Iran : Ahmadinejad appelle le président Rohani à démissionner  09/08/2018

Iran : Ahmadinejad appelle le président Rohani à démissionner

















L’ancien président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, actuellement en résidence surveillée, a appelé dans une vidéo —diffusée via son compte Telegram— à la démission de son successeur, cheikh Hassan Rohani.

Le président Rohani avait réagi au retrait US de l’accord 5+1 (JPCoA) en assurant qu’il maîtrisait la situation. Mais c’est le contraire qui s’est passé : son gouvernement avait tout misé sur un rapprochement économique avec Washington et avait liquidé le système de contournement des sanctions mis au point par le président Ahmadinejad.

Depuis le début de l’année, la monnaie iranienne s’est effondrée de 60 % par rapport au dollar et le taux de chômage approche les 40 %. Plusieurs services publics ne fonctionnent plus : en de nombreux endroits du pays, l’eau est devenue impropre à la consommation, etc.

Des manifestations anti-gouvernementales ont débuté il y a huit mois, en décembre 2017, et se sont progressivement étendues à presque tout le pays. Les mots d’ordre sont d’abord dirigés contre le soutien financier au Hamas et à certaines milices iraquiennes, parfois mais beaucoup plus rarement contre le soutien à la Syrie et au Hezbollah. Les manifestants exigent le départ non seulement du président Hassan Rohani, mais aussi et c’est nouveau du Guide de la Révolution Ali Khamenei.

L’ayatollah Ali Khamenei était entré en conflit avec Mahmoud Ahmadinejad à la fin de son second mandat. Il l’avait qualifié de « mauvais musulman » ; raison pour laquelle, son candidat à sa succession n’avait pas été autorisé à se présenter à l’élection présidentielle.

Mahmoud Ahmadinejad entend poursuivre la Révolution anti-impérialiste de l’imam Khomeiny, mais sans le clergé.

http://www.voltairenet.org/article202372.html

Comment les USA ont poussé dehors le président du Congo  09/08/2018

Comment les USA ont poussé dehors le président du Congo

















Le président du Congo Joseph Kabila a annoncé ce mercredi sa décision de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du pays qu’il dirige depuis 17 ans. Le président congolais a désigné son ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, pour se présenter aux prochaines élections présidentielles prévues en décembre prochain.

La décision de Joseph Kabila intervient alors que les États-Unis prévoyaient une série de sanctions qui viseraient directement le président du Congo ainsi que ses plus proches. L’administration du président américain Donald Trump s’est dite « prête à prendre des sanctions plus poussées contre le régime de Joseph Kabila pour le dissuader de se présenter à l’élection présidentielle et de s’accrocher au pouvoir », a rapporté le Financial Times.



Les sanctions auraient notamment ciblé les finances de la famille de Joseph Kabila, notamment son épouse et sa sœur jumelle. La famille de Joseph Kabila a constitué un gigantesque « réseau d’entreprises qui s’étend dans tous les secteurs de l’économie congolaise et qui a rapporté des centaines de millions de dollars à leur famille », a révélé Bloomberg en 2016. La famille de Kabila contrôlerait également plus de 120 permis d’extraction d’or, de diamant, de cuivre ou de cobalt en RD Congo.

Kabila a pris le pouvoir en 2001 suite à l’assassinat de son père, le président Laurent-Désiré Kabila. Élu président en 2006, il est réélu pour un second mandat supposé le mener à quitter le pouvoir cinq ans plus tard, étant donné que la Constitution congolaise interdit plus de deux mandats. Toutefois, en 2016, Joseph Kabila refuse d’organiser des élections jusqu’en 2018.

Le refus du président congolais de quitter le pouvoir avait déjà entraîné une première vague de sanctions en septembre 2016, en juin 2017 puis en décembre 2017 visant des proches de Joseph Kabila, sans toutefois cibler son cercle intime. L’ultime menace de sanctions visant le portefeuille familiale a finalement fini par faire céder le président du Congo, qui a annoncé ainsi son intention de respecter la Constitution en ne se présentant pas.

https://www.tsa-algerie.com/comment-les-usa-ont-pousse-dehors-le-president-du-congo/

L’Algérie apporte son soutien à l’Arabie saoudite dans sa crise avec le Canada  09/08/2018

L’Algérie apporte son soutien à l’Arabie saoudite dans sa crise avec le Canada


















L’Algérie a exprimé, jeudi, sa préoccupation quant aux répercussions de la crise diplomatique entre l’Arabie Saoudite et le Canada, appelant au respect de la souveraineté des pays et à la non-ingérence dans leurs affaires internes, a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères diffusé via l’Agence officielle.

“L’Algérie appelle à la nécessité, pour les pays, de recourir dans leurs relations extérieures aux principes du droit international et de la Charte de l’ONU, notamment dans leur volet relatif au respect de la souveraineté des pays et la non-ingérence dans leurs affaires internes”, a affirmé le MAE.

Le ministère a salué, en cette occasion, les “profondes relations fraternelles unissant l’Algérie et le Royaume d’Arabie Saoudite frère”.

https://www.tsa-algerie.com/lalgerie-apporte-son-soutien-a-larabie-saoudite-dans-sa-crise-avec-le-canada/

France: Tariq Ramadan maintenu en détention provisoire  09/08/2018

France: Tariq Ramadan maintenu en détention provisoire

















L’islamologue suisse est incarcéré depuis le 2 février pour le viol présumé de deux femmes.

La cour d’appel de Paris a confirmé mercredi le rejet d’une deuxième demande de mise en liberté de l’islamologue suisse Tariq Ramadan, en détention provisoire depuis six mois pour des accusations de viols qu’il conteste vigoureusement, a appris jeudi l’AFP de source judiciaire.

Tariq Ramadan, 55 ans, est incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour le viol présumé de deux femmes, dont les accusations ont fait chuter cette figure populaire et controversée de l’islam en Europe.
Nouvelle requête

Après le rejet en mai d’une première requête, sa défense avait déposé cette nouvelle demande le 19 juillet dans la foulée d’une confrontation avec sa première accusatrice, Henda Ayari, dont le témoignage sur le lieu et la date du viol présumé a été mis à mal par les investigations. À l’appui de sa demande, la défense de Tariq Ramadan avait invoqué de nouveau son état de santé – il souffre d’une sclérose en plaques dont le traitement a été jugé compatible avec son incarcération à Fresnes, en région parisienne – et pointé les « incohérences » et « invraisemblances » des plaignantes.

