Bombardement de Bouaké : Alliot-Marie, Villepin et Barnier échappent aux poursuites  23/05/2019

Bombardement de Bouaké : Alliot-Marie, Villepin et Barnier échappent aux poursuites





















La Cour de justice de la République n’enquêtera pas sur les trois ex-ministres, mis en cause après la fuite de plusieurs suspects du bombardement qui avait coûté la vie à neuf soldats français en Côte d’Ivoire en 2004. Pour la CJR, rien ne montre le rôle actif des anciens ministres.

Pas de procès. Pas même de poursuites. Ni d’ailleurs d’enquête. Ainsi s’est éteinte cette semaine la procédure lancée contre trois anciens ministres français, dans l'affaire du bombardement du camp militaire français de Bouaké, en Côte d'Ivoire. Un dossier vieux de quinze ans sur lequel a souvent plané l’ombre d’un secret d’État. Neuf militaires français avaient été tués.
Pas soupçonnés d'avoir joué un rôle actif

Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, Dominique de Villepin, à l'Intérieur, et Michel Barnier, au Quai d’Orsay, sont-ils responsables de la fuite de plusieurs suspects de l’attaque de Bouaké ? Pour la commission des requêtes de la Cour de justice de la République, la réponse est "non". Mercredi 22 mars, selon les informations recueillies par Europe 1, les dix magistrats qui composent cette commission ont rendu leur avis. D'après eux, les trois ex-ministres ne peuvent pas être soupçonnés d’avoir joué un rôle actif. Il n’y a donc pas de raison de saisir la commission d’instruction de la CJR.

Une magistrate est pourtant convaincue du contraire. Dès 2016, la juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris, chargée de faire la lumière sur le drame, écrit noir sur blanc que les trois ministres avaient "tout orchestré" afin qu'il soit impossible d'interroger les suspects du bombardement du 6 novembre 2004.
Des suspects arrêtés en 2004

À l'époque, des suspects sont arrêtés. Ils sont présentés comme des mercenaires, russes, biélorusses et ukrainiens au service du président Gbagbo, dans un pays très divisé. Parmi eux se trouvent sans doute les pilotes des deux Soukhoi SU-25 qui ont largué des roquettes sur le lycée Descartes de Bouaké où est basé un détachement de la Force Licorne. Mais à Paris, officiellement, personne ne réagit. Et les suspects sont relâchés.

Bien que convaincue du rôle actif des trois ministres français, la magistrate n’est pas compétente pour enquêter sur eux. Mais se bat pour que la Cour de justice de la République – seule habilitée – se penche sur leur cas. Un avocat de victimes, quant à lui, se dit convaincu que le bombardement est un "coup monté" auquel est liée la France mais qui n’aurait pas tourné comme prévu.
Seuls les pilotes seront jugés

Début 2019, alors que la juge vient de renvoyer devant la cour d’assises trois pilotes, la "commission des requêtes" de la Cour de justice de la République commence à éplucher les milliers de pages du dossier judiciaire. Quatre mois plus tard, le dossier vient donc de se refermer. Selon cette commission, Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier ne peuvent être soupçonnés ni de "recel de malfaiteurs", ni de non-dénonciation de crime, et pas davantage d’entrave à l’enquête. Dans son réquisitoire révélé par Mediapart, le vice-procureur de Paris qui suivait le dossier avait pourtant déploré le manque de "célérité (…) que les victimes, au service de leur patrie, auraient pu légitimement espérer des institutions nationales".

Pour les proches des soldats disparus, qui avaient déjà saisi la CJR une première fois pour accuser Michèle Alliot-Marie de "complicité d’assassinats" – sans succès –, il faudra se contenter du procès de trois pilotes de chasse et copilotes (deux Ivoiriens et un Biélorusse) : trois hommes qui ne seront jamais remis à la justice française.

https://www.europe1.fr/politique/info-europe-1-bombardement-de-bouake-alliot-marie-villepin-et-barnier-echappent-aux-poursuites-3900237

Moscou commente la reprise par les USA des importations de pétrole vénézuélien  23/05/2019

Moscou commente la reprise par les USA des importations de pétrole vénézuélien























«Et c’est toujours comme ça. Ils incitent tout le monde à faire une chose, puis font volte-face en entourloupant ceux qui ont cédé», a indiqué sur Facebook la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères en commentant la reprise des importations de pétrole vénézuélien par les États-Unis.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a commenté sur sa page Facebook la reprise par les États-Unis des importations de pétrole en provenance du Venezuela.

Il y a deux mois, rappelle-t-elle, les médias citaient l'envoyé spécial américain pour le Venezuela Elliott Abrams, lequel déclarait que les États-Unis cherchaient à isoler totalement le Président Nicolas Maduro et surtout à bloquer les transactions commerciales avec le Venezuela qui profitaient à M. Maduro.

Mais désormais, les médias rapportent que les États-Unis ont repris leurs importations de pétrole vénézuélien entre le 11 et le 17 mai, après une pause de deux semaines. Ces importations se sont chiffrées à 49.000 barils par jour durant la semaine qui s’est achevée le 17 mai, précise Mme Zakharova.

«Et c’est toujours comme ça. Ils incitent tout le monde à faire une chose, puis font volte-face en entourloupant ceux qui ont cédé», a constaté la responsable.

Fin janvier 2019, Washington a introduit un volet de sanctions à l'encontre des autorités vénézuéliennes, en vertu duquel la compagnie pétrolière nationale PDVSA n'était plus autorisée à bénéficier des revenus de son commerce avec les États-Unis tandis que ses avoirs à l'étranger étaient bloqués. Caracas a qualifié ces mesures d'illégales, accusant les États-Unis de chercher à mettre la main sur les réserves de pétrole vénézuéliennes.

https://fr.sputniknews.com/international/201905231041210263-moscou-commente-la-reprise-par-les-usa-des-importations-de-petrole-venezuelien/

Macron avait promis de faciliter le référendum d'initiative partagée, le gouvernement souhaite le durcir  23/05/2019

Macron avait promis de faciliter le référendum d'initiative partagée, le gouvernement souhaite le durcir























L'exécutif envisage d'allonger à trois voire quatre années, contre une actuellement, la durée pendant laquelle une loi nouvelle ne pourrait pas être abrogée via un référendum d'initiative partagée (RIP), a appris l'AFP mercredi soir de source gouvernementale, confirmant une information du Monde.

Le référendum d'initiative partagée est dans le viseur du gouvernement, malgré le fait que lors de la sortie du Grand débat le Président de la République ait annoncé qu'il souhaitait le simplifier. Le délai pour pouvoir contester une loi devrait passer de un an à trois ou quatre ans.

Ce nouveau délai restrictif figurerait dans le projet de révision constitutionnelle préparé par l'exécutif, qui vise dans le même temps à faciliter le RIP sur d'autres critères, comme l'avait annoncé Emmanuel Macron fin avril lors de sa conférence de presse.

Comme l'avait indiqué Matignon à l'AFP début mai, le gouvernement envisage également de combler la brèche constitutionnelle qui a permis aux oppositions d'enclencher le processus du RIP contre la privatisation d'ADP (Aéroports de Paris).

Si une loi promulguée ne peut être abrogée par un RIP pendant un an en l'état actuel de la Constitution, les parlementaires avaient visé la loi avant sa promulgation, ce que le Conseil constitutionnel a jugé conforme au texte suprême.

Edouard Philippe veut donc empêcher qu'un projet de loi non encore promulgué puisse être attaqué, en soulignant que c'était d'ailleurs l'esprit de la réforme constitutionnelle de 2008 ayant créé le RIP.

"Ce n'est pas sain quand la représentation parlementaire corrige ce qu'a voté le peuple, et inversement. Donc il faut s'assurer que le RIP reste un outil de démocratie directe et ne devienne pas un instrument de contestation du Parlement", a déclaré le Premier ministre au Monde en marge d'un déplacement de campagne.

L'exécutif soufflerait ainsi le chaud et le froid sur le RIP. Emmanuel Macron avait annoncé fin avril qu'il voulait abaisser à 1 million de signatures le seuil pour déclencher un RIP, contre environ 4,7 millions actuellement. Et permettre un déclenchement citoyen, quand l'initiative est aujourd'hui exclusivement parlementaire (minima de 20% des députés et sénateurs).

