«Ni Le Pen, ni Macron» : une vingtaine de lycées bloqués à Paris contre l'affiche du deuxième tour  27/04/2017

«Ni Le Pen, ni Macron» : une vingtaine de lycées bloqués à Paris contre l'affiche du deuxième tour



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Plusieurs lycées ont été bloqués dans la matinée du 27 avril à Paris par des élèves qui protestent contre l'affiche du second second tour de l'élection présidentielle. Leur slogan : «Ni Marine, ni Macron, ni patrie, ni patron».

A 8h30, une vingtaine de lycées parisiens étaient «diversement mobilisés» contre l'affiche du deuxième tour de l'élection présidentielle, a fait savoir à l'AFP le rectorat de Paris, précisant que quatre établissements étaient bloqués complètement et six autres partiellement.

«Pour les autres, ce sont des tentatives de blocage et ou des rassemblements devant l'établissement», a précisé le rectorat.

Devant le lycée Voltaire, dans l'est parisien, une centaine de jeunes, certains le visage dissimulé par un foulard, se sont rassemblés, a constaté un journaliste de l'AFP. Des poubelles ont été placées devant les portes de l'établissement. Les manifestants ont posé dessus des pancartes avec les mentions «Ni Marine, ni Macron, ni patrie, ni patron», «leurs élections, notre avenir». Un drapeau anarchiste flottait également.

Selon Anouk, 16 ans, un «sit-in pacifique» a été organisé devant le lycée Buffon dans le XVe arrondissement de Paris. «On se désolidarise des blocus et des manifestations violentes, on veut garder une légitimité maximale», a dit l'élève de terminale. «On est en désaccord avec les valeurs portées par le Front national, et comme on n'a pas encore le droit de vote, on doit s'exprimer autrement», a-t-elle ajouté.

Au lycée Paul Valéry, des lycéens ont confectionné une affiche «Ni Le Pen ni Macron» à l'aide de copies doubles collées entre elles. Vers 9h, le rassemblement s'était dispersé.

Des tensions ont aussi touché le lycée Louis le Grand, où des militants royalistes de l'Action française sont venus s'opposer au blocage de l'établissement.

Des mouvements de lycéens et étudiants «antifascistes» et «anticapitalistes» appellent sur les réseaux sociaux à une manifestation à partir de 11h place de la République, à Paris.


Syrie : un raid israélien aurait visé un dépôt d'armes du Hezbollah près de l'aéroport de Damas  27/04/2017

Syrie : un raid israélien aurait visé un dépôt d'armes du Hezbollah près de l'aéroport de Damas











Plusieurs explosions ont eu lieu près de l'aéroport de Damas en Syrie, déclenchant un important incendie. Le Hezbollah libanais, allié de Damas, a dénoncé une attaque de l'armée israélienne. Le renseignement israélien a confirmé à demi-mot.

Le 27 avril, des témoins ont partagé des photos et des vidéos sur les réseaux sociaux montrant des explosions et une combustion de carburant et/ou de gaz à proximité de l'aéroport de Damas, la capitale syrienne.

L'incident a été signalé par Al-Mayadeen TV, ainsi que Reuters et l'AFP citant des groupes de surveillance syriens.

Parallèlement, la télévision du Hezbollah libanais a annoncé que l'explosion était «vraisemblablement» le résultat d'un raid aérien israélien ayant visé des dépôts de munitions.

Le correspondant d'Al-Manar a rapporté qu'une explosion s'était produite le 27 avril à l'aube dans des dépôts de fuel et un entrepôt près de l'aéroport international de Damas, et qu'elle résultait vraisemblablement d'une frappe aérienne israélienne, rapporte le site de la chaîne, précisant que le raid avait provoqué des dégâts matériels seulement, sans faire de victimes

Plus tôt, l'agence Reuters, citant des sources au sein des «rebelles», avait laissé entendre que les explosions avaient touché un entrepôt de munitions «utilisé par des forces soutenues par l'Iran», en faisant référence au Hezbollah. En tout, au moins cinq explosions auraient été signalées.
Le renseignement israélien confirme à demi-mot

Dans un communiqué le ministre israélien du renseignement Yisrael Katz a déclaré : «L'incident à proximité de l'aéroport international de Damas est conforme à la politique d'Israël visant à empêcher la contrebande des armes avancées au Hezbollah iranien via la Syrie.»

«Je ne vais pas en dire plus», a déclaré le responsable israélien, ajoutant : «Chaque fois que nous [Israël] recevrons des renseignements sur un transfert d'armes au Hezbollah, nous agirons.»

Contacté par RT, le bureau de presse de la Défense israélienne (IDF) a refusé de commenter l'incident et n'a pas souhaité s'exprimer sur les déclarations de Yisrael Katz. «Il n'est pas de l'IDF», a déclaré à RT un représentant de l'armée israélienne au téléphone.

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël a effectué une série de frappes contre des cibles syriennes ou du Hezbollah libanais, allié de Damas.

De nombreux raids israéliens présumés ont été menés notamment dans ou près de la capitale.

Le 13 janvier, Damas avait accusé Israël d'avoir bombardé son aéroport militaire de Mazzé, dans la banlieue ouest de la capitale, provoquant des incendies. Cet aéroport abrite les services de renseignements de l'armée de l'air syrienne.

En 2016, plusieurs missiles israéliens avaient frappé les environs de cette base militaire, selon les médias officiels syriens. La même année, le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait admis qu'Israël avait attaqué des dizaines de convois d'armes destinés au Hezbollah.

L'aéroport international de Damas est le plus important du pays. Depuis le début de la guerre en 2011, la plupart des compagnies aériennes internationales ont cessé des desservir la capitale syrienne.

https://francais.rt.com/international/37624-syrie-aeroport-damas-bombarde


Le Venezuela décidé à se retirer de l'Organisation des États américains  27/04/2017

Le Venezuela décidé à se retirer de l'Organisation des États américains











Sur fond de tension dans le pays, le Venezuela a annoncé sa ferme intention de quitter l'Organisation des États américains.

Les autorités vénézuéliennes veulent quitter sans délais l'Organisation des Etats américains (OEA), annonce l'agence Associated Press.

Selon l'agence, le secrétaire général de l'OEA est un des critiques les plus virulents du Président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le Venezuela va quitter l'Organisation des États américains (OEA) en guise de protestation contre ce qui est décrit comme une campagne contre le pays menée par l'institution basée à Washington, a déclaré mercredi à la télévision la ministre des Affaires étrangères Delcy Rodriguez.

Mardi, Caracas avait brandi la menace d'un retrait de l'OEA en cas de convocation par cette instance d'une réunion des ministres des Affaires étrangères et de ses membres pour discuter du pays, en proie à de violents troubles politiques. Cela fait des mois que le gouvernement de Nicolas Maduro et l'OEA s'affrontent, le secrétaire général de cette dernière, Luis Almagro, ayant estimé que l'appartenance du Venezuela à l'OEA devait être suspendue si le pays n'organisait pas « aussi rapidement que possible » des élections générales.