Fin juillet, les trois juges d’instruction en charge de l’enquête puis le juge des libertés et de la détention ont rejeté cette demande, et la défense de Tariq Ramadan a formé un recours, examiné mercredi par la chambre de l’instruction à huis clos et en l’absence de l’intellectuel.

http://www.lesoir.be/172251/article/2018-08-09/france-tariq-ramadan-maintenu-en-detention-provisoire

La première femme musulmane rentrera au Congrès américain  09/08/2018

La première femme musulmane rentrera au Congrès américain

















Une femme musulmane a été élue pour la première fois à la Chambre des représentants du Congrès américain. Rashida Tlaib, avocate d'origine palestinienne, a décroché un siège de congressiste après les primaires dans l’État du Michigan.

Comme elle n'est pas en concurrence avec des rivaux d'autres partis, les élections au Congrès en novembre ne changeront pas ce résultat.

Rashida Tlaib, 42 ans, a remporté les primaires dans la 13e circonscription de l'État du Michigan en tant que candidate du parti démocrate, écrit le quotidien Kommersant. Elle est la première femme musulmane qui rentrera au Congrès américain.

Avec 33,2% des suffrages, elle a devancé de 4% la présidente du conseil municipal de Detroit Brenda Jones. Aucun candidat indépendant ni du parti républicain n'ayant participé aux primaires, Rashida Tlaib n'aura donc pas de concurrents et elle représentera à coup sûr le Michigan à la Chambre des représentants du Congrès.

Les élections de mi-mandat se tiendront en novembre 2018, parallèlement aux élections des gouverneurs dans plusieurs États.

L'aînée des 14 enfants d'une famille d'immigrés palestiniens, Rashida Tlaib, a commencé sa carrière politique en 2008 quand elle a remporté la victoire aux élections à la Chambre des représentants du Michigan. Elle disait ne pas vouloir se lancer dans la politique, préférant le travail social, mais elle a été convaincue par son prédécesseur Steve Tobocman, originaire de la communauté juive, dont elle était la stagiaire et assistante depuis 2004. Ils se sont rencontrés quand Rashida Tlaib travaillait au Centre communautaire arabe pour apporter des services d'avocat aux migrants.

Elle a participé, par ailleurs, aux protestations contre Donald Trump pendant sa campagne électorale.

Cette année, au moins 173 femmes-candidates se présenteront aux élections de mi-mandat au Congrès. En 2016, elles étaient 167. 11 femmes se disputeront le poste de gouverneur. Le record précédent (10 femmes) avait été établi en 1994.

Rashida Tlaib n'est pas la seule femme sous le feu des projecteurs à l'approche des législatives. Par exemple, le 26 juin, un scoop a été provoqué dans les médias américains par Alexandria Ocasio-Cortez, 28 ans, originaire du Bronx: aux primaires démocratiques de New York, elle a devancé le politicien expérimenté Joe Crowley, réélu dix fois et auquel on prédisait le poste de leader des Démocrates. Si Alexandria Ocasio-Cortez était élue au Congrès, elle deviendrait la plus jeune femme de l'histoire à siéger à la Chambre des représentants.

Au Texas, aux élections au poste de gouverneur, le parti démocrate est représenté par Lupe Valdez, qui affiche ouvertement son homosexualité. En cas de victoire, l'État sera dirigé pour la première fois par une représentante de la communauté LGBT, et à la fois la première Latino-Américaine. La démocrate Stacey Abrams pourrait devenir la première gouverneure afro-américaine de l'État de la Géorgie.

https://fr.sputniknews.com/presse/201808091037596024-femme-musulmane-congres-americain/

Crise en Israël: des Arabes israéliens ne reconnaissent pas l'«État hébreu»  09/08/2018

Crise en Israël: des Arabes israéliens ne reconnaissent pas l'«État hébreu»
















Les Arabes israéliens ont envoyé à la Cour suprême une pétition contre la loi fixant officiellement le statut d'«État hébreu» d'Israël. Les partisans de ce texte insistent sur le fait que cette loi ne porte pas atteinte aux droits des minorités nationales et ne fait qu'entériner un fait établi.

La nouvelle loi en Israël sur le statut d'«État hébreu» entraînera-t-elle l'aggravation du conflit de longue date au Proche-Orient?— s'interroge le quotidien Gazeta.ru.

La loi fixant juridiquement le statut de l'«État-nation du peuple juif» a provoqué les protestations de la partie arabe de la population d'Israël, dont les représentants «se sont adressés à la Cour suprême pour exiger d'annuler cette loi portant atteinte aux droits de la population arabe, qui représente 20% des habitants du pays», souligne le Washington Post.

Les auteurs de la pétition affirment que cette loi est «raciste et coloniale». Les Druzes qui vivent en Israël, ainsi que les représentants des Bédouins qui, toutefois, se distancent des Arabes, s'opposent également à ce texte.

Cette loi a également suscité une forte critique de l'opposition de gauche israélienne, ainsi que de certains politiciens européens qui estiment qu'elle porte atteinte aux droits des minorités.

Toutefois, la ministre israélienne de la Justice Ayelet Shaked doute que les juges se prononceront majoritairement en faveur de la pétition. «J'espère vraiment que cela n'arrivera pas», dit-elle.

La loi, votée par la majorité des députés, possède le statut de loi fondamentale — ce qui la place au même niveau qu'une loi constitutionnelle en l'absence de constitution formelle en Israël.

Comme l'explique le commentateur politique Evgueni Sova, directeur du bureau moyen-oriental de la chaîne RTVI, l'objectif de la loi consiste à fixer l'autodétermination nationale des Juifs, qui constituent la majorité de la population.

Par ailleurs, des habitants d'Israël reconnaissent eux-mêmes que les citoyens non Juifs sont privés de certains droits, comme celui de contracter des mariages civils avec des Juifs sur le territoire israélien.

