France : le ministre l’Intérieur enfonce l’imam algérien de la mosquée de Toulouse  19/07/2018

France : le ministre l’Intérieur enfonce l’imam algérien de la mosquée de Toulouse
















Le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, a estimé ce jeudi qu’un prêche controversé de l’imam de Toulouse Mohamed Tataï, visé par une enquête préliminaire, relevait de “propos qui incitent effectivement à la haine”.

Faisant référence à sa participation à un dîner régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Marseille, le 5 juillet, Gérard Collomb a rappelé qu’il y avait condamné les propos de ce prédicateur. “J’ai condamné avec la plus grande fermeté des propos qui incitent effectivement à la haine”, a déclaré le ministre lors des questions au gouvernement du Sénat.
L’imam algérien de la grande mosquée de Toulouse Mohamed Tataï est au cœur d’une vive polémique depuis qu’a été relayée, fin juin, une vidéo d’un prêche de décembre 2017 dans lequel il cite un hadith évoquant la “bataille ultime et décisive” entre juifs et musulmans.

“Nous faisons confiance à la justice. On ne peut effectivement en France appeler impunément à tuer des juifs”, a déclaré le ministre de l’Intérieur, qui répondait à une question de François Bonhomme, sénateur LR du Tarn-et-Garonne.

L’imam toulousain, lâché par la Fédération de la grande mosquée de Paris (FGMP, liée à l’Algérie) dont il n’est pas membre mais proche, avait invoqué pour sa défense une “traduction pas fidèle”, qui “n’est pas le vrai sens du hadith” (propos attribué au prophète Mohammed) cité dans la vidéo.

À Toulouse, l’imam algérien Mohamed Tataï met en colère le préfet, le Crif et la mosquée de Paris (17.07.18)

Son nom aurait pu rester inconu en dehors du cercle de ses fidèles. Mais l’imam algérien Mohamed Tataï qui officie dans une mosquée de Toulouse fait l’actualité depuis quelques jours. Dans la ville rose qui reste traumatisée par les attentats de Mohamed Merah en 2012, le religieux se retrouve pris dans le piège d’un de ses prêches plusieurs mois après l’avoir prononcé. Il expliquait un hadith attribué au compagnon du Prophète (QSSL) Abou Horeira et où il est question de la bataille finale, avant le jugement dernier, où “les musulmans doivent battre les juifs”.

Les propos diffusés par la chaine Memri TV n’ont pas échappé aux représentants de la communauté juive. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a condamné “avec la plus grande fermeté les appels à la haine prononcés par l’imam de Toulouse Mohamed Tatai”. Alerté, le préfet a saisi le parquet qui a ouvert une enquête pour “des faits susceptibles de constituer une incitation à la haine” des juifs.

Dans un premier temps, l’imam est soutenu par le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur qui le recoit. À Alger, le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aïssa le défend aussi contre ce qu’il appelle des”accusations mensongères”. “L’imam Mohamed Tataï est le fils d’une famille d’oulémas (théologiens) (…) il est inconcevable qu’il commette le péché de souiller les lois ou valeurs du pays dans lequel il travaille”, a déclaré Mohamed Aïssa, inspiré peut-être par Dalil Boubakeur. Surprise : le recteur opère un revirement en exprimant sa “condamnation ferme et sans équivoque” du prêche controversé.

Plus que l’imam, c’est Abou Horeira lui-même qui est désavoué par le recteur. “Nous condamnons très fermement ses propos relatifs à un hadith rapporté par un auteur traditionaliste”, rejeté par la dynastie de califes des Omeyyades au VIIe siècle, et qui n’aurait pas dû “être exhumé de son oubli”, écrit M. Boubakeur.

De son côté, l’imam publie le 14 juillet un long communiqué où il se livre à une étude de texte de son prêche. Il dénonce “un procès injuste contre un récit prophétique sacré, ayant le plus haut degré d’authenticité”. Abou Horeïra divise donc Tataï et Boubakeur.

Pour se mettre à l’abri de toute suspicion, le recteur affirme que l’imam n’est pas affilié à son institution. Ce qui est une vérité partielle.

Mohamed Tataï a fait partie dans les années 80 d’un cortège d’imams envoyés par l’Algérie en France. Avec l’ascension de l’islamisme, il a rallié les thèses du FIS. Ce qui lui vaut d’être rappelé en Algérie. Mais à l’instar de nombre de ses pairs, il retrouve la France où il officie dans une salle de prière gérée par une association. Il y a une quinzaine d’années, il négocie avec la municipalité la construction d’une mosquée. Dalil Boubakeur se joint à lui pour rencontrer le maire de l’époque Philippe Douste-Blazy. La Grande mosquée de Paris contribue au financement de la mosquée d’Empalot à Toulouse. Des représentants de Dalil Boubakeur se sont même rendus à son inauguration le 24 juin dernier.

Ceci sans compter que l’imam s’est présenté aux élections du CFCM sous les couleurs de la Grande mosquée. Alors que se prépare une réorganisation de l’islam de France voulue par le président Emmanuel Macron, son compagnonnage se révèle désormais encombrant.

https://www.tsa-algerie.com/france-le-ministre-linterieur-enfonce-limam-algerien-de-la-mosquee-de-toulouse/
https://www.tsa-algerie.com/a-toulouse-limam-algerien-mohamed-tatai-met-en-colere-le-prefet-le-crif-et-la-mosquee-de-paris/

Les propos sur les migrants tenus en privé par un ministre mettent en émoi les Pays-Bas  19/07/2018

Les propos sur les migrants tenus en privé par un ministre mettent en émoi les Pays-Bas
















Une vidéo, qui n’était pas destinée à être diffusée au grand public et où l’on voit le ministre néerlandais des Affaires étrangères s’exprimer sur la question migratoire, a eu un fort retentissement dans les milieux politiques de son pays. Il y estime qu’il n’y a pas de sociétés multiculturelles dont les composantes vivent en harmonie.

Lors d'une réunion privée qui, le 10 juillet, a rassemblé quelque 80 personnes travaillant pour des organisations internationales néerlandaises, Stef Blok, ministre néerlandais des Affaires étrangères, a fait savoir que l'Union européenne ne serait pas en mesure d'assurer la répartition «égale» des migrants en Europe de l'Est, où les personnes de couleur sont «passées à tabac». La vidéo qui a immortalisé ce discours explosif a été par la suite divulguée et diffusée par les médias locaux.

«Donnez-moi un exemple d'une société multi-ethnique ou multiculturelle, dont la population autochtone est encore une composante et qui se caractérise par une cohabitation pacifique. Je n'en connais aucune», a déclaré Stef Blok.

Un participant à la réunion a donné l'exemple du Surinam, mais le ministre lui a rétorqué qu'il s'agissait d'«un État en échec». Stef Blok a évoqué l'exemple de Singapour, qui est «extrêmement sélectif en matière de migration» et ne permet pas l'entrée aux migrants pauvres.

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Et de poursuivre:

«Promenez-vous dans n'importe quelle rue de Varsovie et de Prague. Il n'y a pas de personnes de couleur. Ces gens disparaissent en une semaine, ils sont passés à tabac. Ils n'ont pas de vie là-bas.»

