Syrie: grandes manifestations en territoires kurdes contre Ankara  19/01/2018

Syrie: grandes manifestations en territoires kurdes contre Ankara












Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi dans les territoires kurdes du nord de la Syrie, dénonçant les menaces du voisin turc de lancer une offensive contre des bastions de la communauté.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé lundi que l'armée turque était "prête" à lancer une opération "à tout moment" contre des villes du nord syrien contrôlées par des forces kurdes, notamment Afrin, située non loin de la frontière avec la Turquie.

Estimés à 15% de la population syrienne, longtemps opprimés sous le régime de Damas, les Kurdes ont profité de la guerre déclenchée en 2011 pour établir une autonomie de facto dans les territoires qu'ils contrôlent, dans le nord et nord-est syrien.

La Turquie craint de voir sa propre communauté kurde développer des ambitions similaires, et considère comme "terroristes" les Unités de protection du peuple kurde (YPG), principale milice kurde en Syrie.

Plusieurs milliers de personnes se sont ainsi rassemblées jeudi dans la ville Jawadiyé, dans la province de Hassaké (nord-est), a constaté un correspondant de l'AFP.
"Nous sommes unis et nous voulons soutenir notre peuple à Afrin", a confié Abdallah Khaled, un manifestant de 40 ans.
"A bas, à bas Erdogan", "Avec notre âme, avec notre sang, nous sommes avec toi Afrin", ont scandé les manifestants, brandissant des drapeaux kurdes, des drapeaux des YPG, ou encore des portraits d'Abdullah Öcalan, chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), emprisonné depuis 1999 en Turquie.
"Nous condamnons les attaques de l'Etat turc contre notre peuple à Afrin", pouvait-on lire sur des pancartes en arabe et en kurde.

Plusieurs rassemblements similaires ont eu lieu dans les territoires contrôlés par les Kurdes, notamment à Afrin où selon les organisateurs des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues malgré la pluie.
Ankara a haussé le ton ces derniers jours contre la communauté, qui doit jouer un rôle important dans un projet de force frontalière parrainé par la coalition internationale antijihadistes et dévoilé dimanche.

Ankara, qui craint que les YPG ne s'implantent durablement aux portes de la Turquie, s'est immédiatement opposée à une telle force.
Mardi, M. Erdogan a promis d'en finir avec les "nids de terroristes" dans le nord de la Syrie. Il a averti qu'une opération à Afrin pourrait avoir lieu "demain, le jour suivant ou d'ici peu de temps".

Les Etats-Unis ont tenté mercredi de rassurer la Turquie sur cette force, en soulignant qu'elle n'était "pas une nouvelle +armée+ ou une force conventionnelle de +garde-frontières".
Et Damas a prévenu jeudi Ankara que l'armée syrienne était prête à détruire les avions turcs qui interviendraient en Syrie.

https://www.lorientlejour.com/article/1095065/syrie-grandes-manifestations-en-territoires-kurdes-contre-ankara.html



Des milliers d'indigènes d'Amazonie réunis au Pérou pour voir le pape  19/01/2018

Des milliers d'indigènes d'Amazonie réunis au Pérou pour voir le pape












En tenues traditionnelles pour la plupart, des milliers d'indigènes du Pérou, du Brésil et de Bolivie étaient réunis jeudi à Puerto Maldonado (sud-est du Pérou), à la veille d'une rencontre historique avec le pape François.

"Nous sommes un seul peuple", a déclaré à l'AFP Angelton Arara, 33 ans, qui a mis trois jours en bus pour venir du Mato Grosso, dans le centre-ouest du Brésil.
Portant une couronne de plumes d'aigle royal, Angelton a confié vouloir parler au souverain pontife des problèmes de sa communauté: "la démarcation des terres, l'éducation, la politique du gouvernement brésilien".
"Nous avons beaucoup de besoins", a-t-il expliqué et "nous espérons que le pape, avec toute l'Eglise, le Vatican, prête attention et nous voie de manière chaleureuse et avec amour, les peuples indigènes du Brésil et d'autres pays".

Le pape argentin quitte jeudi le Chili, après trois jours de visite, pour se rendre au Pérou, où il est attendu à Lima en fin d'après-midi. Vendredi, il ira à Puerto Maldonado, ville située en pleine Amazonie, peuplée d'une trentaine de communautés indigènes menacées notamment par l'orpaillage. Il rencontrera environ 3.500 indigènes du Pérou, du Brésil et de Bolivie vendredi matin avant de déjeuner en petit comité avec certains d'entre eux.

Venus en bus, en avion ou en bateau à travers la jungle, plusieurs milliers d'indigènes ont participé jeudi, dans l'université de la ville, à une rencontre entre les églises d'Amazonie, devant servir de préparation à la venue du pape mais aussi au synode (réunion mondiale d'évêques) de 2019 consacré aux peuples amazoniens.

"Nos communautés natives sont fortement affectées par l'activité minière", a rappelé devant le public monseigneur David Martinez, évêque de Puerto Maldonado, avant de donner la parole aux représentants des différents peuples réunis.
"C'est le moment d'exiger que l'on nous respecte comme peuples originels", a lancé notamment Oscar Chigkun Mayana, 30 ans, de la communauté Antiguo Kanam, venu du nord du Pérou. "Sans la terre, nous ne sommes rien", a-t-il dit, dénonçant "l'extraction d'or dans toutes les zones d'Amazonie".

https://www.lorientlejour.com/article/1095067/des-milliers-dindigenes-damazonie-reunis-au-perou-pour-voir-le-pape.html

Jordanie: excuses d'Israël pour la mort de deux Jordaniens à son ambassade d'Amman  19/01/2018

Jordanie: excuses d'Israël pour la mort de deux Jordaniens à son ambassade d'Amman











Israël a présenté des excuses à Amman pour la mort de deux Jordaniens tués à son ambassade en juillet, et celle d'un juge, tué à la frontière en 2014, se disant prêt à compenser les familles des victimes, a annoncé jeudi le gouvernement jordanien.
Israël a aussitôt annoncé la reprise des activités de son ambassade à Amman.