Les opposants à cette loi estiment qu'elle va légaliser cette discrimination car à présent, les juges de la Cour suprême n'auront plus de raison d'accepter les plaintes des citoyens non Juifs.

L'adoption de cette loi pourrait dégrader davantage les différends entre les Juifs et les Arabes israéliens, qui avaient déjà durement réagi au déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

https://fr.sputniknews.com/presse/201808091037596241-israel-crise-arabes-israliens/

La Serbie à deux doigts d'une nouvelle guerre pour le Kosovo?  09/08/2018

La Serbie à deux doigts d'une nouvelle guerre pour le Kosovo?


















On prédit depuis longtemps un nouveau conflit d'envergure dans les Balkans, mais ces derniers jours il était plus proche que jamais, écrit jeudi le site d'information Vzgliad.

Il serait question d'un conflit international, et plus précisément d'une nouvelle guerre pour le Kosovo avec la participation des forces américaines, qui pourrait conduire à une nouvelle division de la Serbie, selon un auteur du quotidien Vzgliad. Belgrade en a conscience et prépare aujourd'hui la revanche.

Le délai de 1930 jours sous lequel les autorités albanaises du Kosovo devaient créer des municipalités autonomes des communautés serbes au nord du territoire est écoulé. C'était la seule condition convenue pour poursuivre les négociations entre Belgrade et Pristina, même s'il était clair que les Albanais n'en feraient rien — et tout le monde y était moralement préparé. Cependant, la situation a repris une tournure réellement dangereuse.

A la veille de l'expiration de l'«ultimatum serbe», des rumeurs commençaient à circuler autour d'une éventuelle escalade de violence au nord du Kosovo — allant jusqu'à la reprise des activités militaires à part entière. Par exemple, un journal de Belgrade a rapporté que Moscou aurait transmis à Belgrade des renseignements indiquant que les Albanais comptaient attaquer les enclaves serbes avec l'«armée du Kosovo» en formation pour reproduire les événements de 2004.

Certains affirmaient que l'opération militaire des Albanais inclurait également l'occupation de certaines régions du sud de la Serbie revendiquées par Pristina sous la couverture de la Force pour le Kosovo de l'Otan (KFOR) et s'appellerait «Sable d'or». Après cela, les églises kosovares avaient sonné le glas et la milice était passée en état opérationnel.

Pendant ce temps, le Président Aleksandar Vucic a réuni d'urgence à Belgrade le Conseil de sécurité, à l'issue duquel il s'est adressé au peuple serbe et aux habitants du nord du Kosovo en particulier. Il a appelé tout le monde au calme et a demandé de ne pas réagir aux provocations, tout en soulignant que la sécurité de tous les Serbes était «une priorité». D'après Aleksandar Vucic, tout le monde souhaite la paix, mais de «mauvaises personnes» organisent des provocations «multicouches» sur ordre de services de renseignements étrangers.

La KFOR s'est effectivement activée dans le nord du Kosovo en organisant des manœuvres d'envergure. Le moment était on ne peut plus mal choisi, d'autant que les exercices prévoyaient une projection massive de bataillons polonais et américain dans les zones critiques des régions serbes. Et quand la colonne de blindés des fantassins de marine américains est partie en direction du nord de Mitrovica, la nervosité a dégénéré en conflit ouvert.

Voilà ce qui s'est passé: tôt dans la matinée, les Américains sont arrivés jusqu'à leur cible — le plus grand barrage de la région de Gazivode alimentant en électricité la moitié du Kosovo et le sud de la Serbie. C'est un site stratégique crucial dans la zone serbe, c'est pourquoi les unités serbes chargées de sa protection ont bloqué toutes les routes d'approche avec des hérissons anti-char et ont pris position en attendant les fantassins de marine. Rapidement, des hélicoptères américains sont apparus au-dessus du lac. Pendant quelques heures, la situation était au seuil d'une grande guerre.

Pendant ce temps, le bataillon polonais s'est rendu furtivement au village de Valac pour occuper — sans rencontrer de résistance — le poste de distribution du courant directement lié à Gazivode.

Il est honteux de qualifier de telles manœuvres d'exercices: il s'agit clairement d'une provocation militaire, conclut le journal.

https://fr.sputniknews.com/presse/201808091037596500-serbie-nouvelle-guerre-kosovo/

Yémen : au moins 50 personnes ont été tuées par des frappes de la coalition saoudienne  09/08/2018

Yémen : au moins 50 personnes ont été tuées par des frappes de la coalition saoudienne

















Des frappes saoudiennes ont provoqué la mort d'au moins 50 personnes à bord d'un bus et blessé 77 personnes dont une majorité d'enfants. La coalition saoudienne a reconnu avoir mené des frappes qu'elle qualifie d'acte de guerre «légitime».

Au moins 50 personnes ont été tuées dans l'attaque qui a visé le 9 août un bus qui les transportait dans la province du Saada, dans le nord du Yémen, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), citant des autorités locales.




Plus tôt le 9 août, le CICR avait annoncé sur son compte Twitter qu'un hôpital dans la province de Saada, soutenu par le Comité, «a[vait] reçu les corps de 29 enfants âgés de moins de 15 ans et 48 blessés, dont 30 enfants», alors que la coalition sous commandement saoudien intervenant militairement au Yémen avait admis avoir mené une opération militaire dans le secteur parlant d'acte de guerre «légitime».




Mohammed Abdul-Salam, porte-parole du mouvement houthi, a déclaré que la coalition avait fait preuve d'un «mépris évident pour la vie civile», car l'attaque avait visé un lieu public surpeuplé dans la ville. Le CICR a déclaré qu'une attaque avait frappé le bus qui conduisait des enfants au marché de Dahyan, dans le nord de Saada. «Nos magasins étaient ouverts et les gens circulaient comme d’habitude. Tous ceux qui sont morts sont des passants, des enfants et des commerçants», a déclaré à Reuters Moussa Abdullah, un témoin qui était soigné à l'hôpital pour des blessures.




