Philippines: environ 200 hommes armés retranchés dans une école  21/06/2017

Philippines: environ 200 hommes armés retranchés dans une école











Environ 200 hommes armés ont attaqué mercredi un détachement de l'armée avant de se retrancher dans une école d'un village philippin situé à 160 km de Marawi, ville en proie à une insurrection islamiste, a annoncé la police.

L'inspecteur de police Realan Mamon n'a pas été en mesure de dire si des élèves ou des enseignants de l'école primaire de Pigkawayan, sur l'île de Mindanao (sud), avaient été pris en otage. L'attaque a eu lieu à l'aube, avant son ouverture. Il a déclaré à la radio locale que l'attaque du détachement militaire pourrait être une diversion pour aider les combattants engagés dans le soulèvement de Marawi.

Il a précisé que les hommes armés appartenaient probablement aux Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff), une faction dissidente du Front Moro islamique de libération (Milf), principal groupe rebelle musulman du pays, avec lequel le gouvernement a lancé des négociations de paix.

Le maire de Pigkawayan, Eliseo Garsesa, a estimé à 200 le nombre d'hommes armés impliqués dans l'attaque du détachement de l'armée.

Les combats ont débuté le 23 mai entre troupes philippines et militants islamistes armés se réclamant du groupe Etat islamique (EI), qui ont pris le contrôle d'une partie de la ville de Marawi, sur l'île de Mindanao, dans le sud des Philippines.

https://www.lorientlejour.com/article/1058394/philippines-environ-200-hommes-armes-retranches-dans-une-ecole.html


Arabie: le fils du roi nommé nouveau prince héritier (décret royal)  21/06/2017

Arabie: le fils du roi nommé nouveau prince héritier (décret royal)












Le roi Salmane d'Arabie saoudite a nommé mercredi par décret son fils Mohammed, 31 ans, nouveau prince héritier, en remplacement de Mohammed ben Nayef, limogé.

Selon le décret royal publié par l'agence officielle Spa, le jeune Mohammed ben Salmane est nommé également vice-Premier ministre tout en gardant ses fonctions de ministre de la Défense.

Le prince Mohammed ben Nayef est limogé également de ses fonctions de vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, selon la décision du roi.

Devenu l'homme fort du royaume saoudien, le jeune Mohamed ben Salmane confirme ainsi son ascension fulgurante depuis qu'il a été nommé ministre de la Défense, puis vice-prince héritier peu après l'accession de son père au trône au début de 2015 à la mort de son demi-frère Abdallah.

Ayant la réputation d'un réformateur, Mohammed ben Salmane cumulait jusqu'ici plusieurs portefeuilles: ministre de la Défense, deuxième vice-Premier ministre, conseiller spécial du souverain et, surtout, il préside le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde.

Sa nomination comme héritier du trône a été cautionnée par 31 sur 34 membres du "Conseil d'allégeance", selon la télévision d'Etat El-Ikhbariya.

Le "Conseil d'allégeance" a notamment pour rôle de désigner le prince héritier à la majorité de ses membres. Il avait été créé à la suite d'une réforme des modalités de succession introduite en 2006 pour assurer une transition pacifique du pouvoir dans cette monarchie ultraconservatrice du Golfe, première puissance pétrolière mondiale.

https://www.lorientlejour.com/article/1058389/arabie-le-fils-du-roi-nomme-nouveau-prince-heritier-decret-royal.html


En quoi consistera la nouvelle loi antiterroriste permettant de sortir de l’état d’urgence ?  21/06/2017

En quoi consistera la nouvelle loi antiterroriste permettant de sortir de l’état d’urgence ?











Quelques jours après un attentat manqué sur les Champs-Elysées, le gouvernement présentera lors du prochain Conseil des ministres un projet de loi antiterroriste destiné à sortir de l'état d'urgence.

Un projet de loi antiterroriste destiné à sortir de l'état d'urgence qui arrive à échéance le 15 juillet mais que le gouvernement souhaite une dernière fois prolonger jusqu'au 1er novembre sera présenté lors du Conseil des ministres avant le 25 juin. Lors du même conseil, les patrons de la nouvelle «task force» antiterroriste, de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) seront nommés.

Le texte permettra «un véritable équilibre entre une nécessaire sécurité de nos concitoyens et la protection des libertés individuelles», a assuré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans un entretien au Figaro à paraître le 21 juin. Il a ajouté que le premier texte antiterroriste de la présidence Macron serait détaillé alors que la menace «ne faiblissait pas». Le 19 juin, un islamiste radicalisé de 31 ans est mort après avoir foncé sur des gendarmes avec sa voiture chargée de bonbonnes de gaz et d'armes.

Cet attentat raté est la troisième attaque djihadiste en deux mois dans la capitale française visant des forces de l'ordre, après l'agression au marteau de Notre-Dame, il y a quinze jours, et l'assassinat d'un policier le 20 avril sur les Champs-Elysées.

Mais avant que l'exécutif entre dans les détails d'un texte qui vient muscler une législation antiterroriste en perpétuelle évolution depuis 30 ans, la fuite d'une première mouture de la loi, dans Le Monde, a déjà suscité inquiétude et défiance notamment chez des magistrats, avocats et associations de défense des libertés publiques classées à gauche. Ceux-ci estiment que le projet de loi tel que présenté par le quotidien fait entrer l'état d'urgence dans le droit commun.
Juge judiciaire

Selon l'avant-projet, l'exécutif entend confier de manière permanente aux préfets et au ministre de l'Intérieur le pouvoir d'assigner des individus dans un périmètre géographique déterminé, et de perquisitionner de jour comme de nuit, deux mesures jusqu'ici indissociables de l'état d'urgence.

«L'assignation à résidence sera remplacée notamment par une obligation de ne pas se déplacer à l'extérieur d'un périmètre géographique permettant le maintien d'une vie familiale et professionnelle» et «ce périmètre ne pourra être inférieur à la commune», a détaillé Gérard Collomb au Figaro.

Les représentants de l'Etat pourraient aussi exploiter téléphones ou ordinateurs, ordonner fouilles et palpations, et placer sous bracelet électronique, «aux seules fins de prévenir un acte de terrorisme». Le contrôle reposerait sur la justice administrative.

«Pour renforcer les garanties, […] nous avons mis en œuvre dans le texte une disposition qui permettra la saisine du JLD [juge des libertés et de la détention]», a assuré le Premier ministre Edouard Philippe sur BFM TV/RMC le 20 juin.