Le nouveau projet de réforme constitutionnelle doit être présenté avant l'été en Conseil des ministres.

https://fr.sputniknews.com/france/201905231041211194-macron-avait-promis-de-faciliter-le-referendum-dinitiative-partagee-le-gouvernement-souhaite-le/

«Vous avez du sang sur les mains»: face à Belloubet, des Gilets jaunes expriment leur colère (VIDEO)  23/05/2019

«Vous avez du sang sur les mains»: face à Belloubet, des Gilets jaunes expriment leur colère (VIDEO)
























Dans le cadre de la campagne des européennes, Nicole Belloubet a tenu une réunion dans un restaurant de Nîmes. Présents devant l'établissement pour protester contre les violences policières, des Gilets jaunes ont interpellé la Garde des sceaux.

Une dizaine de Gilets jaunes se sont rassemblés ce 22 mai devant le restaurant La Grande Bourse à Nîmes où se trouvait Nicole Belloubet. La ministre de la Justice y a tenu une réunion devant des sympathisants pour défendre le projet de la majorité dans le cadre des prochaines élections européennes.

En marge de sa venue, une dizaine de Gilets jaunes ont organisé un rassemblement devant l’établissement. Remontés contre la gestion par l'exécutif de la crise des Gilets jaunes, plusieurs manifestants ont notamment protesté contre les procédures de justice visant certains membres du mouvement. Après avoir fait le pied de grue devant la brasserie, ils ont finalement eu l’occasion de s’entretenir avec la ministre dans une ambiance tendue. Un échange filmé et publié sur Twitter.

«Madame Belloubet, on veut l’amnistie de tous les Gilets jaunes. On n’est pas des voyous», lui lance l’un d’entre eux. Une demande à laquelle la ministre ne dit mot. Un autre manifestant intervient à son tour : «Il y a 240 recours auprès de l'Inspection générale de la police (IGPN). Pour l’instant, il n’y a aucune suite juridique. Comment cela se fait-il alors qu’il y a des cas flagrants de violences policières ?», demande-t-il à la Garde des sceaux. Ce à quoi la ministre répond qu’il relève de la responsabilité du procureur de Paris de donner suite ou non aux enquêtes en cours. Son interlocuteur, semble-t-il peu satisfait de la réponse, déplore en retour que les condamnations à l’encontre des Gilets jaunes soient prononcées plus rapidement que les sanctions auxquelles sont exposés certains membres des forces de l’ordre.



Dénonçant pêle-mêle, le laxisme de la justice envers Alexandre Benalla, l’usage des gaz lacrymogène et des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l’ordre lors des journées de mobilisation ou encore les interdictions de manifester, les protestataires expriment tour à tour leur colère. «Vous avez du sang sur les mains», lui lance vertement une manifestante. Une accusation à laquelle Nicole Belloubet répond par un geste d'exaspération. Le dialogue de sourds se clôt alors comme il avait commencé : par quelques huées.

https://francais.rt.com/france/62311-vous-avez-sang-sur-mains-belloubet-gilets-jaunes-colere-nimes

Le "compost humain", alternative à l'enterrement ou la crémation, devient légal dans un État américain  22/05/2019

Le "compost humain", alternative à l'enterrement ou la crémation, devient légal dans un État américain









Retourner à la terre après sa mort... sous forme de terre. C'est ce que propose une société basée à Seatlle, dans le nord-ouest des États-Unis, où la transformation des dépouilles humaines en compost vient d'être autorisée par la loi.

L'État de Washington (nord-ouest des États-Unis) s'est doté mardi d'une loi unique dans le pays qui permettra bientôt aux personnes qui le souhaitent d'être transformées après leur mort en "compost humain", alternative écologique à l'inhumation classique ou la crémation. La mesure doit entrer en vigueur en mai 2020.

La loi autorisant la "réduction organique naturelle", autrement dit la "conversion, accélérée et en milieu clos, de restes humains en humus", a été adoptée fin avril par le parlement local, une première aux États-Unis. Elle a été promulguée mardi par Jay Inslee, gouverneur démocrate de cet État très progressiste et qui est candidat à l'élection présidentielle de 2020 sur un programme misant beaucoup sur l'écologie.

Une méthode en voie de commercialisation

Cette technique "est naturelle, sûre, durable et permet des économies importantes en matière d'émissions de CO2 et d'utilisation des terres", plaide Katrina Spade, qui a promu la loi auprès des élus locaux. La jeune femme s'est prise de passion pour ces solutions alternatives à l'inhumation voici plus de dix ans et elle a créé à Seattle la société Recompose, qui a mis au point un processus de compostage humain qu'elle s'apprête à commercialiser.

Selon les détails communiqués par l'entreprise, il s'agit tout simplement d'accélérer le processus naturel de décomposition du corps en le plaçant avec de la paille, des copeaux de bois et de l'alfalfa dans un conteneur, où sont créées les conditions idéales d'humidité et d'oxygénation pour que les bactéries fassent leur travail.
Du terreau presque comme un autre

"Tout est recomposé, y compris les dents et les os", écrit Recompose, précisant "mélanger" le conteneur à plusieurs étapes pour récupérer d'éventuels plombages dentaires, stimulateurs cardiaques et autres prothèses qui ne seraient pas biodégradables. Au bout de trente jours environ, "le matériau que nous rendons aux familles est très semblable au terreau que vous pourriez acheter dans votre pépinière", assure la start-up.

Le procédé mis au point par Recompose est semblable à celui déjà en usage depuis des décennies dans l'agriculture pour transformer les carcasses d'animaux. Il a été testé scientifiquement en 2018 avec l'université de l'État de Washington à l'aide de six corps légués par des volontaires.

https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/conso/le-compost-humain-legalise-dans-l-etat-de-washington_133846

Prison pour l'agresseur d'une transgenre à Paris  22/05/2019

Prison pour l'agresseur d'une transgenre à Paris




























Coups, insultes et humiliations : un jeune homme ans qui avait agressé une femme transgenre fin mars à Paris, un événement qui avait connu un fort retentissement car il avait été filmé, a été condamné mercredi à 10 mois de prison, dont quatre avec sursis.

Seddik A., 23 ans, jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Paris, a été condamné pour «violences volontaires sans incapacité totale de travail (ITT) commises à raison de l'identité de genre». Son sursis a été assorti d'une mise à l'épreuve. Il a également interdiction d'entrer en contact avec la victime et de paraître aux abords de son domicile.

«La justice a fait son travail», a déclaré la victime, Julia Boyer, à l'issue de l'audience. «Je ne suis pas sûre que la prison soit la meilleure solution mais j'espère qu'il réfléchira et qu'il ne recommencera pas».



«Ce procès est un symbole, car la justice française aujourd'hui a pris en compte le caractère discriminatoire des actes transphobes», a ajouté son avocat Me Etienne Deshoulières.

Le 31 mars, lors d'une manifestation dans la capitale contre l'ex-président algérien Albdelaziz Bouteflika, Julia, 31 ans, avait été prise à partie à proximité d'une bouche de métro.

«Sale pédé», jets de bière, chants humiliants, cette vendeuse dans une boutique de luxe qui a commencé sa «transition» il y a huit mois est alors prise pour cible par un groupe d'hommes. Sur une vidéo-surveillance projetée mercredi lors de l'audience, on voit Seddik A. lui toucher les cheveux et lui asséner plusieurs coups violents au visage.

Julia finit par s'échapper par la bouche de métro grâce à l'aide de plusieurs agents du réseau métropolitain.

S'il n'a pas nié les violences, Seddik A. a en revanche affirmé ne pas avoir proféré d'insultes visant les personnes transgenres, déclarant à l'audience ne pas être «homophobe».

«C'est une peine sévère, qui répond à l'engouement médiatique autour de ce dossier», a estimé son avocate Me Mariame Touré.

«Le caractère transphobe n'a pas été prouvé», a abondé son second avocat, Rachid Madid. «Contrairement à ce que certains ont dit, ce n'était pas le procès de la transphobie : c'était le procès d'un homme qui a commis des violences sans ITT, comme on en voit quotidiennement dans ce tribunal», a-t-il ajouté.

Le prévenu a aussi été condamné à verser 3500 euros d'amende à Julia ainsi que 1500 euros à trois associations de défense des droits des personnes LGBT, qui s'étaient portées parties civiles.

https://www.lapresse.ca/international/europe/201905/22/01-5227101-prison-pour-lagresseur-dune-transgenre-a-paris.php

La Chine doit se préparer à des temps difficiles, prévient Xi Jinping  22/05/2019

La Chine doit se préparer à des temps difficiles, prévient Xi Jinping





























La Chine doit se préparer à des temps difficiles face à une situation internationale de plus en plus complexe, a déclaré le président Xi Jinping, cité mercredi par l'agence Chine nouvelle, sur fond de conflit commercial entre Pékin et Washington.