«Grotesque, honteux, indigne. Le mépris flagrant des règles de la guerre lorsqu'un autobus transportant des écoliers innocents est la cible d'une attaque», a déclaré Jan Egeland, chef du Conseil norvégien pour les réfugiés, dans un message sur Twitter.




«Est-ce que le monde a vraiment besoin de voir davantage d'enfants innocents tués pour arrêter la guerre cruelle au Yémen?», a réagi le directeur du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) pour le Moyen-Orient, Geert Cappelaere.




«L'attaque qui s'est produite aujourd'hui dans la province de Saada est une opération militaire légitime contre des éléments qui ont [...] tiré la nuit dernière un missile contre la ville (saoudienne) de Jizane, faisant un mort et des blessés parmi les civils», a indiqué dans un communiqué la coalition dirigée par l'Arabie saoudite. Celle-ci intervient au Yémen en soutien aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Il y a une semaine, cette même coalition avait nié avec force avoir lancé des attaques qui ont fait, selon le CICR, 55 morts et 170 blessés à Hodeida, dans l'ouest du Yémen. La ville stratégique de Hodeida est contrôlée par les Houthis qui ont également attribué à la coalition la responsabilité de ces attaques. Mais celle-ci a démenti et accusé à son tour les rebelles de les avoir menées. La coalition a été accusée à plusieurs reprises de bavures ayant coûté la vie à des centaines de civils. Elle a admis sa responsabilité dans certains raids ayant tué des civils mais accuse les Houthis de se mêler aux civils ou de les utiliser comme boucliers humains.

La coalition a répété ce même argument ce 9 août après avoir affirmé dans un premier temps avoir visé des responsables de tirs de missiles sur l'Arabie saoudite. Elle a affirmé que «cette opération a été menée dans le respect du droit humanitaire international» et accusé les Houthis de recruter des enfants.

Les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite (une branche du chiisme) qui s'estime marginalisée dans un pays majoritairement sunnite, sont soutenus par l'Iran qui nie toutefois leur fournir un appui militaire. La guerre au Yémen a fait plus de 10 000 morts depuis l'intervention de la coalition en mars 2015 et provoqué «la pire crise humanitaire» au monde, selon l'ONU.

https://francais.rt.com/international/53279-yemen-moins-50-personnes-ont-ete-tuees-frappes-coalition-saoudienne

Migrants : Amnesty International accuse Malte et l'Italie d'appliquer des «politiques meurtrières»  09/08/2018

Migrants : Amnesty International accuse Malte et l'Italie d'appliquer des «politiques meurtrières»

















Amnesty International dénonce la politique de l'Italie et de Malte sur le sauvetage des migrants en mer. l'ONG reporche en particulier à ces gouvernement de contourner le droit de la mer.

Dans un rapport publié le 8 août, l'ONG Amnesty International accuse Rome et La Valette, de violer les droits des migrants en appliquant une politique défavorable à l'aide humanitaire. D'après l'ONG, 721 personnes ont perdu la vie en mer au cours des deux seuls mois de juin et juillet sur 1 111 depuis le début de l'année. L'organisation estime que le nombre de victimes a augmenté depuis que Malte et l'Italie appliquent une politique durcie à l'gard du sauvetage de migrants illégaux naviguant vers l'Europe.

Amnesty dénonce même des «politiques européennes meurtrières», estimant qu'au-delà de la politique migratoire adoptée par l'Italie et Malte, Bruxelles n'assume pas ses responsabilités. «L’Italie réclame depuis longtemps, à juste titre, un partage équitable des responsabilités de sauvetage en Méditerranée centrale», reconnaît même l’ONG dans son rapport.

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et son ministre de l’Intérieur issu de la Ligue, Matteo Salvini, sont toutefois particulièrement incriminés pour leurs refus d'accueillir les migrants secourus près de leurs côtes.


Amnesty International invoque le droit de la mer, qui impose aux Etats d'accueillir les personnes secourues le plus rapidement possible. «Cependant, l’interdiction des débarquements comme moyen de pression peut être perçue comme une tentative consciente et insensible de s’en prendre à la nature des opérations de recherche et sauvetage en mer pour des raisons politiques», estime l'ONG.

L'ONG souligne à titre d'exemple le cas très médiatisé de l'Aquarius. Ce bateau avait été refoulé à l'entrée des ports italiens au début du mois de juin. Et c'est la ville de Valence en Espagne, qui se situe pourtant à quelque 1 500 kilomètres de Malte, qui a décidé d'autoriser le navire à accoster.

Amnesty International dénonce en outre les procédures judiciaires dont font l'objet les ONG se fixant pour objectif de venir en aide aux migrants en mer. En effet, celles-ci sont régulièrement accusées de favoriser le trafic des passeurs, voire de travailler de concert avec eux. Ces soupçons de complicité d'aide à l'immigration irrégulière ont conduit la justice italienne à ouvrir une enquête parlementaire en mai 2017, qui a conclu que les ONG constituaient un «facteur d'attraction».

https://francais.rt.com/international/53270-migrants-amnesty-international-accuse-malte-italie-politiques-europeennes-meurtrieres

Le British Museum restituera des antiquités pillées en Irak après la chute de Saddam Hussein  09/08/2018

Le British Museum restituera des antiquités pillées en Irak après la chute de Saddam Hussein

















Le British Museum, vient d'idenetifier la provenance de huit petits objets antiques saisis chez un vendeur britanique : ils avaient été pillés en 2003 en Irak. Le Royaume-Uni s'apprête à les restituer à l'Irak.

Ce 9 août, la direction du British Museum a annoncé que des objets vieux de 5 000 ans, pillés en Irak en 2003 après la chute de Saddam Hussein, allaient revenir dans leur pays après avoir été identifiés par des experts.

Huit petits objets avaient été saisis en mai 2003 chez un vendeur de la capitale anglaise par la police londonienne, qui ne disposait pas d'informations sur leur provenance. Ils ont été confiés aux mains d'experts du British Museum qui ont déterminé qu'ils venaient du site de Tello dans le sud de l'Irak, où le musée mène un programme de fouilles.