«Le préfet a l’initiative, le juge des libertés et de la détention, qui est un juge judiciaire, pourra, devra même, regarder et autoriser le lancement de la mesure administrative, et la légalité de la mesure administrative sera soumise au juge administratif a posteriori», a complété le chef du gouvernement.

https://francais.rt.com/france/40040-quelle-sera-nouvelle-loi-antiterroriste


Un individu avec une ceinture d'explosifs neutralisé à la gare centrale de Bruxelles  21/06/2017

Un individu avec une ceinture d'explosifs neutralisé à la gare centrale de Bruxelles












L'homme aurait crié «Allahu Akbar» avant de déclencher une explosion et d'être neutralisé par des soldats qui surveillaient la gare. Il n'y a pas eu de blessé, et la police affirme que la situation est désormais sous contrôle.

Un incident s'est produit à la gare centrale de Bruxelles, le 20 juin. Un individu portant un sac-à-dos et une ceinture d'explosifs a été «abattu» selon le parquet belge, qui n'a pas donné de précision sur son état de santé. Il aurait déclenché son dispositif au moment où l'attention des militaires «s'est portée sur lui».

Selon la police belge, qui assure que la situation est désormais «sous contrôle», l'individu a été neutralisé par des soldats qui surveillaient la gare après avoir déclenché une petite explosion, sans faire de blessé.

Le services d'enlèvement et de destruction d'engins explosifs (Dovo) s'est rendu sur place. Des soldats ont également été déployés autour de la gare.

Le suspect aurait crié «Allahu Akbar»

Avant de faire sauter un chariot à bagages, le suspect aurait crié «Allahu Akbar», a affirmé un témoin à des journalistes sur place. «J'étais dehors. Je suis descendu. A l'entresol, quelqu'un criait. J'ai pas prêté attention. Puis il a crié Allahu Akbar. Et là il a fait exploser le trolley», a déclaré Nicolas Van Herrewegen, témoin direct de la scène, agent de triage de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).

Un témoignage corroboré par Jean-Michel Michel, le chef de gare de la SNCB, également présent lors des événements : «On a entendu l’explosion, mon collègue a cru à une bombe. Cette explosion aurait eu lieu à l'entresol. L’homme est descendu sur les voies 3 et 4. Il disait "Allahu Akbar". Bizarrement, il est parti en direction de Bruxelles-Chapelle. A voir, il avait autour des 35 ans.»
Mouvement de panique

La gare a été évacué par les forces de l'ordre et un mouvement de panique a saisi la foule selon des témoins cités par le média belge RTL info. «Des gens cour[aient] dans tous les sens», a raconté l'un d'eux, alors qu'un autre a parlé «d'affolement à la gare» après des tirs. Un restaurateur cité par La Libre Belgique rapporte que la grand-place de Bruxelles s'est vidée «en quelques secondes».

«Je déposais une amie à la gare quand des gens ont commencé à courir. Ils criaient "un attentat, un attentat !", d'autres "c'est un feu d'artifice". Les gens ont commencé à se cacher partout, derrière les escalators. D'autres ont voulu fuir en courant sur les rails», a confié Alain, un autre témoin, au journal la Dernière heure. «On a finalement été secourus par un conducteur qui nous a fait monter dans son train et nous a conduit à la gare du Midi. Je n'ai pas vu ce qui s'est passé, je ne savais même pas qu'il y a vraiment eu une tentative d'attentat...», a-t-il révélé.

Le parquet fédéral considère qu'il s'agit d'une attaque terroriste

Dans une conférence de presse donnée en fin de soirée le 20 juin, Eric Van der Sijpt, le porte-parole du parquet fédéral belge n'a toujours pas été en mesure de donner des indications sur l'état de santé de l'assaillant. «On ne sait pas si l'homme, dont on ne connait pas l'identité, est mort ou encore vivant», a-t-il déclaré, précisant en revanche que l'incident était considéré comme «une attaque terroriste».

https://francais.rt.com/international/40035-gare-centrale-bruxelles-evacuee-alors-explosion-aurait-ete-entendue


Explosion dans une gare de Bruxelles: le suspect a crié "Allah Akbar" (témoin)  21/06/2017

Explosion dans une gare de Bruxelles: le suspect a crié "Allah Akbar" (témoin)











Le suspect à l'origine d'une explosion mardi soir dans la Gare Centrale de Bruxelles a crié "Allah Akbar" avant de faire sauter un chariot à bagages, a affirmé un témoin à des journalistes sur place.

"J'étais dehors. Je suis descendu. A l'entresol, quelqu'un criait. J'ai pas prêté attention. Puis il a crié Allah Wakbar. Et là il a fait exploser le trolley", a déclaré Nicolas Van Herrewegen, témoin direct de la scène, agent de triage de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).

https://www.lorientlejour.com/article/1058321/explosion-dans-une-gare-de-bruxelles-le-suspect-a-crie-allah-akbar-temoin.html


L'Afrique et ses matières premières: la "malédiction" continue (Cyclope)  20/06/2017

L'Afrique et ses matières premières: la "malédiction" continue (Cyclope)











Les économies africaines dépendent "de manière beaucoup trop importante" de leurs matières premières, et doivent "s'adapter" pour en tirer une source de croissance et sortir de leur "malédiction", préconise l'organisme spécialisé Cyclope, dans son rapport annuel consacré à l'Afrique.

Les matières premières se "sont plutôt bien comportées en 2016", certaines d'entre elles affichant même, à l'image de nombreux minerais et métaux, un "important rebond" sur les marchés, souligne Philippe Chalmin, coordinateur du rapport annuel Cyclope sur les matières premières mondiales, ainsi que de sa déclinaison africaine Arcadia, rédigée par une trentaine d'experts internationaux sous l'égide du think tank marocain OCP Policy Center.

M. Chalmin, également professeur à l'université Dauphine à Paris, a regretté mardi que l'Afrique ne sache "pas toujours très bien gérer la rente de ses matières premières".

"En Afrique, la malédiction des matières premières se poursuit" a-t-il dit lors d'une présentation de l'ouvrage qui détaille, minerai par minerai ou production agricole par production agricole, l'année 2016, en lien avec le contexte macro-économique et geopolitique du continent.