Le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohamed Momani, a indiqué que son pays avait "reçu une note officielle du ministère israélien des Affaires étrangères exprimant les profonds regrets et excuses du gouvernement israélien pour l'incident survenu en juillet à l'ambassade d'Israël à Amman qui a entraîné la mort de deux citoyens jordaniens ainsi que pour la mort du juge jordanien Raëd Zeiter".

"Israël s'est engagé officiellement dans cette note à effectuer et poursuivre les démarches légales concernant l'incident de l'ambassade d'Israël à Amman et s'est engagé à compenser les familles des trois martyrs", selon M. Momani, cité par l'agence de presse officielle Petra.

Les relations entre la Jordanie et Israël, deux pays voisins liés par un traité de paix depuis 1994, se sont considérablement tendues après l'incident meurtrier survenu le 23 juillet dans l'enceinte de l'ambassade d'Israël à Amman, où un agent de sécurité israélien a tué deux Jordaniens.

L'ambassadrice Einat Shlein ainsi que d'autres membres du corps diplomatique israélien en Jordanie, y compris l'agent de sécurité impliqué dans la mort des deux Jordaniens, avaient dû quitter Amman après l'incident.
En 2014, la mort du juge Raëd Zeiter, tué le 10 mars par l'armée israélienne au point de passage du pont Allenby entre la Cisjordanie occupée et la Jordanie, avait soulevé de vives protestations en Jordanie.

La note des autorités israéliennes affirme "la volonté du gouvernement israélien de reprendre la coopération avec le royaume, son fort attachement à ces liens et son souhait de régler et clore ces dossiers", a encore indiqué jeudi le porte-parole jordanien.
M. Momani a souligné qu'Israël avait ainsi "répondu à toutes les conditions posées par le gouvernement (jordanien) pour un retour de l'ambassadeur".

En Israël, un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué jeudi soir qu "Israël et la Jordanie étaient parvenus à un accord sur les incidents de l'ambassade israélienne de juillet 2017 et celui du l'assassinat du juge jordanien en mars 2014."
"L'ambassade israélienne en Jordanie va reprendre ses activités immédiatement", ajoute le communiqué. "Israël attache une grande importance à ses relations stratégiques avec la Jordanie et les deux Etats vont oeuvrer au renforcement de leur coopération et à la consolidation de leur accord de paix".

https://www.lorientlejour.com/article/1095078/jordanie-excuses-disrael-pour-la-mort-de-deux-jordaniens-a-son-ambassade-damman.html

Le pape réitère son vœu d'un statu quo pour Jérusalem  18/01/2018

Le pape réitère son vœu d'un statu quo pour Jérusalem












Le pape François a réitéré son souhait d'un statu quo international pour Jérusalem et la reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour une solution basée sur l'existence de deux Etats, indique jeudi un communiqué du Vatican.

Le pape argentin a implicitement critiqué à plusieurs reprises déjà la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.
Evoquant "le caractère spécifique de Jérusalem" dans une lettre à Ahmed al-Tayeb, grand imam d'al-Azhar, le pape a souligné que "seul un statut spécial, garanti par la communauté internationale, peut préserver son identité, sa vocation unique de lieu de paix (...) et sa valeur universelle, permettant un avenir de réconciliation et d'espoir pour toute la région".

Dans ce message envoyé à l'occasion de la conférence internationale en soutien à Jérusalem organisée par al-Azhar, le pape réaffirme "la nécessité d'une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour une solution négociée visant à la coexistence pacifique de deux Etats à l'intérieur de frontières décidées entre eux et reconnues par la communauté internationale".

Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, est un sujet passionnel. Depuis la création d'Israël en 1948, la communauté internationale n'a jamais reconnu cette ville comme capitale. Elle considère que son "statut final" doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens.

Après l'annexion de Jérusalem-Est, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale "éternelle et indivisible". L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

https://www.lorientlejour.com/article/1094998/le-pape-reitere-son-voeu-dun-statu-quo-pour-jerusalem.html

L'ambassadeur de France en Russie dénonce l'«extraterritorialité» des sanctions américaines  18/01/2018

L'ambassadeur de France en Russie dénonce l'«extraterritorialité» des sanctions américaines












Les nouvelles sanctions unilatéralement prises contre Moscou par Washington en juillet 2017 n'ont eu de cesse de susciter des critiques de la part de pays européens. Et la France semble vouloir remettre en cause l'hégémonisme judiciaire américain.

Oubliée, la menace russe supposée qui justifie pour les Occidentaux un déploiement militaire sans précédent de l'OTAN en Europe ? Sans doute non, mais sur le volet économique, le ressort de la justice américaine qui se saisit d'affaires en dehors de ses frontières semble toujours échauder les Européens, et la France en particulier.

Les intérêts des Européens et, plus particulièrement la France, doivent être préservés

Selon l'agence TASS, Sylvie Bermann, ambassadeur de France à Moscou, a dénoncé sans ambages l'extraterritorialité autoproclamée du droit américain. «Nous n'acceptons pas le caractère extraterritorial des sanctions américaines», a-t-elle déclaré ce 16 janvier 2018 lors du Forum Gaïdar, qui réunit chaque année des universitaires et économistes à Moscou. «Les intérêts des Européens et, plus particulièrement la France, doivent être préservés», a ajouté la diplomate, dépassant ainsi le seul dossier des sanctions décidées unilatéralement par Washington contre la Russie.

Réparer les pots cassés ?

Ce n'est pas la première fois que les autorités françaises dénoncent l'extraterritorialité des lois américaines depuis l'élection d'Emmanuel Macron, tandis que le gouvernement français tente de relancer les échanges commerciaux avec la Russie. En octobre 2017, Bruno Le Maire appelait l'Union européenne à se doter d'un «dispositif de riposte» à celle-là.

