Contre qui est organisée la baisse du prix du pétrole de 25 % ?  16/10/2014

Contre qui est organisée la baisse du prix du pétrole de 25 % ?




Depuis le début de l’attaque de l’Émirat islamique en Irak, en juin, non seulement le cours du pétrole ne grimpe pas, mais il a baissé de près de 25 %, passant de 115 $ le barril de brut à 83,78 $.

Le ministre vénézuélien du pétrole, Rafael Ramírez, a publiquement dénoncé une manipulation des cours sans lien avec la réalité du marché international. La plupart des spécialistes accusent l’Arabie saoudite, tandis que les experts du Royaume parlent ouvertement de faire descendre les prix à 80 $ le baril.

Le gouverneur de la Banque centrale russe, Elvira S. Nabiullina, a indiqué devant la Douma se préparer à une baisse prolongée du prix du brut à 60 $ le baril.

Si des pays exportateurs comme la Russie disposent de réserves monétaires considérables, d’autres comme le Venezuela s’apprêtent à faire face à une grave crise économique. Sont également directement touchés : l’Irak (en pleine guerre), l’Iran (toujours sous sanctions), le Nigeria (qui s’apprête à une élection présidentielle), le Nicaragua, la Bolivie et Cuba (qui sont approvisionnés à bas prix par le Venezuela).

À terme, ce sont les États-Unis eux-mêmes qui souffriraient, la valeur du dollar étant adossée au marché mondial du pétrole.

Il est pour le moment difficile d’interpréter cette baisse qui défie tous les pronostics. Deux facteurs doivent être considérés :
- la tentative des BRICS de ne plus se vendre d’hydrocarbures en dollars, mais en monnaies nationales ;
- la guerre conduite par la Coalition états-unienne contre l’Émirat islamique qui, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, est un moyen de détruire des installations pétrolières en Irak et en Syrie.

La baisse du cours du pétrole modifie la rentabilité de nombreuses activités économiques (par exemple, les sources d’énergie alternatives deviennent hors de prix, tandis que la plupart des produits chimiques deviennent très bon marché).

http://www.voltairenet.org/article185609.html


Washington dément combattre au Proche-Orient pour le pétrole  16/10/2014

Washington dément combattre au Proche-Orient pour le pétrole




Mardi 13 octobre, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré : « Ceux qui participent aux bombardements au Proche-Orient ne cherchent pas la paix, mais le pétrole ».

Interrogée le 14 octobre, lors du point de presse quotidien du département d’État US, la porte-parole Jen Psakis a réaffirmé que le seul but de la Coalition et de ses partenaires était de lutter contre la menace de l’Émirat islamique.

Pourtant, sur le terrain, malgré les bombardements de la Coalition, l’Émirat islamique, loin de s’affaiblir, se renforce. Tandis que le rapport mensuel de l’AIE fait état de bombardements d’installations pétrolières et d’une diminution de plus de 75 % du trafic illégal de pétrole [1]. Madame Psakis n’a pas souhaité discuter de ces arguments.

http://www.voltairenet.org/article185604.html


La France veut écouter les djihadistes…mais surtout l’Algérie  16/10/2014

La France veut écouter les djihadistes…mais surtout l’Algérie




Officiellement pour surveiller les djihadistes, les espions français voulaient installer du matériel d'écoute en Tunisie. Le refus de Tunis a tué dans l'œuf ce projet de flicage du Maghreb. Pour notre chroniqueur Jacques-Marie Bourget, il ne s'agissait pas uniquement de lutte contre le terrorisme et les espions français cherchaient surtout à surveiller l'Algérie qui vit une période trouble de transition politique.

Le « renseignement humain » étant de plus en plus difficile à obtenir, c'est-à-dire l’entretien d’un réseau d’informateurs et d’espions capables d’informer le gouvernement français par le biais de la DGSE, le penchant naturel est de s’appuyer désormais sur la toute puissance de l’espionnage électronique. Maintenant que la « vraie » vie se passe sur Internet, les « réseaux sociaux » et au « smartphone », il suffit de voir et de lire en direct tout ce flux pour être informé par le menu. Reste à trouver les logiciels assez intelligents pour trier le renseignement recherché dans la masse du trafic… L’exemple donné par la NSA, l’agence US qui espionne toute la planète à commencer par Angela Merkel, est la voie que veulent suivre tous les services de renseignement du monde. En Europe, la logique voudrait qu’il y ait une mutualisation de ces systèmes d’écoute… mais la chose n’est pas envisageable avec des nations qui continuent de se livrer à une guerre sans armes.

Espionner l'Algérie

La DGSE vient de lancer l’idée d’écouter et de voir tout ce qui se diffuse de Benghazi à Casablanca et c’est le Figaro qui nous apprend cela. L’objectif était de dresser ces grandes oreilles dans le sud de la Tunisie. Position géographique idéale, sous prétexte de combat contre le djihad, pour espionner en priorité nos amis algériens. Par ses réserves financières, ses ressources énergétiques et ses structures militaires bien entrainées, l’Algérie est le noyau de l’Afrique du Nord, du Maroc à l’Égypte. Pour les espions français il y a urgence à savoir ce que préparent les responsables algériens, ceux de l’État et ceux des réseaux, surtout dans une période où la tête de l’État est des plus fragiles.

Par ailleurs, il est vrai que les djihadistes irrédentistes qui voyagent de la Libye au Nigéria seront plus aisément pistés par le sabre de l’électronique que par la parole des bergers du désert.