- Remous sociaux au Tchad -

Pour Karim El Aynaoui, directeur général de OCP Policy Center, l'Afrique "a besoin de pouvoir titriser ses ressources". "Les Africains sont riches de leur sous-sol, mais ne peuvent emprunter sur cette base, et se retrouvent à exporter des matières premières brutes sans valeur ajoutée" a-t-il regretté.

"L'enjeu fondamental pour la plupart des économies africaines est de faire des matières premières une source de croissance, ce qui est un vrai défi" a-t-il ajouté.

S'il ne profite pas assez des bienfaits de ses matières premières, le continent subit en revanche inévitablement et immédiatement les conséquences négatives d'une baisse de prix ou de production.

Ainsi en 2016, avec la chute des prix du pétrole, le Tchad "a été obligé d'initier une politique d'austérité qui n'a pas tardé à entraîner des remous sociaux dus en grande partie au non-paiement des salaires des fonctionnaires de certains secteurs et à la réduction des primes dans d'autres secteurs" note Arcadia.

En Côte d'Ivoire et au Ghana, la paix sociale est menacée par la chute des prix du cacao, dont les deux pays sont les principaux producteurs mondiaux.

"Sur l'année 2016, le cacao a perdu 22% de sa valeur sur le marché de Londres et 34% sur le marché de New York", note Arcadia.

En matière agricole, Jean-Christophe Debar, directeur de la Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde (Farm), auteur du chapitre consacré à l'alimentation et aux politiques agricoles, souligne les "progrès" paradoxaux réalisés par l'agriculture sur le continent.

"Les gouvernements africains se sont engagés à dépenser au moins 10% de leurs budgets sur l'agriculture, ce qui est une bonne chose, mais seulement 5 pays sur 54 membres de l'Union africaine, y sont parvenus (hors Maroc)" a-t-il déploré.

- L'agriculture peine à décoller -

"Force est de constater que l'agriculture africaine n'a pas décollé autant que l'accroissement de la population" a-t-il ajouté, en préconisant une "relance" de la production, de la productivité, ainsi que de la recherche et du développement.

Il a néanmoins mis en garde contre les gros investissements privés internationaux qui se multiplient dans une douzaine de pays d'Afrique sub-saharienne, dont certains ont récemment été dénoncés par des ONG, car ils chassent les paysans de leurs terres sans leur donner de perspectives.

"La politique contractuelle que ces investisseurs apportent avec eux est une bonne chose, mais le secteur agricole africain est trop atomisé, et pas assez organisé, pour pouvoir négocier de façon symétrique avec des multinationales" a-t-il dit.

"Les gouvernements africains qui privilégient les grands projets financés par des Chinois ou des Emirats du Golfe veulent donner l'impression qu'ils vont rattraper le retard, mais ils créent un sous-prolétariat agricole" et oublient de mettre en place "de vraies politiques agricoles" destinées à nourrir le continent, a ajouté M. Chalmin.

Selon Arcadia, en avril 2016, les achats de terres agricoles en Afrique par des investisseurs étrangers (entreprises, fonds de pension, pays..) portaient sur une "superficie cumulée de 10 millions d'hectares, équivalente à 4% de la surface cultivée".


(©AFP / 20 juin 2017 18h48)
https://www.romandie.com/news/L-Afrique-et-ses-matieres-premieres-la-malediction-continue-Cyclope/807342.rom


ONU: accord entre Paris et Washington sur une force anti-jihadistes au Sahel  20/06/2017

ONU: accord entre Paris et Washington sur une force anti-jihadistes au Sahel











La France et les Etats-Unis sont parvenus à un accord sur un projet de résolution de l'ONU qui ouvre la voie au déploiement d'une force africaine pour combattre les jihadistes dans la région du Sahel, ont annoncé des diplomates mardi.

Un vote pourrait avoir lieu au Conseil de sécurité dès mercredi sur cette résolution qui salue le déploiement du G5 Sahel mais sans lui délivrer un mandat de l'ONU, selon le texte consulté par l'AFP.

Le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso, qui composent le G5 Sahel, ont accepté en mars de constituer une force de 5.000 hommes, chargée d'une mission spéciale de contre-terrorisme dans la région du Sahel.

Un premier projet de résolution, présenté il y a deux semaines par la France, proposait que le Conseil de sécurité autorise une telle force disposant d'un mandat de l'ONU pour "utiliser tous les moyens nécessaires" afin de "combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes".

Les Etats-Unis s'y étaient opposés, estimant que le projet de résolution manquait de précision et qu'une simple déclaration du Conseil pourrait être suffisante. Selon Paris, une résolution était nécessaire, conformément à une demande de l'Union africaine.

Le nouveau projet de résolution "salue le déploiement" du G5 "en vue de ramener la paix et la sécurité dans la région du Sahel". Mais il n'invoque pas le Chapitre 7 de la charte des Nations unies, qui autorise l'utilisation de la force

La France a lancé une intervention militaire internationale d'urgence en 2013 pour faire barrage à des groupes jihadistes, proches d'Al-Qaïda, qui occupaient le nord du Mali.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés par l'opération Serval --depuis devenue Barkhane--, qui se poursuit encore dans les pays du G5, dans la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe.

Des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.



(©AFP / 20 juin 2017 21h49)
https://www.romandie.com/news/ZOOM-ONU-accord-entre-Paris-et-Washington-sur-une-force-anti-jihadistes-au-Sahel/807392.rom


Le Vatican ouvre une enquête sur un «pacte avec le diable» visant la mort du pape  20/06/2017

Le Vatican ouvre une enquête sur un «pacte avec le diable» visant la mort du pape











Le Vatican a ouvert une enquête officielle sur l’activité de l’organisation d’exorcistes brésilienne Hérauts de l’Évangile, qui aurait fait un pacte avec le diable visant la mort du pape François.

Une enquête a été ouverte suite à la diffusion d'une vidéo dont le contenu est pour le moins étrange. Selon le Vatican Insider, la vidéo montre Joao Cia Dias, fondateur des Hérauts de l'Évangile, remettant un document à un prêtre. Le document est lu devant une soixantaine de prêtres du mouvement et il met en cause le pape.