Il faut dire que plusieurs fleurons français, tels qu'Alstom – avant son démantèlement – Technip ou Crédit Agricole, ont été contraints par le passé à se plier aux décisions du Département de Justice américain. En 2015, BNP Paribas avait ainsi écopé d'une amende record de 8,9 milliards de dollars pour avoir effectué des transactions interdites dans la monnaie américaine. Une raison suffisante pour la justice américaine de poursuivre le géant bancaire français, dans ce qui ressemble à une guerre économique de Washington contre ses alliés.

Si l'Union européenne avait suivi dans un premier temps les Etats-Unis dans sa politique de sanctions économiques contre la Russie en 2014, les nouvelles sanctions américaines unilatérales de juillet 2017 ont changé la donne. Alors que Bruxelles tirait la sonnette d'alarme, évoquant une décision non concertée, et avait même brandi la menace de représailles à l'encontre de Washington, Paris était allé jusqu'à juger les sanctions américaines contraires au droit international.

https://francais.rt.com/economie/47363-ambassadrice-france-russie-denonce-sanctions-unilaterales-etats-unis

L'UE donne son feu vert à de nouvelles sanctions contre le Venezuela  18/01/2018

L'UE donne son feu vert à de nouvelles sanctions contre le Venezuela











Les 28 pays de l'UE ont décidé d'adopter de nouvelles sanctions contre Caracas. Sept haut responsables vénézuéliens sont visés par des mesures restrictives, telles que le gel d'avoirs ou des interdictions de visa.

Les gouvernements des pays membres de l'Union européenne se sont mis d'accord le 18 janvier pour mettre en place des sanctions contre le Venezuela, alors que le pays traverse une crise économique et politique déjà rude depuis plusieurs années. Les premières mesures annoncées concernent directement des proches du président vénézuélien, Nicolas Maduro.

Plus précisément, ce sont sept hauts responsables vénézuéliens qui sont concernés par ce que plusieurs proches du dossiers ont qualifié de «mesures restrictives» à l'AFP. Il s'agit principalement d'un gel d'avoirs et d'une interdiction de visas restreignant leur droit d'entrée dans l'UE.

Les difficultés politiques et économiques que connaît le Venezuela sont aggravées depuis plusieurs années par l'embargo qu'il subit. Le gel des avoirs ou l'interdiction d'acheter de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou la compagnie pétrolière nationale PDVSA limitent fortement l'accès aux sources de financement à l'international, dont le Venezuela a pourtant cruellement besoin pour ses importations.

Les gouvernements européens, et plus généralement occidentaux, interviennent régulièrement pour dénoncer la situation politique au Venezuela, où l'opposition conteste les réformes constitutionnelles récemment mises en place par le parti de Nicolas Maduro. Ce dernier s'en prend régulièrement à ce qu'il qualifie d'ingérence étrangère.

https://francais.rt.com/international/47376-union-europeenne-donne-son-feu-vert-nouvelles-sanctions-venezuela

Délation généralisée ? Reporty, l'appli israélienne testée à Nice fait polémique  18/01/2018

Délation généralisée ? Reporty, l'appli israélienne testée à Nice fait polémique











Conçue en Israël, l'application Reporty, testée à Nice, permet de filmer et géolocaliser en temps réel un incident et de transmettre ces informations aux forces de l’ordre. L'opposition municipale dénonce un «processus de délation généralisé».

Nice teste depuis le 15 janvier Reporty, une application développée en Israël par la start-up de l'ancien Premier ministre Ehud Barak, dont l'objectif affiché est de faire gagner du temps aux autorités. Son principe est simple : lorsqu'une personne est témoin d'une incivilité, il lui suffit de lancer l'application et de filmer la scène avec son smartphone. Toutes les informations – image, son et géolocalisation de l’utilisateur – sont alors transmises en direct au centre de vidéosurveillance de la police municipale. Cette dernière peut ainsi cibler les caméras sur la zone et dépêcher une patrouille sur place.

«Chacun d'entre nous doit devenir un citoyen engagé acteur de sa propre sécurité, et donc de la sécurité collective», a justifié le 12 janvier Christian Estrosi, le maire Les Républicains de Nice, en présentant l'application qualifiée de «révolutionnaire» et dont il envisage le déploiement «à grande échelle».

«En toute discrétion, les utilisateurs nous enverront des images pour que nous puissions réagir immédiatement», a-t-il encore expliqué, dans des propos rapportés par France Info le 15 janvier. «Plus il y aura de citoyens actifs qui s’impliqueront, plus nous réussiront à surprendre, intervenir, prévenir et intercepter», poursuit-il.

Le maire de Nice a donné trois exemples lors desquels l'application pourrait être utilisée : lorsqu'une fourgonnette décharge sur la voie publique de l'électroménager usagé, lorsqu'un cycliste est renversé, ou encore lorsqu'un maraudeur lorgne sur des voitures en stationnement.
Un projet polémique

Ce projet est loin de faire l'unanimité, en premier lieu dans les rangs de l'opposition municipale socialiste. Cette dernière a immédiatement dénoncé «une démarche contestable sur le fond et inadmissible sur la forme [...] qui ressemble à l'organisation d'un processus de délation généralisé».

«On voit que le maire [de Nice, Christian Estrosi] ne se gêne pas d'expliquer à quel point c'est utile pour instaurer la délation dans toute la ville», a de son côté réagi Benjamin Sonntag‏, cofondateur du site la Quadrature du Net au micro de France Info. Fervent défenseur de la vie privée sur internet, Benjamin Sonntag‏ s'est en outre demandé si l'application allait «respecter les directives européennes» dans ce domaine.

