La raison officielle de la mort de Milosevic  13/03/2006




L'autopsie a pris fin hier soir et les résultats sont désormais officiels : la mort de Slobodan Milosevic est due à un infarctus du myocarde.

Cette annonce a eu lieu quelques instant après qu'un conseiller du TPIY a confirmé que des traces d'un médicament suspect, habituellement utilisé contre la lèpre et la tuberculose, ont été trouvées dans le sang de l'ancien président yougoslave en janvier dernier.

Milosevic était au courant puisqu'il écrivait le 10 mars dernier dans une lettre adressée à l'ambassade de Russie :

"ils aimeraient m'empoisonner (...) Dans tous les cas, les personnes qui m'administrent le médicament pour le traitement de la lèpre ne peuvent sûrement pas me soigner, et en particulier ces personnes contre lesquelles j'ai défendu mon pays dans la guerre et qui ont aussi intérêt à me faire taire".

Heikelina Stuart, reporter et par ailleurs avocate, qui a suivi toute la procédure judiciaire contre Milosevic a déclaré sur la chaîne publique néerlandaise NOS que ces substances "étaient contreproductives" : "Ce que nous savons, c'est que cela est la cause du décès et on ne peut donc pas vraiment dire qu'il s'agit d'un cas de mort naturelle".

Ces médicaments, toujours selon la chaîne de télévision, ont pu avoir un "effet neutralisant" sur ceux que prenait Milosevic pour soigner... ses problèmes de coeur (forte tension artérielle et maladie vasculaire).

Malgré les résultats rapides de l'autopsie, la polémique n'est pas près de s'arrêter...


Islamiya.info

Moscou confirme avoir reçu une lettre de Milosevic sur son traitement médical inadéquat  13/03/2006


MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti. L'ex-leader yougoslave Slobodan Milosevic, mort dans sa prison de La Haye samedi, a adressé à Moscou une lettre sur le traitement médical inadéquat administré à La Haye, a confirmé lundi le ministère russe des Affaires étrangères.

Dans sa lettre, l'ancien président de la Yougoslavie demandait, une fois de plus le soutien de la Russie, souhaitant suivre une cure à Moscou, et parlait du traitement inadéquat appliqué par les médecins du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, a indiqué à RIA Novosti lundi le porte-parole du ministère, Mikhaïl Kamynine.

La lettre, transmise le 11 mars par les conseillers de Slobodan Milosevic à l'ambassade de Russie aux Pays-Bas, est parvenue à Moscou dimanche soir, selon lui.

Un groupe de médecins russes est prêt à partir pour La Haye pour participer aux analyses médico-légales, sur la demande des parents du feu ex-président.

Slobodan Milosevic a été retrouvé mort dans sa cellule le 11 mars.



Ria-Novosti

Washington opposé à une nouvelle réunion avec l'Iran hors du cadre du Conseil de sécurité  13/03/2006

Les Etats-Unis ont repoussé la proposition de tenir une réunion supplémentaire avec les représentants de l'Iran hors du cadre du Conseil de sécurité de l'ONU car ils estiment que les prochaines discussions doivent avoir lieu au sein de cette structure de la communauté des nations.

Vendredi l'attaché de presse du représentant permanent des Etats-Unis à l'ONU, Richard Grenell, avait critiqué la proposition de tenir une rencontre supplémentaire sur l'Iran. "Il s'agit là d'une tentative pour empêcher le transfert (du dossier iranien) au Conseil de sécurité de l'ONU et reprendre les négociations", avait déclaré Richard Grenell interrogé par une agence d'information américaine.

"C'est ce que nous disons depuis déjà trois ans. Il faudra bien qu'un jour la communauté internationale dise si les résolutions de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) et la Charte de l'ONU ont une signification quelconque ou non".

Jeudi sur la chaîne de télévision Rossia le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait évoqué la proposition de tenir une rencontre supplémentaire sur l'Iran.

"D'après ce que je sais, le directeur général de l'agence estime que l'AIEA n'a pas épuisé toutes ses ressources. Au cours des contacts que nous avons eus des derniers jours avec la troïka européenne, celle-ci a suggéré qu'avant que des démarches ultérieures soient prises il serait peut-être bien d'avoir des discussions avec la participation des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine, et auxquelles le directeur général de l'AIEA serait invité.

Ria-Novosti

Serguei Lavrov: la communauté internationale n'a pas encore de stratégie d'actions à l'égard de l'Iran  13/03/2006



MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti. Le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov estime que la communauté internationale n'a pas encore de stratégie d'actions à l'égard de l'Iran.

"Nous en parlons ces derniers temps. Je tiens à souligner que nous comprenons comment il faut agir au sein de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Mais nous ne savons pas comment il faut agir au-delà de l'AIEA", a déclaré le ministre dans une interview au journal Vremia novostei.

Selon Serguei Lavrov, aujourd'hui, l'essentiel est de répondre à la question de savoir si le programme nucléaire iranien comporte une menace pour la non-prolifération des armes nucléaires.

"C'est la question principale. Nous oeuvrons en vue de recevoir la réponse", a-t-il affirmé.

L'AIEA est une organisation professionnelle qui agit assez intensivement en Iran. "Elle a déjà un dossier assez volumineux purement professionnel d'où les experts tirent les conclusions sur l'existence (ou la non-existence) du danger du développement du programme nucléaire iranien pour le régime de non-prolifération", a fait remarquer le ministre.

Il juge inadmissible que la situation autour du dossier nucléaire iranien soit exploitée à des fins politiques.

Parlant du Conseil de sécurité des Nations Unies qui doit, selon certains, décider des actions à entreprendre à l'égard de l'Iran, la stratégie d'actions n'y existe pas non plus. Pour l'instant, la troïka européenne (France, Grande-Bretagne, Allemagne) a proposé de mener cette semaine des consultations avec la participation de la Russie, des Etats-Unis et de la Chine en vue d'y examiner la stratégie. Selon le ministre, ces consultations seraient utiles. Il serait très important que le directeur général de l'AIEA y participe, estime Serguei Lavrov.

En ce qui concerne sa récente rencontre avec le président américain, le ministre russe a fait savoir que George Bush jugeait nécessaire d'agir prudemment à l'égard de l'Iran et, qu'avant de faire un premier pas, il faut réfléchir sur tous les autres. Il est réjouissant que cet avis du président américain coïncide avec le nôtre.

Malheureusement, l'Iran a fait des gestes imprévus et a mis fin à l'accomplissement bénévole des procédures prévues par le protocole additionnel à l'accord sur les garanties de l'AIEA, a rappelé Serguei Lavrov.

"Sur le plan juridique, Téhéran n'a rien enfreint, car l'Iran a signé l'accord, mais il ne l'a pas ratifié, c'est pourquoi nous considérons cet acte comme erroné (le Protocole additionnel au Traité de non-prolifération des armes nucléaires a été signé par l'Iran en novembre 2003). Nous invitons l'Iran non seulement à revenir au respect du protocole additionnel, mais aussi à le ratifier, pour que son engagement soit juridiquement codifié, a souligné Serguei Lavrov.

"L'AIEA possède un mandat pour éclaircir tous les aspects de l'activité nucléaire de l'Iran. Le rapport de Mohamed ElBaradei présenté à la récente réunion du Conseil des gouverneurs (de l'AIIEA) stipule que, pour l'instant, il est impossible d'affirmer de façon garantie que l'aspect militaire n'existe pas. Mais il n'y a pas non plus de raisons d'affirmer qu'il existe", a fait remarquer Serguei Lavrov.

Ria-Novosti

Angelika Beer : l’Union Européenne ne doit pas suivre aveuglément les Etats-Unis  13/03/2006



La député européenne allemande, Angelika Beer , qui est également présidente de la délégation européenne pour les relations avec l’Iran a critiqué le renvoi par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique du dossier nucléaire iranien devant le conseil de sécurité.

Elle a invité l'union Européenne à ne pas suivre aveuglément des USA envers l'Iran.


"La décision de l’Aiea de renvoyer le dossier nucléaire de l'Iran devant le Conseil de sécurité de l'Onu traduit une approche de confrontation des USA et ne pourra que compromettre sérieusement les chances d'une solution négociée," a-t-elle déclaré dans un rapport publié vendredi à Bruxelles.


"L’Europe doit abandonner sa politique consistant à suivre aveuglément les USA et finalement prendre la tête des négociations en favorisant une solution par la voie de la diplomatie.


Tous les côtés doivent être disposés à faire des compromis, mais en assurant une participation active des USA dans les négociations diplomatiques on ne peut dès lors garantir une solution négociée.


"Pour sa part, l’Iran doit répondre à toutes les questions du rapport d'El-Baradei sans tarder. Pour éviter que la situation ne se détériore plus encore, sans remettre en cause sa coopération avec l'AIEA "a conclu le rapport.


IRNA

Le commandant iranien des forces de police annonce l’arrestation des responsables des attentats à la bombe de la province du Khouzistan  13/03/2006



Le commandant iranien des forces de police de la République Islamique d’Iran a annoncé l’arrestation des responsables des attentats à la bombe de la province du Khouzistan.

Le général IsmaÏl Ahmadi Moghadam, aux journalistes, à Khorramabad, a annoncé l’arrestation des responsables des attentats à la bombe de la province du Khouzistan grâce aux éléments du ministère des Renseignements ainsi que grâce aux rôles très important joué par les forces de police de la République Islamique d’Iran.


Il a déclaré que les responsables des réseaux qui ont organisés ces attentats terroristes dirigent des actions de l’étranger avec l’aide des Britanniques.


Le commandant de la police a précisé que la source de ces attentats se trouvent à l’étranger et sont l’œuvre de réseaux organisés rajoutant que le but de ces réseaux terroristes est de menacer la sécurité intérieure de l’Iran.


IsmaÏl Ahmadi Moghadam a poursuivi que malgré ces attentats de ce type dans cette province, les délits ont diminué de 30%.

IRNA

L’Europe plie devant Washington  13/03/2006


L’Europe jusque là fer de lance des négociations avec la République Islamique d’Iran s’est rangée contrairement à ce qui s’était passée lors de la crise irakienne derrière les Etats-Unis.

Au delà du rôle de simples subordonnés du géant américain, les européens ont montré qu’aucune proposition concrète ne pouvait aboutir de la part d’une Union européenne qui a accepté les mensonges de l’administration Bush sur les armes de destruction massive introuvables dans l’Irak de Saddam Hussein, le non respect des droits de l’homme, les tortures commises par l’armée américaine.


Aujourd’hui l’Union Européenne ne pèse plus diplomatiquement dans le dossier du nucléaire iranien et est même reléguée à la volonté de ses deux membres siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU à savoir la France et le Royaume-Uni pour faire valoir son poids politique dans les sanctions futures à l’égard de l’Iran.


Avec la transmission du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU, la République Islamique d’Iran et les partis politiques se sont montrées plus unies que jamais autour du guide l’Ayatollah Khamenei.


Véritable union sacrée autour du gouvernement et du leader iranien pour poursuivre le programme nucléaire civil, le rapprochement des mouvements réformateurs et conservateurs traduit une volonté nationale de faire respecter le droit à l’accès à l’énergie atomique à des fins civiles.


Malgré la victoire de façade des Etats-Unis dans le bras de fer engagé entre l’Iran et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), l’Iran a gagné une réelle unité politique sur ce dossier nucléaire.


Lors d’un rassemblement au mausolée de l’ayatollah Khomeiny, récemment l’Ayatollah Khamenei, l’ancien président Hashemi Rafsandjani, les forces conservatrices et réformistes se sont retrouvées pour soutenir les efforts du gouvernement pour continuer la bataille de l’enrichissement d’uranium.


Le peuple iranien plus que jamais uni sur ce sujet ne comprend pas l’acharnement de la communauté internationale à refuser à l’Iran l’accès à l’énergie atomique à des fins civiles alors qu’elle l’accorde à d’autres.


Au regard des déclarations du ministre des affaires étrangères de la France Philippe Douste Blazy qui ne voit dans le nucléaire iranien qu’un programme nucléaire militaire clandestin, les iraniens s’interrogent sérieusement sur la crédibilité et l’objectivité de ses interlocuteurs alors que le chef du dossier nucléaire en Iran Ali Laridjani n’a jamais évoqué la possibilité de la limitation de l’accès aux sites nucléaires de Natanz ou d’Esfahan aux inspecteurs de l’AIEA.


Cette crise autant sécuritaire qu’idéologique dévoile de façon criante le phénomène de deux poids deux mesures qui règne au niveau de la prolifération des armes nucléaires.


Alors que l’Iran est montré du doigt pour un programme scruté par les médias, des pays comme la Corée du Nord et Israël continuent dans la plus grand clandestinité la constitution de stocks d’armes atomiques.


Concernant le cas Israélien, il faut rappeler que ce pays non signataire du Traité de non prolifération des armes atomiques dispose déjà d’une centrale nucléaire à Dimona installée et développée avec la bénédiction des gouvernements américain et britannique.


Aujourd’hui, avec la victoire du Hamas dans les territoires palestiniens et la volonté de Damas de ne pas plier devant les Etats-Unis, le régime d’Israël qui dispose d’une puissance réelle de frappes nucléaires représente un risque pour les pays arabes du Moyen-Orient.



