France : les députés ont voté en faveur de l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution  09/02/2016

France : les députés ont voté en faveur de l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution







Les députés français ont voté lundi soir en faveur de l'inscription dans la Constitution du régime de l'état d'urgence, une révision de la loi fondamentale à laquelle le président François Hollande avait appelé trois jours après les attaques jihadistes du 13 novembre à Paris qui avaient fait 130 morts.

Cet article 1er du projet de loi constitutionnelle, qui prévoit que l'état d'urgence sera "décrété en Conseil des ministres" soit "en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public", soit en cas de "calamité publique" (événements naturels), a été adopté par 103 voix contre 26 à l'Assemblée nationale (la chambre basse du Parlement).
Comme c'est déjà le cas actuellement, seul le Parlement pourra proroger l'état d'urgence au-delà des douze jours initiaux, par une loi en fixant la durée.

Avec l'avis favorable du gouvernement, les députés ont voté peu avant un amendement pour restreindre la durée de prorogation à une période maximale de quatre mois, renouvelable après un vote du Parlement.
Les députés ont aussi ajouté dans le texte de révision constitutionnelle le principe du contrôle parlementaire de la mise en oeuvre de l'état d'urgence, souhaité par plusieurs groupes politiques.

Au grand dam du gouvernement ainsi que de la droite, ils ont aussi voté un amendement déposé par les socialistes prévoyant que l'Assemblée nationale se réunit de plein droit et ne peut être dissoute pendant l'état d'urgence.
Selon le Premier ministre Manuel Valls, présent au moment du vote de lundi, l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution, contestée par certains écologistes et la gauche radicale ainsi que par plusieurs élus de droite, doit permettre d'encadrer "strictement les motifs de son déclenchement et de sa prorogation", repris de la loi de 1955 qui a créé ce régime d'exception en pleine guerre d'Algérie et qui a été durcie en novembre dernier.

http://www.lorientlejour.com/article/969348/france-les-deputes-ont-vote-en-faveur-de-linscription-de-letat-durgence-dans-la-constitution.html


Une île anglo-normande officiellement xénophobe  08/02/2016

Une île anglo-normande officiellement xénophobe







Afin de ne plus accueillir de réfugiés venant du Proche-Orient, l'île de Guernesey se déclare officiellement xénophobe en raison de l'islamophobie ambiante partout sur l’île.

L'île anglo-normande de Guernesey a refusé d'accueillir un quota des 20.000 réfugiés actuellement dans des camps en Turquie, en Jordanie ou au Liban, rapporte The Independent. Le premier ministre de Guernesey Jonathan Le Tocq, qui ne fait pas dans le politiquement correct, a averti que les réfugiés pouvaient faire face à une attitude défavorable de la part de certains résidents sur les îles.

"Il y a bien sûr beaucoup d'islamophobie et de négativité sur l'île, et il serait difficile pour nous de garantir leur (des réfugiés) sécurité et leur stabilité ici, à Guernesey, ", a déclaré ce week-end Jonathan Le Tocq, qui propose de réinstaller les réfugiés syriens dans les autres parties du Royaume.

Les édiles de Saint-Hélier comme de Saint-Port-Pierre estiment que cet afflux potentiel ne peut que perturber la tranquillité d'un lieu qui respire la prospérité.

Les îles sont totalement autonomes en matière de politique intérieure, mais la décision du premier ministre a été jugée "regrettable" par le ministère des Affaires étrangères ainsi que la plupart des locaux, qui éprouvent de la compassion envers les réfugiés syriens.

"La déclaration de Le Tocq est honteuse au vu de notre histoire", a déclaré Eddie Pack, un responsable d'une ONG de Guernesey récoltant des fonds pour aider les réfugiés syriens.

Le gouvernement britannique a déclaré que le Royaume-Uni avait fourni 230.000 livres sterling (333.592 dollars US) aux agences qui apportent de l'aide humanitaire en Syrie et aux alentours.

Avec cette décision, Guernesey emboîte le pas de son homologue, l'île de Jersey. L'île de Man, située en mer d'Irlande, a choisi pour sa part la démarche inverse, ses résidents se disant prêts à accueillir une centaine de réfugiés.

http://fr.sputniknews.com/international/20160208/1021568207/guernesey-refugies-xenophobie.html


Syrie : les enquêteurs de l'Onu accusent Damas d'"extermination" de détenus  08/02/2016

Syrie : les enquêteurs de l'Onu accusent Damas d'"extermination" de détenus









Les enquêteurs de l'Onu sur la Syrie ont accusé lundi Damas d'"extermination" de détenus, assurant que ces "morts massives" de prisonniers étaient le résultat d'une "politique d'Etat".

"Des détenus (...) ont été battus à mort ou sont décédés des suites de leurs blessures ou d'actes de torture", écrivent les experts mandatés par le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu dans leur dernier rapport, assimilant la politique d'"extermination" de prisonniers à un "crime contre l'humanité".

"Il est évident que les autorités gouvernementales administrant les prisons et centres de détention étaient au courant que les morts se produisaient sur une échelle massive", soutiennent-ils, indiquant que des dizaines de milliers de personnes, dont des femmes et enfants, croupissent dans les prisons gouvernementales syriennes.

Ces "morts massives de prisonniers" sont la conséquence voulue des terribles conditions de vie dans les centres de détention, et le résultat d'"une politique d'Etat ayant pour but d'attaquer la population civile", affirment les enquêteurs.

