'agence fournit une aide alimentaire á 430.000 personnes dans les territoires occupés, dont 160.000 dans la bande de Gaza.


www.un.org

Présidentielle biélorusse: ouverture et transparence (observateurs de la CEI)  20/03/2006



MINSK, 20 mars - RIA Novosti. La présidentielle biélorusse a été libre, ouverte et transparente, constatent les observateurs de la CEI (Communauté des Etats indépendants), a indiqué aux journalistes mardi le secrétaire exécutif de la Communauté, Vladimir Rouchaïlo.

La Biélorussie a créé toutes les conditions juridiques, techniques et organisationnelles indispensables au contrôle international des élections, ce qui témoigne de l'ouverture et de la transparence du processus électoral, a estimé le responsable.

L'élection présidentielle a été conforme à la législation électorale en vigueur dans le pays, avec un taux de participation élevé, selon lui.

La mission des observateurs de la CEI appelle les autres observateurs à se joindre à cette déclaration.

Selon la Commission électorale centrale de Biélorussie, le président biélorusse en exercice, Alexandre Loukachenko, a remporté la présidentielle avec 82,6% des votes.


Ria-Novosti

Bernard Henri Levy agressé au salon du livre  20/03/2006

Bernard Henri Levy agressé au salon du livre
Bernard Henri Lévy a été frappé et entarté ce samedi après midi aux environs de 18h30 au salon du livre de Paris. Il se trouvait au stand des éditions Grasset pour dédicacer son dernier livre American Vertigo.

Attaqué une première fois, il s’était réfugié dans l’arrière stand de la maison d’édition. Malgré cette première attaque, BHL retourne derrière sa table de dédicace. Quand soudain ressurgit un de ses agresseurs qui, contournant la vigilance des agents de la sécurité, réussit à le frapper au visage.

BREVES MONDIALES  20/03/2006

PALESTINE : Ismaïl Haniyeh, premier ministre issu du mouvement de la résistance islamique Hamas, qui a remporté haut la main les élections législatives du 25 janvier 2006, l'emportant 74 des 132 sièges du Conseil Législatif Palestinien (parlement) contre 45 seulement pour le Fatah, au pouvoir, a remis au président de l'Autorité Nationale Palestinienne, Mahmoud Abbas, la liste de son gouvernement, qui comptera 24 membres .


IRAK : De nombreuses manifestations ont été organisées dimanche 19 mars 2006 dans le monde entier à l'occasion du troisième anniversaire de l'invasion américaine de l'Irak, le 19 mars 2003. Aux Etats-Unis, plusieurs centaines de pacifistes ont demandé le retrait des troupes américaines d'Irak. Au Brésil plusieurs milliers de personnes ont manifesté pour protester contre la présence de bases militaires américaines en Amérique latine. ** Plusieurs missiles ont été tirés sur la ville sainte de Kerbala alors que plusieurs millions de pèlerins s'apprêtent à célébré le 40e jour de l'Achoura, qui commémore le martyre en 680 de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet. Il n'y a eu aucune victime. ** L'armée américaine a lancé une attaque sur la ville de Doulouiyah en représailles à l'attaque de leur convoi. 8 civils irakiens ont été tués au cours de cette opération dont un enfant de 8 ans.


ETATS-UNIS : L'autorité américaine de réglementation des produits pharmaceutiques et alimentaires (FDA Food and Drud Administration) a annoncé que 2 décès supplémentaires ont été enregistrés après l'utilisation de la pilule abortive RU-486. 4 femmes étaient décédées en 2005 en Californie de sepsie, une grave infection du sang après avoir été traitées avec cette pilule abortive. La RU-486 est autorisée aux Etats-Unis depuis septembre 2000, pour mettre fin à des grossesses jusqu'à 49 jours après la conception. Environ 560 000 femmes ont utilisé cette pilule abortive depuis qu'elle est commercialisée aux Etats-Unis, selon les laboratoires Danco qui commercialise cette pilule appelée mifépristone (Mireprex) aux Etats-Unis. La FDA a indiqué "enquêter sur les circonstances de ces décès sans pouvoir encore en confirmer les causes".


CANADA : Le gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper a décidé de ne plus octroyer de contributions au Conseil de l'unité canadienne (CUC), organisme à but non lucratif créé en 1964 dont la mission est la promotion de l'unité canadienne et les institutions fédérales. Le budget du CUC dépend à 80 % du gouvernement fédéral, qui versait 10 millions de dollars par an. Le gouvernement a expliqué cette mesure par "un changement de cap et de philosophie". ** Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a annoncé devant la Jeune chambre de commerce de Québec que l'ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne (Poitou-Charentes) a été nommé par le président français Jacques Chirac à la tête du comité de la France pour la célébration du 400e anniversaire de la ville de Québec.


BOLIVIE : Le procureur général a saisi la Cour Suprême d'engager des poursuites à l'encontre de 3 anciens présidents, Gonzalo Sanchez de Lozada, Jorge Quiroga et Carlos Mesa qui auraient signé des contrats pétroliers sans les faire avaliser par le parlement. Selon le procureur, cette demande est basée sur les résultats d'une enquête couvrant quelque 107 contrats pétroliers depuis 1993 dans lesquels "apparaissent de nombreuses irrégularités. Lire notre édition du 10 mars 2005 (Bolivie)


AUSTRALIE : Le nord-est du pays a été frappé par un violent cyclone tropical nommé "Larry" avec des vents allant jusqu'à 290 kilomètres/heure. C'est le premier cyclone d'une telle force à s'abattre sur le pays depuis 30 ans.


BELGIQUE : La Commission européenne a annoncé l'interdiction des importations de volailles vivantes, oeufs et produits de volailles en provenance d'Israël après l'apparition du virus de la grippe aviaire dans le kibboutz (ferme collective) Ein Hashlosha, près de la bande de Gaza, dans le désert du Néguev du sud d'Israël où plusieurs centaines de dindes ont été retrouvées mortes ou atteintes par le virus de la grippe aviaire. Le ministre israélien de la Santé Yaakov Edri a précisé "qu'aucun cas humain n'avait été décelé".


SERBIE-MONTENEGRO : L'ancien président yougoslave, Slobodan Milosevic, retrouvé mort samedi 11 mars 2006 dans sa cellule du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPYI), dont le siège est à La Haye, a été enterré samedi 18 mars 2006 dans le jardin de sa maison natale de à Pozarevac, sa ville natale. Sa famille, et sa veuve Mira, exilée en Russie, n'ont pas assisté aux funérailles.


PAYS-BAS : Selon les premiers résultats des analyses toxicologiques dévoilés vendredi au Tribunal Pénal International dont le siège est à La Haye, l'ancien président yougoslave, Slobodan Milosevic, retrouvé mort samedi 11 mars 2006 dans sa cellule, "n'aurait pas été empoisonné", ou "victime d'un médicament contre indiqué". Des analyses complémentaires se poursuivent à l'Institut médico-légal néerlandais qui a pratiqué l'autopsie.


GRECE : La Fédération panhellénique des universitaires, syndicat des professeurs d'université, a annoncé une grève de 5 jours à partir de lundi 20 mars 2006 pour défendre "le caractère public" de leurs établissements et réclamer une augmentation de 5 % du budget de l'Etat consacrée à l'éducation, qui est actuellement de 3,5 %. Ce mouvement intervient après l'annonce, dans le milieu du mois de janvier 2006, par le premier ministre Costas Caramanlis d'une révision de l'article 16 de la Constitution autoriser la création d'universités privées dans le pays, ce qui était interdit jusqu'ici.


POLOGNE : Jaroslaw Kaczynski, président du Parti Droit et Justice (PiS Prawo i Sprawiedliwosc, droite au pouvoir) et frère jumeau du président de la République, Lech Kaczynski, élu le 23 octobre 2005, a appelé samedi, à la surprise générale, à la dissolution du parlement afin de convoquer des élections législatives anticipées en raison de "l'instabilité de la coalition parlementaire en place".


BELARUS : La Commission électorale a annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi 20 mars 2006 que le président Alexandre Loukachenko a remporté l'élection présidentielle de dimanche avec 82,6 % des voix. L'opposition a immédiatement demandé l'annulation du scrutin, accusant le pouvoir en place d'avoir falsifié les résultats.


ITALIE : Les journalistes de la presse écrite étaient en grève samedi 18 mars 2006 pour protester contre une proposition de nouveaux contrats de travail de leur direction qu'ils considèrent "comme une atteinte à la liberté de la presse" et "une menace pour leur emploi". La plupart des journaux n'a pas paru dimanche en pleine campagne pour les élections législatives qui doivent se tenir les 9 at 10 avril 2006. Selon la Fédération nationale de la presse italienne (FNSI, Federazione Nazionale della Stampa Italiana), "les éditeurs appliquent avec parcimonie une loi italienne sur la flexibilité dans le travail (dite loi Biagi de 2002, qui met en place de nouvelles formes contractuelles de travail et "libéralise" le système des services pour l'emploi), afin de ne pas précariser davantage la profession". Sur quelque 30 000 journalistes, environ la moitié ne dispose pas d’un contrat à durée indéterminée, selon le FNSI. Selon ce projet de loi, les employeurs auront le droit de renvoyer des travailleurs sans aucune raison valable. Il deviendra de plus en plus difficile de décrocher des contrats à temps partiel et l'introduction du travail via des télécentres devrait conduire à une déréglementation totale du secteur des médias. NDLR. Loi Biagi : du nom de son créateur, Marco Biagi, économiste et juriste italien, conseiller du ministre du travail, assassiné, le 19 mars 2002. Son assassinat avait été revendiqué par les Brigades Rouges, groupe d'extrême-gauche.


FRANCE : NEGATIONISME - POLITIQUE : Le juge d’instruction Jacques Chauvot, vice-président du Tribunal de Grande Instance de Lyon, chargé d’instruire l'affaire de négationnisme présumé de Bruno Gollnisch, professeur des Université à la faculté Lyon 3, député européen, et secrétaire national du Front National, a ordonné un non lieu. Il "n’existe pas d’élément objectif relevant de la contestation de crime contre l’humanité" dans les propos de Bruno Gollnisch. Le juge a par contre mis en examen et renvoyé en correctionnelle tous ceux qui ont "exploité" cette affaire qui a constitué une "atteinte à la mémoire de toutes les victimes des nazis". Sont renvoyés en correctionnelle : Jean-Jack Queyranne, Président socialiste de la région Rhône-Alpes, Christian Avocat et membre du Parti socialiste, Hervé Gaymard (ancien ministre démissionnaire UMP), Gérard Géras, parti des Verts, Thierry Cornillet, membre de l'UDF, Jean-Michel Bodraton, membre du Parti communiste français PCF, André Friedenberg, membre des radicaux de gauche. Le procès aura lieu le 28 mars 2006 à 14 heures. Les prévenus avaient concouru à une déclaration "diffamatoire" en l'absence de tout principe démocratique, lue contre Bruno Gollnisch au Conseil régional de Rhône-Alpes, le 14 octobre 2004, sans possiblilité de réponse, sans droit de parole ou débat contradictoire. NDLR. Dominique Perben, alors ministre de la Justice, avait personnellement dirigé cette affaire, conformément à ses engagements pris auprès du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF de Lyon, donnant "instruction" au parquet de Lyon, de faire déposer à la brigade criminelle de Lyon, tous les journalistes effectivement présents à la conférence de presse du 11 octobre 2004 de Bruno Gollnisch.


EGYPTE : L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé samedi 18 mars 2006 qu'un premier cas humain de grippe aviaire a été découvert chez une femme de 35 ans hospitalisée au Caire où elle est décédée vendredi soir.


RDC : Thomas Lubanga Dylo, 45 ans, fondateur et dirigeant présumé de l’Union des patriotes congolais (UPC), accusée du meurtre, en février 2005, de 9 Casques Bleus bangladais des Nations Unies en Ituri (nord-est du pays), de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, avec notamment l'enrôlement d'enfants, arrêté le 19 mars 2005, et incarcéré à la prison de Makala, à Kinshasa, a été livré vendredi 17 mars 2006 à la Cour pénale internationale (CPI) pour y être jugé. La région de l'Ituri est touchée depuis 1999 par un conflit inter-ethnique entre Hema et Lendu qui a fait près de 60 000 morts et des dizaines de milliers de déplacés. Le 23 juin 2004, le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, avait annoncé l’ouverture d’une enquête pénale en RDC. La CPI avait rendu public vendredi 17 mars 2006 le mandat d'arrêt (format pdf) lancé contre Thomas Lubanga Dylo.