Lors d'un déplacement dans la province du Jiangxi (sud-est), berceau de la révolution communiste, le chef de l'Etat a invité les Chinois à tirer les leçons des difficultés du passé.

"Aujourd'hui, au cours de la nouvelle Longue Marche, nous devons surmonter divers risques et défis majeurs à l'intérieur et à l'extérieur et remporter de nouvelles victoires pour le socialisme aux caractéristiques chinoises", a rapporté Chine nouvelle, citant le président.

La Longue Marche est le nom donné à la retraite de l'Armée rouge et d'une partie de la direction du Parti communiste chinois entre 1934 et 1936, pour échapper aux troupes nationalistes durant la guerre civile.

"Notre pays est encore dans une période d'opportunités de développement stratégiques importantes, mais la situation internationale est de plus en plus compliquée", a poursuivi Xi Jinping.

"Nous devons être conscients de la nature complexe et de long terme de divers facteurs défavorables à l'intérieur comme à l'extérieur, et nous préparer de façon adaptée à plusieurs situations difficiles."

Dans son compte rendu, Chine nouvelle ne précise pas ces difficultés évoquées par le président chinois, et ne fait aucune allusion à la guerre commerciale avec Washington, ni aux Etats-Unis.

Xi a également souligné, ajoute l'agence officielle, que "l'innovation technologique est l'élément vital des entreprises".

En pleine controverse à propos de l'équipementier télécoms chinois Huawei, que l'administration de Donald Trump a placé jeudi sur liste noire, Xi Jinping a visité mardi une entreprise spécialisée dans les terres rares, ces minerais indispensables à la haute technologie dont la Chine est le premier producteur mondial.

"Les terres rares sont d'importantes ressources stratégiques et sont des ressources non renouvelables", a observé Xi Jinping, alimentant des spéculations selon lesquelles ce secteur pourrait être le prochain front dans la guerre commerciale sino-américaine.

L'ambassadeur chinois blâme Washington pour l'échec d'un accord commercial

L'ambassadeur de Chine aux États-Unis a accusé Washington d'avoir à maintes reprises « changé d'avis du jour au lendemain » et, ce faisant, d'avoir fait échouer des accords susceptibles de mettre fin à leur guerre commerciale.

Dans un entretien mardi à la chaîne de télévision américaine Fox News, Cui Tiankai a également tancé l'initiative « motivée politiquement » de la Maison-Blanche d'interdire le transfert ou la vente de technologies américaines vers certaines entreprises considérées « à risque », visant le géant chinois des télécoms Huawei.

« Nous sommes très inquiets. De telles actions vont vraiment affecter la confiance des gens dans un fonctionnement normal du marché », a-t-il fait valoir.

Washington soupçonne depuis longtemps l'existence de liens entre Huawei et l'armée chinoise et ces actions contre ce groupe interviennent en plein litige commercial entre les États-Unis et la Chine.

Un délai de 90 jours a ensuite été accordé par les États-Unis concernant cette interdiction de transfert et de vente.

Après six mois de négociations ayant permis des avancées mais pas d'accord dans le litige commercial, la tension est de nouveau montée d'un cran le 10 mai lorsque Washington a augmenté de 10 % à 25 % les tarifs douaniers sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises.

Au total, 250 milliards de dollars de produits chinois subissent des tarifs douaniers supplémentaires à leur entrée aux États-Unis. Et le président Donald Trump a ordonné le lancement de la procédure pour faire de même sur les quelque 300 milliards de dollars épargnés jusqu'à présent.

Comme précédemment, Pékin a répliqué à la hausse du 10 mai en annonçant trois jours plus tard l'accroissement des tarifs douaniers sur 60 milliards d'importations américaines à compter du 1er juin.

Cui Tiankai a affirmé que le gouvernement américain portait la responsabilité de l'échec des pourparlers.

« Si vous examinez le processus des négociations commerciales entre nous au cours de l'année écoulée en gros, il est assez clair que c'est la partie américaine qui a plus d'une fois changé d'avis du jour au lendemain et qui a brisé le projet d'accord qui avait déjà été trouvé », a relevé l'ambassadeur chinois.

« La Chine reste prête à poursuivre les discussions avec nos collègues américains pour parvenir à une conclusion. Notre porte reste toujours ouverte », a-t-il ajouté.

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/la-chine-doit-se-preparer-a-des-temps-difficiles-previent-xi-jinping-baa323e55757dcca126f5fcc342d9507
https://www.lapresse.ca/affaires/economie/201905/22/01-5227050-lambassadeur-chinois-blame-washington-pour-lechec-dun-accord-commercial.php

Des millions de Britanniques sont de plus en plus pauvres  22/05/2019

Des millions de Britanniques sont de plus en plus pauvres




























L'austérité a plongé des millions de Britanniques dans la pauvreté. Un rapport de l'ONU publié mercredi dénonce un gouvernement agissant par «idéologie» et en violation de ses obligations en matière de droits de l'homme.

Selon ce rapport, réalisé après une mission de 12 jours sur le terrain du responsable chargé de la pauvreté et des droits de l'homme à l'ONU Philip Alston, un cinquième de la population du pays vivent dans la pauvreté. Cela représente 14 millions de personnes.

Et malgré «ses conséquences sociales tragiques», les mesures d'austérité «rétrogrades» introduites depuis 2010 par les Conservateurs au pouvoir «se poursuivent à un rythme soutenu», «en claire violation des obligations en matière de droits de l'homme du pays».

«L'espérance de vie chute»

«Près de 40% des enfants devraient vivre dans la pauvreté d'ici 2021. Les banques alimentaires prolifèrent, le nombre de sans-abri a énormément augmenté (...), l'espérance de vie chute pour certains groupes et le système d'aide judiciaire a été décimé», constate le rapport, selon qui le «gouvernement est resté déterminé dans son déni».

Pour Philip Alston, ni «la croissance de l'économie, ni le niveau d'emploi élevé et un surplus budgétaire n'ont inversé l'austérité, une politique menée plus par idéologie que selon un agenda économique». Le ministère britannique du Travail et des Retraites a réagi en dénonçant un rapport «à peine croyable» et «complètement inexact».

«Les propres données de l'ONU montrent que le Royaume-Uni est un des endroits au monde où les gens sont les plus heureux de vivre», a déclaré à l'agence de presse britannique PA un porte-parole, selon qui Philip Alston a passé trop peu de temps dans le pays pour s'en faire une image correcte.

La semaine dernière, une étude du respecté organisme indépendant britannique Institute for fiscal studies (IFS) avait révélé qu'après dix ans d'austérité, les inégalités de revenus au Royaume-Uni étaient les plus élevées parmi les pays riches à l'exception des Etats-Unis, et s'étaient rarement faites autant sentir dans la société, si bien qu'elles représentent une menace pour la démocratie et la cohésion du pays.

https://www.tdg.ch/monde/Millions-de-Britanniques-de-plus-en-plus-pauvres/story/11304702

Le chef d'état-major de l'armée algérienne assure n'avoir "aucune ambition politique"  22/05/2019

Le chef d'état-major de l'armée algérienne assure n'avoir "aucune ambition politique"
























Le chef d'état-major de l'armée algérienne, désormais de facto homme fort du pays, a assuré mercredi n'avoir "aucune ambition politique", quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation.

"Je me suis engagé personnellement à maintes reprises (...) à accompagner le peuple algérien, de manière rationnelle, sincère et franche, dans ses manifestations pacifiques et matures, ainsi que les efforts des institutions de l'Etat et de l'appareil de justice", a déclaré le général Ahmed Gaïd Salah, dans un troisième discours en trois jours. "Et que tout le monde sache (...) que nous n'avons aucune ambition politique mis à part servir notre pays conformément à nos missions constitutionnelles", a assuré le général Gaïd Salah, selon le texte du discours, prononcé lors d'une visite sur le terrain, dont l'AFP a reçu copie.

L'armée appuie la tenue le 4 juillet d'une présidentielle convoquée par le pouvoir intérimaire pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, mais rejetée par le mouvement de contestation inédit dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

La contribution décisive de l'armée dans la démission, le 2 avril, après 20 ans de pouvoir, du président Abdelaziz Bouteflika, a replacé l'armée au centre du pouvoir et fait de son chef d'état-major l'homme fort du pays.