La sortie de l'OEA suppose un processus de deux ans, mais, selon la chef de la diplomatie vénézuélienne, son pays va immédiatement quitter l'Organisation.

Selon différentes estimations, le Venezuela doit à l'OEA près de 10,5 millions de dollars de cotisations, écrit Associated Press.

Depuis la création de l'OEA, aucun pays n'a quitté cette Organisation.

Le Venezuela est secoué, depuis le 1er avril, par une vague de manifestations de l'opposition libérale, majoritaire au parlement depuis fin 2015, qui exige le départ du Président socialiste Nicolas Maduro, à la tête de ce pays pétrolier en pleine crise politique et économique.

Les défilés des opposants tournent souvent à l'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre, qui échangent tirs de gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc contre jets de pierres et cocktails Molotov.

https://fr.sputniknews.com/international/201704271031114975-venezuela-oea-sortie/


Pyongyang demande le soutien de l'Asean face à Washington  27/04/2017

Pyongyang demande le soutien de l'Asean face à Washington










La Corée du Nord a demandé aux pays d'Asie du Sud-Est leur soutien dans sa querelle avec les Etats-Unis afin d'empêcher un possible "holocauste nucléaire", selon une lettre obtenue par l'AFP.

Dans cette lettre au secrétaire général de l'Association des pays d'Asie du Sud-Est (Asean), le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-Ho déclare que la péninsule coréenne est "au bord de la guerre" à cause des agissements des Etats-Unis.

Cette lettre est datée du 23 mars, en amont du sommet de l'Asean qui se tient vendredi et samedi à Manille dans un contexte de très forte tension sur la péninsule.
Le ministre nord-coréen demande à l'Asean d'informer les chefs de la diplomatie des dix pays membres "de la grave situation" sur la péninsule et de leur "fournir une vraie proposition" en vue d'y maintenir la paix. Il critique aussi longuement les exercices militaires annuels menés par Washington et Séoul.

"J'exprime mes attentes de voir l'Asean, qui est très attachée à l'importance de la sécurité et de la paix régionales, faire de la question des exercices militaires conjoints entre les Etats-Unis et la Corée du Sud un sujet de la conférence, d'un point de vue équitable, et de jouer un rôle actif en vue de la sauvegarde de la paix et de la sécurité dans la péninsule coréenne", écrit M. Ri.

Les exercices conjoints, poursuit le ministre, justifient les programmes balistique et nucléaire nord-coréens.
"C'est un fait évident pour tout le monde que quand ils déploient les moyens d'une frappe nucléaire susceptible de plonger la péninsule coréenne dans un holocauste nucléaire en quelques secondes (....), de tels exercices ne peuvent en aucun cas être défensifs", ajoute-t-il.

Le chapitre relatif à la Corée du Nord dans le projet de déclaration finale du sommet obtenu par l'AFP est encore à remplir, ce qui signifie que la position des dirigeants de l'Asean reste à être définie.
La Corée du Nord est réputée entretenir des liens étroits avec certains membres de l'organisation, dont le Cambodge et le Laos. Le relations entre le Nord et la Malaisie, autre membre de l'Asean, ont subi en revanche le contrecoup de l'assassinat en février à Kuala Lumpur de Kim Jong-Nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Washington vient de dépêcher le porte-avion Carl Vinson et à sa flotte - deux destroyers et un croiseur lanceur de missile - vers la péninsule coréenne alors que les spéculations vont bon train sur l'imminence d'un sixième essai nucléaire nord-coréen.
Le groupe aéronaval "se trouve dans la mer des Philippines juste à l'est d'Okinawa, à portée de tir et de projection de la Corée du Nord", a déclaré mercredi l'amiral Harry Harris, chef du commandement de l'armée américaine dans la zone Asie Pacifique.

https://www.lorientlejour.com/article/1048829/pyongyang-demande-le-soutien-de-lasean-face-a-washington.html


Un amiral américain reconnaît le fiasco de "l'armada" en route vers la Corée du Nord  27/04/2017

Un amiral américain reconnaît le fiasco de "l'armada" en route vers la Corée du Nord









L'amiral américain en charge de "l'armada" envoyée par Donald Trump vers la péninsule coréenne, comme mesure dissuasive face à la Corée du Nord, a déclaré mercredi assumer l'entière responsabilité pour la "confusion" qui a vu le porte-avions et ses navires de guerre naviguer dans la direction opposée.

Le 8 avril, Washington avait ordonné au porte-avions Carl Vinson et à sa flotte - deux destroyers et un croiseur lanceur de missile - de "naviguer vers le nord" depuis les eaux de Singapour vers la péninsule coréenne, sur fond de tensions avec la Corée du Nord et la possibilité d'un nouvel essai nucléaire de Pyongyang.

Mais "l'armada très puissante" bruyamment vantée par le président Trump est alors partie dans l'autre sens, faisant route vers l'Australie, au sud-est de Singapour, pour mener des exercices avec la marine australienne.
"Cette confusion est de ma faute et j'en prendrai la responsabilité", a déclaré devant une commission parlementaire à Washington l'amiral Harry Harris, chef du commandement de l'armée américaine dans la zone Asie Pacifique.
"J'ai échoué à communiquer de manière adéquate avec la presse et les médias. Toute la faute est pour moi", a-t-il ajouté.

Le porte-avions et son escorte ont fini par prendre la direction de la péninsule coréenne et se trouvent encore en route, selon l'amiral Harris.

"Aujourd'hui (la flotte) se trouve dans la mer des Philippines juste à l'est d'Okinawa, à portée de tir et de projection de la Corée du Nord, si elle est appelée à le faire, puis, dans quelques jours, je m'attends à ce qu'elle continue de se diriger vers le nord", a-t-il dit à la Commission des forces armées de la Chambre des représentants.

Mais ce fiasco ruine déjà l'impression de puissance et de détermination que le président américain voulait projeter en annonçant ce déploiement.

https://www.lorientlejour.com/article/1048701/un-amiral-americain-reconnait-le-fiasco-de-larmada-en-route-vers-la-coree-du-nord.html
"Nous envoyons une armada. Très puissante", avait déclaré Donald Trump, tandis que d'autres responsables de son administration laissaient entendre que la flotte naviguait vers la Corée du Nord à pleine vitesse.
"Un groupe aéronaval à pleine vapeur dans une zone comme celle-là (...) est clairement une énorme dissuasion", s'était avancé le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, le 11 avril.
Le chef du Pentagone, Jim Mattis, avait lui déclaré avec assurance que le Carl Vinson était "en route vers le haut".