BENIN : 4 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 19 mars 2006 pour le second tour de l'élection présidentielle qui oppose Yayi Boni, ancien directeur de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), arrivé en tête du premier tour du 5 mars 2006 avec 35,63 % des suffrages, à Adrien Houngbédji, ancien président de l'Assemblée nationale. Bien que la Cour constitutionnelle ait accordé un report du scrutin au 22 mars, suite à une requête de la Commission électorale nationale autonome, le président sortant, Mathieu Kérékou, au pouvoir depuis 30 ans et qui n'avait pu se présenter ayant atteint la limite d'âge prévue par la Constitution, avait finalement décidé de maintenir le scrutin ce dimanche 19 mars 2006, 15 jours après le premier tour. Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant plusieurs jours.


GABON : Les représentants de 46 pays africains se réunissent à partir de lundi 20 mars 2006 à Libreville, la capitale, pour une conférence organisée par les Nations Unies destinée à coordonner la lutte contre l'épidémie de grippe aviaire sur le continent africain.



La citation du jour : "Seul celui qui peut se passer de la richesse est digne d'en jouir". Epicure, philosophe grec (v. 342 av. J.-C. - 270 av. J.-C.)

fil-info-france.com

BREVES MONDIALES  18/03/2006

SERBIE-MONTENEGRO : 1 millier de partisans de l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, retrouvé mort samedi 11 mars 2006 dans sa cellule du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPYI), dont le siège est à La Haye, se sont rassemblés jeudi 16 mars 2006 à Belgrade devant sa dépouille exposée au Musée de la Révolution à Belgrade. Slobodan Milosevic doit être inhumé samedi 18 mars 2006 dans sa ville natale de Pozarevac. Plus de 50 délégations étrangères assisteront aux funérailles de l'ex-dirigeant yougoslave samedi 18 mars 2006, selon un responsable du Parti socialiste de Serbie (SPS) dirigé par Slobodan Milosevic, dont le dirigeant du parti communiste russe Guennadi Ziouganov, le vice-président de la Douma (parlement russe) Sergueï Babourine, l'ex-ministre de la Justice américain Ramsey Clark, et le président biélorusse Alexander Loukatchenko. Lire notre édition du 13 mars 2006


NORVEGE : Ce pays vient d'annoncer l'octroi d'une aide de 38 millions d'euros aux pays de la Corne de l'Afrique touchés par la sécheresse. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué dans un communiqué publié vendredi 17 mars 2006 simultanément à New York et Oslo "qu'au Kenya, en Somalie, en Ethiopie, en Erythrée et à Djibouti, ce sont 18 millions de personnes qui risquent de tomber dans une insécurité alimentaire", ajoutant : "La Corne de l'Afrique, où plus de 40 % de la population souffre de malnutrition chronique, est l'une des régions du monde où règne l'insécurité alimentaire la plus forte".


ALLEMAGNE : Dans une interview au programme turc de la radio "Deutsche Welle", Günther Wallraff, écrivain allemand, a critiqué le questionnaire, composé de 100 questions, présenté par le gouvernement régional de Hesse destiné aux étrangers désireux d’être naturalisés allemands. Il a indiqué qu’il trouvait les "questions humiliantes", "loin de la réalité", et qu’elles refléteraient selon lui "un sentiment de supériorité raciale" des autorités.


BELGIQUE : Les 25 pays membres de l'Union européenne ont dressé mercredi 15 mars 2006 la première "liste noire" des compagnies jugées dangereuses, qui seront à l'avenir entièrement ou partiellement interdites de vol dans l`Union européenne. Les noms de ces compagnies devraient être publiés d'ici au 23 mars 2006, lorsque la Commission européenne aura officiellement entériné la décision prise mercredi à l'unanimité par les experts de la sécurité aérienne des 25.


SUISSE : Selon l'étude annuelle réalisée par la Fondation contre le racisme et l'antisémitisme (GRA, publiée vendredi 17 mars 2006 sur son site Internet, le nombre d'actes à caractère raciste en Suisse a régressé en 2005 pour la troisième fois consécutive, tombant au-dessous des 100 cas. Au total, 93 incidents à connotation raciste ont été répertoriés en 2005, contre 105 l'année précédente. Il s'agissait d'insultes verbales dans plus du tiers des cas. Cette étude donne également un aperçu des activités des différentes organisations jugées racistes, comme le Parti des Suisses nationalistes (PSN, PNOS en allemand). Parmi les cas les plus graves en 2005 figure l'incendie criminel de la synagogue de Lugano le 14 mars et le rassemblement d'extrême droite sur la prairie du Grütli le 1er août. Le maximum a été atteint en 1999, avec 145 incidents. ** Micheline Calmy-Rey, Cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, a rencontré vendredi 17 mars 2006 à Genève les organisations juives américaines et a eu des entretiens avec la présidente du Conseil du Congrès Juif Américain (American Jewish Committee) Julie Baskes et son directeur exécutif David Harris, portant notamment sur la préparation de la conférence des sociétés de Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, prévue en juin 2006 à Genève, doit avaliser l'adoption du cristal rouge comme nouvel emblème, créé en décembre dernier. Elle doit procéder à l'admission simultanée du Magen David Adom (Bouclier-Rouge de David, MDA), la société de secours israélienne, et du Croissant-Rouge palestinien. Une célébration du centenaire de l'American Jewish Committee a eu lieu également au Palais des Nations. Lire notre édition du 9 décembre 2005 (Suisse)


VATICAN : Le pape Benoît XVI a reçu jeudi 16 mars 2006 une délégation du Congrès Juif Américain (American Jewish Committee), auxquels il a dit son espoir de voir cette rencontre "renforcer encore les liens entre le peuple juif et l'Eglise catholique". Benoît XVI a appelé les chrétiens et les juifs à coopérer avec l'islam "pour le bien de l'humanité".


FRANCE : Mme Soheir Al Ali, ministre du Plan et de la Coopération internationale du Royaume hachémite de Jordanie, effectue une visite à Paris du 16 au 18 mars 2006 à l'occasion de la XIIème commission mixte de coopération franco-jordanienne (16-17 mars). La tenue de cette commission mixte doit permettre de définir les domaines prioritaires de notre coopération avec la Jordanie pour les années à venir (aide à la bonne gouvernance et à la modernisation de l'Etat, eau, agriculture et le développement durable, coopération universitaire). Soheir Al Ali aura également un entretien avec Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes, ainsi qu'avec Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur.


BELARUS : Le chef des services secrets, Stepan Soukhorenko, a menacé jeudi 16 mars 2006, lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision, de "faire fusiller ceux qui répondront à l'appel du principal candidat de l'opposition à la présidentielle, Alexandre Milinkevitch, à manifester dimanche soir après le scrutin pour provoquer une révolution". La Commission européenne a dénoncé la vague "inacceptable" d'arrestations d'opposants politiques lors de la campagne électorale et menacé le régime d'Alexandre Loukachenko de sanctions supplémentaires de l'Union Européenne. 6 hauts responsables bélarusses, soupçonnés d'implication dans la disparition d'opposants au régime et d'un journaliste, en 1999 et 2000, ou de fraudes lors du référendum d'octobre 2004, sont déjà interdits de voyage. Alexandre Milinkevitch a assuré que le rassemblement de dimanche soir serait "uniquement une action pacifique" et a mis en garde le pouvoir contre tout recours à la force dont il portera l'entière responsabilité.


VENEZUELA : L'Agence fiscale du Vénézuela a déclaré jeudi que la compagnie pétrolière franco-néerlandaise Total devra fermer ses bureaux à partir du vendredi 17 mars 2006 si elle n'acquitte pas de ses impôts impayés, qui s'élèvent à 107 millions de dollars (89 millions d'euros). Les autorités fiscales estiment que 22 compagnies pétrolières étrangères, privées et publiques, doivent presque 800 millions de dollars (665 millions d'euros) au Vénézuela pour des impôts impayés remontant aux années 2001-2004.


ETATS-UNIS : Le GAO (Governement Accountability Office, équivalent de la Cour des Comptes en France) a publié jeudi 17 mars 2006 un rapport qui révèle que des millions de dollars obtenus lors de l'attribution à des entreprises, parfois sans appels d'offres, de contrats après le passage de l'ouragan Katrina, ont été gaspillé par le gouvernement américain. Le rapport dénonce une "mauvaise coordination entre les différents services de l'Etat, notamment entre l'Agence fédérale des situations d'urgence (FEMA, Federal Emergency Management Agency) et le Corps du Génie de l'Armée" lors du passages des ouragans Katrina, qui a frappé le golfe du Mexique le 29 août dernier a fait plus de 1 300 morts en Louisiane, dans le Mississippi et l'Alabama, des centaines de milliers de sans-abri et des dizaines de milliards de dollars de dégâts, et Rita ajoutant que "la FEMA n'a pas anticipé les besoins de façon adéquate". Le rapport cite l'exemple d'une dépense de quelque 3 millions de dollars (2,5 millions d'euros) pour 4 000 lits qui n'ont jamais été utilisés.


LIBERIA : La présidente Ellen Johnson-Sirleaf, 67 ans, ancienne économiste de la Banque Mondiale, première femme élue à la tête d'un pays africain, investie dans ses fonctions le 16 janvier 2006, a demandé vendredi 17 mars 2006 au Conseil de sécurité de l'ONU de "lever les sanctions imposées sur les exportations de diamants" et de "maintenir la présence des Nations Unies" au Libéria, pays touché pendant 14 ans par la guerre civile. Dans la résolution 1647 votée le 20 décembre 2005, le Conseil de sécurité avait reconduit, pour une nouvelle période d'un an, les embargos sur les armes, les diamants et le bois imposés au Libéria. La résolution 1626 du 19 septembre 2005 reconduisait pour un an au 31 mars 2006 le mandat de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL). Lors d'une conférence de presse donnée au siège de l'ONU à New York, à l'issue de la séance publique du Conseil de sécurité sur la situation au Libéria, la présidente du Libéria, Ellen Johnson-Sirleaf, a annoncé avoir demandé au "Nigéria et aux dirigeants africains de la région de prendre la décision collective" de déférer l'ancien président Charles Taylor, qui vit en exil au Nigéria depuis qu'il a quitté le pouvoir en août 2003, devant le Tribunal. Elle a refusé le terme "extradition", en parlant de l'ancien chef d'Etat qui vit en exil au Nigeria depuis qu'il a quitté le pouvoir en août 2003.


SOUDAN : Les bureaux de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) situés à Yei au Sud-Soudan ont été attaqués jeudi 16 mars 2006 par un groupe d'hommes armés. Un garde soudanais a été tué et un membre international de l'équipe du HCR et un autre garde soudanais, grièvement blessés, sont dans un état critique. Le HCR a établi une présence à Yei en 2004 afin de préparer le retour des réfugiés sud-soudanais établis en République centrafricaine, République démocratique du Congo (RDC) et Ouganda. L'opération de rapatriement des réfugiés, qui devait commencer la semaine prochaine, a été suspendue. Selon des chiffres de l'ONU, 350 000 réfugiés du Sud-Soudan se trouvent dans des pays voisins, dont 13 300 en RDC. 4 millions de personnes sont par ailleurs déplacées à l'intérieur du Soudan.


BENIN : Le Conseil constitutionnel a confirmé qu'un second tour devrait être organisé dans les 15 prochains jours. Il opposera Yayi Boni, ancien directeur de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), candidat indépendant, qui a obtenu 35,6% des suffrages au premier tour, à Adrien Houngbédji.


AFGHANISTAN : Le chef spirituel des Talibans, le mollah Omar, a appelé jeudi 16 mars 2006 dans un communiqué à "la résistance contre la guerre de croisade et les croisés" et promis aux troupes étrangères déployées en Afghanistan et au gouvernement afghan une "résistance acharnée", déclarant : "Les soldats croisés et leurs marionnettes vont devoir faire face à une résistance acharnée, comme ils n'auraient jamais pu l'imaginer" ajoutant : "Nous allons intensifier nos attaques suicides au point de faire du territoire sur lequel ils se trouvent un four en flammes". Les Etats-Unis ont promis une récompense de 25 millions de dollars à toute personne permettant la capture du Mollah Omar. Le Mollah Omar a dénoncé également le "traitement inhumain" des prisonniers détenus par les Américains en Afghanistan et à Guantanamo (Cuba), ainsi que la publication de caricatures du prophète Mahomet, qui montre selon lui que "les Infidèles occidentaux veulent détruire notre culture, notre territoire et nos croyances".


