Vénézuela: L'armée va empêcher l'entrée de l' "aide" américaine  21/02/2019

Vénézuela: L'armée va empêcher l'entrée de l' "aide" américaine















Les militaires fidèles au président Nicolas Maduro se disent déterminés à défendre «l'intégrité territoriale» du Venezuela, face aux milliers d'opposants qui se préparent à converger vers les frontières le but de faire entrer l'aide humanitaire stockée aux portes du pays. A l'appel de Juan Guaido, quelque 700.000 volontaires, selon l'opposition, ont l'intention de se rendre à bord d'autocars, le 23 février, aux postes-frontière pour prendre livraison de l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis et le Brésil. On ignore toutefois comment ils espèrent déjouer le blocus des militaires. Les présidents colombien Ivan Duque et chilien Sebastian Piñera, parmi les premiers à reconnaître Juan Guaido, ont prévu de se rendre vendredi dans la ville colombienne frontalière de Cucuta pour afficher leur soutien à l'opération. Plusieurs dizaines de tonnes de vivres et de médicaments envoyées par les Etats-Unis sont stockées dans cette ville, près du pont frontalier de Tienditas barré par les autorités vénézuéliennes. «Les présidents à la botte des yankees comme ceux de Colombie et du Chili, qui encouragent la provocation et la violence contre le Venezuela, sont en train d'appeler à prendre d'assaut la frontière du Venezuela samedi prochain», a réagi M. Maduro.
Qualifiant M. Guaido de «clown qui dit être président par intérim», il l'a mis au défi de «convoquer des élections» pour «renverser la situation avec le vote du peuple». Les militaires ont réaffirmé mardi leur «loyauté sans faille» envers Nicolas Maduro. Ils rejettent obstinément les appels à désavouer le dirigeant socialiste, lancés par Juan Guaido et le président américain Donald Trump. Ils ont également annoncé la fermeture de la frontière maritime avec les îles néerlandaises d'Aruba, Bonaire et Curaçao, situées au large du Venezuela. Un avion en provenance de Miami chargé d'aide humanitaire est attendu à Curaçao. Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, entouré du haut-commandement militaire, a assuré que l'armée ne céderait pas au «chantage». Il a qualifié de «tissu de mensonges» la présentation par Donald Trump et Juan Guaido de «cette prétendue aide humanitaire» comme un sujet de confrontation entre civils et militaires vénézuéliens. «L'armée restera déployée et en alerte le long des frontières (...) pour empêcher toute violation de l'intégrité du territoire», a averti le ministre. Juan Guaido a envoyé mardi un message sur Twitter à chacun des chefs militaires des régions frontalières: «Le 23 février, vous devez choisir entre servir Maduro et servir la Patrie», leur a-t-il écrit. Il a également demandé à ses partisans d'écrire à chaque soldat «en argumentant, sans violence, sans insulte» pour expliquer les «raisons pour lesquelles ils doivent se ranger derrière les millions (de Vénézuéliens) qui demandent l'entrée de l'aide».
Jusqu'à présent, seuls quelques responsables militaires se sont ralliés à Guaido, des officiers subalternes ou n'exerçant aucun commandement.
Nicolas Maduro a annoncé l'acheminement hier de 300 tonnes de médicaments achetés à la Russie, alliée de Caracas, en plus des 933 tonnes achetées récemment à la Chine, la Russie et Cuba.

http://www.lexpressiondz.com/internationale/310449-l-armee-va-empecher-l-entree-de-l-aide-americaine.html

Le consulat du Venezuela attaqué en Équateur par des inconnus (vidéo)  21/02/2019

Le consulat du Venezuela attaqué en Équateur par des inconnus (vidéo)
























Selon le consul général du Venezuela à Guayaquil, la mission diplomatique a été attaquée par sept individus qui ont dérobé les fonds consulaires et battu le personnel. Cet incident suit l’attaque menée contre l'ambassade du Venezuela au Costa Rica revendiquée par l’opposition de Juan Guaido.

Mercredi 20 février, un groupe d'hommes armés a attaqué le consulat général du Venezuela dans la ville équatorienne de Guayaquil (capitale de la province occidentale de Guayas), comme l'a rapporté, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le consul général du Venezuela en poste dans cette ville, Fernando Bello.

«Ils [les criminels] ont volé tous les fonds consulaires, battu le personnel diplomatique et se sont moqués de nous à cause de nos opinions politiques», a-t-il déclaré.