IRNA

BREVES  13/03/2006




PAYS-BAS : L'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic a été retrouvé mort samedi 11 mars 2006 dans sa cellule du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPYI), dont le siège est à La Haye. Son procès avait débuté le 12 février 2002. Slobodan Milosevic, 64 ans, répondait de 66 chefs d’accusation de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour son rôle dans les guerres de Croatie (1991-1995), Bosnie (1992-1995) et Kosovo (1998-1999). Il était aussi inculpé pour génocide, notamment en liaison avec le massacre de 8 000 musulmans à Srebrenica en Bosnie en 1995. Le TPIY a indiqué dimanche soir dans un communiqué que "selon le rapport du médecin légiste, la cause de la mort de Slobodan Milosevic est un infarctus du myocarde" ajoutant que "la dépouille de Milosevic sera remise lundi à sa famille". Le communiqué ne précise pas les causes de la crise cardiaque. Le tribunal indique "qu'une analyse toxicologique se poursuit". La chaîne publique néerlandaise NOS a diffusé dimanche un reportage reprenant les propos d'un conseiller du Tribunal pénal international (TPIY) de La Haye, dont l'identité n'a pas été révélée, que "des traces d'un médicament suspect, utilisé habituellement dans le traitement de la lèpre et de la tuberculose, avaient été retrouvées lors d'une prise de sang effectuée en janvier" 2006. Zdenko Tomanovic, un des avocats de l'ex-président yougoslave, a présenté dimanche aux journalistes une lettre de 6 pages transmise par Slobodan Milosevic à l'ambassade de Russie aux Pays-Bas, affirmant que l'on voulait l'empoisonner en lui administrant des médicaments "incompatibles avec son état". Selon la chaîne NOS, "ces substances étrangères" ont été trouvées lors d'un examen sanguin, les médecins s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles les médicaments anti-tension artérielle prescirts ne marchaient pas sur Slobodan Milosevic. Le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPYI) avait rejeté le 24 février 2006 la demande de remise en liberté provisoire formulée par l'ancien président serbe Slobodan Milosevic qui voulait se rendre en Russie pour s'y faire soigner pour des "problèmes cardiaques et d'hypertension". Les procureurs "soupçonnent l'épouse et son fils" de Slobodan Milosevic de vivre à Moscou et craignent "qu'une fois en Russie, Milosevic n'invoque son état de santé pour se dire dans l'incapacité de retourner aux Pays-Bas, où siège le tribunal".


HONGRIE : Le président de la république de Hongrie, Laszlo Solyom, a remis vendredi 10 mars 2006 la Croix de Commandeur avec l'Etoile de l'Ordre du Mérite au Secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), le Canadien Donald J. Johnston, au cours d'une cérémonie au siège de l'OCDE. Donald J. Johnston quittera son poste en mai 2006 et sera remplacé par l'ancien ministre des Finances du Mexique, Angel Gurra.


SUISSE : Le Conseil fédéral refuse une interdiction des chiens dangereux au niveau fédéral estimant que la loi sur la protection des animaux, sur laquelle se basent les motions, ne constitue pas une base légale suffisante pour édicter des mesures de protection de la population contre les chiens agressifs.


FRANCE : ANTISEMITISME : L'humoriste noir Dieudonné poursuivi pour "incitation à la haine raciale" à l'égard des Juifs, a été condamné en premier ressort devant la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris TGI, en date du vendredi 10 mars 2006, à 5 000 euros d’amende pour diffamation. Le 8 février 2004, Dieudonné avait déclaré dans le "Journal du Dimanche" JDD : "'Sale nègre, les juifs auront ta peau', voilà le genre de slogans que j'ai entendus. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon" ; "Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l'esclavage". Selon les juges, saisis par LICRA (Ligue internationale contre la racisme et l’antisémitisme), l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), SOS-Racisme, Avocats sans Frontières présidée par Gilles William Goldnadel, (NDLR. Egalement Vice-Président de l’Association France Israël), et le Consistoire israélite central, les propos de Dieudonné sont "directement inspirés de l’imagerie antisémite". NDLR. Dieudonné, poursuivi de nombreuses fois pour ses propos controversés, a toujours été relaxé soit en appel, soit en cassation. François Roux, son avocat, a confirmé son intention d'interjeter appel. Plus de détails : DOSSIER DIEUDONNE
** ALCOOLISME - DIJON : A la suite d'un rapport de la direction départementale de la sécurité publique, constatant qu'entre 2004 et 2005, le nombre d'ivresses publiques a augmenté dans l'agglomération dijonnaise de 31 %, le nombre de violences et dégradations dues à une consommation d'alcool excessive a cru de 24 %, et le nombre de conduites en état alcoolique ont connu une hausse spectaculaire de 34 %, le préfet de région, Paul Roncière (Dijon) a interdit la vente d'alcool à emporter, entre minuit et 6 heures du matin, sur les territoires des communes de Dijon, Chenôve, Fontaine, Longvic et Talant, toutes relevant de la circonscription de police dirigée par le commissaire divisionnaire, Patrick Lucien Aujogue. Il s'agit donc d'une première en France, dès lors que cette mesure concerne une agglomération toute entière. Les contrôles de police vont s'intensifier à Dijon et dans l'agglomération dijonnaise, actuellement présidée par le socialiste François Rebsamen, maire de Dijon, (NDLR. Bras droit de François Hollande).
** EMPLOI JEUNE : L'université parisienne de la Sorbonne Paris 4, a été évacuée samedi matin 11 mars 2006 par les forces de police après 12 heures d'occupation par environ 150 manifestants et des "casseurs" hostiles au contrat première embauche (CPE) du Premier ministre Dominique de Villepin. Le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, a déclaré lors de l'émission de radio privée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro que les "voyous" qui ont commis des dégradations à la Sorbonne, sont des "perturbateurs ne représentent pas le mouvement étudiant".
** POLITIQUE : Dominique de Villepin, Premier ministre, a indiqué, lors d'une intervention télévisée, qu'il maintiendra le CPE qui est un "contrat moderne, un contrat très protecteur, avec des garanties qui n’existaient pas pour les jeunes". L'Union nationale lycéenne (UNL) a maintenu son appel "à organiser dès lundi (13 mars 2006) des assemblées générales dans les lycées pour voter la grève" contre le Contrat première embauche (CPE).
** ESPACE : La fusée Ariane-5 a placé sur orbite avec succès 2 satellites de télécommunications, le premier militaire, SPAINSAT, pour l'Espagne, le second, HOT-BIRD 7A, pour l'opérateur européen Eutelsat, dimanche 12 mars 2006. La fusée a décollé de la base de Kourou en Guyane française. Plus de détails : Cnes CSG - Spainsat et Hot Bird 7A ** CORSE : Selon la police, Robert Feliciaggi, homme d'affaires (jeux, tourisme) et élu UMP à l'assemblée de Corse, a été abattu vendredi 10 mars 2006 sur le parking de l'aéroport d'Ajaccio Campo dell'Oro.


ETATS-UNIS : L'Association médicale mondiale a écrit une lettre ouverte, publiée samedi 11 mars 2006 par l'hebdomadaire médical britannique "The Lancet", exhortant le gouvernement américain "de cesser de nourrir de force les prisonniers détenus sur la base américaine de Guantanamo" à Cuba. Les 260 médecins de cette Association demandent à l'armée américaine de mettre fin à cette pratique "qui nécessite dans la plupart des cas une participation médicale". Ils soulignent que tout prisonnier a le droit, pour des raisons éthiques, de refuser un traitement. Cette initiative fait suite aux témoignages d'anciens détenus de Guantanamo affirmant avoir été nourris de force lors d'une grève de la faim. 5 prisonniers détenus à Guantanamo étaient en grève de la faim en février 2006 et 3 d'entre eux étaient nourris de force. Plus de détails : Guantanamo ou le scandale des droits humains ; De Kaboul à Cuba : le statut des prisonniers de Guantanamo en droit international ; Amnesty International estime que Guantanamo est devenu "le goulag de notre époque" ; La situation des détenus de Guantanamo ; Il faut fermer Guantanamo" ; "Stop Torture"


BRESIL : Le président d'Haïti, René Préval, en visite officielle à Brasilia la capitale, a indiqué vendredi au cours d'une conférence de presse qu'il "souhaitait abolir définitivement l'armée". Il a indiqué "qu'il existait un amendement dans la Constitution qui permettrait l'abolition de l'armée" précisant que cette "institution pesait sur le budget du pays et était inutile". René Préval se dit favorable à la création d'un corps au sein de la police qui puisse intervenir dans des cas de catastrophes et s'occuper des douanes et des frontières comme cela ce fait en France et au Canada. ** Lors d'un réunion en marge d'une Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le Développement Rural qui s'est tenue à Porto Alègre du 7 au 10 mars 2006, l'Organisation internationale du travail (OIT) a communiqué les résultats d'une étude qui révèle que plus de plus de 1,3 million de personnes sont réduites à l'esclavage en Amérique latine, essentiellement la Bolivie, le Paraguay et le Pérou. L'anthropologue Eduardo Bedoya, consultant à l'OIT, a indiqué qu'au Pérou, "le problème est grave et se focalise sur l'exploitation de bois dans la région amazonienne du pays où vivent en esclavage environ 20 000 Indiens". En Bolivie, l'esclavage frappe surtout les Indiens forcés de travailler dans des exploitations de cannes à sucre sans discontinuer pendant 12 heures, sinon ils subissent des sanctions corporelles. Plus de détails : Convention sur l'abolition du travail forcé


COSTA RICA : Une perquisition a été effectuée à Santa Ana dans la résidence de Calvin Ayre, un milliardaire canadien, propriétaire d'une société de jeux en ligne, et de paris sportifs, Bodog. La police a saisi des documents, ordinateurs et des armes. Calvin Ayre est soupçonné par les autorités d'avoir violé la législation sur les jeux. Son entreprise gère un million de paris par année et a rapporté, en 2005, des profits estimés à 200 millions de dollars. Calvin Ayre figure au 746e rang de la liste des personnes les plus riches sur la planète du magazine "Forbes".


ISRAEL : Benjamin Netanyahu, chef de file du Likoud aux élections législatives du 28 mars 2006, exclut tout accord de gouvernement avec le Premier ministre par intérim Ehud Olmert.
BANDE DE GAZA : Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a vivement condamné samedi 11 mars 2006 la décision prise par Israël d'imposer un couvre-feu et un bouclage total, de samedi à mercredi, dans les territoires palestiniens à la veille du Pourim, fête hébraïque, affirmant que ces "mesures étaient inacceptables" et "violaient les droits de l'Homme et les conventions internationales". Le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz a ordonné l'armée d'utiliser tous les moyens nécessaires pour prévenir les attaques des Palestiniens.


IRAK : Au moins 5 voitures piégées ont explosé simultanément dimanche dans la banlieue chiite de la capitale Bagdad faisant une cinquantaine de morts et plus de 200 blessés. ** Le procès de Saddam Hussein pour crimes contre l'humanité, débuté le 19 octobre 2005, devant le Tribunal Spécial Irakien, tribunal d'exception mis en place par l’ancien administrateur américain Paul Bremer, le 10 décembre 2003, 3 jours avant sa capture, a repris après 10 jours de suspension. Le procureur Jaafar al-Moussaoui a affirmé, dans une interview diffusée par la chaîne de télévision officielle al-Iraqiya, créée par les Etats-Unis qui veulent en faire "la future BBC irakienne", que "si le Haut tribunal pénal prononce la peine capitale contre des accusés dans l'affaire de Doujaïl, la loi est claire, il faut exécuter la sentence dans les 30 jours suivant la ratification par la Cour d'appel du tribunal". Il a ajouté : "Concernant les autres procès (dans lesquels ils sont accusés), le tribunal jugera les prévenus encore vivants, car ceux qui ont été exécutés ne peuvent plus être poursuivis". Rappelons que le premier ministre Iyad Allaoui a fait fermer, en août 2004, pour une période indéterminée, les bureaux du réseau de télévision qatariote Al-Jazeera à Bagdad, affirmant que "sa façon de couvrir les nombreux enlèvements encourageait les terroristes". Lire notre édition du 20 octobre 2005 ** Le président Jalal Talabani a annoncé que la séance inaugurale du nouveau Parlement aurait lieu le 16 mars 2006, et non le 19 comme annoncé auparavant, pour permettre aux forces de sécurité de se consacrer à la protection des manifestations chiites qui doivent marquer le 40ème jour du deuil chiite de l'Achoura, le 20 mars.


IRAN : Hamid Reza Assefi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a indiqué que l'Iran mettait un terme à l'accord entre la Russie et l'Iran prévoyant le transfert du programme d'enrichissement d'uranium iranien en Russie en raison de la saisine du Conseil de sécurité de l'ONU par le Conseil des gouverneurs de l'Agence à l'Energie Atomique (AIEA). Le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a ajouté que l'Iran pourrait se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire" (TNP) si son droit à enrichir de l'uranium et à produire du combustible nucléaire n'était pas respecté".


AFGHANISTAN : Un attentat suicide a été perpétré dimanche à Kaboul au passage du véhicule du président du parlement, et ancien président, Segbatullah Modjadeddi, qui est sorti indemne de cette action. 4 personnes ont été tuées, dont 2 kamikazes et 3 autres blessées. Plus de 1 600 personnes ont été tuées dans des actes de violence divers et dans les affrontements entre rebelles et forces afghanes et internationales en Afghanistan en 2005, et près de 200 depuis le début de 2006. ** Un bus a explosé vendredi sur une mine anti-char, déposée, selon des témoins par des témoins, dans la région de Dera Bugti, à environ 300 kilomètres à l'est de la ville de Quetta, dans le sud-ouest du pays. 30 personnes, essentiellement des femmes et des enfants qui se rendaient à un mariage, ont été tuées.


TANZANIE : Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine, réuni vendredi 10 mars 2006 à Addis Abeba la capitale afin de discuter du transfert à l’ONU de la force de paix de l’Union africaine stationnée au Darfour au Soudan, a décidé de "prolonger sa mission de paix au Darfour au moins jusqu'au 30 septembre" 2006. Le gouvernement soudanais est opposé au déploiement de soldats de maintien de la paix l'ONU à la place de l'Union africaine au Darfour (ouest), en proie à des combats. Débutée en 2003, la guerre civile au Darfour a fait plus de 180 000 morts et 2 millions de déplacés. Un cessez-le-feu avait été conclu en avril 2004 avec le déploiement d'une force de paix de 7 000 hommes de l'Union Africaine.