Et de conclure:

«Je ne pense pas que nous réussirons à pousser un accord au niveau de l'Europe centrale et que chaque pays accueillera le même nombre de réfugiés. Les Européens de l'Est ne donneront jamais leur accord pour le faire.»

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères a fait remarquer que chaque société définissait elle-même les limites de l'accueil des migrants. Ainsi, d'après lui, c'est bien d'avoir une «boulangerie turque dans un coin», mais cela peut provoquer «des effets secondaires».

Ce discours fort a provoqué de nombreuses réactions parmi les personnalités politiques néerlandaises. Lilianne Ploumen, députée du Parti travailliste, a qualifié les dires du ministre néerlandais des Affaires étrangères d'«extrêmement non-professionnels». Elle a expliqué qu'elle habitait à Amsterdam avec des gens d'origines différentes et qu'ils «cohabitaient à merveille».

Stef Blok a répondu à ces critiques. Il a expliqué qu'il voulait «inciter les participants à la rencontre à un échange ouvert d'opinions» et «a eu recours aux exemples qui auraient pu être non pertinents dans des débats publics».

https://fr.sputniknews.com/international/201807191037271055-ministre-neerlandais-propos-migrants/

Israël adopte une loi définissant le pays comme l'«Etat nation juif»  19/07/2018

Israël adopte une loi définissant le pays comme l'«Etat nation juif»
















Le projet de loi controversé, qui définit Israël comme «Etat nation juif» et impose l'hébreu comme langue nationale, a été adopté à la Knesset le 19 juillet. La mesure créant de nouvelles localités 100% juives a toutefois été écartée.

Le Parlement israélien a adopté ce 19 juillet un projet de loi définissant Israël comme «l'Etat-nation du peuple juif». Un article qui prévoyait de réserver de nouvelles localités à des juifs a cependant été amendé.

Ce texte, adopté par 62 voix contre 55 stipule notamment que l'hébreu devient la seule langue officielle d'Israël, alors que l'arabe avait auparavant un statut identique à celui de l'hébreu, et déclare que les «implantations juives [en Israël] relèvent de l'intérêt national». Aucune loi n'ayant été votée à ce sujet depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, l'hébreu et l'arabe étaient en effet jusqu'à présent toutes les deux considérées comme des langues quasi-officielles, utilisées dans tous les documents étatiques.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s'est félicité de ce vote : «C'est un moment décisif dans l'histoire de l'Etat d'Israël qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau.»

Dans la loi est également désormais inscrit que «l'Etat considère que le développement des implantations juives relève de l'intérêt national et que l'Etat prendra les mesures pour encourager, faire avancer et servir cet intérêt».

Dans la précédente version, le projet de loi évoquait la possibilité de créer des localités exclusivement réservées aux juifs, ce qui en excluait de fait les citoyens arabes israéliens qui constituent 17,5% de la population totale israélienne, très majoritairement juive.

Cette formulation avait suscité une vague de critiques, notamment du président Reuven Rivlin, du procureur général Avishai Mandelblit et de la délégation de l'Union européenne en Israël en raison de son caractère jugé discriminatoire.

La nouvelle formule plus vague a toutefois été dénoncée par l'opposition notamment par le député arabe Ayman Odeh qui a brandi durant le débat un drapeau noir à la tribune pour marquer «la mort de notre démocratie».

Le texte voté entre dans la catégorie des lois fondamentales, qui font office de Constitution en Israël.





https://francais.rt.com/international/52578-israel-adopte-loi-definissant-pays-comme-etat-nation-juif

Poutine promet une réponse symétrique à l'extension de l'OTAN aux frontières russes  19/07/2018

Poutine promet une réponse symétrique à l'extension de l'OTAN aux frontières russes
















Devant 163 ambassadeurs de Russie à Moscou, Vladimir Poutine a dressé la liste des enjeux pour la diplomatie russe et notamment le défi que constitue l'OTAN. D'après lui, le sommet de l'Etat américain semble être le théâtre de forces antagonistes.

Le président russe, Vladimir Poutine, a prononcé ce 19 juillet un discours devant 163 ambassadeurs de Russie à l’occasion de leur réunion biennale au ministère russe des Affaires étrangères à Moscou.

Commentant la montée en puissance de l'OTAN dirigée par les Etats-Unis, le président russe a déclaré que la Russie répondrait de façon symétrique à l'établissement de nouvelles bases à proximité des frontières de la Fédération de Russie. «Nous répondrons de façon proportionnelle aux manœuvres agressives qui représenteraient une menace directe pour la Russie», a prévenu Vladimir Poutine, cité par l'agence Tass. «Nos interlocuteurs qui parient sur une exacerbations des sanctions, ou qui tentent, disons, d'attirer l'Ukraine ou la Géorgie dans l'orbite de l'Alliance [OTAN] devraient réfléchir aux conséquences possibles d'une telle politique irresponsable», a-t-il martelé. Plutôt qu'une remilitarisation du continent européen sous impulsion de l'OTAN, Vladimir Poutine a prôné plus de coopération entre la Russie et les pays européens.

La diplomatie russe face à un président américain assiégé

Le président russe a également semblé faire allusion au comportement erratique de son homologue américain Donald Trump, qui est revenu sur ses déclarations concernant la supposée ingérence russe dans l'élection américaine de 2016, après les récriminations d'une grande partie de la classe politique américaine. «Nous voyons qu'il y a des forces aux Etats-Unis qui sont prêtes à facilement sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions», a assuré le président russe. «On nous a enseigné que les dirigeants devaient toujours privilégier les intérêts de leur nation. Mais ce n'est pas le cas [aux Etats-Unis]», a-t-il déploré avant de détailler : «Les caricaturistes pourraient les décrire comme des "personnes faibles et pathétiques", mais ils ne sont rien de tout ça. Au contraire, ils sont très puissants, puisqu'ils parviennent à pousser des millions de leur compatriotes à croire à des histoires qui défient la raison.»

"Nous voyons qu'il y a des forces aux Etats-Unis qui sont prêtes à facilement sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions"

Depuis le sommet le 16 juillet à Helsinki où il a rencontré Vladimir Poutine, le président américain est sous le feu de critiques dans son pays, y compris dans son propre camp, pour ses déclarations jugées trop conciliantes vis-à-vis du maître du Kremlin.

Le tête-à-tête d'environ deux heures entre les deux dirigeants, en l'absence de leurs conseillers, fait désormais l'objet d'intenses conjectures. Certains élus ont même demandé que l'interprète de Donald Trump soit interrogée par le Congrès.

«La Russie reste néanmoins ouverte à un renforcement des contacts avec les Etats-Unis, sur la base de l'égalité et des avantages mutuels», a toutefois rappelé Vladimir Poutine, alors que la diplomatie russe s'est habituée aux volte-faces américaines, notamment sur le dossier syrien. «Nous en avons parlé bien évidemment au cours de la rencontre avec le président américain Donald Trump», a-t-il ajouté.

https://francais.rt.com/international/52603-poutine-promet-reponse-symetrique-extension-de-lotan--aux-frontieres-russes

Affaire Benalla : le militant insoumis ayant filmé la scène témoigne sur RT France (VIDEO)  19/07/2018

Affaire Benalla : le militant insoumis ayant filmé la scène témoigne sur RT France (VIDEO)
















«A aucun moment j'aurais cru que les policiers en face de moi n'en étaient pas» : sur le plateau de RT France, Taha Bouhafs, qui a filmé le collaborateur d'Emmanuel Macron en train de frapper un homme, revient sur le déroulé des événements.