A l'heure actuelle, Reporty est testé par 2 000 personnes, des agents de la ville de Nice, des comités de quartier ou encore, des membres du réseau «Voisins vigilants». La mairie a précisé qu'ils avaient reçu un manuel de déontologie en même temps que l'application, et a annoncé qu'un bilan serait fait au bout de deux mois.

https://francais.rt.com/france/47378-delation-generalisee-reporty-application-israelienne-testee-nice-polemique

Pas invités à un débat sur France 3, l'UPR et Debout la France saisissent conjointement le CSA  18/01/2018

Pas invités à un débat sur France 3, l'UPR et Debout la France saisissent conjointement le CSA











France 3 a organisé un débat dans le cadre d'une élection législative partielle en Bourgogne-Franche-Comté, sans convier les candidats de l'UPR et de Debout la France. Dénonçant un traitement inéquitable, les deux partis politiques ont saisi le CSA.

L’Union populaire républicaine (UPR) et Debout la France (DLF) ont annoncé le 7 janvier 2018 avoir conjointement saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel, dénonçant la différence de traitement réservée aux candidats à l’élection législative partielle de la première circonscription du Territoire de Belfort, lors d'un débat sur France 3 Bourgogne Franche-Comté, le 12 janvier.

Une rédaction du service public prend parti de facto dans le débat politique, indiquant implicitement aux électeurs que certains candidats compteraient plus que les autres

Les deux partis s'insurgent du fait que seuls six des dix candidats à ces élections ont été invités au débat, ce qui a entraîné selon leur communiqué un traitement inéquitable de la vision défendue par les candidats en termes de qualité – certains partis ayant eu l'opportunité de s'exprimer lors d'un débat télévisé – et en termes de temps de parole. Les candidats représentant l'UPR et DLF n'étaient en effet pas invités au débat de France 3.

«Une rédaction du service public prend parti de facto dans le débat politique, indiquant implicitement aux électeurs que certains candidats compteraient plus que les autres», dénoncent ainsi les deux formations politiques.

Concernant cette thématique récurrente lors des différentes échéances électorales, la majorité présidentielle a présenté le 3 janvier un projet de loi visant à recalculer les temps d'antenne des partis lors de la campagne télévisée officielle (c'est-à-dire des spots télévisés). Selon l'hebdomadaire Marianne, il pourrait accentuer le poids de La République en marche au détriment des autres partis.

https://francais.rt.com/france/47380-pas-invites-debat-sur-france-3-upr-debout-france-saisissent-conjointement-csa

«Les Intouchables d’Etat, bienvenue en Macronie» : le livre choc sur les fonctionnaires d'élite  18/01/2018

«Les Intouchables d’Etat, bienvenue en Macronie» : le livre choc sur les fonctionnaires d'élite











Conflits d’intérêt, salaires astronomiques, petits arrangements scandaleux : le livre brûlot «Les Intouchables d’Etat» de Vincent Jauvert, qui sort le 18 janvier, dénonce les excès de l'élite des hauts fonctionnaires.

Plus de 150 000 euros par an : c'est ce que gagnaient pas moins de 150 cadres de Bercy en 2015, soit davantage que le chef de l'Etat. Des révélations comme celles-ci abondent dans le livre du journaliste de L’Obs Vincent Jauvert, Les Intouchables d’Etat, bienvenue en Macronie, (Robert Laffont) qui a longuement enquêté sur 600 hauts fonctionnaires. Il y dévoile tout des salaires exorbitants, des conflits d’intérêt, des collusions public-privé qui nuisent à l'Etat et dont l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron est loin de signer la fin. Un voyage choquant au sein de l'élite administrative biberonnée à l'ENA.
Les «REM 150», pour rémunération 150 000 euros par an

François Hollande avait décidé en mai 2012 de diminuer son salaire de 30%, le portant à 150 000 euros par an et d’attribuer la même somme annuelle au Premier ministre. A la suite de cette décision, Bercy a souhaité rédiger un document interne établissant le recensement de ses hauts fonctionnaires les plus payés. Ce document a fini par tomber entre les mains de Vincent Jauvert.

Parmi les 150 cadres du ministère de l’Economie et des Finances qui gagnent plus que le chef de l’Etat, le trésorier-payeur général d’Ile-de-France, directeur régional des finances publiques, a gagné 255 579 euros nets, soit 21 298 euros nets mensuels en 2015. Au total, pas moins 104 administrateurs généraux sont mentionnés dans le document, ce qui fait des finances publiques l'un des secteurs de la haute administration d'Etat les plus lucratifs.

Les grands directeurs et chefs de service empochent aussi des salaires mirobolants, plus importants que ceux du privé pour le même type de poste. On note aussi des incongruités, comme l'apparition dans ce document d'un mystérieux contractuel, rémunéré 181 395 euros en 2015 par le cabinet de l’Economie en 2015... Celui d'Emmanuel Macron. Qui est-il et pour quelle tâche a-t-il perçu cette rémunération ? Le journaliste n’a pas pu le déterminer.

La «République des avocats d’affaire» et la collusion public-privé

Outre ces rémunérations particulièrement élevées du service public, Vincent Jauvert révèle certaines pratiques de hauts fonctionnaires, dont les allers-retours entre le public et le privé les placent dans des situations aussi problématiques que susceptibles de constituer des conflits d'intérêt. Interrogé sur l'émission de France 3, Le Grand Soir, il explique le phénomène : «Les hauts fonctionnaires de Bercy deviennent conseillers fiscaux pour des grands groupes privés parce qu'ils connaissent les faiblesses des lois fiscales qu'ils ont souvent eux-mêmes écrites.»

Dans ce mariage arrangé entre le public et le privé, une véritable caste s'est formée et se taille la part du lion : celle des avocats d’affaires. Pour remporter des marchés publics, les grandes entreprises doivent convaincre leurs interlocuteurs :la Commission européenne, les cabinets ministériels, les députés… Les avocats d’affaires et les lobbyistes, très souvent recrutés parmi les hauts fonctionnaires, leur sont pour cela d'une aide précieuse. Nicolas Sarkozy a ainsi été avocat d’affaires pour Bouygues ou Servier, Jean-François Copé a exercé au sein du cabinet Gide-Loyrette-Nouel. L’auteur épingle le Premier ministre Edouard Philippe, qui a coché toutes les cases de ce parcours professionnel où privé et public s'entremêlent intimement. Vincent Jauvert le décrit comme «le plus emblématique, conseiller d'Etat, énarque devenu avocat d'affaires et directeur des affaires publiques d'Areva».

