À La Haye, une marche des Marocains pour la libération des détenus du Rif  21/04/2019

À La Haye, une marche des Marocains pour la libération des détenus du Rif























Samedi 20 avril, la diaspora marocaine est descendue dans les rues de La Haye pour protester contre les peines de prison auxquelles ont été condamnés 42 militants du Hirak, un mouvement de contestation sociale du Rif.

Le 11 avril, la Cour d'Appel de Casablanca a confirmé la condamnation de 42 opposants marocains du Hirak, mouvement de contestation sociale du Rif, à des peines de prison allant jusqu'à 20 ans.



Samedi 20 avril, la diaspora marocaine des Pays-Bas a organisé une manifestation à La Haye pour attirer l'attention sur la situation des droits de l'Homme dans le Rif.



Invitant les gens à y participer, ses organisateurs ont signalé qu'ils voulaient représenter les Rifains et ouvrir les yeux de l'Union européenne sur les violations des droits de l'homme dans le Rif.



Le mouvement de protestation qui a agité la région du Rif en 2016-2017 avait été déclenché par la mort, en octobre 2016, d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s'opposer à la saisie de sa marchandise.

Depuis, la province d'Al Hoceïma a été le théâtre de nombreuses manifestations destinées à réclamer davantage d'hôpitaux, du travail et une Université dans cette région maintenue dans un état de sous-développement par le régime depuis des décennies.

Au Maroc, des milliers de manifestants réclament la libération des détenus du Hirak

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche dans la capitale marocaine Rabat pour réclamer la libération des détenus du Hirak, mouvement de protestation ayant secoué la région du Rif en 2016-2017, après la confirmation de leurs peines allant jusqu'à 20 ans d'emprisonnement.

"Le peuple veut la libération des détenus", ont scandé les manifestants, sous un temps maussade, défilant derrière une banderole en soutien aux prisonniers de ce mouvement de protestation populaire aux revendications sociales et économiques.

Baptisée "la marche du peuple marocain: stop à l'injustice politique", cette manifestation a été organisée à l'appel des familles de détenus et plusieurs organisations politiques et de défense des droits humains.

La Cour d'appel de Casablanca a confirmé début avril les peines de 42 membres du Hirak, accusé de visées séparatistes par le pouvoir.

Nasser Zefzafi, 39 ans, et trois autres militants formant le noyau dur de la protestation ont écopé de 20 ans de prison ferme, soit les peines les plus lourdes, notamment pour "complot visant à porter atteinte à la sécurité de l'Etat".

Les autres ont été condamnés à des peines allant de 1 à 15 ans de prison.

Les militants avaient été transférés le 11 avril de Casablanca vers des prisons du nord du Maroc pour être plus "proches de leurs familles", selon l'administration pénitentiaire.

"Ils ont été transférés dans les pires prisons du royaume", a dénoncé Ahmed Zefzafi le père de Nasser, lors d'une conférence de presse organisée après la manifestation, au siège de l'association marocaine des droits humains.

Il a ajouté que les détenus avaient "entamé une grève de la faim" et appelé les "décideurs à trouver une issue à cette crise".

Des mères et soeurs de militants ont affirmé que les détenus protestaient contre leurs conditions de détention et demandaient à être "rassemblés dans une prison proche d'Al-Hoceïma" (nord), épicentre de la protestation dont ils sont originaires pour la plupart.

"Leur état de santé est suivi de très près", avait assuré vendredi la direction des prisons au Maroc.

"Nous ne sommes pas des séparatistes. Nos fils ont seulement revendiqué leur droit à une vie digne", a clamé la mère de Nabil Ahemjik, condamné à 20 ans de prison et transféré à la prison de Fès, à 270 km d'Al-Hoceïma.

Arrêté pendant sa couverture d'une marche de protestation à Al-Hoceïma, le journaliste Hamid el-Mahdaoui avait lui écopé de trois ans de prison pour ne pas avoir alerté la police des appels d'un inconnu évoquant des armes pour le Hirak.

Le Hirak a été déclenché par la mort, en octobre 2016, d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s'opposer à la saisie de sa marchandise.

Plusieurs associations et ONG ont critiqué la sévérité des peines. Les autorités marocaines, elles, ont toujours assuré que le processus judiciaire était conforme aux normes internationales.

https://fr.sputniknews.com/international/201904211040830948-marche-diaspora-maroc-liberation-detenus-rif/
https://www.rtbf.be/info/monde/detail_au-maroc-des-milliers-de-manifestants-reclament-la-liberation-des-detenus-du-hirak?id=10201796

«Nous avons menti, triché et volé»: le secrétaire d'Etat américain évoque son passé à la CIA (VIDEO)  21/04/2019

«Nous avons menti, triché et volé»: le secrétaire d'Etat américain évoque son passé à la CIA (VIDEO)
























Lors d'une intervention auprès d'étudiants de l'Université A&M du Texas, Mike Pompeo n'a pas manqué de provoquer l'enthousiasme et l'hilarité de son auditoire alors qu'il rappelait son expérience en tant que directeur de la CIA, de 2017 à 2018.

Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, s'est rendu le 15 avril 2019 dans l'un des établissements universitaires les plus réputés de l'Etat texan, l'Université A&M du Texas.

"J'étais le directeur de la CIA : nous avons menti, triché et volé. On a été entièrement formés pour ça."

Interrogé sur l'attitude diplomatique à adopter vis-à-vis de certains pays tels que l'Arabie saoudite, le secrétaire d'Etat a cherché à relativiser le poids des critiques adressées à l'administration américaine, estimant que trop d'Américains ne comprenaient pas la chance qu'ils avaient «d'être ici, aux Etats-Unis». Donnant une explication imagée des subtilités de la diplomatie américaine, Mike Pompeo a poursuivi en évoquant son expérience en tant que directeur de la CIA, de 2017 à 2018. «Quand j'étais en début de carrière, la devise était "tu ne mentiras pas, tu ne tricheras pas ou tu ne voleras [pas], tu ne toléreras pas non plus ceux qui le font". J'étais le directeur de la CIA : nous avons menti, triché et volé. On a été entièrement formés pour ça». Des propos qui ont retenu l'attention de nombre d'observateurs, certains ayant pris la peine d'extraire ce court passage vidéo sur les réseaux sociaux.



Face à son auditoire estudiantin, l'ancien chef de la CIA a défendu, pendant près d'une demi-heure, le bien-fondé de la politique étrangère américaine à travers le monde, rappelant à son public que l'Université A&M du Texas était celle qui orientait ses diplômés, «plus que toute autre université», vers l'armée américaine. «Vous êtes engagés et vous voulez servir. Vous devez en être fiers et j'aime ça !» n'a pas tardé à lâcher le haut diplomate dans l'introduction plutôt enflammée de son intervention.

https://francais.rt.com/international/61275-nous-avons-menti-triche-vole-le-secretaire-etat-americain-evoque-son-passe-a-cia-video

Elu président de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky saura-t-il «casser le système» ?  21/04/2019

Elu président de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky saura-t-il «casser le système» ?
























Les électeurs ukrainiens ont infligé un camouflet au président sortant Petro Porochenko, désavouant cinq ans d'effondrement économique et de guerre dans l'est du pays. Pour autant, Volodymyr Zelensky hérite d'une situation très difficile.

Après cinq ans de descente aux enfers, les électeurs ukrainiens ont décidé ce 21 avril de renverser la table. Selon les sondages à la sortie des urnes, le comédien et humoriste Volodymyr Zelensky, novice en politique de surcroît, devrait succéder à Petro Porochenko.