Les quatre membres de la commission d'enquête de l'Onu sur les violations des droits de l'Homme en Syrie n'ont jamais eu le feu vert de Damas pour entrer en Syrie mais ils ont recueilli des milliers de témoignages de victimes, de documents et de photos satellites.

http://www.lorientlejour.com/article/969198/syrie-les-enqueteurs-de-lonu-accusent-damas-dextermination-de-detenus.html


Sissi sur la sellette : un étudiant italien assassiné et torturé  08/02/2016

C’est grave. Si le régime de Sissi se met maintenant à tuer et torturer les Européens, certains de nos politiciens risquent d’être embarrassés...

C’est apparemment un véritable calvaire qu’a subi le jeune étudiant italien Giulio Regeni avant d’être retrouvé mort au Caire "avec des traces de torture".
Le gouvernement italien demande une enquête concernant le sort de Giulio, 28 ans, étudiant qui préparait un doctorat à l’université de Cambridge, et dont on s’inquiétait de la disparition depuis une semaine.
Son corps a été retrouvé dans un fossé de la banlieue du Caire où son corps aurait été trainé. Il porte des traces de coups, de brûlures de cigarettes et de coupures sur ses oreilles, montrant qu’il a subi une "mort lente".
L’agence de presse italienne Ansa indique que la police italienne et Interpol se sont rendus sur place pour mener leur enquête.
Giulo Regeni, en plus de ses recherches universitaires, travaillait pour le journal communiste "Il Manifesto" pour lequel il écrivait des articles sur le milieu syndical égyptien. Il avait signalé qu’il s’inquiétait pour sa sécurité.
Source : http://www.theguardian.com/world/2016/feb/04/italian-student-found-dead-egypt-giulio-regeni-torture
CAPJPO-EuroPalestine


PSA versera 427 millions d'euros d'indemnités à l’Iran pour les sanctions économiques de 2012  08/02/2016

 
La fin de la politique de sanctions contre l'Iran ouvre de nouvelles opportunités économiques pour la France© Charles PlatiauSource: Reuters
La fin de la politique de sanctions contre l'Iran ouvre de nouvelles opportunités économiques pour la France
 

Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, qui vient de signer un nouveau contrat avec Téhéran grâce à la nouvelle conjoncture, devra monnayer son retour sur le marché iranien pour en faire oublier son départ précipité.
«Le versement d'indemnités à l'Iran est inclus dans le nouveau contrat, mais le contenu de ce contrat reste confidentiel», a annoncé le ministre iranien du Commerce et de l’Industrie, Mohammad Reza Nematzadeh, à l'agence de presse nationale Tasnim.

En 2012, l’entreprise française avait brutalement rompu ses ventes à l’Iran après l'introduction de sanctions économiques décidées contre la République islamique en raison de ses activités nucléaires.
Lire aussi : Rohani à Paris : ce sont d’abord les entreprises françaises qui vont en profiter
Après la signature d’un accord sur le programme nucléaire de l’Iran en juillet 2015, les sanctions ont finalement été levées en janvier 2016. Dans la foulée, PSA n’a pas tardé à annoncer la création d’une entreprise commune avec le constructeur Iran Khodro afin notamment de produire ses voitures directement sur le sol iranien.

«Afin de compenser le fait d’être parti soudainement l’Iran à cause des sanctions» a déclaré dimanche le directeur général de Iran Khodro, Hashem Yekkeh Zare, Peugeot s’est engagé à régler 80 millions d’euros de dettes impayées ainsi que de fournir des pièces détachées de voitures à hauteur de 25 millions d’euros et une ligne de production pour le modèle 207 de la marque valant 11 millions d’euros. Peugeot accordera aussi 311,6 millions d’euros en réductions, dont 140 millions concernant les droits sur la marque pour les voitures estampillées Peugeot. Au lieu de cent euros, «Peugeot recevra trente euros de royalties pour deux millions de voitures» a déclaré Hashem Yekkeh Zare.
Avant son départ du marché en 2012, PSA Peugeot Citroën était la première marque automobile en Iran, où elle enregistrait une part de marché de 30%.
En visite à Paris fin janvier, le président iranien Hassan Rohani avait assuré qu'il était prêt à «tourner la page sur une relation nouvelle entre [les] deux pays», laissant ainsi présager la signature de nouveaux contrats.

https://francais.rt.com/


Manifestations à Calais : le général Piquemal vers le chemin de la prison ?  08/02/2016

 

© Wikipedia
 

L'ancien patron de la Légion étrangère considéré comme le principal participant de la manifestation anti-migrants survenue samedi à Calais, s'expose à une lourde peine pouvant aller jusqu'à un an de prison ferme et 15 000 euros d'amende.
Soutiens et adversaires de Christian Piquemal  se sont vivement opposés sur les réseaux sociaux durant tout le week-end. Si le débat continue de faire rage sur la légitimité de l'arrestation du général par les forces de l'ordre, il appartient désormais à la justice de trancher sur son sort, ce lundi 8 février.