Selon le diplomate, sept attaquants étaient présents. Des sources dans la police équatorienne ont déclaré à l'agence de presse EFE que les forces de l'ordre avaient ouvert une enquête.

Auparavant, le ministre des Affaires étrangères de la République bolivarienne, Jorge Arreaza, avait déclaré que des inconnus avaient pénétré sur le territoire de l'ambassade du Venezuela au Costa Rica. De son côté, Maria Faria, nommée représentante diplomatique du Venezuela au Costa Rica par le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaidó, a annoncé sur sa page Twitter qu'elle «avait pris le contrôle de l'ambassade du Venezuela avec ses collaborateurs» à San José, capitale du Costa Rica.

Le ministère des Affaires étrangères du Costa Rica a qualifié la tentative de saisie d'une mission diplomatique d'inacceptable et de contraire au droit international.

Air France annule ses vols à destination du Venezuela

Alors que les fidèles du «Président» autoproclamé Juan Guaido veulent se porter aux frontières vénézuéliennes pour faire entrer l'aide humanitaire, malgré l'opposition de l’armée, Air France prend la décision de suspendre ses vols à destination de Caracas «pour des raisons de sécurité».

Air France suspend au moins jusqu'à lundi ses vols à destination de Caracas. Selon la compagnie aérienne, il s'agit d'une «mesure ponctuelle» qui concerne les allers-retours des 23, 24 et 25 février.

«En raison de la situation au Venezuela, certains vols ont été annulés, pour des raisons de sécurité», a indiqué une porte-parole d'Air France à l'AFP.

Le site d'Air France propose des correspondances à Panama ces jours-là.

À l'appel du «Président» autoproclamé Juan Guaido, quelque 700.000 volontaires, selon l'opposition, ont l'intention de se rendre aux postes-frontière samedi pour prendre livraison de l'aide humanitaire envoyée par les États-Unis et le Brésil.

Face à eux, les militaires fidèles au Président Nicolas Maduro se disent déterminés à défendre «l'intégrité territoriale» du pays. Selon le chef d'État, l'envoi d'une aide humanitaire de Washington, attendue par Juan Guaido samedi 23 février, est un «show politique» et un «attrape-nigaud». Le gouvernement actuel considère cette aide comme une étape avant une intervention militaire américaine.

La crise politique au Venezuela a éclaté quand l'opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l'Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé le lendemain «Président en exercice du pays» et a prêté serment au cours d'une manifestation. Donald Trump l'a reconnu comme «Président par intérim».

Une quarantaine de pays, dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, en ont fait de même. La France l'a également reconnu comme «Président en charge». Le Président Nicolas Maduro a qualifié Juan Guaido de pantin des États-Unis.

La Russie, la Chine, la Turquie et plusieurs autres pays ont, quant à eux, soutenu Nicolas Maduro en tant que Président légitime du Venezuela. Le Kremlin a qualifié la décision de certaines nations européennes d'«ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela.

https://fr.sputniknews.com/international/201902211040104155-venezuela-consulat-equateur-attaque-costa-rica/
https://fr.sputniknews.com/france/201902211040103480-air-france-venezuela-vols-annulation/

Macron annonce une loi contre la haine sur Internet: «RIP la liberté d’expression»?  21/02/2019

Macron annonce une loi contre la haine sur Internet: «RIP la liberté d’expression»?
























Le Président de la République a déclaré mercredi qu’une loi contre la haine sur Internet serait déposée «dès le mois de mai». Suite à cette annonce, de nombreux internautes ont fait part de leurs préoccupations concernant la liberté d’expression.

Lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui s'est tenu le 20 février, Emmanuel Macron a annoncé que la députée LREM Laetitia Avia allait déposer une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet «dès le mois de mai».

«La France doit tracer de nouvelles lignes rouges et nous le ferons, par des mesures concrètes», a-t-il déclaré.

Selon le Président de la République, le projet de cette loi sera établi sur le rapport remis en septembre dernier par Laetitia Avia et qui contient 20 propositions visant à renforcer la lutte contre l'antisémitisme et le racisme.

Cette loi imposera aux plateformes de retirer les contenus appelant à la haine «dans les meilleurs délais» et de «mettre en œuvre toutes les techniques permettant de repérer l'identité» de leurs auteurs et enfin responsabilisera ces plateformes sur le plan juridique, a précisé Emmanuel Macron. Il a accusé les réseaux sociaux d'attendre «des semaines ou des mois pour donner les identifiants qui permettent de lancer les procédures judiciaire».