"Je suis convaincu que nous pourrons casser ce système"

Deux jours plus tôt, lors d'un débat mouvementé organisé dans le stade Olimpiïski de Kiev, le comédien de 41 ans, attaché à la langue russe autant qu'à l'ukrainien, avait martelé sa volonté de tourner la page pour l'Ukraine, ruinée économiquement et enlisée dans une quasi-guerre civile dans l'est du pays. «Je suis convaincu que nous pourrons casser ce système, avec des gens corrects, avec une autre mentalité, avec une mentalité du 21e siècle», avait assuré Volodymyr Zelensky. Et d'ajouter, à l'intention de son adversaire Petro Porochenko, président sortant : «Le problème, ce n'est même pas que vous ayez des corrompus dans votre entourage [...] mais que vous nous ayez volé cinq ans».

Fermeté face à la Russie

De son côté, fidèle à sa rhétorique et à sa stratégie de campagne antirusse, Petro Porochenko avait renvoyé Volodymyr Zelensky à son inexpérience. «Un acteur sans expérience ne peut pas faire la guerre avec l'agresseur russe», avait-il répliqué.

De fait, l'élection de Volodymyr Zelinsky traduit sans doute une volonté des Ukrainiens de sortir le pays de l'ornière de la révolution pro-Union européenne du Maïdan. Comparées au discours anxiogène et va-t-en-guerre de Petro Porochenko, ne promettant en définitive que du sang et des larmes, les prises de position plus consensuelles du prochain président de l'Ukraine ont fait mouche chez les électeurs.

Si Volodymyr Zelinsky doit surtout sa victoire de ce 21 avril sa notoriété acquise à la télévision ukrainienne et sur les réseaux sociaux, lors de ses rares déclarations de politique étrangère, il s'est notamment dit confiant dans la recherche d'une solution pacifique, diplomatique avant tout, au conflit dans le Donbass, où les républiques autoproclamées de Lougansk et Donetsk tiennent toujours tête à l'armée régulière de Kiev.
Vers l'indépendance de l'Ukraine vis à vis de l'Occident ?

Faisant preuve de pragmatisme, Volodymyr Zelensky a semblé au cours de la campagne présidentielle vouloir également dépassionner la question de la Crimée, rattachée à la Fédération de Russie en mars 2018, sans pour autant renoncer à la fermeté, coupant ainsi l'herbe sous le pied du belliqueux Petro Porochenko. «La Crimée nous reviendra, nous devons le comprendre, quand il y aura un changement de pouvoir en Russie, je n'ai pas d'autre issue à proposer», avait-il ainsi déclaré le 23 mars dernier, ajoutant dans la foulée que le changement de pouvoir en Ukraine qu'il incarnerait pourrait devenir un exemple pour la Russie.

Pour autant, si, dans les mots, le président élu a su réaffirmer la souveraineté de l'Ukraine face à la Russie, il devra surtout marquer l'indépendance de son pays à l'égard des Occidentaux qui, depuis le coup d'Etat du Maïdan de février 2014, se sont attribué un droit de regard exorbitant sur les affaires intérieures ukrainiennes. Et c'est là que les choses pourraient se compliquer pour le nouveau président : touchée en son cœur industriel et agricole du Donbass, l'économie du pays s'est effondrée. L'Ukraine est désormais sous perfusion du Fonds monétaire international (FMI), puissant levier des Occidentaux sur les pays qui y font appel.

Signe que cette relation de dépendance avec l'Union européenne et les Etats-Unis pourrait compromettre un exercice du pouvoir véritablement souverain de Volodymyr Zelinsky, celui-ci s'est rendu en plein entre-deux-tours de la présidentielle ukrainienne, tout comme son adversaire Petro Porochenko, à Berlin et Paris. Si presque rien n'a filtré de ses entrevues, qui visaient peut-être à s'assurer du soutien de deux des quatre pays (avec la Russie et l'Ukraine, dans le format Normandie) garants des accords de Minsk II, reste le symbole : deux candidats allant chercher conseil à l'étranger.

L'humoriste, désormais confronté à la situation on ne peut plus sérieuse de son pays, doit sa notoriété à une série télévisée diffusée en Ukraine, Serviteur du peuple où il campe un président ukrainien. Il reste à Volodymyr Zelinsky à passer de la fiction à la réalité.

https://francais.rt.com/international/61283-elu-president-ukraine-volodymyr-zelensky-saura-t-il-casser-le-systeme

Images d'Israel: charges et tirs réels contre des civils, journalistes et personnel hospitalier  21/04/2019

Images d'Israel: charges et tirs réels contre des civils, journalistes et personnel hospitalier

























This is israel: running over a Palestinian man, using live ammunition against civilians, medical crews & journalists marked Press

Gaza: Nouvelles frappes israéliennes  21/04/2019

Gaza: Nouvelles frappes israéliennes





















L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tiré depuis des chars et des avions sur des positions du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir à Ghaza, «en réponse à des tirs» provenant de l'enclave palestinienne ayant visé les troupes israéliennes le long de la frontière. Dans un communiqué, l'armée a précisé qu'aucun blessé n'avait été signalé. Des sources de sécurité palestiniennes à Ghaza ont affirmé que les tirs israéliens avaient touché des postes d'observation militaires à trois endroits le long de la ligne de séparation entre ce territoire et Israël. Il n'y a eu aucun signalement de victime côté palestinien, selon ces sources. Depuis plus d'un an, de nombreux Palestiniens se rassemblent au moins une fois par semaine le long de la frontière pour protester contre le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël et pour revendiquer le droit au retour sur les terres dont eux-mêmes ou leurs parents ont été chassés à la création d'Israël en 1948. Le ministre de la Santé à Ghaza a affirmé que 15 personnes, dont «deux ambulanciers et un journaliste», ont été blessées vendredi par des tirs israéliens durant les manifestations à la frontière, sans fournir plus de détails. Au moins 264 Palestiniens ont été tués depuis le début du mouvement au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance de l'enclave sous blocus. Deux soldats israéliens ont été tués sur la même période.

Le Hamas a appelé vendredi les Nations unies à accélérer le plan destiné à faire passer une aide qatarie dans l'enclave palestinienne, dans le cadre d'une trêve négociée sous l'égide de l'Egypte avec Israël. Selon le Hamas, la trêve prévoit un allègement du blocus israélien en échange du calme le long de la frontière. Israël n'a pas commenté publiquement cet accord présumé. En novembre, le Qatar, allié de longue date du Hamas, s'était engagé à verser quelque 15 millions de dollars mensuels d'aide sur six mois. Une partie des fonds a d'abord été utilisée pour payer les salaires des fonctionnaires du Hamas mais Israël s'y est ensuite opposé. Khalil al-Hayya, adjoint de l'homme fort du Hamas à Gaza, a déclaré vendredi qu'un plan alternatif avait été bloqué à l'ONU. «Les fonds qataris existent et les fonds alloués par la Banque mondiale (pour des plans de rémunérations en espèce existent (...) Mais le rythme de mise en oeuvre des mécanismes des Nations unies est lent», a-t-il ajouté avant de lancer un appel à l'envoyé de l'ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov pour accélérer le processus. Près de deux millions d'habitants vivent dans cette étroite langue de terre coincée entre l'Egypte, Israël et la Méditerranée, éprouvée par le chômage et la pauvreté.

Le Hamas et Israël se sont livrés trois guerres depuis l'arrivée au pouvoir du mouvement islamise à Ghaza en 2007.

http://www.lexpressiondz.com/internationale/314449-nouvelles-frappes-israeliennes.html

Algérie : le ministre des Finances et l'ex-Premier ministre convoqués par la justice  21/04/2019

Algérie : le ministre des Finances et l'ex-Premier ministre convoqués par la justice





















Ils ont été convoqués samedi par le tribunal d'Alger notamment pour "dilapidation des deniers publics", a annoncé la télévision publique algérienne.