Le journal du parti au pouvoir en Corée du Nord a appelé lundi le déploiement du Carl Vinson un "chantage militaire affiché". "Une telle menace peut gêner une méduse, mais ne fonctionnera jamais contre la RPDC", a-t-il ajouté en se référant au nom officiel de la Corée du Nord, République populaire démocratique de Corée.

https://www.lorientlejour.com/article/1048701/un-amiral-americain-reconnait-le-fiasco-de-larmada-en-route-vers-la-coree-du-nord.html


Syrie: l'armée russe annonce le retrait de la moitié de ses avions et hélicoptères  27/04/2017

Syrie: l'armée russe annonce le retrait de la moitié de ses avions et hélicoptères











L'armée russe a annoncé mercredi avoir retiré la moitié de ses avions et hélicoptères déployés sur sa base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie.

L'instauration d'un cessez-le-feu en Syrie fin décembre et la stabilisation progressive de la situation "ont permis de retirer presque la moitié du groupement d'aéronefs déployés sur la base aérienne de Hmeimim", a déclaré le général Sergueï Roudskoï, de l'état-major russe, lors d'une conférence sur la sécurité à Moscou.

Il n'a pas précisé combien d'appareils étaient retirés ni combien restaient sur place. Le général Roudskoï a toutefois précisé que "le nombre maximal" des aéronefs militaires qui ont participé aux frappes en Syrie en soutien au régime de Damas et contre les jihadistes "n'a jamais dépassé 35" depuis le début de l'intervention militaire russe fin septembre 2015.

Au total, l'aviation a effectué "plus de 23.000 vols et environ 77.000 frappes" pendant cette période, selon la même source.

Par ailleurs, environ 80 drones sont actuellement utilisés en Syrie, a ajouté le général Roudskoï.

https://www.lorientlejour.com/article/1048660/syrie-larmee-russe-annonce-le-retrait-de-la-moitie-de-ses-avions-et-helicopteres.html
Pour sa part, le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a réitéré le soutien de la Russie au régime de Damas dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et le groupe Front Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra, la branche d'el-Qaëda en Syrie).

Il a également dénoncé une nouvelle fois la frappe américaine contre la base aérienne de Shayrat des forces syriennes, en soulignant que "ces actes de Washington ont créé une menace pour la vie des militaires russes qui combattent le terrorisme en Syrie".
"De tels actes nous forcent à prendre des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité de notre personnel en Syrie", a-t-il ajouté.

https://www.lorientlejour.com/article/1048660/syrie-larmee-russe-annonce-le-retrait-de-la-moitie-de-ses-avions-et-helicopteres.html


La Chine demande aux Etats-Unis de stopper leurs exercices en Corée du Sud  27/04/2017

La Chine demande aux Etats-Unis de stopper leurs exercices en Corée du Sud











Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a de nouveau exhorté mercredi les Etats-Unis à stopper leurs manoeuvres militaires en Corée du Sud, au moment où la tension s'exacerbe entre Washington avec Pyongyang.

"La poursuite des essais nucléaires viole les résolutions de l'ONU mais la poursuite des manoeuvres militaires autour de la péninsule ne respecte pas non plus les résolutions de l'ONU", a déclaré M. Wang, en demandant l'arrêt des exercices militaires des armées américaine et sud-coréenne.

Il s'exprimait lors d'une conférence de presse à Berlin à l'occasion d'une rencontre avec son homologue allemand Sigmar Gabriel.

Séoul a annoncé des exercices conjoints avec un porte-avions américain attendu prochainement dans la région.
Washington a dépêché le porte-avions nucléaire Carl Vinson et son escorte dans la péninsule coréenne, où il devrait arriver d'ici la fin de la semaine.
"Le danger que de nouveaux conflits éclatent à tout moment est grand, c'est la raison pour laquelle nous appelons toutes les parties à faire preuve de sang-froid et à éviter tout acte ou parole qui pourrait conduire à de nouvelles provocations", a déclaré le chef de la diplomatie chinoise.

Interrogé sur les risques de conflit armé, le ministre a jugé que "même 1% de risque ne pouvait être toléré" car une guerre aurait des conséquences "inimaginables".
Pékin plaide depuis plusieurs semaines pour une solution dite de "suspension contre suspension":

Pyongyang doit interrompre ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses manoeuvres militaires communes avec la Corée du Sud, des exercices annuels considérés par le Nord comme une provocation.
Les Etats-Unis rejettent le plan chinois. Mais Pékin, qui maintient qu'il s'agit de "la seule option réalisable", a mis Washington au défi d'avancer "une meilleure proposition".

Les propos à Berlin du ministre chinois des Affaires étrangères interviennent dans un contexte particulièrement tendu.
Les forces américaines ont livré le même jour les premiers éléments du bouclier antimissile THAAD sur le site où il sera installé en Corée du Sud, un projet destiné à contrer la menace nord-coréenne mais qui suscite l'ire de Pékin.

Face à la poursuite des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, pourtant interdits par la communauté internationale, les responsables américains ont averti que toutes les options - y compris militaires - étaient "sur la table".

Washington exhorte de longue date Pékin à faire pression sur son turbulent voisin et allié.
Mais le ministre chinois s'est défendu en répétant mercredi à Berlin que son influence était limitée.
"La Corée du Nord est un Etat souverain et doit décider elle-même si elle veut ou non stopper ses activités nucléaires", a-t-il argumenté.
"Naturellement nous estimons aussi que ces activités ne sont pas dans l'intérêt de la Corée du Nord", a ajouté le ministre, tout en soulignant que Pyongyang le justifiait par la "menace américaine". M. Wang a en conséquence jugé qu'il appartenait surtout à la Corée du Nord et aux Etats-Unis de régler le problème.

https://www.lorientlejour.com/article/1048658/la-chine-demande-aux-etats-unis-de-stopper-leurs-exercices-en-coree-du-sud.html


Le Hamas dévoilera sa nouvelle charte le 1er mai  27/04/2017

Le Hamas dévoilera sa nouvelle charte le 1er mai











Le Hamas palestinien, le mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, a annoncé mercredi qu'il dévoilera le 1er mai son programme politique remanié au Qatar où vit son chef Khaled Mechaal.

M. Mechaal et d'autres hauts cadres du mouvement tiendront une conférence lundi à Doha "pour annoncer officiellement la charte politique du mouvement", indique ainsi un bref communiqué publié sur le site du Hamas.

Le mouvement islamiste n'a donné aucun détail sur la teneur de ce nouveau document qui viendra remplacer le texte fondateur rédigé en 1987.
Le Hamas est, avec le Jihad islamique --l'autre grande force islamiste dans les Territoires palestiniens--, le seul parti à ne pas avoir rejoint l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), l'entité reconnue internationalement comme représentant les Palestiniens du monde entier.

Cette adhésion achoppe notamment sur la question de la reconnaissance de l'existence de l'Etat d'Israël. La nouvelle charte pourrait ainsi mentionner les frontières de 1967, soit celles de l'Etat hébreu avant l'occupation militaire de la bande de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

L'autre grande modification, selon les observateurs qui se basent sur des versions préliminaires qui ont parfois fuité dans la bande de Gaza, serait le fait que le lien avec les Frères musulmans, l'influente confrérie égyptienne dont a émané le Hamas, ne soit plus mentionné.