Quant à l'actuel porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, il a été successivement lobbyiste, puis affecté au ministère de la Santé, puis missionné dans le privé en 2014 chez Unibail Rodenco. Vincent Jauvert est d'ailleurs parvenu à identifier la mission confiée à Benjamin Griveaux pendant cette période : «contrôler que personne, au ministère des Finances ou au Parlement, ne propose d’abolir une niche fiscale favorable [à son entreprise]». Là encore, la limite entre sphères de l'Etat et entreprises privées semble bien mince.

Pourtant, Emmanuel Macron avait à l’époque de la campagne présidentielle fustigé «les hauts fonctionnaires qui se sont constitués en caste» et souhaitait abolir leurs «protections hors du temps». Alors qu'aucun projet concret en ce sens n'a encore été évoqué par l'exécutif, l’auteur pense qu'une rupture avec ces pratiques passera avant tout par une réaction des citoyens motivée par une exaspération croissante. «Ca va changer : les Français n'en peuvent plus. Il est temps de moraliser la haute fonction publique», estime-t-il.

https://francais.rt.com/france/47382-intouchables-etat-bienvenue-macronie-livre-choc-fonctionnaires-elite

France: reprise du blocage des prisons par des surveillants  18/01/2018

France: reprise du blocage des prisons par des surveillants











De nombreuses prisons françaises étaient bloquées jeudi matin par des surveillants réclamant plus de sécurité après plusieurs agressions.

A Fleury-Mérogis, près de Paris, l'entrée du plus grand centre pénitentiaire d'Europe était bloqué par environ 200 personnes, selon les syndicats sur place.
Des prisons de la région de Marseille (sud) ou dans le Nord étaient aussi bloqués selon les syndicats.
Ces actions ont pour conséquence de retarder ou empêcher des extractions de prisonniers ou des rencontres aux parloirs.

Ce mouvement est né après l'agression jeudi dernier de trois surveillants, légèrement blessés à l'arme blanche par un détenu jihadiste allemand à la prison de Vendin-le-Vieil (Nord de la France). Il s'est renforcé après trois nouvelles agressions dans différentes prisons cette semaine.
Les syndicats de personnels pénitentiaires se sont mobilisés pour réclamer des conditions de travail plus sécurisées, avec notamment une "gestion spécifique pour les détenus terroristes islamistes et radicalisés" et une revalorisation d'un métier n'attirant "plus personne".

Des négociations entre les principaux syndicats et l'administration pénitentiaire se sont tenus depuis mardi soir et un projet d'accord est actuellement examiné par le gouvernement, ont indiqué mercredi soir deux syndicats dans un communiqué commun.
"Une fois les arbitrages rendus, les discussions reprendront afin de faire un point et finaliser ou pas un document que nous soumettrons aux personnels", ont-ils ajouté, appelant à reprendre le "blocage général" des prisons en attendant.

https://www.lorientlejour.com/article/1094967/france-reprise-du-blocage-des-prisons-par-des-surveillants.html

La banque centrale iranienne réclame des milliards à Clearstream  18/01/2018

La banque centrale iranienne réclame des milliards à Clearstream











La banque centrale iranienne réclame plusieurs milliards de dollars à Clearstream, filiale luxembourgeoise de compensation de Deutsche Börse, qui les avait bloqués en raison de procédures visant Téhéran pour son rôle dans plusieurs attentats, selon l'opérateur allemand.

Les Iraniens ont déposé auprès de la justice luxembourgeoise une requête pour récupérer au total environ 4,9 milliards de dollars plus les intérêts, soit quelque 4 milliards d'euros, a expliqué jeudi Deutsche Börse dans un communiqué.

D'après la requête, environ 3,9 milliards de dollars sont toujours inscrits sur le compte ouvert chez Clearstream par Bank Markazi --la banque centrale iranienne-- et le reste figure sur le compte de la banque italienne UBAE, également assignée par Markazi. Si cette demande de restitution ne peut aboutir, les Iraniens exigent des dommages et intérêts du même montant.

L'affaire, ancienne et complexe, vise à la fois quelque 2 milliards de dollars gelés par Clearstream, en raison de procédures en cours contre l'Iran aux Etats-Unis et au Luxembourg, et une somme de 1,9 milliard de dollars déjà transférée aux Etats-Unis, en application d'un jugement américain rendu en 2013.

Accusé d'avoir commandité plusieurs attaques terroristes, l'Iran s'était vu condamner à indemniser un millier de parties civiles américaines, dont les proches de 214 soldats américains tués le 23 octobre 1983 dans deux attentats suicides qui avaient fait au total 299 morts à Beyrouth. Sont aussi concernées les victimes d'un attentat de 1996 en Arabie Saoudite, qui avait tué 19 Américains.

La chambre de compensation luxembourgeoise a par ailleurs bloqué environ 2 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) en attendant l'issue d'autres procédures intentées contre l'Iran par des plaignants américains, aux Etats-Unis et comme Luxembourg.
"Clearstream considère que la requête la visant n'est pas fondée", a assuré indiqué la Deutsche Börse dans son communiqué.

https://www.lorientlejour.com/article/1094991/la-banque-centrale-iranienne-reclame-des-milliards-a-clearstream.html

Le pape François reçoit un projectile au visage lors de sa visite à Santiago (VIDEO)  18/01/2018

Le pape François reçoit un projectile au visage lors de sa visite à Santiago (VIDEO)





Un journal, une serviette ? Alors qu'il était sur sa papamobile, le pape François a reçu, au visage, un objet lors de sa visite de la capitale du Chili. Comment un convoi, censé être aussi sécurisé, peut être la cible d'une attaque, même bénigne ?