L'ex-Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et l'actuel ministre des Finances Mohamed Loukal ont été convoqués samedi par le tribunal d'Alger notamment pour "dilapidation des deniers publics", a annoncé la télévision publique algérienne.

"Le tribunal de Sidi Mhamed à Alger a convoqué l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia et Mohamed Loukal ministre des Finances et ex-gouverneur de la Banque d'Algérie dans des affaires de dilapidation des deniers publics et indus avantages", selon la télévision algérienne.
Le patron des patrons arrêté au début du mois

Samedi matin, des dizaines de militants du Rassemblement national démocratique (RND) dont Ahmed Ouyahia est le secrétaire général, ont organisé un rassemblement devant le siège national du parti à Alger pour demander son départ. Au début du mois, l'ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, riche homme d'affaires proche du président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika, avait été écroué après avoir été arrêté alors qu'il se rendait en Tunisie.
Des personnes interdites de quitter le territoire algérien.

Il avait été arrêté après la découverte de devises non déclarées et de deux passeports, une infraction selon la législation algérienne. Au lendemain de son arrestation, la justice avait annoncé l'ouverture d'enquêtes sur des faits de corruption et de transferts illicites de capitaux. Elle avait également interdit à un certain nombre de personnes de quitter l'Algérie, sans donner de noms, mais la presse avait révélé ceux d'une dizaine d'influents hommes d'affaires, tous liés à l'entourage du chef de l'État.

https://www.europe1.fr/international/algerie-le-ministre-des-finances-et-lex-premier-ministre-convoques-par-la-justice-3894137

Des Gilets jaunes aspergés d’eau bleue à Paris, un moyen de «marquage»?  21/04/2019

Des Gilets jaunes aspergés d’eau bleue à Paris, un moyen de «marquage»?
























Le canon à eau utilisé par les forces de l’ordre à Paris pendant l’acte 23 des Gilets jaunes a lancé du liquide de couleur bleue, ce serait un moyen de «marquer» les manifestants, indiquent les médias, alors que d’après la gendarmerie, un produit de marquage doit être «incolore».

Les forces de l'ordre ont fait ce samedi 20 avril usage d'un canon à eau avec marqueur de couleur bleue place de la République à Paris lors de la 23e journée de mobilisation des Gilets jaunes, comment le montrent les images prises par un correspondant de Sputnik et les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.





Selon les médias, il s’agit d’un produit nommé PMC (produit de marquage codé) et destiné à tracer les fauteurs de troubles après la dispersion du cortège, qui a déjà été évoqué à la mi-mars par le Premier ministre Édouard Philippe à l’issue du 18e acte des Gilets jaunes en France.



Toutefois, selon le pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, les PMC doivent être des dispositifs «indétectables à l'œil nu, inodores et incolores (non-toxiques)».

Le 19 mars, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a précisé qu’il y avait deux types de marqueurs chimiques, un «coloré» et l’autre «transparent», destinés à faciliter l’interpellation de personnes soupçonnées d’être impliquées dans des infractions. Le ministre n'a pas fourni d’autres détails, indiquant simplement qu'ils pourraient être diffusés via «les engins lanceurs d'eau».




https://fr.sputniknews.com/france/201904201040825992-canon-eau-couleur-bleue-gilets-jaunes-paris/

Explosions dans des églises et hôtels au Sri Lanka : des dizaines de morts et centaines de blessés  21/04/2019

Explosions dans des églises et hôtels au Sri Lanka : des dizaines de morts et centaines de blessés
























Plusieurs explosions ont frappé des églises en ce dimanche de Pâques, au Sri Lanka. Des hôtels ont aussi été visés. L'actuel bilan communiqué par des sources hospitalières fait état de 129 personnes morts et de plusieurs centaines de blessés.

La police sri lankaise a confirmé ce 21 avril que six explosions avaient eu lieu dans des églises ainsi que dans des hôtels de luxe en ce dimanche de célébration de Pâques. Alors qu'il ne cesse de croître, le dernier bilan dressé par des sources hospitalières fait état d'au moins 129 morts et de centaines de blessés. Selon le porte-parole de la police, les explosions auraient eu lieu dès 8h45, heure locale.

Les églises de Kochikade et de katuwapitiya ainsi que les hôtels Shangri La, Cinnamon Grand et Kingsbury ont été visés dans les villes de Colombo et de Negombo. Une explosion a également eu lieu dans une église de Batticaloa, ville située sur la côte est du pays. Selon l'hôpital de cette ville cité par l'AFP, 300 personnes ont été blessées dans cette seule explosion.



«Attentat contre notre église, s'il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s'y trouvent», peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l'église Saint-Sébastien de Katuwapitiya, à Negombo.

Ranil Wickremesinghe, Premier ministre du Sri Lanka, a condamné des «attaques lâches» et a déclaré que «le gouvernement pre[nait] des mesures immédiates pour endiguer cette situation».

Un peu plus tôt, Harsha de Silva, le ministre sri lankais des réformes économiques et de la diffusion publique, avait informé sur Twitter de la tenue d'une réunion gouvernementale d'urgence, annonçant que «toutes les mesures d'urgences nécessaires [allaient] être prises».

Vidéos et images témoignant des multiples explosions continuent d'affluer sur les réseaux sociaux.



Une vidéo témoigne notamment des dégâts causés à l'hôtel de luxe Shangri La de Colombo.




https://francais.rt.com/international/61246-explosions-dans-eglises-hotels-sri-lanka

Les médecins révoltés par l’obligation de ficher les Gilets jaunes blessés  20/04/2019

Les médecins révoltés par l’obligation de ficher les Gilets jaunes blessés



























En France, les médecins dénoncent l’existence d’un fichage des patients Gilets jaunes soignés dans les hôpitaux, affirmant qu’on leur demande de faire de la délation. Le Conseil national de l'Ordre des médecins vient de saisir la Direction générale de la santé et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

Le Gilet jaune qui a eu sa main arrachée par une grenade près de l'Assemblée nationale début février a porté plainte vendredi 19 avril après avoir appris dans la presse l'existence d'un fichage des manifestants venant se faire soigner dans les hôpitaux, via le logiciel SIVIC (Système d'Identification unique des Victimes), a annoncé France Info.

Cette pratique a été dénoncée par le docteur Gérald Kierzek, urgentiste à l'Hôtel-Dieu, qui en avait été témoin.

«On nous demande d'appeler l'administrateur de garde pour lui signaler les patients issus des manifestations des Gilets jaunes», a-t-il ainsi déclaré à France Info.

«Le fichier SIVIC, c'est un fichier utilisé en cas d'attentat, quand il y a un grand nombre de victimes… C'est de la délation qu'on nous demande de faire», s'est-il indigné.



L'avocat du Gilet jaune à l'origine de la plainte, Me Arié Alimi, a confié au média «que ce fichage est illégal, discriminatoire parce qu'il discrimine en raison de l'appartenance politique. Et en plus il est profondément odieux puisqu'il vise des personnes qui… ont subi des mutilations».

L'AP-HP ne nie pas le recensement de ces blessés. Elle explique le faire sur demande de l'Agence régionale de santé, pour «organiser leur prise en charge».