Dans ce document, qui est la retranscription du dialogue supposé entre un prêtre et un démon lors d'un exorcisme, il est question de Plinio Correa de Oliveira, fondateur du mouvement Tradition Famille Propriété (TFP), qui s'est scindé par la suite en deux branches, dont l'une est devenue les Hérauts de l'Évangile. Les propos prêtés au démon stipulent que «r. Plinio encourage la mort du Pape» (François), dont le démon «affirme» qu'il s'agit d'un de ses serviteurs.

Le pape François a plusieurs fois souligné la nécessité de lutter contre le «diable» et les «démons».

https://fr.sputniknews.com/international/201706201031917858-vatican-enquete-pape-exorcistes/


Un islamiste relâché crée un nouveau «califat» de Daech en Afghanistan  20/06/2017

Un islamiste relâché crée un nouveau «califat» de Daech en Afghanistan












Le chef de guerre Azizullah a créé au nord de l'Afghanistan une nouvelle cellule de l’État islamique qui terrorise et soumet la population locale.

Selon certaines informations, l'extrémiste aurait été relâché récemment de la prison de Bagram contrôlée par les États-Unis. Selon le site de la chaîne RT.

Au nord de l'Afghanistan, au-delà du désert et des montagnes, s'étend le territoire de la nouvelle cellule de l'EI, les «terres» du chef de guerre Azizullah. Il s'est autoproclamé «guerrier d'Allah» mais les citoyens normaux le voient comme un mécréant sans pitié et sans cœur.

«Il a massacré beaucoup de vies. D'innombrables personnes vivent en état de siège. Ses crimes n'ont pas de fin. J'ai perdu 25 membres de ma famille et j'ai perdu la vue», raconte une réfugiée.

«Azizullah est un terroriste international. Pour une certaine raison les militaires américains l'ont libéré de la prison de Bagram. Ils l'ont relâché et maintenant il est venu sur notre territoire», expliquent les personnes qui ont réussi à fuir les djihadistes.

Officiellement la prison de Bagram est contrôlée par le gouvernement afghan mais, selon un avis très répandu, ce sont les États-Unis qui prennent les décisions.

Le chaos et la corruption en Afghanistan ont favorisé la montée d'Azizullah. En seulement quelques mois il a recruté des centaines de terroristes et a réuni tout un arsenal. Ni l'armée afghane ni les talibans n'ont pu y résister: il a attiré ses ennemis de son côté, et pas seulement avec la foi religieuse comme argument.

«C'est l'homme le plus riche parmi ceux que je connais. Il dispose d'un soutien étranger et d'immenses moyens. Azizullah paie presque 1.000 dollars ses combattants. C'est pourquoi autant de volontaires sont prêts à le rejoindre», témoignent les locaux.

Il faut dire que cette somme représente près de cinq fois le salaire d'un militaire afghan. Les réfugiés déclarent qu'Azizullah achète les armes à l'armée afghane et aux sponsors étrangers.

Mais beaucoup ont trouvé la force de résister aux terroristes. Certains ont décidé qu'il valait mieux mourir de faim que de mourir sous le joug d'Azizullah et ont pris la fuite, d'autres se sont unis pour opposer une résistance armée. Mais de toute évidence leurs chances sont faibles. «Nous protégeons les gens, les plus démunis. Nous n'avons ni bases militaires ni dépôts de munitions. Nos capacités sont très réduites», déclarent les locaux.

Tous les combattants et les habitants interrogés disent la même chose: l'armée afghane reste les bras croisés et vend des armes à Azizullah. Les fantassins de marine américains, l'aviation militaire et les alliés des USA ne songent même pas à intervenir. Et Azizullah peut agir hors de tout contrôle.

Le ministère afghan de la Défense a confirmé qu'Azizullah était le plus important terroriste de Daech menant une activité terroriste au nord du pays.

https://fr.sputniknews.com/presse/201706201031919273-cellule-terrorise-afganistan-azizullah/


Les USA pris au dépourvu par la défaite imminente de Daech  20/06/2017

Les USA pris au dépourvu par la défaite imminente de Daech











Le monde chiite est en mouvement: l'armée irakienne a percé à Mossoul les premières lignes de défense des djihadistes de l’État islamique qui protègent la mosquée où le «nouveau califat» est né.

La résistance chiite de l'Irak a connu son propre «Jour de l'Elbe» avec les troupes d'Assad à la frontière, et l'Iran a soudainement utilisé des missiles de croisière contre Daech. Le Pentagone est pris au dépourvu.

Selon la chaîne Al-Sumaria, les forces irakiennes ont déjà avancé de 150 mètres dans la vielle ville de Mossoul en perçant les deux premières lignes de défense de l'EI.

Actuellement, Daech contrôle uniquement la partie centrale de la vielle ville sur la rive ouest du Tigre autour de la mosquée al-Nuri — sur le balcon de laquelle Abou al-Baghdadi avait proclamé le califat et appelé tous les musulmans au djihad en 2014. Selon la revue en ligne Vzgliad.

Sur une autre partie du front chiite, le groupe irakien Hachd al-Chaabi a occupé derrière la ville d'al-Rutba le poste frontalier al-Walid où il a rencontré les forces gouvernementales syriennes. Les premières images de fraternisation des chiites irakiens et des soldats syriens ont été diffusées par la chaîne iranienne Alalam, ce qui montre une fois de plus le rattachement des groupes chiites à Téhéran — et ce aussi bien en Irak qu'en Syrie. L'établissement d'une communication routière directe entre Damas et Bagdad est une très bonne nouvelle pour les habitants.

Le commandement américain ne s'attendait manifestement pas à une telle évolution de la situation: aujourd'hui, sous ses yeux, se forme lentement mais sûrement le fameux «corridor chiite» de l'Iran jusqu'à la frontière d'Israël.

De son côté, Téhéran n'a pas hésité à tirer des missiles balistiques de moyenne portée contre des bases de Daech. Plus exactement, le Corps des gardiens de la Révolution islamique a tiré depuis les provinces iraniennes de Kermanshah et du Kurdistan contre des cibles à proximité de Deir ez-Zor, c'est-à-dire à 500-700 km. Selon le communiqué officiel, cette frappe était une riposte à l'attentat du 7 juin à Téhéran qui avait fait 18 morts et 50 blessés.