Depuis que le président égyptien Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, a été destitué en 2013 par l'actuel président Abdel Fattah al-Sissi, les relations entre le Hamas et Le Caire se sont considérablement refroidies. Cette modification de la charte est déjà interprétée par certains comme un geste de bonne volonté du Hamas.

L'annonce de la charte correspond également à l'issue des élections internes au mouvement. Le Hamas indique qu'il annoncera prochainement les résultats de l'élection de son nouveau chef, Khaled Mechaal ayant effectué les deux mandats maximum que son parti lui autorise.

C'est l'ancien Premier ministre Ismaïl Haniyeh, un tenant de la ligne des négociations, qui est pressenti, selon les observateurs. Récemment pourtant, le Hamas a porté à sa tête dans la bande de Gaza Yahya Sinouar, un tenant de la ligne dure dont l'ascension marque la montée en puissance des militaires face aux politiques au sein du Hamas.

https://www.lorientlejour.com/article/1048727/le-hamas-devoilera-sa-nouvelle-charte-le-1er-mai.html


Moscou juge «inacceptables» les frappes turques contre les forces kurdes en Syrie  27/04/2017

Moscou juge «inacceptables» les frappes turques contre les forces kurdes en Syrie











Le ministère russe des Affaires étrangères a jugé «inacceptables» les frappes turques contre les forces kurdes de Syrie, et appelé «toutes les parties à la retenue». Plusieurs dizaines de combattants kurdes ont péri dans des raids turcs du 25 avril.

Les raids aériens turcs ciblant les forces kurdes en Syrie «suscitent la plus grande inquiétude à Moscou», a fait savoir le ministère russe des Affaires étrangères, le 26 avril.

Les frappes turques réalisées le 25 avril contre les forces kurdes dans le nord-est de la Turquie auraient fait une vingtaine de morts, selon des informations rapportées par l'AFP, tandis qu'Ankara a fait état de 70 morts.

Les frappes turques ont visé «les forces kurdes qui en réalité s'opposent aux groupes terroristes sur le terrain et en premier lieu à l'Etat islamique (EI)», a ajouté le ministère russe dans un communiqué. «Nous considérons de telles actions comme inacceptables et allant à l'encontre des principes fondamentaux des relations internationales», a souligné le ministère, appelant toutes les parties à la retenue.

Le gouvernement syrien, dont la Russie est l'alliée, a également condamné ces frappes. Les Etats-Unis, qui conduisent une coalition internationale luttant contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie et soutiennent des mouvements rebelles en Syrie, ont quant à eux exprimé leur «profonde préoccupation» après les bombardements turcs. Ils ont reproché à Ankara d'avoir agi sans coordination avec la coalition.
Les forces kurdes demandent une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie

Les forces kurdes de Syrie ont appelé, le 26 avril, à l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne dans le nord du pays, en réponse aux raids aériens meurtriers menés la veille par la Turquie.

«C'est seulement quand le nord de la Syrie sera décrété zone d'exclusion aérienne que les YPG pourront défendre le pays sans entraves. La Turquie doit respecter la zone d'exclusiona érienne», ont écrit les Unités de protection du peuple kurde (YPG) sur leur compte Twitter.

https://francais.rt.com/international/37621-frappes-turques-contre-forces-kurdes-syrie-reaction-moscou


A Bruxelles, Viktor Orban se défend contre l'UE et attaque Soros  27/04/2017

A Bruxelles, Viktor Orban se défend contre l'UE et attaque Soros













Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, reçu mercredi à Bruxelles devant le Parlement européen, a vivement rejeté les attaques de l'UE contre sa loi controversée sur les universités, et critiqué le milliardaire américain George Soros.

"Ne nous condamnez pas parce que nous avons notre propre point de vue", a lancé le dirigeant conservateur hongrois à l'assemblée des eurodéputés réunis en séance plénière et au vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, qui venait de lui exposer l'ensemble des griefs européens à son encontre.

Mercredi à la mi-journée, la Commission a annoncé l'ouverture d'une procédure d'infraction contre la loi sur les universités avec l'envoi d'une lettre de mise en demeure. La procédure peut in fine aboutir à de lourdes sanctions financières.

Viktor Orban a vigoureusement démenti dans l'hémicycle que la loi récemment votée en Hongrie mettait en péril l'Université d'Europe centrale (CEU) fondée par le financier et philanthrope américain d'origine hongroise George Soros.

La nouvelle loi "s'applique à 28 universités étrangères présentes en Hongrie" et "introduit des règles uniformes", a soutenu M. Orban, qui a dit vouloir mettre "fin aux privilèges dont bénéficiaient les universités étrangères par rapport aux universités européennes".
La nouvelle législation prévoit notamment de priver de licence les instituts d'enseignement étrangers qui ne disposent pas de campus dans leur pays d'origine.

M. Orban en a profité pour attaquer M. Soros, sa bête noire, décrit comme un "grand spéculateur financier européen qui a détruit les vies de millions d'Européens avec ses spéculations".
Le Premier ministre hongrois a également défendu un projet de loi renforçant le contrôle des ONG, arguant d'un objectif de "transparence", ainsi que le droit de son pays à refuser d'accueillir des réfugiés.

Il a enfin justifié le questionnaire "Stop-Bruxelles" envoyé à la population hongroise, que la Commission juge truffé d'"affirmations et d'allégations qui appellent à une correction".
"C'est devenu une sorte d'habitude que de consulter régulièrement nos citoyens sur les questions importantes", a répondu M. Orban, précisant que le questionnaire portait sur des éléments "sur lesquels nous sommes en désaccord avec la Commission".
"Nous ne voulons pas certaines choses et nous pensons que les traités ne peuvent pas rendre obligatoires certains éléments, comme de renvoyer des migrants en Hongrie. Nous nous réservons le droit de choisir avec qui nous voulons vivre", a-t-il plaidé.

https://www.lorientlejour.com/article/1048670/a-bruxelles-viktor-orban-se-defend-contre-lue-et-attaque-soros.html


Les députés européens lancent le processus de levée de l'immunité de Le Pen  27/04/2017

Les députés européens lancent le processus de levée de l'immunité de Le Pen











Les députés européens ont entamé mercredi la procédure de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, pour l'utilisation présumée frauduleuse de fonds européens qui lui est reprochée, a annoncé mercredi le président de l'assemblée.

Elle ne sera toutefois pas convoquée avant le second tour de l'élection présidentielle française du 7 mai prochain, lors duquel elle défiera Emmanuel Macron.

Des magistrats français ont demandé aux parlementaires européens de lever l'immunité de la candidate à l'élection présidentielle afin qu'ils puissent poursuivre leur enquête dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national.