  Désigné comme ayant eu «le rôle principal» lors de la manifestation interdite de Pegida organisée à Calais  samedi dernier, ce dernier est poursuivi pour «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissout après sommation». Cette charge retenue à son encontre, l'expose à une peine de six mois de prison et 7 500 euros d'amende. La participation à une manifestation interdite n'est pas en soit considérée comme un délit si et seulement si, elle n'a pas été dispersée par les forces de l'ordre. Dans ce cas précis à Calais, la manifestation a continué malgré les sommations des forces de l'ordre. De ce fait, le général risque jusqu'à un an de prison et 15 000 euros d'amende. En avril 2015, un membre du NPA avait été condamné en appel à six mois de prison, dont deux ferme, ainsi qu'à 1 100 euros d'amende pour «participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser». L'étudiant originaire de Toulouse avait participé à une manifestation interdite en hommage à Remi Fraisse, militant écologiste tué par une grenade à Sivens.

Les partisans du Général Piquemal appellent à se rassembler devant le tribunal

Le procès qui se tiendra à 12h à Boulogne-sur-Mer risque de se dérouler sous haute-tension, plusieurs personnes ayant appelé à un rassemblement devant le tribunal de grande instance de la ville où Christian Piquemal sera jugé. D'ores et déjà, plusieurs groupes sur Facebook ont fleuri pour soutenir le général soutenu par une partie de la classe politique notamment au sein du Front national. 

https://francais.rt.com/


La Tunisie construit une clôture de 200km à sa frontière avec la Libye  08/02/2016

Les autorités tunisiennes ont annoncé la fin de la première phase de construction d'une clôture d'environ 200 kilomètres à la frontière avec la Libye.
  Le ministre tunisien de la Défense Farhat Horchani a visité samedi la zone frontalière et inspecté les fortifications comprenant des fossés remplis d'eau, des sacs de sable et des tours d'observation.  
La deuxième phase de construction comprendra l'installation de l'équipement électronique spécial pour la protection de la frontière.
La clôture est construite dans le cadre de la menace de pénétration sur le territoire tunisien des militants islamistes, y compris des terroristes du groupe extrémiste Etat islamique.
  La Libye est source d'inquiétude depuis bien longtemps, à commencer pour son voisin direct la Tunisie avec qui elle partage plus de 500 km de frontière.  
La Tunisie a décidé de renforcer sa frontière suite à l'attentat de Sousse perpétré en juin 2015 par un djihadiste qui avait suivi un entraînement spécial en Libye. Le terroriste, armé d'une kalachnikov qu'il avait cachée dans un parasol, a tué 38 touristes étrangers, dont 30 ressortissants du Royaume-Uni, et blessé une quarantaine d'autres avant d'être abattu par les forces de l'ordre. L'attentat avait été revendiqué par Daech.


Londres se prépare à l'éventualité d'un conflit Otan-Russie  08/02/2016

Le Royaume Uni effectuera d'importants exercices militaires de déploiement en Jordanie afin d'assurer que l’armée britannique puisse se mobiliser en cas de conflit militaire entre l’Otan et la Russie.
Dans le cadre de l'exercice baptisé "Shamal Storm", plus de 1.600 militaires britanniques et 300 véhicules militaires seront acheminés vers la Jordanie, rapporte le Daily Telegraph.
En dépit du fait que la Jordanie partage des frontières avec la Syrie, la manœuvre n'est pas liée à la lutte contre Daech, signale le journal. L'objectif semble plutôt d'orchestrer la répétition d'une mobilisation rapide de troupes et de véhicules en Europe occidentale en cas de conflit entre l'Otan et la Russie.

"Ce n'est pas un exercice contre l'EI. Il s'agit plutôt de s'assurer que nous soyons prêts à joindre les Etats-Unis en Ukraine, et non en Syrie", rapporte une source de l'armée britannique. "C'est n'est pas le type de forces vous espéreriez voir entrer dans Alep afin d'affronter une bande de djihadistes".
 

Selon le représentant officiel de l'armée britannique, les exercices en Jordanie visent à assurer une disponibilité immédiate en vue du déploiement d'un effectif de 30.000 militaires n'importe où dans le monde.  
Plus de 300 véhicules militaires sont acheminés présentement en Jordanie où des experts en logistique, en renseignement et en explosifs ainsi que des médecins s'entraîneront à prêter assistance aux troupes britanniques déployées.


60 combattants kurdes tués à Jizra  08/02/2016

Une soixantaine de membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été abattus au cours des 24 dernières heures dans le sud-est de la Turquie.
 
D'après la chaîne de télévision locale TRT qui cite une source au sein des forces turques, des membres des services de sécurité ont fait irruption dans un sous-sol où se trouvaient 70 combattants kurdes, dont 60 ont trouvé la mort dans le combat qui s'en est suivi.  
En décembre 2015, les autorités turques ont décrété un couvre-feu dans plusieurs localités kurdes du sud-est du pays, notamment dans le quartier Sur de Diyarbakir, dans les villes de Jizra et Silopi dans la province de Sirnak ainsi qu'à Nusaybin et Dargecit dans la province de Mardin.
Des affrontements entre les forces de sécurité et les combattants du PKK se poursuivent jusqu'à présent à Sur et à Jizra.
 
Selon les données officielles, environ 850 combattants kurdes ont été éliminés depuis le début de l'opération spéciale dans le sud-est de la Turquie. La partie kurde affirme pour sa part qu'il s'agit pour la plupart de victimes civiles.  
Créé en 1978 pour réclamer l'indépendance des territoires peuplés par des Kurdes, le Parti des travailleurs du Kurdistan est considéré par les autorités turques comme une organisation terroriste.