La visite au Chili du pape François n'est pas de tout repos. Chahuté par des manifestants présents parmi la foule des fidèles, le souverain pontife a même reçu un projectile alors qu'il déambulait juché sur sa papamobile, en chemin pour rejoindre le lieu d'où il allait donner une messe en plein air dans la capitale chilienne, comme le rapporte l'agence de presse italienne ANSA le 16 janvier 2018.

Cet objet serait un journal, ou une serviette selon les observations – ANSA parle d'un journal, contrairement à d'autres commentateurs. La contributrice d'un site d'actualité catholique évoque même un bob...

Atteint au niveau du visage, le pape n'a pas été blessé et a continué à sourire à et à saluer la foule. Mais au-delà du danger immédiat que représentait le projectile en question, une interrogation demeure : comment un objet peut-il parvenir aussi facilement jusqu'au Pape, censé être protégé par un dispositif de haute sécurité ?

Cet incident n'a d'ailleurs pas manqué de susciter des réactions sur les réseaux sociaux. Un internaute s'indigne ainsi, par exemple : «Lâche et fripouille, celui qui a jeté un journal sur le visage du pape [...] et les responsables de la sécurité que font-ils ? [...] Si cela avait été un projectile plus contondant, nous aurions une histoire mondiale. [...] Cela aurait pu être une tragédie.»

Un autre utilisateur de Twitter ne comprend pas cette faille de sécurité : «Et si ça avait été une bombe ?», s'inquiète-t-il.

La visite du Pape au Chili intervient par ailleurs alors que l'opinion publique du pays est horrifiée par une série de scandales d'abus sexuels qui ont impliqué environ 80 membres du clergé chilien ces dernières années. Une cinquantaine de personnes avaient été arrêtées le 16 janvier à Santiago au cours d'une manifestation contre la venue du souverain pontife.

https://francais.rt.com/international/47362-pape-francois-recoit-projectile-au-visage

Riposte turque immédiate en cas de menace venant de l'Ouest syrien  18/01/2018

Riposte turque immédiate en cas de menace venant de l'Ouest syrien












La Turquie ripostera immédiatement en cas de menace provenant de l'ouest de la Syrie, a prévenu mercredi son Conseil national de sécurité.

L'annonce, dimanche, de la formation d'un corps de gardes-frontières arabo-kurde qui aurait le soutien de la coalition conduite par les Etats-Unis a scandalisé la Turquie qui y voit une atteinte à ses intérêts.

Selon le Conseil national de sécurité, la décision des Etats-Unis va à l'encontre des préoccupations sécuritaires d'Ankara qui considère les milices syriennes arabo-kurdes YPG comme le prolongement du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation que la Turquie, comme les Etats-Unis et l'Union européenne, qualifient de terroriste.

Le gouvernement turc ne permettra pas que se forme une "armée terroriste" à ses frontières, a prévenu le Conseil dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de cinq heures.
"Toutes les mesures seront prises" et toutes les armes confiées aux combattants kurdes seront confisquées sans délais, a-t-il ajouté.

https://www.lorientlejour.com/article/1094885/riposte-turque-immediate-en-cas-de-menace-venant-de-louest-syrien.html

Force frontalière des USA en Syrie: une éventuelle réponse d’Ankara, Moscou et Téhéran  18/01/2018

Force frontalière des USA en Syrie: une éventuelle réponse d’Ankara, Moscou et Téhéran











Les États-Unis se proposent de créer une force de sécurité de 30.000 hommes sur les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie et l’Irak. Berat Çonkar, député du Parti de la justice et du développement turc (AKP) au pouvoir, a commenté pour Sputnik cette «illégitime» initiative américaine.

Il s'agit d'une force frontalière avec la participation de combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des Unités de protection du peuple kurde (YPG), a précisé dans un entretien accordé à Sputnik Berat Çonkar, membre de la commission parlementaire de la politique extérieure et président du groupe turc au sein de l'Assemblée parlementaire de l'Otan.

«Les Américains nous assuraient auparavant que leur coopération avec les Kurdes était provisoire, en la motivant par les impératifs de la lutte contre Daech. Mais l'actuel comportement des États-Unis témoigne de leur intention de maintenir et de promouvoir des contacts à long terme avec des éléments terroristes des YPG qui représentent une menace directe pour la sécurité de la Turquie», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que de telles démarches américaines étaient absolument inacceptables pour la Turquie et se trouvaient en contradiction flagrante avec les principes des relations entre alliés.

«Il faut que le Pentagone bloque cette initiative, sinon elle risquera de diviser l'Otan. […] Il faut dissuader les États-Unis de la réalisation de cette initiative erronée», a prévenu le parlementaire turc.

Selon ce dernier, pas un seul pays ne peut accepter l'augmentation de la présence et de l'influence à sa frontière d'une structure terroriste.

«Sur ce point, les positions de la Russie et de la Turquie sont similaires. Nous coopérons afin d'en finir avec la présence des organisations terroristes dans la région. Nous tenons au maintien de l'entente enregistrée au sommet sur la question du nettoyage de la région des structures représentant une menace pour la stabilité», a rappelé M.Çonkar.

Et d'exprimer en conclusion la certitude que la Russie, tout comme l'Iran, allaient coopérer avec la Turquie dans le cadre de leur stratégie commune, en adoptant des mesures visant à empêcher la réalisation de cette illégitime initiative américaine violant le droit international.

Ankara dénonce ces plans des États-Unis, les YPG étant considérées par la Turquie comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement qu'elle considère comme terroriste.

https://fr.sputniknews.com/international/201801171034782563-force-frontiere-usa-syrie-reponse-turquie-russie-iran/

Tillerson: «les USA maintiendront leur présence militaire en Syrie»  18/01/2018

Tillerson: «les USA maintiendront leur présence militaire en Syrie»











La défaite de Daech ne mettra pas fin à la présence militaire américaine en Syrie, a fait savoir mercredi le chef de la diplomatie américaine.