Le Président français juge nécessaire de se doter des «moyens […] de pouvoir interdire la présence sur un réseau social de personnes coupables de propos racistes et antisémites».
A contrario, il s'est prononcé contre l'interdiction générale de l'anonymat sur Internet qui pourrait «aller vers le pire».

Cette annonce a provoqué une vive réaction sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes craignent que cette loi ne porte atteinte à la liberté d'expression.









D'autres ont jugé important que les lois annoncées soient appliquées.





https://fr.sputniknews.com/france/201902211040103862-macron-loi-haine-internet/

Antisémitisme: Paris appliquera la définition de l’IHRA intégrant l’antisionisme  21/02/2019

Antisémitisme: Paris appliquera la définition de l’IHRA intégrant l’antisionisme



























"L'antisémitisme n'est pas le problème des Juifs, c'est le problème de la République", a martelé le chef de l'Etat français au dîner du Crif

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’anti-sionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

« La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » (qui intègre l’anti-sionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’anti-sionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » – à l’instar de son discours lors de la 75e cérémonie du Vel d’Hiv.

Il s’agit de recommandations, qui permettront de mieux former les agents publics, les policiers ou les enseignants à lutter contre l’antisémitisme, mais pas d’une modification des textes juridiques, a expliqué l’Elysée. Le président de la République avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait alors envoyé un communiqué à la presse.

« Il ne s’agit pas de modifier le code pénal, encore moins d’empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire, non, ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale (…), il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent, derrière le rejet d’Israël, la négation même de l’existence d’Israël, la haine des juifs la plus primaire. »

« Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

Le président israélien Reuven Rivlin avait plus tôt apporté mercredi son soutien au président français et au philosophe français Alain Finkielkraut face aux actes antisémites, qu’il a qualifié d’ « affront » à la France.

Quelques minutes avant le discours de M. Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit.

Sur ce sujet, Gil Taïb et Joël Mergui ont dit leur satisfaction. « On demandait depuis des années la reconnaissance de l’antisionisme. Si les moyens sont mis en oeuvre pour que les paroles antisémites puissent être condamnées, c’est pour nous une avancée essentielle », a déclaré M. Taïeb.

« Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confrontée à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ».

« À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France ». C’est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d’évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu’ils étaient juifs », a-t-il poursuivi.

Une proposition de loi

Un texte qui « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, dont une vise à renforcer la pression sur les opérateurs du Net, dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur internet, sera déposé « dès le mois de mai » par la députée LREM Laëtitia Avia, a annoncé le président.

« La députée Laëtitia Avia déposera dès le mois de mai, c’est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport », a expliqué le président.

« Nous devons à ce titre nous inspirer de ce que nos voisins allemands ont su faire de manière efficace et pragmatique : apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires, appeler à la responsabilité des individus comme des plate-formes. Il s’agira de mettre fin aux stratégies d’éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd’hui très difficiles à bloquer. »

Ce texte « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, qui vise à renforcer la pression sur les plateformes numériques dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a-t-il dit.

Cette loi imposera aux plateformes de retirer les contenus appelant à la haine « dans les meilleurs délais » et de « mettre en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité » de leurs auteurs et enfin responsabilisera ces plateformes sur le plan juridique -une annonce saluée comme « fondamentale » par le président du Consistoire Joël Mergui et Gil Taïeb vice-président du Crif.

Gilles Taieb, co-auteur du rapport de septembre, a précisé à l’AFP « qu’on s’oriente sur un délai de 24 heures ».

Macron a accusé « des plateformes comme Twitter, pour citer des mauvais exemples, qui attend des semaines ou des mois pour donner les identifiants qui permettent de lancer les procédures judiciaires » et « parfois prend des jours, des semaines pour retirer les contenus ainsi identifiés ».

Il s’est prononcé en revanche contre l’interdiction générale de l’anonymat sur internet qui pourrait « aller vers le pire ».

Emmanuel Macron a demandé la dissolution d' »associations ou groupements » racistes ou antisémites, à commencer par les organisations d’extrême droite Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

« Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (…). J’ai demandé au ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente », a déclaré le chef de l’Etat, citant nommément les trois organisations « pour commencer ».

Enonçant une ligne de conduite « poursuivre, punir et éduquer », il a également annoncé avoir demandé au ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, « de procéder à un audit des établissement marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive ».

« Quand une telle déscolarisation se passe, elle dit quelque chose, parfois de ce que nous voulions ou ne pouvions voir, de ce qui ne se disait plus », a-t-il estimé.