BENIN : Le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Sylvain Nouwatin, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche que Yayi Boni, ancien directeur de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle, qui s'est tenue le 5 mars 2006, selon des résultats partiels établis sur 70,87 % des suffrages, suivi par Adrien Houngbédji qui obtient 25,21 % et par Bruno Amoussou (19,03 %).


ALGERIE : Dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, approuvée par référendum à la fin septembre 2005, entrée en vigueur le 22 février 2006, Abdelhak Layada, dit Abou Adlène, l’un des 9 fondateurs du Groupe islamique armé (GIA), emprisonné depuis le mois de juillet 1993, a été libéré dimanche 12 mars 2006. Le GIA est responsable d'une vague de violence qui a débuté en 1992 après l'annulation des élections qui allaient être remportées par les partis islamistes. NDLR. L'état d'urgence en Algérie est instauré depuis le 9 février 1992. Les partis islamistes sont interdits comme le Front Islamique du Salut FIS (dissous le 29 avril 1992, alors proche de la victoire électorale) et leurs 2 leaders historiques, Cheikh Madani Abbassi et Ali Belhadj, emprisonnés et aujourd'hui libérés demeurent également "interdits" de toutes activités politiques. L'ancien numéro deux du Front islamique du salut (FIS, interdit), Ali Belhadj, en détention pour avoir rendu hommage aux insurgés antiaméricains en Irak a été libéré le 6 mars 2006. 150 Islamistes détenus pour des actes de terrorisme perpétrés dans les années 1990 ont été relâchés samedi 4 mars 2006 des prisons d'El Harrach et de Serkadji, dans la banlieue d'Alger. 2 600 autres devraient être libérés prochainement.
CAMEROUN : Un cas de grippe aviaire de type H5N1 a été confirmé dans un élevage de canards dans la province de l'Extrême-Nord", près de la frontière avec le Nigéria, premier pays africain à avoir été touché par l'épidémie où un cas avait été confirmé le 8 février 2006. Tous les canards ont été abattus.


MALI : Le groupe de Rap, "Tata Pound" a indiqué samedi 11 mars 2006 au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue à Bamako la capitale , que les autorités l'avait interdit d'antenne sur toutes les radios d'Etat. Les 3 chanteurs du groupe, ont dénoncé cette "mesure de censure", "entrave à leur liberté d'expression", un "pilier essentiel de la démocratie malienne". Le dernier album du groupe s'en prend la politique du président Amadou Toumani Touré.


La citation du jour : "Quand le premier cas de grippe aviaire sera constaté chez un homme politique, faudra-t-il tous les abattre et les incinérer ? Pascal Mourot Homme de presse, philosophe français né en 1957 ; Plus de citations ?


Fil-Info-France.com

BREVES  11/03/2006

TALIE : Le parquet de Milan a réclamé vendredi 10 mars 2006 l'organisation d'un procès contre le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi (photo), dans une affaire de corruption présumée impliquant également David Mills, l'époux de la ministre de la Culture britannique Tessa Jowell. Le parquet de Milan estime avoir suffisamment d'éléments pour démontrer que David Mills a reçu 600 000 dollars en 97 en échange de faux témoignages en faveur de Berlusconi lors de procès de la fin des années 90. ** A un mois des élections législatives, le ministre de la Santé, Francesco Storace, a annoncé vendredi 10 mars 2006 sa démission après avoir été accusé d'avoir espionné ses adversaires lors d'une élection régionale. Francesco Storace est soupçonné d'avoir organisé en 2005 un véritable système d'espionnage de ses concurrents pour conserver la région du Latium, qu'il a finalement cédée.


ROYAUME-UNI : Le ministère de la Défense a annoncé jeudi 9 mars 2006 que la police militaire a arrêté un soldat britannique impliqué dans le cadre de l'affaire rendue publique le lundi 13 février 2006 par l'hebdomadaire "News of the World" qui montrait dans 'une vidéo des soldats britanniques frappant à coups de pieds et de matraques de jeunes Irakiens, qu'ils pourchassaient. L'identité de ce soldat n'a pas été révélée. C'est la quatrième personne arrêtée dans le cadre de cette affaire.


SUISSE : L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dont le siège est à Genève, et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont annoncé que la campagne mondiale de vaccination a permis de réduire de près de moitié le nombre des décès par rougeole entre 1999 et 2004. La mortalité due à la rougeole a baissé de 48 % dans le monde, passant, selon les estimations, de 871 000 décès en 1999 à 454 000 en 2004, grâce aux grandes actions de vaccination dans les pays et à un meilleur accès à la vaccination infantile systématique. La plus forte baisse a été enregistrée en Afrique subsaharienne, la région ayant la plus forte charge de la rougeole. On estime que le nombre des cas et des décès dus à cette maladie y a chuté de 60 %. ** Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé vendredi 10 mars la condamnation de l'ancien ambassadeur de Suisse au Luxembourg, Peter Friederich, à une peine de 3 ans et demi de réclusion criminelle pour blanchiment d'argent par métier, de faux dans les titres répétés, d'abus de confiance répétés et de diminutions d'actifs répétés. Lire notre édition du 11 mai 2005


ALLEMAGNE : Afin d'alléger sa dette publique dont les arriérés s'élèvent à 741 millions d'euros, la ville de Dresde dans l'est du pays a décidé de vendre 48 000 logement, dont 1 300 locaux commerciaux, à une société américaine pour un montant de 1,7 milliards de dollars.


BOSNIE HERZEGOVINE : Le tribunal de Banja Luka a condamné un ancien militaire des forces serbes de Bosnie, Milanko Vujanovic, à 20 ans de prison. Il a été reconnu coupable d'avoir participé en octobre 1992 au meurtre de 5 civils musulmans dans le village de Blagaj Rijeka, dans le nord-ouest du pays, pendant la guerre interethnique de Bosnie de 1992 à 1995.


KOSOVO : Soren Jessen-Petersen, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo, MINUK, a salué vendredi 10 mars 2006 l'élection par l'Assemblée du Kosovo d'un nouveau gouvernement et d'un nouveau Premier ministre, Agim Ceku, après la démission de Bajram Kosumi. Le Premier ministre du Kosovo Ramush Haradinaj 35 ans, en poste depuis décembre 2004, ex-chef de la guérilla albanaise, inculpé le mardi 9 mars 2005 de 108 crimes de guerre contre des civils serbes au Kosovo par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), avait démissionné le même jour de ses fonctions et accepté de se rendre, dès mercredi, à La Haye pour faire face aux accusations. Ramush Haradinaj a proposé pour le remplacer Bajram Kosumi, responsable de son parti, l'Alliance pour l'avenir du Kosovo (AAK). Le Premier ministre kosovar est le premier homme politique albanais de haut rang à être inculpé par le TPIY tout en étant dans l'exercice de ses fonctions.


BELARUS : Vintsouk Vetchorko, un des dirigeants du Front populaire, responsable de l'équipe de l'opposant Alexandre Milinkevitch, a été arrêté mercredi 8 mars 2006. Aucune information officielle n'a été communiquée sur les raisons de cette arrestation. Mardi, un autre proche du principal candidat de l'opposition avait été brièvement arrêté et condamné à une amende. Le président Alexandre Loukachenko briguera le 19 mars 2006 un nouveau mandat à la tête du Belarus, une ancienne république soviétique, qu'il dirige depuis 1994.


AZERBAIDJAN : Un adolescent soupçonné d'être atteint de la grippe aviaire est mort vendredi dans un hôpital de Bakou, la capitale. Il s'agit du quatrième décès suspect imputé à la grippe aviaire en Azerbaïdjan.
ETATS-UNIS : Une jeune femme a accusé le président de la conférence des évêques catholiques américains, l'évêque Skylstad du diocèse de Spokane (Etat de Washington), de l'avoir agressée il y a plus de 40 ans. Le prélat a formellement rejeté ces allégations. Le prélat a "catégoriquement" nié avoir abusé de cette femme quand elle était mineure. Les accusations portées contre Mgr Skylstad ont été rendues publiques dans le cadre d'une déclaration de faillite du diocèse à la suite de poursuites pour pédophilie engagées contre des membres de son clergé.


CHILI : Michelle Bachelet, présidente du Chili le 15 Janvier 2006, devenant ainsi la première femme à exercer ce poste dans ce pays, va être investie samedi 11 mars 2006 dans ses fonctions au cours d'une cérémonie officielle qui rassemblera de nombreuses personnalités internationales.


IRAK : Les quelque 4 500 détenus de la prison irakienne d'Abou Ghraïb ( ! photos choquantes), près de Bagdad, la capitale, sous contrôle américain, vont être "transférer d'ici les 3 prochains mois vers un autre centre de détention à Camp Cropper, près de l'aéroport de Bagdad, a indiqué jeudi 10 mars 2006 le porte-parole américain chargé des centres de détention, le lieutenant-colonel Keir-Kevin Curry, qui a ajouté que la prison d'Abou Ghraib sera ensuite fermée. Rappelons que le 28 avril 2004, la presse a diffusé une série de photos montrant les mauvais traitements, sévices et actes de torture infligés aux prisonniers irakiens par des militaire américains. Plus de détails : Lire notre édition du 7 mars 2006 ; Le rapport d'Amnesty International en date du 6 mars 2006 : "Au-delà d’Abou Ghraib : la détention et la torture en Irak" (en anglais : Beyond Abu Ghraib : Detention and Torture in Iraq)


SYRIE : Le chef du bureau politique du Hamas, Mouvement palestinien de la Résistance Islamiques, Khaled Mechaal, a qualifié, depuis sa résidence de Damas, de "déclaration de guerre" le plan du Premier ministre israélien par intérim Ehud Olmert selon lequel Israël fixera ses frontières définitives d'ici à 2010. Khaled Mechaal a déclaré Il ne s'agit pas d'un plan de paix, mais d'une déclaration de guerre qui permettra à Israël de rester dans une grande partie de la Cisjordanie, de maintenir le mur et les colonies, de refuser toute concession sur Al-Qods (NDLR. Jérusalem, dont les Palestiniens veulent faire leur capitale) est et de rejeter le droit de retour des Palestiniens". Ajoutant : "Il s'agit d'un désengagement unilatéral de la part d'Israël sur la base de ses intérêts sécuritaires et non des exigences de paix". Le chef du Hamas a conclu : "Olmert est en train de commettre les mêmes erreurs que Sharon envers le peuple palestinien".


FRANCE : DIPLOMATIE : Le Premier ministre, Dominique de Villepin, se rendra à Madrid en Espagne le lundi 13 mars 2006 pour un entretien suivi d'un déjeuner de travail avec le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero. Les 2 hommes évoqueront les questions d'actualité européenne, notamment la situation dans le secteur énergétique et la coopération dans la lutte contre le terrorisme. ** CORSE : Robert Feliciaggi, élu du parti au pouvoir UMP, de l'Assemblée de Corse a été mortellement blessé par balles à la tête, vendredi 10 mars 2006, alors qu'il quittait l'aéroport par un groupe d'hommes armés. Le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel, s'est immédiatement rendu sur place.


PORTUGAL : Le Président Anibal Cavaco Silva, a été investi jeudi 9 mars 2006 dans ses fonctions au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au parlement de Lisbonne, en présence de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement et de hautes personnalités mondiales, dont l'ancien Président américain, George Herbert Walker Bush, l'héritier du trône d'Espagne, le Prince Felipe des Asturies, l'ancien Président français, Valéry Giscard d'Estaing, le président de la Commission européenne, Manuel Barroso et les chefs d'Etat d'Afrique du Sud, du Mozambique, de Guinée-Bissau et du Cap-Vert.


ONU : L'ONU a rendu publique vendredi 10 mars 2006 son deuxième Rapport mondial intitulé "L'eau, une responsabilité partagée" qui présente l'évaluation des ressources en eau douce de la planète la plus complète. Le rapport met cette année l'accent sur l'importance des modalités de gouvernance dans la gestion des ressources mondiales en eau et dans la lutte contre la pauvreté. Il sera lancé officiellement à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, le 22 mars prochain, dans le cadre du 4e Forum mondial de l'eau qui débutera à Mexico le 16 mars 2006 et se terminera le 22. Ce rapport, publié tous les 3 ans, révèle qu'un habitant de la planète sur cinq n'a toujours pas accès à l'eau potable, soit 1,1 milliards de personnes dans le monde, quelque 2,6 milliards de personnes n'ont pas accès à un service d'assainissement de base. Ces personnes font partie des plus pauvres au monde et plus de la moitié d'entre elles vivent en Chine ou en Inde, alors que les ressources en eau douce sont loin de manquer, et dénonce une mauvaise gestion des ressources : "Les systèmes de gouvernance déterminent qui peut avoir quelle eau, quand et comment, et décident qui a droit à l'eau et aux services connexes". Selon l'ONU, les maladies diarrhéiques et le paludisme ont tué quelque 3,1 millions de personnes dans le monde en 2002. 90 % de ces victimes étaient des enfants de moins de 5 ans. On estime que quelque 1,6 millions de vies pourraient être sauvées chaque année si l'on améliorait les conditions d'accès à l'eau potable, les services d'assainissement et l'hygiène. Les investissements dans l'eau offrent d'importants bénéfices, affirme le rapport. On estime que 322 millions de journées de travail sont perdues chaque année, soit un manque à gagner de 750 millions de dollars (630 millions d'euros), en raison d'une eau et de sanitaires de mauvaise qualité. L'ONU conclut : "La consommation en eau s'est multipliée par six au cours du vingtième siècle, alors que la population mondiale ne s'est multipliée que par trois. Notre capacité à satisfaire une demande planétaire toujours croissante, dépendra d'une bonne gouvernance et d'une bonne gestion des ressources disponibles".