Marine Le Pen a jusqu'à présent fait valoir son immunité parlementaire et refusé de se rendre aux convocations de la police en février et des juges d'instruction en mars, expliquant qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer devant les enquêteurs avant les législatives du mois de juin.

La demande de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen a été "transmise à la commission des affaires juridiques du Parlement européen, chargée de ces questions", a déclaré le président du Parement, Antonio Tajani, à l'ouverture de la séance.

Le parti d'extrême droite dément avoir mis sur pied un système frauduleux et dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

En plus du dossier des assistants parlementaires, le Parlement doit établir si Marine Le Pen doit également être privée de son immunité pour diffamation.

Les responsables du Parlement ont annoncé que l'audition de la candidate à l'élection présidentielle serait repoussée au-delà du 7 mai, le calendrier de la commission des affaires juridiques étant particulièrement chargé.

La procédure de levée de l'immunité parlementaire des députés européens prend traditionnellement plusieurs mois. Dans la majeure partie des cas, elle débouche sur une privation de l'immunité.

Marine Le Pen a déjà vu son immunité levée en mars dans une autre affaire, après l'ouverture en France d'une enquête pour diffusion "d'images violentes".

Les parlementaires européens ont en outre déjà sanctionné la candidate dans le dossier des assistants parlementaires en lui réclamant de restituer 300.000 euros. Devant son refus d'obtempérer, il a été décidé de réduire son traitement de moitié, à environ 3.000 euros.

https://www.lorientlejour.com/article/1048651/le-parlement-europeen-lance-la-procedure-de-levee-de-limmunite-de-le-pen.html


Le déploiement du THAAD en Corée du Sud sape la stabilité de la région, selon Pékin  26/04/2017

Le déploiement du THAAD en Corée du Sud sape la stabilité de la région, selon Pékin











La Chine s’est dite préoccupée du déploiement du bouclier dit antimissile THAAD que l’armée américaine a déjà entrepris mercredi sur un site en Corée du Sud, dans un contexte de tensions dans la région en raison du programme nucléaire et balistique de la Corée du Nord. Afin de protéger sa sécurité, Pékin «prendrait des mesures décisives».

Pékin a exprimé à Washington et à Séoul sa grave préoccupation du processus du déploiement du bouclier antimissile THAAD sur le site en Corée du Sud.

« Nous poursuivrons avec attention les communiqués sur le déploiement du THAAD. A cet égard, nous avons déjà exprimé aux Américains et aux Sud-Coréens notre vive inquiétude », a déclaré lors d'un briefing le représentant officiel de la diplomatie chinoise Geng Shuang.

Il a également indiqué que les actions des États-Unis et de la Corée du Sud nuisaient aux intérêts stratégiques chinois et provoquaient une escalade des tensions sur la péninsule coréenne.

« La Chine prendra toutes les mesures décisives nécessaires pour assurer la sécurité de ses intérêts », a-t-il ajouté.

M. Shuang a souligné que le déploiement du bouclier antimissile THAAD en Corée du Sud sapait l'équilibre stratégique, la dénucléarisation de la péninsule, ainsi que la paix et la stabilité dans la région. Il a appelé les États-Unis et la Corée du Sud à arrêter le processus du déploiement du bouclier antimissile.

Malgré les protestations acharnées de la population locale, les forces américaines ont livré mercredi les premiers éléments du bouclier antimissile THAAD sur le site où il sera installé en Corée du Sud, un projet destiné à contrer la menace nord-coréenne.

Les États-Unis et la Corée du Sud ont convenu en juillet dernier de déployer le système de défense antimissile pour faire face aux menaces de la Corée du Nord.

Le ministère de la Défense sud-coréen a précisé que des éléments du Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) avaient été transférés vers le site retenu, qui était auparavant un parcours de golf, dans le comté de Seongju, dans le sud du pays.

https://fr.sputniknews.com/international/201704261031096828-deploiement-thaad-coree-du-sud-sape-stabilite-regionale-pekin/


Attaque chimique présumée en Syrie : le renseignement français incrimine Damas  26/04/2017

Attaque chimique présumée en Syrie : le renseignement français incrimine Damas











Jean-Marc Ayrault a présenté le 26 avril un rapport selon lequel le procédé de fabrication du sarin, qui aurait été utilisé dans l'attaque présumée, porterait la signature de Damas.

«Le recours au sarin ne fait aucun doute. La responsabilité du régime syrien ne fait pas de doute non plus compte tenu du procédé de fabrication du sarin utilisé», a déclaré Jean-Marc Ayrault à l'issue d'un Conseil de Défense le 26 avril. Le chef de la diplomatie française y a présenté un rapport exposant les résultats des analyses des services de renseignement français concernant l'attaque chimique présumée contre la localité de Khan Cheikhoun en Syrie, qui a fait 87 morts le 4 avril.

Selon Jean-Marc Ayrault, ce rapport effectué sur la base prélèvements et d'analyses effectués par les services français, permet d'établir, «de source certaine, que le procédé de fabrication du sarin prélevé est typique de la méthode développée dans les laboratoires syriens». Le ministre a ajouté : «Cette méthode porte la signature du régime et c’est ce qui nous permet d’établir sa responsabilité dans cette attaque.»

Le document analyse ce qui s’est passé le 4 avril, à la fois à partir de prélèvements effectués sur place et d’examens biomédicaux des victimes effectués dans les hôpitaux, précise le journal Le Monde. La note du renseignement évoque une similitude du produit utilisé le 4 avril avec le contenu d’une grenade chimique – qui n’avait pas explosé – retrouvée le 29 avril 2013, dans une attaque intervenue à Saraqeb.

«Tout concorde pour accuser Damas, l’assemblage, le mélange, le vecteur», estime un diplomate français.
Aucune enquête de terrain

Auparavant Londres avait porté des accusations similaires concernant l'utilisation du gaz sarin, par la voie d'un porte-parole du ministère de la Défense britannique. Ce dernier avait déclaré sur CNN que des analyses portant sur des échantillons de cheveux et de sang des victimes avaient été menées dans des laboratoires britanniques, dont les résultats révéleraient la présence de «sarin ou [d']une substance proche du sarin».

Ces accusations avaient laissé perplexe Moscou, dont le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov avait rappelé que les demandes de la Russie à la France et au Royaume-Uni de révéler les sources utilisées pour tirer leurs conclusions étaient restées sans réponse.

Par ailleurs, le diplomate leur avait aussi demandé d’expliquer quand ils avaient reçu ces échantillons. Les conclusions du renseignement français sont en effet rendues publiques alors que les pays occidentaux ont bloqué la proposition de Moscou d’envoyer des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dans la province d'Idlib pour y mener une enquête sur l'attaque chimique présumée.