Démenti tunisien

Est-ce la vertu retrouvée en période électorale ? La Tunisie, par la voix du lieutenant-colonel Belhassen Oueslti, porte parole de la Défense, a démenti tout projet de ce genre sur son territoire national « totalement souverain »… Ce qui fait rire tous ceux qui savent très exactement, à la frontière algéro-tunisienne, où se tient la base des forces spéciale américaine qui stationnent sans encombre sur la terre des fils de Bourguiba. Qui savent aussi que, de temps en temps, avec l’accord de Tunis, des militaires algériens enjambent discrètement l’ex-ligne Morice pour couper les barbes de djihadistes trop imprudents.

Outre « la souveraineté du territoire » avancée comme argument de refus, la Tunisie, ce qui est normal, a demandé à partager le résultat de cette cueillette des écoutes. Paris à dit non à ses oreilles coupées en deux … et le projet semble mort-né. Question : puisque le but de la France est de combattre islamisme radical, pourquoi les as de la « piscine » ne proposent-ils pas le même marché aux algériens ? Eux aussi sentent l’harissa ?

http://www.mondafrique.com/lire/decryptages/2014/10/14/la-france-veut-ecouter-les-djihadistesmais-surtout-lalgerie


L'Espagne nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité, la Turquie recalée  16/10/2014

L'Espagne nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité, la Turquie recalée




L'Espagne a été élue jeudi membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU en devançant largement la Turquie, lors d'un vote à l'Assemblée générale.

La Turquie n'a recueilli que 60 suffrages après quatre tours de scrutin, contre 132 à Madrid. La majorité requise était des deux tiers des pays membres votant, soit 128 voix.

http://www.lorientlejour.com/article/891483/lespagne-nouveau-membre-non-permanent-du-conseil-de-securite-la-turquie-recalee.html


Egypte: le Centre Carter ferme et dénonce la "restriction des libertés"  16/10/2014

Egypte: le Centre Carter ferme et dénonce la "restriction des libertés"






Le Centre Carter, ONG de défense des droits de l'Homme fondée par l'ancien président américain Jimmy Carter, a annoncé qu'il fermait son bureau en Egypte où il dénonce une "restriction des libertés démocratiques" et des élections jouées d'avance.

Le pouvoir de l'ex-chef de l'armée et nouveau président Abdel Fattah al-Sissi, qui a destitué en 2013 l'islamiste Mohamed Morsi, premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte, se livre depuis à une implacable et sanglante répression de toute opposition, islamiste comme laïque.

Le Centre Carter, qui dépêche traditionnellement des observateurs dans de nombreuses élections de par le monde, a annoncé mercredi dans un communiqué qu'il "fermait son bureau en Egypte" et qu'il "ne déploiera pas de mission d'observation pour les élections législatives", qui devaient avoir lieu avant la fin de l'année mais dont l'annonce se fait encore attendre.

"La société civile égyptienne comme les organisations internationales sont confrontées à des restrictions croissantes qui entravent leur capacité mener une mission d'observation crédible des élections", juge l'ONG basée à Atlanta (Etats-Unis) et dont la devise principale est "Promouvoir la paix". Et d'asséner: "L'environnement actuel en Egypte n'est pas propice à des élections démocratiques sincères et à la participation des citoyens".

Le Centre Carter dénonce "la répression visant les dissidents, l'opposition, les journalistes critiques ainsi que les restrictions croissantes des libertés fondamentales d'expression, de réunion et d'association", en "particulier les arrestations massives de partisans des Frères musulmans", la confrérie islamiste de M. Morsi, qui avait remporté, jusqu'à sa destitution, toutes les élections démocratiques organisées après la chute de Hosni Moubarak à l'issue d'une révolte populaire début 2011.

Policiers et soldats ont tué plus de 1.400 manifestants pro-Morsi depuis que M. Sissi a destitué et fait arrêter M. Morsi le 3 juillet 2013, dont plus de 700 tués essentiellement par balles en une seule journée dans le centre du Caire le 14 août 2013.

Plus de 15.000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés et des centaines condamnés à mort ou à de très lourdes peines dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'histoire récente" du monde.
M. Morsi et la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans sont jugés dans divers procès pour lesquels ils encourent ou ont été condamnés à la peine de mort.

L'ex-général puis maréchal Sissi, qui avait pris sa retraite de l'armée avant le scrutin, a confortablement été élu en mai à la présidence de l’Égypte, mais après avoir éliminé toute opposition de la scène politique, islamiste puis laïque et libérale, selon ses détracteurs et les organisations de défense des droits de l'Homme.

http://www.lorientlejour.com/article/891432/egypte-le-centre-carter-ferme-et-denonce-la-restriction-des-libertes.html


Des éléments de Daech en Cisjordanie (Sources israéliennes)  16/10/2014

Des éléments de Daech en Cisjordanie (Sources israéliennes)




Les services sécuritaires palestiniens en Cisjordanie ont mené dernièrement une campagne sécuritaire, suite à des informations faisant état de la présence d’éléments appartenant à l’organisation de l’Etat islamique (Daech), qui planifiaient des attaques contre des cibles palestiniennes et israéliennes, rapporte jeudi la radio israélienne, citant des sources sécuritaires palestiniennes.