Selon France Info, le Conseil national de l'Ordre des médecins a saisi le ministère de la Santé et la CNIL pour obtenir des explications.

https://fr.sputniknews.com/france/201904201040823824-medecins-obligation-fichage-gilets-jaunes-delation/

«Débile profond» : un député LREM insulte le Gilet jaune Jérôme Rodrigues (VIDEO)  20/04/2019

«Débile profond» : un député LREM insulte le Gilet jaune Jérôme Rodrigues (VIDEO)
























Alors que Jérôme Rodrigues, l'une des figures des Gilets jaunes, venait d'achever une interview sur BFM TV, le député LREM Jacques Marilossian a réagi à son intervention en le qualifiant de «débile profond» sur le plateau de la chaîne.

Ce sont des mots que les Gilets jaunes auront certainement du mal à oublier. Le député du parti présidentiel LREM Jacques Marilossian n'a pas hésité à qualifier l'une des figures des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, de «débile profond» sur le plateau de BFM TV, alors que l'acte 23 des Gilets jaunes venait à peine de commencer, ce 20 avril.



En direct de l'une des manifestations parisiennes, peu avant midi, Jérôme Rodrigues était invité à s'exprimer sur le report des annonces d'Emmanuel Macron en raison de l'incendie de Notre-Dame, le 15 avril. «Il ne l'a pas fait à cause d'un malheureux incendie dans une cathédrale. Je trouve ça regrettable», a-t-il déclaré. Et de poursuivre : «Le monde a l'air de s'arrêter de tourner quand il y a un incendie en France. Je pense que c'était surtout une stratégie gouvernementale pour aller balancer des infos soi-disant par des fuites et retravailler son discours derrière pour toujours mieux nous vendre son programme électoral.»

Immédiatement après, sur le plateau de BFM TV, le député LREM Jacques Marilossian a vertement critiqué l'intervention du Gilet jaune : «C'est d'une grande débilité tout ce que je viens d'entendre», a ainsi commenté l'élu de la République. «Avant le débile, il racontait ses débilités au café du coin et à 10h du soir, le patron du café lui disait : "Rentre chez toi, ta femme t'attend." Là, le débile du coin tape ça sur internet et ça fait le tour du monde», a-t-il continué. Interrompu brièvement par un journaliste de la chaîne, lui demandant de clarifier les termes qu'il employait pour parler de Jérôme Rodrigues, l'édile répond, sans hésitation : «Débile profond», avant d'ajouter «quand il dit ça».

https://francais.rt.com/france/61215-debile-profond-depute-lrem-insulte-gilet-jaune-jerome-rodrigues

Pour Jacques Attali, les Gilets jaunes sont «les prémices d'une révolution»  20/04/2019

Pour Jacques Attali, les Gilets jaunes sont «les prémices d'une révolution»
























Soutien d'Emmanuel Macron, le haut fonctionnaire Jacques Attali estime que le mouvement des Gilets jaunes va persister. Il constate le «pessimisme» d'une société où les classes moyennes et populaires ne verraient plus d'avenir pour leurs enfants.

Invité sur Europe 1 le 19 avril, Jacques Attali a de nouveau endossé son costume d'oracle, quitte à prendre quelques libertés avec le réel. Influent haut fonctionnaire ayant conseillé de nombreux gouvernants depuis l'accession au pouvoir de François Mitterrand en 1981, Jacques Attali est revenu sur le mouvement social des Gilets jaunes, à la veille de l'acte 23.

Expliquant d'abord la résistance des Français dans le domaine de la nourriture par rapport au reste du monde – sur la durée des repas notamment – Jacques Attali embraye ensuite sur une analyse sociologique de la France, pays rural. Du fait de cette ruralité, Jacques Attali estime que la France «n'évolue pas de façon continue mais par révolutions». Pourtant, à croire les statistiques de la Banque mondiale, la France s'urbanise progressivement avec une population urbaine à près de 80% en 2017. Un taux quasi identique à celui des Etats-Unis, et proche de celui de l'Allemagne, dont 77% de la population est urbaine.

Tentant de s'ériger en historien, l'économiste estime que «la France [par sa présumée ruralité] fait des révolutions mais pas de réformes». «Donc nous avons fait tout un tas de révolutions dans notre histoire», ajoute-t-il.

Interrogé sur les Gilets jaunes, Jacques Attali y voit «les prémices de ce qui pourrait être une révolution» car «cela renvoie à une colère profonde».

Il décrit la France comme une «société riche» mais «pessimiste» car «très injuste». Par voie de conséquence, il ne croit pas en la fin du mouvement. «Il y a une colère extrêmement profonde, extrêmement justifiée, qui renvoie au fait que les classes moyennes les plus modestes se sentent sans avenir et, surtout, sentent que leurs enfants n'ont pas d'avenir», argumente-t-il. Un raisonnement qui peut surprendre de la part d'un homme qui avait ardemment soutenu le «tournant de la rigueur» de la gauche en 1983 : les premiers soubresauts de cette colère profonde ?

https://francais.rt.com/france/61235-pour-jacques-attali-gilets-jaunes-sont-les-premices-une-revolution

Acte 23 des Gilets jaunes : les casseurs «de retour», selon Christophe Castaner (EN CONTINU)  20/04/2019

Acte 23 des Gilets jaunes : les casseurs «de retour», selon Christophe Castaner (EN CONTINU)


























Selon le ministre de l'intérieur Christophe Castaner, des casseurs pourraient être présents en nombre le 20 avril à l'occasion de l'acte 23 de la mobilisation des Gilets jaunes.


Gilets jaunes : des manifestants descendent dans les rues de Paris pour leur 23e acte

16h49 CET

La situation se gâte à Toulouse avec un usage important de gaz lacrymogènes.





16h27 CET

Pierre Tremblay, journaliste au Huffpost, rapporte que deux hommes «ont été touchés par des projectiles sortis de nulle part (grenade lacrymo?)» alors qu'ils se trouvaient près de lui, à l'écart des affrontements.



16h22 CET

Au pied de la statue de la République, l'ambiance, bon enfant, contraste avec le quai de Jemmapes, juste à côté, où les affrontements sont intenses.



15h55 CET

L'ambiance festive à Toulouse contraste avec celle de Paris, beaucoup plus tendue.



15h27 CET

Selon Aline Leclerc, journaliste au Monde, des individus tout de noir vêtus ont cassé la vitrine d'un magasin Go Sport, y ont pénétré et ont jeté des vêtements et accessoires de sport sur la foule qui les a acclamés.



15h18 CET

A Paris, près de la place de la République, des heurts importants entre manifestants et forces de l'ordre sont en cours.



Des incendies de mobilier urbain, de voitures et de scooters ont lieu sur les boulevards. Les pompiers sont déjà sur place.





A Bastille, un habitant résidant au premier étage d'un immeuble distribue des bouteilles d'eau aux Gilets jaunes.



14h30 CET

A Montpellier, place de la Comédie, de nombreux Gilets jaunes sont rassemblés dans une ambiance festive.





14h26 CET

A Toulouse, un imposant cortège se met en marche.





14h04 CET

La situation est tendue près de Bastille où les forces de l'ordre font reculer les manifestants à coup de gaz lacrymogènes et à l'aide de leur bouclier et de leur matraque.



13h50 CET

Selon Aline Leclerc, journaliste au Monde, «le cortège de plusieurs milliers de personnes est bloqué boulevard Richard Lenoir et reflue en arrière». Elle précise que plusieurs grenades de désencerclement et lacrymogènes ont été lancées.



13h45 CET

Un journaliste relate qu'un magasin Franprix situé boulevard Richard Lenoir, sur l'itinéraire de la manifestation, est victime de plusieurs pillages. Sur cette vidéo, on peut voir un responsable du magasin conspuer des Gilets jaunes et des personnes habillées en noir.



13h44 CET

Des tensions opposent manifestants et forces de l'ordre sur le boulevard Richard Lenoir.