Le 20 avril, la Russie et l'Iran ont demandé aux enquêteurs de se rendre non seulement à Khan Cheikhoun, pour vérifier l'utilisation présumée d'armes chimiques, mais aussi de visiter la base aérienne d'Al-Chaayrate d'où, selon Washington, auraient décollé des avions syriens chargés de bombes chimiques. Pourtant, 21 pays occidentaux, notamment la France et l’Angleterre, se sont exprimés contre cette proposition.

D'après Moscou et Damas, la contamination chimique aurait eu lieu à la suite d'un bombardement par l'aviation syrienne d'un dépôt d'armes contenant des gaz de combat qui appartenait aux djihadistes contrôlant la zone.

https://francais.rt.com/international/37593-attaque-chimique-presumee-syrie-renseignement-francais-incrimine-damas


En pleine tension avec Pyongyang, Washington effectue un test de missile à tête nucléaire  26/04/2017

En pleine tension avec Pyongyang, Washington effectue un test de missile à tête nucléaire











L'essai balistique, prévu de longue date, prend une dimension particulière en raison des fortes tensions entre les deux pays. L'armée américaine explique qu'elle veut «démontrer ses capacités nucléaires».

L'armée américaine va effectuer un test de missile balistique intercontinental (ICBM) Minuteman III à partir de la base Vanderberg sur la côte californienne, le mercredi 26 avril, selon Washington Examiner. Ce type de missile longue portée (plus de 5 600 kilomètres) est conçu pour lancer des ogives nucléaires, mais ne sera pas armé pour ce test, qui est prévu entre 9h et 15h (heure Paris).

Le colonel Chris Moss, commandant de la base Vanderberg, précise dans un communiqué que l'essai balistique a pour vocation de vérifier «le statut des forces nucléaires des [Etats-Unis], et de démontrer [ses] capacités nucléaires».

Si les tests de missiles Minuteman III sont fréquents aux Etats-Unis – environ quatre fois par an, dont le plus récent en février dernier – le timing de celui-ci, au plus fort des tensions avec la Corée du Nord, interpelle.

C'est ce qu'estime David Krieger, président de la Fondation pour l'âge de la paix nucléaire, qui a publié un communiqué dans lequel il juge que, en ce qui concerne les essais balistiques, les Etats-Unis font preuve d'un deux poids deux mesures évident : «Ils voient leurs propres tests comme justifiés et utiles, alors qu'ils considèrent ceux de la Corée du Nord comme menaçants et déstabilisants.»

«Ce dont nous avons besoin, c'est de diplomatie plutôt que de provocations militaires. [...] Les menaces, que ce soit sous forme de tweets, de groupes de porte-avions à capacité nucléaire ou d'essais de missiles nucléaires, ne font qu'augmenter les dangers pour nous tous», ajoute-t-il.

Washington multiplie en effet les démonstrations de force à l'attention de Pyongyang. Donald Trump, qui se fait menaçant, a écrit sur Twitter le 11 avril en référence aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens : «La Corée du Nord cherche des ennuis. Si la Chine décidait d'aider, cela serait formidable. Sinon, nous résoudrons le problème sans eux !»

Quelques jours plus tôt, le 8 avril, le président américain avait envoyé «une armada très puissante» autour du porte-avions Carl Vinson vers la péninsule de Corée. Deux destroyers lanceurs de missile et un croiseur lanceur de missile accompagnent le porte-avion et devraient arriver en mer du Japon «avant la fin du mois», selon le vice-président américain Mike Pence.

La Corée du Nord, pour sa part, a promis de répondre si nécessaire par une frappe nucléaire sur le territoire américain et a même diffusé la vidéo d'une simulation de tir de missile balistique frappant les Etats-Unis. Pyongyang a en outre assuré être prêt au combat, et a déclaré pouvoir couler le Carl Vinson en une seule frappe.

https://francais.rt.com/international/37594-pleine-tension-avec-pyongyang-washington-effectue-test-missile-tete-nucleaire


Hyper Cacher : 10 personnes en garde à vue dans le volet de la fourniture d'armes à Amédy Coulibaly  26/04/2017

Hyper Cacher : 10 personnes en garde à vue dans le volet de la fourniture d'armes à Amédy Coulibaly











Les enquêteurs continuent de tenter d'établir le cheminement par lequel le tueur de l'Hyper Cacher est entré en possession de ses armes. Dans une nouvelle série d'interpellations, ils ont mis la main sur de possibles fournisseurs.

Depuis le 24 avril, dix personnes soupçonnées d'être impliquées dans la fourniture d'armes à Amédy Coulibaly ont été placées en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, , a-t-on appris le 26 avril de sources proches de l'enquête.

La série d'interpellations qui a débuté le 24 avril se poursuivait deux jours après, ont fait savoir ces sources. Les enquêteurs cherchent à reconstituer le cheminement des armes fournies au tueur de l'Hyper Cacher, ont-elles ajouté.

Selon l'enquête, les armes de Coulibaly, venues de Slovaquie et démilitarisées, étaient passées par un intermédiaire en Belgique avant d'être revendues à la société de la compagne de Claude Hermant, un trafiquant d'armes présumé et proche des milieux de l'extrême-droite nordiste. Le couple a été interrogé en garde à vue, en décembre 2015 dans l'enquête sans être mis en examen.

Hermant est actuellement incarcéré dans le cadre d'une sur un trafic d'armes présumé instruite par un magistrat lillois. Lors de ses auditions, il a nié avoir remilitarisé les armes et avoir eu connaissance d'un projet d'attentat.

Amédy Coulibaly, auteur de la prise d'otages qui avait fait quatre morts, tous juifs, le 9 janvier à l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes à Paris, avait aussi tué la veille une policière municipale à Montrouge, mais les autorités se demandent s'il ne visait pas initialement une école juive à proximité.

https://francais.rt.com/france/37592-hyper-cacher-10-personnes-garde-vue-armes-coulibaly


La Manif pour tous appelle à s'opposer à Macron et dénonce son programme «anti-famille»  26/04/2017

La Manif pour tous appelle à s'opposer à Macron et dénonce son programme «anti-famille»











Estimant qu'«il fait passer l'argent avant l'humain» et qu'il poursuivra la politique de François Hollande, la Manif pour tous appelle à s'opposer à Emmanuel Macron pour le second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain.

Dénonçant un «candidat ouvertement anti-famille», la Manif pour tous a publié sur son site internet un communiqué intitulé : «Le 7 mai, Macron c'est non !». Elle rappelle qu'elle n'a jamais donné de consigne de vote jusqu'ici, mais qu'elle a décidé de faire une exception dans le cadre de cette campagne d'entre-deux-tours de l'élection présidentielle.

«Soutenu par François Hollande, Christiane Taubira, Manuel Valls, Jean-Paul Delevoye, Jacques Attali, Pierre Bergé… Emmanuel Macron entend prendre la suite du quinquennat qui s’achève et poursuivre le bouleversement de civilisation», estiment les auteurs du texte. Ils en concluent qu'«il revient à chacun d’entre nous de donner la priorité aux enjeux d’humanité et à voter de manière responsable».