Pense-bête de Moscou à Ankara pour renouer les liens  08/02/2016

Ankara sait ce qu'il faut faire afin de normaliser ses relations avec Moscou, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexeï Mechkov.
Plutôt que d'avancer des accusations infondées à l'égard de la Russie, la Turquie devrait se comporter d'une manière digne des relations internationales, a fait savoir le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexeï Mechkov.

"Au lieu d'attiser les tensions, d'avancer des griefs totalement absurdes contre la Russie, il vaut mieux regarder dans le miroir et faire ce que l'on fait dans le cadre de relations intergouvernementales civilisées. Notre position n'a pas changé", affirme le vice-ministre.
 

Plus tôt, le diplomate avait déclaré que les autorités turques devraient indemniser la Russie pour l'incident avec le Su-24, présenter des excuses et assurer que cela ne se reproduise plus.  
Ce à quoi le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Tanju Bilgic a riposté que son pays n'avait aucune intention de le faire.
Le 24 novembre 2015, les militaires turcs ont abattu un avion russe Su-24, en déclarant que celui-ci avait violé l'espace aérien du pays près de sa frontière avec la Syrie. L'avion était piloté par deux militaires russes dont un a été tué par les djihadistes au moment où il atterrissait en parachute.
  Selon le ministère russe de la Défense, l'avion se trouvait à une altitude de 6.000 mètres et n'a jamais quitté l'espace aérien syrien, ce qui a été confirmé par les systèmes de contrôle objectifs. Le président russe Vladimir Poutine a plus tard annoncé que l'avion avait été abattu au-dessus de la Syrie par un missile air-air tiré depuis un chasseur turc F-16. L'appareil était tombé sur le territoire syrien, à 4 km de la frontière turque.  
Vladimir Poutine a également qualifié cette attaque de "coup de poignard porté dans le dos" de la Russie par les complices des terroristes. Moscou exige que la Turquie présente publiquement des excuses, rembourse les pertes dues à la destruction de l'avion et indemnise les familles des victimes de la catastrophe. Ce qu'Ankara refuse catégoriquement de faire.


LA ‘COALITION’ PREPARE UNE OFFENSIVE CONTRE RAQQA !  08/02/2016

# SYRIA COMMITTEES/ ALERTE ROUGE SYRIE/ LA ‘COALITION’ PREPARE UNE OFFENSIVE CONTRE RAQQA !
 
Fabrice Beaur pour SYRIA COMMITTEES/
Avec PCN-SPO - SANA/ 2016 02 07/
https://www.facebook.com/syria.committees
https://www.facebook.com/suriye.komitesi
http://www.syria-committees.org/
 
Selon Le Parisien, la "coalition internationale" (traduisez l'OTAN et les pays du Golfe) prépare une intervention au sol contre la capitale de l' "Etat Islamique".
En voilà, une bonne excuse pour envahir la Syrie !
 
Parce que pour intervenir sur le territoire d'un Etat souverain, il faut son accord. Et la République arabe Syrie avec comme président Bashar al-Assad, que cela plaise ou non aux occidentalistes, est toujours un Etat siégeant à l'ONU.
Toute intervention sans passer par le cadre de l'ONU et sans l'aval de Damas serait une violation du Droit international.
 
Bon, ce n'est pas que cela puisse nous surprendre vu tous les précédents des interventions US et occidentales (Yougoslavie, Irak, etc...). Mais, ici, en Syrie, il y a un gouvernement qui a autorisé deux pays à intervenir : la Russie et l'Iran. Eux et eux seuls ont donc la légalité et la légitimité d'intervenir en Syrie pour lutter contre les terroristes islamistes.
 
Oui, je parle de légitimité. Car jamais à la différence de Riyad, de Doha et des principaux pays de l'OTAN (USA, France, UK, Turquie, etc.), la Russie et l'Iran n'ont soutenus directement ou indirectement les forces extrémistes en Syrie.
Une intervention directe de troupes de l'OTAN poserait à un moment la problématique du contact avec les forces de l'Armée syrienne et des forces iraniennes. Sans compter l'aviation russe.
 
Il se dit que les USA (car ce sont bien eux à la manœuvre) veulent s'appuyer sur les combattants kurdes des YPG.
Mais dans ce cas, la réaction du régime d'Erdogan en Turquie pourrait être un danger pire que Daesh. Quand on voit les agissements du gouvernement turc de ces dernières semaines et tout particulièrement de ces derniers jours, nous ne pouvons que nous poser des questions.
 
Car c'est de la sagesse et de l'intelligence qu'il faut dans cette région pour résoudre toute une série de problèmes actuels comme passés. Et non pas ouvrir d'autres fronts militaires sans aucune coordination avec tous les acteurs sur le terrain et surtout sans l'aval de Damas. Ce qui ne pourrait aboutir qu'à la partition de la Syrie. Ce qui ne manquerait pas de produire un effet domino sur tous les autres pays de la région. Je pense bien évidemment à l'Irak mais également à la Turquie en elle-même.
 
Et il n'y a que les imbéciles qui peuvent croire que cela s'arrêtera seulement là.
 