IRAK : Plus de 1 500 soldats irakiens et américains ont lancé une opération aérienne de grande envergure dans la région de Samarra à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad afin "de sécuriser la zone et détruire les caches d'armes et d'explosifs". La mosquée d'or de Samarra, l'un des principaux lieux saints chiites, avait été détruite le 22 février 2006 par un attentat qui avait entraîné des violences interreligieuses. 1 500 hommes, 50 appareils, avions et hélicoptères et 200 véhicules militaires sont mobilisés. C'est l'offensive aérienne la plus importante depuis l'invasion de l'Irak en 2003.


La citation du jour : "C'est l'amour des richesses qui cause la folie des hommes et leur perversité." Théognis de Mégare - Poète grec (VIe siècle avant J. C.) - Extrait de "Fragments"


Fil-Info-France.com

Iran : premières consultations du Conseil de sécurité sur le dossier nucléaire  18/03/2006

Iran : premières consultations du Conseil de sécurité sur le dossier nucléaire

17 mars 2006 – Prenant la parole devant la presse après les consultations, plusieurs ambassadeurs ont affirmé que le Conseil de sécurité était proche d'un accord sur un texte qui pourrait être adopté la semaine prochaine sous la forme d'une déclaration présidentielle ou d'une résolution.

« Nous voulons renforcer les décisions de l'AIEA, nous voulons réaffirmer notre volonté de voir l'Iran se conformer aux exigences du Conseil des gouverneurs et nous voulons demander un rapport au directeur de l'agence », a déclaré Emyr Jones Parry, Représentant permanent du Royaume-Uni, lors d'une rencontre avec la presse.

• Retransmission de la rencontre avec la presse des représentants britannique et français [8mins]

Depuis le 9 mars, deux séries de consultations informelles ont déjà eu lieu à New York entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité - Chine, Etats-Unis, Russie, France et Royaume-Uni.

Un deuxième projet de texte sur le nucléaire iranien a circulé au cours des consultations officielles d'aujourd'hui.

« Nos collègues nous ont fait savoir que le nouveau texte était proche de ce qu'ils souhaitaient », a affirmé l'ambassadeur britannique.

• Retransmission de la rencontre avec la presse du représentant chinois [2mins]

Espérant que le texte soit adopté très prochainement, le Représentant permanent de la France, Jean-Marc de la Sablière, a fait savoir que les prochaines consultations formelles du Conseil de sécurité se tiendraient mardi prochain.

L'ambassadeur français avait préconisé, le 9 mars dernier, « une approche graduelle » afin d'encourager l'Iran à revenir à la suspension de ses activités d'enrichissement de l'uranium.

Mohamed ElBaradei, directeur général de l'AIEA, avait transmis, le même jour, au Conseil de sécurité son dernier rapport sur l'Iran, dans lequel il regrettait que la situation concernant la nature du programme nucléaire iranien soit « toujours aussi floue », laissant entrevoir une possible dimension nucléaire militaire (dépêche du 08.06.03 et dépêche du 06.03.06).

A l'issue d'une réunion « extraordinaire » sur la question, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA avait adopté, le 4 février dernier, une résolution demandant le transfert du dossier, c'est-à-dire de « tous les rapports et résolutions relatifs à la mise en œuvre des garanties en Iran », au Conseil de sécurité.

Le Conseil des gouverneurs avait estimé « nécessaire » que l'Iran rétablisse la suspension de « toutes activités liées à enrichissement et au retraitement, y compris la recherche et le développement ».

Il estimait aussi nécessaire que Téhéran « ratifie immédiatement et mette en oeuvre pleinement le Protocole additionnel » au Traité de non prolifération nucléaire (TNP) que l'Iran a signé en décembre 2003 et qui constitue le principal outil international de surveillance d'un programme nucléaire.

La résolution demandait également à l'Iran de « rétablir pleinement et rapidement sa coopération » avec l'AIEA, ce qui permettrait de « clarifier les possibles activités qui pourraient avoir une dimension nucléaire militaire » (dépêche du 06.02.06).

L'Iran avait provoqué, début janvier, une crise diplomatique en annonçant la reprise de ses activités liées à l'enrichissement de l'uranium qui sert à fabriquer du combustible pour les centrales nucléaires civiles mais qui peut-être utilisé pour la fabrication de l'arme atomique (dépêche du 11.02.06)



www.un.org

Tribune de Genève: L'espion du Centre islamique s'est volatilisée !  17/03/2006

La taupe recrutée par les services secrets suisses pour infiltrer le Centre islamique de Genève s'est volatilisée. Le 23 février dernier, Christian alias Sayyid, 35 ans, révélait dans les colonnes de la Tribune de Genève avoir été recruté par le service d'analyse et de prévention (SAP) pour espionner Hani ­Ramadan.

Ce qui a été confirmé. Depuis, l'ancien informateur des stups de la police genevoise, converti à l'islam en 2004 pour les besoins de sa mission, a disparu. Il a quitté la Suisse après avoir tout avoué dans une lettre adressée au directeur du Centre islamique de Genève. Pourquoi avoir choisi de faire de telles révélations?

Beaucoup s'interrogent sur les motivations de ce mystérieux agent de l'ombre, qui se met soudain à causer aux journalistes. Sa personnalité, son passé judiciaire (escroquerie, trafic d'anabolisants) laissent planer un doute quant à ses motivations réelles. En attendant, il se livre à un grand déballage en guise de règlement de comptes. Pour mieux s'affranchir de ses ex-employeurs?

D'abord réfugié à Las Palmas, aux Canaries, comme l'a révélé le Blick la semaine dernière, le Genevois a pris la poudre d'escampette, redoutant apparemment une arrestation qui s'annonçait imminente. «Le SAP va certainement essayer de me mettre les bâtons dans les roues. Me réfugier à l'étranger devrait me permettre de ne pas être empêché de parler, mais mon temps est compté», ­confiait-il récemment.

Christian est entré en clandestinité, comme on dit dans le jargon, usant de mille précautions pour communiquer: changement fréquent de numéro de téléphone portable, adresses e-mail différentes, noms d'emprunt, fausse identité... L'homme connaît toutes les ficelles du métier d'espion. Prudent, il a confié des documents au cas où cela tournerait mal pour lui.

Opération à hauts risques

«Dans un autre pays que la Suisse, on n'aurait pas hésité à me liquider dès l'instant que j'ai commencé à parler, mais ici cela ne se passe pas comme cela. Je garde néanmoins à l'esprit que, dans ce genre de situation, tout peut arriver.» Excès de paranoïa d'une recrue qui n'était pas taillée pour cette mission, d'un agent qui pète les plombs? Christian Sayyid a apparemment de vraies raisons d'être inquiet. Il n'y a pas que ses anciens employeurs qui pourraient lui réclamer des comptes. La taupe du SAP n'a pas fait qu'infiltrer le Centre islamique de Genève, elle s'est aussi déplacée à l'étranger.

Des déplacements à hauts risques, qui ont notamment conduit Christian jusqu'à la mosquée Al Fateh à Damas, en février 2005. La Syrie où il s'est rendu récemment encore. «C'était une opération clandestine, le SAP n'ayant pas la base légale pour enquêter à l'étranger», affirme-t-il aujourd'hui. Sur place, il rencontre notamment de jeunes Français issus de la mouvance salafiste.

Ils sont en contact avec un réseau pour rejoindre des groupes de résistance en Irak. Les passeurs réclament 800 dollars, auxquels il faut ajouter une somme comparable pour rejoindre un poste de «résistance», plus le prix de l'équipement et du matériel militaire. Soit en tout 4000 dollars environ. Le prix à payer pour rejoindre des combattants sur le ­terrain.

«On m'avait donné des informations sur la mosquée Al Fateh, où il était possible d'entrer en contact avec le groupe d'Abou Moussad Al-Zarkaoui», explique Christian. Entrer en contact avec les réseaux Al-Zarkaoui, le chef terroriste adoubé par Ben Laden, commanditaire de plusieurs attentats meurtriers, revient à mettre sa tête dans la gueule du loup. La taupe s'y risque. Le contact est établi par l'intermédiaire de R. H., un Franco-Algérien résidant à Genève, recherché par la police française pour une ­affaire d'accident de voiture.

Prêt à témoigner devant une commission d'enquête

Pour Christian, le SAP avait toujours à l'esprit d'impliquer Hani Ramadan. Il s'agissait de faire le lien entre R. H. et Hani Ramadan, de sorte à pouvoir dire que les islamistes qui fréquentaient le centre des Eaux-Vives se rendaient en Irak. Le centre devenait alors une base arrière du terrorisme du fait de ses liens, même éloignés, avec la nébuleuse Al-Qaida.

Christian, qui s'est converti à l'islam et, il le reconnaît, s'est pris de sympathie pour Hani Ramadan, affirme avoir refusé d'entrer dans ce jeu. C'est la raison pour laquelle il aurait stoppé sa collaboration avec le SAP, malgré les relances de son officier traitant.

Aujourd'hui, il se déclare prêt à tout raconter devant une commission d'enquête parlementaire. L'ancien agent souhaite s'entretenir avec Dick Marty, le député tessinois au Conseil des Etats, rapporteur spécial du Conseil de l'Europe sur les prisons de la CIA.

Remarquée par Islamiya.info dans la Tribune de Genève
du 15 03 2006



Tribune de Genève: Une caméra cachée pour la Grande Mosquée
Islamiya.info | Le 16 mars 2006 à 14:11:21 CET

Les révélations de la taupe embarrassent. Comme on pouvait s'y attendre, l'affaire est en passe de prendre une tournure politique. Le conseiller national, vice-président des Verts suisses, Ueli Leuenberger, a saisi le Conseil national en déposant une question écrite à laquelle devra répondre lundi le conseiller fédéral chargé du Département justice et police, Christoph Blocher.

Quelle était la finalité de la mission d'infiltration confiée à l'ancien indic des stups? Ueli Leuenberger se demande si la taupe engagée par Berne était juste chargée de récolter des informations sur le centre islamique des Eaux-Vives ou bien de confondre Hani Ramadan par tous les moyens. «Introduire des agents provocateurs est quelque chose d'inadmissible. Selon mes informations, cette personne aurait été chargée d'introduire des documents compromettant dans le centre islamique.

Si tel est le cas, l'affaire serait extrêmement grave. Comment le Conseil fédéral justifie-t-il cette pratique?» Le conseiller national observe que «cela arrangerait beaucoup de personnes à Genève que Hani Ramadan soit piégé. Si une telle affaire avait concerné l'extrême gauche cela aurait été le tollé général.» Ueli Leuenberger poursuit: «Si d'autres mosquées devaient faire l'objet de surveillance, le Conseil fédéral peut-il apporter des assurances quant à la légalité des procédés en vertu de la loi fédérale instituant des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure et de la loi fédérale sur l'investigation secrète?»

Pour élucider le mystère de l'opération Memphis, il faudra attendre la réunion, fin mars, de la délégation parlementaire chargée de contrôler les services de renseignement. Quelle suite sera donnée à cette affaire? Tout dépend de ce que la taupe est réellement en mesure de révéler. Christian Sayyid en sait-il autant qu'il le prétend? En levant le voile sur ses activités et celles du service qui l'employait, le Genevois a mis à mal tout le dispositif de surveillance déployé autour des lieux dits «sensibles».

Selon nos informations, tout laisse à penser que l'ex-agent a révélé l'adresse de la planque utilisée par les services de renseignements suisses avenue de la Grenade, en face du centre islamique... De la même façon qu'il a expliqué comment les photos étaient prises aux abords de la grande mosquée à partir d'un scooter équipé d'une caméra cachée. Certains de ceux qui ont fait l'objet de ces surveillances très serrées connaissent désormais l'existence de ce fameux scooter. Qui manipule qui?

Ces révélations sont à double tranchant. Hani Ramadan se garde bien d'en faire une exploitation outrancière. Le directeur du centre islamique affirme faire confiance au parlement pour obtenir des éclaircissements.

Aperçu par Islamiya.info dans la Tribune de Genève
du 15 03 2006

Ahmadinejad : les pressions sur l'Iran visent à détourner l'attention de la Palestine  17/03/2006


Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mercredi que les pressions des ennemis sur l'Iran visent à détourner l'attention sur la Palestine qui reste une question cruciale et à s’assurer que les ennemis ne réussiront jamais à réaliser un tel but.

Tenant un discours devant les habitants de la ville provinciale de Ramiyan, le président a noté que bien que les ennemis des états de l'Islam et des musulmans exercent des pressions sur les pays de la région libres de renforcer le régime sioniste dans la région, les nations musulmanes ne laisseront pas continuer cette tyrannie en Palestine.