Plusieurs de ces objets, dont trois cônes d'argile, portaient des inscriptions cunéiformes indiquant qu'ils provenaient d'un temple de la ville sumérienne de Girsu, aujourd'hui connue sous le nom de Tello. Parmi les trésors retrouvés figurent une petite amulette en marbre blanc représentant un animal à quatre pattes, un sceau en marbre rouge avec deux quadrupèdes, un sceau en calcédoine blanche gravé, une petite tête de massue en albâtre et un galet poli sur lequel figure une écriture cunéiforme.

Les objets seront formellement remis le 10 août à l'ambassadeur d'Irak au Royaume-Uni, Salih Husain Ali. Ce dernier a remercié le British Museum pour ses «exceptionnels efforts d'identification et de retour des antiquités pillées en Irak». «Une telle collaboration entre l'Irak et le Royaume-Uni est vitale pour la préservation et la protection du patrimoine irakien», a-t-il déclaré, cité par le musée.

Pour Hartwig Fischer, directeur du British Museum, le retour de ces objets est un «symbole des très solides relations de travail avec [ses] collègues irakiens développées ces dernières années.»

Le British Museum est impliqué de longue date dans la sauvegarde des trésors de l'histoire irakienne. Il avait, dès 2003, mis en garde contre le pillage du patrimoine culturel du pays, et, en 2015, le musée avait lancé un programme pour former des experts irakiens aux dernières technologies afin de conserver et de documenter au mieux leur héritage culturel.

https://francais.rt.com/international/53273-british-museum-restituera-oeuvres-pillees-irak-chut-saddam-hussein

L'Argentine dit finalement «non» à l'avortement  09/08/2018

L'Argentine dit finalement «non» à l'avortement

















En Argentine, ce 9 août, les sénateurs ont mis fin aux espoirs de légalisation de l'avortement en rejetant un projet de loi approuvé par les députés en juin dernier. Des affrontement ont eu lieu dans la soirée entre des pro-IVG et la police.

Les sénateurs argentins ont finalement bloqué ce 9 août la légalisation de l'avortement en rejetant un projet de loi qui avait été approuvé par les députés en juin. 38 sénateurs ont dit «non» au texte prévoyant d'autoriser l'interruption volontaire de grossesse (IVG) pendant les quatorze premières semaines de grossesse, 31 ont voté pour et deux se sont abstenus, selon les résultats officiels.



Le vote a été accueilli par des feux d'artifice et des cris de joie parmi les militants anti-IVG rassemblés à Buenos Aires devant le Parlement, où se déroulaient les débats. Dans le pays dont le pape François est originaire, ce sont avant tout des motivations religieuses qui animent ces opposants.



A l'autre extrémité de la place du Congrès, les mines étaient dépitées et les larmes coulaient sur les visages des partisans de la légalisation de l'avortement, d'autant plus déçus par ce vote que le Parlement ne pourra plus se prononcer sur la question avant 2020.




Les pro-IVG s'étaient massivement rassemblés, dès le 8 août au matin, aux abords du Congrès, brandissant les foulards verts, symbole des revendications d'avortement légal, libre et gratuit. Une poignée de manifestants isolés ont incendié des palettes contre une des deux rangées de grilles séparant les deux camps et lancé des pierres sur les policiers anti-émeutes.

https://francais.rt.com/international/53266-argentine-dit-finalement-non-avortement


Skripal : Washington accuse Moscou d'être responsable de l'empoisonnement et annonce des sanctions  09/08/2018

Skripal : Washington accuse Moscou d'être responsable de l'empoisonnement et annonce des sanctions

















Photo: La maison de l'ex-agent secret russe Alexeï Skripal à Salisbury

Les Etats-Unis ont annoncé avoir déterminé que la Russie était derrière l'attaque à l'agent Novitchok au Royaume-Uni. Washington va imposer des sanctions économiques contre Moscou, qui nie être lié à l'empoisonnement de l'ex-agent secret russe.

Les Etats-Unis ont annoncé leur intention d'imposer de nouvelles sanctions économiques à la Russie. Selon Washington, Moscou serait derrière l'attaque à l'agent Novitchok contre l’ex-agent secret russe Alexeï Skripal et sa fille à Salisbury, au Royaume-Uni.

«Les Etats-Unis ont déterminé le 6 août [...] que le gouvernement russe avait utilisé des armes chimiques ou biologiques en violation des lois internationales», a fait savoir la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert, via un communiqué.

Conformément à la loi américaine sur les armes chimiques, cette détermination entraîne l'imposition de sanctions économiques qui devraient entrer en vigueur fin août, a-t-elle ajouté, sans précision sur la nature des sanctions. Selon la chaîne américaine NBC, la première tranche de sanctions concernerait les licences d'exportation en Russie de biens susceptibles de poser une menace à la sécurité nationale.

Si le département d'Etat américain semble être convaincu de l'implication de Moscou dans l'affaire Skripal, aucune preuve n'a jusqu’à maintenant été présentée au grand public. Peu après les faits, l'Occident a été prompt à accuser la Russie d'être derrière l'empoisonnement de l'ex-agent secret russe et sa fille. Le Kremlin quant à lui a toujours nié toute responsabilité, proposant en parallèle sa coopération dans l'enquête, proposition qui n'a jamais été acceptée par Londres. L'affaire avait déclenché une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les chancelleries occidentales suivie d’une vague d'expulsions croisées de diplomates. Cela étant, certains pays comme l'Autriche avaient refusé d’emboîter le pas à leurs voisins.

Le 4 mars, l'ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille de 33 ans Ioulia ont été empoisonnés par un agent innervant à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre. Le 14 mars, Londres avait désigné Moscou comme responsable de cette attaque sur son territoire, Theresa May estimant, sans présenter de preuves, la culpabilité de la Russie comme «très probable».

Le Novitchok («petit nouveau» en russe) n'est pas répertorié sur la liste des armes chimiques prohibées par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Son existence (et la formule permettant de l'obtenir) ont été rendues publiques par le chimiste russe Vil Mirzaïanov en 1992. Cet agent chimique, développé sous l'ère soviétique, est réputé extrêmement dangereux et difficile (sinon impossible) à détecter.