12h20 CET

Une banderole en hommage à Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie le 15 avril, a été affichée et ornée de fleurs au départ de la manifestation des Gilets jaunes à Bercy.



12h14 CET

Selon un journaliste du Monde, quelques Gilets jaunes présents dans l'église de la Madeleine sont contrôlés. Les forces de l'ordre évacuent les lieux.



12h03 CET

Le président Emmanuel Macron reçoit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ce 20 avril à midi à l'Elysée pour un «point de situation» sur cette nouvelle journée de mobilisation des Gilets jaunes.
12h00 CET

Selon plusieurs témoins présents sur place, de nombreuses forces de l'ordre sont positionnées places de l'Opéra et de la Madeleine.



11h49 CET

Selon un journaliste présent avec eux, de nombreux Gilets jaunes forcés à prendre le métro à Gare du Nord se dirigent vers Bercy où d'autres Gilets jaunes sont rassemblés depuis le milieu de matinée dans le cadre d'une manifestation déclarée.



11h47 CET

Selon BFMTV, 70 personnes ont déjà été interpellées à Paris.



11h13 CET

Les manifestants présents à la Gare du Nord ont été contraints par les forces de l'ordre à prendre le métro afin de se diriger vers l'une des manifestations déclarées.



10h44 CET

Selon une journaliste du Monde, une partie des Gilets jaunes est encerclée près de la Gare du Nord : «Les policiers leur demandent d’enlever leurs gilets et de rejoindre la manifestation déclarée (qui part de Saint-Denis).»



10h33 CET

Un cortège de Gilets jaunes se met en marche depuis la Gare du Nord en scandant la célèbre ritournelle du mouvement : «Emmanuel Macron, on vient te chercher chez toi !».



Trois rendez-vous différents ont été annoncés sur la page d'un événement sur Facebook : Gare du Nord, Porte Saint-Denis (à coté du métro Strasbourg Saint-Denis) et place du Châtelet (en face du théâtre du Châtelet). Tous devraient converger à la Madeleine à 12h avant de partir à «l'assaut de l'Elysée et des champs», annonce l'événement.
10h30 CET

La circulation automobile est ouverte dans les deux sens sur les Champs-Elysées. Mais le secteur est sécurisé avec la présence de «nombreux camions de gendarmerie place de l'Étoile», selon un journaliste de Yahoo Actus.



09h05 CET

Des Gilets jaunes commencent à arriver à Bercy, à Paris, selon des journalistes de BFM TV et de CNews, ainsi que des images publiées sur les réseaux sociaux.



Plus de 60 000 policiers et gendarmes seront mobilisés en France le 20 avril lors de l'acte 23 des Gilets jaunes pour «assurer la sécurité des Français et garantir la liberté de manifester sans danger», a annoncé le 19 avril Christophe Castaner, qui affirme que les «casseurs seront à nouveau au rendez-vous».

Les renforts seront concentrés sur certaines villes particulièrement concernées par la présence prévue de casseurs selon place Beauveau. Ce sera le cas à Toulouse, Montpellier, Bordeaux et en particulier à Paris.

«Leur objectif affiché est clair : reproduire le 16 mars», a poursuivi le ministre en référence à l'acte 20 des Gilets jaunes, lors duquel les Champs-Elysées avaient été l'objet de saccages et de scènes de chaos, entraînant le limogeage du préfet de police de Paris Michel Delpuech. Son remplaçant, Didier Lallement, prévoit la présence d'«un bloc radical de 1 500 à 2 000 personnes» dans la capitale le 20 avril. Composé d'«ultra-jaunes» et de membres de la mouvance contestataire, ces groupes chercheraient à faire dégénérer les rassemblements organisés dans la capitale par «des déambulations erratiques parsemées d'actes violents et par des velléités d'exactions dans des lieux symboliques comme le secteur des Champs-Elysées et le plateau de l'Étoile», peut-on lire dans une note du préfet datée du 16 avril et que Le Point a pu se procurer.

Après Toulouse le 13 avril, les figures des Gilets jaunes, Eric Drouet, Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues, ont appelé cette fois les manifestants à converger vers Paris. «Organisez-vous, c’est votre métier de faire le maintien de l’ordre. Cette fois-ci, essayez d'éviter de remettre la faute sur les Gilets jaunes [comme] le 16 mars», a prévenu Eric Drouet dès le 28 mars.

Dans la capitale, deux secteurs seront interdits à la manifestation samedi : les Champs-Elysées mais aussi Notre-Dame et ses abords après l'incendie qui a en partie détruit la cathédrale. A cet égard, le préfet de police Didier Lallement a pour sa part affirmé que les projets de rassemblement de Gilets jaunes aux abords de Notre-Dame relevaient de la «pure provocation». Il a également annoncé avoir interdit deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile.



Une manifestation déclarée est finalement prévue de la place du Bataillon du Pacifique, à Bercy, qui s'élancera à 12h30 pour rejoindre la place de la République.



illeurs en France, les manifestations non déclarées ont été interdites dans le centre-ville de Nantes, car des «individus radicaux» sont «susceptibles de mener des actions violentes», a déclaré le 19 avril la préfecture de la Loire-Atlantique. Entre 500 et 2 800 manifestants défilent à Nantes chaque samedi depuis cinq mois, selon les chiffres de la préfecture, lors de manifestations qui ont presque systématiquement tourné aux affrontements avec les forces de l'ordre.

Même situation dans d'autres villes où les manifestations non déclarées sont également interdites par arrêtés préfectoraux dans les centres-villes de Rouen (Seine-Maritime) et de Caen (Calvados), ainsi qu'au niveau d'un rond-point à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).





https://francais.rt.com/france/61196-acte-23-gilets-jaunes-en-continu

«Il est temps… que l’Afrique s’affranchisse» du franc CFA, selon un responsable sénégalais  19/04/2019

«Il est temps… que l’Afrique s’affranchisse» du franc CFA, selon un responsable sénégalais
























Investissements chinois, gisements de gaz récemment découverts et franc CFA… Dans un entretien accordé à Sputnik au Forum économique de Yalta, en Crimée, le président de l’Institut africain de négociation appliquée a expliqué ce qui liait le Sénégal au géant asiatique et pourquoi ce pays africain cherchait à tisser des liens avec la Russie.

Le Sénégal chercherait à diversifier ses partenaires. Ce pays africain qui a surfé sur une vague de croissance de 6.8% en 2018, se tourne de plus en plus vers l'est et tisse activement de nouveaux liens avec la Chine et la Russie. Au moins c'est ce qu'affirme dans un entretien à Sputnik Thierno Ba Demba Diallo, président de l'Institut africain de Négociation appliquée et conseiller du gouvernement sénégalais.

«Pendant longtemps, on s'est emprisonné dans le pré carré français», rappelle-t-il. «Aujourd'hui, si la France veut continuer de travailler avec l'Afrique, c'est à elle de s'adapter aux conditions de l'Afrique, aux conditions de la Chine, aux conditions de la Russie».

Tourner le dos à la France?

Si le Sénégal diversifie ses partenaires et tisse des liens avec la Chine et la Russie, mais aussi avec l'Inde et le monde arabe, ce revirement ne semble à ce jour pas menacer la France, qui elle-aussi muscle sa présence dans le pays.

«Depuis ces cinq dernières années, on a remarqué effectivement un renforcement de la France, surtout dans le secteur minéralier», observe M.Diallo. Il cite à cet égard Total, des entreprises de construction, des multinationales, des commerces, des sociétés de distribution. Nombre d'entre eux se sont mis à concurrencer le commerce local, y compris en faisant du dumping. Mais dans le même temps, ces sociétés ont créé des emplois et le gouvernement cherche aujourd'hui à mieux encadrer leurs activités, note l'expert.