L'appel du mouvement, qui s'est toujours revendiqué apolitique, contient une liste des mesures du programme d'Emmanuel Macron jugées incompatibles avec la défense des intérêts de la famille : «Maternités et filiations dissociées (PMA sans père et régularisation des grossesses pour autrui (GPA) faites à l’étranger), fin du droit des orphelins et de l’intérêt supérieur de l’enfant, identité de genre, matraquage fiscal des familles, prélèvement à la source ouvrant la porte à l’individualisation de l’impôt...»

Cette déclaration intervient alors que le Parti chrétien-démocrate de Jean-Frédéric Poisson a d'ores et déjà refusé à appeler à voter pour Emmanuel Macron. Sens commun, mouvement des Républicains issu de la Manif pour tous et s'étant illustré par son soutien sans faille à François Fillon, a également «refusé de choisir».

https://francais.rt.com/france/37583-manif-pour-tous-appelle-opposer-macron-denonce-programme-anti-famille


Netanyahou boycotte un ministre allemand souhaitant rencontrer des ONG critiques de la colonisation  26/04/2017

Netanyahou boycotte un ministre allemand souhaitant rencontrer des ONG critiques de la colonisation











Le Premier ministre israélien a annulé une rencontre prévue le 25 avril avec le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, en visite en Israël. Celui-ci souhaitait en effet rencontrer des ONG de défense des droits de l'homme.

Benjamin Netanyahou avait menacé de ne pas recevoir Sigmar Gabriel si ce dernier rencontrait des représentants de deux organisations israéliennes qui critiquent son gouvernement (en particulier sa politique de colonisation dans les territoires palestiniens de Cisjordanie). Il est passé à l'acte en annulant une rencontre prévue le 25 avril avec le ministre des Affaires étrangères allemand qui avait refusé de céder à sa menace.

L'annulation de l'entretien est un accroc très inhabituel dans les relations qu'entretient Israël avec l'un de ses plus fervents soutiens européens.

Elle survient toutefois dans un contexte de rafraîchissement des relations bilatérales, en raison notamment de la construction par Israël d'habitations civiles dans les Territoires palestiniens occupés. Une politique sévèrement critiquée par Berlin.

Auparavant, Sigmar Gabriel avait laissé entendre qu'une telle annulation était «impensable».

«Nous apprenons par les médias israéliens que le Premier ministre Netanyahou, que j’ai de surcroît rencontré très souvent, veut annuler cette visite car nous voulons voir des représentants critiques de la société civile», avait-il déclaré, à l'époque, sur la télévision publique allemande ZDF. «Je peux à peine imaginer cela, car cela serait extrêmement regrettable. Il est tout à fait normal que, lors d’une visite à l’étranger, on parle à des représentants de la société civile», avait poursuivi le ministre.

Sigmar Gabriel a rencontré des représentants de B'Tselem, une organisation qui documente les violations des droits de l'Homme commises dans les Territoires palestiniens occupés depuis 50 ans par l'Etat hébreu, et de Breaking the Silence, autre ONG israélienne qui offre sous le couvert de l'anonymat une plateforme aux soldats israéliens pour raconter leur vécu et dénoncer les agissements, selon eux condamnables, de l'armée.

https://francais.rt.com/international/37575-netanyahou-boycotte-ministre-allemand-ong-occupation


Des raids aériens turcs en Syrie et en Irak auraient tué plus de 20 combattants kurdes  26/04/2017

Des raids aériens turcs en Syrie et en Irak auraient tué plus de 20 combattants kurdes











Des frappes de l'armée turque auraient tué 18 membres des Unités de protection du peuple kurde en Syrie le 25 avril. En Irak, six Peshmergas ont été tués dans un raid qui ciblait une milice alliée du PKK. Bagdad a condamné cet incident.

18 personnes auraient péri dans une attaque turque lancée en Syrie contre des Unités de protection du peuple kurde (YPG), près de la ville d'Al-Malikiyah, le 25 avril. «Quinze combattants des YPG et trois membres d'un centre médical ont été tués», précise cette source citée par l'AFP.

Si ces chiffres étaient avérés, il s'agirait d'une des attaques les plus meurtrières menée par la Turquie contre les YPG. La milice kurde a confirmé des victimes mais sans donner de bilan, ajoutant que les raids nocturnes avaient visé «une base qui abrite un centre de communication pour les médias et des installations militaires».

Les Kurdes syriens appellent la coalition internationale à faire cesser les raids turcs

Après ces frappes, les forces syriennes kurdes ont appelé la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis à faire cesser les raids turcs. «Il est impensable que nous combattions sur un front aussi important que Raqqa et qu'au même moment les avions turcs nous attaquent dans le dos», a déclaré un commandant des YPG visée par ces raids. «Nous demandons à la coalition d'intervenir pour faire cesser les violations turques et l'appui indirect de ce pays à Daesh», a-t-il confié à l'AFP.

De plus, Redur Khalil, porte-parole des YPG, qui effectuait une visite avec un officier américain sur le lieu de l'attaque, a menacé : «Les YPG ne resteront pas silencieux face à cette attaque et se réservent le droit de se défendre et de venger [leurs] martyrs».

La coalition «a une énorme responsabilité et doit assumer son obligation de protéger cette zone, car nous sommes partenaires dans la lutte contre Daesh», a ajouté le porte-parole.

La veille de ces frappes, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde composée en grande partie de membres des YPG, étaient entrées dans la ville de Tabqa. Cette dernière est un verrou important sur la route de Raqqa, «capitale» de Daesh en Syrie, dont la reconquête est un objectif affiché de la Turquie. Reste qu'Ankara souhaite l'atteindre avec l'aide de ses alliés, dont les YPG ne font pas partie.

La Turquie considère en effet cette milice kurde syrienne comme une alliée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), sa bête noire. Le PKK affronte en effet les autorités turques, sous forme de guérilla, depuis 1984. A sa création, ce parti réclamait l'indépendance des territoires majoritairement peuplés de Kurde situés au sud-est de la Turquie. Aujourd'hui, le PKK exige une autonomie culturelle au sein d'un système fédéral turc plus large et l'amnistie pour ses combattants.
En Irak, six Peshmergas tués «par accident»

Le 25 avril toujours, dans le nord de l'Irak, l'armée de l'air turque a mené un raid contre la milice des Unités de protection des Yézidis (YBS), alliée du PKK et farouche ennemie de Daesh. Six membres des forces kurdes irakiennes, les Peshmergas, ont été tués par erreur dans l'opération.