Le général Gaïd Salah multiplie depuis les discours à ses troupes qui, sur le ton de demandes ou de conseils, donnent le "la", face au quasi-mutisme du président par intérim Abdelkader Bensalah et du Premier ministre Noureddine Beddoui, selon les observateurs.

Certains de ces observateurs s'interrogent sur un possible scénario à la "Sissi", en référence à Abdel Fattah al-Sissi, chef de l'armée qui s'est fait élire président de l'Egypte après un coup d'Etat militaire en 2013 contre le président élu Mohamed Morsi. Peu après le coup d'Etat, M. Sissi avait assuré que l'armée "resterait éloignée de la politique".

"Assainir le pays"

L'armée algérienne joue un rôle central au sein du pouvoir algérien depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962. Elle était considérée comme le véritable détenteur du pouvoir jusqu'à l'élection du président Bouteflika en 1999.

Choisi par le haut commandement militaire, celui-ci s'était peu à peu défait de son influence, en écartant les principaux hauts gradés et s'est assuré durant 15 ans la fidélité sans faille du général Gaïd Salah en le nommant en 2004 chef d'état-major.

Accusé par certains de ses détracteurs d'instrumentaliser les magistrats qui ont lancé de nombreuses procédures judiciaires dans des affaires de corruption depuis la démission de M. Bouteflika, le général Gaïd Salah a au contraire affirmé mercredi avoir libéré "la justice de toutes les formes de contraintes, de diktats et de pression". Cela "lui a permis d'exercer ses missions en toute liberté", et "d'assainir le pays de la corruption et des prédateurs", à la "satisfaction" des Algériens, a-t-il ajouté. Il a dénoncé "les porte-voix et les apôtres de la +bande+" chassée du pouvoir qui "tentent de saborder cette noble démarche par la désinformation de l'opinion".

De nombreux observateurs craignent que ces procédures judiciaires servent le double objectif d'offrir des "têtes" à la contestation -qui fustige les "voleurs" à la tête de l'Etat- tout en permettant une purge dans le cadre de luttes de clans.

https://www.lorientlejour.com/article/1171604/le-chef-detat-major-de-larmee-algerienne-assure-navoir-aucune-ambition-politique.html

Le chef de l’armée algérienne répond aux critiques sur la lutte contre la corruption  22/05/2019

Le chef de l’armée algérienne répond aux critiques sur la lutte contre la corruption























Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée algérienne, a réagi aux critiques adressées à l’institution militaire dans sa gestion du dossier de la lutte contre la corruption, indiquant que cette dernière «possède des ramifications politiques, financières et médiatiques», selon un communiqué de la Défense.

Dans un discours prononcé à l'École supérieure des troupes spéciales de Biskra, dans la 4e région militaire, dans le sud-est de l’Algérie, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a répondu aux critiques adressées par la rue algérienne et par certains médias et partis politiques à l’institution militaire, l’accusant de ne pas faire assez dans la lutte contre la corruption et d’avoir procédé à des arrestations sélectives, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale. Il a expliqué la complexité de l’opération mains propres que l’ANP a déclenchée depuis quelques semaines dans le pays, soulignant que les milieux visés avaient des ancrages à tous les niveaux de la société. Il a par ailleurs appelé le peuple à la plus grande vigilance pour contrecarrer toute réaction de la part de ces mêmes milieux, l’invitant à s’unir avec l’ANP.

«Je tiens à évoquer le défi majeur que constitue la lutte contre la corruption, qui possède aujourd'hui des ramifications politiques, financières et médiatiques, ainsi que de nombreux lobbies infiltrés au sein des institutions du pays», a déclaré le chef d’état-major de l’ANP. «À cet effet, j'affirme que la voie adoptée dans la lutte contre la corruption, qui a nécessité la détection et le démantèlement de toutes les mines posées dans les différentes institutions de l'État et leurs secteurs, s'appuie sur une base forte et solide, car fondée sur des informations précises et confirmées et sur de nombreux dossiers lourds, voire dangereux, aux preuves irréfutables», a-t-il ajouté.

Selon le chef de l’armée algérienne, l’opération mains propres «a dérangé et terrifié la bande, qui s'est empressée d'essayer d'entraver les efforts de l'Armée nationale populaire et de l'appareil judiciaire».

Afin de garantir le succès de cette opération et de barrer la route à toute tentative des milieux visés de la faire échouer, Ahmed Gaïd Salah a demandé «au peuple algérien de faire preuve d'une extrême vigilance, de s'unir avec son armée et de ne pas permettre aux instigateurs des plans pernicieux de s'infiltrer dans les rangs du peuple quelles que soient les conditions et les circonstances».

Dans un entretien à Sputnik, Ali Benouari, ancien ministre algérien du Trésor (1991-1992), expert international en finance et PDG-fondateur d'Ecofinance à Genève, a affirmé qu’après son limogeage du gouvernement «la corruption s'est intensifiée depuis cette date et personne n'a repris mon combat [de la lutte contre ce fléau, ndlr]». «Quant à mon successeur [Ahmed Benbitour, ex-ministre du Trésor (1992-1993), ex-ministre des Finances (1994-1996) dans le gouvernement d'Ahmed Ouyahia et enfin ex-Premier ministre du Président Abdelaziz Bouteflika (1999-2000), ndlr], il a été chargé de mettre fin aux enquêtes que je menais et de rétablir certains PDG de banques et d’entreprises publiques que j'avais limogés», a-t-il indiqué. Dans le même sens, il a affirmé qu’il craignait «d'ailleurs le pire» pour le chef de l’ANP. «Réussira-t-il là où j'ai échoué il y a près de 30 ans?», s'est-il encore demandé.

Les 22 et 23 avril, le tout puissant homme d'affaires algérien Issad Rebrab, PDG du groupe agroalimentaire Cevital, les frères Kouninef et Ali Haddad réputés proches de Saïd Bouteflika, ainsi que huit cadres du ministère algérien de l'Industrie ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur de la République du tribunal de Sidi M'Hamed, à Alger.

https://fr.sputniknews.com/afrique/201905221041204084-chef-armee-algerienne-repond-critiques-lutte-contre-corruption/

Six mois avec sursis requis contre un Gilet jaune accusé d'injures antisémites contre Finkielkraut  22/05/2019

Six mois avec sursis requis contre un Gilet jaune accusé d'injures antisémites contre Finkielkraut
























Le parquet de Paris a requis six mois de prison avec sursis contre un individu qui, en marge d'une manifestation des Gilets jaunes, avait insulté le philosophe de «grosse merde», ou encore de «sioniste», suscitant l'indignation des politiques.

La scène avait mis en émoi le monde politico-médiatique ; en marge de l'acte 14 des Gilets jaunes le 16 février à Paris, le philosophe Alain Finkielkraut, croisant la route du cortège de manifestants, avait été la cible d'insultes. Parmi les individus l'ayant invectivé, un homme comparaissait devant le parquet de Paris ce 22 mai. Six mois de prison avec sursis ont été requis.

La procureur a dénoncé une «véritable et rapide démonstration de haine et d'antisémitisme» et a évoqué un «antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme».



Reconnaissable sur les vidéos de la scène du 16 février, le prévenu, vendeur en téléphonie en Alsace, avait notamment crié à l'attention du philosophe : «Espèce de sioniste», «grosse merde», «elle est à nous, la France», «sale race» ou «t'es un haineux et tu vas mourir».

Cet individu de 36 ans a confié avoir agi pour «sa cause de cœur [...] la cause palestinienne», à la vue du philosophe. Il a contesté le caractère antisémite des propos, assurant avoir injurié l'intellectuel en raison de ses positions favorables à Israël.



Refusant de s'excuser, le Gilet jaune a accusé Alain Finkielkraut d'être une figure du «lobby sioniste» qu'il a dit dénoncer.

Alain Finkielkraut, qui ne s'est pas constitué partie civile, est cependant venu témoigner. Il a revendiqué se considérer comme «sioniste» au sens large du terme et a précisé être favorable «depuis 1981 pour la solution à deux Etats». «L'antisionisme peut dans certains cas être une forme d'antisémitisme : on veut coudre sur la poitrine des juifs non plus l'étoile jaune mais la croix gammée», a déclaré l'académicien.
«A travers moi, les Juifs, la France et la République ont été insultés»

Dans une déclaration à la presse, l'intellectuel a estimé : «Ce n'est pas en tant qu'individu que j'ai été agressé et insulté, c'est en tant que représentant parmi tant d'autres d'une "sale race" [l'une des insultes proférées par le prévenu]. C'est en tant que Juif.»