Fabrice Beaur (Фабрис Бэор)
https://www.facebook.com/beaur.fabrice  
_________________________
https://www.facebook.com/syria.committees
https://www.facebook.com/suriye.komitesi
http://www.syria-committees.org/
 


Fuite d’un document confidentiel australien qualifiant les Libanais sunnites de « dangereux »  07/02/2016

Fuite d’un document confidentiel australien qualifiant les Libanais sunnites de « dangereux »






Un document confidentiel du gouvernement australien ayant fait l’objet d’une fuite la semaine dernière suscite la colère de la communauté libanaise d’Australie. Le document, dont des extraits ont été publiés dans les médias australiens, qualifie les Libanais sunnites de « dangereux » et « enclins à l’extrémisme ». Selon le texte en question « l’extrémisme en Australie a été largement influencé par l’arrivée des réfugiés libanais dans le cadre du programme humanitaire entre les années 1975 et 1990 ». La plupart de ces réfugiés étaient issus « des communautés sunnites pauvres et non-éduquées », poursuit le document, dont l’authenticité n’a pas été confirmée par le gouvernement australien. « Par conséquent, ceci a permis l’arrivée en Australie d’une communauté sunnite incluant des éléments qui prônaient l’extrémisme ou qui étaient extrêmement réceptifs aux messages extrémistes », ajoute le texte.

Dans un message publié sur Facebook, l’association des musulmans libanais en Australie a fermement condamné le document fuité dans les médias, affirmant qu’il démontre « une profonde méconnaissance de la communauté musulmane et du processus de radicalisation ». « Le langage utilisé dans le documents est inacceptable et ne fait qu’alimenter les tensions culturelles et raciales, ajoute l’association. (Le document) montre le manque de compréhension du gouvernement à l’égard du phénomène de radicalisation et sert à diaboliser la communauté musulmane ».

Interrogé par le journal australien The Sydney Morning Herald, Michael Kheirallah, directeur du Conseil de la communauté libanaise dans la ville de Victoria, s’est dit « choqué » par la position du gouvernement vis-à-vis de la communauté musulmane. « Je pense que 99% des sunnites sont intégrés et la majorité d’entre eux rejettent les idées extrémistes, a-t-il affirmé. Je ne sais pas d’où (le gouvernement) a cherché ces informations discriminatoires envers une partie de la communauté libanaise. (…) Ces commentaires ne feront que marginaliser les Libanais et n’encourageront pas l’intégration. »

http://www.lorientlejour.com/article/969061/fuite-dun-document-confidentiel-australien-qualifiant-les-libanais-sunnites-de-dangereux-.html


Le Brésil inaugure l'ambassade de Palestine et envoie promener le représentant d’Israël  07/02/2016

Le Brésil inaugure l'ambassade de Palestine et envoie promener le représentant d’Israël







Si la présidente brésilienne refuse catégoriquement d’accepter la nomination d’un colon au poste d’ambassadeur d’Israël, elle n’a en revanche pas rechigné à accorder un prestigieux bâtiment à l’ambassade palestinienne.

L’inauguration a eu lieu ce mercredi dans la capitale Brasilia, en présence du représentant de l’Autorité Palestinienne au Brésil, Ibrahim Alzeben. Des membres du gouvernement de Dilma Rousseff, et des représentants de différents pays arabes étaient également présents pour l’occasion.

Cette cérémonie prend place dans un contexte de crise diplomatique entre le Brésil et Israël à propos du poste d’ambassadeur de l’Etat hébreu, qui reste vacant depuis décembre 2015. En effet, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a désigné Dani Dayan, ancien dirigeant de colonies en Cisjordanie, à ce poste. Mais pour la présidente brésilienne Dilma Rousseff, il est hors de question d’accorder le poste diplomatique à cette personnalité.

Bâtie sur un terrain de plus de 1 500 mètres carrés légué par l’ancien président brésilien Lula, la nouvelle ambassade de Palestine apparait plutôt grande en comparaison avec celles des autres missions diplomatiques. Surmonté d’un dôme doré, le bâtiment ressemble en fait à la mosquée al-Aqsa, située sur le Mont du Temple à Jérusalem.

Ainsi, un long chemin a été parcouru depuis les premières relations bilatérales entre le Brésil et les Palestiniens, établies en 1975 lorsque l’Organisation de Libération de la Palestine fut autorisée à nommer des représentants à Brasilia. L’Etat palestinien avait lui été reconnu en décembre 2011 par le Brésil.