Taha Bouhafs, le militant insoumis qui a filmé le collaborateur d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla train de frapper un jeune homme en marge de la manifestation du 1er mai, raconte au micro de RT France l'incident dont il a été témoin.

Alors que des militants insoumis se regroupent pour faire un bilan de la mobilisation dans une ambiance conviviale, place de la Contrescarpe à Paris, plusieurs groupes de jeunes sont assis en tailleur avec des bières, «sans personnes cagoulées ou potentiellement dangereuses», explique Taha Bouhafs. «Très rapidement, des CRS se mettent à bloquer toutes les entrées et sorties de la place de la Contrescarpe. La tension monte et on se retrouve avec des gazages, des matraquages, c'est un peu le bordel», poursuit celui qui a été candidat aux législatives de 2017 pour La France insoumise (LFI). C'est à ce moment que les CRS, avec l'aide de celui dont on saura plus tard qu'il s'agit de Vincent Crase, salarié de La République en marche, tirent un jeune homme par terre jusqu'au bout de la place, selon le récit de Taha Bouhafs.

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Alexandre Benalla arrive alors que le jeune homme est neutralisé au sol et que Vincent Crase le tient par le col, et lui demande des explications. «En fait on ne connaît pas le contexte, il demande "c'est qui, c'est qui ?" Le jeune homme le supplie de se calmer. A ce moment là, Alexandre Benalla l'attrape par le cou, l'étrangle, et commence à lui asséner des coups de poings», explique Taha Bouhafs.

Sur le coup, personne n'est au courant ni de l'identité ni de la fonction d'Alexandre Benalla. Taha Bouhafs déclare ne l'avoir appris qu'après les révélations du Monde, le 18 juillet et avoue avoir été «choqué et très en colère» lorsque son identité a été révélée. «A aucun moment j'aurais cru que les policiers en face de moi n'en étaient pas», soutient-il, affirmant que ça n'allait pas apaiser la relation police-population. «Ça pose même la question de la légitimité des forces de l’ordre», lance le militant.

https://francais.rt.com/entretiens/52601-affaire-benalla-militant-insoumis-ayant-film%C3%A9-scene-temoigne-rt-france

Qui est Alexandre Benalla, le collaborateur de l'Elysée qui a frappé un manifestant le 1er mai ?  19/07/2018

Qui est Alexandre Benalla, le collaborateur de l'Elysée qui a frappé un manifestant le 1er mai ?
















Alexandre Benalla a travaillé dès 2011 à la sécurité du PS, avant d'être nommé responsable de la sécurité du candidat Emmanuel Macron en 2016, puis adjoint au chef de cabinet du nouveau président. Un parcours émaillé de plusieurs incidents.

Le parquet de Paris a annoncé ce 19 juillet l'ouverture d'une enquête préliminaire, notamment pour «violences par personne chargée d'une mission de service public» et «usurpation de fonctions», contre Alexandre Benalla, le collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un homme le 1er mai. En marge de la manifestation, Alexandre Benalla, qui portait un casque à visière des forces de l’ordre alors qu’il n’est pas policier, a été filmé en train de s’en prendre à un jeune homme à qui il a asséné plusieurs coups.

Ancien militant socialiste, Alexandre Benalla commence sa carrière dans le service d'ordre du Parti socialiste (PS). D'abord bénévole pour assurer la sécurité des rassemblements pour Martine Aubry lors de la primaire socialiste de 2011, il devient salarié du parti en mars 2012 et participe à la sécurisation de la campagne présidentielle de François Hollande, selon des informations du Figaro.

Proposé par le Service de protection des hautes personnalités à Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Economie, il fera brièvement office de chauffeur pour ce dernier. Une expérience qui tourne court, Alexandre Benalla ayant provoqué un accident de voiture avant de vouloir «prendre la fuite», selon le témoignage livré au Monde par l'ancien ministre. Une attitude inacceptable pour Arnaud Montebourg, qui assure s'en être séparé au bout d'une semaine après cette «faute professionnelle d'une première gravité».
Responsable de la sécurité d'Emmanuel Macron en 2016

Fin 2016, Alexandre Benalla trouve un point de chute auprès d'En Marche! qui le nomme responsable de la sécurité du candidat Emmanuel Macron. Un poste pour lequel il est rémunéré 3 500 euros nets par mois, selon le quotidien Le Monde. Or, plusieurs incidents émaillent son parcours. En mars 2017, lors d'un meeting d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla soulève un photographe au-dessus du sol parce qu'il s'était trop approché du fondateur d'En Marche!. Et, lors de cette campagne présidentielle, le responsable de la sécurité commande «deux pistolets lanceurs de balles en caoutchouc, un flash-ball et des boucliers anti-émeutes», selon des informations dévoilées par Le Monde. Des équipements qui auraient été refusés par la direction du mouvement, d'après le trésorier de la campagne, cité par Le Monde.




Après avoir remporté la présidentielle, Emmanuel Macron promeut Alexandre Benalla au poste de chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch. Depuis que l'affaire a éclaté, il a été mis à pied pendant 15 jours avec suspension de salaire et démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président, selon le porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit.
Accusé par un militant communiste de l'avoir frappé

Par ailleurs, au lendemain des révélations du Monde, un jeune militant communiste de 27 ans a accusé Alexandre Benalla de l'avoir frappé en 2016. Le jeune homme se trouvait sur les lieux d'un meeting d'Emmanuel Macron dans un atelier automobile à Bobigny le 16 novembre 2016, où il annonçait sa candidature à la présidentielle.

Les faits rapportés par Buzzfeed font état d'une discussion avec les forces de sécurité présentes, Alexandre Benalla et un de ses collègues,qui ont ce jour-là empêché le jeune militant d'entrer dans la salle où se trouvait l'ancien ministre de l'Economie, alors qu'il demandait à lui poser une question. Non seulement les deux hommes l'en ont empêché mais ils l'ont ceinturé et l'ont expulsé, selon le témoignage du jeune homme. «Lorsqu'ils m'ont attrapé, j'ai crié car je ne comprenais pas pourquoi je n'étais pas autorisé à entrer dans la salle. Ils m'ont ensuite emmené dans un couloir et c'est là qu'ils m'ont frappé», a-t-il affirmé à Buzzfeed. «Alexandre Benalla m'a donné un coup sur la tête et une béquille. Son collègue aussi m'a frappé à la tête. Il n'y avait rien qui justifiait cela, je n'étais pas violent. Une fois dehors, j'ai crié "allez-y, frappez-moi devant tout le monde"», a expliqué le militant.



La scène d'expulsion de la salle, relayée par Buzzfeed, a été filmée par un autre militant, tandis que le reste de l’altercation aurait échappé aux regards, selon le jeune malmené.

https://francais.rt.com/france/52598-qui-est-alexandre-benalla-collaborateur-macron-frappe-manifestant-1-mai

Un collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai (VIDEO)  19/07/2018

Un collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai (VIDEO)
















Selon Le Monde et France Info, Alexandre Benalla, proche conseiller du président de la République, a frappé un jeune homme en marge de la manifestation du 1er mai à Paris. Il a été mis à pied pour 15 jours au mois de mai.