«Et comme l'a dit Manuel Valls, "sans les Juifs, la France ne serait plus la France". Donc à travers moi, les Juifs, la France et la République ont été insultés», a-t-il poursuivi.

Les insultes dont avaient fait l'objet Alain Finkielkraut lors de la manifestation avaient été largement commentées, donnant lieu à de nombreuses condamnations, certains commentateurs n'hésitant pas à amalgamer les Gilets jaunes à des antisémites.

Réagissant à chaud à l'incident dans les colonnes du Parisien le 16 février, Alain Finkielkraut avait pour sa part estimé : «Il y a chez [ceux qui m'ont insulté] un sentiment d’hostilité très fort à l’égard des Juifs et je paie ma notoriété. Ils visaient avant tout mes liens et mes positions sur Israël.»

«C’est un groupe de gens politiquement difficilement situables, me semble-t-il un mélange de gens des banlieues, de l’extrême gauche et peut-être aussi des soraliens. Ça m’étonnerait que ce soient des Gilets jaunes d’origine», avait-il encore affirmé.

Le jugement, ainsi que la décision du tribunal sur plusieurs recours de la défense, sera mis en délibéré.

https://francais.rt.com/france/62303-six-mois-prison-avec-sursis-requis-gilet-jaune-accuse-injures-antisemites-alain-finkielkraut

Manifestant éborgné en 2016 : un CRS renvoyé aux assises, les syndicats de police montent au créneau  22/05/2019

Manifestant éborgné en 2016 : un CRS renvoyé aux assises, les syndicats de police montent au créneau
























Militant engagé dans les manifestations contre la loi Travail sous la présidence de François Hollande, Laurent Théron avait perdu un œil en 2016 après un tir de grenade de la police. Son affaire va être portée aux assises. Le monde policier réagit.

Un policier appartenant aux Compagnies républicaines de sécurité doit être jugé prochainement devant une cour d'assises. Il est poursuivi pour avoir blessé le manifestant Laurent Théron lors d'un rassemblement contre la loi Travail le 15 septembre 2016. Le militant SUD de 48 ans avait perdu l'usage œil droit à la suite d'un tir de grenade de désencerclement (GMD).

Le 20 mai, deux juges d'instruction parisiens ont décidé d'aller au-delà de la demande du parquet qui souhaitait voir le fonctionnaire de police de 50 ans comparaître en correctionnel et ce dernier sera donc présenté à un jury populaire pour «violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente par personne dépositaire de l'autorité publique.»

L'avocat Laurent-Franck Liénard qui représente ce brigadier-chef des CRS a d'ores-et-déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision et au micro de BFMTV, il a assuré qu'il s'agissait d'un «terrible choc» pour le policier qui était «évidemment effondré» en apprenant cette nouvelle. L'avocat spécialisé dans la défense des policiers, qui a également représenté Alexandre Benalla, a précisé : «Il n'a jamais entendu blesser quelqu'un, faire du mal à quiconque. Se retrouver traduit devant une cour d'assises comme un criminel c'est terrible pour lui, c'est contraire à tous ses principes, à toutes ses valeurs.»

Si le tir a été qualifié d'«injustifié» et serait intervenu «hors de tout cadre légal» selon l'accusation, ce «terrible choc» ressenti par l'accusé pourrait également avoir des répercussions au sein des forces de sécurité françaises et en particulier dans les relations qu'elles entretiennent avec le gouvernement.
Une affaire qui revient à un moment difficile pour Castaner

En effet, comme RT France le rappelait le 22 mars, les syndicats majoritaires de la police ont entamé un long cycle de négociations, notamment salariales, avec le ministère de l'Intérieur le 20 décembre 2018 au plus fort de la crise sociale des Gilets jaunes. Plusieurs rendez-vous devaient s'ensuivre au cours de l'année entre les syndicats et le duo de Beauvau formé par Christophe Castaner et Laurent Nunez, mais pour le moment seule une augmentation de 40 euros brut a été validée pour les fonctionnaires de la police nationale et les rendez-vous suivants ne semblent plus à l'ordre du jour.

Le nouvel épisode de cette affaire judiciaire, qui vient se rappeler au bon souvenir des policiers de terrain plus de deux ans après les faits, tombe assez mal pour Christophe Castaner déjà fragilisé à son poste de ministre de l'Intérieur, à un moment où, malgré des signes d'essoufflement du mouvement des Gilets jaunes, il a besoin d'une relation sereine avec les forces de sécurité qu'il dirige et avec leurs représentants professionnels.

En l'occurrence, ces derniers commencent à s'emparer du sujet. Le secrétaire général de Unité-SGP Police, Yves Lefebvre, a fait savoir à l'AFP qu'il saisissait «immédiatement la garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur» et estimait que «cette décision ne pourra[it] que raviver le feu qui brûlait déjà entre le ministère de la Justice et celui de l’Intérieur». Par ailleurs, le syndicaliste a dénoncé la décision des juges d'instruction : «Alors que les policiers doivent faire face à des agressions de plus en plus violentes [...], comment ces juges peuvent-ils prendre une telle décision ?»

Yves Lefebvre réitère également sa demande «de création d’une juridiction spécialisée dans l’usage des armes par les forces de l’ordre.»
Le maintien de l'ordre sous Castaner produira-t-il les mêmes effets ?

Joint par RT France, le porte-parole de l'Union des policiers nationaux indépendants, Jean-Pierre Colombies, n'approuve pas l'idée d'Yves Lefebvre et il le fait savoir sans détour : «Les propos de ce responsable syndical démontrent clairement le total manque de culture judiciaire de ces représentants majoritaires. C'est du grand n'importe quoi et c'est très grave ce qu'il dit ! Sa proposition d'un droit exceptionnel pour les policiers, c'est la rupture même du pacte républicain et ce serait anti-démocratique.»

"Ce ministre a fait sauter toute la préfecture de police de Paris pour se couvrir, vous croyez qu'il va aller défendre des pauvres flicards aux assises ?"https://francais.rt.com/france/62300-manifestant-eborgne-2016-crs-renvoye-assises-syndicats-police-creneau

L'associatif juge aussi que les syndicats de police n'ont pas rempli leur rôle au bon moment : «Les syndicalistes n'ont pas suffisamment informé leurs adhérents. Ils n'ont pas rappelé aux policiers que leur responsabilité individuelle pénale pouvait être engagée en cas de faute. Et après les manifestations des Gilets jaunes, il y aura des dizaines d'autres cas similaires. Les flics seront comptables de leurs actes et pas Christophe Castaner, qui devrait pourtant assumer ses instructions de fermeté. Mais à la limite, les collègues auraient dû y réfléchir avant et faire preuve de discernement lorsqu'ils ont été confrontés à des ordres débiles. Ce ministre a fait sauter toute la préfecture de police de Paris pour se couvrir, vous croyez qu'il va aller défendre des pauvres flicards aux assises ? A titre personnel, je l'ai assez dit sur tous les plateaux où j'ai été invité : l'autorité suprême peut bien donner le feu vert aux policiers d'agir comme certains ont agi, mais l'autorité judiciaire, elle, fait son travail, elle ouvre des procédures et lorsqu'on arrive aux assises, ce sont les jurés qui décideront, là on ne maîtrise plus rien, et le policier risque plus de dix ans de prison ferme.»

"Au moment du lancer de la GMD, à 16h53, Alexandre M. [le policier accusé] et sa compagnie n’étaient ni assaillis, ni encerclés"

Après sa blessure à l’œil, le militant Laurent Théron avait témoigné en ces termes : «J'ai entendu une forte détonation et, au même moment, mon œil m'a fait extrêmement mal.» Il avait ensuite porté plainte et l'inspection générale de la police (IGPN) avait été saisie de l'enquête.

Selon l'ordonnance émise par l'instruction et dont une partie a fuité dans les médias, «au moment du lancer de la GMD, à 16h53, Alexandre M. [le policier accusé] et sa compagnie n’étaient ni assaillis, ni encerclés, ni même réellement pris à partie, étant séparés de plusieurs mètres de manifestants épars». Le site d'information policière Actu17 précise que le CRS «se trouvait à 14 mètres de Laurent Théron au moment où il a lancé cette grenade.» Un lancer jugé «disproportionné» par les juges. Le policier se voit reprocher d'avoir «agi de sa propre initiative, sans recevoir d'ordre». Par ailleurs, il n'était pas habilité à se servir de cette grenade, contenant 18 galets de caoutchouc projetés à 125 m/s, qu'il aurait jetée en cloche et non au ras du sol comme l'exige son emploi.