https://francais.rt.com/international/15233-bresil-ambassade-palestine-israel


L'Egypte a inondé les tunnels de Gaza à la demande d'Israël  07/02/2016

L'Egypte a inondé les tunnels de Gaza à la demande d'Israël







Un ministre israélien a assuré que si l'Egypte avait inondé les tunnels de contrebande entre la bande de Gaza et son territoire, c'était à "la demande" et sous "la pression" d'Israël.
Le ministre de l'Energie Youval Steinitz, membre du parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu dont il est réputé proche, a affirmé samedi que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait "inondé un bon nombre de tunnels entre Gaza et le Sinaï", y voyant "une bonne solution".
"Disons que si M. Sissi l'a fait, c'est en grande partie en raison de nos demandes et de nos pressions", a-t-il dit lors d'une interview samedi, avant d'ajouter que "la coordination en terme de sécurité entre Israël et l'Egypte est bonne et n'a jamais été aussi forte".
Dimanche, une porte-parole de M. Steinitz a tenté de revenir sur ces propos et affirmé qu'ils donnaient "l'impression fausse que la campagne égyptienne contre les tunnels était le résultat d'une demande israélienne". "Cela ne reflète pas la réalité", a-t-elle ajouté, alors que l'Egypte a lancé fin 2014 la construction d'une zone tampon pour détruire les centaines de tunnels creusés depuis Gaza mais ne dit pas les avoir inondés.
Le Hamas qui dirige la bande de Gaza est l'une des bêtes noires du régime de l'ex-maréchal Sissi qui accuse des activistes palestiniens d'utiliser ces tunnels pour fournir des armes aux mouvements jihadistes actifs dans le Sinaï.
Pour les Palestiniens, qui ont vu de l'eau s'infiltrer de leur côté de cette région semi-désertique, il ne fait aucun doute que les Égyptiens ont inondé la zone tampon pour submerger les derniers tunnels subsistant entre Gaza et le Sinaï égyptien. Les Égyptiens pomperaient à cette fin l'eau de la Méditerranée toute proche, affirment-ils.
Depuis que l'armée a renversé à l'été 2013 le président Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans dont est issu le Hamas, le passage égyptien de Rafah, seule ouverture de Gaza sur le monde non contrôlée par Israël, est fermé en quasi-permanence, étouffant un peu plus 1,8 million de Gazaouis et leur économie sous blocus israélien depuis 10 ans.
Lors de la dernière guerre de l'été 2014, l'aviation israélienne avait détruit une grande partie du réseau souterrain qui permettait aux Gazaouis d'acheminer de nombreux produits depuis l'Égypte.

http://www.lorientlejour.com/article/969063/legypte-a-inonde-les-tunnels-de-gaza-a-la-demande-disrael-assure-un-ministre-israelien.html


Les Emirats se disent prêts à envoyer des troupes en Syrie  07/02/2016

Les Emirats se disent prêts à envoyer des troupes en Syrie







Après l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis se sont à leur tour dit prêts dimanche à envoyer des troupes en Syrie dans le cadre d'une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis pour lutter contre l'organisation Etat islamique.

"Notre position depuis le départ est qu'une vraie campagne contre Daech doit inclure des troupes au sol", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Anouar Gargach, pendant une conférence de presse à Abou Dhabi. "Nous ne parlons pas de milliers d'hommes" et une telle initiative ne pourrait intervenir que sous la direction des Etats-Unis, a-t-il toutefois ajouté.

Les Emirats arabes unis sont engagés dans le conflit au Yémen au sein de la coalition formée par les Saoudiens qui combat les miliciens houthis, soutenus par l'Iran.

Samedi, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, a mis en garde l'Arabie saoudite ou tout autre pays contre une intervention militaire en Syrie sans l'aval du gouvernement de Damas, promettant aux soldats qui s'y aventureraient de rentrer chez eux "dans des cercueils".

http://www.lorientlejour.com/article/969032/les-emirats-se-disent-prets-a-envoyer-des-troupes-en-syrie.html


Israël : six mois de sursis pour une députée arabe ayant insulté des policiers  07/02/2016

Israël : six mois de sursis pour une députée arabe ayant insulté des policiers






La députée arabe israélienne Haneen Zoabi, une des personnalités les plus controversées d'Israël, a été condamnée dimanche à six mois de prison avec sursis pour avoir insulté des policiers israéliens, ont indiqué des sources judiciaires.

Haneen Zoabi, considérée comme la bête noire de pratiquement toute la classe politique israélienne, a été reconnue coupable "d'outrage à agent public".
Sa peine de six mois de prison de sursis sera mise en application si elle est condamnée pour un délit similaire durant les deux années à venir. Elle a également été condamnée à une amende de 3.000 shekels (750 dollars).

Cette condamnation prononcée par le tribunal de district de Nazareth (nord d'Israël) fait suite à un incident survenu le 6 juillet 2014 lorsque la députée avait qualifié deux policiers arabes israéliens de "traîtres".
Cet incident s'était produit lors de comparution devant un tribunal de Nazareth de jeunes Arabes de la ville arrêtés après des manifestations organisées pour dénoncer la mort en juillet 2014 de Mohammed Abou Khdeir, un adolescent palestinien brûlé vif à Jérusalem par trois extrémistes juifs.

Haneen Zoabi est membre du parti Balad (3 députés) qui constitue avec d'autres formations arabes la Liste unie, la troisième formation au Parlement avec 13 députés. Avec deux autres parlementaires de Balad, Mme Zoabi a déclenché ces derniers jours la fureur du reste de la classe politique israélienne en rencontrant les familles d'auteurs d'attentats anti-israéliens ou leurs représentants.
Le Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu les a accusés d'"apporter leur réconfort aux familles de terroristes", affirmant qu'ils ne "méritaient pas de siéger" au Parlement et demandant au chef de cette assemblée d'examiner de possibles sanctions.

La controverse a éclaté dans un climat de violences renouvelées, avec une série d'attaques menées par des Palestiniens, souvent ensuite abattus par les forces de l'ordre israéliennes.
Les députés Basel Ghattas, Jamal Zahalka et Haneen Zoabi avaient rencontré mardi des représentants des proches et d'un groupe de soutien aux familles qui militent pour récupérer les corps de leurs proches que les autorités israéliennes ont confisqués, une mesure de rétorsion controversée.