Selon une information du Monde confirmée par France Info, un des proches conseillers d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, a frappé un jeune homme en marge de la manifestation du 1er mai 2018, place de la Contrescarpe, dans le Ve arrondissement de Paris. S’appuyant sur plusieurs vidéos, le journal affirme qu’il portait au moment des faits, «un casque à visière des forces de l’ordre, alors qu’il n’est pas policier». Peur d’être reconnu, il aurait quitté les lieux précipitamment après cette action.

A l’origine d'un rassemblement présenté comme un «apéro militant», le Comité d’action interlycéen, proche de la mouvance autonome, avait réuni ce jour-là une petite centaine de jeunes sur cette place. En fin d'après-midi, la situation dégénère, des heurs éclatant entre jeunes et forces de l'ordre. Dans une vidéo partagée par un militant de la France insoumise sur Facebook, ainsi que dans d'autres vidéos non partagées que Le Monde dit s'être procurées, on peut voir un homme, portant un casque et un sweat-shirt clair, tirer par le cou une jeune femme, avant de s’en prendre à un jeune homme, déjà encerclé par des CRS. Malgré l’appel au calme de celui-ci, l’homme lui assène plusieurs coups après l’avoir violemment saisi au cou par derrière. Le Monde l'identifie comme Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée. «C’était une scène d’une grande violence, qui semblait sans raison et hors-sol», raconte au journal un témoin de la scène.

Contacté par Le Monde ce 18 juillet, Alexandre Benalla n’a pas infirmé ni confirmé qu’il était bien l'homme impliqué dans ces violences. Le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Patrick Strzoda, a en revanche confirmé auprès du quotidien qu’il s’agissait bien d’Alexandre Benalla.

https://www.youtube.com/watch?v=TfCa41dMxb8&feature=youtu.be

«Alexandre Benalla m’avait prévenu deux jours plus tôt qu’il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation, à l’occasion du 1er Mai. Il m’en a demandé l’autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu’il y allait en observateur. Le lendemain de la manifestation, j’ai été avisé par un collaborateur que monsieur Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour-même, je lui ai demandé si c’était lui», a-t-il confié au quotidien.

Après cet entretien, le directeur de cabinet prévient le président de la République, alors en déplacement en Australie. Ce dernier lui donne la consigne de prendre des sanctions «si les faits sont avérés». Dans ce sillage, Patrick Strzoda écrit un courrier, que Le Monde a consulté, où est annoncée la sanction : une suspension de fonction«pour une durée de 15 jours», du 4 au 19 mai.

https://francais.rt.com/france/52576-collaborateur-demmanuel-macron-filme-en-train-frapper-manifestant-1er-mai


Israël abandonne ses collaborateurs syriens  18/07/2018

Israël abandonne ses collaborateurs syriens

















Une centaine de collaborateurs de l’État d’Israël au Sud de la Syrie et leurs familles ont tenté de se replier dans le pays qu’ils servent à l’approche des troupes de la République arabe syrienne.

Ils se sont massés à la frontière du Golan, appelant l’armée israélienne à l’aide. Cependant, le gouvernement Netanyahu a ordonné de clore la frontière.

Durant toute la guerre en Syrie, Israël a recruté des collaborateurs, soit pour lancer des mouvements séparatistes druzes ou bédouins, soit pour servir d’interface avec des groupes terroristes.

Si, à la fin de la guerre du Liban, les Israéliens avaient protégé leurs collaborateurs chrétiens de l’Armée du Liban Sud (ALS) d’Antoine Lahad, ils se refusent à le faire aujourd’hui avec leurs collaborateurs musulmans syriens.

http://www.voltairenet.org/article202048.html

Al-Abadi décrète l’état d’urgence en Iraq  18/07/2018

Al-Abadi décrète l’état d’urgence en Iraq
















Les manifestations se succèdent au Sud de l’Iraq dénonçant l’absence de services gouvernementaux.

Le Premier ministre, Haider al-Abadi, a décrété l’état d’urgence durant le week-end pour prévenir l’extension du mouvement social dans la capitale.

Les protestations ont débuté pour réclamer de l’électricité. Il fait actuellement 45 à 48 degrés Celsius dans le Sud du pays. Il est impossible de travailler à cette température sans climatisation.

Les manifestations se sont développées pour dénoncer l’absence d’eau potable et la présence de travailleurs étrangers dans le secteur des hydrocarbures alors que le chômage est au plus haut. Enfin, la question de la lutte contre la corruption, qui avait dominé la campagne des élections législatives, est revenue parmi les réclamations.

http://www.voltairenet.org/article202049.html

Erdoğan met fin à deux ans d’état d’urgence  18/07/2018

Erdoğan met fin à deux ans d’état d’urgence















Le président Recep Tayyip Erdoğan a décrété la levée de l’état d’urgence.

Suite à la tentative d’assassinat organisée par la CIA contre lui et le coup d’État militaire improvisé qui avait suivi, le 15 juillet 2016, il avait été instauré pour trois mois et prorogé 7 fois.

Les autorités turques ont profité de l’état d’urgence pour purger l’administration et la société des éléments hostiles à l’AKP et particulièrement des personnes liées au prédicateur fondamentaliste Fethullah Gülen. Celui-ci, qui avait participé à la conquête du pouvoir par le président Erdoğan, était resté fidèle à l’allié états-unien ce qui l’avait conduit à se séparer de son ancien partenaire turc.

Plus de 150 000 fonctionnaires ont été limogés. Plus de 80 000 citoyens ont été incarcérés ce qui a obligé l’administration pénitentiaire à libérer des détenus de droit commun pour faire de la place dans ses prisons. 28 000 opposants ont été condamnés.

La semaine prochaine la Grande Assemblée nationale de Turquie devrait introduire dans le droit commun des dispositions relevant de l’état d’urgence. Les manifestations nocturnes seraient interdites et l’État pourrait continuer à limoger des fonctionnaires sans avoir à se justifier.

http://www.voltairenet.org/article202050.html

Des ONG exhortent Tunis à accueillir un bateau de migrants  18/07/2018

Des ONG exhortent Tunis à accueillir un bateau de migrants















Quatre ONG ont appelé mercredi les autorités tunisiennes à autoriser l'accostage d'un navire commercial ayant secouru une quarantaine de migrants partis de Libye, après un refus de les accueillir à Malte, en Italie et en France, selon elles.

Perdus en mer à bord de leur embarcation pneumatique depuis cinq jours, ces migrants -originaire d'Afrique subsaharienne et d'Égypte- ont été repérés à une date non précisée par le navire Caroline III envoyé par les gardes-côtes maltais, ont affirmé dans un communiqué ces ONG, parmi lesquelles le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES).

Ce bateau a lui-même appelé les gardes-côtes italiens, français et maltais, «qui ont refusé d'accueillir ces rescapés prétextant que les ports les plus proches étaient en Tunisie», ont-elles précisé.

Les migrants, parmi lesquels huit femmes, ont finalement été pris en charge par le Sarost 5, un navire d'approvisionnement battant pavillon tunisien, qui patiente depuis lundi soir au large de Zarzis (sud de la Tunisie).