Selon les mêmes sources, la partie israélienne a prévenu les services palestiniens, à travers la coordination sécuritaire bilatérale, de l’entrée d’éléments appartenant à l’Etat islamique parmi les citoyens arabes israéliens en Cisjordanie pour propager les idées de cette organisation extrémiste, selon l’agence de presse allemande.

D’après la radio israélienne, dix jeunes palestiniens ont été arrêtés en Cisjordanie, et la traque se poursuit pour trouver d’autres recherchés.

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/des-elements-de-daech-en-cisjordanie-sources-israeliennes/id-menu-957.html


Nostalgique de la France passée, Zemmour rend hommage à l'atlanto-sioniste Olivier Rubinstein  16/10/2014

Nostalgique de la France passée, Zemmour rend hommage à l'atlanto-sioniste Olivier Rubinstein
 
ÉRIC ZEMMOUR, LE NOSTALGIQUE DE LA FRANCE PASSÉE, REND HOMMAGE À L'ATLANTO-SIONISTE OLIVIER RUBINSTEIN.

Best-seller de l'édition (44 000 exemplaires écoulés en deux semaines), l'essai d'Éric Zemmour, intitulé "Un suicide français", fait l'éloge de la France passée et met en garde contre la "montée de l'islam salafiste dans les banlieues" {http://panamza.com/alp }.

À la fin de l'ouvrage, l'auteur remercie une personnalité singulière: Olivier Rubinstein, son ex-éditeur à Denoël (de 2004 à 2010).

Chantre de la souveraineté nationale française et admirateur méconnu de l'armée israélienne {http://panamza.com/8630}, Zemmour salue ainsi une personnalité atypique du paysage intellectuel.

Co-fondateur de la revue neoconservatrice (pro-américaine, pro-israélienne) Le Meilleur des Mondes, Rubinstein (ex-soutien de Bush et de l'intervention française en Afghanistan) est devenu, fin 2011, conseiller culturel à l'ambassade de France en Israël et directeur de l'Institut français de Tel Aviv.
Il y invita notamment -en juin 2012 -Finkielkraut, Encel, Fourest et Chalghoumi {http://panamza.com/alq; http://panamza.com/alr }.

*** SOUTENEZ L'INFO-PANAMZA : http://panamza.com/6574 ***


Le terrorisme et la Russie, défis majeurs pour l'armée US (Hagel)  16/10/2014

 


© Photo: AP/Pablo Martinez Monsivais

WASHINGTON, 16 octobre - RIA Novosti/La Voix de la Russie L'armée américaine doit être prête à contrer les menaces que posent le terrorisme et la Russie, a annoncé mercredi soir à Washington le secrétaire US à la Défense Chuck Hagel.

"Les défis à relever par l'armée seront plus sérieux et plus compliqués à l'avenir. Les menaces présentées par les terroristes et les combattants armés persisteront pendant encore longtemps. Mais nous sommes également confrontés à une Russie révisionniste, dotée d'une armée moderne et prête au combat", a déclaré le chef du Pentagone.

En septembre, le président américain Barack Obama a cité l'"agression russe en Europe" parmi les principales menaces mondiales, à côté du groupe extrémiste Etat islamique et du virus Ebola. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a alors indiqué que de telles estimations se trouvaient "par-delà le bien et le mal".

Les relations russo-américaines se sont nettement dégradées suite à l'adhésion de l'ex-république ukrainienne de Crimée à la Fédération de Russie, considérée comme une annexion par Kiev et par l'Occident.

Washington accuse les autorités russes de déstabiliser l'Ukraine, ce que Moscou dément. Sur fond de crise ukrainienne, les Etats-Unis et l'Union européenne ont décrété plusieurs séries de sanctions à l'encontre de la Russie.

RIA Novosti

Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_10_16/Le-terrorisme-et-la-Russie-defis-majeurs-pour-larmee-US-Hagel-9134/


Russie-USA: la discorde lourde de conséquences (Poutine)  16/10/2014

Russie-USA: la discorde lourde de conséquences (Poutine)

© REUTERS/ Bernadett Szabo
10:02 16/10/2014
 
MOSCOU, 16 octobre - RIA NovostiLa Russie espère que les Etats-Unis se souviendront des graves conséquences qu'une discorde entre puissances nucléaires fait peser sur la stabilité stratégique, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine dans une interview accordée au journal serbe Politika.
"Le refroidissement actuel dans les relations entre nos pays n'est pas le premier. Nous espérons que les partenaires sont conscients de l'inconséquence des tentatives de faire chanter la Russie et qu'ils se souviendront des risques qu'une discorde entre grandes puissances nucléaires fait peser sur la stabilité stratégique. De notre côté, nous sommes prêts à développer une coopération constructive basée sur l'égalité en droits et la prise en compte réelle des intérêts mutuels", a indiqué le chef de l'Etat russe.
Selon lui, la Russie a toujours aspiré à des relations ouvertes de partenariat avec les Etats-Unis, mais s'est régulièrement heurtée à des tentatives d'ingérence dans ses affaires intérieures.
"Ce qui se passe depuis le début de cette année est de plus en plus accablant. Washington a activement soutenu le Maïdan et lorsque ses partisans à Kiev ont, par leur nationalisme effréné, monté contre eux une grande partie de l'Ukraine et déchaîné une guerre civile, il s'est mis à accuser la Russie d'avoir provoqué la crise", a déploré le président russe.
Les relations russo-américaines se sont nettement dégradées suite à l'adhésion de l'ex-république ukrainienne de Crimée à la Fédération de Russie, considérée comme une annexion par Kiev et par l'Occident.
Washington accuse les autorités russes de déstabiliser l'Ukraine, ce que Moscou dément. Sur fond de crise ukrainienne, les Etats-Unis et l'Union européenne ont décrété plusieurs séries de sanctions à l'encontre de la Russie.