«La mort de ces Peshmergas est regrettable et le raid des avions turcs contre eux est inacceptable», ont tout d'abord déclaré les forces de sécurité kurdes irakiennes dans un communiqué. Mais elles rejettent la responsabilité de cette bavure sur le PKK et sa présence dans la région. Selon le général Jabbar Yawar, un Peshmerga, l'armée de l'air turque qui a frappé plusieurs positions sur le mont Sinjar, visait les YBS. Une information confirmée par le porte-parole des Unités de protection de Yézidis, pour qui l'aviation turque a touché cinq de leurs positions dans cette zone. Après cet incident, Bagdad a condamné ces frappes aériennes turques.


L'armée turque a de son côté assuré que ses raids en Syrie et en Irak, visaient à «détruire des repaires de terroristes ciblant [son] pays». «Les opérations vont se poursuivre avec la même détermination, jusqu'à la neutralisation du dernier terroriste», a-t-elle souligné dans un communiqué.
Les Etats-Unis se disent «préoccupés»

Les Etats-Unis se disent «profondément préoccupés» par les bombardements de l'aviation turque en Syrie et en Irak, a fait savoir ce 25 avril le département d'Etat américain. Soulignant le fait que ces frappes ont été réalisées «sans coordination adéquate avec les Etats-Unis ou la coalition mise en place pour défaire le groupe Etat islamique».

https://francais.rt.com/international/37571-raids-aeriens-turcs-syrie-irak-tuent-combattants-kurdes


Les détenus palestiniens en grève de la faim interdits de visite  25/04/2017

Les détenus palestiniens en grève de la faim interdits de visite












Israël interdit depuis huit jours tout contact avec les 1.500 détenus palestiniens en grève de la faim, a affirmé mardi à l'AFP Fedwa Barghouthi, l'épouse du leader de ce mouvement Marwan Barghouthi.

"Les organisations internationales comme la Croix-Rouge, les députés arabes israéliens et les avocats sont interdits de visite aux prisonniers grévistes", a déclaré cette avocate, haute responsable comme son mari du parti Fatah du président Mahmoud Abbas. "Ces mesures d'Israël sont illégales et contreviennent aux droits de l'Homme les plus basiques", a-t-elle dit.

Des avocats avaient obtenu de la Cour suprême israélienne qu'elle déclare illégales ces interdictions mais "ils ont été surpris de découvrir en se rendant dans les prisons qu'ils n'étaient toujours pas autorisés à visiter les détenus au prétexte que leur état de santé ne le leur permettait pas", a-t-elle ajouté.

Marwan Barghouthi, condamné il y a 15 ans par Israël à la prison à perpétuité pour des attentats meurtriers durant la seconde Intifada, le soulèvement palestinien de 2000-2005, a lancé le 17 avril un appel à la grève de la faim pour réclamer des conditions de détention plus "dignes". Depuis, plus d'un millier de Palestiniens emprisonnés par Israël refusent de se nourrir jusqu'à ce qu'ils obtiennent des visites médicales régulières ou l'accès au téléphone, entre autres.

Lundi, les Palestiniens ont annoncé une dégradation "dangereuse" de l'état de santé de M. Barghouthi, un développement qui, s'il s'aggravait encore, pourrait provoquer une "explosion", préviennent responsables et observateurs palestiniens.

A l'extérieur des murs des prisons, de nombreuses voix s'élèvent pour appeler à intensifier la mobilisation, après plusieurs manifestations, parfois émaillées de heurts limités. Mardi, le comité de soutien des grévistes a appelé à boycotter les produits israéliens et à empêcher les camions transportant de tels biens d'entrer dans les Territoires palestiniens occupés par l'armée israélienne. "Ne pas acheter ces produits est le minimum que chaque citoyen puisse faire pour soutenir la grève", proclame le comité dans un communiqué.

https://www.lorientlejour.com/article/1048423/les-detenus-palestiniens-en-greve-de-la-faim-interdits-de-visite.html


L’ONU «très inquiète» pour la sécurité de 400 000 civils à Raqqa après les frappes de la coalition  25/04/2017

L’ONU «très inquiète» pour la sécurité de 400 000 civils à Raqqa après les frappes de la coalition











La coalition dirigée par les Etats-Unis continue ses frappes aériennes près de Raqqa, en Syrie. Les Nations unies ont exprimé une vive inquiétude quant à la sécurité des centaines de milliers de civils habitant la ville.

«L’ONU est profondément inquiète pour la sécurité et la protection de plus de 400 000 personnes à Raqqa, en Syrie. Au cours des dernières semaines, le nombre de morts et de blessés parmi les civils lors des combats quotidiens et des frappes aériennes a augmenté et l’infrastructure civile, notamment des hôpitaux, des écoles, des marchés et des infrastructures hydrauliques, a été endommagée», s'inquiète Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU dans un communiqué.

Au moins huit personnes, dont cinq enfants, auraient été tuées et deux écoles détruites, le 23 avril, par des frappes aériennes de la coalition sur la ville d’Atabaqa, selon l’ONU. Et le 23 avril, des dizaines de personnes auraient été tuées et blessées dans des frappes aériennes sur un camp de personnes déplacées près du village Albardah, à 20 kilomètres à l’ouest de Raqqa, d’après le communiqué de Stéphane Dujarric.

Dans d’autres camps de fortune dans la province de Raqqa abritant des milliers de personnes ayant fui Daesh, quatre personnes sur cinq «restent à ciel ouvert sans abri approprié», selon le même communiqué. Plusieurs personnes seraient même décédées faute de soins médicaux.

Atteindre un camp de réfugiés est «une épreuve indescriptible»

«Il y a des inquiétudes» quant à l’impact de l’opération soutenue par les Etats-Unis sur les civils, a confié à RT Fahran Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU. «Nous avons établi des camps dans la région qui accueillent des gens et nous essayons de nous assurer que tous les gens déplacés à cause des combats puissent être logés dans les camps pour être en sécurité. Mais nous voulons nous assurer que quelles que soient les opérations menées, ils gardent à l’esprit qu’un énorme nombre de civils essaient de fuir pour leur sécurité», a déclaré le responsable onusien. Ce dernier a appelé toutes les parties impliquées dans le conflit en Syrie à respecter les normes humanitaires de base pour que «les civils puissent échapper aux conséquences des actions de Daesh et des frappes aériennes [de la coalition internationale]».

Un civil qui a atteint le camp de Karamah financé par l’ONU dans les banlieues de Raqqa a confié à l’agence Ruptly ce qu’il avait subi. «Tous les gens qui arrivent ici ont été soumis à la même épreuve. Ma famille et moi avons payé environ 80 000 [livres syriennes, soit 346 euros]. Cela nous a coûté trop. Il y avait tant de souffrances, il y avait des handicapés et des malades. C’était une épreuve indescriptible», a-t-il souligné.

Les Etats-Unis soutiennent les Forces démocratiques syriennes, une alliance multi-ethnique à majorité kurde, qui participent à l'opération «Colère de l’Euphrate». Cette offensive lancée en novembre 2016 a pour but de reprendre Raqqa à Daesh.

https://francais.rt.com/international/37545-onu-tres-inquiete-securite-civils-raqqa


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