Évoquant les investissements français en Afrique, Thierno Ba Demba Diallo est revenu sur la visite au Sénégal fin mars de Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie et des Finances. Saluant les performances économiques du pays africain, le ministre a lancé le programme français Choose Africa, qui met à disposition des TRE-PME du continent plus de 2,5 milliards d'euros d'ici 2022.

Franc CFA

Dans son discours, Le Maire a également abordé le sujet du franc CFA, monnaie aujourd'hui utilisée dans quinze pays africains et fabriquée en France. L'avenir de la zone Franc appartient aux États membres «de manière indépendante et souveraine», affirmait-il notamment en plein débat autour de cette devise arrimée à la monnaie européenne par une parité fixe (655 francs pour un euro).

Ce n'est pas forcément l'avis de M.Diallo qui avance que le rôle du franc CFA est ambivalent. L'expert évoque la fonction fédératrice de cette monnaie pour de nombreux pays du continent, tout en la qualifiant de «survivance de l'institut de colonisation».

«Il est incompréhensible aujourd'hui que les pays africains qui ont en commun le franc CFA soient obligés de déposer au trésor français des montants aussi importants. Je lisais quelque part que 3.600 milliards […]sont aujourd'hui dans le trésor français alors que ces pays ont du mal à financer leur économie», poursuit l'expert.

«Il est temps, malgré le fait qu'il y a un certain aspect politique, […] que l'Afrique s'affranchisse de ça, qu'elle pense à créer sa propre monnaie. C'est possible aujourd'hui de créer sa propre monnaie», conclut l'expert. Et d'ajouter: «C'est l'avenir».

«La Chine vient pour faire du business»

La Chine est le deuxième partenaire commercial du Sénégal, derrière la France, avec un volume d'échanges de deux milliards de dollars en 2016, selon des chiffres officiels sénégalais. L'empire du Milieu est par ailleurs le 1er investisseur dans ce pays africain, traditionnellement tourné vers la France, et injecte des millions de dollars dans les infrastructures.

«La Chine ne vient pas pour aider l'Afrique, elle vient pour faire du business. C'est un échange. Elle investit dans nos infrastructures et en contrepartie elle prend nos ressources naturelles», explique Thierno Ba Demba Diallo. Avant de poursuivre: «La Chine met en place des conditions beaucoup plus souples que celles que nous avons avec l'Occident».

«Nous avons besoin du savoir-faire de la Russie»

Le géant asiatique investit dans les infrastructures sénégalaises, mais repart avec les ressources naturelles africaines pour les transformer sur son territoire, un modèle qui convient à Dakar depuis que d'importants gisements de pétrole et de gaz ont récemment été découverts dans le pays.

Si les réserves naturelles sont majeures, le Sénégal manque de savoir-faire pour les exploiter seul. Ainsi, le pays s'intéresse à l'expérience russe en la matière, note M.Diallo s'exprimant en marge du Forum économique de Yalta, en Crimée.

«La Russie s'intéresse de plus en plus au continent. Mais la Russie ne devrait pas, à mon avis en tout cas, faire comme la Chine. Elle devrait, sur place, nous accompagner à la transformation de nos matières premières», poursuit le responsable.

Pour éviter d'acheminer sur d'autres continents les hydrocarbures ainsi que les bauxites et le fer extraits en Afrique, Thierno Ba Demba Diallo estime que les pays africains devraient réfléchir à faire du Sénégal un hub sidérurgique et minier.

«La Russie peut nous aider avec son savoir-faire sidérurgique, avec sa longue tradition gazière à mettre en place l'industrie sidérurgique solide en Afrique», explique-t-il. Avant d'ajouter: «Nous avons besoin du savoir-faire de la Russie»

https://fr.sputniknews.com/afrique/201904191040814403-senegal-afrique-franc-cfa-chine-russie/

Gilets jaunes : une importante page Facebook désactivée, son administrateur confie sa surprise  19/04/2019

Gilets jaunes : une importante page Facebook désactivée, son administrateur confie sa surprise



















































La page Facebook nommée «La France en colère - Carte des rassemblements» réunissant 360 000 membres a été désactivée ce 19 avril. Ses administrateurs assurent n'avoir rien laissé passer d'extrême qui puisse justifier cette mesure.

«La France en colère - Carte des rassemblements», l'une des plus importantes pages Facebook de Gilets jaunes, a été désactivée ce 19 avril. Avec plus de 360 000 membres à son actif, elle réunissait une des plus grandes communautés.

Contacté par RT France, l'un des administrateurs de la page a fait savoir qu'une requête avait été lancée mais que l'interlocuteur du groupe chez Facebook n'avait pas encore répondu.

Cette même source affirme ne pas comprendre la raison de cette désactivation qui intervient à la veille de l'acte 23 des Gilets jaunes. S'il se refuse pour l'heure à évoquer une censure, il confie néanmoins ne pas comprendre cette action de la part du réseau social. «Nous avons remonté les récentes publications de nos membres et nous n'y avons rien trouvé d'extrême», a-t-il expliqué, ajoutant que la page désactivée disposait d'une «bonne équipe de modérateurs».

https://francais.rt.com/france/61186-gilets-jaunes-importante-page-facebook-desactivee-son-administrateur-confie-sa-surprise

Les Algériens maintiennent la pression en manifestant pour la neuvième semaine d'affilée  19/04/2019

Les Algériens maintiennent la pression en manifestant pour la neuvième semaine d'affilée
























Une mobilisation massive a de nouveau lieu ce 19 avril en Algérie, pour la neuvième semaine d'affilée. Elle intervient quelques jours après la démission du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz.

Ce 19 avril marque le 9e vendredi de mobilisation pour les Algériens, qui ont encore massivement battu le pavé. Dans la capitale, Alger, des manifestants étaient déjà rassemblés dans la soirée du 18 avril en préparation de ce nouveau rendez-vous hebdomadaire.



Comme chaque semaine, les manifestants algérois se sont retrouvés dès le début de la matinée sur les marches de la Grande poste, comme on peut le voir sur cette vidéo diffusée sur Facebook par le site d'information TSA.



Loin de se limiter à la capitale, la mobilisation reste forte, comme chaque semaine dans de nombreuses villes du pays, à l'image Tizi Ouzou ou de Béjaïa. Ces deux villes de Kabylie commémorent en outre cette semaine la répression qui s'était abattue en 2001 sur un mouvement de protestation de grande ampleur – le printemps noir – durant laquelle une centaine de jeunes avaient perdu la vie.



Depuis le 22 février, Abdelaziz Bouteflika, qui gouvernait le pays depuis vingt ans, a démissionné, renonçant à briguer un 5e mandat. En outre, Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel, un proche de l'ex-président, a également quitté ses fonctions.



Avec Abdelkader Bensalah, chef de l'Etat par intérim, et le Premier ministre Noureddine Bedoui, Tayeb Belaiz était l'un des «3B», membres du premier cercle autour d'Abdelaziz Bouteflika, que les manifestants veulent voir «dégager».



«Toutes les options restent ouvertes pour [...] trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais», a par ailleurs souligné cette semaine le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée. Il a aussi affirmé que l'armée ne tournerait pas ses armes contre le peuple et veillerait «à ce qu'aucune goutte de sang algérien ne soit versée». Après la démission d'Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Gaïd Salah avait assuré que l'armée soutiendrait le peuple «jusqu’à la satisfaction de ses revendications».