D'ailleurs, le chef du laboratoire militaire britannique de Porton Down, Gary Aitkenhead, a déclaré le 3 avril qu'il n'avait pas été capable de déterminer que l'agent innervant utilisé pour empoisonner l'ancien agent double russe Sergueï Skripal provenait de Russie.

https://francais.rt.com/international/53263-skripal-washington-accuse-moscou-annonce-des-sanctions

Ankara déterminé à faire des affaires avec Téhéran en dépit des sanctions US  08/08/2018

Ankara déterminé à faire des affaires avec Téhéran en dépit des sanctions US

















La Turquie ne compte pas renoncer à la coopération énergétique avec les Iraniens suite à la restauration des sanctions américaines visant la République islamique.

Ankara reste attaché à ses contrats énergétiques avec Téhéran en dépit de la réimposition des sanctions américaines à l'encontre de l'Iran qui pourraient affecter les compagnies turques en cas de coopération avec la République islamique, selon le ministre turc de l'Énergie Fatih Donmez.

La Turquie est fortement dépendante envers les importations énergétiques, et l'Iran voisin figure parmi ses principaux fournisseurs.

«La Turquie reste déterminée à poursuivre ses contrats d'approvisionnement de gaz iranien et continuera d'acheter du gaz naturel à la République islamique malgré la réimposition des sanctions américaines», a déclaré le ministre turc dans une interview à la radio locale.

Le 8 mai dernier, le Président américain Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l'accord signé en 2015 entre des grandes puissances et l'Iran, qui avait alors accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales.

Les États-Unis ont ainsi décidé de rétablir leurs sanctions visant l'Iran ainsi que les entreprises ayant des liens avec Téhéran qui ont jusqu'à 180 jours pour se retirer du pays.

Lundi, le Président Trump a signé un décret réinstaurant un certain nombre de sanctions à l'encontre de l'Iran, en affirmant chercher à imposer une «pression économique maximale» sur la République islamique. Sur sa page Twitter, le locataire de la Maison-Blanche a promis que toute personne faisant affaire avec l'Iran «ne le ferait pas avec les États-Unis».

https://fr.sputniknews.com/international/201808081037579096-turquie-iran-sanctions-us-cooperation/

Deux roquettes tirées de Gaza tombent en Israël, un blessé léger  08/08/2018

Deux roquettes tirées de Gaza tombent en Israël, un blessé léger


















Photo: Des habitants de la ville de Sdérot dans le sud d'Israël passent devant une clôture endommagée par la chute d'une roquette tirée de la bande de Gaza, le 14 juillet 2018 / © AFP / Ahmad GHARABLI

Deux roquettes tirées de la bande de Gaza sont tombées mercredi soir dans la localité de Sdérot dans le sud d'Israël, faisant un blessé léger, selon les autorités et les secours israéliens.

Les télévisions israéliennes ont diffusé des images d'une maison et de voitures endommagées par les roquettes à Sdérot, proche de l'enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Au total huit projectiles ont été tirés de la bande de Gaza, selon l'armée et la police israéliennes. Deux des projectiles ont été interceptés en vol par le système de défense antimissile Iron Dome.

Une personne âgée d'environ 45 ans a été légèrement blessée par des éclats à Sdérot, ont précisé les secours.

Ces tirs surviennent au lendemain de la mort de deux membres des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, dans une frappe israélienne dans le nord de la bande de Gaza. Le Hamas avait ensuite menacé de "faire payer le prix" à Israël.

Selon plusieurs médias israéliens, le commandement de l'armée a admis que l'attaque contre le Hamas avait été décidée après que l'armée a estimé "par erreur" que des tirs contre des soldats provenaient de cette position.

Le Hamas a affirmé, lui, que ses combattants tués participaient à un exercice et que la frappe s'était produite au moment où de hauts responsables du mouvement étaient en visite dans le secteur.

Les tirs de roquettes de la bande de Gaza provoquent généralement des ripostes israéliennes comme des raids de l'armée de l'air sur des objectifs dans la bande de Gaza.

Ceux de mercredi interviennent néanmoins alors que l'Etat hébreu et le Hamas discutent indirectement d'une éventuelle trêve, par l'intermédiaire de l'Egypte et l'ONU.

Les dirigeants du Hamas ont tenu ces derniers jours des réunions à Gaza, mais aucun détail n'a filtré. Ces discussions devaient porter sur des propositions de l'ONU et de l'Egypte sur une possible trêve avec Israël et sur la levée du blocus imposé par les autorités israéliennes à Gaza depuis plus de 10 ans, selon un responsable du Hamas.

Selon les médias israéliens, le cabinet de sécurité israélien doit se réunir jeudi matin pour poursuivre les discussions sur les conditions d'une possible trêve.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008.

Les tensions sont vives depuis des mois entre les deux camps. Mi-juillet, la pire confrontation depuis 2014 les a opposés, avec des dizaines de raids aériens israéliens, tuant deux Palestiniens, dans la bande de Gaza, et quelque 200 roquettes et obus tirés depuis l'enclave vers le territoire israélien.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, avait ensuite averti que l'armée réagirait "beaucoup plus durement" contre le Hamas si les tirs de roquettes se poursuivaient à partir de Gaza.

En outre, les Palestiniens protestent quasiment tous les vendredis depuis le 30 mars près de la barrière séparant la bande de Gaza du territoire israélien, pour dénoncer le blocus imposé depuis plus de dix ans à l'enclave et réclamer le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de leurs terres à la création d'Israël en 1948.

Au moins 162 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens dans la bande de Gaza depuis cette date.

Un soldat israélien a été tué le 20 juillet par un Palestinien durant une opération de l'armée près de la barrière, le premier dans cette zone depuis la guerre de 2014.



(©AFP / (08 août 2018 20h30) https://www.romandie.com/news/ZOOM-Deux-roquettes-tir-es-de-Gaza-tombent-en-Isra-l-un-bless-l-ger/943808.rom

Côte d'Ivoire: libérée, Simone Gbagbo évoque une "nouvelle page"  08/08/2018

Côte d'Ivoire: libérée, Simone Gbagbo évoque une "nouvelle page"


















L'ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo libérée mercredi à Abidjan, a annoncé "une nouvelle page" et une "refondation" pour son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), dans son premier discours.