ALGERIE : Le président russe Vladimir Poutine est arrivé vendredi 10 mars 2006 à Agler sur l'invitation du président Abdelaziz Bouteflika, qui lui s'était rendu en Russie en avril 2001. La visite était prévue initialement jeudi. Vladimir Poutine, accompagné d'une importante délégation, veut accroître les échanges commerciaux entre la Russie et l'Algérie, au-delà des ventes d'armement. Pas moins de 14 contrats devraient être signés par les 2 chefs d'Etat, correspondant à environ un milliard de dollars. La dette extérieure de l'Algérie, qui s'élève à 6 milliards de dollars, devrait être effacée "d'au moins un tiers" ou reconverti en prises de participation dans les entreprises publiques algériennes qui peuvent être privatisées. Le volume des échanges commerciaux entre l'Algérie et la Russie a dépassé 364 millions de dollars en 2005, dont 361,75 millions de dollars de produits russes importés par l'Algérie, une progression de 9,5 % par rapport à 2004.


TANZANIE : Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine s'est réuni vendredi 10 mars 2006 à Addis Abeba la capitale afin de discuter du transfert à l’ONU de la force de paix de l’Union africaine stationnée au Darfour au Soudan.


RDC : Plusieurs centaines de manifestants qui défilaient à l’appel de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS,) principal parti d'opposition de la République démocratique du Congo, ont été violemment repoussés par les forces de l'ordre, vendredi 10 mars 2006. L'UDPS entendait déposer la liste de leurs demandes concernant l'organisation des élections présidentielles du 18 juin 2006.


NIGER : L'épidémie de méningite qui frappe le sud du pays depuis le début de l'année a fait une quarantaine de mort. 600 cas ont déjà été recensés. L'organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé le 27 février 2006 une vaste campagne de vaccination, visant 600 000 personnes, afin d’enrayer l’épidémie.


La citation du jour : "Le Sénat est une assemblée d'hommes à idées fixes, heureusement corrigée par une abondante mortalité". Edouard Herriot - Homme politique, écrivain et académicien français (1872-1957)


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Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay  10/03/2006

IRAN/NUCLEAIRE

(Le dossier iranien a été transféré au Conseil de sécurité.

Pourriez-vous faire le point sur les débats qui ont eu lieu au Conseil de sécurité, cette réunion du P5. Quelles sont, d'après la France, les séquences de ce dossier ?)


Juste une précision de langage tout d'abord. J'entends souvent parler d'un transfert au Conseil de sécurité, c'est à la fois vrai et faux. Ce qui a été fait, c'est un rapport au Conseil de sécurité. D'ailleurs, il y a déjà eu une première lettre écrite par M. El Baradeï dès le 4 février. Dès que la résolution du Conseil des gouverneurs a été votée, M. El Baradeï avait déjà envoyé une première lettre aux Nations unies.

Et puis, après la dernière réunion du Conseil des gouverneurs, il y a un nouveau rapport qui va être fait par l'AIEA.

Le mot "transfert" donne l'impression que le dossier quitte l'AIEA pour aller au Conseil de sécurité des Nations unies. Comme nous l'avons dit et répété à plusieurs reprises, ce n'est pas ainsi qu'il faut voir les choses. Le Conseil de sécurité intervient pour renforcer l'autorité politique de l'AIEA. Cela a été redit ce matin par le ministre, soyons donc précis sur le langage dans cette affaire.

Effectivement, des discussions sont engagées à New York. Il y a différents formats que l'on connaît à New York, le P5, mais aussi d'autres formats. Je voulais juste rappeler que, du côté français, nous avons le souci de continuer à bien associer l'Allemagne à toutes ces discussions. L'Allemagne n'est pas au Conseil de sécurité, mais elle est dans les EU3 et nous veillons, du côté français, à maintenir sur ce dossier, y compris à New York, une très étroite concertation avec l'Allemagne.

Toutes ces discussions sont donc en cours et il y aura sans doute prochainement une réunion du Conseil de sécurité. Je ne peux pas prédire le résultat de cette réunion mais enfin, comme vous le savez, cela a été dit par différentes sources, on tourne autour de l'idée d'un texte adressant un message très fort du Conseil de sécurité et de la communauté internationale à l'Iran.

Vous m'interrogez sur le calendrier. Très honnêtement, je ne peux pas vous répondre aujourd'hui. Cela dépendra de nos consultations et des positions des uns et des autres.

(Je constate que les Américains sont plus affirmatifs que vous.
Ils disent déjà qu'il y aura une déclaration présidentielle, ainsi qu'un délai accordé aux Iraniens pour se conformer aux prescriptions de l'AIEA. Etes-vous au courant ? Est-ce en accord avec vos positions ?)


Dans cette affaire, comme le ministre l'a rappelé ce matin, nous souhaitons procéder en préservant l'unité de la communauté internationale. Et aujourd'hui, personne ne peut dire quel sera le résultat, car il faut en effet travailler avec les autres. Certaines idées circulent, des idées de déclaration présidentielle, mais on ne peut pas certifier que ce sera à la fin une déclaration présidentielle. Certaines idées circulent également visant à donner à l'Iran un certain délai pour se conformer aux demandes du Conseil de sécurité, mais là non plus je ne peux pas vous garantir que ce sera l'issue du Conseil de sécurité.

Le ministre l'a rappelé ce matin, notre souci est précisément de travailler avec les Russes, les Chinois, avec les autres membres du Conseil de sécurité. Je ne peux donc pas vous dire, à l'heure qu'il est, le résultat du Conseil de sécurité.

(L'ex ambassadeur de France en Iran a, me semble-t-il, déclaré qu'il ne trouverait pas si grave que l'Iran garde une petite unité de recherche et d'enrichissement. Lui a-t-on soufflé cette déclaration ? Cela correspond-il à votre vision des choses ?)


Comme vous le dites vous-même, c'est un ancien ambassadeur de France, qui n'est plus en activité. J'ai pour lui le plus grand respect, mais en aucun cas il n'exprime une position officielle française.


(Oui, mais sur le fond ?)


Y compris sur le fond.


(Mais sur ce qu'il propose ?)


Nous avons eu l'occasion de nous exprimer sur cette idée d'une capacité limitée d'enrichissement et sur des activités de recherche et de développement. Notre position est claire : nous demandons à l'Iran de suspendre complètement les activités liées à l'enrichissement de l'uranium, y compris la recherche et le développement. M. Nicoullaud, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'exprime à titre personnel, mais n'engage pas les autorités françaises.

(Le ministre a dit ce matin que le renvoi du dossier devant le Conseil de sécurité n'est pas punitif. Cela veut-il dire que vous excluez des sanctions à ce stade ?)


L'objectif, comme l'a dit le ministre, est politique. Il faut convaincre les Iraniens de revenir à la table des négociations. Nous souhaitons exercer une pression politique sur les Iraniens, la pression du Conseil de sécurité des Nations unies. Voilà où nous en sommes à ce stade, et vous aurez remarqué que plusieurs pays disent la même chose. Il n'est pas question de sanctions à ce stade.




Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp

BREVES  10/03/2006

ONU/ISRAEL/PALESTINE : Le rapporteur spécial pour la situation des Droits de l'Homme dans les Territoires occupés, John Dugard (photo), a présenté mercredi 8 mars 2006 son rapport devant la Commission des droits de l'homme de l'ONU. John Dugard indique que la construction du Mur dans Jérusalem-Est provoque "des changements majeurs". Les familles sont séparées, les habitants palestiniens poussés à quitter la ville, l'accès aux hôpitaux, aux places de travail et aux écoles est entravé. Le rapporteur spécial a ajouté : "La poursuite de la construction du Mur par Israël a de sérieuses conséquences humanitaires. Cette nouvelle génération de déplacés crée une nouvelle catégorie de réfugiés palestiniens". John Dugard souligne que les restrictions aux déplacements des Palestiniens se poursuivent et sont largement responsables de la crise humanitaire persistante dans les territoires palestiniens. La moitié de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté (moins de 2 dollars par jour). John Dugard écrit dans son rapport : "Israël a achevé 275 des 670 kilomètres du Mur, contre l'avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) de 2004 (NDLR. Lire notre édition du 10 juillet 2004). Les colonies de peuplement continuent de s'étendre, en particulier dans la zone entre la Ligne verte et le Mur, où résident désormais 76 % des colons de la Cisjordanie. Il précise : "Les trois principaux blocs de colonies, Gush Etzion, Ma'aleh Adumim et Ariel, vont diviser le territoire palestinien en cantons ou bantoustans" ajoutant : "Les autorités militaires israéliennes administrent le système des permis de manière humiliante ; 40 % des demandes sont refusées". Le rapport salue l'évacuation de Gaza par l'armée israélienne, mais note que "ce retrait ne signifie pas que l'occupation du territoire ait pris fin". "Israël continue de contrôler dans les faits Gaza en surveillant son espace aérien, son accès par voie maritime et ses frontières terrestres". Il critique aussi les attaques aériennes répétées contre des cibles à Gaza. Plus de détails : Amnesty

International : "Le Mur / Barrière viole le Droit international : Israël doit arrêter immédiatement sa construction ; Voir la carte du "mur de sécurité ; Le mur de la Honte ; Jérusalem : Création de ghettos palestiniens, expansion des colonies israéliennes ; Rapport du Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme, M. John Dugard, sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967, soumis conformément à la résolution 1993/2 A de la Commission des Droits de l'homme des Nations Unies - Août 2004 - ; Commission des Droits de l'Homme de Genève, 60ème session : Rapport Dugard ; Manifeste pour un juste règlement du conflit israélo-palestinien. Des Juifs de Belgique s'impliquent et s'expliquent ; Le mur israélien est illégal ; Conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé - Communiqué de la Cour Internationale de Justice 9 juillet 2004 ; LIVRE : "Le Mur de Sharon", d'Alain Ménargues. Lire notre édition du 29 janvier 2005


ISRAEL : Le Premier ministre israélien par intérim, Ehud Olmert, a déclaré jeudi 9 mars 2006 dans une interview au quotidien "Jérusalem Post" qu'il est "prêt à accorder un délai raisonnable au Hamas pour reconnaître l'Etat d'Israël et renoncer au terrorisme". Il a ajouté qu'il "se donne 4 ans pour fixer les frontières définitives de l’Etat hébreu". Selon lui, ces frontières incluraient en Cisjordanie le pourtour de Jérusalem, les colonies du Goush Etzion, d'Ariel et de Maalé Adoumim, ainsi qu'une zone de sécurité dans la vallée du Jourdain.


IRAK : Le chef radical chiite Moqtada Sadr a annoncé le report sine die de la manifestation unitaire prévue à Bagdad "en raison de la situation sécuritaire et de possibles attaques contre les manifestants". ** Le Conseil présidentiel, composé du chef de l'Etat kurde, du sunnite Ghazi al-Yaouar et du chiite Adel Abdel Mehdi, a annoncé que la réunion inaugurale du Parlement se tiendrait le 19 mars 2006. Les chiites conservateurs de l'Alliance Unifiée Irakienne (AUI), qui détiennent 128 des 275 sièges du Parlement, avait demandé ce report. Le président, Jalal Talabani, opposé à la reconduction dans ses fonctions du Premier ministre chiite Ibrahim Jaafari, candidat de l'AUI, avait proposé dans un premier temps que la séance ait lieu le 12 mars 2006, conformément à la Constitution adoptée le 15 octobre 2005 par référendum. ** 16 Irakiens, dont un officier de police et 2 soldats, ont été tués et plus de 40 blessés dans une série d'attaques, dont 2 attentats à la voiture piégée à Bagdad, selon le ministère de l'Intérieur et des sources hospitalières. ** 13 "insurgés" accusés "d'actes terroristes ayant coûté la vie à plusieurs citoyens innocents" ont été exécutés. Les premières peines capitales remontent au 1er septembre 2005 où un Kurde et 2 Sunnites accusés d'appartenir au groupe islamiste Ansar al-Sunna (Les partisans des préceptes du prophète), lié au réseau terroriste Al-Qaïda, avaient été exécutés. L'application de la peine capitale avait été gelée en mars 2003 par Paul Bremer, l'ancien administrateur américain de l'Irak et rétablie le 30 juin 2004.


JORDANIE : Ashraf Qazi, Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Irak, est arrivé mercredi 8 mars 2006 à Amman la capitale où est installée une grande partie des centres opérationnels des organisations internationales actives en Irak depuis l'attaque des quartiers généraux des Nations Unies à Bagdad en août 2003. Il a rencontré le ministre des Affaires étrangères jordanien Abdul Llah Khatibet a abordé avec lui la situation politique en Irak et les violences perpétrées contre plusieurs lieux saints.


TURQUIE : Une explosion s'est produite jeudi 9 mars 2006 près des bureaux du gouverneur de Van, ville située dans l'est du pays majoritairement peuplée de Kurdes, faisant 2 morts et 12 blessés. La presse sur place a indiqué qu'il "pourrait s'agit d'un attentat suicide". La police n'a pas confirmé cette information.


INDE : Un groupe islamiste jusque là inconnu de la police, Lashkar-e-Kahar (l'Armée des impérieux), a revendiqué le triple attentat perpétré mardi 7 mars 2006 dans la ville sainte de Bénarès, au nord de l’Inde qui a fait 23 morts et 68 blessés.


RUSSIE : Selon un communiqué officiel, le vice-ministre de l'Intérieur Mikhaïl Soukhodolski se rendra à la tête d'une délégation en Israël où il évoquera, du 12 au 16 mars 2006, la lutte contre le terrorisme international. La délégation sera reçue par le chef de la police israélienne Moshe Karadi. Les responsables russes doivent visiter le centre spécial de surveillance vidéo situé dans la vieille ville de Jérusalem, une unité d'élite de déminage et une autre de lutte contre le terrorisme.