«L'entrée au port lui a été refusée par les autorités tunisiennes qui affirment qu'une décision définitive n'a pas encore été prise», ont indiqué les ONG.

La Tunisie doit «se conformer urgemment aux obligations qui leur incombent au regard» des conventions internationales, ont-elles plaidé.

Contactés par l'AFP, les autorités tunisiennes (Intérieur, Défense et Affaires étrangères) n'ont pas donné davantage d'informations.

Dans leur communiqué, les ONG tunisiennes ont aussi dénoncé l'attitude «des gouvernements italiens, maltais et français dans cette situation d'urgence».

L'Italie du ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef de file de l'extrême droite, refuse systématiquement les arrivées de bateaux de migrants. L'île de Malte n'accepte en général que les migrants secourus dans ses eaux territoriales, ou les urgences médicales. Le mois dernier, la France a elle refusé d'accueillir le navire Aquarius, avec 650 migrants à bord, malgré la proximité de l'île de Corse.

«Tout renvoi du navire non dûment justifié revient à contrevenir au principe de non-refoulement des personnes à bord», ont rappelé mercredi les quatre ONG, en exprimant leur «refus que la Tunisie soit mise face au fait accompli des nouveaux choix européens d'externalisation de leurs frontières».

La Tunisie fait partie des pays cités comme possible localisation des centres d'accueil de migrants ou des «plateformes de débarquement hors de l'Europe», décidés par les 28 pays membres de l'Union européenne lors d'un Conseil européen à Bruxelles.

http://www.lapresse.ca/international/afrique/201807/18/01-5189947-des-ong-exhortent-tunis-a-accueillir-un-bateau-de-migrants.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_afrique_289_section_POS2

Cent ans après la naissance de Mandela, l'Afrique du Sud lui rend hommage  18/07/2018

Cent ans après la naissance de Mandela, l'Afrique du Sud lui rend hommage
















Des ghettos aux quartiers plus aisés de Johannesburg, l'Afrique du Sud a salué mercredi l'héritage de Nelson Mandela, avec de vibrants hommages de l'ancien archevêque Desmond Tutu et de Barack Obama à l'icône mondiale de la lutte contre l'apartheid, qui aurait eu 100 ans ce 18 juillet.

Chaque année, le «Mandela Day», qui coïncide avec la naissance de «Madiba» dans le village de Mvezo (sud-est), est célébré dans la «nation arc-en-ciel» à coups d'actions caritatives et de discours.

«Agissez, inspirez le changement, faites de chaque jour un Jour Mandela», exhorte la fondation qui porte son nom. Pour le centenaire de sa naissance, elle a vu grand en invitant l'ancien président américain Barack Obama.

«La plupart des gens dans le monde se souviennent de Mandela comme d'un vieil homme avec des cheveux (blancs) comme les miens», a-t-il lancé mercredi devant quelque 200 jeunes réunis à Johannesburg pour une formation de leadership.

Mais «il a commencé à essayer de libérer son pays alors qu'il était encore un très jeune homme. Il avait votre âge. Il m'a inspiré et je me suis lancé», a-t-il confié, appelant les jeunes à en faire autant. «Trouvez un moyen de ne pas vendre votre âme, mais vous devez toujours vous impliquer en politique», a-t-il vivement conseillé.

La veille, lors d'un discours dans un stade de Johannesburg, point d'orgue des célébrations en hommage à «Madiba», Barack Obama avait rappelé «la vague d'espoir qui avait déferlé dans le monde» à la libération de Nelson Mandela le 2 février 1990, après vingt-sept années derrière les barreaux.

Inégalités criantes

Quatre ans plus tard, sans effusion de sang après des décennies d'un régime raciste blanc, Nelson Mandela devenait le premier président noir de l'Afrique du Sud, poste qu'il a occupé jusqu'en 1999.

«Grâce à son sacrifice et son leadership résolu, et peut-être encore plus grâce à son exemple moral, Mandela (...) a personnalisé les aspirations des personnes dépossédées», a lancé Barack Obama, saluant la mémoire d'un «vrai géant de l'Histoire».

Toute la nation sud-africaine s'est mise à l'heure Mandela, avec spectacles, expositions, compétitions sportives, publication de livres, impression de nouveaux billets à son effigie ou encore confection de gâteaux géants, distribution de couvertures et de bicyclettes.

Mais cinq ans après sa mort en 2013 et près d'un quart de siècle après la chute officielle de l'apartheid, ses rêves d'égalité économique restent toujours lettre morte.

«Nous sommes tout à fait conscients qu'on ne parviendra pas à la société libre et égalitaire pour laquelle il s'est battu tant que les inégalités économiques entre Noirs et Blancs, entre hommes et femmes persistent», a reconnu mercredi le président sud-africain Cyril Ramaphosa depuis le village natal de «Madiba».

La société sud-africaine est aujourd'hui la plus inégalitaire du monde, selon la Banque mondiale. Le salaire mensuel médian est de 10 000 rands (997 $) chez les Blancs et de 2800 rands (279 $) parmi la majorité noire.

«Vendu» ?

Dans ce contexte, le racisme attise toujours les tensions.

Certains mettent en cause les successeurs de «Madiba» et la corruption qui a gagné le plus haut sommet de l'État, notamment sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).

D'autres, plus rares, vont jusqu'à le traiter de «vendu» à la minorité blanche, qui détient toujours l'essentiel des leviers économiques du pays.

Mais Cyril Ramaphosa, protégé de Nelson Mandela, a vivement rejeté cette position. «Madiba n'a jamais été un vendu», a-t-il insisté mercredi.

«C'était un vrai révolutionnaire qui avait ça dans le sang. Ce sont des révolutionnaires assis dans leurs fauteuils, en train de contempler le soleil qui ont l'audace de le voir comme un vendu.»

Desmond Tutu, compagnon de lutte de «Madiba», a, lui, apporté une note plus personnelle et moins politique, en saluant un homme «parfait exemple d'humanité».

«Les principes qui ont conduit sa vie sont des principes universels d'amour, de justice, de respect des autres», a rappelé le prix Nobel de la paix de 86 ans.

«On n'était pas toujours d'accord», a-t-il toutefois confié, le sourire en coin. «Son style vestimentaire par exemple. Je lui disais qu'il devait porter un costume et une cravate pour les grandes occasions, au lieu de ses chemises colorées. Il m'avait répondu, dans un style bien à lui: «Et cette critique vient d'un homme qui porte en public une chasuble violine !».

http://www.lapresse.ca/international/afrique/201807/18/01-5189951-cent-ans-apres-la-naissance-de-mandela-lafrique-du-sud-lui-rend-hommage.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_afrique_289_section_POS1

La Hongrie rejette le Pacte de l'Onu sur la migration  18/07/2018

La Hongrie rejette le Pacte de l'Onu sur la migration
















Le Pacte mondial sur la migration, qui doit être entériné en décembre prochain sous les auspices des Nations unies, est “une menace pour le monde” et la Hongrie ne peut que le dénoncer, a déclaré mercredi le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto.

“Ce document est tout à fait contraire aux intérêts de la Hongrie en matière de sécurité”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

La Hongrie ne sera pas présente à la réunion de Marrakech en décembre, où ce pacte doit être adopté, et votera contre le texte si un vote est organisé à l’Assemblée générale de l’Onu, a ajouté le chef de la diplomatie hongroise.