Tôt ou tard, la résistance de l'EI dans la vieille ville de Mossoul sera brisée — tout simplement à cause de la supériorité de la coalition américano-irakienne sur les djihadistes. Cela fera un problème de moins mais les autres persisteront. Et cette guerre dégénérera de plus en plus en course aux sites stratégiques à la frontière et à l'intérieur de la Syrie.

https://fr.sputniknews.com/presse/201706201031920850-daech-chiite-mossoul/


«Après la libération de Mossoul, le Kurdistan devra décider de son sort»  20/06/2017

«Après la libération de Mossoul, le Kurdistan devra décider de son sort»










Le peuple du Kurdistan irakien a bien mérité le droit de décider s'il veut vivre dans un État indépendant vis-à-vis des autorités de Bagdad, estime le conseiller du président du Kurdistan Keffah Mahmud.

Une fois Mossoul libérée de l'emprise de Daech, l'heure viendra de décider de l'indépendance du Kurdistan irakien, a déclaré à l'agence Sputnik Keffah Mahmud, conseiller du gouvernement régional du Kurdistan.

«Nous voulons tenir un référendum sur la base démocratique […]. Nous appelons toutes les organisations civiles à prendre part à l'observation du scrutin pour qu'elles puissent voir qu'il se déroulera de façon libre et conformément à la loi», a indiqué M.Mahmud.

Selon lui, les territoires dont les habitants s'opposent à la séparation de l'Irak ne feront pas partie du Kurdistan indépendant.

«Par exemple, les habitants du Sinjar se prononcent actuellement contre son appartenance au Kurdistan, et personne ne l'y incorporera de force», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

Le responsable souligne que le Kurdistan a affiché «de nombreuses réalisations» depuis 2003.

«Notre gouvernement est parvenu à faire baisser le taux de pauvreté de 50% à 5%. Auparavant, il n'y avait qu'une seule université au Kurdistan, et aujourd'hui il y en a 20», a fait noter M.Mahmud.

«Le peuple kurde mérite de choisir lui-même ce qu'il veut: indépendance, confédération ou fédération », estime-t-il.

Toujours d'après lui, le Kurdistan indépendant restera pour toujours un allié stratégique de Bagdad. «Nous ne pouvons pas rompre les rapports centenaires entre les Irakiens et les Kurdes», conclut le responsable.

https://fr.sputniknews.com/international/201706201031921720-kurdistan-irak-independance/


Drone abattu en Syrie: Moscou accuse la coalition internationale de "complicité de terrorisme"  20/06/2017

Drone abattu en Syrie: Moscou accuse la coalition internationale de "complicité de terrorisme"











La Russie a accusé mardi la coalition internationale menée par les Etats-Unis de "complicité de terrorisme", après la destruction par un avion américain d'un drone armé des forces pro-régime dans le sud syrien près d'al-Tanaf.

"En Syrie, ce genre de frappes s'apparente à une complicité de terrorisme", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, dans une interview à l'agence de presse Interfax.

Le drone de fabrication iranienne Shaheed 129 a été abattu dans la nuit de lundi à mardi par un avion américain F-15 Strike Eagle après avoir "montré une intention hostile et s'être dirigé vers des forces de la coalition", selon un communiqué diffusé par la coalition.

Ce nouvel incident entre la coalition et les forces du régime de Damas est intervenu à peine 48 heures après la destruction dimanche d'un appareil de l'armée syrienne par un avion de chasse américain dans la région de Raqqa, dans le nord de la Syrie.

Les Etats-Unis avait déjà abattu un drone des forces pro-régime il y a deux semaines dans la région d'al-Tanaf, une ville frontière sur l'axe stratégique Damas-Bagdad.

Ils ont également bombardé à plusieurs reprises ces dernières semaines des forces pro-régimes qui s'approchaient d'al-Tanaf, où des forces spéciales américaines entraînent des groupes syriens locaux se battant contre le groupe Etat islamique.

Après que les Etats-Unis ont abattu l'avion syrien dimanche, la Russie, alliée du régime de Damas, a annoncé qu'elle suspendait son canal de communication militaire avec les Américains sur les opérations en Syrie.

Moscou a aussi prévenu qu'il pointerait ses missiles vers les avions de la coalition internationale survolant la Syrie à l'ouest de l'Euphrate.

https://www.lorientlejour.com/article/1058299/drone-abattu-en-syrie-moscou-accuse-la-coalition-internationale-de-complicite-de-terrorisme-interfax.html


L'ONU déplore une forte hausse du nombre de colonies israéliennes  20/06/2017

L'ONU déplore une forte hausse du nombre de colonies israéliennes












Israël a lancé un nombre de colonies en hausse importante dans les Territoires palestiniens au cours des trois derniers mois, en dépit d'une résolution de l'ONU qui en réclame l'arrêt, a rapporté mardi l'émissaire de l'ONU chargé du Proche-Orient.

"Aucune mesure n'a été prise" pour se conformer à la résolution adoptée en décembre, qui demande de mettre fin aux colonies, a déploré Nickolay Mladenov devant le Conseil de sécurité, auquel il présentait son deuxième rapport sur la région depuis l'adoption de cette résolution.
"Depuis le 24 mars, il y a eu une hausse importante des annonces de colonies par rapport à la période précédente", a-t-il ajouté.

Israël a lancé des projets pour environ 4.000 logements et fait 2.000 offres de construction de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, selon M. Mladenov.
Les Nations unies considèrent ces colonies comme illégales. Toute construction sur un territoire censé faire partie du futur Etat palestinien nuit à la solution à deux Etats, selon l'émissaire de l'ONU.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley avait qualifié de "terrible erreur" la résolution adoptée par le Conseil de sécurité grâce à une absence de veto de la part de la précédente administration de Barack Obama. Le texte avait été adopté par 14 voix pour et une abstention des Etats-Unis par le Conseil, qui compte 15 pays membres.

Ce rapport de l'ONU est rendu public le jour où Israël entame la construction d'une nouvelle colonie autorisée en Cisjordanie, une première en 25 ans.
Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, cité par M. Mladenov, "il n'y aura jamais de gouvernement plus pro-colonies que le nôtre".

Ce rapport coïncide aussi avec l'arrivée en Israël de l'envoyé du président américain Jason Greenblatt, qui va tenter de relancer un processus de paix moribond depuis avril 2014.

https://www.lorientlejour.com/article/1058282/lonu-deplore-une-forte-hausse-du-nombre-de-colonies-israeliennes.html


De nouvelles arrestations de militants dans le nord du Maroc  20/06/2017

De nouvelles arrestations de militants dans le nord du Maroc











Les autorités marocaines ont à nouveau arrêté des militants impliqués dans les manifestations qui touchent le nord du pays depuis octobre, les plus importantes depuis le "Printemps arabe", ont dit mardi les avocats et les groupes de défense des droits de l'homme.