ETATS-UNIS : Le président George W. Bush a signé, lors d'une cérémonie jeudi 9 mars à Washington la loi contre le terrorisme "Patriot Act" qui est reconduite pour une durée indéterminée, sauf 3 dispositions qui seront revues en 2010. La Chambre des Représentants a définitivement adopté par une majorité de 280 voix contre 138 le texte définitif du "Patriot Act", qui avait été introduit 5 semaines après les attentats du 11 septembre 2001 qui a été prolongé 2 fois en décembre 2005 et février 2006. Lire notre édition du 21 décembre 2005


FRANCE : Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a reçu jeudi 9 mars 2006 pour une réunion de travail Salva Kiir Mayardit, premier vice-président de la République du Soudan et président du gouvernement du Sud-Soudan. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, "cette rencontre a permis de faire le point sur la mise en oeuvre de l'accord de paix avec le Sud, sur la situation dans le Darfour, qui reste pour la France un motif de grave préoccupation, et sur les relations bilatérales, en particulier dans le domaine économique". La délégation soudanaise s'est ensuite rendue à une réunion du Consortium organisée par la Banque mondiale et l'ONU, réunion qui se tient à Paris. La France, par la voix de Brigitte Girardin, ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, y a annoncé "une aide de 55 millions d'euros sur trois ans, soit une augmentation de 20 millions d'euros par rapport à ce qui avait été annoncé lors de la conférence des donateurs d'Oslo en avril 2005. En comptabilisant notre aide bilatérale et notre appui via l'Union européenne, notre effort total de solidarité envers le Soudan s'élève à 120 millions d'euros pour 2005-2007".


ALLEMAGNE : Ouverture jeudi 9 mars 2006 à Hanovre de la 21e édition de la foire internationale de la haute technologie CeBIT http://www.cebit.de/ . 6 200 entreprises y présentent les dernières nouveautés. Ce salon fermera ses portes le 15 mars 2006. Le secteur des hautes technologies devrait connaître dans l'Union européenne une croissance de 3,2 % à 643 milliards d'euros en 2006 et de 2,9 % en 2007, selon l'institut européen spécialisé EITO. Le CeBIT avait attiré 480 000 visiteurs en 2005.


SERBIE-MONTENEGRO : Un premier cas de grippe aviaire de type H5N1 a été confirmé chez un cygne retrouvé mort la semaine dernière près de la frontière avec la Croatie.


EQUATEUR : Le président Alfredo Palacio a décrété l'état d'urgence dans 3 provinces à la suite de la grève d'employés de la compagnie pétrolière publique Petroecuador. Les ouvriers contractuels dénoncent leurs conditions de travail. L'état d'urgence limite les droits constitutionnels, notamment la liberté de réunion. Lire notre édition du 10 février 2006 (Equateur)


HAITI : Le Comité électoral a annoncé que le deuxième tour des élections parlementaires, initialement prévu le 19 mars 2006, devrait finalement se tenir le 23 avril "à des problèmes techniques". Le report du deuxième tour du scrutin parlementaire pourrait entraîner un retard pour l'investiture du président prévue le 29 mars 2006. Selon la Constitution haïtienne, le président élu doit en effet prêter serment devant le Parlement.


RDC : Les casques bleus de la MONUC, Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo, ont lancé une opération dans le Sud Kivu dans les parcs de Kahuzi Biega et de Hombo, afin d'y déloger des miliciens armés. La MONUC a affirmé dans un communiqué qu'aucun affrontement n'avait été signalé.


OUGANDA : Le toit d'une église évangéliste s'est effondré mercredi 8 mars 2006 à Mulago, après un violent orage, faisant 26 morts et 90 blessés parmi les fidèles.


COTE D'IVOIRE : Le représentant du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) en Côte d'Ivoire, Youssouf Oumar, a confirmé qu'un total de 94 cas de méningite, dont 33 mortels, ont été enregistrés dans les villes de Bouna (nord-est), Seguela (centre), Mankono (centre), Boundiali (nord) et Korhogo (nord). L'UNICEF a lancé, la semaine dernière, une campagne de vaccination dans le nord du pays.


ILE MAURICE : Le directeur de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Docteur Lee Jong-wook, est arrivé mardi 7 mars 2006 sur cette île, dans le cadre de sa visite de 3 pays de l'Océan Indien Madagascar, Ile Maurice et Kenya), afin d'évaluer la situation sur l'épidémie de chikungunya, maladie virale transmise par la piqûre d'un moustique qui s'est déclarée en mars 2005 dans la région. Selon l'OMS, les dernières évaluations de l'épidémie révèlent 2 553 cas de chikungunya à l'Ile Maurice et 2406 cas à l'Ile de la Réunion. 157 000 personnes auraient été infectées depuis le mois de mars 2005. Les Iles Seychelles ont recensé 4 650 cas de la maladie, Mayotte, 924 cas et quelques cas sont apparus récemment à Madagascar. L'OMS indique que "le chikungunya est une maladie infectieuse tropicale transmise à l'homme par l'intermédiaire de moustiques contaminés, souvent de l'espèce Aedes aegypti. Le nom de chikungunya signifie en Swahili 'marcher courbé'. La maladie, qui occasionne de fortes douleurs articulaires en particulier aux chevilles et aux poignets, donne aux sujets atteints une posture courbée caractéristique". Cette maladie se traduit également par de fortes fièvres et des céphalées. Rarement mortelle, elle peut persister pendant plusieurs semaines dans l'organisme.


La citation du jour : "L'incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter." Alfred de Musset - Extrait de "La confession d'un enfant du siècle"



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Iran : le Secrétaire général transmet au Conseil de sécurité le rapport de l'AIEA  09/03/2006



9 mars 2006 – Le Secrétaire général a transmis hier une lettre du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, accompagnant son rapport sur le dossier nucléaire iranien, au Conseil de sécurité qui pourrait bientôt adopter une déclaration présidentielle sur la question.

« Avec cette lettre, Mohamed ElBaradei, directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a transmis le rapport sur l'Iran qu'il a présenté hier au Conseil des gouverneurs de l'agence, lors d'une réunion qui s'est ouverte le 6 mars et qui s'est terminée aujourd'hui », a précisé, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien au siège de l'ONU à New York.

Le directeur de l'AIEA a noté aussi que « le Conseil des gouverneurs n'avait pas adopté de résolution à l'issue de cette réunion » (dépêche du 08.03.06).

Le Secrétaire général a tenu hier soir des consultations sur la question avec les cinq membres permanents (P-5) du Conseil de sécurité - la Chine, les Etats-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni.

Interrogé aujourd'hui, lors d'une rencontre avec la presse, sur la saisine du Conseil de sécurité de la question nucléaire iranienne, le Secrétaire général a souhaité que les négociations continuent.

« Je ne sais pas quelle décision ou mesures prendra le Conseil de sécurité, mais les efforts de l'AIEA et des autres parties avec l'Iran doivent se poursuivre. L'Iran doit continuer de travailler avec la communauté internationale afin de leur donner les garanties réclamées », a-t-il estimé.

Interrogé sur son opposition à des sanctions, Kofi Annan a répondu que l'on était « encore loin, très loin » de cela.

Prenant la parole hier devant la presse avant la réunion des P-5, l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de la Sablière, a préconisé une « approche graduelle » afin d'encourager l'Iran à revenir à la suspension de ses activités d'enrichissement de l'uranium.

L'ambassadeur a aussi annoncé qu'une déclaration présidentielle pourrait être adoptée prochainement.

Il a par ailleurs indiqué rester en « contact étroit » avec ses collègues de l'Allemagne qui n'est pas membre du Conseil de sécurité mais qui fait partie de « l'UE-3 ».

Les trois pays européens - Allemagne, France et Royaume-Uni - ont mené pendant des mois des négociations avec l'Iran pour convaincre les Iraniens de donner toutes les garanties nécessaires sur le fait que le pays ne poursuit pas de programme nucléaire militaire, en échange d'une assistance économique et nucléaire civile.

Ces négociations ont été arrêtées en janvier dernier lorsque l'Iran a annoncé la reprise de ses activités liées à l'enrichissement de l'uranium qui sert à fabriquer du combustible pour les centrales nucléaires civiles mais qui peut-être utilisé pour la fabrication de l'arme atomique.


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Communiqués de presse
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BREVES  09/03/2006

AUTRICHE : Le Conseil des gouverneurs de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique (AIEA), réuni mercredi 8 mars 2006 à Vienne la capitale, a décidé, après présentation du rapport de son directeur général Mohamed ElBaradei, (photo) Prix Nobel de la paix 2005, sur le programme nucléaire iranien, de transmettre le dossier devant le Conseil de sécurité de l'ONU qui pourra éventuellement prendre des sanctions contre l'Iran. Mohamed ElBaradei, a exhorté les dirigeants occidentaux et iraniens à "baisser le ton" ajoutant que "le Moyen-Orient est très volatile". Le sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns a affirmé que la poursuite par l'Iran de son programme nucléaire menaçait "directement les intérêts vitaux américains" et précisé que Washington entendait adopter au Conseil une "approche concertée pour exercer une pression croissante sur l'Iran". Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'est déclaré hostile à des sanctions internationales et à une intervention militaire pour contraindre l'Iran à abandonner son programme nucléaire. Un haut responsable iranien a averti que Téhéran infligerait "du mal et des souffrances" en réponse à toute sanction que Washington réussirait à faire adopter à son encontre par le Conseil de sécurité de l'ONU.


FRANCE : JUSTICE : 10 ans de prison ont été requis mercredi 8 mars 2006 par le tribunal correctionnel de Paris, peine maximale, assortie d'une interdiction définitive du territoire français, contre l'islamiste algérien Rachid Ramda, 36 ans, soupçonné d'avoir financé les attentats commis dans le RER en juillet 1995, qui ont fait 8 morts et 168 blessés aux stations Saint-Michel, du Musée d'Orsay et du métro Maison Blanche. La 16e chambre correctionnelle de Paris rendra son jugement le 29 mars 2006. Rachid Ramda avait été extradé de Grande-Bretagne le 1er décembre 2005 après 10 ans de procédure. Ses 2 complices présumés, Boualem Bensaïd et Smaïn Aït Ali Belkacem, avaient été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité le 30 octobre 2002.
** FRANCOPHONIE : Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, aura un entretien jeudi 9 mars 2006 avec l'ancien Président sénégalais, Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). A quelques jours de la Journée internationale de la Francophonie, célébrée le 20 mars, cette rencontre "sera l'occasion d'évoquer la relance de l'enseignement du français et de sa pratique dans la vie internationale" selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères. **


NUCLEAIRE : L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a publié mardi 7 mars 2006 son "Inventaire national des déchets radioactifs et des matières valorisables 2006" qui révèle que "plus d'un million de mètres cubes de déchets nucléaires étaient stockés en France fin 2004, provenant de l'exploitation des centrales nucléaires mais aussi de l'industrie, des laboratoires de recherche, de la défense ou de matériel médical. Le rapport précise que "les déchets hautement radioactifs, issus des combustibles usés des centrales nucléaires, en composent une part infime en volume ( 0,2 %, avec 1 851 m3) mais ils représentent 91,68 % de la radioactivité totale. Selon l'ANDRA, ces déchets dits à "haute activité" (plus d'un milliard de Becquerels par gramme) sont stockés sur les sites de La Hague (Manche) et de Marcoule (Gard), tout comme l'essentiel des déchets de "moyenne activité à vie longue", dont la radioactivité prend plus de 30 ans à diminuer de moitié. Ces derniers, représentent 4,4 % du volume pour 8,22 % des rayonnements. Les sites de La Hague et Marcoule contiennent à eux seuls 90% de la radioactivité totale des déchets. Plus de détails : L'Inventaire national des déchets radioactifs et des matières valorisables 2006 ; Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs


BELGIQUE : Le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé des animaux a émis mercredi 8 mars 2006 à l'unanimité un avis favorable visant la levée de l'interdiction qui touche les exportations de bovins sur pied, de viande de boeuf et de dérivés carnés britanniques. Cette interdiction avait été instaurée en 1996, le Royaume-Uni étant touché par des cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). La Commission européenne avait proposé en septembre la levée de l'embargo à la suite d'un rapport de ses services vétérinaires montrant que le nombre de cas d'ESB était passé sous le seuil annuel des 200 cas par million d'animaux. La commission européenne doit maintenant adopter cette proposition pour permettre son application.


IRLANDE : L'Archevêché de Dublin a rendu public mercredi 8 mars 2006 un rapport qui révèle que 102 prêtres, soit plus de 3,5 % de ses effectifs, sont soupçonnés d'avoir abusé sexuellement ou physiquement d'au moins 350 enfants depuis 1940. 2 ans de travail de recherche dans les dossiers de 2 800 prêtres qui ont travaillé à l'Archevêché au cours des 66 dernières années ont été nécessaires pour arriver à ces conclusions. Pour l'heure, 8 prêtres ont été reconnus coupables d'abus sexuels et 32 ont été poursuivis pour des compensations financières par 105 victimes.


ETATS-UNIS : Le département d'Etat sur les droits de l'homme a rendu public mercredi 8 mars 2006 à Washington son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme (en anglais : "2005 Country Reports on Human Rights Practices") qui présente 6 pays où les restrictions sur les droits de l'homme sont importantes : la Chine, la Corée du Nord, la Birmanie, l'Iran, le Zimbabwe et Cuba. Concernant la Chine, le rapport indique que les autorités chinoise "ont continué à commettre des nombreux et graves abus contre les droits de l'homme en 2005" et ont adopté "des mesures pour contrôler étroitement la presse écrite ainsi que les médias audiovisuels et électroniques, censurant des informations diffusées sur Internet". Concernant l'Irak, le document révèle que "l'insurrection, couplée à la violence sectaire et criminelle, a gravement affecté la performance du gouvernement irakien en matière de droits de l'homme" ajoutant que "criminels, insurgés et terroristes nuisent à la confiance du peuple dans l'appareil de sécurité en cachant leur identité sous des uniformes de la police et de l'armée".