Le responsable iranien a déclaré que si tout va bien le régime sioniste perd de son poids tandis que la résistance des Palestiniens s'est réalisée.

Il a souligné que les Iraniens continueront certainement leurs efforts afin d'accéder à la technologie nucléaire dans des buts pacifiques et à soutenir la nation palestinienne opprimée.


"Toutes les nations libres iraniennes et du monde déclarent leur haine des actes criminels des USA et des sionistes en scandant des slogans comme « A mort les USA et à mort Israël " a t’il ajouté.


Un peu plus loin dans ses propos, le président a qualifié Ramiyan de ville la plus charmante de la province de Golestan et a rappelé quelques unes de ses attractions touristiques comme la chute d'eau de Shirabad, Plongent-Sefid (le diable blanc).


Après son discours, le chef d’Etat, Mahmoud Ahmadinejad est parti pour une autre ville provinciale, Aliabad Katoul, où il doit également rencontrer des personnes.



IRNA

Rice demande à l’Iran la reprise des négociations sur son programme nucléaire  17/03/2006


La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a exhorté l'Iran à reprendre les négociations sur son programme nucléaire, jeudi à Sydney, en Australie.

Mme Rice a lancé cet appel à l'issue de sa rencontre avec son homologue australien, Alexander Downer. Ils ont abordé des questions comme l'Irak, le dossier nucléaire iranien, les développements en Indonésie et le récent accord nucléaire entre Washington et New Delhi, selon les médias locaux.


Elle s’est dite « assez certaine que le Conseil de Sécurité trouvera un véhicule approprié pour exprimer à nouveau le désir de la communauté internationale que l’Iran revienne aux négociations ».

Ignorant les épithètes de "criminelle de guerre" et de "meurtrière" lancés à son intention par des manifestants, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a défendu jeudi en Australie le rôle joué par son pays en Irak.


Peu après le début de son discours, deux manifestants ont été évacués de la salle après avoir crié "Condoleezza Rice, vous êtes une criminelle de guerre" et "Vous avez sur les mains du sang irakien, et il est indélébile".


Une quinzaine de minutes après le début de son discours, un autre protestataire l'a interrompue alors qu'elle parlait de liberté. "De quelle liberté parlez-vous, vous êtes une meurtrière", a déclaré cette personne avant d'être évacuée à son tour de la salle.


Plusieurs manifestants avaient déjà été priés de quitter l'entrée de l'auditorium avant l'intervention de Rice. Des tireurs d'élite étaient positionnés sur les bâtiments environnants.


IRNA

BREVES MONDIALES  17/03/2006

FRANCE : Des affrontements violents ont opposé jeudi 16 mars 2006, place de la Sorbonne, à Paris, la police et des manifestants qui protestaient contre le Contrat première embauche (CPE), contrat de travail réservé aux jeunes de moins de 26 ans, assorti d'une période d'essai de 2 ans pendant laquelle un employeur peut licencier sans motiver sa décision. Selon la préfecture de police, 35 membres des forces de l'ordre, dont 8 CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité) et 27 gendarmes mobiles, ont été blessés. La police a procédé à 181 interpellations. Entre 250 000 et 500 000 étudiants et lycéens ont défilé dans tout le pays contre le Contrat première embauche (CPE), avec des incidents violents notamment à Rennes, Toulouse, Montpellier et Chalon-sur-Saône. Plus des deux tiers des 84 universités sont en grève ou bloquées. Le Premier ministre Dominique de Villepin (photo) a réaffirmé qu'il était ouvert au dialogue pour "améliorer" son texte.
** L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dont le siège est à Strasbourg, a décidé mercredi 15 mars 2006 d'inviter à sa session du 10 au 13 avril 2006 des membres du Conseil législatif palestinien, incluant également un représentant du Hamas, mouvement pourtant considéré par l'Union européenne, et les Etats-Unis, comme une organisation terroriste. Le Hamas a remporté les législatives palestiniennes du 25 janvier et travaille actuellement à la formation du gouvernement palestinien.
** Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, qui compte actuellement 46 Etats membres, vient d’adopter une Convention sur la prévention de l'apatridie en relation avec la succession d’Etats. La succession d’Etats peut conduire à l’apparition d’un grand nombre d’apatrides. Pour cette raison, le nouveau traité s'appuie sur la Convention européenne sur la nationalité en élaborant des règles plus détaillées que devront appliquer les Etats en vue de prévenir, ou tout du moins de réduire autant que possible, les cas d’apatridie émanant de la succession d’Etats. La convention, 200ème dans la série des traités du Conseil de l'Europe, sera ouverte à la signature des Etats membres à l'occasion de la 116ème session du Comité des Ministres qui se tiendra à Strasbourg les 18-19 mai 2006.
** La Commission européenne a adopté le 9 mars son programme 2006 relatif aux mines terrestres antipersonnel doté d'un budget de 17,5 millions d'euros. Son objectif est d'aider les pays qui subissent les conséquences des mines terrestres anti-personnel et de créer les conditions nécessaires à leur développement économique et social. Pour la commissaire chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, Benita Ferrero-Waldner, "Les mines terrestres constituent un fléau terrible pour les communautés sortant des conflits et une entrave à la reconstruction du pays. Il est essentiel d'éliminer ces séquelles de la guerre le plus rapidement possible, de sorte que ceux qui en souffrent, notamment les victimes, les femmes et les enfants, puissent aller de l’avant et commencer à construire un avenir plus sûr et plus prospère." Pour 2006, 12 millions d'euros seront affectés au cofinancement d'opérations en Bosnie-Herzégovine, en Colombie, au Cambodge, en Géorgie, au Yemen, au Soudan et en République démocratique du Congo. Dans le courant de l'année, 5,5 millions d'euros supplémentaires seront destinés à des projets en Afghanistan, au Burundi et au Kosovo.


REPUBLIQUE TCHEQUE : La chambre basse du parlement a adopté mercredi 15 mars 2006 par 101 voix sur les 177 députés présents, malgré le véto opposé par le président Vaclav Klaus, conservateur, la loi de partenariat enregistré, qui permet l'union des couples homosexuels et d'obtenir des droits successoraux et d'élever des enfants, mais pas d'en adopter.


AUTRICHE : Une Conférence à haut niveau de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur la lutte contre la traite des êtres humains s'est ouverte vendredi 17 mars 2006 à Vienne en collaboration avec la présidence de l'Union européenne, assurée par l'Autriche. 120 experts de 40 pays aborderont notamment les moyens de combattre la traite des êtres humains, surtout des femmes et des enfants en renforçant les lois en vigueur et les campagnes de prévention. ** Heinz-Christan Strache, chef du parti d'Extrême-droite, FPÖ, qui avait lancé une campagne de signature pour "arrêter les folies de l'Union européenne et sa gabegie" a réussi à réunir 100 000 signatures requises pour permettre l'organisation d'un référendum contre l'Union européenne, contre l'adhésion de la Turquie et contre l'immigration.


PAYS-BAS : Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, TPYI) a décidé jeudi de déclassifier des documents de justice confidentiels destinés à protéger la vie privée de l'ancien président yougoslave, Slobodan Milosevic, pour les besoins de l'enquête sur sa mort, le samedi 11 mars 2006, dans sa cellule, et permettre "un accès sans entrave" aux informations sur sa santé.


ISRAEL : Le Premier ministre par intérim Ehud Olmert s’est engagé mercredi 15 mars 2006 à faire de la lutte contre le trafic de femmes une des priorités de son programme social s’il est élu. Pour Yedida Wolfe, avocate du Groupe de lutte contre le trafic humain (GLCTH), "la guerre contre le trafic humain est et a toujours été une question de priorité. Jusqu’ici, ce problème n’a pas reçu l’attention et les ressources adéquates car les dirigeants n’y voyaient pas une priorité". Selon le rapport de la sous-commission de la Knesset (parlement) sur le trafic de femmes, ces 4 dernières années, entre 3 000 et 5 000 femmes ont été transférées illégalement en Israël et obligées de travailler en tant que prostituées. Elles sont principalement originaires de l’ex-Union Soviétique. Toutes sont violées et battues, vendues à 10 000 dollars elles doivent travailler plus de 18 heures par jour et touchent 3 % de qu’elles rapportent.
** Un porte-parole du ministère de l'Agriculture a annoncé jeudi 16 mars 2006 que "nos examens préliminaires ont montré que des centaines de volailles trouvées dans le kibboutz (ferme collective) Ein Hashlosha, près de la bande de Gaza, dans le désert du Néguev du sud d'Israël ont succombé au virus H5 de la grippe aviaire". Une centaine de dindes ont été retrouvées mortes ou malades. Les autorités sanitaires israéliennes ont établi un cordon sanitaire. Le 17 février 2006, les autorités israéliennes avaient interdit toute importation de viande à partir de la bande de Gaza pour prévenir d'éventuels risques de cas de grippe aviaire.


IRAK : La première session du Parlement, depuis les élections générales du 15 décembre 2005, n'a duré que 40 minutes et a été suspendue après la prestation de serment collective des 275 députés de l'Assemblée nationale. le président du parlement, Hachim al-Hassani, a déclaré dans son discours inaugural que "les échecs essuyés en matière de sécurité, de politique et d'économie, pèsent lourdement sur les nouveaux parlement et gouvernement".


COTE D'IVOIRE : Le responsable de la division des droits de l’Homme de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a présenté jeudi 16 mars 2006 à Abidjan son 4e rapport périodique sur les droits de l’Homme en Côte d’Ivoire couvrant la période d’août à décembre 2005 qui révèle que "le climat politique tendu et dominé par la polémique sur la légitimité des pouvoirs du président ivoirien Laurent Gbagbo après le 30 octobre 2005", a eu "des répercussions graves sur la jouissance des droits fondamentaux". Le rapport indique également que certains médias ivoiriens auraient relayé des "messages d’incitation à la violence, à la xénophobie, à la reprise du conflit interne et à l’intolérance interethnique". Le rapport conclut que la liberté d’expression et d’opinion est "menacée et utilisée abusivement" dans le pays.


SOMALIE : Le président du Conseil de Sécurité de l'ONU pour le mois de mars, César Mayoral de l'Argentine, lors d'une séance consacrée à la situation en Somalie, jeudi 16 mars 2006 à New York a déclaré que le "Conseil prend note avec satisfaction de la décision sur la Somalie prise par le sommet de l'Union africaine le 25 janvier 2006, notamment concernant le déploiement éventuel d'une mission de soutien de la paix de l'IGAD en Somalie (IGASOM), à laquelle devrait succéder une mission de soutien de la paix de l'Union africaine" ajoutant que "le Conseil est disposé à envisager le moment venu de déroger à l'embargo sur les armes imposé contre la Somalie en vertu de sa résolution 733 (1992) sur la base d'un plan de mission". Le Conseil réaffirme qu'il importe au plus haut point d'arrêter sans retard un plan national de sécurité et de stabilisation comportant un accord de cessez-le-feu global et vérifiable, des mesures tendant à restaurer les institutions chargées de la sûreté et de la sécurité et à mettre en oeuvre l'entreprise de désarmement, démobilisation et réinsertion". Le Conseil a conclu en exprimant "son l'inquiétude de plus en plus grande que lui inspire le sort des 1,7 million de Somaliens en situation d'urgence humanitaire ou qui souffrent de malnutrition grave, ont perdu leurs moyens de subsistance et sont en proie à une insécurité alimentaire et civile de plus en plus grave dans certaines parties du sud de la Somalie".


CUBA : Une déclaration, signée par plus de 400 intellectuels d'Argentine, Brésil, Grande-Bretagne, Canada, Cuba, France, Italie, Mexique, Espagne, Etats-Unis, et d'autres pays, parmi lesquels figurent 8 lauréats du prix Nobel, a été publiée, mercredi 15 mars 2006 à La Havane, un jour après l'ouverture à Genève de la 62ème session de la Commission de l'ONU sur les droits de l'Homme. Cette déclaration condamne les Etats-Unis et l'Union européenne "pour avoir successivement empêché la Commission de l'ONU sur les droits de l'Homme de condamner les violations massives et systématiques des droits de l'Homme, qui se sont aggravées au nom de la soi-disant guerre contre le terrorisme" et accuse les gouvernements de l'Union Européenne d'avoir refusé de prendre en compte les "témoignages et les preuves déposés par les citoyens de leurs pays, victimes de différentes formes de torture à la base navale de Guantanamo".