Les États-Unis envisagent de maintenir leur présence militaire en Syrie même après la défaite du groupe terroriste Daech, a annoncé mercredi le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.

«Disons-le clairement: les États-Unis maintiendront leur présence militaire en Syrie, qui se concentrera sur la garantie de la non réapparition de Daech», a-t-il déclaré.

Et d'indiquer que le retrait des États-Unis du pays permettrait à l'Iran d'y renforcer ses positions.

Rex Tillerson a en outre indiqué que, pour assurer l'avenir de la Syrie, Washington avait besoin de coopérer avec Ankara.

Livraisons d'armes US aux Kurdes syriens: «la patience de la Turquie est épuisée»

Le sujet de l'assistance militaire américaine aux Kurdes syriens pousse la patience de la Turquie à bout, a déclaré le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag.

Dans son discours diffusé par la chaîne de télévision Habertürk TV, le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag s'est prononcé sur les livraisons d'armes américaines aux Kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG), dans la région d'Afrin.

«La Turquie a dit clairement ce qu'elle voulait. Vous avez préféré combattre Daech avec l'appui d'une autre organisation terroriste. Nous avons souligné à plusieurs reprises la nécessité de mettre fin à cette assistance militaire. La patience de la Turquie sur ce sujet est épuisée», a-t-il souligné.

Plus tôt, le site d'information arabe Al-Masdar News avait annoncé que les États-Unis auraient livré des armes à des formations kurdes syriennes dans la région d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie. Selon le média, le transfert des armes aurait été effectué la semaine dernière dans le cadre de «l'accord secret» entre les États-Unis et les Kurdes des YPG.

La coalition sous commandement américain a annoncé dimanche travailler avec ses alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) à la formation d'une nouvelle force frontalière forte de 30.000 hommes, qui devrait être en bonne partie composée de miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), ce qui a provoqué la colère de la Turquie.

Les YPG sont considérées par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le mouvement séparatiste kurde de Turquie classé par Ankara sur la liste des organisations terroristes.

Dans la perspective de la possible opération militaire à Afrin évoquée par Recep Tayyip Erdogan, Ankara continue de renforcer ses forces à la frontière avec la Syrie, dans la province turque de Hatay.


https://fr.sputniknews.com/international/201801171034786110-tillerson-usa-syrie/
https://fr.sputniknews.com/international/201801171034786221-livraisons-armes-us-kurdes-syrien-turquie-patience/

Royaume-Uni: la nomination d’une ministre de la Solitude a mis Twitter en émoi  18/01/2018

Royaume-Uni: la nomination d’une ministre de la Solitude a mis Twitter en émoi











Conformément aux recommandations d'une commission parlementaire, afin de lutter contre l'isolement qui touche plus d'une personne sur 10 au Royaume-Uni, une ministre de la Solitude a été nommée par Theresa May. Quoi qu’il en soit, bien des internautes y ont réagi avec sarcasme.

Le poste de ministre de la Solitude a été confié à la ministre des Sports, Tracey Crouch, qui ajoute cette responsabilité à ses fonctions, lit-on dans un communiqué du gouvernement britannique.

«Pour un trop grand nombre de personnes, la solitude est la triste réalité de la vie moderne», a expliqué Theresa May, citée dans le document.

Selon la Première ministre, on doit faire quelque chose pour mettre fin pour de bon à l'acceptation de la solitude et en mémoire de la députée Jo Cox, assassinée en 2016 à l'âge de 41 ans par un militant d'extrême droite.

Certaines données recueillies par le gouvernement montrent en effet que la plupart des personnes âgées de plus de 75 ans vivent seules et environ 200.000 Britanniques passent plus d'un mois sans avoir de conversation avec un membre de leur famille ou un ami.

Pourtant les réactions des utilisateurs y ont souvent été sarcastiques.

«Quand la misère est l'essentielle cause de la solitude, est-ce que c'est Tracey Crouch qui doit être nommée ministre pour résoudre ce problème bien qu'elle ait voté contre l'augmentation des salaires dans la fonction publique, notamment pour les infirmières…»

«Theresa May nomme un ministre de la Solitude après avoir systématiquement fermé des bibliothèques, des centres publics où des personnes âgées se sentaient moins seules…»

https://fr.sputniknews.com/international/201801171034786489-royaume-uni-nomination-ministre-solitude-reactions-twitter/

Deux nouveaux gros astéroïdes se dirigent vers la Terre  18/01/2018

Deux nouveaux gros astéroïdes se dirigent vers la Terre











Deux astéroïdes, une «Lune de sang» et l’alignement de l’astéroïde Vesta avec la Terre et le Soleil: un astronome a énuméré quels phénomènes astrologiques nous attendent en janvier et au cours de l’année 2018.

Deux astéroïdes, qui se dirigent vers la Terre, passeront à côté de la planète bleue à la fin de ce mois, informe Pavel Skripnitchenko, détenteur de la chaire d'astronomie et de géodésie de l'Université fédérale de l'Oural.

«Deux approches d'astéroïdes nous attendent fin janvier. Les 1993 VD et 2003 CA4 passeront à une distance importante, les spécialistes n'y voient pas de menace. En outre, on pourra voir l'astéroïde Vesta, l'un des plus grands de la ceinture principale d'astéroïdes», a-t-il expliqué dans un commentaire à la chaîne russe Zvezda.

Le 18 janvier, Vesta sera aligné avec la Terre et le Soleil, et se trouvera à sa distance minimale de notre planète. Selon certaines évaluations, il sera même visible à l'œil nu vers 5h00, heure de Paris. Comme l'a expliqué le scientifique, le phénomène prendra la forme d'un petit point nébuleux dans la constellation du Cancer. Il sera repérable avec des jumelles. Contrairement aux étoiles, il ne luira pas, mais se déplacera même si pas très rapidement.