Lire aussi : Algérie : la police annonce l'arrestation d'étrangers aux «intentions machiav

https://francais.rt.com/international/61183-algeriens-maintiennent-pression-manifestant-pour-la-neuvieme-semaine-affilee-images

Mali: le gouvernement démissionne après une série de violences et de manifestations  19/04/2019

Mali: le gouvernement démissionne après une série de violences et de manifestations




























Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga a démissionné jeudi soir avec son gouvernement, moins d'un mois après la tuerie de quelque 160 civils peuls dans le centre du pays et des manifestations contre la gestion de l'Etat.

M. Maïga, nommé en décembre 2017 par le président Ibrahim Boubacar Keïta, avait été reconduit en septembre 2018 après la réélection du chef de l'Etat. Sa démission intervient à la veille de l'examen par l'Assemblée nationale d'une motion de censure du gouvernement déposée par des députés de l'opposition mais aussi de la majorité.

Depuis des semaines, la personnalité de M. Maïga cristallisait les critiques, notamment sur des questions sociétales, d'influents dirigeants religieux musulmans réclamant son départ. M. Keïta "a accepté la démission du Premier ministre et celle du gouvernement", a annoncé jeudi soir la présidence dans un communiqué. "Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l'opposition", selon le texte.

M. Keïta a reçu tout au long de la semaine dernière dignitaires religieux, dirigeants politiques et représentants de la société civile, pour discuter de la situation du pays et leur remettre l'avant-projet de loi de révision constitutionnelle qui lui a été présenté le 1er avril par un comité d'experts. Ces rencontres faisaient suite à une manifestation de dizaines de milliers de personnes à Bamako le 5 avril contre "la mauvaise gestion du pays", notamment les violences intercommunautaires dans le centre, selon les organisateurs et des participants.

Depuis l'apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense". Malgré une série de visites du Premier ministre dans le centre du pays depuis plus d'un an pour prêcher la réconciliation entre communautés et "désarmer les milices", ces violences se sont intensifiées. Elles ont culminé le 23 mars avec la tuerie d'Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons.

'Entendu toutes les colères'
Depuis mars 2018, les "agressions intercommunautaires" dans la région de Mopti (centre) ont fait quelque 600 morts et des milliers de déplacés, a indiqué le 26 mars le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme (HCDH).
Dans le centre du pays, "les activités de groupes extrémistes violents et l'intensification des violences intercommunautaires constituent les deux principales menaces pesant sur les civils" souligne dans son dernier rapport trimestriel sur le pays le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.
Depuis le début de l'année, ces violences ont fait plus de 220 morts parmi les civils dans cette région, selon le rapport, rédigé avant la tuerie d'Ogossagou.

Au lendemain de la tuerie, le gouvernement a prononcé le 24 mars la dissolution de l'association de chasseurs "Dan Nan Ambassagou", qui selon lui "s'est écartée de ses objectifs initiaux, en dépit des mises en garde répétées des autorités administratives locales". Le groupe a démenti toute implication dans la tuerie mais son chef militaire, Youssouf Toloba, a rejeté cette dissolution et refusé de "déposer les armes".

Et le 13 mars, des soldats maliens venus arrêter un membre de ce groupe dans un village du centre du pays en ont été empêchés par des habitants selon des témoins. Le 24 mars, le gouvernement a également remplacé les principaux chefs d'état-major, des limogeages qui font également suite à une attaque jihadiste le 17 mars contre un camp de l'armée à Dioura (centre), au cours de laquelle 26 soldats ont péri. Cette attaque avait entraîné une série de manifestations de familles de militaires.

Lors d'une allocution radiotélévisée mardi soir, le président Keïta a assuré avoir "entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant" du pays.
Sans évoquer directement le Premier ministre ni son gouvernement, il a annoncé l'ouverture d'une "concertation nationale" du 23 au 28 avril avec "les forces politiques et sociales" sur le projet de révision constitutionnelle qui doit être prochainement soumis à référendum.

https://www.lorientlejour.com/article/1167220/mali-le-gouvernement-demissionne-apres-une-serie-de-violences-et-de-manifestations.html

«Sur le plan économique, l’Algérie doit se libérer de la France»  19/04/2019

«Sur le plan économique, l’Algérie doit se libérer de la France»























À l’occasion du 5e Forum économique international de Yalta, en Crimée, le président de l’association Ambassadeurs des jeunes algériens a souligné dans une déclaration à Sputnik que l’Algérie devait diversifier ses partenaires économiques pour se développer convenablement. Et pour cela, elle doit «se libérer de la France», affirme-t-il.

Pour son bon développement, l'Algérie est tenue de diversifier ses partenaires économiques et industriels, a déclaré à Sputnik Salah Eddine Tiar, président fondateur de l'association Ambassadeurs des jeunes algériens (AJA), à l'occasion du 5e Forum économique international de Yalta, en Crimée. Présent au forum, il a affirmé que son pays devait se libérer des contraintes de sa coopération économique historique avec la France.

«Sur le plan économique, l'Algérie doit se libérer de la France», a-t-il confié. «Malgré que nous sommes indépendants depuis 1962, la France continue de contrôler notre économie», a-t-il ajouté, soutenant que «nous devons nous libérer de la France pour qu'on puisse coopérer avec des pays comme la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud».

Évoquant les rouages et les leviers par lesquels la France continue de contrôler l'économie de son pays, M.Tiar a affirmé que «le système français — avec l'aide de l'oligarchie algérienne, "le gang" pour reprendre le propos du chef de l'Armée algérienne — est en train de ralentir le développement de l'Algérie». «Nous sommes un pays exportateur de pétrole et de gaz, exactement comme les pays du Golfe. Pourquoi nous ne sommes pas développés comme ces pays», demande-t-il, rappelant que «dernièrement la presse internationale a rapporté les propos d'un haut responsable italien qui accusait la France d'avoir appauvri les pays africains et bloqué leur développement».

Il s'est également prononcé sur la présence chinoise en Algérie, et plus généralement sur le continent africain, notamment dans le cadre de son initiative stratégique de le nouvelle Route de la soie, à travers laquelle Pékin promeut des partenariats gagnants-gagnants. Salah Eddine Tiar a souligné que «la vision de la Chine en Afrique, comme partout dans le monde, est strictement économique et sa démarche est différente de celle de la France qui contrôle les économies des pays africains».

En septembre 2018, l'ancien ministre algérien de l'Énergie et des Mines et ex-PDG de la société nationale algérienne des hydrocarbures Sonatrach, Chakib Khelil, avait qualifié la France de principal obstacle à l'investissement étranger en Algérie.

Ainsi, selon la presse algérienne, il avait affirmé que les investisseurs étrangers, notamment américains, se voyaient obligés de passer à chaque fois par la France et étaient dans l'obligation d'obtenir une autorisation de celle-ci pour entrer en Algérie.

https://fr.sputniknews.com/afrique/201904191040807754-algerie-france-relation-economique-liberte/

Implication d'un conseiller de l'Elysée, abus sexuels : les dessous de l’école 42 de Xavier Niel  19/04/2019

Implication d'un conseiller de l'Elysée, abus sexuels : les dessous de l’école 42 de Xavier Niel
























Mediapart a enquêté sur l'une des écoles les plus prestigieuses de France et financée par le milliardaire Xavier Niel : 42. Empêtré dans plusieurs affaires, son directeur général avait été évincé en 2018. Mais l'histoire ne s'arrête pas là...

Mediapart a livré le 18 avril son enquête sur la gestion douteuse et les dérives au sein de l'école 42, fondée par Xavier Niel en 2013. Propulsé par le milliardaire à la direction de son école, Nicolas Sadirac a un profil brillant, à en croire son curriculum vitae. Sauf que Mediapart ne trouve trace de son cursus disciplinaire. Aux demandes du journal en ligne, Nicolas Sadirac ne fournit aucune preuve de ses diplômes de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) et du master en sciences physiques de l’université de Stanford en Californie. Le directeur général est malgré tout bien loti niveau salaire, d'autant plus qu'il va lui-même s'octroyer des augmentations pour atteindre au mois de juillet 2018 une rémunération mensuelle de près de 39 000 euros.