L’honneur de la Suisse  16/10/2014

Merci François, merci Laurent, merci Emmanuel, merci Ségolène, merci Martine…
 
 
Jean Ziegler : "Parti et socialiste vont devenir des gros mots pour les classes travailleuses"
Le Point le mercredi 15/10/2014 à 11:12
 
Durant l'été 2013, Olivier Bétourné, président des éditions du Seuil, de passage à Genève, dîne avec son ami Jean Ziegler. Contemplant les enseignes des grandes banques, des compagnies d'assurances, des bijouteries de luxe sur les bords du lac Léman, il provoque le sociologue suisse. "Tu as été député, professeur, écrivain, membre du bureau de l'Internationale socialiste, mais finalement, à quoi as-tu servi ?" De cette conversation vient de sortir Retournez les fusils, une réédition, totalement remaniée, d'un ouvrage paru trente-cinq ans plus tôt (*). À 80 ans (il est né en avril 1934 à Thoune, dans le canton de Berne), l'auteur de La Suisse lave plus blanc se déclare toujours marxiste, communiste et... croyant.
 
Le Point.fr : Pourquoi avoir repris comme autobiographie intellectuelle le titre d'un de vos livres les moins connus ?
 
Jean Ziegler : "Retournez les fusils" était le slogan des socialistes pacifistes qui se sont réunis clandestinement en septembre 1915 à Zimmerwald, en Suisse, dans une bourgade du canton de Berne. Le manifeste avait été rédigé par Léon Trotski. Il dénonçait la guerre comme une barbarie produite par le capitalisme, les marchands de canons. Y participaient des Français, des Allemands, des Russes, des Suisses, des Polonais, des Britanniques. Le prolétariat devait retourner ses armes contre les capitalismes, pas contre le camarade étranger.
 
Si le monde change, vous, en revanche, vous refusez de changer. Vous utilisez toujours la langue de bois en évoquant dans votre livre "la dictature mondiale des oligarchies du capital financier globalisé"...
 
Et comment voulez-vous les appeler ? En 2013, les cinq cents plus grandes sociétés transcontinentales du monde se sont appropriées 52,8 % du produit mondial brut (c'est-à-dire de toutes des richesses produites en une année sur la planète). Ces multinationales échappent à tout contrôle, notamment à celui des États. La banque UBS a un chiffre d'affaires qui est cinq fois supérieur au PIB de la Suisse. Ces capitalistes font aujourd'hui un maximum de profits en spéculant sur les aliments de base comme le riz, le maïs, le blé. Les prix explosent, et toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Aujourd'hui plus que jamais, il faut retourner les fusils.
 
Que proposez-vous ? D'aller flinguer son banquier ?
 
Je ne suis pas un idéaliste irresponsable. Je dis que face à ce monde cannibale, les démocraties ne doivent pas rester indolentes. Mon livre est un livre d'espoir : des citoyens ordinaires, des mères de famille, des collégiens sont allés manifester devant les magasins de vêtements, de chaussures de sport, pour imposer aux grandes marques comme Benetton, Nike, Adidas de moins maltraiter les malheureuses ouvrières du Bangladesh, après l'effondrement de l'immeuble Rana Plaza à Dacca, qui a fait plus de 1 300 morts. Leur requête : "Pas de sang sur mes vêtements." Ces grands groupes, qui tiennent à leur réputation, ont partiellement cédé sur les salaires minimums, l'hygiène, le droit de se syndiquer. C'est cela que j'appelle Retournez les fusils !
 
N'êtes-vous pas le dernier communiste, malgré tous les crimes commis en son nom ?
 
Je reste marxiste et communiste. L'idéal communiste n'a été incarné que dans la Commune de Paris. Le communisme est non encore advenu, c'est une utopie. C'est vrai, je me suis souvent lourdement trompé. Je le reconnais. Mais pour citer Jean Jaurès : "La route est bordée de cadavres, mais elle mène à la justice."
 
Vous êtes marxiste et chrétien ?
 
Je crois en Dieu, mais je suis pour la dissolution du Vatican, cette cour médiévale ridicule, vraie insulte aux Évangiles.
 
Vous avez été député socialiste au Conseil national (Assemblée nationale) en Suisse. Vous avez longtemps appartenu au bureau de l'Internationale socialiste. Quel regard portez-vous sur les socialistes, notamment français ?
 
Je n'imaginais même pas que l'Internationale socialiste et le PS français pouvaient sombrer dans une telle déchéance ! Le grand projet du quinquennat de François Hollande, c'est le pacte de responsabilité, qui va permettre aux détenteurs du capital d'augmenter leurs dividendes et de licencier sans problème ! Parti et socialiste sont devenus des gros mots pour les classes travailleuses. Quant à François Hollande, c'est un pâle rejeton de Guy Mollet... Il est comme le lapin devant le serpent, tétanisé face aux banquiers.
 
Allez-vous célébrer le centenaire de la conférence de Zimmerwald ?
 
Bien évidemment. Je suis vice-président du comité préparatoire de cette commémoration.
 