En 2010 déjà, l'arrestation de Haneen Zoabi à bord d'une flottille turque qui tentait de briser le blocus imposé depuis 10 ans par Israël à la bande de Gaza, avait créé le scandale. Elle n'avait échappé à la prison que grâce à son immunité parlementaire. Elle avait été ensuite suspendue six mois de la Knesset, le Parlement israélien, en juillet 2014 pour avoir déclaré que les assassins palestiniens de trois adolescents juifs en Cisjordanie occupée n'étaient pas des "terroristes".

http://www.lorientlejour.com/article/969028/israel-six-mois-de-sursis-pour-une-deputee-arabe-ayant-insulte-des-policiers.html








Irak: Des milices chiites passent à tabac des détenus algériens  07/02/2016

Irak: Des milices chiites passent à tabac des détenus algériens






La Coordination de soutien aux détenus algériens en Irak interpelle le président de la République à intervenir d’urgence pour sauver les prisonniers algériens des mains des milices chiites, qui prennent le contrôle de la plupart des geôles irakiennes et exercent sur eux toute forme de violence.

Ces derniers font subir aux détenus sunnites les formes les plus cruelles de torture en représailles à l’exécution de l’imam chiite Nimr Baqr Al-Nimr par les autorités saoudiennes.

La Coordination affirme que les détenus algériens, incarcérés depuis des dizaines d’années par les forces américaines et les services de renseignement irakien, pour résistance contre l’occupation américaine et franchissement illégal des frontières irakiennes, ont fait l’objet d’injustice et privés de leur droit au procès équitable.

Durant toute la période de leur emprisonnement, indique la Coordination, les prisonniers ont été spoliés de leurs droits juridiques, eux qui sont condamnés par des tribunaux exceptionnels à des peines allant de 15 ans de réclusion à la perpétuité, dont certains n’ont donné aucun signe de vie depuis des années.

C’est le cas d’ailleurs du détenu, Hachemben Tahar, originaire de Tiaret, dont sa famille n’a plus eu de ses nouvelles depuis 2013.

En outre, aucune nouvelle n’a filtré, depuis 7 mois, sur le sort du détenu Abdelhak, emprisonné à Slimania au Kurdistan irakien.

Son compatriote, Badis, n’a lui-aussi donné aucun signe de vie depuis son transfert il y a cinq mois à la prison de Bagdad après la fin de sa peine.

Deux autres ont également été condamnés à la peine de mort, dont un à savoir Belhadi Abdallah a été exécuté en octobre 2012.

Selon toujours la même source, le ministère de la justice irakien a démenti catégoriquement dans un communiqué, paru le 2 janvier 2016, « les quelques informations relayées par certains médias selon lesquelles les prisonniers arabes et saoudiens seront libérés prochainement».

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/272038.html


Algérie : la révision de la Constitution adoptée  07/02/2016

Algérie : la révision de la Constitution adoptée






Le Parlement algérien a adopté dimanche un projet de révision de la Constitution, prévoyant à terme la fin de la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, avec le rétablissement de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.
M. Bouteflika, 78 ans, pourra terminer son quatrième quinquennat et briguer un cinquième s'il le souhaitait. Mais il ne pourra pas prétendre à une présidence à vie, comme on lui a prêté l'intention.

Le projet voulu par le chef de l'Etat a été approuvé par 499 parlementaires. Deux ont voté contre et 16 se sont abstenus, a précisé le président du Sénat, Abdelkader Bensalah. Pour être adopté, il devait recueillir l'adhésion des 3/4 des 462 députés et 144 sénateurs.

Elu pour la première fois en 1999, M. Bouteflika, affaibli par la maladie, avait supprimé lui-même la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Ceci lui a permis de briguer un 3e puis un quatrième mandat et éveillé les soupçons d'une présidence à vie.
"Vous avez répondu à l'appel de l'architecte de la nouvelle République algérienne", a affirmé le Premier ministre Abdelmalek Sellal en s'exprimant après le vote des parlementaires.

Le Loi fondamentale ainsi adoptée interdit par ailleurs aux Algériens ayant une autre nationalité l'accès aux hauts postes dans la fonction publique, une mesure qui suscite la colère dans la communauté franco-algérienne.
Le projet, initialement prévu fin 2014, "consacre l'alternance démocratique par le moyen d'élections libres" et constitue "un rempart contre les aléas des changements politiques", a affirmé M. Sellal.
Il faisait allusion à des points de la Constitution qui ne peuvent être modifiés dans le cas par exemple d'une conquête du pouvoir par une majorité islamiste.

En 1992, l'armée avait annulé un processus électoral après une victoire écrasante du Front islamique (FIS, dissous) qui promettait d'abolir la démocratie et d'instaurer une République islamique.
La décision a été suivie d'une décennie de conflit qui a fait 200.000 morts.
Cette guerre civile appelée "tragédie nationale" est inscrite dans le préambule du projet de Constitution. "C'est une réponse contre l'oubli", a commenté le Premier ministre.

http://www.lorientlejour.com/article/969047/algerie-adoption-dune-constitution-prevoyant-la-fin-de-la-presidence-bouteflika.html


Pyongyang tire une fusée en dépit des menaces sur les sanctions  07/02/2016

Pyongyang tire une fusée en dépit des menaces sur les sanctions







La Corée du Nord a tiré dimanche une fusée à longue portée transportant un satellite. Un nouveau défi pour la communauté internationale qui peine déjà à sanctionner Pyongyang pour son dernier essai nucléaire et une nouvelle violation des résolutions des Nations unies.