"L'ancienne page est tournée (...), militants, levez-vous pour une nouvelle page, on est partis sans arrêt, on est partis, on est partis!", a-t-elle déclaré sous les ovations d'un millier de militants réunis dans sa résidence de Cocody, un quartier huppé d'Abidjan.

La "dame de fer", 69 ans, souriante quoique fatiguée, visiblement émue par l'accueil chaleureux de ses sympathisants, s'est exprimée seulement quelques minutes.

Mme Gbagbo condamnée à 20 ans de prison pour atteinte à la sureté de l'Etat, bénéficie à l'instar de 800 personnes, d'une amnistie, décrétée lundi par le président ivoirien Ouattara, afin de favoriser la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

"La refondation, c'est dedans on a commencé", a-t-elle dit, dans un discours à la tonalité peu politique, mais dans lequel elle a remercié tous ceux qui l'ont soutenu pendant ses sept années de détention, et qui ont tenu le flambeau du parti, en son absence et celle de son mari Laurent Gbagbo.

L'ex-président ivoirien (2000-2010) est actuellement détenu et jugé par la Cour pénale internationale à La Haye, accusé de crimes contre l'humanité commis pendant la crise post-électorale (3.000 morts en 2010-11).

Le chef du FPI pro-Gbagbo, Abdoudramane Sangaré, a souhaité que la libération de Mme Gbagbo "prépare l'arrivée de Laurent Gbagbo", dont les avocats ont à nouveau demandé la libération à la CPI, qui doit statuer en octobre.

"Un pas a été franchi, un autre reste à faire, je sais que nous aurons raison de tous les obstacles", a-t-il déclaré.

Auparavant, l'ancien ministre de la construction Assoa Adou, également libéré de prison mercredi, a espéré une "première victoire" aux élections locales du 13 octobre, avant une autre victoire à l'élection présidentielle de 2020.

La position actuelle du FPI pro-Gbagbo (le parti étant divisé en deux factions) est cependant de continuer à boycotter les élections tant que la commission électorale n'aura pas été réformée.

Dans son allocution à la Nation lundi, où il a annoncé l'amnistie, le président ivoirien Alassane Ouattara s'est aussi engagé à réformer la commission électorale, jugée partiale et favorable au pouvoir par l'opposition, ainsi que par la cour africaine des droits de l'Homme. Le président n'a toutefois pas donné de date.

L'ancien ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi, lui aussi libéré ce mercredi après plusieurs années de prison, a estimé que la détention était pour les prisonniers politiques "un temps de pourrissement, mais de régénérescence, d'incubation et de refondation".

"On peut quitter la prison pour aller vers la présidence, et vice-versa", a-t-il déclaré, citant Laurent Gbagbo du temps de son opposition à Félix Houphouët-Boigny, le premier président et père de l'Indépendance ivoirien, suscitant une ovation de la foule.

http://www.slateafrique.com/881819/cote-divoire-liberee-simone-gbagbo-evoque-une-nouvelle-page

RDC : Joseph Kabila renonce à se présenter à la présidentielle  08/08/2018

RDC : Joseph Kabila renonce à se présenter à la présidentielle

















Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo (RDC), ne sera pas candidat lors de l'élection présidentielle prévue au mois de décembre, a annoncé un porte-parole mercredi.
L'annonce faite devant la presse par Lambert Mende met fin à des années de spéculations pour savoir si Kabila allait briguer un troisième mandat malgré la limite fixée à deux par la Constitution.
L'ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary sera le candidat de la coalition au pouvoir lors de la présidentielle, a ajouté le porte-parole.

https://www.lorientlejour.com/article/1129130/rdc-joseph-kabila-renonce-a-se-presenter-a-la-presidentielle.html

Gaza/militants anti-blocus: la Suède dénonce une violation du droit international  08/08/2018

Gaza/militants anti-blocus: la Suède dénonce une violation du droit international
















Stockholm a accusé Israël d'avoir violé le droit international après l'interception d'un bateau anti-blocus battant pavillon suédois, au large de la bande de Gaza, et la détention des militants qui se trouvaient à bord, dont sept étaient renvoyés aujourd'hui en Suède. "Le gouvernement (suédois) a été en contact avec les autorités israéliennes au sujet du "Ship to Gaza", l'organisation dont le bateau "Liberté pour Gaza" a été intercepté vendredi soir par la marine israélienne, a déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.

"Et il a insisté sur le fait que les actions des autorités israéliennes concernant le liberté pour Gaza" battant pavillon suédois et les personnes à son bord ne s'appuient pas sur le droit international", poursuit la cheffe de la diplomatie dans une lettre à Ship to Gaza, qui l'a rendue publique mercredi. Sept militants suédois, qui se trouvaient à bord et détenus par la marine israélienne, ont été renvoyés en Suède, a annoncé par ailleurs Ship to Gaza.

Quatre sont revenus mercredi dans le pays scandinave, les trois autres sont attendus plus tard dans la journée, a déclaré à l'AFP le porte-parole de Ship to Gaza pour la Suède, Dror Feiler. Le navire transportait du matériel médical à destination de l'enclave palestinienne, et avait à son bord 12 membres d'équipage et militants venus de Suède, d'Espagne, du Canada, d'Allemagne et de France. Tous ont été renvoyés d'Israël, a indiqué M. Feiler. En tout, quatre bateaux sont partis de Scandinavie mi-mai et se sont arrêtés en chemin dans quelque 28 ports. Le "liberté pour Gaza" est le deuxième bateau de cette "Flottille de la Liberté" à être intercepté en chemin pour "briser le blocus", selon l'association.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/08/97001-20180808FILWWW00189-gazamilitants-anti-blocus-la-suede-denonce-une-violation-du-droit-international.php

Guerre en Syrie: près de 400 milliards de dollars de destructions selon l'ONU  08/08/2018

Guerre en Syrie: près de 400 milliards de dollars de destructions selon l'ONU

















La guerre qui ravage la Syrie depuis plus de sept ans a entraîné des destructions estimées mercredi par l'ONU à près de 400 milliards de dollars (345 milliards d'euros).