(*) Jean Ziegler, Retournez les fusils ! Choisir son camp, Seuil, 294 pages.
Djeha


Yaalon : Pas d'Etat palestinien, mais une autonomie désarmée  15/10/2014

Yaalon : Pas d'Etat palestinien, mais une autonomie désarmée





Le ministre israélien de la guerre, Moshé Yaalon, a renouvelé son refus de la création d'un Etat palestinien, proposant une autonomie désarmée.

Dans une interview avec le journal "Israël Today", Yaalon a dit : "Un Etat palestinien ne sera pas mis en place en Cisjordanie, mais une autonomie désarmée".

Il a souligné qu'Israël doit avoir un plein contrôle de sécurité de l'air et de la terre, et qu'il ne cherche pas à trouver une solution avec les Palestiniens, mais à conduire le conflit.

Le ministre israélien de la guerre estime que les Palestiniens veulent détruire l'Etat d'Israël et que le retrait israélien aux frontières de 1967 ne sera pas suffisant pour eux, en déclarant que le président de l'AP, Mahmoud Abbas, n'est pas un partenaire pour fabriquer la paix, mais un côté pour contrôler le conflit.

"Abou Mazen (Mahmoud Abbas) n'a jamais annoncé sa reconnaissance de la judaïté de l'Etat d'Israël, selon ses propos.

Dans un autre contexte, Yaalon a indiqué qu'Israël a réduit le rythme de la délivrance des permis de construction dans les zones qui se situent derrière la ligne verte (Cisjordanie) en raison des protestations américaines et européennes.

Il a reconnu l'existence de divergences d'opinion avec les Etats-Unis sur la question iranienne, la cause palestinienne, et d'autres sujets du Moyen-Orient, mais il a dit que la priorité est donnée aux intérêts communs entre les deux pays sur ces différences.

Les déclarations de Yaalon interviennent à la lumière d'une préoccupation européenne croissante à la reconnaissance de l'Etat palestinien, y compris la Suède qui a annoncé son intention de le reconnaitre et la Chambre des communes britannique qui a voté avec une écrasante majorité une décision non contraignante mardi, appelant le gouvernement de son pays à reconnaître l'Etat palestinien.

De son côté, le ministre italien des Affaires étrangères, Federica Mogerena, a appelé dans un communiqué hier son homologue israélien, Avigdor Liebermann, à la nécessité d'accélérer la création de l'Etat palestinien.

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7lKR3cth2kq2R9zdiat4dFDtMIFXnSukfQR60ZivMHj%2fM6BZrP3qhKtAwPflJQ%2fvJzfT8FQdsEeSR5MKirjNyS%2b7LZICH6eQrSibIjiFv4FI%3d


La France va fournir des armes aux Kurdes pour combattre l’EI en Syrie  15/10/2014

La France va fournir des armes aux Kurdes pour combattre l’EI en Syrie




Les autorités françaises vont livrer des armés aux combattants de la milice kurde qui luttent contre les militants du groupe radical Etat islamique dans le nord de la Syrie.

Selon le président François Hollande, Paris envisage de livrer des armes aux combattants de la milice kurde pour arrêter une offensive des militants de l'Etat islamique contre la ville syrienne de Kobani. Le chef de l'Etat français a souligné que la France ferait « tout son possible pour aider » les Kurdes syriens.

Il n'est pas indiqué de quelles armes il s'agit.

http://french.ruvr.ru/news/2014_10_16/La-France-va-fournir-des-armes-aux-Kurdes-pour-combattre-contre-l-EI-en-Syrie-0198/


Davutoglu répète que seuls les Syriens peuvent passer la frontière turque pour combattre à Kobané  15/10/2014

Davutoglu répète que seuls les Syriens peuvent passer la frontière turque pour combattre à Kobané




Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a répété mercredi que seuls les Syriens étaient autorisés à franchir la frontière de son pays pour aller combattre à Kobané assiégée par les jihadistes, rejetant l'appel de la France à ouvrir plus largement le passage.

"Ceux qui viennent de Syrie peuvent repartir pour rejoindre la lutte" pour Kobané, a déclaré devant la presse M. Davutoglu, répétant que son gouvernement refuserait le passage des citoyens d'autres nationalités, notamment turque.

Le président français François Hollande a estimé que la Turquie devait "absolument ouvrir sa frontière" à des renforts pour empêcher la chute de la ville kurde syrienne. Mercredi, son Premier ministre Manuel Valls a insisté en exhortant Ankara à prendre "toutes les mesures qui s'imposent" pour sauver Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe).

"Il n'est pas acceptable de nous demander d'ouvrir nos frontières sans définir précisément ce que cela signifie", a répondu le chef du gouvernement turc.

"Il n'est pas acceptable d'affirmer que cette crise existe juste parce que la Turquie n'ouvre pas ses frontières", a-t-il poursuivi. "C'est facile de parler depuis Paris. Est-ce qu'ils savent seulement ce qui se passe sur le terrain ?"

"Nous ne laissons pas les citoyens turcs entrer en Syrie parce que nous ne voulons pas qu'ils prennent part au conflit syrien. Et nous essayons de bloquer ceux qui tentent de le faire illégalement", a insisté M. Davutoglu, "c'est contraire à nos lois constitutionnelles".

Ankara interdit aux combattants rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), à la pointe du combat contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak, de rejoindre Kobané par son territoire, provoquant la colère des Kurdes de Turquie.