RUSSIE : Ouverture jeudi 16 mars 2006 à Moscou d'un réunion des ministres de l'Energie des pays membres du G8 (NDLR. 8 pays les plus industrialisés : Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada, admis en 1976, Russie, admise en 1998) pour discuter des problèmes portant sur la sécurité énergétique. Dans son discours d'ouverture, le ministre russe de l'Energie Viktor Khristenko a déclaré que "des investissements massifs seraient nécessaires pour créer un système efficace d'approvisionnement en énergie dans le monde".



ONU/CAMBODGE : Les Nations Unies et le gouvernement du Cambodge ont conclu mercredi 15 mars 2006 deux accords pour mettre en place les bases juridiques sur lesquelles s'appuieront les Chambres spéciales chargées de juger les anciens dirigeants khmers rouges, selon un communiqué de l'ONU publié mercredi 15 mars 2006 à New York. L'ONU précise : "L'un de ces accords prévoit de nouvelles dispositions sur les locaux, les équipements et les services que les autorités cambodgiennes fourniront à ces Chambres. Le second prévoit des dispositions en matière de sécurité". Selon le porte-parole de l'ONU, "la signature de ces deux accords finalise les derniers instruments juridiques nécessaires dans les domaines logistique et administratif avant l'ouverture des procès" dont le budget est estimé à 56,3 millions de dollars - 43 millions doivent être financés par les Nations Unies et 13,3 millions par le gouvernement du Cambodge. L'Assemblée générale des Nations Unies avait adopté, le 13 mai 2003, une résolution approuvant un accord entre l'ONU et le Cambodge sur la poursuite des principaux responsables des crimes commis entre 1975 et 1979.Selon les estimations, le génocide Khmer rouge a fait entre 1,7 et 2 millions de morts en moins de quatre ans.
LAOS : Le roi du Cambodge, Norodom Sihamoni, est arrivé mardi 14 mars 2006 à Vientiane pour une visite officielle au Laos du 14 au 16 mars 2006, sur l'invitation du président lao Khamtay Siphandone. Les 2 hommes ont salué le "développement des relations d'amitié traditionnelles, des liens de voisinage très proches entre les deux pays et les deux peuples". Durant son séjour au Laos, le roi du Cambodge Sihamoni rencontrera le Premier ministre lao Bounhang Vorachith, visitera les vestiges historiques et culturels de That Luang à Vientiane et Luang Prabang.


La citation du jour : "C'est un drôle de pays, la France, où les négociations ont toujours lieu après le déclenchement des grèves et non avant". Françoise Giroud - Extrait de "La rumeur du monde"

L'Iran peut créer la bombe atomique - INTERVIEW  16/03/2006

L'Iran peut créer la bombe atomique - INTERVIEW





Entretien avec l'académicien Viktor Mikhaïlov, directeur de l'Institut de stabilité stratégique du Ministère de l'Energie atomique (Minatom) et ex-ministre de l'Energie atomique.

- Monsieur Mikhaïlov, vous passez aux yeux des spécialistes comme le père de l'électronucléaire de l'Iran. Savez-vous ce que représente aujourd'hui l'industrie nucléaire de ce pays et dans quel état elle se trouve?

- Effectivement, j'ai pris part à la préparation du contrat concernant la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, j'en ai été l'un des initiateurs. Les Etats-Unis ne voulaient pas coopérer avec nous ou émettaient des conditions inacceptables à cette collaboration, aussi avons-nous été obligés de nous tourner vers l'Orient, vers l'Iran, la Chine et l'Inde. Il fallait sauver notre industrie nucléaire nationale, donner du travail à nos spécialistes hauts de gamme pour qu'ils ne soient pas tentés de gagner les pays voulant créer leur propre bombe atomique.

Certes, je ne me suis pas rendu en Iran depuis que j'ai quitté mon poste de ministre, mais à l'époque ou j'effectuais des visites dans ce pays j'avais pu constater que les recherches nucléaires y étaient menées à un niveau très élevé. Ce qui n'avait rien d'étonnant. Pratiquement tous les atomistes iraniens sont diplômés d'universités des Etats-Unis et d'Europe occidentale, où l'enseignement est excellent. D'après mes renseignements, près de 10.000 Iraniens font des études à l'étranger, notamment en Europe et aux Etats-Unis.

En outre, les laboratoires iraniens sont dotés de matériels de calcul performants fabriqués par de grandes sociétés occidentales (Siemens, par exemple), du type de ceux que les Américains avaient interdit de nous vendre. Par conséquent, je pense que leurs établissements de recherche sont toujours au niveau scientifique et technique requis.

- Faut-il craindre que l'Iran ne réussisse prochainement à créer l'arme nucléaire?

- On me pose fréquemment cette question. Parfois dans ce contexte: "pensez-vous qu'ils veulent la créer ou bien qu'ils y pensent seulement?" Je réponds alors: "Ils y pensent et ils le veulent, c'est évident". De nos jours sans posséder la bombe atomique il est difficile de rester autonome et souverain. La politique des Etats-Unis consiste à implanter leur démocratie par la force. Ils la greffent dans des pays qui ont une histoire richissime et qui ont énormément apporté à l'humanité tout entière. Or, Washington ne sait pas traiter ces peuples avec déférence, ils font fi de leurs us et traditions. Ils tentent de les remodeler à l'américaine, ce qui est impossible.

- Mais quand même, l'Iran est-il oui ou non en mesure de créer un armement nucléaire?

- Oui, évidemment. Tout pays hautement développé en est capable aujourd'hui. Même en surfant sur Internet. Pour cela il faut seulement beaucoup d'argent et de temps. Combien de temps? Pour moi ils devraient pouvoir y réussir dans cinq ou dix ans. Ils peuvent créer la bombe. Bien sûr, elle ne sera pas aussi sophistiquée que la nôtre ou celle des Etats-Unis, mais cela importe peu. Les Américains en ont peur. Aussi impénétrable soit leur défense antimissile. A Washington on est pleinement conscient qu'une charge nucléaire peut être acheminée autrement que pas un missile balistique. Ils redoutent même une seule explosion sur leur territoire.

- L'Occident ne fait pas confiance à l'Iran. Par contre, la Russie vend à ce dernier des technologies nucléaires. Dans quels buts?

- La Russie n'a jamais vendu de technologies nucléaires. De plus, je vous dis que la Russie, depuis l'époque de l'URSS, veille avec la plus grande rigueur à la non-prolifération des technologies nucléaires. Seul l'Occident, disposant d'une économie de marché, peut se permettre cette chose.

Ce qui prime pour le marché, c'est le profit. Tout ce que les Iraniens possèdent aujourd'hui, c'est l'Occident qui le leur a fourni. Quoi que vous me disiez, rien de russe ne se trouve dans les centres nucléaires de là-bas.

Même le combustible que nous livrerons pour la centrale nucléaire, il sera ensuite rapatrié et transformé et seulement ensuite remplacé. Pas uniquement moi, mais d'autres spécialistes russes ont depuis longtemps proposé aux Américains de créer un système de leasing de combustible. Le pays paye le combustible, nous le livrons et le récupérons une fois brûlé.

Aujourd'hui la chose est avancée par George W.Bush comme une grande découverte. Mais ce n'en est pas une. Cette proposition, je l'avais faite voici plus de dix ans. Cependant les Américains ne l'avaient pas appuyée.

- Comment expliquez-vous l'échec de l'initiative des Européens qui avaient tenté de convaincre l'Iran de ne pas briser les scellés de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) et de ne pas se livrer à des recherches sur des réacteurs nucléaires? Pourquoi Téhéran ignore-t-il les propositions de la Troïka européenne (Grande-Bretagne, France, Allemagne)?

- Je pense que les Européens auront besoin de temps pour que l'Iran leur fasse confiance. Sous la pression des Américains ils avaient abandonné le chantier de Bouchehr après 1979. Qui peut garantir qu'ils ne reviendront pas sur leurs propositions de nouveau sous la pression de Washington?

Téhéran sait pertinemment que la chose peut se reproduire. Aussi je ne pense pas que les Iraniens accordent un crédit quelconque aux discussions avec la troïka européenne.

Avec la Russie c'est différent. Les Iraniens voient nos rapports avec eux, que nous soutenons leur programme énergétique, leur électronucléaire. Nous leur avons proposé de créer une entreprise mixte d'enrichissement d'uranium. Ce serait profitable aux uns et aux autres. A nous, parce que nous disposerons d'un marché du nucléaire civil et à eux, parce qu'ils pourront s'initier au fonctionnement de ce genre d'usine. Pour un seul réacteur il serait irrationnel pour eux d'en construire une. Une unité de production de ce genre ne serait pas rentable avant cent ans...

Nous en avons discuté avec les Iraniens. S'ils entendent construire une dizaine de centrales, alors nous nous pencherons sur le problème de l'enrichissement. Ils m'avaient demandé de construire une usine comme celle que nous avons érigée en Chine. Seulement la Chine est un autre pays. Les Chinois possèdent des usines de diffusion gazeuse, d'autres entreprises, ils en ont besoin...

- Mais pourquoi Téhéran s'est-il finalement résigné à construire une telle entreprise avec la Russie?

- Je ne pense pas que l'Iran soit intéressé à investir dans une entreprise mixte. Seulement pour apaiser les passions autour du pays, pour priver les Américains d'un prétexte pour recourir à la force contre l'Iran... Vous savez bien que les Etats-Unis ont en Irak plus de 100.000 soldats avec des chars, des avions, que l'Iran est tout à côté et qu'ils sont prêts à franchir la frontière... Je suppose que les Iraniens s'emploient à dissuader Washington d'entreprendre une telle démarche. En été, les Américains n'entameront certainement pas d'opérations armées car les conditions climatiques sont insupportables.

- Les Américains pourraient cependant porter des frappes à la bombe et au missile.

- Ce serait lourd de conséquences pour eux. Les troupes américaines en Irak sont au bord de la survie. Ils auraient alors affaire aussi à l'armée iranienne. Une version dangereuse. C'est vrai qu'ils pourraient demander à Israël de porter des frappes. Mais cela non plus ne donnerait rien. Ils ne savent pas exactement où se trouvent les sites et si ceux-ci sont vulnérables aux frappes. Ce n'est pas un hasard si les Américains travaillent à la création de munitions nucléaires pénétrantes, pouvant atteindre des cibles situées à des centaines de mètres sous terre. Mais c'est là un problème qu'ils n'ont pas encore résolu.

- Comment la Russie pourrait-elle aider au règlement du "problème nucléaire iranien"?

- Nous pouvons construire avec l'Iran une entreprise mixte d'enrichissement d'uranium à même de desservir tous les pays souhaitant développer leur électronucléaire, de manière à ce qu'ils ne se livrent pas eux-mêmes à l'enrichissement d'isotopes... Il y a ici une autre question qui me préoccupe beaucoup. Il n'y aura peut-être pas d'opérations armées, mais des sanctions économiques peuvent être appliquées contre l'Iran.

- Comment la Russie peut être sûr que dans cette situation l'Iran ne fabriquera pas son arme nucléaire?

- La Russie n'a aucun intérêt à ce que l'Iran dispose de l'arme nucléaire. Nous aussi nous pensons qu'il est nécessaire de restreindre le désir de Téhéran d'accéder à cette arme. Cependant, ici les choses dépendent surtout de Washington. Il faut que les Américains se rendent compte que c'est une puissance avec une immense histoire et qu'il ne faut pas exercer de pressions sur elle, la menacer. Il convient peut-être de proposer des négociations... Un processus de longue haleine, certes, mais qu'il faut lancer. C'est seulement alors que les Etats-Unis pourront régler le problème. Un recours à la force ne mènerait à rien. Au contraire, la situation dégénérerait et serait pire qu'en Irak ou en Afghanistan.

- Et si l'Iran n'accepte pas les propositions russes?

- Il les acceptera, quitte à faire traîner les choses au maximum. Mais même dans ce cas, il est probable que les Américains appliquent au moins leurs sanctions.

Propos recueillis par Viktor Litovkine, commentateur de RIA Novosti.


RIA-NOVOSTI

L'antimondialiste Loukachenko  16/03/2006

L'antimondialiste Loukachenko





Par Alexéi Makarkine, du Centre de technologies politiques - RIA Novosti.

Les élections présidentielles en Biélorussie mettent en évidence les particularités du modèle politique qui trouve son application dans différents pays comme une alternative à la démocratie classique.

Ce modèle engendre des leaders qui en appellent à la population de leur pays (en premier lieu aux couches les moins aisées) et entrent tôt ou tard en conflit avec le monde occidental. Loukachenko professe le culte du pouvoir fort, il penche manifestement pour un populisme accentué et rejette résolument la mondialisation et ses institutions. Pourtant le pays organise des élections, le pluripartisme est une réalité et ses différents parlements fonctionnent.