ONU : Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a présenté mardi 7 mars 2006 devant l'Assemblée générale "son rapport sur la réforme de l'Organisation des Nations Unies, qui propose une refonte d'ensemble des règles, structures et rouages du Secrétariat afin de les adapter aux réalités d'aujourd'hui". Dans ce rapport, le Secrétaire général propose 23 mesures "indispensables" pour donner aux futurs secrétaires généraux les moyens d’exercer efficacement leur mission de gestionnaire et permettre à l’ONU de mieux utiliser ses moyens de gestion et de mieux mettre en valeur ses ressources humaines. Il s’agit, souligne le Secrétaire général, d’une chance unique de doter les Etats Membres des instruments dont ils ont besoin pour définir les orientations stratégiques et laisser au Secrétariat, sous réserve de l’indispensable transparence, l’entière responsabilité de leur mise en oeuvre.


ISRAEL : Le Premier ministre par intérim, Ehud Olmert, a annoncé hier une baisse des investissements publics dans les colonies de Cisjordanie au profit du Néguev (sud d’Israël), de la Galilée et de Jérusalem.


PALESTINE : Les députés du Fatah, parti du président de l'Autorité Nationale Palestinienne, Mahmoud Abbas, ont annoncé qu'ils allaient présenter un recours devant la Cour suprême palestinienne demandant l’invalidation d’un vote du Parlement annulant des mesures entérinées par la précédente Chambre et adoptée le 13 février 2006 portant sur la nomination de membres du Fatah à des postes administratifs-clés et la création d’une cour constitutionnelle dont le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, nommerait les juges.


SYRIE : Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a effectué hier une brève escale à Damas. Il s'est entretenu à l'aéroport international de Damas avec son homologue syrien, Walid al-Mouallem. Aucune indication n’a filtré sur la teneur de l’entretien. Miguel Angel Moratinos a toutefois indiqué aux journalistes qu’il était venu "féliciter" son homologue syrien nommé récemment au poste de ministre des Affaires étrangères en remplacement de Farouk el-Chareh, désigné vice-président.


IRAK : Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a publié mardi son rapport, qui analyse la situation en Irak ces 3 derniers mois. Il s'est insurgé contre "la détention arbitraire de milliers de personnes en Irak par la coalition dirigée par les Etats-Unis et par les autorités irakiennes" qui "constitue une violation du droit international". Le secrétaire général de l'ONU a également regretté que "les résultats d'une enquête sur des abus présumés de prisonniers dans des prisons du ministère de l`Intérieur irakien n'ont pas été rendus publics, comme cela avait été promis pour la fin novembre 2005". ** Une cinquantaine d'employés d'une société de sécurité privée à Bagdad ont été enlevés mercredi 8 mars 2006 par un groupe d'hommes armés. ** 24 corps ont été trouvés dans plusieurs quartiers de la capitale. ** 11 personnes ont été tuées dans des attentats et autres violences. Un soldat américain a été tué par l'explosion d'une bombe au passage de son convoi près de Tal Afar dans le nord-ouest du pays.


NEPAL : La police a annoncé mercredi 8 mars 2006 que plus de 300 élèves ont été enlevés dans 18 écoles à Okaldhunga, dans l'est du pays, par les rebelles maoïstes.
ANGOLA : 173 cas de choléra, dont 11 décès, ont été enregistés dans le pays depuis le 9 février 2006 dans la capitale Luanda et ses environs, selon un communiqué conjoint du Ministère de la Santé et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Le ministre de la Santé, Sebastiao Veloso, avait indiqué le 21 février 2006 que "le manque d'installations sanitaires élémentaires dans le secteur en question ainsi que la rupture accidentelle d'une conduite d'égout lors de la construction d'un bâtiment" étaient à l'origine de l'épidémie.


ETHIOPIE : La capitale Addis Abeba a été secoué mercredi 8 mars 2006 par 3 explosions qui ont fait 4 blessés, grièvement touchés. ** Le département vétérinaire du ministère de l'Agriculture et du développement rural a indiqué que "9 000 poulets ont été totalement détruits et incinérés" après la découverte de "tests révélant une infection semblable à la grippe aviaire". 6 000 poulets sont morts depuis la mi-février dans un élévage de Gubre, à environ 200 kilomètres au sud d'Addis-Abeba touchés par la grippe aviaire, selon des chiffres communiqués par le ministère. L'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie ou l'Ouganda, sont considérés comme une zone à risque, des millions d'oiseaux migrateurs s'y rassemblant durant l'hiver européen.


SOUDAN : Quelque 30 000 Soudanais ont manifesté mercredi 8 mars 2006 à Khartoum la capitale contre le déploiement de soldats de maintien de la paix l'ONU à la place de l'Union africaine au Darfour (ouest), en proie à des combats, et pour l'expulsion des envoyés des Nations unies ainsi que des Etats-Unis présents dans le pays. Le ministre d'Etat aux Affaires étrangères, Mohamed Elsamani, a déclaré depuis Nairobi, au Kenya, que "si les Nations Unies arrivent, les troubles vont s'étendre dans la région". Débuté en 2003, la guerre civile au Darfour a fait plus de 180 000 morts et 2 millions de déplacés. Un cessez-le-feu avait été conclu en avril 2004 avec le déploiement d'une force de paix de 7 000 hommes de l'Union Africaine. Cette mission de l'Union Africaine s'achève à la fin du mois et doit être remplacée par une mission de Casques Bleus.


COTE D'IVOIRE : Le Haut Représentant des Nations Unies pour les élections en Côte d'Ivoire, Antonio Monteiro, a salué mardi 7 mars 2006 l'inauguration de la Commission électorale indépendante (CEI) à Abidjan, qui doit organiser des élections présidentielles d'ici au mois d'octobre 2006 pour mettre fin à la période de transition dans le pays. Le Premier ministre Charles Konan Banny a déclaré que la CEI était "opérationnelle" et a demandé que ses membres produisent "un calendrier électoral pour des élections parlementaires et présidentielles au mois d'octobre prochain".


RDC : En visite dans ce pays du 6 au 15 mars 2006, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, a rencontré le président Joseph Kabila. Jean-Marie Guéhenno s'est félicité de l'imminence de la promulgation de la loi électorale en République démocratique du Congo (RDC), ainsi que s'y est engagé le président Kabila. Le Secrétaire général adjoint a aussi souligné l'importance de la lutte contre l'impunité pour les responsables des crimes de guerre et des exactions contre les populations civiles, déclarant : "Si des progrès ont été fait dans des régions comme l'Ituri, c'est parce qu'aujourd'hui les responsables sont sous les verrous".


BENIN : Le parti de la Renaissance du Bénin (RB), principal parti d’opposition, et formation de l’ancien président Nicéphore Soglo, a indiqué déposer un recours pour obtenir l'annulation de l'élection présidentielle qui s'est tenue dimanche 5 mars 2006, dénonçant "des irrégularités". La commission électorale a réfuté ces accusations, et assure avoir "pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la sincérité du scrutin".


RWANDA : Après l'acquittement d'Emmanuel Bagambiki, prononcé le 8 février par le la chambre d'appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), dont le siège est à Arusha en Tanzanie, les autorités de Kigali ont annoncé qu'elles allaient rouvrir le dossier cette fois-ci pour viol, "les éléments de preuve sont suffisants pour porter de nouvelles charges contre lui". Emmanuel Bagambiki était préfet de Cyangugu pendant le génocide de 1994 au Rwanda. Il était jugé par le TPIR, notamment pour génocide mais pas pour viol. C'est la première fois que le gouvernement rwandais annonce l'ouverture de nouvelles poursuites contre une personne acquittée par le TPIR.


ALGERIE : A l'occasion de la Journée internationale de la femme, le président Abdelaziz Bouteflika a signé mercredi 8 mars 2006 un décret portant sur la libération immédiate de 152 détenues qui bénéficient d'une remise totale de leur peine et à la remise partielle de 19 à 23 mois pour 130 autres détenues.


fil-info-france.com

Iran : le rapport de l'AEIA transmis au Conseil de sécurité  09/03/2006



Citant les « questions en suspens » concernant le programme nucléaire iranien, le directeur de l'agence des Nations Unies pour l'énergie atomique a indiqué qu'il transmettait son rapport au Conseil de sécurité, marquant une nouvelle phase des efforts visant à déterminer si Téhéran essaie de développer des armes nucléaires.

« Le rapport sera envoyé aujourd'hui ou demain », a déclaré Mohamed ElBaradei, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), lors d'un conférence de presse à Vienne aujourd'hui.

Mohamed ElBaradei avait présenté son rapport le 6 mars dernier au Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

A l'issue d'une réunion « extraordinaire » sur la question du nucléaire iranien, le Conseil des gouverneurs avait adopté, le 4 février dernier, une résolution demandant le transfert du dossier iranien, c'est-à-dire de « tous les rapports et résolutions relatifs à la mise en œuvre des garanties en Iran », au Conseil de sécurité.

Le texte demandait également à l'Iran de « rétablir pleinement et rapidement sa coopération avec l'Agence », ce qui permettrait de « clarifier les possibles activités qui pourraient avoir une dimension nucléaire militaire » (dépêche du 06.02.06).

Les membres du Conseil de sécurité avaient fait savoir, à plusieurs reprises, qu'ils ne prendraient pas de mesures avant la présentation du rapport de Mohammed ElBaradei (dépêche du 03.02.06).


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Grippe aviaire : une pandémie aura lieu tôt ou tard, affirme David Nabarro  09/03/2006



Le Coordonnateur des Nations Unies pour la grippe aviaire a prévenu aujourd'hui à New York qu'une pandémie de grippe humaine était inévitable et que les préparatifs actuels devaient se poursuivre dans cette optique, notamment en Afrique de l'Ouest où la diffusion de l'épizootie demeure inquiétante.

« Les défis auxquels nous faisons face à présent sont considérables », a déclaré aujourd'hui David Nabarro, Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour les grippes aviaire et humaine, lors d'une conférence de presse à New York.


« Mes collègues de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sont assez perplexes quant à la réaction à adopter face à l'expansion du virus de l'Europe de l'Est vers l'Europe de l'Ouest vers le Moyen-Orient, l'Afrique, et l'Inde », a-t-il affirmé.

« Ils s'attendent à ce que cette expansion se poursuive, au moins sur ces continents, et peut-être même sur les autres continents », a-t-il ajouté.

Comme le dit l'OMS, « tôt ou tard, il y aura une pandémie. Elle sera peut-être due au virus H5N1, peut-être à un autre virus de la grippe. Mais nous avons un virus que nous ne comprenons pas parfaitement, mais qui est capable de se reproduire chez les humains et auquel les humains sont vulnérables », a souligné le Coordonnateur des Nations Unies.

« Une fois que la pandémie commencera, c'est-à-dire lorsqu'il y aura transmission de l'homme à l'homme, nous n'aurons plus le luxe de se préparer. Il nous faut donc nous préparer comme si la pandémie était certaine », a souligné David Nabarro.

Sur le transfert du virus H5N1 par les oiseaux sauvages, on le constate notamment en Europe mais il y encore des choses que l'on ne comprend pas, a-t-il souligné. « Pourquoi les cygnes meurent-ils ? Peut-être sont-ils plus vulnérables au virus alors que les canards le transmettent mais n'en meurent pas », s'est-il interrogé.

Le fait que les oiseaux porteurs ne montrent pas de signes de la maladie est problématique évidemment pour la prévention, a-t-il indiqué, soulignant que la FAO, l'OMS et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) travaillaient avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) sur la question.

En juin 2006, il y aura une grande conférence internationale sur le sujet, a-t-il annoncé. David Nabarro a aussi rappelé la grande réunion sur les moyens de contenir la pandémie organisée par l'OMS, indiquant qu'un rapport sur la question serait publié demain.

« Ces mesures nous sauveront une fois que la pandémie se déclarera », a-t-il affirmé.

Le Coordonnateur des Nations Unies a aussi mentionné l'initiative de constituer, sous l'égide la FAO, une équipe de vétérinaires prêts à être dépêchés sur place « comme une opération de maintien de la paix ».

Par ailleurs, 22 pays ont présenté des projets afin de bénéficier des prêts à taux réduits offerts par la Banque mondiale pour un montant de 500 millions de dollars. Enfin, le Fonds spécial décidé lors de la conférence de Beijing est mis en place. En avril, il y aura donc bien plus de fonds disponibles, a-t-il expliqué.

Présentant par ailleurs un bilan de la situation dans le monde, David Nabarro a signalé que « la situation générale en Europe montre que s'il existe de nombreux signalements d'oiseaux sauvages porteurs, il y a très peu de transmission vers les oiseaux domestiques et occasionnellement vers les chats ».

Mais pour l'instant nous avons une crise en Afrique, notamment au Niger et au Nigeria, et on s'attend à sa diffusion (dépêche du 22.02.06). Compte-tenu de l'importance du marché des volailles au Nigeria, la transmission est accentuée par le commerce. Mais en Afrique de l'Ouest, plus de 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté - 1 dollar par jour - et la plupart sont trop pauvres pour maintenir l'hygiène nécessaire à la lutte contre la maladie.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) est particulièrement inquiet pour les enfants, qui s'occupent traditionnellement des volailles alors que les parents sont aux champs, a-t-il ajouté.

« Au Moyen-Orient, en Egypte, en Iraq et en Iran, on suit de près la situation. Enfin, s'agissant de l'Asie, des cas de transmission à l'homme sont encore à déplorer en Indonésie et en Chine », a rappelé David Nabarro, estimant qu'une panzootie - c'est-à-dire une pandémie animale - était en train d'émerger en Asie.


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L’Iran répond au rapport d’Al-Baradeï en 13 points  08/03/2006


La réponse de l’Iran au rapport du directeur général du directeur de l’Agence International de l’Energie Atomique, AIEA, a été communiquée après la réunion du mardi après-midi du conseil des Gouverneurs de l’AIEA à Vienne en 13 articles.

En réponse au rapport de Mohammad El-Baradeï, on peut lire dans un rapport de 7 pages que l’Iran s’attendait à ce que l’AIEA se concentre sur les questions techniques au lieu de se centrer sur les questions politiques.


L’Iran en soulignant que la question technique nucléaire iranienne a été transformée en un problème politique rajoutant que le fanatisme et l’exagération et le refus d’ explication font que la communauté internationale ne sait plus quoi faire.