"Il y a des arrestations tous les jours", a déclaré Abdessadak Elbouchattaoui, l'un des près de 300 avocats à défendre le mouvement de protestation Hirak.

"En moyenne, il y a quatre arrestations par jour, parfois cela monte à dix par jour", a-t-il poursuivi.

Ce mouvement est né après la mort d'un poissionnier en octobre dernier, broyé dans une benne à ordure où il cherchait à récupérer sa marchandise saisie par la police.

Les manifestations qui ont suivi à Al-Hoceïma sont les plus importantes depuis celles du "Printemps arabe" de 2011 qui avaient conduit le roi Mohammed VI à mener quelques réformes constitutionnelles.

La semaine dernière, 25 membres du Hirak d'Al-Hoceïma ont été condamnés à 18 mois de prison ferme.

Déjà vives, les tensions à Al-Hoceïma et dans la région du Rif se sont accrues avec l'arrestation fin mai du chef de file des manifestants, Nasser Zefzafi pour menace à la sécurité nationale.

https://www.lorientlejour.com/article/1058249/de-nouvelles-arrestations-de-militants-dans-le-nord-du-maroc.html


Israël lance la construction d'une nouvelle colonie  20/06/2017

Israël lance la construction d'une nouvelle colonie










Israël a entamé mardi la construction d'une nouvelle colonie en Cisjordanie, une première en 25 ans dans ce territoire palestinien occupé, au moment où des émissaires américains tentent de relancer le processus de paix moribond notamment du fait de la colonisation.

Le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina a dénoncé une "tentative de faire échouer les efforts américains", y voyant la preuve qu'"Israël ne croit pas aux efforts américains".
"Après des décennies, j'ai le privilège d'être le Premier ministre qui construit une nouvelle colonie en Judée-Samarie", a écrit Benjamin Netanyahu sur Twitter.

La Judée-Samarie est le nom biblique utilisé par les dirigeants israéliens pour désigner la Cisjordanie, petit territoire palestinien occupé depuis 50 ans par l'armée israélienne et où vivent plus de 400.000 colons, de façon illégale selon le droit international.

"Aujourd'hui, les travaux ont débuté sur le terrain, comme je l'avais promis, pour créer une nouvelle colonie pour les colons d'Amona", a ajouté M. Netanyahu au-dessus d'une photo d'une pelleteuse et d'une foreuse s'activant sur une colline rocailleuse.

Sur le site en milieu d'après-midi, un bulldozer dégageait les pierres et les gravats pour créer un chemin près d'une vigne, alors que quatre autres véhicules de terrassement étaient immobiles.
Le conducteur du bulldozer, un colon israélien originaire d'une implantation du sud de la Cisjordanie, a expliqué qu'il posait les fondations de deux nouvelles routes qui conduiraient à la nouvelle colonie.

Cette colonie d'Amichaï doit accueillir une quarantaine de familles évacuées en février d'Amona, une colonie dite "sauvage", c'est-à-dire illégale même aux yeux de la loi israélienne.
Les travaux consistent pour le moment à aplanir le terrain afin d'accueillir une dizaine de mobile-homes, a indiqué un porte-parole de la principale organisation des colons à l'AFP.

L'émissaire de l'ONU chargé du Proche-Orient a déploré la hausse importante du nombre de colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens ces trois derniers mois, en dépit d'une résolution de l'ONU qui en réclame l'arrêt.
"Aucune mesure n'a été prise" pour se conformer à la résolution adoptée en décembre, qui demande de mettre fin aux colonies, a déploré Nickolay Mladenov devant le Conseil de sécurité, auquel il présentait un rapport sur la région.

L'annonce du début des constructions à la colonie d'Amichaï intervient au lendemain de l'arrivée de Jason Greenblatt, l'envoyé du président américain Donald Trump qui doit rencontrer des responsables israéliens et palestiniens pour tenter de relancer des négociations suspendues depuis 2014.
Il sera rejoint mercredi par le gendre et conseiller de M. Trump, Jared Kushner.

Dans la foulée de l'investiture de M. Trump, considéré comme plus favorable aux positions israéliennes que son prédécesseur Barack Obama, Israël a procédé à cinq annonces d'extension de colonies portant sur plus de 6.000 logements.
La Maison Blanche a fini par appeler Israël à la retenue.

Le gouvernement israélien, le plus à droite de l'histoire de l'Etat hébreu et faisant la part belle aux défenseurs de la colonisation, cherche à créer les conditions pour continuer à construire dans les territoires palestiniens sans braquer l'administration américaine.

La construction de colonies, qui s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, rogne les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaite créer leur Etat ou compromet la continuité territoriale, donc la viabilité d'un tel Etat.

https://www.lorientlejour.com/article/1058219/israel-lance-la-construction-dune-nouvelle-colonie-alors-quarrivent-des-emissaires-americains.html


Soupçons de financement libyen: les biens d'un collaborateur de Sarkozy saisis  20/06/2017

Soupçons de financement libyen: les biens d'un collaborateur de Sarkozy saisis











Les juges d'instruction français qui enquêtent sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ont récemment ordonné la saisie des biens immobiliers de l'un des proches collaborateurs de l'ex-président, Claude Guéant, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Plus de deux ans après la mise en examen de M. Guéant, ancien ministre de l'Intérieur, dans cette affaire, son appartement parisien dans le très chic XVIe arrondissement ainsi que sa résidence secondaire ont fait l'objet d'une saisie, décidée le 12 juin, selon cette source.

M. Guéant peut néanmoins continuer d'occuper ses propriétés. "Il s'agit d'une mesure conservatoire pour empêcher Claude Guéant de vendre ses biens immobiliers", a expliqué à l'AFP son avocat Claude Bouchez El Ghozi.

"Je m'étonne que l'on procède à cette saisie maintenant, des années après l'ouverture de l'instruction, alors qu'il n'y rien de nouveau concernant Claude Guéant qui ne justifie cette mesure", a commenté l'avocat. A travers cette décision, "c'est l'aveu de faiblesse d'un dossier qui piétine totalement", a-t-il dénoncé.