Injures antisémites contre Alain Finkielkraut : un "gilet jaune" mulhousien jugé à Paris  22/05/2019

Injures antisémites contre Alain Finkielkraut : un "gilet jaune" mulhousien jugé à Paris
























Un Mulhousien de 36 ans sera jugé aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d'avoir proféré des insultes antisémites à l'encontre du philosophe Alain Finkelkraut, en marge d'une manifestation de gilets jaunes.

L’affaire avait eu beaucoup d’écho le 16 février 2019. En marge d’une manifestation de gilets jaunes à Paris, dans le quartier Montparnasse, des propos virulents avaient été tenus par un petit groupe de gilets jaunes à l’encontre du philosophe Alain Finkielkraut. Des injures qui avait suscité l'indignation de la classe politique.

L’un des auteurs présumé avait été rapidement identifié. Benjamin Weller, un Mulhousien de 36 ans, comparait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Il devra répondre "d'injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". Les poursuites ont été engagées par le parquet. Le philosophe Alain Finkielkraut n’a pas porté plainte et devrait être absent à l'audience.
Proche de la mouvance salafiste

Le prévenu, un père de famille de 5 enfants, gilet jaune sur le dos, barbu, est l'homme le plus reconnaissable sur les vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Il lui est reproché d'avoir crié entre autre au philosophe : "espèce de sioniste", "sale race", "t'es un haineux et tu vas mourir".

Converti à l'islam, il a participé à plusieurs reprises à des actions des gilets jaunes depuis mi-décembre au rond-point du Kaligone à Kingersheim avec quelques amis. Ils se trouvaient néanmoins en marge du mouvement, avant d'en être rejeté par le noyau dur qui voyaient en eux des extrémistes venus prêcher un islam rigoriste. L'homme n'est pas fiché S, mais "c'est quelqu'un qui manifestement a une forme de radicalisation", avait réagi la ministre de la justice Nicole Belloubet.

"On veut en faire le symbole du gilet jaune antisémite" - Me Chamy, l'avocat du prévenu

Pour son avocat Me André Chamy, s'il y a bien eu des injures, il n'y a pas de caractère antisémite. "On a essayé de chercher le gilet jaune, antisémite, il va en devenir le symbole. Cette affaire a été amplifiée". Deux jours après la manifestation parisienne Benjamain Weller a perdu son emploi en Suisse. Il a désormais son propre commerce à Mulhouse. Il encourt une peine d'un an de prison et 45.000 euros d’amende.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/injures-antisemites-contre-alain-finkielkraut-un-gilet-jaune-mulhousien-juge-a-paris-1558430767

Feu vert du Sénat à la taxe GAFA pour imposer les géants du numérique  22/05/2019

Feu vert du Sénat à la taxe GAFA pour imposer les géants du numérique























Le Sénat à majorité de droite a voté à main levée, dans la nuit de mardi à mercredi, en première lecture, l'instauration d'une taxe sur les géants du numérique portée par Bruno Le Maire, inscrivant dans le texte son caractère temporaire, rapporte l'AFP.

La «taxe Gafa» (acronyme de Google, Amazon, Facebook et Apple), déjà adoptée à l'Assemblée nationale, doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l'opposition des États-Unis.

La chambre haute a adopté l'ensemble du texte, qui comprend également un volet sur l'impôt sur les sociétés, par 181 voix pour et 4 voix contre et 158 abstentions.

Députés et sénateurs vont maintenant tenter de se mettre d'accord sur une version commune en commission mixte paritaire, faute de quoi une nouvelle lecture sera nécessaire.

La «taxe Gafa à la française» s'inspire largement d'un projet européen qui n'a pas abouti en raison des réticences de l'Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande.

Pour le ministre de l'Économie, cette solution unilatérale doit servir de "levier" dans les négociations internationales, dans l'attente d'un aboutissement des travaux de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Le ministre a de nouveau pris l'engagement de la «retirer immédiatement dès qu'il y aura un consensus au niveau de l'OCDE».

Il a aussi estimé, en réponse aux inquiétudes formulées par le rapporteur de la commission des Finances Albéric de Montgolfier (LR), «qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter de la solidité juridique» du dispositif.

Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui «créent de la valeur grâce aux internautes français».

Elle vise les entreprises qui font un chiffre d'affaires sur leurs activités numériques de plus de 750 millions d'euros dans le monde, dont 25 millions d'euros pouvant être rattachés à des utilisateurs localisés en France. L'idée est de les imposer à hauteur de 3% du chiffre d'affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.

Elle devrait s'appliquer à une trentaine de groupes comme Meetic, Amazon, Airbnb, Instagram ou encore la française Criteo, et rapporter 400 millions d'euros en 2019, puis 650 millions en 2020.

Critique vis-à-vis d'un dispositif «mal préparé», le groupe LR a néanmoins choisi de soutenir «le principe de cette taxe, dans le seul espoir qu'elle permette d'accélérer les négociations au sein de l'OCDE». Elle a reçu également le soutien des centristes et des Indépendants.

Pour la gauche, «la taxe va dans le bon sens, mais reste largement insuffisante». Pascal Savoldelli (CRCE à majorité communiste) a raillé l'acronyme du «Grand Affichage Annuel du Gouvernement».

Les sénateurs ont souhaité «sécuriser» le dispositif en renforçant la protection des données personnelles des utilisateurs français et en prenant en compte la double imposition qui pourrait frapper des entreprises déjà soumises à l'impôt sur les sociétés en France.

Surtout, ils ont inscrit dans la loi le caractère «temporaire» de la taxe, prévoyant son extinction au 1er janvier 2022. Un «bornage » dans le temps regretté par la gauche comme par le gouvernement. «C'est du désarmement unilatéral», a lancé le ministre.

Le Sénat a en outre adopté des amendements précisant le champ d'application de la taxe et ses modalités techniques.

La taxe, dont l'instauration avait été annoncée par Emmanuel Macron en décembre, en pleine crise des Gilets jaunes, doit contribuer à financer les 10 milliards d'euros de mesures d'urgence économiques et sociales.

Même objectif pour le second volet du projet de loi qui infléchit la trajectoire de baisse de l'impôt sur les sociétés pour 2019 pour les grandes entreprises.

Le Sénat l'a adopté de justesse, par 163 voix contre 159, la droite déplorant que la mesure revienne «sur un engagement du gouvernement».

M. Le Maire a assuré que cet infléchissement pour 2019 ne remettait pas en cause l'engagement du gouvernement que «le taux d'impôt sera de 25% pour toutes les entreprises sans exception en 2022».

«L'impôt sur les sociétés baissera pour toutes les entreprises en 2020", s'est ensuite engagé le secrétaire d'État au numérique Cédric O.

https://fr.sputniknews.com/france/201905221041201870-feu-vert-du-senat-a-la-taxe-gafa-pour-imposer-les-geants-du-numerique-/

Manifestant éborgné par une grenade en 2016: un CRS renvoyé aux assises  22/05/2019

Manifestant éborgné par une grenade en 2016: un CRS renvoyé aux assises























Un tir «injustifié», «hors de tout cadre légal»: presque trois ans après avoir causé la perte d'un œil chez un manifestant, un CRS vient d'être renvoyer aux assises pour l'usage d'une grenade de désencerclement, arme de nouveau vivement contestée avec le mouvement les Gilets jaunes, relate l'AFP.

Deux juges d'instruction parisiens ont décidé lundi la tenue d'un procès criminel devant un jury populaire pour ce brigadier-chef de 50 ans.

Son tir de grenade, le 15 septembre 2016 à Paris lors d'une manifestation contre la loi Travail, a gravement blessé Laurent Theron, un militant syndical de SUD de 48 ans, aujourd'hui «définitivement aveugle de l'œil droit», selon l'ordonnance des juges d'instruction rendue le 20 mai dont l'AFP a eu connaissance.

L'avocat du policier a annoncé mardi son intention de faire appel de cette décision pour contester la qualification criminelle retenue par les juges, celles de «violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente par personne dépositaire de l'autorité publique.»

À l'époque, le projet de loi du gouvernement Valls était combattu depuis six mois au cours de régulières manifestations, émaillées de violences, pour dénoncer une réforme «ultralibérale».