« L’école doit jouer à plein son rôle de rempart républicain contre les préjugés et contre la haine, mais aussi contre ce qui en fait le lit: l’empire de l’immédiateté, le règne d’une forme de relativisme absolu. L’enseignement de la méthode scientifique, de la méthode historique sera renforcée. Tous les enfants de France seront sensibilisés au temps long des grandes civilisations », a-t-il souligné.

Photo via AP)

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’anti-sionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

« La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » (qui intègre l’anti-sionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’anti-sionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » – à l’instar de son discours lors de la 75e cérémonie du Vel d’Hiv.

Il s’agit de recommandations, qui permettront de mieux former les agents publics, les policiers ou les enseignants à lutter contre l’antisémitisme, mais pas d’une modification des textes juridiques, a expliqué l’Elysée. Le président de la République avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait alors envoyé un communiqué à la presse.

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« Il ne s’agit pas de modifier le code pénal, encore moins d’empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire, non, ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale (…), il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent, derrière le rejet d’Israël, la négation même de l’existence d’Israël, la haine des juifs la plus primaire. »
Le président français Emmanuel Macron, à droite, s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu suite à leur rencontre au palais de l’Elysée à Paris, le 10 décembre 2017 (Crédit : AFP/Pool/Philippe Wojazer)

« Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

Le président israélien Reuven Rivlin avait plus tôt apporté mercredi son soutien au président français et au philosophe français Alain Finkielkraut face aux actes antisémites, qu’il a qualifié d’ « affront » à la France.

Quelques minutes avant le discours de M. Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit.

Sur ce sujet, Gil Taïb et Joël Mergui ont dit leur satisfaction. « On demandait depuis des années la reconnaissance de l’antisionisme. Si les moyens sont mis en oeuvre pour que les paroles antisémites puissent être condamnées, c’est pour nous une avancée essentielle », a déclaré M. Taïeb.

A LIRE : L’Union européenne devient partenaire officielle de l’IHRA

« Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confrontée à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ».

« À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France ». C’est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d’évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu’ils étaient juifs », a-t-il poursuivi.
Extrait d’un montage d’Esther Grinberg, diffusé sur Instagram (Crédit : https://www.instagram.com/esthergrinberg/)

Une proposition de loi

Un texte qui « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, dont une vise à renforcer la pression sur les opérateurs du Net, dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur internet, sera déposé « dès le mois de mai » par la députée LREM Laëtitia Avia, a annoncé le président.

« La députée Laëtitia Avia déposera dès le mois de mai, c’est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport », a expliqué le président.

« Nous devons à ce titre nous inspirer de ce que nos voisins allemands ont su faire de manière efficace et pragmatique : apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires, appeler à la responsabilité des individus comme des plate-formes. Il s’agira de mettre fin aux stratégies d’éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd’hui très difficiles à bloquer. »

Ce texte « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, qui vise à renforcer la pression sur les plateformes numériques dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a-t-il dit.

Cette loi imposera aux plateformes de retirer les contenus appelant à la haine « dans les meilleurs délais » et de « mettre en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité » de leurs auteurs et enfin responsabilisera ces plateformes sur le plan juridique -une annonce saluée comme « fondamentale » par le président du Consistoire Joël Mergui et Gil Taïeb vice-président du Crif.

Gilles Taieb, co-auteur du rapport de septembre, a précisé à l’AFP « qu’on s’oriente sur un délai de 24 heures ».

Macron a accusé « des plateformes comme Twitter, pour citer des mauvais exemples, qui attend des semaines ou des mois pour donner les identifiants qui permettent de lancer les procédures judiciaires » et « parfois prend des jours, des semaines pour retirer les contenus ainsi identifiés ».

Il s’est prononcé en revanche contre l’interdiction générale de l’anonymat sur internet qui pourrait « aller vers le pire ».
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

Emmanuel Macron a demandé la dissolution d' »associations ou groupements » racistes ou antisémites, à commencer par les organisations d’extrême droite Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

« Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (…). J’ai demandé au ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente », a déclaré le chef de l’Etat, citant nommément les trois organisations « pour commencer ».

Enonçant une ligne de conduite « poursuivre, punir et éduquer », il a également annoncé avoir demandé au ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, « de procéder à un audit des établissement marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive ».

« Quand une telle déscolarisation se passe, elle dit quelque chose, parfois de ce que nous voulions ou ne pouvions voir, de ce qui ne se disait plus », a-t-il estimé.