Le gouvernement turc refuse jusque-là d'intervenir militairement contre les jihadistes de crainte de favoriser par ricochet le régime du président syrien Bachar el-Assad, sa bête noire, et de renforcer la position des Kurdes.

Le PKK mène depuis 1984 en Turquie une rébellion qui a fait 40 000 morts.

http://www.lorientlejour.com/article/891288/davutoglu-a-la-france-seuls-les-refugies-syriens-peuvent-passer-la-frontiere-turque-pour-aller-a-kobane.html


Les Kurdes consultent pour décider de la suite du processus de paix avec Ankara  15/10/2014

Les Kurdes consultent pour décider de la suite du processus de paix avec Ankara




Le principal parti kurde de Turquie a annoncé mercredi qu'il allait prochainement consulter les principaux responsables rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sur la suite à donner au processus de paix engagé avec le gouvernement.

Le chef du PKK Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à perpétuité sur l'île-prison d'Imrali (nord-ouest), avait laissé jusqu'au 15 octobre aux autorités turques pour montrer leur détermination à poursuivre ces pourparlers, mis en danger par la politique syrienne d'Ankara et les émeutes pro-kurdes de la semaine dernière.

Ni le gouvernement ni le PKK n'ont fait de déclaration importante mercredi à l'expiration de cet ultimatum.
Le Parti démocratique populaire (HDP, pro-kurde) a toutefois indiqué qu'une délégation se rendrait ce week-end dans les monts Kandil (nord de l'Irak), pour s'y entretenir avec les chefs militaires du PKK. Trois députés du HDP se rendront ensuite le 21 octobre à Imrali pour y rencontrer M. Öcalan dans sa prison, selon un communiqué.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu, qui a répété mardi sa détermination à poursuivre les discussions de paix, devait présider mercredi en fin de journée, une réunion consacrée à ce dossier, a-t-on appris auprès de ses services.

Engagées il y a deux ans, ces négociations destinées à mettre fin à la rébellion kurde qui a fait quelque 40 000 morts depuis 1984 sont aujourd'hui clairement menacées.

La semaine dernière, des milliers de jeunes kurdes sont descendus dans les rues de tout le pays pour dénoncer le refus d'Ankara d'intervenir militairement pour venir en aide aux combattants kurdes qui défendent la ville syrienne de Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe), assiégée par les jihadistes du groupe État islamique (EI).
Ces violentes manifestations ont fait au moins 34 morts, plusieurs centaines de blessés et causé de très importants dégâts matériels.

Lundi, l'armée turque a bombardé des positions du PKK dans le sud-est du pays, une première depuis le cessez-le-feu proclamé par les rebelles en mars 2013.
M. Öcalan a récemment averti que la chute de Kobané signifierait de facto la mort du processus de paix et son principal chef militaire a annoncé que des combattants du PKK avait commencé à revenir sur le sol turc.

http://www.lorientlejour.com/article/891286/les-kurdes-consultent-pour-decider-de-la-suite-du-processus-de-paix-avec-ankara.html


Le Pentagone baptise sa mission en Irak et en Syrie "Détermination absolue"  15/10/2014

Le Pentagone baptise sa mission en Irak et en Syrie "Détermination absolue"





Le Pentagone a finalement donné un nom --"Détermination absolue"-- à l'opération qu'il mène en Irak et en Syrie contre l'organisation de l'Etat islamique, après plus de deux mois de frappes aériennes, a annoncé mercredi le porte-parole du plus haut gradé américain.

"Le nom de l'opération est +Détermination absolue+ (Inherent Resolve, en anglais)", a déclaré le colonel Ed Thomas, porte-parole du général Martin Dempsey, à des journalistes.

La décision a été prise "il y a quelques jours", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Ce nom avait déjà été évoqué dans la presse, mais certains officiers se seraient prononcé contre.

Les Etats-Unis ont commencé le 8 août à bombarder l'organisation de l'Etat islamique (EI), d'abord en Irak, puis en Syrie.

Mardi et mercredi, 18 frappes ont encore visé des positions jihadistes autour de la ville kurde de Kobané, au nord de la Syrie.

D'ordinaire, l'armée américaine dote chacune de ses opérations extérieures d'un nom dès ses débuts, ce qui permet de décerner aux soldats impliqués des décorations frappées du nom de l'opération.

Lors du déclenchement de la guerre contre les talibans en Afghanistan en 2001, Washington avait ainsi opté pour "Opération liberté immuable", puis, en mars 2003, l'invasion de l'Irak avait été baptisée "Opération liberté irakienne".

Mais en plus de deux mois de bombardements en Irak, puis en Syrie, aucun nom n'avait encore été retenu, alimentant les spéculations sur la crainte de la Maison Blanche de donner l'impression d'un nouvel engagement militaire sur la longueur en Irak, après plus de huit ans de présence dans le pays (2003-2011) et près de 4 500 soldats américains tués.

La presse américaine a du même coup commencé à inventer des noms sur le mode sarcastique. Certains ont ainsi baptisé l'opération "Hé! Mais c'est mon Humvee!", en référence aux véhicules blindés américains de l'armée irakienne saisis par les jihadistes lors de leur fulgurante avancée en juin.

http://www.lorientlejour.com/article/891283/le-pentagone-baptise-sa-mission-en-irak-et-en-syrie-determination-absolue.html


Les pays du Golfe envisagent une force navale conjointe  15/10/2014

Les pays du Golfe envisagent une force navale conjointe






Les six monarchies arabes du Golfe envisagent de se doter d'une force navale conjointe pour protéger leurs eaux territoriales, a annoncé mercredi un haut officier koweïtien.