Vendredi dernier, 192 Etats des Nations unies – tous les membres sauf les Etats-Unis, qui se sont retirés des négociations en décembre 2017 – ont entériné la notion de ce pacte “pour une migration sûre, ordonnée et régulée”.

“Ce pacte est une menace pour le monde car il pourrait inspirer des millions” de candidats à l’émigration, a estimé Peter Szijjarto. “C’est un document outrancier, partial et qui encourage la migration. Il pose comme hypothèse que la migration est un phénomène positif et inévitable.”

“Nous, nous considérons que la migration est quelque chose de mauvais, qui a des conséquences extrêmement graves pour la sécurité”, a poursuivi le ministre hongrois.

https://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRL8N1UE3VY

Israël: visite controversée du Premier ministre hongrois  18/07/2018

Israël: visite controversée du Premier ministre hongrois
















Le Premier ministre hongrois Viktor Orban se rend en Israël où il rencontrera Benyamin Netanyahu jeudi avant de se rendre au Mémorial de la Shoa à Jérusalem et au Mur des Lamentations. Un parcours qui suscite de nombreuses polémiques au sein de la population israélienne. Si les rapports politiques entre les deux pays sont très bons, Viktor Orban est accusé d'attiser l'antisémitisme. Beaucoup ne comprennent pas l'accueil réservé au Premier ministre hongrois par Benyamin Netanyahu.

Viktor Orban n'a jamais caché son admiration pour certains hommes-clefs du passé fasciste de la Hongrie. Ainsi, selon le Premier ministre, l'amiral Mikos Horthy, le régent hongrois allié d'Adolf Hithler, est un homme exceptionnel.

Plus récemment, Orban a également mené une campagne à l'encontre de Georges Soros, ce milliardaire qui tente de contrer la politique anti-migratoire du gouvernement hongrois. Le visage de ce vieil homme d'origine juive a ainsi été placardé dans les rues hongroises accompagné de messages critiques pour tenter de réduire sa popularité. Cette photo rappelle à beaucoup l'imagerie utilisée par les nazis en 1930 pour représenter l'ennemi juif.

Mais aux yeux du Premier ministre israélien, son homologue hongrois a des qualités non négligeables: Viktor Orban s'oppose à la majorité des pays européens jugés trop libéraux par Benyamin Netanyahu. La Hongrie s'est abstenue lors de tous les votes de résolutions onusiennes visant Israël.

Et puis les deux hommes partagent la passion des barbelés. En effet, la Hongrie a érigé ses propres barbelés antimigrants en s'inspirant du mur de séparation israélien en Cisjordanie et en l'équipant de systèmes de surveillance israéliens.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180718-viktor-orban-israel-benyamin-netanyahu-soros-hongrie

Attentats du 13 Novembre : le recours de victimes contre les «défaillances» de l'Etat rejeté  18/07/2018

Attentats du 13 Novembre : le recours de victimes contre les «défaillances» de l'Etat rejeté















Le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours déposé contre l'Etat, par des victimes des attentats du 13 Novembre 2015. Elles pointaient les «défaillances» de l'Etat dans la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.

Le recours déposé par une trentaine de victimes des attentats du 13 Novembre 2015 concernant les «défaillances» de l'Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan, a été rejeté ce 18 juillet par le tribunal administratif de Paris. «Les éléments produits par les requérants ne permettent pas d'établir [...] que l'Etat aurait engagé sa responsabilité du fait d'un défaut de surveillance [des auteurs des attaques]», a conclu le tribunal dans un communiqué de presse.

Par ailleurs, «aucune faute ne peut être imputée aux services de police pour n'avoir pas mis en œuvre un dispositif de sécurité particulier autour de la salle de spectacle du Bataclan après le mois d’août 2015», poursuit le tribunal administratif de Paris. L'enquête ouverte après des menaces d'attentat contre la salle de spectacle en 2009 avait abouti à un non-lieu, «la réalité d'un tel projet [n'ayant] pu être établie», rappellent les juges.

«Aucun élément ne permet d'engager la responsabilité de l’État à raison d'un défaut de coopération des services de renseignement français avec les services des autres États membres de l'Union européenne en matière de terrorisme», a enfin estimé le tribunal.

«Le 13-Novembre n'était pas une fatalité», avait affirmé lors de l'audience du 4 juillet Samia Maktouf, avocate de victimes et familles des victimes des attentats à Paris et Saint-Denis, qui ont fait au total 130 morts et des centaines de blessés. Samia Maktouf, à l'origine du recours, avait énuméré les «dysfonctionnements liés au défaut de surveillance et de vigilance des services de sécurité de l’Etat français», et la circulation des djihadistes au sein de l'espace Schengen. L'avocate avait également reproché la non-intervention des soldats de l'opération Sentinelle, qui ont reçu «instruction de ne pas pénétrer dans une salle où une scène de guerre se déroulait».

Depuis trois ans, certaines victimes et familles de victimes s'indignent que des militaires de Sentinelle, une force créée après les attentats de janvier 2015, présents près de la salle où 90 personnes ont été tuées, n'aient pas eu le droit d'intervenir. Une plainte au pénal a d'ailleurs été déposée contre X le 8 juin pour «non-assistance à personne en péril».

https://francais.rt.com/france/52566-attentats-13-novembre-recours-victimes-contre-les-defaillances-de-letat-rejete

Face à Trump, l'UE et le Japon signent un accord commercial «historique»  18/07/2018

Face à Trump, l'UE et le Japon signent un accord commercial «historique»
















L'Union européenne et le Japon ont signé mardi à Tokyo un vaste accord de libre-échange qui se veut un «message fort contre le protectionnisme» de Donald Trump.

«Nous célébrons la signature d'un accord commercial extrêmement ambitieux entre deux des plus grandes économies du monde», ont déclaré le premier ministre japonais Shinzo Abe, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président du Conseil européen Donald Tusk dans un communiqué, en saluant un «jour historique».

Lors d'une conférence de presse commune, les trois dirigeants ont longuement insisté sur leur rôle de porte-drapeau du libre-échange au moment où le président américain fait planer sur le monde la menace d'une guerre commerciale.

«La signature de cet accord de partenariat économique montre au monde la volonté politique inébranlable du Japon et de l'Union européenne de se faire les champions du libre-échange et de guider le monde dans cette direction alors que s'est répandu le protectionnisme», a insisté M. Abe.

«Nous envoyons un message clair disant que nous faisons front commun contre le protectionnisme», a renchéri M. Tusk, tandis que M. Juncker poursuivait sur la même note: «Nous montrons que nous sommes plus forts et mieux positionnés quand nous travaillons ensemble (...) Il n'y a pas de protection dans le protectionnisme».

Le texte doit être soumis d'ici la fin de l'année au Parlement européen en vue d'une entrée en vigueur en 2019, si le Parlement japonais le vote lui aussi rapidement. Contrairement à l'accord UE-Canada, actuellement contesté par l'Italie, il ne doit pas être ratifié par tous les Parlements de l'Union européenne.