Une présentatrice de la télévision officielle nord-coréenne a affirmé autour de 04h30 (heure suisse) que le tir de fusée, ordonné personnellement par le dirigeant Kim Jong-Un, était une réussite et avait permis "de placer avec succès le satellite d'observation de la Terre Kwangmyong 4 en orbite". Plus tôt, l'agence sud-coréenne Yonhap avait rapporté que le 2e étage avait subi des défaillances.

Avant même cette annonce officielle nord-coréenne, les condamnations de pays tiers ne se sont pas faites attendre. Tokyo a dénoncé un tir "absolument intolérable", Washington une action "déstabilisatrice et provocatrice". Dans un communiqué, John Kerry a réaffirmé la détermination de "fer" des Etats-Unis à soutenir militairement ses alliés japonais et sud-coréens.

A New York, pressé par Tokyo, Séoul et Washington, le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir dimanche à 11h00 (17h00 suisses) en urgence. La présidente sud-coréenne Park Geun-Huye réclamait que l'on y adopte des "mesures punitives fortes". Précisant que la région ne devait pas "être nucléarisée et sombrer dans la guerre", l'agence officielle Chine nouvelle a elle appelé à réagir calmement.

La Corée du Nord soutient que son programme spatial a des visées purement scientifiques, mais la plupart des autres pays considèrent qu'il s'agit d'une couverture pour des essais de missiles balistiques visant à développer des armements capables de frapper le territoire américain.

La fusée de ce dimanche a été tirée vers 09h00 (01h30 en Suisse), selon le ministère sud-coréen de la Défense qui surveillait la base de lancement. Son trajet pré-orbital devait la conduire au-dessus de la mer Jaune, puis plus au sud, au-dessus de la mer des Philippines. La Corée du Sud comme le Japon avaient menacé de l'abattre.

"Une répétition réussie"
L'ONU fait interdiction, dans de multiples résolutions, à la Corée du Nord de développer un programme nucléaire comme un programme balistique. Si Pyongyang assure que son programme spatial est pacifique, les spécialistes estiment que ses fusées ont des applications à la fois civiles et militaires.

Les Etats-Unis et ses alliés japonais et sud-coréen avaient averti la Corée du Nord qu'elle payerait un prix très lourd pour tout lancement de fusée mais, d'après les analystes, elle a soigneusement choisi son moment pour minimiser les répercussions.

La communauté internationale n'est toujours pas parvenue à durcir les sanctions contre le régime le plus isolé au monde, après son annonce le 6 janvier d'un quatrième essai nucléaire. Le tir de fusée sera considéré par la communauté internationale comme une "provocation", mais qui ne devrait pas charger considérablement la barque des nouvelles punitions encourues par Pyongyang.

"Tout ce que nous pouvons observer montre qu'il s'agit d'une répétition réussie du lancement de 2012", a commenté un expert américain en technologie militaire. "Mais il est encore trop tôt pour l'affirmer avec certitude."

Efficacité mise en cause
Dernier en date de la Corée du Nord, le tir de fusée de décembre 2012 avait placé un satellite sur orbite au moyen d'une fusée Unha-3. Les agences de renseignement occidentales doutent que ce satellite ait jamais fonctionné correctement, ce qui ajoute aux arguments de ceux qui pensent que l'objectif scientifique de cette opération n'était qu'un habillage.

En dépit de la rhétorique belliqueuse de la Corée du Nord, les spécialistes estiment que Pyongyang est encore à des années de pouvoir développer un programme crédible de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

"A la différence d'un satellite, une tête nucléaire montée sur un ICBM doit pouvoir redescendre en plus de pouvoir monter", dit John Schilling, ingénieur en aérospatiale, qui suit de près le programme de missiles nord-coréens.

"Pyongyang n'a jamais démontré qu'elle était capable de construire un véhicule pouvant rentrer dans l'atmosphère et survivre, y compris à une vitesse de moitié inférieure à celle requise pour un ICBM", assure-t-il. Et d'ajouter: "quand et s'ils en deviennent capables, ce qui est une menace hypothétique deviendra bien réelle".


(ats / 07.02.2016 05h06)
http://www.romandie.com/news/Pyongyang-tire-une-fusee-en-depit-des-menaces-sur-les-sanctions/674185.rom








La Chine installera bientôt sa 1ère base militaire à l'étranger  06/02/2016

La Chine installera bientôt sa 1ère base militaire à l'étranger






Les travaux de construction débuteront ces prochaines semaines, selon les médias.

La Chine s'apprête à construire une base militaire à Djibouti pour apporter assistance au contingent de paix chinois déployés dans ce pays.

Selon le ministre chinois des Affaires étrangères Mahamoud Ali Youssouf, la future base ne présentera pas de danger pour la stabilité de la région. Elle aura pour mission d'approvisionner en produits alimentaires les 800 soldats de la paix chinois chargés de garantir la sécurité dans la région de la Corne de l'Afrique.

Djibouti abrite déjà deux autres bases militaires étrangères, celles des Etats-Unis et de la France.

La Chine et Djibouti se sont mis d'accord sur l’installation de cette base lors d'une rencontre des présidents des deux pays, Xi Jinping et Ismaïl Omar Guelleh en décembre 2015.

http://fr.sputniknews.com/international/20160206/1021534594/la-premiere-base-navale-chinoise-djibouti.html


1 2 3 4 5 » ... 2819

Publicité

Brèves



Commentaires