Après une manifestation, alors que les forces de l'ordre dispersaient les gens après de violents heurts, le brigadier-chef est accusé d'avoir lancé à ce moment-là une grenade de désencerclement (GMD) «hors de tout cadre légal et réglementaire», concluent les juges.

Selon les vidéos et les témoignages recueillis, le policier et sa compagnie n'étaient alors «ni assaillis, ni encerclés, ni même réellement pris à partie», ce qui exclut la justification de la légitime défense ou de la sauvegarde de son intégrité physique ou de celle d'autrui.

Le policier se voit aussi reprocher d'avoir «agi de sa propre initiative, sans recevoir d'ordre», contrairement à la doctrine d'emploi des GMD.

Enfin, il n'était pas habilité à se servir de cette arme puissante - 18 galets en caoutchouc de 10 grammes environs, projetés à 125 m/s - qu'il aurait, selon l'hypothèse privilégiée par l'enquête, lancée en cloche et non au ras-du-sol comme exigé.

«Cette décision le marque beaucoup ; s'il a fait une erreur, il n'a pas l'impression néanmoins d'avoir commis un crime», a réagi son avocat Me Laurent-Franck Liénard. «Il est persuadé d'avoir lancé une grenade pour se protéger, lui et ses collègues. Elle a atteint la victime par accident.»

Les juges n'ont donc pas suivi le réquisitoire du parquet de Paris, qui demandait un renvoi devant le tribunal correctionnel, en contestant l'existence d'une infirmité permanente «en l'état des certificats médicaux au dossier» et en invoquant «l'intérêt d'une bonne administration de la justice».

«Le parquet a tenté de gommer cette infirmité pour éviter les assises, sans l'accord de la partie civile, probablement vu le contexte de contestations de ce matériel dangereux», s'est étonné Me Julien Pignon, l'avocat de Laurent Théron.

Le recours aux GMD, tout comme aux lanceurs de balles de défense (LDB), fait en effet l'objet d'une vive controverse en France, ravivée récemment par la gestion, chaque samedi, des manifestations des Gilets jaunes.

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes le 17 novembre, 2.448 manifestants ont été blessés, selon un décompte de l'Intérieur mi-mai qui dénombre aussi 1.797 blessés côté forces de l'ordre.

«Alors que les policiers doivent faire face à des agressions de plus en plus violentes (...), comment ces juges peuvent-ils prendre une telle décision?», a dénoncé Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité SGP police.

Concernant la contestation de 2016, une information judiciaire est toujours en cours à Paris: le 26 mai, Romain Dussaux avait été grièvement blessé à la tête et un autre manifestant blessé à la jambe, probablement par un tir de GMD.

https://fr.sputniknews.com/france/201905221041201602-manifestant-eborgne-par-une-grenade-en-2016-un-crs-renvoye-aux-assises/

«La loi ne sert à rien»: pour la justice, l’«attaque» de la Salpêtrière mentionnée par Castaner n’est pas une fake news  22/05/2019

«La loi ne sert à rien»: pour la justice, l’«attaque» de la Salpêtrière mentionnée par Castaner n’est pas une fake news























Le tribunal de grande instance de Paris a stipulé que le tweet de Christophe Castaner sur une attaque présumée contre l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 1er-Mai dernier n’était pas une fake news après que deux élus ont saisi la justice sur le fondement de la loi de lutte contre la manipulation de l’information, relate Mediapart.

La députée européenne communiste Marie-Pierre Vieu et le sénateur communiste Pierre Ouzoulias se sont adressés à la justice afin que Twitter supprime le tweet «mensonger» du ministre de l’Intérieur sur un hôpital «attaqué» le 1er mai dernier en marge des manifestations, un message qualifié par eux de fake news, selon Mediapart.

Pourtant, suite à l’audience qui s’est tenue le 16 mai au tribunal de grande instance de Paris devant le juge des référés, la justice a estimé que les propos de Christophe Castaner ne pouvaient pas être punis par la loi de lutte contre la manipulation de l’information. La demande de retrait du tweet a été jugée irrecevable.



«Notre objectif était de démontrer par l’absurde que la loi ne sert à rien», a commenté au média Pierre Ouzoulias.

Bien qu’il soit «acquis» «que le service de réanimation n’a pas fait l’objet d’une attaque par les manifestants qui sont restés à l’extérieur du bâtiment et que le personnel soignant n’a pas été blessé», «le message rédigé par Monsieur Christophe Castaner apparaît exagéré en ce qu’il évoque le terme d’attaque et de blessures» mais «cette exagération porte sur des faits qui eux sont réels, à savoir l’intrusion de manifestants dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière», stipule le jugement.

De ce fait, «l’information n’étant pas dénuée de tout lien avec des faits réels, la condition selon laquelle l’allégation doit être manifestement inexacte ou trompeuse n’est pas remplie».

Malgré le fait que les plaignants ont souligné que le tweet du ministre pourrait «perturber la campagne des élections européennes» en faisant «croire à un climat de violence pour faire jouer le ressort de la peur et du chaos», la justice a conclu que ce n’était pas le cas.

«Il n’a pas occulté le débat, puisqu’il a été immédiatement contesté, que de nombreux articles de presse écrite ou Internet ont indiqué que les faits ne se sont pas déroulés de la manière dont l’exposait Monsieur Christophe Castaner et que des versions différentes ont surgi, permettant ainsi à chaque électeur de se faire une opinion éclairée, sans risque manifeste de manipulation», a expliqué le tribunal.

Le 1er mai dernier, Christopher Castaner avait dénoncé une «attaque» visant l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, des propos qui ont provoqué une vive polémique après la diffusion de vidéos et témoignages appuyant la version d'un mouvement de panique. Face à la polémique, le ministre a été contraint de revenir sur ses propos, en estimant qu'il aurait dû utiliser le terme d'«intrusion violente».

https://fr.sputniknews.com/france/201905221041201794-castaner-loi-fake-news-attaque-hopital/

«Opération nature morte» : des activistes d'Attac occupent le siège français de Bayer  22/05/2019

«Opération nature morte» : des activistes d'Attac occupent le siège français de Bayer
























Afin de mettre en lumière le «vrai visage du monde selon Monsanto», racheté par le groupe Bayer, des militants de l'organisation altermondialiste Attac ont investi le siège français de ce dernier, en banlieue parisienne.

Nouvelle action coup de poing d'Attac : ce matin du 22 mai, l'ONG altermondialiste a investi le siège français du géant agrochimique Bayer, situé à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine). Le groupe allemand est sous le feu des projecteurs, notamment, en raison de condamnations aux Etats-Unis liées à son désherbant au glyphosate Roundup, accusé par des plaignants d'être cancérigène.



«Ceci est une action de désobéissance civile», a déclaré l'un des militants ayant fait irruption dans le hall d'accueil de l'entreprise, alors que plusieurs personnes versaient sur le sol de la terre et des bouts de bois, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Les manifestants étaient vêtues de tenues de protection portant le sigle mettant en garde sur le caractère nocif ou irritant de produits chimiques. L'action coup de point s'est déroulée dans le calme, sous le regard de quelques salariés et de plusieurs médias.



Une banderole a également été déployée. L'addition entre la firme agrochimie allemande et Monsanto y est dépeinte comme étant égale à la mort, représentée par le crâne d'un squelette. «Scène de chaos environnemental au siège de Bayer-Monsanto !», a commenté Attac France sur son compte Twitter, alors que les militants se sont allongés sur la terre et le bois mort, dans une métaphore sur les conséquences de l'utilisation de pesticides sur la biodiversité.

Les activistes entendaient, ainsi, révéler le «vrai visage du monde selon Monsanto».



La Confédération paysanne participait également à l'action, selon Attac, afin de dénoncer l'usage de pesticides et d'appeler les pouvoirs publics à soutenir «agriculture paysanne».



Le 18 mai, quelques milliers de personnes s'étaient réunies à Paris, Lyon, Bordeaux ou Lille pour dénoncer les activités de Bayer-Monsanto et autres géants de l'agro-chimie et réclamer un autre modèle agricole, alors que le groupe a subi plusieurs revers judiciaires dans le monde et fait l'objet d'une enquête en France, au sujet du fichage secret de personnalités favorables ou détractrices de Monsanto.