Fromages et automobiles

Baptisé Jefta (Japan-UE free trade agreement), il porte sur une zone de libre-échange couvrant près d'un tiers du produit intérieur brut (PIB) mondial et quelque 600 millions d'habitants.

Côté européen, le secteur agroalimentaire sort grand vainqueur des discussions. Au final, 85% des produits agroalimentaires de l'UE pourront entrer au Japon sans droits de douane, mais parfois à l'issue de périodes de transition. D'autres, comme le boeuf, verront les taxes imposées progressivement réduites. Le riz, un produit hautement symbolique pour les Japonais, est exclu de l'accord.

Tokyo s'engage à reconnaître plus de 200 indications géographiques comme le Roquefort, le Tiroler Speck autrichien, le Jambon d'Ardenne belge ou la Polska Wódka (vodka polonaise), qui bénéficieront «du même niveau de protection qu'en Europe».

Les négociations ont été particulièrement complexes sur les produits laitiers, secteur sensible pour Tokyo. L'accord éliminera les droits de douane très élevés sur plusieurs fromages, mais la période de transition pourra atteindre 15 ans.

Les Japonais obtiennent de leur côté un libre accès au marché européen pour leur industrie automobile, mais seulement à l'issue d'une période transitoire de plusieurs années.

Cet accord comprendra aussi un chapitre sur le développement durable.

Protection des investissements

La protection des investissements a constitué le principal point d'achoppement des discussions et n'est pas comprise dans l'accord signé mardi. La plupart des ententes commerciales du monde laissent la possibilité à une entreprise qui s'estime lésée par la politique d'un État après y avoir investi de l'attaquer pour obtenir réparation. Ces différends sont généralement tranchés via un système d'arbitrage dont les Européens ne veulent plus entendre parler.

C'est l'absence de cette partie sur la protection des investissements qui évite à l'accord de passer par les Parlements nationaux, précisent des sources européennes.

Avant de se rendre au Japon mardi, les dirigeants européens avaient fait une halte lundi en Chine, à l'occasion du 20e sommet UE-Chine, dans la même optique de resserrer les rangs face au président américain.

«Le multilatéralisme est attaqué, c'est une attaque sans précédent depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale», avait lancé M. Juncker, M. Tusk estimant de son côté qu'il était «encore temps d'éviter le conflit et le chaos».

Les tensions commerciales actuelles pourraient compromettre à brève échéance la croissance économique de la planète, a prévenu le Fonds monétaire international (FMI).

Junichi Sugawara, chercheur au Mizuho Research Institute, souligne que l'attitude de Donald Trump a «poussé le Japon et l'Union européenne à accélérer les négociations». Le premier ministre japonais Shinzo Abe «a de bonnes relations avec Trump mais, concernant le commerce, le Japon s'est placé du côté de l'UE».

http://www.lapresse.ca/international/201807/17/01-5189782-face-a-trump-lue-et-le-japon-signent-un-accord-commercial-historique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_en-vedette_294_section_ECRAN1POS1

Manifestation algéro-marocaine à venir: des activistes appellent à rouvrir les frontières  18/07/2018

Manifestation algéro-marocaine à venir: des activistes appellent à rouvrir les frontières
















Sur fond de relations tendues entre les deux États, des activistes marocains et algériens de la société civile ont appelé sur les réseaux sociaux à manifester le 22 juillet prochain pour réclamer une réouverture des frontières entre les deux pays.

Des activistes de la société civile en Algérie et au Maroc comptent organiser le 22 juillet une manifestation commune pour obtenir la réouverture des frontières algéro-marocaines qui sont fermées depuis 1994, relate le site d'actualités ObservAlgerie.

D'après le site, les manifestants s'engagent à organiser deux marches de part et d'autre de la frontière.

«Côté algérien, l'itinéraire à suivre ira de Maghnia (dans la wilaya de Tlemcen) jusqu'au poste-frontières Colonel Lotfi. Côté marocain, les manifestant comptent marcher d'Oujda en direction du poste frontalier Zoudj Beghal», ont précisé les organisateurs.

Selon les manifestants, la fermeture de la frontière est un frein aux échanges commerciaux à travers le Maghreb, région de 80 millions d'habitants allant de la Mauritanie à la Libye. Avec une vision commune, la région de l'oriental marocain serait dynamisée, les villes de Berkane, Oujda, Colomb Béchar et Tlémcen seraient renforcées en énergie humaine et en essor commercial, affirment les partisans de la réouverture.

Les frontières terrestres entre l'Algérie et le Maroc sont fermées depuis 1994. Cette situation pèse négativement sur la dynamique économique des deux pays, mettant ainsi les populations vivant dans les zones frontalières dans une situation de précarité aiguë. Elle pénalise aussi la construction du Maghreb arabe privant ainsi les populations des cinq pays constituant cet espace de la possibilité de créer une zone économique intégrée, d'après les manifestants.

Alger et Rabat entretiennent des relations difficiles notamment autour de la question du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole en grande partie sous le contrôle du Maroc qui la considère comme partie intégrante de son territoire.

https://fr.sputniknews.com/international/201807181037255422-manifestation-algero-marocain-frontieres-reouverture/

Social, audiovisuel, emploi, 30 milliards d'économie : CAP 22, le rapport qui embarrasse Matignon  18/07/2018

Social, audiovisuel, emploi, 30 milliards d'économie : CAP 22, le rapport qui embarrasse Matignon
















Un rapport commandé par Matignon et qui aurait été utilisé comme document de réflexion pour le gouvernement a fuité. Mauvaise nouvelle pour l'audiovisuel public et les chômeurs : 30 milliards d'économies seraient envisagées.

Le rapport du comité action publique 2022 dit «CAP 22» est un rapport commandé par Matignon à une quarantaine de chefs d'entreprise et économistes (français et étrangers) et dont la teneur a été révélée le 17 juillet par le journal Le Figaro. Le document détaille 22 propositions choc, notamment dans les domaines de la santé, de la fiscalité, de l'emploi et de l'audiovisuel public, avec à la clé «une trentaine de milliards d'euros» à réaliser pour le gouvernement.

Initialement, ce rapport devait ne sortir qu'à l'automne 2018, un laps de temps qui aurait permis au gouvernement d'en préparer une version plus présentable au public. Hélas, la fuite a fait son œuvre et l'annonce des mesures s'est répandue, malgré les efforts de la majorité pour l'éviter.

Le ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a ainsi tenu à assurer sur RTL que, dans le domaine de l'emploi, CAP 22 n'était «pas [sa] feuille de route». En effet, le rapport soulève de nombreuses questions à propos de l'agence Pôle Emploi et préconise notamment de muscler ce service de retour à l'emploi en le mettant en concurrence avec d'autres acteurs. Une refonte du système serait envisagée qui impliquerait également une baisse de la durée du chômage et un renforcement de la responsabilisation des personnes sans emploi.

Le rapport préconise aussi de supprimer les aides publiques «particulièrement inefficaces» telles que le soutien à la transition énergétique et la péréquation de la taxe d'aéroports. S'il suit cette préconisation, le gouvernement devrait alors répondre aux questions des élus locaux qui verraient les petits aéroports menacés de fermeture.

Les niches fiscales permettant une TVA réduite dans les secteurs du logement et de la restauration sont également dans le viseur des experts du rapport et Bruno Le Maire a dû rassurer les professionnels de la restauration : pas de changement pour le moment.