Il faut rappeler que les trois années d’inspection approfondie de l’AIEA et la large coopération de la République Islamique d’Iran sont des facteurs à souligner.


L’AIEA a une connaissance complète de chaque site du programme nucléaire iranien et sur les différentes questions a fait en sorte de progresser et l’Iran attend donc que l’AIEA fasse plutôt attention à l’aspect technique du programme nucléaire iranien et ne s’engouffre pas dans une voie politique


irna

BREVES  08/03/2006

ISRAEL : La campagne électorale en vue des élections législatives anticipées a débuté mardi 7 mars 2006 sur les radios nationales. Le parti Kadima, fondé par le premier ministre Ariel Sharon, photo, toujours plongé dans un coma profond depuis le 4 janvier 2006, à la suite d'une attaque cérébrale, est donné vainqueur du scrutin selon tous les sondages. Ariel Sharon avait quitté le Likoud le 21 novembre 2005 et avait formé son propre parti "Kadima" qui signifie "en avant" en hébreu. ** Cité par la Radio militaire israélienne, le ministre de la Défense Shaul Mofaz a déclaré mardi que le Premier ministre palestinien désigné du Mouvement de la résistance islamique Hamas, Ismaïl Haniyeh, 43 ans, ancien chef de cabinet de Cheikh Yassine, fondateur du Hamas, assassiné le 22 mars 2004 lors d'une opération israélienne d'assassinat ciblé, n'était pas à l'abri, lui aussi, d'une élimination ciblée par Israël. Shaul Mofaz a souligné que dans le cas où le Hamas poursuivrait ses activités terroristes contre l'Etat hébreu, Israël continuerait ses assassinats ciblés et que les dirigeants du Hamas n'en seraient pas à l'abri.


BANDE DE GAZA : Le Hamas a qualifié mardi 7 mars 2006 la menace du ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz d'éliminer le Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh de "terrorisme". Il a souligné que le Hamas ne reculerait pas devant les menaces d'Israël.


PALESTINE : La Banque Mondiale a annoncé mardi 7 mars 2006 le déblocage d'une aide d'urgence de 42 millions de dollars à l'Autorité Nationale Palestinienne afin de "répondre aux besoins financiers immédiats et éviter la suspension de services vitaux de base à la population palestinienne" après qu'Israël ait annoncé des sanctions suite à la victoire du mouvement de la Résistance Islamique Hamas aux élections législatives du 25 janvier 2006, chargé par le président Mahmoud Abbas de former un nouveau gouvernement, notamment le gel des du reversement des droits de douanes et taxes dus à l'ANP, soit 50 millions de dollars par mois qui servent à payer les 140 000 fonctionnaires palestiniens.


CISJORDANIE : Le nouveau Conseil législatif palestinien (parlement) dominé par le Hamas qui a remporté 74 des 132 sièges du Parlement aux élections législatives du 25 janvier 2006, a voté lundi 6 mars 2006 la révocation des décisions du parlement précédent accordant des pouvoirs étendus au président de l'Autorité Nationale Palestinienne, Mahmoud Abbas. Les députés du Fatah ont quitté le parlement pour protester contre ce vote.


SYRIE : Le chef du Hamas, Mouvement de la Résistance Islamique, Khaled Mechaal, qui s'exprimait devant un congrès des partis arabes à Damas la capitale, a affirmé "qu'Israël devrait se retirer des territoires palestiniens occupés s'il veut la paix". ** Le journal pan-arabe Asharq Al-Awsat a publié lundi 6 mars 2006 sur son site Internet une information selon laquelle le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Muallem, a signé un accord confidentiel avec l'équipe de l'ONU enquêtant sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, le 14 février 2005 à Beyrouth. La Syrie a démenti toute implication dans l'affaire mais a dû retirer ses troupes du Liban en avril 2005 après 29 ans de présence militaire. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté en octobre dernier la résolution 1636 exigeant la pleine coopération de la Syrie avec l'enquête internationale sous peine de sanctions.


IRAK : "Le général Moubder Haterm, commandant de la Sixième division de l'armée irakienne déployée à Bagdad, a été tué dans l'ouest de Bagdad par un tireur isolé" selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. ** 13 personnes ont été tuées et 33 autres blessées dans 17 attentats distincts, dont 7 à la voiture piégée perpétrés dans tout le pays.


LIBAN : Après la violation par l'aviation israélienne, à 4 reprises, de l'espace aérien libanais au-dessus du Sud Liban, les 6 et 7 mars 2006, Geir O. Pedersen, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Liban, a appelé "une nouvelle fois les autorités israéliennes à cesser les violations de la Ligne Bleue, à un moment délicat, alors que le Liban s'efforce de réaffirmer sa souveraineté et son indépendance, notamment par le dialogue national historique en cours". Geir O. Pedersen a rappelé aux parties "qu'une violation n'en justifie pas une autre et les a appelé à pleinement respecter la Ligne bleue". La "Ligne bleue" correspond à la frontière tracée en juin 2000 par la Cartographe de l'ONU, avec l'aide de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), pour identifier sur le terrain une ligne permettant de confirmer le retrait israélien du Sud-Liban, en mai 2000, mettant fin à son occupation entamée en juin 1982.


INDE : Une vingtaine de personnes a été tuée et une soixantaine blessée dans un triple attentat à la bombe perpétré mardi 7 mars 2006 dans la ville sainte de Bénarès, plus haut lieu de pèlerinage hindou.


FRANCE : MEDIAS - DISCRIMINATION POSITIVE : Harry Roselmack, journaliste d'origine antillaise, sera le premier homme de couleur a présenter un grand journal télévisé (NDLR. Par l'audience) sur la première chaîne de télévision (privée) française TF1 à l'été 2006, en remplacement de Thomas Hugues, lui même remplaçant du célèbre journaliste vedette Patrick Poivre d'Arvor dit PPDA. Harry Roselmack, sous contrat avec "Canalplus", est membre du Club Averroès pour l'intégration médiatique des personnes de couleur. NDLR. Harry Roselmack propose un tour de l’actualité en 30 minutes à 18 heures (Heure de Paris) dans "la grande édition" sur itélé où tous les sujets du jour sont abordés de façon "didactique, claire, nette et précise".
** MANIFESTATION - CPE : Selon le Ministère de l'Intérieur et de l'aménagement du territoire, 396 000 manifestants ont défilé dans toute la France contre le Contrat Première Embauche (CPE) dans 200 cortèges, et moins de 46 000 manifestants à Paris. L'appel à manifester avait été lancé par la CGT Confédération générale des travailleurs dirigé par Bernard Thibault, qui annonce près d'un million de manifestants, et le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui, dimanche 5 mars 2006, sur Radio J, la Première radio juive de France (93.5 FM), déclarait : "Le CPE constitue "une menace suffisante pour que les jeunes, mais aussi les moins jeunes, se mobilisent pour faire reculer le gouvernement" ; "Je souhaite que le 7 mars (2006) il y ait beaucoup de jeunes et de Français dans la rue pour faire reculer le gouvernement". François Hollande a affirmé qu'il "faudra complètement abroger ce dispositif" en cas de retour de la gauche au pouvoir en 2007. NDLR. Le contrat de travail à durée indéterminée crée pour "lutter contre le chômage des jeunes" par le Premier ministre Dominique de Villepin, contrat dit CPE, Contrat Première Embauche, est réservé aux moins de 26 ans. Il est principalement contesté pour sa longue période d'essai de 2 ans, où l'employeur peut licencier le jeune salarié sans justifier du motif. Enfin, selon une enquête de l'Institut CSA réalisé pour le quotidien communiste "L’Humanité" menée les 17 et 18 janvier 2006, 75 % des Français estiment que le Contrat Première Embauche permettra aux jeunes en difficulté d’avoir une première expérience professionnelle. Plus de détails : Le Contrat Première Embauche (CPE) : VRAI - FAUX - Toutes les réponses à vos questions
** EDUCATION - RECHERCHE : Le projet de loi d'orientation et de programmation de la recherche qui prévoit de porter les crédits de ce secteur de 19,7 milliards d'euros en 2005 à 24 millions d'euros en 2010 a été adopté à l'Assemblée nationale à 320 voix contre 160 par le groupe UMP, qui dispose de la majorité absolue. Les groupes socialiste, communiste et UDF ainsi que les élus Verts, ont voté contre ce projet de loi présenté par ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Gilles de Robien, et le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, François Goulard. ** SANTE - CONSOMMATION : La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a annoncé que la consommation de volailles dans la grande distribution en France a "repris la semaine dernière", avec un "recul plus faible des ventes", malgré l'épidémie de grippe aviaire ou grippe du poulet qui frappe la France. NDLR. Le 25 févier 2006, annonce du premier cas d'élevage contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire en France. **
ANTISEMITISME : Après l'affaire Ilan Halimi, jeune Juif assassiné par un groupe ethnique composé de Noirs musulmans, un sondage de l'Institut privé IFOP réalisé pour l'hebdomadaire Paris Match, 2 Français sur 3 estiment qu'il y a actuellement une montée de l'antisémitisme en France.
** DIPLOMATIE : Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, recevra Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix 2003, pour un déjeuner de travail, le 8 mars 2006, à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme. Shirin Ebadi participera auparavant à la rencontre qu'organise Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes, dans le cadre de la Journée internationale de la Femme. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, "Shirin Ebadi est un symbole de la défense des droits de la femme, des droits de l'enfant, et de la liberté d'opinion et d'expression en Iran. Elle symbolise plus généralement l'action des défenseurs des Droits de l'Homme partout dans le monde, que nous soutenons. Je vous rappelle que le Centre des défenseurs des Droits de l'Homme, présidé par Mme Ebadi, a été co-lauréat en 2003 du prix des Droits de l'Homme de la République française".


EGYPTE : Le président sud-coréen Roh Moo- hyun est arrivé lundi 6 mars 2006 au Caire pour une visite de 4 jours en Egypte au cours de laquelle il rencontrera le président Hosni Moubarak. C'est la première fois de Roh Moo-hyun en Egypte depuis son arrivée au pouvoir en février 2003. Kim Man-soo, porte-parole du président, a indiqué que "la visite du président en Afrique porte essentiellement sur la sécurité énergétique et sur la diplomatie. Elle vise à diversifier la coopération pratique avec les pays africains et à aider les entreprises sud-coréennes à s'implanter davantage sur le continent ". Le président sud-coréen devrait profiter de ce voyage pour chercher à obtenir le soutien de pays africains pour la candidature du ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Ban Ki- moon, au poste de Secrétaire général de l'ONU en remplacement de Kofi Annan dont le second mandat de 5 ans expire le 31 décembre 2006.


SOUDAN : Le Consortium Soudan, groupe consultatif piloté par la Banque Mondiale et l'ONU, chargé d'assurer le suivi de la conférence des donateurs pour le Soudan qui s'était tenue à Oslo en avril 2005, se réunira les 9 et 10 mars 2006 à Paris, au siège de la Banque mondiale. L'objectif de cet exercice est d'assurer la coordination des contributions internationales à la reconstruction du Soudan. A Oslo, les bailleurs de fonds s'étaient engagés à fournir 4,5 milliards de dollars sur 2 ans pour accompagner la mise en oeuvre de l'accord de paix de Nairobi, signé le 9 janvier 2005 entre le gouvernement soudanais et la rébellion sudiste de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) dirigée par John Garang, devenu samedi 9 juillet 2005 vice-président du Soudan et qui avait mis un terme à 21 ans de guerre civile, qui a fait plus d’1,5 million de morts et près de 4 millions de déplacés. John Garang a été tué le 1er août 2005 dans l'écrasement de l'hélicoptère de l'armée ougandaise près de la frontière entre l’Ouganda et le Soudan, "à cause du mauvais temps" selon un communiqué officiel. Sa disparition avait provoqué d'importantes émeutes dans tout le pays qui ont fait 80 morts et des centaines de blessés.


REP. CENTRAFRICAINE : Abel Goumba, président du Front patriotique pour le progrès (FPP, opposition), a cédé mardi 7 mars 2006 son poste à son fils Alexandre Goumba, 49 ans, Directeur des opérations à la Banque Commerciale de Centrafrique (CBCA), lors d'une assemblée générale extraordinaire qui s'est tenue à Bangui la capitale.


ETATS-UNIS : Le gouverneur républicain du Dakota du Sud, Mike Rounds, a signé lundi 6 mars 2006 un projet de loi, soumis par la législature de l'Etat, interdisant les avortements. En vertu de la nouvelle loi, pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG) devient un crime pour un médecin, sauf s'il s'agit de sauver la vie de la mère. L'interdiction de l'IVG au Dakota du Sud devrait entrer en vigueur au 1er juillet 2006. Le Congrès de l'Etat du Dakota du Sud avait adopté définitivement vendredi 24 février 2006 par 50 voix pour et 18 contre une loi qui rend l'interruption volontaire de grossesse illégale dans tous les cas, y compris viol ou inceste, sauf quand la mère est en danger. Le texte prévoit une amende de 5 000 dollars et jusqu'à 5 ans de prison pour les médecins contrevenants. La Cour Suprême avait légalisé l'avortement en 1973.


ARGENTINE : Le maire de Buenos Aires Anibal Ibarra, 48 ans, ancien allié du président Nestor Kirchner, a été destitué suite au vote d'une commission législative municipale par 10 voix pour et 4 contre dans le cadre de la gestion par la municipalité de l'incendie d'une discothèque de la capitale, "Republica de Cromagnon" où 194 personnes avaient péri en décembre 2004, 700 autres avaient été blessées. Voir notre édition du 8 janvier 2005 (Argentine). Anibal Ibarra a été jugé responsable de l'absence de mesures de sécurité dans ce type d'établissements. Anibal Ibarra, qui avait été suspendu en novembre 2005 pour 90 jours afin que la commission législative municipale examine le dossier, a été immédiatement remplacé par son adjoint Jorge Telerman, jusqu'en décembre 2007, date de la fin de son mandat.