Cette nouvelle force devrait être mise en place dans les "prochains mois" et devrait être appelée "Groupe de sécurité 81", a précisé le conseiller du ministère de la Défense, le général Ahmed Youssef al-Moulla.

Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) avait formé en 1982 une force terrestre commune, appelée Bouclier de la péninsule, qui a été remplacée ensuite par un système de commandement unifié entre les six armées. Lors de leur dernier sommet en décembre à Koweït, les pays du CCG, ont approuvé la création d'un commandement militaire unifié pour "raffermir la stabilité et la sécurité régionales.


Le général Moulla, cité par l'agence de presse koweïtienne Kuna, a indiqué que les effectifs de la force navale conjointe seraient calculés en fonction du "niveau des menaces contre la sécurité maritime dans le Golfe".

Les six pays ont plus de 3.000 kilomètres de côtes sur le Golfe face à l'Iran qui a une puissante marine de guerre. Les forces navales occidentales sont également présentes dans la région.
Les six pays renferment quelque 40% des réserves de brut du monde et le quart des réserves de gaz. Ils comptent près de 50 millions d'habitants, dont une bonne moitié d'étrangers.

http://www.lorientlejour.com/article/891253/les-pays-du-golfe-envisagent-une-force-navale-conjointe.html


L'opposition sioniste : la décision britannique est une énorme défaite pour la politique israélienne  15/10/2014

L'opposition sioniste : la décision britannique est une énorme défaite pour la politique israélienne





Yitzhak Herzog, député travailliste et chef de l'opposition israélienne , a décrit le vote à la Chambre des communes comme une défaite retentissante pour la politique de l'Etat hébreu, tout en considérant que toute défaite comme ce vote affecte les intérêts israéliens fondamentaux.

Selon la radio publique israélienne, Herzog a critiqué le gouvernement de Benjamin Netanyahu, en disant que Netanyahu a échoué à exercer ses fonctions sur le niveau politique, social et économique.

"Le premier ministre israélien a également échoué dans ses efforts pour lutter contre la hausse des prix", a-t-il ajouté, en l'accusant de détourner la société de ce sujet par l'échange de coups de poing avec Washington.

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7nPeKbGC278nmCMycTStCat7DdSIJCYBcaGaOqJ1FSm8thqUHq4yP%2bJijj29f%2fh7w1VRruX3b9W316Yb0PkRMIsjKPoza%2fFb15Fm2BTfytYY%3d


Mutinerie de la police algérienne contre un cadre du régime  15/10/2014

Mutinerie de la police algérienne contre un cadre du régime




Plus de 1500 policiers des unités d’intervention rapide de la sûreté (URS), l’équivalent des CRS en France, réclament le départ du patron de la police algérienne, le général Abdelghani Hamel. Dépêchées depuis plus de 10 mois pour réprimer les échauffourées violentes qui opposaient les Mozabites (des Berbères) aux Chaambis (des Arabes), ces unités spéciales ont fini par crier leur ras-le-bol. Selon le quotidien « El Watan » du 13 octobre « les cris des éléments d’intervention qu’on a entendu toute la matinée à Ghardaïa, réclamant des droits qu’ils disent tus, omis, bafoués. A commencer par le droit de revoir sa famille après plus de 10 mois de mission au cœur des événements sanglants de Ghardaïa. »

La manifestation de policiers s’est déroulée au moment même où les violences ont repris entre les deux communautés antagonistes et ont fait deux morts, selon le quotidien arabophone « El-Khabar ». Des forces de la gendarmerie nationale ont été dépêchées en renfort et des avions de combats ont survolé la ville, selon la même source.

Un gendarme à la tête de la police

Depuis sa nomination le 7 juillet 2010 à la tête de la DGSN, Abelghani Hamel fait l’objet d’une contestation sourde parmi les cadres de la police. Ces derniers voient mal un gendarme les diriger alors que leur corps recèle un bon nombre d’éléments compétents capables d’assurer le bon fonctionnement d’une structure considérée comme sensible par un régime de plus en plus méfiant.

Pour rappel, Hamel a succédé au colonel Ali Tounsi assassiné dans son bureau le 25 février 2010 par le colonel Chouaïb Oueltache, son ami et voisin retraité de l’armée. Nommé à la tête de la police en mars 1995, en remplacement de Mohamed Ouadah, un homme sans envergure aucune, Ali Tounsi était aussi un transfuge de l’armée. Ancien sous-directeur de la sécurité de l’armée à la Direction de la Sécurité Militaire sous feu Kasdi Merbah jusqu’au départ de ce dernier, il sera affecté, après la restructuration de la SM, au Service Central des Sports Militaires avant sa mise à la retraite vers la fin des années 80.

Mainmise de l’armée

Le maintien de Abelghani Hamel au grade de général-major de la gendarmerie nationale, un corps qui dépend du ministère de la défense nationale, est contraire au règlement militaire algérien qui limite le détachement à trois années. Le fait que la police soit sous tutelle du ministère de l’intérieur et que son patron soit issu de la hiérarchie militaire reflète parfaitement le dysfonctionnement des structures de l’Etat algérien sous Bouteflika. Pour nombre d’observateurs avertis Hamel ne doit pas quitter le giron militaire puisqu’il demeure aux yeux du clan présidentiel un potentiel candidat pour succéder au général de corps d’armée Mohamed Mediene dit Tewfik. Situation délicate pour Hamel qui est un potentiel successeur au président Bouteflika dans le cas où Saïd, le frère cadet du président, serait contraint de renoncer à ses ambitions présidentielles.