La Biélorussie se trouve en Europe où des principes politiques absolument différents sont en vigueur. La Pologne et la Lituanie servent depuis longtemps déjà d'appui à l'opposition biélorusse. L'Ukraine les a rejointes dernièrement. L'Union européenne et les Etats-Unis sympathisent avec les forces qui s'opposent à Loukachenko.

D'autre part, la Biélorussie n'a pas de pétrole dont les revenus pourraient être employés à fidéliser les partisans du régime (le fait que Loukachenko soit au pouvoir depuis douze ans atteste les talents politiques de cet homme, à première vue simple, qu'on appelle parfois "petit père").

En outre, l'opposition s'est activée. Une partie d'anciens représentants de l'élite mise sur Alexandre Kozouline qui a occupé pendant plusieurs années le poste de recteur de l'Université biélorusse. Mais la majorité des adversaires de l'actuel président - des communistes aux libéraux - s'est regroupée autour d'Alexandre Milinkevitch, physicien et personnalité publique, tout récemment encore peu connu des électeurs.

Le problème de Loukachenko est qu'il doit être élu au premier tour. S'il lui manque ne fût-ce que les deux pour cent indispensables à la victoire absolue, son régime pourra s'éroder entre les deux tours et de nombreux partisans, y compris parmi les fonctionnaires d'Etat, seront démoralisés.

Mais si la victoire de Loukachenko est annoncée dès le premier tour, l'opposition tentera une "révolution colorée" sous le mot d'ordre de défense de la démocratie, accusant le régime d'avoir falsifié les résultats du scrutin - ce sera une version légèrement modifiée des scénarios serbe, géorgien et ukrainien.

D'où la méthode de lutte contre la révolution proposée par Loukachenko : porter un coup préventif à l'opposition pour la discréditer aux yeux de la population, désorganiser ses rangs et transformer les contradicteurs politiques en "conspirateurs".

Loukachenko montre qu'il n'est ni Koutchma, ni Chevardnadze. Son objectif est de réduire par tous les moyens le nombre possible des participants aux protestations post-électorales. Ce que l'Occident pense de sa pratique politique intéresse le moins du monde le président biélorusse. Il est prêt aux actions des plus brutales pour rester au pouvoir. On comprend qu'une telle méthode n'est utilisable que dans le contexte du contrôle absolu des principaux médias, organisateurs et propagandistes collectifs (selon l'expression du révolutionnaire chevronné qu'était Lénine), ce qui a lieu dans la Biélorussie contemporaine.

Il se peut que Loukachenko l'emporte cette fois également. D'autant qu'il n'est pas complètement isolé : il est soutenu par la Russie, sa partenaire au sein de l'Etat fédéral. La Russie n'a pas fait ce choix par sympathie pour le leader biélorusse qui, malgré ses déclarations pro-russes, est un allié difficile. Par exemple, le problème de l'adoption d'une monnaie unique avec un seul centre d'émission à Moscou fait du surplace depuis des années. La création des organes dirigeants de l'Union Russie-Biélorussie n'avance pas non plus.

Cependant, pour la Russie, Loukachenko est moins important comme leader pro-russe que comme figure de proue de l'anti-occidentalisme. Avec la réputation qu'il s'est taillée, il est inacceptable pour l'Union européenne, même s'il devient subitement adepte de l'intégration européenne.

Aussi, tant qu'il demeurera à la présidence de la Biélorussie, le pays ne pourra ni abandonner l'Union avec la Russie ni adhérer à l'OTAN. Rappelons que les pays baltes ont été admis à l'Alliance atlantique en 2004 et qu'aujourd'hui le gouvernement "orange" de l'Ukraine pose sérieusement la question de son intégration atlantiste. Dans ce contexte, la Biélorussie reste pour la Russie l'unique avant-poste à l'ouest qui coopère activement avec elle dans le domaine militaire (par exemple, en matière de DCA).

Pour cette raison, la position de la Russie quant à la situation en Biélorussie est strictement pragmatique. Pour cette raison également, elle compte sur la stabilité du régime de Loukachenko. Il est possible que ces prévisions se réalisent, mais cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus de risque pour ce régime à l'avenir.

D'une part, l'opposition se montre de plus en plus active - lors de la campagne présidentielle précédente, son candidat avait l'air résigné, aujourd'hui on est témoin d'une lutte politique réelle.

D'autre part, comme tout autre régime franchement personnalisé, le régime biélorusse dépend dans une grande mesure du sort de son leader qui n'a pas de successeur et ne songe pas à la transmission du pouvoir, fût-elle strictement contrôlée.





IRNA

Un comité du Congrès des Etats-Unis adopte un projet de loi prévoyant des sanctions contre les gouvernements aidant l'Iran  16/03/2006



WASHINGTON, 16 mars - Arkadi Orlov, RIA Novosti. Le comité des relations internationales de la Chambre des représentants du Congrès des Etats-Unis a adopté mercredi un projet de loi prévoyant des sanctions contre les gouvernements et les sociétés étrangers dont les actions pourraient aider l'Iran à accéder aux armes de destruction de masse, permettre à l'armée iranienne d'accroître ses arsenaux d'armes conventionnelles ou concourir au développement du secteur pétrolier de l'économie iranienne.

Selon le préambule du projet de loi, le texte "vise à ce que le régime actuellement en place en Iran assume toute la responsabilité de son comportement menaçant et aussi à concourir au passage à la démocratie en Iran".

Le texte confirme que toutes les sanctions appliquées unilatéralement par les Etats-Unis à l'égard de l'Iran "doivent rester en vigueur" et que les sanctions prises par les Etats-Unis en 1996 contre les pays et les sociétés coopérant avec l'Iran doivent être durcies.

Ainsi, ces sanctions seront obligatoirement étendues aux organisations, sociétés et particuliers qui ont "exporté, transporté ou livré par d'autres moyens à l'Iran des marchandises, services, technologies ou d'autres frets ayant aidé l'Iran à obtenir ou à fabriquer des armes chimiques, biologiques ou nucléaires ou des technologies connexes dans des quantités déstabilisantes ainsi que des types d'armes conventionnelles sophistiquées.

Le projet de loi autorise le président des Etats-Unis à appliquer des sanctions à l'égard des étrangers investissant "dans le développement des ressources pétrolières de l'Iran". Ces sanctions peuvent également être étendues aux "créanciers, assureurs et garants publics ou privés impliqués dans ces investissements.

Dans le document l'accent est mis sur la nécessité d'"attacher une attention toute particulière à la coopération nucléaire militaire des gouvernements iranien et russe".



Ria-Novosti

Ahmadinejad : le régime sioniste est une menace régionale TEHERAN.IRNA.15 MARS 2006.  16/03/2006


Le régime sioniste a été mis en place pour alimenter les menaces régionales, a déclaré le chef d’Etat iranien, Mahmoud Ahmadinejad, mardi.

S'adressant à de hauts responsables de la province de Golestan il a souligné que " soulever la question de la paix en Palestine est juste un jeu et des slogans de paix pour le régime sioniste ce sont de fins mensonges.


Il a plus loin ajouté que les prétextes des superpuissances par leur présence dans la région ne créent qu’une atmosphère de crainte et de menace.


"Les défenseurs du régime d'occupation de Qods ont fait des milliers des films et ont tenu plusieurs expositions pour justifier le massacre de palestiniens innocents," a fait remarquer le président iranien.


L'opposition des grandes puissances ennemis de l'Iran à ses activités nucléaires pacifiques a-t-il dit n’ont rien à voir avec les bombes atomiques, ils sont préoccupés par le développement et le progrès de l'Iran.


Les superpuissances tolèrent l'utilisation de la technologie nucléaire et même des armes atomiques par certains pays régionaux alors qu'elles ne peuvent pas accepter une utilisation pacifique par l'Iran de la technologie nucléaire, a souligné Mahmoud Ahmadinejad.


"La République Islamique d'Iran peut devenir une puissance internationale dans un proche avenir. L'accès à l'énergie nucléaire augmentera considérablement les potentiels de l'Iran dans la région et dans le monde et c’est cela qui fâche les superpuissances'" a déclaré le président iranien.


Evoquant la position influente dans la région et dans le monde de l’Iran, il a précisé qu’ "aujourd'hui, beaucoup de pays prêtent attention aux développements intérieurs de l'Iran qui montre le potentiel élevé du pays au sein des états du monde."

Félicitant les responsables pour leurs importants efforts pour aider à développer le pays, il a la voie à suivre pour parvenir à un tel objectif .


Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que le plan pluriannuel de développement portant sur 20 ans est une des premières mesures prises dans le sens du développement et du progrès du pays.


Le président Mahmoud Ahmadinejad, accompagné des membres de son gouvernement est arrivé dans la ville principale de la province du Gorgan.



IRNA

Ahmadinejad : les pressions sur l'Iran visent à détourner l'attention de la Palestine TEHERAN.IRNA.15 MARS 2006.  16/03/2006


Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mercredi que les pressions des ennemis sur l'Iran visent à détourner l'attention sur la Palestine qui reste une question cruciale et à s’assurer que les ennemis ne réussiront jamais à réaliser un tel but.

Tenant un discours devant les habitants de la ville provinciale de Ramiyan, le président a noté que bien que les ennemis des états de l'Islam et des musulmans exercent des pressions sur les pays de la région libres de renforcer le régime sioniste dans la région, les nations musulmanes ne laisseront pas continuer cette tyrannie en Palestine.


Le responsable iranien a déclaré que si tout va bien le régime sioniste perd de son poids tandis que la résistance des Palestiniens s'est réalisée.

Il a souligné que les Iraniens continueront certainement leurs efforts afin d'accéder à la technologie nucléaire dans des buts pacifiques et à soutenir la nation palestinienne opprimée.


"Toutes les nations libres iraniennes et du monde déclarent leur haine des actes criminels des USA et des sionistes en scandant des slogans comme « A mort les USA et à mort Israël " a t’il ajouté.


Un peu plus loin dans ses propos, le président a qualifié Ramiyan de ville la plus charmante de la province de Golestan et a rappelé quelques unes de ses attractions touristiques comme la chute d'eau de Shirabad, Plongent-Sefid (le diable blanc).


Après son discours, le chef d’Etat, Mahmoud Ahmadinejad est parti pour une autre ville provinciale, Aliabad Katoul, où il doit également rencontrer des personnes.



IRNA

BREVES MONDIALES  16/03/2006

CISJORDANIE : De retour dans son pays, alors qu'il effectuait une visite officielle en Europe, pour tenter de convaincre les Européens de maintenir leur aide à l'Autorité Nationale Palestinienne, après la victoire du Hamas aux élections législatives du 25 janvier 2006, le président de l'Autorité Nationale Palestinienne, Mahmoud Abbas (photo), a visité mercredi 15 mars 2006 les ruines de la prison de Jéricho, détruite à coups de bulldozers israéliens, sous les huées des Palestiniens l'accusant "d'être au courant de cette opération" et de "n'avoir rien fait pour l'en empêcher". S'adressant aux journalistes, le président palestinien a déclaré : "Ce qui s'est passé ici est un crime affreux, impardonnable, une humiliation pour le peuple palestinien et une violation de tous les accords. Leur arrestation par Israël est illégale". Le Premier ministre désigné du Hamas, Ismaïl Haneya, a qualifié l'opération israélienne d'"escalade dangereuse", mettant en garde Israël contre toute intention d'attenter à la vie de Ahmed Saadat, le chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
** Plus de 3 000 personnes se sont rassemblés mercredi 15 mars 2006 à Ramallah pour protester contre le raid sur la prison de Jéricho menée mardi par l’armée israélienne.
PALESTINE : A l'appel de tous les mouvements palestiniens, les territoires palestiniens ont été entièrement paralysés mercredi 15 mars 2006 pour une grève générale en signe de protestation à l'intervention militaire israélienne contre la prison de Jéricho qui a abouti à l'enlèvement et l'arrestation d'Ahmed Saadat, le secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), détenu depuis 2001, sous surveillance internationale, pour son implication dans l'assassinat du ministre israélien du tourisme, Rehavam Zeevi.


ISRAEL : Le Premier ministre par intérim Ehud Olmert a justifié l’attaque de la prison de Jéricho, assurant même qu’elle avait reçu le total soutien de Washington et de Londres.
ONU/ISRAEL/PALESTINE : Après le raid mené mardi 14 mars 2006 par l'armée israélienne sur la prison de Jéricho, le Président du Conseil de Sécurité de l'ONU, pour le mois de mars, César Mayoral de l'Argentine, a appelé les parties "à la retenue" et "à prendre des mesures urgentes pour restaurer le calme", après la présentation d'un exposé à huis clos présenté par le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Ibrahim Gambari, qui a déclaré devant le conseil : "La violente incursion israélienne - ainsi que les actions palestiniennes en réaction - risquent de déstabiliser encore davantage la situation déjà tendue au Moyen-Orient".