Dans ce dossier tentaculaire, les juges s'intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. D'anciens dignitaires de Tripoli et des témoins ont évoqué la thèse de versements, mais les magistrats n'ont pas la preuve que des fonds aient alimenté la campagne.

Les enquêteurs s'interrogent également sur un virement de 500.000 euros en provenance d'une société d'un avocat malaisien, perçu en mars 2008 sur un compte de Claude Guéant. Il a affirmé qu'il s'agissait du fruit de la vente de deux tableaux, sans convaincre les magistrats qui l'avaient mis en examen en mars 2015 notamment pour blanchiment de fraude fiscale.

L'enquête a rebondi en novembre dernier avec les déclarations dans Mediapart de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine qui a assuré avoir remis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et à son directeur de cabinet Claude Guéant, trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007. Il a été mis en examen 7 décembre notamment pour complicité de corruption et complicité de détournements de fonds publics en Libye.

Depuis, le député Eric Woerth, trésorier de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy a été entendu ainsi que Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne en 2012. Ce dernier avait affirmé que d'importantes sommes d'argent en liquide avaient circulé pendant lors de la course à la présidentielle de 2007.

https://www.lorientlejour.com/article/1058217/soupcons-de-financement-libyen-les-biens-dun-collaborateur-de-sarkozy-saisis.html


Après les législatives, Bruxelles rappelle encore Macron à son obligation de réduire le déficit  20/06/2017

Après les législatives, Bruxelles rappelle encore Macron à son obligation de réduire le déficit











Bruxelles se rappelle régulièrement au souvenir des Français, souvent au lendemain d'un scrutin. Après la victoire de LREM, Pierre Moscovici rappelle ses exigences en matière de déficit budgétaire. Depuis 2013, les Etats membres sont sous tutelle.

Ça devient une habitude. Au lendemain de presque chaque scrutin national, la Commission européenne fait part de son avis. Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, mais aussi à la Fiscalité et à l'Union douanière, Pierre Moscovici a appelé une nouvelle fois la France, ce 19 juin, à contenir son déficit budgétaire sous la barre des 3%, comme le lui impose le Traité fondateur de l'Union européenne (TFUE). «Ce qu'on attend de la France, c'est qu'elle fasse les réformes pour être plus compétitive, qu'elle soit solide sur les finances publiques et ait une force de proposition dans les institutions européennes», a ainsi prévenu le commissaire. Et Pierre Moscovici d'enfoncer le clou : «Dès lors qu'on est proche des 3%, il faut les faire, c'est jouable.»

Pourtant, Emmanuel Macron n'avait pas besoin de cette piqûre de rappel. En pleine campagne présidentielle, en février 2017, il avait fait savoir par la voix de l'économiste Jean-Pisani Ferry, responsable du programme économique d'En Marche!, qu'au cas où il serait élu, il respecterait les critères de de Maastricht concernant le déficit et la dette nationale. De surcroît, la France n'est pas si mauvaise élève que cela. Après un déficit de 3,4% en 2016, la Banque de France prévoit un très honorable 3,1% pour l'année en cours.

Bruxelles veille au grain

En dépit de ces résultats, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n'a pas manqué de donner son avis sur la situation budgétaire de l'Hexagone, dès le lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron, le 7 mai 2017. «Les Français dépensent trop», avait-il jugé, avant d'ajouter : «Mon message n'est pas un message de pression, en aucun cas un message de sanction.» Jean-Claude Juncker ayant endossé le rôle du good cop (le gentil policier au cinéma), c'est à Pierre Moscovici qu'était revenu celui du bad cop (le méchant). Ce dernier avait ainsi rappelé ce même jour que la France était sous le coup d'une procédure pour déficit excessif, faute passible d'une amende équivalent à 0,2% du produit intérieur brut.

De fait, depuis l'entrée en vigueur du «pacte bugétaire» au 1er janvier 2013, les Etats membres ont délégué leur souveraineté budgétaire à Bruxelles. Sous couvert de crise de la dette souveraine, de l'euro, pourtant déclenchée par le renflouement par le contribuable des géants bancaires européens, la Commission européenne a un droit de regard sur le niveau d'endettement des Etats membres. Seul le Royaume-Uni échappe à ces contraintes. En effet, il garde la maîtrise de sa politique monétaire et de sa politique budgétaire, les deux seuls et réels leviers dont dispose un gouvernement pour agir sur sa situation financière.

Privé de ces instruments, l'Etat ne peut que relever le taux d'imposition pour faire rentrer de l'argent dans les caisses ; ou bien procéder à ce que l'on appelle une «dévaluation interne», faute de pouvoir agir sur la monnaie. En clair : une baisse des salaires. Et afin d'y parvenir, la réforme du Code du travail, d'ailleurs impulsée par Bruxelles, apparaît incontournable.

https://francais.rt.com/economie/40020-apres-legislatives-bruxelles-rappelle-macron-obligation-deficit


Un député LR devant la justice sur une plainte de Salah Abdeslam  20/06/2017

Un député LR devant la justice sur une plainte de Salah Abdeslam











Le terroriste présumé reproche au député d'avoir porté atteinte à sa «vie privée» pour avoir décrit avec précision la façon dont il vivait à la prison de Fleury-Mérogis à des journalistes.

Salah Abdeslam, le dernier survivant du commando responsable des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, attaque le député LR fraîchement réélu Thierry Solère devant le tribunal de Nanterre le 21 juin pour atteinte à sa vie privée. Le terroriste présumé reproche au parlementaire d'avoir décrit ses conditions de détention à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) dans le Journal du dimanche.

Le 29 juin 2016, le député Thierry Solère, utilisant son droit parlementaire à visiter les prisons, s'était rendu en compagnie de deux journalistes du JDD à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis où Salah Abdeslam est détenu à l'isolement depuis son extradition de Belgique, en avril 2016. Les journalistes n'avaient pas pu accéder à la salle de vidéosurveillance du détenu, mais le député leur avait décrit précisément ce qu'il avait vu, du brossage de dents à la prière.

«Il était en survêtement et tee-shirt sombre, cela fait une semaine qu'il ne porte plus la djellaba, et il a noué autour de sa taille une veste, avant de se mettre à genou, tourné vers l’Est… Une longue prière», avait-il ainsi déclaré aux journalistes.
Une atteinte à sa «vie privée»

Thierry Solère avait interpellé le garde des Sceaux, à l'époque Jean-Jacques Urvoas, affirmant que Salah Abdeslam bénéficiait d'une «salle de sport» exclusive en référence à une cellule avec un rameur dans lequel le détenu est autorisé à faire de l'exercice.