Le rapport commandé par les services du Premier ministre n'oublie pas de livrer ses recommandations à propos des fonctionnaires et émet le souhait d'un «nouveau contrat social entre l'administration et ses collaborateurs» avec un recours accru aux contractuels.

Autre suggestion qui ne manquera pas de faire hausser quelques sourcils : les experts proposent une réforme de fond en comble de l'audiovisuel public. Le rapport préconise notamment de ne conserver qu'une seule chaîne généraliste, France 2, et une seule chaîne régionale, France 3. La disparition de France 4, France Ô et FranceInfo permettrait ainsi de réaliser une économie de 400 millions d'euros. Françoise Nyssen avait déjà évoqué ce type de mesures drastiques au mois de juin, mais disait vouloir conserver toutes les chaînes sauf France 4.

https://francais.rt.com/france/52567-social-audiovisuel-emploi-30-milliards-economie-cap-22-rapport-embarrasse-matignon

Sénat : les propositions de loi contre les «fausses nouvelles» rejetées en commission  18/07/2018

Sénat : les propositions de loi contre les «fausses nouvelles» rejetées en commission















Premier groupe au Sénat avec 146 sièges sur 348, les Républicains viennent-il d'adresser un camouflet à Emmanuel Macron ? La commission des lois du Sénat a en tout cas décidé de rejeter les deux propositions de loi sur les fausses nouvelles.

La commission des lois du Sénat a rejeté ce 17 juillet les deux propositions de loi destinées à lutter contre les fausses nouvelles en période électorale. C'est ce qu'a annoncé son président Philippe Bas, membre du parti Les Républicains (LR). La commission a décidé de déposer, en préalable à la discussion générale en séance, une motion de rejet à ces deux textes issus de la majorité La République en marche à l'Assemblée nationale, selon l'élu de la Manche.

Ce dernier a précisé que la commission culture et médias du Sénat avait décidé d'en faire autant. Les socialistes et l’Union centriste avaient également déposé une motion de rejet en commission au Sénat.

Selon le rapporteur de la commission des lois, Christophe-André Frassa (LR), il n'y a «pas lieu de délibérer» sur le texte. «En raison des doutes sur l'efficacité des dispositions proposées mais également en raison des risques d'une atteinte disproportionnée à la liberté de communication que présente la principale disposition de la proposition de loi, il n'est pas apparu pertinent à votre commission de légiférer, de manière précipitée», a-t-il écrit dans son rapport.

L'Assemblée avait adopté au début du mois de juillet les deux propositions de loi, l'une ordinaire et l'autre organique. Elles visent notamment, selon ses auteurs, à permettre à un candidat ou à un parti politique de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de ce qu'ils estiment relever d'une fausse information durant les trois mois précédant un scrutin national.

"En raison des risques d'une atteinte disproportionnée à la liberté de communication que présente la proposition de loi, il n'est pas apparu pertinent à votre commission de légiférer, de manière précipitée"

Par ailleurs, ces deux lois imposent aux plateformes numériques (Facebook, Twitter, etc.) des obligations de transparence lorsqu'elles diffusent des contenus contre rémunération. Leur examen en séance au Sénat est prévu les 26 et 27 juillet.

Au mois de juin, lors de la discussion des deux propositions de loi à l'Assemblée nationale, les débats avaient été houleux. Prenant la parole devant les députés, le ministre de la Culture Françoise Nyssen avait à cette occasion soutenu à propos du texte : «Les garde-fous imaginés, les critères précis qui accompagnent chaque disposition, l’intensité du travail en commission, tout démontre qu’il a été abordé avec toute la sagesse, la mesure, le recul et les précautions qui s’imposent. Ce texte est à la hauteur de notre démocratie.»

https://francais.rt.com/france/52558-senat-propositions-loi-contre-fausses-nouvelles-rejetees-commission

L'Allemagne rend 1 500 demandeurs d'asile à la Grèce et veut accélérer les expulsions de migrants  18/07/2018

L'Allemagne rend 1 500 demandeurs d'asile à la Grèce et veut accélérer les expulsions de migrants
















Le gouvernement grec a fait savoir que son pays allait reprendre 1500 demandeurs d'asile à l'Allemagne. Berlin entend en outre classer les pays du Maghreb parmi les pays «sûrs» pour accélérer les expulsions de migrants originaires de cette région.

Manifestation du tournant de la politique migratoire allemande, voulu par le ministère de l'Intérieur Horst Seehofer ? «Le premier semestre 2018, il y a eu 1 500 demandes de reprises [de demandeurs d'asile arrivés en Europe par la Grèce] par l'Allemagne, elles seront acceptées», a déclaré le 18 juillet Dimitris Vitsas, ministre grec de la Politique migratoire, le 18 juillet en conférence de presse. En d'autres termes, la Grèce va reprendre 1500 demandeurs d'asile d'Allemagne.

Des accords ont été passés en ce sens entre les deux pays, ainsi qu'avec l'Espagne, lors du sommet européen sur la gestion migratoire de fin juin. Ceux-ci prévoient un reprise par l'Espagne et la Grèce de demandeurs d'asile interpellés à la frontière germano-autrichienne, seulement si ces migrants ont déjà été enregistrés dans les bases de données européennes EURODAC.

Les pactes passés entre Etats de l'UE doivent aider à «trouver une solution unique européenne pour le règlement du flux migratoire et limiter les actes unilatéraux», a également souligné Dimitris Vitsas, alors que les dissensions entre Européens demeurent au sujet de l’accueil des migrants.

En échange de la prise en charge des premiers migrants retournés, Berlin a promis à Athènes d'accepter 2 900 candidats au regroupement familial, selon le ministre grec. L'Allemagne a déjà accepté 2 000 de ces demandes.

La Grèce peine toujours à prendre en charge quelque 60 000 migrants et réfugiés bloqués sur son territoire depuis la grande vague migratoire commencée en 2015.
L'Allemagne veut accélérer les expulsions de migrants maghrébins

Le même jour, en Allemagne, le conseil des ministres allemand a adopté un projet de loi visant à qualifier le Maroc, la Tunisie, l'Algérie et la Géorgie de «pays sûrs». Un premier projet de loi similaire avait été rejeté l'an dernier par la chambre haute du Parlement, le Bundesrat, faute d'avoir trouvé une majorité en raison de l'opposition des Verts et de la gauche dure Die Linke.

Concrètement, le gouvernement veut inscrire ces trois pays du Maghreb et l'ancienne république soviétique sur sa liste des pays dits «sûrs», comme c'est déjà le cas pour les pays des Balkans non membres de l'Union européenne, ce qui permettrait aux services d'immigration de rejeter de façon quasi-automatique les demandes d'asile de leurs ressortissants, sans même avoir à motiver ces refus.

Berlin justifie cette décision par le fait que les demandes d'asile en provenance de ces pays sont déjà rejetées à plus de 99% pour la Géorgie et l'Algérie. Seuls 2,7% des demandes d'asile de Tunisiens et 4,1% des requêtes de Marocains ont reçu une réponse positive des autorités allemandes en 2017.

https://francais.rt.com/international/52565-allemagne-rend-1500-demandeurs-dasile-grece-veut-accelerer-expulsions-migrants

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