LIBYE : Le secrétaire libyen aux Ressources humaines et à la Formation, Maatoug Mohamed Maatoug, chargé du dossier nucléaire, et le patron du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) Alain Bugat, ont signé mercredi 15 mars 2006 à Tripoli la capitale un accord de coopération sur l'utilisation de l'énergie nucléaire dans les domaines de l'agriculture et la santé.


IRAK : Le général George Casey, chef des forces américaines en Irak, a annoncé mercredi 15 mars 2006 dans un communiqué qu'un bataillon supplémentaire d'au moins 700 hommes positionné actuellement au Koweit sera envoyé à Bagdad pour renforcer la sécurité lors de la session inaugurale jeudi du Parlement irakien et de l'afflux de pèlerins chiites à Kerbala ce week-end. ** Le président du tribunal Raouf Abdel-Rahman a ordonné mercredi 15 mars 2006 que l'audition de Saddam Hussein se fasse à huis clos après que l'ancien président ait refusé de cesser ses déclarations politiques, et ordonné aux journalistes de quitter la salle de presse. Le procès a été ajourné au 5 avril 2006. ** L'armée américaine a lancé un raid mercredi 15 mars 2006 à Isahaqi, dans le centre du pays rasant une maison d'habitation. Les 11 occupants de la maison, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tués au cours de cette opération. L'armée américaine a confirmé l'opération, parlant de "4 morts et de l'arrestation d'un chef de l'insurrection irakienne".


TURQUIE : 2 personnes ont été blessées dans une explosion devant la succursale de la banque britannique HSBC à Diyarbakir dans le sud-est du pays peuplée majoritairement de Kurdes.


ETATS-UNIS : L'agence américaine de presse Associated Press (AP) a déposé mardi 14 mars 2006 une nouvelle plainte contre le Département d'Etat à la Défense pour le forcer "à rendre publics les documents identifiant la totalité des prisonniers actuels et passés détenus dans la prison spéciale de Guantanamo" à Cuba. Le juge fédéral de New York, Jed Rakoff, avait ordonné au Pentagone de publier d'ici au 3 mars 2006 la liste des prisonniers détenus sur la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba. Des responsables du Pentagone, cités par le quotidien "Washington Post", avaient indiqué que "la liste qui devrait être publiée le 3 mars ne serait pas celle des 490 personnes actuellement détenues à Guantanamo et qu'elle devrait plutôt contenir les noms associés à environ 390 scripts d'auditions, tous les détenus n'ayant pas participé à ces auditions". Un rapport de l'ONU, publié 16 février 2006, réclamait que tous les prisonniers détenus à Guantanamo soient jugés ou libérés immédiatement, une demande qui a été aussitôt rejetée par Washington. Le juge de la Cour fédérale, Jed Rakoff, avait ordonné fin janvier 2006 au Pentagone de révéler l'identité des centaines de prisonniers détenus à Guantanamo. Le juge avait rejeté les arguments du Pentagone, selon lesquels l'identification des prisonniers mettrait leur famille en danger. Environ 500 prisonniers, pour la plupart capturés en Afghanistan, qui ne sont pas considérés comme des "prisonniers de guerre" mais comme des "combattants ennemis", sont détenus depuis janvier 2002 sans avoir été inculpés ni avoir bénéficié des services d'un avocat, sur la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba. Le Pentagone a rendu public à la date indiquée du 3 mars 2006 les comptes-rendus de 317 auditions de prisonniers mais affirme qu'il n'existe aucun document sur les 241 détenus qui ont refusé d'être auditionnés. Plus de détails : Guantanamo ou le scandale des droits humains ; De Kaboul à Cuba : le statut des prisonniers de Guantanamo en droit international ; Amnesty International estime que Guantanamo est devenu "le goulag de notre époque" ; La situation des détenus de Guantanamo ; Il faut fermer Guantanamo" ; "Stop Torture"


ONU : L’Assemblée générale de l'ONU a adopté, mercredi 15 mars 2006, par 170 voix pour, 4 contre (Etats-Unis, Iles Marshall, Israël et Palos) et 3 abstentions (Bélarus, République islamique d’Iran et Venezuela la création d'un nouveau Conseil des droits de l'Homme, composé de 47 membres qui siégera au moins 10 semaines par an. Il remplacera la Commission des droits de l'homme qui sera abolie le 16 juin 2006.


GRECE : Le pays a été paralysé mercredi 15 mars 2006 par une grève de 24 heures lancée par les syndicats pour protester contre la politique d'austérité du gouvernement et les réformes libérales du gouvernement conservateur du premier ministre Costas Caramanlis.
ALLEMAGNE : Lors du 6ème conseil franco-allemand des ministres qui s'est tenu mardi 14 mars 2006 à Berlin, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Président francais, Jacques Chirac, ont réaffirmé leur engagement pour l’envoi d’une force européenne en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), afin de sécuriser les élections ajoutant que cette mission sera limitée à Kinshasa et ne concernera pas l’est du pays.


ROYAUME-UNI : 6 personnes ont été hospitalisées dans un état grave en soins intensifs à l'hôpital londonien de Northwick Park après avoir testé le TGN 1412 de la compagnie allemande TeGenero. Le TGN 1412 est un "nouveau traitement innovateur pour les maladies dévastatrices que sont la leucémie, la polyarthrite rhumatoïde et la sclérose en plaques", qui n’avait pas montré de risques de danger lors des tests précédents". L’Agence britannique de régulation des médicaments et produits de santé a alerté ses homologues européens, le médicament pouvant être actuellement testé dans d’autres pays.


ESTONIE : Lennart Meri, premier président de l'Estonie indépendante, est mort dans la nuit de lundi à mardi 14 mars 2006 à l'âge de 76 ans, dans la capitale Tallin, d’un cancer du cerveau.


SERBIE MONTENEGRO : La dépouille de Slobodan Milosevic est arrivée mercredi 15 mars 2006 à Belgrade, où les autorités ont refusé de lui accorder des funérailles nationales. L'ancien président yougoslave sera enterré samedi 18 mars 2006 dans la ville natale de Pozarevac, à environ 80 kilomètres à l'est de Belgrade, la capitale.


BELARUS : 2 des 39 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), d'origine polonaise, se sont vus refuser l'entrée au Bélarus pour surveiller l'élection présidentielle du 19 mars 2006. Tous les observateurs se rendaient à Minsk et avaient l'accréditation du ministère bélarusse des Affaires étrangères et les visas d'entrée. Au moment du contrôle des passeports, les ressortissants polonais se sont vu notifier que leurs visas étaient annulés, et ont dû rentrer à Varsovie, en Pologne.


NEPAL : La capitale Katmandou est entièrement isolée au deuxième jour du blocus lancé mardi 14 mars 2005 et pour une semaine par les rebelles maoïstes en guise de protestation à la prise des pleins pouvoirs en février 2005 par le roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev. Lire notre édition du 2 février 2005. Tous les principaux axes routiers ont été coupés.


RUSSIE : Constantin Kossatchev, président du Comité des affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement) a déclaré mercredi 15 mars 2006, lors de l'examen par la Douma de la déclaration sur la mort de l'ancien président yougoslave, Slobodan Milosevic, que "le tribunal de La Haye (NDLR. Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, TPYI) est un instrument entre les mains des pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) dont le siège est à Bruxelles en Belgique, pour qui les criminels sont connus une fois pour toutes : ils se trouvent en Serbie" ajoutant que "les représentants de l'OTAN se croient au-dessus de tout soupçon". Il a également indiqué que "la Yougoslavie a été victime d'une tragédie complexe. Des crimes ont été commis par toutes les parties. Il serait erroné d'accuser les représentants d'un seul peuple. Cependant, le tribunal de La Haye était politisé au maximum" rappelant que près de 80 % des accusés étaient des Serbes.


CHINE : Li Jianping, 40 ans, interpellé et emprisonné depuis mai 2005, a été inculpé d'"incitation à la subversion contre la souveraineté de l'Etat" par le parquet de la province de Shandong dans l'est du pays, à la suite de la publication sur des sites Internet étrangers d'articles critiques envers le régime communiste qualifiant notamment le régime de Mao Tsé-Tung d'"autocratique".


DANEMARK : Une buse, retrouvée morte dimanche 12 mars 2006 sur une plage de Svinoe, au large de Copenhague, a été testée positive au virus H5, souche hautement pathogène de la grippe aviaire. C'est le premier cas recensé dans ce pays.
SUEDE : 2 canards sauvages sont morts du virus H5N1, variante la plus virulente de la grippe aviaire. Depuis la fin février, 29 cas d'oiseaux sauvages portant le H5 ont été recensés.


ITALIE : 16 millions de télespectateurs, (soit un taux d'audience de 56,6 %) ont suivi mardi 14 mars 2006 le premier débat télévisé entre le Président du conseil Silvio Berlusconi et son adversaire Romano Prodi, candidat de la coalition de centre-gauche, avant les élections législatives des 9 et 10 avril 2006. Selon les principaux médias italiens le chef de l'opposition, Romano Prodi, aurait davantage convaincu que son rival, Silvio Berlusconi.


FRANCE : Le ministre sri lankais des Affaires étrangères, Mangala Samaraweera, effectue une visite officielle en France du 16 au 18 mars 2006. Il sera reçu par son homologue français, Philippe Douste-Blazy, et Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire. Le processus de paix entre les autorités sri lankaises et la guérilla des Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul, après les dernières consultations qui se sont tenues à Genève, en février 2006, sera évoqué. ** Le Salon du Livre de Paris qui se tiendra du 17 au 22 mars, accueillera cette année le Festival des cultures francophones, "Francoffonies ?", qui se prolongera jusqu'au 9 octobre, date du 100ème anniversaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor.


CANADA : Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, effectuera une visite à Ottawa, où il aura des entretiens avec son homologue, Peter MacKay, et à Montréal, les 16 et 17 mars 2006.


MEXIQUE : Ouverture à Mexico du jeudi 16 au jeudi 22 mars 2006 du quatrième Forum mondial de l'eau. Organisé tous les trois ans, le Forum mondial de l'eau réunit des collectivités territoriales, des ONG, des associations de consommateurs, des professionnels de l'eau et de l'assainissement, des chercheurs et des responsables politiques, tous impliqués dans la gestion de l'eau. La France est l'un des premiers bailleurs de fonds de ce secteur, y consacrant annuellement 268 millions d'euros en aide bilatérale et 100 millions d'euros en aide multilatérale. L'objectif de la France est de doubler cette aide d'ici 2009 en engageant 180 millions d'euros supplémentaires, principalement pour l'Afrique.


EQUATEUR : Les pluies diluviennes qui s'abattent sur le pays depuis le mois de février 2006 ont provoqué des dégâts considérables. 10 000 hectares de plantations ont été détruits. 100 000 personnes ont été déplacées. 11 ont trouvé la mort.


SENEGAL : Le président Abdoulaye Wade a limogé mardi 14 mars 2006 la ministre d'Etat, ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, Aminata Tall, en poste depuis avril 2004. Elle a aussitôt été nommée ministre d'Etat auprès du président de la République. Les fonctions de Mme Tall sont assurées par Maître Ousmane Ousmane Ngom qui devient ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales.



La citation du jour : "La guerre n'est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus." Antoine de Saint-Exupéry - Extrait de "Pilote de guerre"


Fil-Info-France.com
Zeynel CEKICI

Serguéi Lavrov: L'isolement du Hamas pourrait provoquer une grande guerre au Proche-Orient  15/03/2006



MOSCOU, 15 mars - RIA Novosti. Les tentatives d'isoler le Hamas au moyen d'un blocus financier de la Palestine ne sont pas de nature à résoudre les problèmes du Proche-Orient mais peuvent provoquer une grande guerre dans la région, estime le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov.

"Les tentatives d'isoler le Hamas sont improductives. Un tel scénario - l'étranglement financier du gouvernement du Hamas - est le moins probable. D'autre part, les Palestiniens ne changeront pas leur position envers le Hamas", a-t-il déclaré dans une interview au quotidien Vrémia novostéi.

Un autre scénario est plus probable, d'après le chef de la diplomatie russe : la tenue de nouvelles élections que le Hamas remporterait avec un écart encore plus important. "Ou encore la victoire reviendrait à ceux qui, au sein du Hamas, décideraient de camper sur leurs principes extrémistes radicaux. Alors ce serait le chaos complet dans les territoires palestiniens", estime le ministre.