COSTA RICA : La Commission électorale a confirmé officiellement mardi 7 mars 2006 l'élection du prix Nobel de la Paix et ancien président Oscar Arias, candidat du Parti de libération nationale (PLN), au poste de président de la République. Oscar Arias entrera en fonction le 8 mai 2006. Il a battu Otton Solis, du parti de l'Action citoyenne, son principal rival sur les 12 candidats en lice, de 18 000 votes. La commission a précisé que la participation avait été de 64 %, la plus faible de toute l'histoire du pays.
8 mars 2006 : Journée Internationale de la Femme


La citation du jour : "Appeler les femmes "le sexe faible" est une diffamation ; c'est l'injustice de l'homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes". Gandhi - Extrait de "Tous les hommes sont frères"



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Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay: IRAN/NUCLEAIRE  07/03/2006



(Pouvez-vous confirmer la rencontre qui aurait eu lieu la semaine dernière entre les négociateurs russes et les représentants de l'Union européenne concernant le dossier nucléaire ? Pourriez-vous commenter le contenu de leurs discussions ?)


Il y a des contacts très fréquents avec M. Kisliak qui suit ce dossier iranien au ministère des Affaires étrangères russe. Nous avons aussi de nombreux contacts avec les Américains et en particulier avec M. Burns qui suit ce dossier au Département d'Etat.

Sur le contenu de cette rencontre, elle avait un caractère confidentiel, ce n'est donc pas à moi de vous en révéler les détails. Mais M.
Kisliak a informé les Européens des contacts que les Russes ont eus avec les Iraniens, de leur volonté de poursuivre ces contacts pour parvenir à une solution. On connaît les grandes lignes de la proposition russe, on sait également quels sont les points sur lesquels des difficultés existent.

(Selon le ''New York Times'', pendant cette rencontre, M.
Kisliak a fait une proposition russe à savoir un moratoire et la possibilité pour les Iraniens d'avoir une capacité limitée de recherche dans le domaine de l'enrichissement nucléaire. Pouvez-vous confirmer cette proposition ?)


Je ne sais pas si M. Kisliak a fait, à proprement parler, une nouvelle proposition russe. Je crois qu'il a surtout rendu compte des contacts entre les Iraniens et les Russes. Ce n'est pas à moi de me prononcer sur le contenu de ces contacts. Ce que je peux vous rappeler, c'est notre position concernant les points que vous avez mentionnés. Notre position est parfaitement claire. Elle figure dans la résolution du 4 février du Conseil des gouverneurs de l'AIEA et elle a également été rappelée de façon très claire par le ministre à l'issue de la réunion de Vienne.

Du côté français et du côté européen, nous demandons le retour à la pleine suspension des activités liées à l'enrichissement et au retraitement, y compris la recherche et le développement.

Voilà quelle est la position française et quelle est la position des trois Européens. Par ailleurs, vous savez que les contacts se poursuivent à Vienne. On ne sait pas exactement à quel moment le Conseil des gouverneurs traitera de cette question iranienne, dans l'après-midi ou demain. La résolution du 4 février prévoit un rapport au Conseil de sécurité. Ce rapport au Conseil de sécurité sera donc présenté par l'AIEA, comme cela était prévu dès le 4 février.

(Avez-vous connaissance d'une proposition russe et cette proposition sera-t-elle à même de recevoir le soutien de la France ?)


Encore une fois, c'est aux Russes de le dire. Il y a eu des discussions dans lesquelles les Russes ont évoqué leurs conversations avec les Iraniens, mais ce n'est pas à moi de vous indiquer s'il y a, formellement ou non, une proposition russe. C'est à eux de vous répondre.

Sur les points que vous évoquez, je crois que j'ai été très clair pour ce qui est des activités d'enrichissement, y compris en matière de recherche et de développement. Ce que nous demandons, c'est une suspension des activités liées à l'enrichissement et au retraitement, y compris la recherche et le développement.

Sur l'idée du moratoire, c'est une idée qui n'est pas nouvelle.
Je vous rappelle, pour mémoire, que dans les propositions faites par les Européens au début du mois d'août, il y avait l'idée d'une clause de rendez-vous. De plus, il y a un élément important qui est la mise en oeuvre du protocole additionnel. Ce que nous souhaitons est que les Iraniens respectent ce protocole et qu'ils puissent le ratifier très rapidement.

Voilà quels sont les éléments de la position française et européenne.

(Des informations circulent qui parlent d'un fléchissement de la position allemande concernant la proposition russe dans le sens où les Allemands accepteraient cette proposition russe qui permettrait aux Iraniens de faire un peu d'enrichissement sur leur territoire. Aujourd'hui, êtes-vous certain que l'Allemagne, l'Angleterre et la France marchent du même pas ?)


Il est un peu délicat pour moi de répondre au nom de mes collègues européens. Ce que je peux vous dire, c'est qu'entre les trois Européens il y a toujours eu une concertation très étroite et que cette concertation continue. A ma connaissance, la position que je viens de vous indiquer est également valable pour nos deux partenaires européens, anglais et allemand, mais, bien sûr, c'est à eux de le dire.

(Est-ce que la France a été mise au courant de cette proposition russe ?)


Ce n'est pas à moi de confirmer l'existence ou non d'une proposition russe. Ce que je vous dis simplement, c'est qu'il y a des contacts très fréquents avec nos partenaires russes, en particulier avec M. Kisliak que vous avez mentionné. Nous avons donc ces contacts et les Russes nous font état de leur position et de leurs conversations avec les Iraniens.


(Donc vous êtes au courant?)


Nous sommes au courant de l'évolution des discussions entre les Russes et les Iraniens.


(Y compris cette nouvelle formule, ou formule bis)


Nous savons autour de quoi tournent les discussions. Cela a été dit de différentes sources. On sait qu'il y a cette question des activités de recherche et de développement. On sait qu'il y a cette question du moratoire et la question du protocole additionnel. Ce que je vous ai rappelé, c'est quelle était notre position sur ces différents points.


(Vous avez oublié les centrifugeuses)


C'est un peu lié au premier point, sur la recherche et le développement. Sachant par ailleurs, c'est un aspect important à rappeler, qui a été dit très clairement par le président de la République dans son entretien avec Al Hayat, que, pour nous, la porte reste ouverte pour des discussions. La main reste tendue. On est ouvert à une solution, cela a été rappelé par le président de la République. Le fait qu'il y ait un rapport au Conseil de sécurité ne signifie pas que l'on met un terme aux efforts diplomatiques. Mais cette solution doit respecter un certain nombre de principes que je vous ai rappelés, qui ne sont pas des principes posés par la France mais des principes posés par la communauté internationale, par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA.


(Vous êtes donc ouverts à une solution, mais à vos conditions ?)


Nous sommes ouverts à une solution qui réponde aux deux objectifs poursuivis.

A l'objectif des Iraniens, qui est de se doter d'un programme nucléaire civil, là-dessus nous sommes entièrement d'accord. Ce qui est important pour les Iraniens, c'est d'avoir accès à une coopération nucléaire civile avec des pays étrangers. Nous avons dit et répété que nous y étions favorables.

Le deuxième objectif, c'est l'objectif de la communauté internationale, d'avoir des conditions de confiance pour la mise en oeuvre de cette coopération. C'est là-dessus que nous travaillons pour obtenir des garanties de la part de l'Iran./.
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Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp

Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay: PROCHE-ORIENT  07/03/2006

Nous condamnons la pratique des exécutions extra-judiciaires, contraire au droit international, et l'opération conduite à Gaza, qui a entraîné la mort de trois jeunes Palestiniens. Nous appelons Israël à mettre fin à ce type d'opérations dans les Territoires palestiniens. Elles ne font que renforcer les éléments les plus radicaux de la société palestinienne, à un moment où il faut donner une chance aux partisans d'une solution négociée.

(Vous utilisez le terme exécution, ne faut-il pas appeler cela assassinat extra-judiciaire ?)


On parle aussi quelquefois d'assassinat ciblé. L'important est de condamner cette pratique, quel que soit le nom qu'on lui donne.

(Avez-vous évoqué l'intervention du président hier qui s'est dit opposé à des sanctions à l'égard du Hamas ? Ceci constitue-t-il un infléchissement de la politique de la France ou est-ce toujours dans la continuité ? Comment doit-on comprendre cette déclaration ?)


Je ne sais pas exactement à quelle déclaration vous faites allusion. Je n'ai pas vu le verbatim de la conférence de presse. L'idée n'est pas de raisonner à ce stade en termes de sanctions. Ce qu'a rappelé le président, et il l'a dit dans son interview à Al Hayat, c'est que, pour ce qui est de l'aide européenne et de l'aide française, il n'est pas question de sanctionner la population palestinienne en interrompant cette aide. Ensuite, il y a la question de l'aide qui va à l'Autorité palestinienne. Le président a rappelé qu'à ce sujet on se déterminerait en fonction des engagements pris par le nouveau gouvernement palestinien et de son attitude au regard des trois principes que vous connaissez bien et que le président de la République a rappelés.
C'est l'état de la réflexion française. Il ne s'agit pas de punir la population palestinienne pour le vote qui a été le sien. Il ne s'agit pas non plus de tomber dans une situation chaotique en termes économiques et en termes de sécurité.

(Quelle est l'idée ? D'attendre la constitution du nouveau gouvernement palestinien et de voir comment ce gouvernement va évoluer ?)


L'idée est effectivement de voir comment ce nouveau gouvernement va se mettre en place. Je crois qu'il y a encore un certain délai qui va s'écouler avant la mise en place effective de ce gouvernement. C'est la ligne qui a été adopté par l'Union européenne au dernier Conseil Affaires générales et Relations extérieures qui consiste à soutenir l'Autorité palestinienne dans cette phase transitoire, d'où la décision de débloquer les 120 millions d'euros qui étaient dans les tuyaux mais dont on décide d'accélérer le déboursement, et puis ensuite de voir comment va se situer le nouveau gouvernement par rapport aux trois principes que l'on a posés.


(Y a-t-il un délai dans le temps ?)


Le délai est celui lié à la formation du nouveau gouvernement.

(A part les trois conditions qui deviennent des principes, étant donné que la France est légaliste et qu'elle s'attache beaucoup aux résolutions du Conseil de sécurité, ne faut-il pas demander aux deux parties palestinienne et israélienne d'exécuter les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ? Ne faut-il pas revenir à la légalité internationale pour pousser les deux parties à se mettre autour d'une table au lieu de poser des conditions à l'une ou à l'autre ? Pourquoi, dans votre discours, les éléments de la légalité internationale sont-ils absents ?)


Il y a deux aspects : il y a la légalité internationale à laquelle nous sommes très attachés et nous l'avons rappelé à plusieurs reprises. Il y a aussi la nécessité de créer les conditions d'une solution négociée, ce qui suppose qu'il y ait des gestes des deux côtés. Les gestes nécessaires du côté palestinien sont évidemment la renonciation à la violence et la reconnaissance de l'autre, sans quoi il ne peut y avoir de négociation.
Du côté israélien, cela a été également dit par le président de la République, il y a la nécessité de dépasser une logique qui soit purement unilatérale et de reconnaître qu'il y a un partenaire en face et que la solution doit être trouvée dans la négociation avec ce partenaire. Nous avons donc un langage sur ce point qui est tout à fait équilibré et qui tient compte de la légalité internationale.

(Mais on ne fait plus référence aux résolutions, dans le discours français, depuis quelque temps)


Je ne vois pas très bien ce que vous voulez dire. Ces résolutions existent et elles sont le socle sur lequel la communauté internationale agit. Il n'y a pas d'ambiguïté sur ce point.


(Y a-t-il des contacts entre la France et le Hamas ?)


Nous l'avons déjà dit, il n'y a pas de contact entre la France et le Hamas pour des raisons que vous connaissez et qui tiennent aux trois principes que vous connaissez.

L’AIEA, LA QUESTION NUCLÉAIRE IRANIENNE ET LA POSITION RUSSE  07/03/2006




Etant donné que les entretiens entre Iraniens et Russes à Moscou, d’une part, et entre Iraniens et les trois pays de l’UE à Vienne, de l’autre, n’ont pas abouti, la question du programme nucléaire iranien sera le premier sujet de discussion à la réunion du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) cette semaine.

Selon un communiqué d’Associated Press, certains diplomates bien informés ont fait savoir que des plans ont été discutés à Vienne qui permettraient à l’Iran d’appliquer un enrichissement à petite échelle s’il accepte de geler provisoirement les travaux, le temps de restaurer la confiance de la communauté internationale. L’un de ces diplomates, qui a souhaité garder l’anonymat, a confié que le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov discuterait de ce compromis avec l’UE et le gouvernement américain cette semaine. Il semblerait aussi que Kofi Annan ait convoqué une réunion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité pour en discuter.

En l’état actuel des choses, la Russie ne s’alignera pas sur les revendications des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne au Conseil de sécurité, qui demanderont probablement des sanctions. « Il n’y a pas de stratégie, collectivement discutée et acceptée, sur ce que nous ferons au Conseil de sécurité si le dossier y est soulevé », a déclaré Lavrov.

De son côté, John Bolton, ambassadeur américain à l’ONU, a lancé de nouvelles menaces contre l’Iran. Devant un groupe de parlementaires britanniques en visite, il déclara que « tout est sur la table, et [les Iraniens] doivent comprendre ce que cela signifie. Nous pouvons frapper à différentes étapes du processus. Il suffit d’éliminer une partie de leur opération nucléaire pour faire tomber le tout. » Dans un discours prononcé le 5 mars devant l’AIPAC, Bolton déclara que la communauté internationale devait « utiliser tous les instruments à sa disposition pour arrêter la menace que pose le régime iranien », et que « si [le régime iranien] continue sur la voie de l’isolement international, cela aura des conséquences tangibles et douloureuses ».


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