Mais les incidents vont s'accumuler, comme le note Mediapart. Une caméra de surveillance surprend Nicolas Sadirac le 2 novembre 2014, en train de fesser une jeune femme dans l’amphithéâtre avant de «poursuivre par un acte sexuel». Tout va ensuite s'enchaîner. «La gravité des comportements exhibitionnistes et machistes du directeur général [...] est d’ailleurs vite confirmée», ajoute Mediapart.

Trois ans plus tard, le 16 novembre 2017, L'Usine nouvelle rapporte que «des étudiantes de l’école 42 racontent une ambiance délétère». Des élèves filles ne se sentent «pas en sécurité», victimes également de certaines attitudes de leurs camarades masculins. Après plusieurs plaintes, aucun élève ne sera exclu mais certains seront sanctionnés par, notamment, des travaux d'intérêt général. A aucun moment Nicolas Sadirac n'est tenu pour responsable des agissements de ses élèves.

C'est un autre événement qui va précipiter la chute de Nicolas Sadirac. La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) met en demeure le 8 octobre 2018 l'école informatique 42, pour «vidéosurveillance excessive» au sein de l'établissement. L'association 42, qui a créé l'école éponyme en 2013, est ainsi mise en demeure de «mettre en conformité avec la loi Informatique et Libertés son système de vidéosurveillance» dans un délai de deux mois sous peine de sanction. Au cours d'un contrôle effectué en février 2018, la CNIL a constaté «que des caméras filmaient en permanence les espaces de travail des étudiants, les bureaux dédiés au personnel administratif ainsi que des lieux de vie», sans que les personnes filmées n'en soient «correctement informées». Nicolas Sadirac s'était employé à installer la soixantaine de caméras de vidéosurveillance.

D'après Mediapart, entre 2013 et 2018, des dérives financières auraient été également constatées. «Mediapart détient aussi la preuve que Nicolas Sadirac a longtemps profité de versements en liquide pouvant atteindre jusqu’à 10 000 euros par mois en provenance d’un compte détenu par un dénommé Archad Burahee», individu «condamné en 2007 pour un vaste trafic de cigarettes sur internet». «Mediapart a aussi la preuve que Sadirac et quelques-uns de ses proches détenaient un compte en Suisse, alimenté par des financements dont nous n’avons pas trouvé l’origine», poursuit le média.

Xavier Niel aurait commencé à douter de la gestion de son école dès février 2018. Il va découvrir de nombreuses irrégularités dans les comptes de l'école 42, comme «l’existence d’un compte offshore à l’île Maurice». En juin 2018, il offre deux choix à Nicolas Sadirac : «Soit il démissionne, ce qui permettra à l’école 42 de ne pas être éclaboussée par le scandale ; soit il refuse de démissionner et sera licencié, sans parler des poursuites pénales dont il pourrait faire l’objet.»
Un macronien de l'Elysée intervient

Si Nicolas Sadirac accepte de démissionner, officiellement en octobre 2018, entre alors en scène Alexandre Carayon, un conseiller en poste à l'Elysée.

Avant 2016, Alexandre Carayon faisait justement partie de l'équipe de l'école 42. A partir de 2016, celui-ci intègre En Marche (LREM), nouvellement créé par Emmanuel Macron. Mediapart affirme que les deux hommes vont alors conclure un marché : «Nicolas Sadirac laisse travailler secrètement Alexandre Carayon deux jours par semaine pour LREM, sans que le reste de l’équipe de "42" ne le sache. En retour, le second, qui dans ses activités confidentielles pour LREM rencontre beaucoup de dirigeants d’entreprise, notamment dans la high-tech, sert de rabatteur pour le premier.»

Alexandre Carayon va aussi permettre à Nicolas Sadirac de tisser des liens avec les marcheurs comme l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien. Lors de la négociation de départ entre Xavier Niel et Nicolas Sadirac, Alexandre Carayon aurait en outre joué les intermédiaires. Il se serait d'ailleurs chargé de récupérer l'ancien ordinateur de Nicolas Sadirac, et Mediapart de s'interroger : «Qu’y avait-il de si important dans cet ordinateur exigeant qu’un conseiller officieux du chef de l’État s’occupe en personne d’aller le récupérer ?»

https://francais.rt.com/france/61175-implication-conseiller-elysee-abus-sexuels-dessous-ecole-42-xavier-niel

La France enverra des chars et des militaires vers la frontière russe  19/04/2019

La France enverra des chars et des militaires vers la frontière russe























Dans le cadre de la mission de renforcement du dispositif de l’Otan dans les pays baltes, le gouvernement français déploiera, à compter du 23 avril et pendant 4 mois, un contingent d’environ 300 soldats dans une ville estonienne située à 140 km de la frontière russe.

Près de 300 militaires ainsi que cinq chars et une vingtaine de véhicules blindés arriveront le 23 avril en Estonie en provenance de France, annonce l'ambassade de France locale dans un communiqué publié sur son site.

Selon ce dernier, les forces seront stationnées dans la ville de Tapa, à 140 km de la frontière russe. Le contingent français restera en Estonie jusqu'à la fin du mois d'août dans le cadre de la mission FRA-EFP LYNX visant à renforcer le dispositif de l'Otan dans les pays baltes et en Pologne.

Parmi les militaires envoyés figurent notamment ceux du 12ème Régiment de Cuirassiers [RC], du 2ème Régiment Étranger d'Infanterie [REI] et du 1er Régiment Étranger de Génie [REG]. Le matériel militaire sera acheminé par train.

L'Otan ne cesse d'avancer vers les frontières de la Russie, violant ainsi la promesse faite au Kremlin en 1990 de ne pas s'élargir à l'Est. La Russie qualifie cette expansion de provocation et affirme qu'il est dangereux de déstabiliser l'équilibre des forces sur le continent européen. Vladimir Poutine a de son côté assuré que l'État russe n'envisageait pas de se livrer aux hostilités, mais qu'il défendrait ses intérêts de manière civilisée. Selon lui, c'est l'expansion de l'Otan et le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe qui représente une menace pour la sécurité de la Russie et de ses citoyens.

https://fr.sputniknews.com/international/201904191040804863-france-chars-militaires-estonie-frontiere-russe/

La cathédrale de Strasbourg percutée par un drone  19/04/2019

La cathédrale de Strasbourg percutée par un drone























Quatre jours après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris et alors que les anciens édifices religieux sont placés sous haute surveillance, un drone s'est coincé dans la flèche de la cathédrale de Strasbourg. Grâce à l’intervention d’une brigade spécialisée, rien n’a été endommagé.

Alors que les édifices anciens et religieux sont particulièrement surveillés après l'incendie de Notre-Dame de Paris, un drone a percuté la cathédrale de Strasbourg dans la nuit du jeudi au vendredi 19 avril, annonce France Bleu.

Selon le média, le propriétaire du drone faisait un vol de nuit non autorisé lorsqu'il a coincé l'engin volant dans la flèche de la cathédrale.

L'intervention d'un groupe spécialisé de recherche et d'intervention en milieux périlleux a été nécessaire. Les spécialistes ont réussi à extraire le drone vers 2 heures du matin pour qu'il ne tombe pas sur les passants ou ne dégrade la cathédrale.

Le propriétaire a été arrêté par la police.

https://fr.sputniknews.com/france/201904191040805757-strasbourg-cathedrale-percute-drone/

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