Si quelqu'un compte que, dans ce cas il sera possible de s'ingérer, de rétablir l'ordre en Palestine et de détruire le Hamas, "ce sera une invitation à une très grande guerre au Proche-Orient", met en garde le ministre russe.

Serguéi Lavrov estime que le Hamas doit devenir un "partenaire normal aux négociations sur le règlement pacifique et représenter l'Autorité nationale palestinienne".

"Nous ne nous sommes pas bornés à rencontrer les dirigeants du Hamas dans la capitale russe et nous leur rappelons par l'intermédiaire de nos représentants dans la région, les promesses qui ont été données à Moscou", a annoncé le diplomate.

Il s'agit d'accepter la "feuille de route", d'assurer la transparence de l'aide extérieure parvenant en Palestine, y compris la mise en place d'un mécanisme international de contrôle indépendant, et de reconnaître Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne, en qualité de président investi de pouvoirs en matière de politique extérieure.

"C'est aussi la nécessité pour le Hamas de soutenir l'initiative de paix arabe qui, tout comme la "feuille de route", implique la reconnaissance d'Israël, précise Serguéi Lavrov.

Le ministre compte que d'ici deux semaines "des mesures pratiques seront prises en ce sens".


Ria-Novosti

La réunion des membres permanents du conseil de sécurité aboutit à une impasse sur le dossier nucléaire iranien  15/03/2006


Les membres du conseil permanent restent divisés sur le choix des termes juridiques dans la déclaration sur le dossier nucléaire iranien et cette 3ème réunion à huit clos des membres permanents du conseil de sécurité.

Les Etats-Unis s’efforcent de faire en sorte que cette déclaration soit finalisée et leur permettent notamment dans le cadre de l’article 7 de la Charte des Etats-Unis de s’immiscer davantage dans ce dossier.


Le 7ème article stipule que le conseil de sécurité peut prendre les décisions qui s’imposent afin de contrer tout ce qui pourrait être une menace pour la paix.


L’ambassadeur permanent des Etats-Unis auprès des Nations-Unis, hier à la clôture de cette réunion a déclaré aux journalistes : « le débat sur le dossier nucléaire iranien en présence des cinq ambassadeurs des pays membres permanents auprès des Nations-Unis n’a pas abouti. Et ces entretiens devraient se poursuivre mardi.


Londres et Paris ont proposé que le conseil exige que Téhéran abandonne l’enrichissement d’uranium tandis que la Russie et la Chine sont opposés à un tel langage, craignant qu’avec une telle déclaration, l’Iran ne soit pas légalement tenu de poursuivre son programme et ne fasse envenimer les relations avec l’Iran et ne complique davantage les négociations sur son programme nucléaire.


« Nous voulons une déclaration constructive » a expliqué l’ambassadeur de la Chine, Wang Guangya à Associated Press à la fin de cette réunion.


IRNA

BREVES MONDIALES  15/03/2006

BANDE DE GAZA : L'armée israélienne a lancé mardi 14 mars 2006 un raid sur la prison de Jéricho où étaient détenus plusieurs membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), que le président de l'Autorité Nationale Palestinienne, Mahmoud Abbas (photo) avait indiqué vouloir libérer prochainement, dont Ahmed Saadate, chef du FPLP, qui a été capturé, ainsi que 7 autres membres de l'organisation, lors de l'assaut mené par les soldats israéliens. Ahmed Saadate en détention depuis 2002 pour son implication dans l'assassinat du ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi en 2001, avait été confié à la surveillance de gardiens britanniques et américains, selon un accord conclu entre Israéliens et Palestiniens. Ces gardiens avaient quitté l'établissement un peu plus tôt dans la journée, ont déclaré des responsables palestiniens. Le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, a accusé Londres et Washington de s'être concertés avec Israël avant l'attaque de la prison de Jéricho. 1 gardien et 1 détenu ont été tués lors du raid. 15 autres personnes ont été blessées. Israël affirme que Ahmed Saadate a ordonné le meurtre du ministre israélien du tourisme. De nombreuses manifestations ont éclaté en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et les Nations Unies ont annoncé mardi le retrait temporaire de leurs employés étrangers de la Cisjordanie et la Bande de Gaza, après l'enlèvement de 9 ressortissants étrangers en quelques heures en signe de protestation après le raid israélien sur la prison de Jéricho où un policier palestinien et un détenu ont été tués. Nabil Abou Rdainah, conseiller du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, Mahmoud Abbas, en tournée européenne, a annoncé que ce dernier écourtait son voyage et "rentrait immédiatement" déclarant : "La situation est très difficile, très grave. Israël a violé l'accord. Israël a commis un crime. Nous condamnons cette action et demandons instamment aux Européens, au Quartet et aux Etats-Unis de faire tout leur possible pour garder en vie les personnes enlevées dans les prisons". Le président palestinien Mahmoud Abbas était lundi 13 mars 2006 à Vienne en Autriche, qui assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, pour tenter de convaincre les Européens de maintenir leur aide à l'Autorité Nationale Palestinienne, après la victoire du Hamas aux élections législatives du 25 janvier 2006. Il a été reçu par le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel. Le président palestinien est arrivé mardi à Strasbourg en France au Parlement européen où il a prononcé un discours. Il a eu également un entretien avec le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso. Il devait rencontrer vendredi 17 mars 2006 le président français, Jacques Chirac.


ISRAEL : L'armée israélienne a ordonné le bouclage "immédiat et jusqu'à nouvel ordre", mardi 14 mars 2006, le point de passage de Karni, seul point de transit entre Israël et la Bande de Gaza, "pour des raisons de sécurité" provoquant l'arrêt de toutes les activités économiques et commerciales de la population palestinienne.


SYRIE : Le juge belge Serge Brammertz, qui a remplacé en janvier 2006, l'Allemand Detlev
Mehlis à la tête de la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, assassiné dans un attentat à la voiture piégée le 14 février 2005 à Beyrouth, a rendu public un troisième rapport qui indique que le président Bachar el-Assad et son vice-président Farouk al-Chara ont accepté pour la première fois de recevoir les enquêteurs de la Commission.


IRAN : Le chef suprême du régime iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, a déclaré mardi lors d'une réunion avec des diplomates des ambassades iraniennes à Téhéran que "la République islamique d'Iran estime qu'un retrait sur la question nucléaire (...) briserait l'indépendance du pays", a-t-il déclaré aux diplomates des ambassades iraniennes réunis à Téhéran, selon la télévision publique. Ajoutant : "Tout retrait à ce stade entraînera une chaîne sans fin de pressions et de nouveaux retraits. En conséquence, cette voie est irréversible". Cette déclaration a été faite alors que les 5 membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) du Conseil de sécurité de l'ONU devaient se réunir pour discuter des mesures à prendre en cas de refus par Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait déjà indiqué lundi lors d'un meeting rassemblant plusieurs milliers de personnes dans le nord du pays "qu'aucune puissance ne pourra priver l'Iran de la technologie nucléaire". Concluant : "Soyez assurés que la technologie de production de l'énergie nucléaire est aujourd'hui entre les mains de la jeunesse de cette terre et aucune puissance ne peut nous la retirer".


FRANCE : La Cour européenne des droits de l'homme a débouté l'ancien président irakien, Saddam Hussein, de sa plainte introduite le 29 juin 2004 contre 21 pays européens (l’Albanie, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l’Estonie, la Hongrie, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie, la Turquie et l’Ukraine). L'ancien président irakien, capturé en décembre 2003 par les soldats américains, se plaignait de son arrestation, de sa détention et de sa remise ultérieure aux autorités irakiennes ainsi que de son procès en cours. Il invoquait les articles 2 (droit à la vie), 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants), 5 (droit à la liberté et à la sûreté) et 6 (droit à un procès équitable) de la Convention européenne des Droits de l’Homme ainsi que de l’article 1 des Protocoles nos 6 (abolition de la peine de mort) et 13 (abolition de la peine de mort en toutes circonstances) à la Convention. Saddam Hussein soutenait qu’il serait exécuté après un verdict de culpabilité qui serait rendu au terme d’une "parodie de procès" pour lequel il ne disposait pas même de moyens de défense élémentaires. Il estimait relever de la juridiction des 21 Etats concernés qui, d’après lui, continuaient à détenir de facto le pouvoir en Irak, ce même après la passation de pouvoirs qui avait eu lieu en juin 2004. La Cour a estimé que le requérant n’a pas démontré relever de la juridiction des Etats défendeurs (les 21 Etats mentionnés ci-dessus) sur l’un quelconque des fondements qu’il allègue. Il ne relève pas de leur juridiction sur la base du contrôle qu’ils exercent sur le territoire où les violations alléguées se seraient produites ajoutant que l'ancien président irakien déchu "n'a pas démontré qu'aucun de ces Etats ait une quelconque responsabilité ou quelque implication dans son arrestation et la détention qui a suivi".


PAYS-BAS : Zdenko Tomanovic, conseiller juridique de l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, mort samedi 11 février 2006 dans sa cellule de la prison au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPYI) de La Haye, a annoncé mardi 14 mars 2006 au cours d'une conférence de presse que Slobodan Milosevic sera enterré à Belgrade, capitale de la Serbie-Monténégro (ancienne Yougoslavie). ** Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a officiellement clos mardi 14 mars 2006 le procès, ouvert le 12 février 2002, de l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, décédé samedi 11 mars 2006 dans sa cellule de la prison de La Haye.


SERBIE-MONTENEGRO : Le vice-président du parti socialiste serbe de Slobodan Milosevic, Milorad Vucelic, a annoncé qu'un accord avait été trouvé pour organiser "des funérailles dignes pour notre président défunt" à Belgrade.


BELARUS : Alors que les élections présidentielles doivent se tenir le 19 mars 2006, et que le président sortant Alexandre Grigorievitch Loukachenko qui brigue un troisième mandat, est assuré de la victoire, une vingtaine de militants de l'opposition ont été arrêtés dans plusieurs villes du pays accusés d'avoir organisé des manifestations non autorisées. Il ont été immédiatement condamnés à des peines de 7 à 15 jours de prison. Au total ce sont 300 membres de l'opposition qui ont été arrêtés depuis le début de la campagne électorale. 54 000 exemplaires du plus grand quotidien du pays, "Narodnaïa Volia" ont été confisqués par les autorités. C'est la deuxième fois en un peu plus d'une semaine que le journal, imprimé en Russie pour éviter d'être fermé, est saisi.


COREE DU SUD : Le premier ministre Lee Hae-chan, en fonction depuis juin 2004, a présenté, mardi 14 mars 2006, sa démission au président Roh Moo-hyun, qui l'a acceptée. Le premier ministre a été éclaboussé par un scandale de corruption, qui a éclaté lundi, selon lequel une partie de golf que lui auraient offerte des hommes d'affaires en échange d'un soutien, alors que le pays était paralysé par une grève des chemins de fer. Le golf est perçu en Corée du Sud comme un sport de luxe qui était jadis interdit aux fonctionnaires.


THAILANDE : Une importante manifestation réunissant 200 000 personnes selon les organisateurs, 50 000 selon la police, s'est déroulée mardi 14 mars 2006 à Bangkok la capitale pour exiger la démission du premier ministre Thaksin Shinawatra accusé de corruption. Ce dernier a menacé d'instaurer l'état d'urgence en cas de violences.


MAROC : La Chambre criminelle du tribunal de première instance de Rabat a décidé mardi 14 mars 2006 de reporter ultérieurement la date du procès de Nadia Yassine, fille de cheikh Abdessalam Yassine, le "guide spirituel" du mouvement islamiste palestinien Hamas, et l'une des porte-parole de l'association islamiste marocaine Al-Adl Wal-Ihsane (Justice et bienfaisance), organisation tolérée au Maroc. Nadia Yassine est poursuivie pour "atteinte au régime monarchique" en vertu de plusieurs articles du code de la presse suite à des propos publiés le 6 juin 2005 dans l'hebdomadaire arabophone marocain "Al Ousbouyaâ Al Jadida". Dans un entretien accordé à 2 journalistes de cette publication, également poursuivis dans cette affaire, elle affirmait: "La monarchie n'est pas faite pour le Maroc". Nadia Yassine est passible d'une peine de 3 à 5 années d'emprisonnement et jusqu'à l'équivalent de 9 000 euros d'amende.


La citation du jour : "La guerre, c'est la guerre des hommes ; la paix, c'est la guerre des idées." Victor Hugo Extrait des "Fragments"



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