Cette estimation a été publiée à l'issue d'une réunion à Beyrouth de plus de 50 experts syriens et internationaux accueillis par la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale (CESAO).

La CESAO a estimé le "volume de destructions" à plus de 388 milliards de dollars (334 milliards d'euros).

Ce chiffre n'inclut pas "les pertes humaines" --personnes tuées dans les combats ou perte de gens qualifiés en raison des déplacements de population--, a ajouté l'ONU.

Plus de la moitié de la population syrienne d'avant-guerre a fui le pays ou a été déplacée au cours des sept dernières années tandis que le conflit a fait plus de 350.000 morts.

La guerre a débuté en mars 2011 après la répression sanglante par le régime de Bachar al-Assad de manifestations réclamant des réformes démocratiques. Elle s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de puissances et mouvements étrangers ainsi que de groupes jihadistes.

L'intervention militaire de la Russie en 2015 a permis au régime syrien d'enchainer les victoires face aux rebelles et aux jihadistes.

Un rapport complet sur l'impact des sept années de guerre devrait paraître en septembre, selon la CESAO.

https://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/guerre-en-syrie-pres-de-400-milliards-de-dollars-de-destructions-selon-l-onu_2030023.html

Netanyahou en forme de croix gammée : Israël s'indigne d'une caricature d'un journal norvégien  08/08/2018

Netanyahou en forme de croix gammée : Israël s'indigne d'une caricature d'un journal norvégien

















Un important quotidien norvégien a publié le 7 août une caricature représentant le Premier ministre israélien, en forme de croix gammée, en train de frapper un druze. L'ambassadeur d'Israël en Norvège a demandé à la publication des excuses.

Après la publication le 7 août dans un grand journal norvégien d'une caricature représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou en train de chasser à coup de poings un Druze d'un banc réservé aux «Blancs», l'ambassadeur d'Israël en Norvège a exprimé son indignation. Le Premier y est représenté de telle manière que ses membres forment une croix gammée.

Dans un tweet du 7 août, le diplomate israélien Raphael Schutz a qualifié la caricature d'«exemple de l'imagerie antisémite la plus repoussante imaginable» et, partant, a demandé au journal Dagbladet de «retirer cette image nauséabonde et de s'excuser».




Le dessin illustre un article sur les protestations contre une loi récemment adoptée définissant Israël comme Etat-nation du peuple juif. Celle-ci s'est notamment attirée les foudres des Druzes et d’autres groupes minoritaires du pays, qui affirment qu’elle favorise le caractère juif du pays et fait d'eux des citoyens de seconde zone.

Les partisans de la loi font valoir qu’elle ne fait qu'officialiser le caractère juif déjà existant du pays, tandis que le caractère démocratique d’Israël et les dispositions en faveur de l’égalité sont déjà ancrées dans la législation.

Adoptée le 19 juillet par une courte majorité (62 voix contre 55), la loi définissant Israël comme «l'Etat-nation du peuple juif» a été défendue bec et ongle par le Premier ministre Benjamin Netayahou. «C'est un moment décisif dans l'histoire de l'Etat d'Israël qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau», s’était-il félicité à l’issue du vote. La loi stipule entre autres que «l'Etat considère que le développement des implantations juives relève de l'intérêt national et que l'Etat prendra les mesures pour encourager, promouvoir et servir cet intérêt».

Le dessin est toujours en ligne sur le site du Dagbladet. Le journal avait déjà rejeté des allégations d’antisémitisme à propos de certaines de ses caricatures, comme l'une qui comparait circoncision et pédophilie en 2017.

https://francais.rt.com/international/53250-netanyahou-forme-croix-gammee-israel-indigne-caricature-journal-norvegien

«Pas des casseurs» : l'avocat du couple molesté par Alexandre Benalla dénonce ses mensonges  08/08/2018

«Pas des casseurs» : l'avocat du couple molesté par Alexandre Benalla dénonce ses mensonges

















L'avocat du couple agressé par Alexandre Benalla assure que l'enquête a établi que ces derniers n'étaient pas des casseurs, démentant la version donnée par l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron lors de la procédure judiciaire et devant les médias.

Sur les ondes de France Info le 7 août, l'avocat du couple qu'Alexandre Benalla a brutalisé place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai a remis en question la version des faits défendue par l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron. «Monsieur Benalla a menti, dans le cadre de la procédure, mais également devant les médias», a ainsi assuré Sahand Saber, soutenant que l'enquête en cours permettait d'établir que ses clients n'étaient pas des «casseurs», contrairement à ce qu'affirme Alexandre Benalla.

«La défense de Monsieur Benalla essaye de les faire passer pour des casseurs pour tenter de justifier la façon dont ils ont été molestés, mais, aujourd'hui, les faits ressortent et l'information judiciaire permet d'établir que les deux victimes de monsieur Benalla n'étaient pas des fauteurs de troubles, c'étaient des personnes qui étaient de passage place de la Contrescarpe», a poursuivi l'avocat.

Reconnaissant que ses clients avaient bien lancé des projectiles en direction des CRS – un geste qu'il a qualifié de «déplacé» – Sahand Saber a martelé qu'ils n'avaient pas le profil de «Black Blocs», n'ayant pas de casier judiciaire et n'étant pas connus des services de police. L'avocat a par ailleurs souligné que, contrairement à ce qu'avait avancé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, le jeune homme et la jeune femme ont accepté de donner leur identité aux forces de l'ordre au moment de leur interpellation.

En outre, selon Sahand Saber, le couple, qui fait l'objet depuis juillet d'une enquête préliminaire, est victime des retombées politique de l'affaire. «Des poursuites dans une logique politique, pas judiciaire», a-t-il ainsi dénoncé, notant que sur les dizaines de personnes interpellées place de la Contrescarpe en même temps que les deux trentenaires, seuls ceux-ci avaient fait l'objet depuis juillet d'une enquête préliminaire.

https://francais.rt.com/france/53247-pas-casseurs-avocat-couple-moleste-par-alexandre-benalla-denonce-mensonges

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