L'astéroïde 144332, de près de 1.300 mètres de diamètre, sera le plus gros corps céleste à passer à côté de la Terre. Il s'approchera de notre planète en septembre prochain.

Le 31 janvier, toujours vers 5h00 (heure de Paris), aura lieu une éclipse lunaire. La «Lune de sang» sera observable depuis l'Europe et l'Amérique du Nord.

Les Terriens pourront assister à la deuxième éclipse de l'année en juillet 2018, précise M.Skripnitchenko.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201801171034783057-asteroides-terre-janvier/

Panama Papers: l'Autorité financière allemande décharge les banques allemandes  18/01/2018

Panama Papers: l'Autorité financière allemande décharge les banques allemandes











L'Autorité financière allemande (Bafin) estime qu'aucune des banques du pays visées dans le cadre du scandale des "Panama Papers" n'a enfreint "dans une large mesure" les règles sur le blanchiment d'argent, a indiqué mardi son président Felix Hufeld.

"Jusqu'à présent, il semble qu'aucune des onze institutions impliquées dans de telles affaires n'a enfreint dans une large mesure les règlements sur le blanchiment d'argent", a déclaré le patron de la supervision bancaire en Allemagne lors d'une réception avec la presse à Francfort.

Selon l'exploitation par plusieurs médias des Panama Papers, qui ont permis la mise au jour depuis avril 2016 d'un vaste système d'évasion fiscale transitant par des sociétés-écrans, plusieurs centaines de banques ont aidé leurs clients à gérer ces sociétés offshore.
Les noms de Deutsche Bank et Berenberg avaient été entre autres cités par les journalistes ayant épluché cette masse de documents provenant d'un cabinet d'avocats panaméen, Mossack Fonseca.

Sans détailler le nom des banques suspectes, le Bafin avait lancé en juin dernier ses propres investigations pour savoir si ces établissements avaient opéré des montages illicites en ayant eu recours aux services du cabinet Mossack Fonseca.

Le Bafin, qui n'est pas parvenu à ce jour à étayer de telles accusations, s'en est tenu mercredi à une critique générale de ces affaires, doutant notamment "des moyens pour les experts sur le blanchiment d'argent", chargés des contrôles au sein même des groupes bancaires, de pousser leurs investigations "dans les zones offshore", a souligné Felix Hufeld.
"Sur le plan formel, cependant, les banques ont largement respecté la réglementation applicable au blanchiment d'argent", a-t-il déclaré.

Le gendarme allemand s'est borné à dire si les montages rencontrés étaient "conformes à la loi allemande". Quant à donner un "jugement éthique" sur les pratiques bancaires légales d'évasion fiscale, cela "est une autre affaire" n'entrant pas dans le mandat du Bafin, a conclu M. Hufeld.

https://www.lorientlejour.com/article/1094861/panama-papers-lautorite-financiere-allemande-decharge-les-banques-allemandes.html

GB: les députés adoptent la loi de retrait de l'UE  18/01/2018

GB: les députés adoptent la loi de retrait de l'UE











Les députés britanniques ont adopté mercredi soir un projet de loi gouvernemental sur le retrait de l'Union européenne, au terme d'un parcours tumultueux ayant plusieurs fois mis à mal l'exécutif et avant son examen par les Lords.

Le texte, adopté par 324 voix contre 295, doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement après le Brexit, le 29 mars 2019. Il sera débattu par la chambre des Lords à partir de fin janvier.

https://www.lorientlejour.com/article/1094866/gb-les-deputes-adoptent-la-loi-de-retrait-de-lue.html

Maroc: poursuite de la contestation dans une ancienne ville minière  18/01/2018

Maroc: poursuite de la contestation dans une ancienne ville minière











La contestation sociale s'est poursuivie mercredi à Jerada, ancienne ville minière du nord-est du Maroc, en dépit d'un plan d'urgence proposé pour répondre aux attentes des habitants, selon les autorités locales et des militants.

Ce mouvement a été provoqué par la mort accidentelle, fin décembre, de deux frères piégés dans un puits désaffecté où ils cherchaient du charbon. Depuis, des rassemblements pacifiques dénoncent régulièrement "l'abandon" de cette ville économiquement exsangue depuis la fermeture de ses mines en 1998.

Selon des images diffusées sur la page Facebook de militants, une foule de manifestants s'est rassemblée sur la place centrale de Jerada, certains avec des sparadraps collés sur la bouche.
Les manifestants sont toujours très mobilisés selon les militants. Mais les autorités locales, qui ont confirmé la protestation de mercredi, affirment qu'ils sont de moins en moins nombreux.
Les manifestants jugent insatisfaisant un plan d'urgence des autorités locales annoncé en début de semaine, selon un militant joint sur place par l'AFP.
Ils demandent notamment à ce que les actions soient menées au niveau gouvernemental et non au niveau local et trouvent insuffisantes les propositions concernant l'emploi des jeunes, selon la même source.

Le plan comprend des mesures concernant les factures d'eau et d'électricité, la création d'emplois, le contrôle de l'exploitation des puits désaffectés de charbon et la dégradation de l'environnement, selon l'agence officielle MAP.
Une délégation ministérielle avait été dépêchée sur place début janvier pour apaiser les tensions, sans convaincre les protestataires qui ont continué à se mobiliser en demandant "des projets de développement concrets".

Mardi, au lendemain de la présentation du plan d'urgence, une grande marche a été organisée depuis la cité voisine de Hassi Bilal jusqu'à Jerada pour demander réclamer des emplois dans cette dernière ville, en réponse aux propositions des autorités régionales, selon des videos diffusées sur des pages Facebook.

Le Maroc a connu ces derniers mois deux autres mouvements de contestation sociale, dans le Rif (nord) après la mort d'un marchand de poissons en octobre 2016 et dans le sud désertique après des coupures d'eau liées à la surexploitation agricole.

https://www.lorientlejour.com/article/1094865/maroc-poursuite-de-la-contestation-dans-une-ancienne-ville-miniere.html

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