Pour le moment, Abdelghani Hamel et ses parrains doivent penser à parer au plus pressé en jugulant la colère des policiers et faire en sorte qu’elle ne déborde pas de la vallée du M’zab. Le risque de contagion vers d’autres régions du pays et notamment la capitale inquiète les autorités du pays. Depuis quelques semaines on voit dans les rues d’Alger un renforcement de la présence policière avec l’apparition de détachements composés de trois ou quatre policiers armés de fusils mitrailleurs. Quelque chose de tout à fait nouveau pour les Algérois.

http://www.mondafrique.com/lire/politique/2014/10/14/mutinerie-de-la-police-algerienne


La Chine vient en aide à la Russie accablée par les sanctions occidentales  15/10/2014

La Chine vient en aide à la Russie accablée par les sanctions occidentales




Les sanctions successives des États-Unis et de l'Europe ont provoqué une fuite des capitaux en Russie, tandis que les investisseurs se débarrassent de leurs roubles et que les prix du pétrole brut continuent à baisser. La Russie, dont l'économie dépend fortement des exportations de pétrole brut et de gaz naturel, souffre d'un coup fatal.

Depuis le début du mois d'octobre, la banque centrale intervient sur le marché des devises, mais son investissement de 6 milliards de dollars n'a pas suffi à prévenir la baisse du cours du rouble.

Hier à l'aube, la présidente de la banque centrale Elvira Nabiullina a dû admettre que si le marché monétaire continue à parier contre le rouble, la banque sera incapable de prévenir une nouvelle chute de sa valeur.

Le 13 octobre, la Banque populaire de Chine (la banque centrale chinoise) et la Banque centrale de la Fédération de Russie ont signé un accord bilatéral d'échange de 150 milliards de yuans contre 815 milliards de roubles, afin de faciliter les investissements commerciaux directs et de promouvoir le développement économique des deux pays. L'accord d'échange a une validité de trois ans, et pourra être renouvelé avec l'accord des deux parties.

En outre, la Banque du commerce extérieur russe (VTB) et la banque chinoise Exim (Export-Import Bank of China) ont conclu un accord-cadre sur un montant de crédit pouvant aller jusqu'à 2 milliards de dollars. La société russe de télécommunications Megafon et la banque étatique China Development Bank ont également signé un accord-cadre de 5 milliards de dollars.

Selon les prévisions russes, le volume des échanges commerciaux sino-russes pourrait atteindre 100 milliards de dollars l'an prochain, et 200 milliards de dollars en 2020.

Suite aux sanctions imposées par les États-Unis et les pays européens, la Russie s'est tournée vers l'Asie pour poursuivre son développement, et ses échanges avec la Chine augmentent rapidement. Pour remédier à leur manque de capital, les entreprises russes ont commencé au début de l'année à chercher de nouvelles sources de financement à l'étranger, et en premier lieu en Chine.

Les chiffres de la banque centrale russe montrent que les entreprises russes choisissent en majorité la Chine pour leurs demandes de crédit, et que la Chine est devenue l'un des trois pays les plus attractifs pour les sociétés russes, avec le Luxembourg et le Japon.

Au premier trimestre 2014, les entreprises russes auraient ainsi attiré 13,1 milliards de dollars d'investissements chinois, contre 32 millions un an plus tôt. Les entreprises de pétrole brut et de gaz naturel concentrent pour l'instant 90 % des prêts chinois.

« La réduction des prêts étrangers et la nouvelle orientation vers les pays orientaux des investissements sont deux tendances dues aux sanctions qui vont certainement se renforcer », a estimé Maksim Osadchy, analyste pour la banque BKF.

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2014-10/15/content_33773883.htm


EVO MORALES : L'ANTI-FRANÇOIS HOLLANDE.  15/10/2014


EVO MORALES : L'ANTI-FRANÇOIS HOLLANDE.

Il a nationalisé les hydrocarbures, favorisé une croissance annuelle moyenne de 5% et fait reculer la pauvreté {http://panamza.com/alh}.

Il a rompu les liens diplomatiques avec Israël dès 2009 et qualifié récemment le régime de Tel Aviv d'"État terroriste" {http://panamza.com/alf }.

Il a proposé le transfert de l'ONU hors des États-Unis et accusé Obama de "crimes contre l'humanité" pour avoir "soutenu et financé des actes de terrorisme" à travers le monde {http://panamza.com/lo }.

Il a dénoncé la "colonisation américaine de l'Europe" illustrée par l'incident diplomatique du 2 juillet 2013 au cours duquel la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal lui refusèrent le survol de leurs territoires à la demande "de la CIA", lancée alors dans la traque d'Edward Snowden {http://panamza.com/ale }.

Issu d'une modeste famille amérindienne de bergers de lamas, Evo Morales a été réélu, pour la 3ème fois, dès le 1er tour à la présidence de l'État plurinational de Bolivie {http://panamza.com/alg}.

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algerie-focus.com | 01/10/2014 | 3981 vues
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