En septembre 2016, Bayer a acquis le géant des semences et des pesticides Monsanto pour la somme de 66 milliards d'euros. Dans la foulée, l'entreprise a annoncé la disparition du nom Monsanto dans le conglomérat ainsi créé.

https://francais.rt.com/france/62286-operation-nature-morte-activistes-dattac

Theresa May ouvre la porte à un second référendum sur le Brexit  22/05/2019

Theresa May ouvre la porte à un second référendum sur le Brexit
























Après plusieurs rejets de ses accords de Brexit, le Premier ministre britannique met en avant des «compromis» pour tenter de rallier les députés à sa cause. Second référendum, union douanière temporaire : des solutions qui ne font pas l'unanimité.

Près de trois ans après le vote de 52% des Britanniques pour la sortie de leur pays de l'Union européenne, le flou demeure quant à la manière dont se déroulera effectivement le processus. Peinant à rallier les députés à son plan de Brexit, déjà rejeté à trois reprises, le Premier ministre Theresa May leur a ainsi présenté sa «dernière chance de trouver un moyen» de respecter la volonté exprimée par les citoyens lors du référendum de juin 2016.

Le Premier ministre, qui s'exprimait le 21 mai depuis les quartiers généraux de PricewaterhouseCoopers, a ainsi évoqué son nouveau plan qui sera présenté début juin aux députés. «Je le dis avec conviction à chaque député ou chaque parti : j'ai fait des compromis, maintenant je vous demande de faire des compris», a-t-elle lancé dans une ultime tentative de convaincre le parlement.
Second référendum, union douanière temporaire : May joue la carte des compromis

Parmi ces compromis visant à tenter de rallier les plus frileux sur la question, Theresa May a évoqué la possibilité, si le projet de loi est approuvé, de voter sur la tenue d'un second référendum. Cette solution, qui réduirait donc à néant l'expression démocratique de 52% des Britanniques qui avaient fait valoir leur position en 2016, avait été rejetée à la mi-mars par le parlement. Theresa May a en outre précisé que si les députés votaient en faveur de la tenue d'un nouveau référendum, ce dernier aurait lieu avant que l'accord de retrait puisse être ratifié.

Pour tenter de s'attirer la sympathie de l'opposition travailliste menée par Jeremy Corbyn, la dirigeante conservatrice a en outre assuré que les droits des travailleurs et les protections environnementales seraient garantis.

Le maintien dans une union douanière temporaire avec l'Union européenne (synonyme de politique douanière et commerciale communes) est également au programme dans le nouveau plan proposé par Theresa May. Mais cette option, prônée par Jeremy Corbyn, est rejetée par les partisans d'un Brexit dur.

La date maximale de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, initialement prévue pour le 29 mars, a été repoussée par deux fois en raison des rejets successifs des députés. Elle est désormais fixée au 31 octobre au plus tard... soit après les élections européennes. C'est donc en urgence que Londres a organisé le scrutin qui aura lieu le 23 mai.

https://francais.rt.com/international/62282-theresa-may-ouvre-porte-second-referendum-brexit

Le Sénat adopte le controversé projet de loi Blanquer modifié  21/05/2019

Le Sénat adopte le controversé projet de loi Blanquer modifié
























Malgré l'opposition d'une importante partie du corps enseignant, le Sénat a adopté ce 21 mai le projet de loi Blanquer. La droite, majoritaire, a réussi à introduire plusieurs dispositions pourtant loin de faire l'unanimité.

Ce 21 mai, le Sénat à majorité de droite a adopté (213 voix contre 95) en première lecture, le projet de loi «pour une école de la confiance», porté par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le texte prévoit, entre autre, l'abaissement à trois ans, dès la rentrée prochaine, de l'âge de l'instruction obligatoire. Le Sénat a fait néanmoins disparaître une des mesures controversées qui ouvrait la voie à la fusion entre collèges et écoles primaires au sein d'un nouveau type d'établissement «des savoirs fondamentaux».

Pour autant, d'autres dispositions, loin de faire l'unanimité au sein de la classe politique, ont été ajoutées par la droite comme la retenue sur les allocations familiales pour lutter contre l'absentéisme ou encore l'interdiction des signes religieux ostentatoires pour les parents accompagnateurs lors des sorties scolaires. Les parlementaires vont devoir désormais s'accorder sur une version commune, dans l'optique d'une adoption définitive de la loi.
Des dispositions qui fâchent

Parmi les points qui suscitent l'inquiétude des enseignants figure l'article premier. Le devoir d'exemplarité et de neutralité du professeur y est rappelé et consacré. Au Sénat, le 15 mai, la sénatrice communiste (PCF) de Seine-Maritime, Céline Brulin, avait estimé que cet article visait à «encadrer la liberté d’expression des personnels [qui] constatent des pressions hiérarchiques, des phénomènes que nous n’avons pas connus par le passé».

D'autres points sont également contestés comme l'article 14, accusé de précariser davantage le métier avec le recours à des surveillants (assistants d'éducation) pour pallier le manque d'enseignants titulaires. «C'est une loi qui va une fois de plus casser l'éducation nationale», s'insurgeait un manifestant le 14 mai.

Une enseignante en école maternelle, interviewée par RT France, constate «des gens qui arrivent par Pôle emploi ou par agences d'intérim». Elle prend l'exemple, dans son établissement, d'un professeur au contrat court d'une durée d'une année, ne bénéficiant pas du même salaire et des mêmes droits, ne sachant toujours pas s'il sera reconduit la saison prochaine. Or, l'article 14 confirmerait, selon les principaux syndicats, le recours de plus en plus massifs aux contrats précaires. L'article, selon le ministère de l'Education nationale ambitionnerait plutôt de «diversifier socialement le recrutement» des professeurs et de «susciter de nouvelles vocations».

Le 8 avril, dans une lettre aux airs d'ultimatum adressée au ministre de l'Education nationale, les professeurs avaient menacé de grèves, ou de «boycott» des examens nationaux (en envisageant notamment d'accorder «la note maximale à toutes les copies»), dans le cas où les réformes litigieuses seraient maintenues.

https://francais.rt.com/france/62271-senat-adopte-controverse-projet-loi-blanquer-modifie

Algérie : le patron de l’armée dans le viseur des manifestants  21/05/2019

Algérie : le patron de l’armée dans le viseur des manifestants
























Ce 21 mai, plusieurs milliers d’étudiants ont manifesté dans différentes villes d'Algérie pour réaffirmer leur rejet de la présidentielle prévue le 4 juillet. Plus tôt, le chef d’Etat-major Gaïd Salah avait appelé au respect du calendrier électoral.

Des milliers d'étudiants ont signé, ce 21 mai, le 13e acte de leur mobilisation contre le pouvoir. Dans le viseur des manifestants, le chef d’Etat-major Gaïd Salah qui, plus tôt, avait appelé à l’organisation dans les délais constitutionnels d'une élection présidentielle pourtant décriée.

«La tenue de l’élection fera taire tous ceux qui tentent de faire perdurer cette crise. L’étape principale serait d’accélérer la création et l’installation de l’instance indépendante pour la supervision des élections», a-t-il notamment affirmé le 20 mai lors d’une visite d’inspection à Ouargla (sud-est d’Alger). La veille de cette intervention, depuis la même ville, il avait jugé «irraisonnable» le départ de tous les «symboles du système». Cette fin de non-recevoir a suscité l’indignation des manifestants qui ont, lors de cette nouvelle journée de mobilisation, scandé des slogans hostiles à son égard : «Gaïd Salah dégage !» ou encore «Le peuple et l'armée sont frères mais Gaïd Salah est avec les traîtres» pouvait-on entendre dans les cortèges. Le président par intérim Abdelkader Bensalah a également été la cible des manifestants.

Dans la capitale Alger, les étudiants ont réussi à défiler dans les principales artères malgré le déploiement de nombreux policiers. A plusieurs reprises, ils ont réussi à briser les cordons de sécurité mis en place à différents endroits de la ville.



«Dites aux voleurs que nous n'arrêterons pas [de manifester] !», ont en outre scandé les manifestants.



Les rues de plusieurs autres villes du pays ont également été investies par les étudiants comme à Constantine, dans l'est du pays.



Un scrutin présidentiel le 4 juillet a été annoncé le 10 avril par Abdelkader Bensalah afin de trouver un successeur à Abdelaziz Bouteflika mais les manifestants sont catégoriques : seules une période de transition politique et une remise à plat du système politique pourront permettre au pays de sortir de la crise.

https://francais.rt.com/international/62272-algerie-patron-armee-dans-viseur-manifestants

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