Maître Frank Berton, l'avocat du terroriste présumé, avait dénoncé dans une lettre au ministre le comportement du député, «comme s'il s'était promené au zoo de Vincennes» et avait demandé à la justice administrative de suspendre en urgence la vidéosurveillance de son client au nom de sa «vie privée». Cette requête a été refusée en juillet par le tribunal administratif puis par le Conseil d'Etat. Salah Abdeslam avait de son côté attaqué Thierry Solère au civil, lui demandant un euro de dommages et intérêts pour atteinte au droit au respect de sa vie privée.

«J'ai fait mon travail dans cette affaire, et je ne me laisserai intimider par personne», a commenté de son côté Thierry Solère lors de l'émission Questions d'info sur LCP mercredi dernier. La défense du député souligne notamment que ses déclarations au JDD sont «tout à fait anodines» et qu'elles relèvent du droit d'informer le public.

Selon une source proche du dossier, le terroriste présumé ne sera pas extrait de sa cellule pour cette audience. En outre rien n'indique qu'un avocat viendra plaider pour lui, Frank Berton et Sven Mary ayant renoncé à le défendre pour le procès des attaques de Paris prévu en octobre 2017 en raison de son silence persistant face aux enquêteurs.

https://francais.rt.com/france/40025-depute-convoque-devant-justice-salah-abdeslam


«La stratégie des USA au Moyen-Orient: créer des tensions et en profiter économiquement»  20/06/2017

«La stratégie des USA au Moyen-Orient: créer des tensions et en profiter économiquement»











Le politologue turc Ibrahim Varli a, dans une interview à Sputnik, donné son point de vue concernant la situation autour du Qatar et a expliqué pourquoi la crise du Golfe était favorable à Washington. Selon lui, il ne s'agit ni plus ni moins que de la traditionnelle politique extérieure des États-Unis.

Le politologue et rédacteur en chef du journal turc Birgün, Ibrahim Varli, estime que l'administration de Donald Trump suit la ligne traditionnelle de Washington au Moyen-Orient. Selon lui, la situation autour du Qatar ressemble beaucoup à celle de la péninsule coréenne, où Washington, après avoir créé des tensions, a conclu un contrat avantageux sur la livraison d'armes à la République de Corée:

«Souvenez-vous, tant dans le cas de la Corée du Sud que dans le cas du Qatar, on (Washington, ndlr) a obtenu un contrat de plusieurs milliards sur la fourniture d'armes. La première visite à l'étranger de M. Trump a eu lieu en Arabie Saoudite et à peine avait-il quitté le pays que la crise autour du Qatar éclatait. Immédiatement après cela, les États-Unis, profitant d'un moment opportun sous forme de crise, ont réalisé des ventes d'armes importantes.»

«C'est la politique américaine classique: d'abord on provoque une montée des tensions, puis on lance le processus visant à tourner la crise à son avantage à l'aide des ventes d'armes et des relations diplomatiques», a expliqué à Sputnik Ibrahim Varli.

En parlant de la situation en Syrie, et plus précisément à Raqqa, le spécialiste en politique a noté que la question principale était celle de la gestion de l'après-Raqqa.

«Nous savons que les États-Unis et les forces démocratiques syriennes contrôlent ces territoires [de la ville de Raqqa, ndlr]. Ces dernières se composent principalement de forces kurdes. D'autre part, les tribus arabes locales de Raqqa sont aussi présentes. En outre, les Unités de mobilisation populaire irakiennes (Hachd al-Chaabi) tentent de se déplacer dans la direction de Raqqa après avoir traversé la frontière irakienne, mais on ne leur permet pas de le faire. Les États-Unis ne veulent pas de la présence de forces gouvernementales syriennes ou de forces chiites sur ce territoire», a-t-il résumé.

Selon M. Varli, l'option la plus logique pour les États-Unis, c'est de transférer la gestion de la ville aux forces locales. Cependant, ces mêmes forces ne seront pas en mesure de tenir la ville pendant une longue période de temps, étant donné que les groupes islamistes radicaux peuvent essayer de la reprendre. Par conséquent, il est probable que Washington transfère l'administration de Raqqa aux autorités locales et dirigent les actions de ces autorités en sous-main.

https://fr.sputniknews.com/international/201706201031909184-strategie-usa-moyen-orient/


L'Australie suspend ses frappes aériennes en Syrie  20/06/2017

L'Australie suspend ses frappes aériennes en Syrie











Le gouvernement australien a annoncé mardi qu'il suspendait sa participation aux frappes aériennes menées en Syrie dans le cadre de la coalition internationale sous commandement américain.

Cette décision est la conséquence de la brutale montée des tensions entre les Etats-Unis et la Russie à la suite de la destruction d'un avion des forces gouvernementales syriennes qui a été abattu dimanche dans le secteur de Rakka par un F/A-18E Super Hornet des forces américaines.

"Par mesure de précaution, les opérations aériennes des forces australiennes de défense en Syrie ont temporairement cessé", précise le ministère australien de la Défense dans un communiqué.

Au lendemain de la destruction de cet avion de chasse de l'armée syrienne au sud de Rakka, la Russie, alliée du régime de Bachar el-Assad, a prévenu lundi que tout avion de la coalition emmenée par l'Etats-Unis qui s'aventurerait à l'ouest de l'Euphrate était désormais une cible potentielle. Moscou n'est cependant pas allé jusqu'à dire que ces avions pourraient être abattus.

Le CentCom, commandement central des forces américaines englobant le Moyen-Orient, a précisé dans un communiqué que l'appareil syrien avait été abattu "en application des règles d'engagement et de légitime défense collective des forces associées au sein de la coalition".

Dans son communiqué, le Central Command souligne que la mission de la coalition est de vaincre le group Etat islamique en Irak et en Syrie. "La coalition ne cherche à lutter contre le régime syrien, les Russes ou les forces pro-régime associées à eux mais n'hésitera pas à défendre la coalition ou ses partenaires face à toute menace", ajoute le CentCom.

https://www.lorientlejour.com/article/1058184/laustralie-suspend-ses-frappes-aeriennes-en-syrie.html


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