« L’école doit jouer à plein son rôle de rempart républicain contre les préjugés et contre la haine, mais aussi contre ce qui en fait le lit: l’empire de l’immédiateté, le règne d’une forme de relativisme absolu. L’enseignement de la méthode scientifique, de la méthode historique sera renforcée. Tous les enfants de France seront sensibilisés au temps long des grandes civilisations », a-t-il souligné.

A LIRE : Stella: « Ce n’est pas pour rien qu’on met nos enfants dans des écoles juives »

« L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République », a martelé le chef de l’Etat.

« La honte doit changer de camp », a martelé le chef de l’État, ajoutant, ému : « Nous sommes chez nous. Nous tous ». Cette déclaration entendait répondre au slogan « On est chez nous », largement scandé dans divers rassemblements d’extrême droite depuis plusieurs années.

La France a connu récemment une multiplication d’actes antisémites – +74 % en 2018. Mardi, 96 tombes ont été découvertes profanées dans un cimetière juif alsacien.

L’intellectuel et membre de l’Académie française Alain Finkielkraut a été violemment pris à partie samedi en marge d’un défilé des « gilets jaunes » par des manifestants, dont l’un a notamment utilisé le mot « sioniste ». Cela a suscité un débat en France sur le sens à donner à ce mot dans ce contexte.

Quelques jours plus tôt, des portraits de Simone Veil, rescapée d’Auschwitz et figure récemment décédée de la vie politique française, avaient été barrés d’une croix gammée. Et un arbre planté à la mémoire d’Ilan Halimi, un jeune juif torturé à mort en 2006, avait été retrouvé scié.

Des rassemblements contre l’antisémitisme se sont tenus mardi dans de nombreuses villes à travers la France, notamment place de la République à Paris où près de 20 000 personnes ont dénoncé ces actes.

« La masse n’était pas là, la foule n’était pas là », a ainsi regretté à l’antenne de la chaîne CNews l’avocat Serge Klarsfeld, connu pour sa traque d’anciens nazis. « L’antisémitisme, ça ne se guérit pas facilement, c’est un travail très long ».

En 2018, l’Agence juive estimait à 45 000 – un dixième de la communauté – le nombre des juifs de France ayant fait leur alyah, l’émigration vers Israël, en une décennie.

Dans son discours, le président du Crif, Francis Kalifat, avait lancé un appel aux musulmans et aux imams à lutter contre l’antisémitisme et à « en finir avec la justification religieuse de la haine des juifs ».

Il avait également dénoncé « l’antisémitisme de certains musulmans, l’antisémitisme de certains gilets jaunes ».



« L’engagement du président français Macron d’adopter la définition de l’IHRA, reconnaissant ainsi que l’antisémitisme est un problème dominant qui doit être abordé de manière frontale et universelle, est une étape encourageante. Cependant, il ne s’agit que du début d’un long chemin à parcourir et nous devons tous continuer à être aussi vigilants que possible. Des actions, et non des mots, sont nécessaires pour éradiquer réellement ce problème. L’adoption de cette définition de l’antisémitisme doit être suivie de mesures concrètes pour légiférer et veiller à son application dans tous les domaines, » a déclaré Ronald S. Lauder, président du Congrès juif mondial, qui s’est dit prêt à aider le gouvernement français.

https://fr.timesofisrael.com/antisemitisme-paris-appliquera-la-definition-de-lihra-integrant-lantisionisme/

Antisémitisme : texte de Ciotti déjà ficelé pour durcir les sanctions  21/02/2019

Antisémitisme : texte de Ciotti déjà ficelé pour durcir les sanctions


























Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a dit pour sa part que, concernant la pénalisation de l'antisionisme, l'arsenal législatif actuel était "tout à fait au point"

Le député LR Éric Ciotti a annoncé mercredi avoir déposé une proposition de loi pour « mieux lutter contre l’explosion des actes antisémites », les injures liées à une appartenance religieuse et durcir les sanctions sur les réseaux sociaux.

« Au-delà des manifestations et des déclarations d’intention, il est temps de modifier radicalement notre arsenal législatif pour mieux lutter contre ces phénomènes qui gangrènent notre République », a affirmé dans un communiqué l’élu des Alpes-Maritimes, au lendemain des rassemblements contre l’antisémitisme qui ont réuni des milliers de personnes à Paris et partout en France.

M. Ciotti a souligné « l’augmentation inquiétante » des actes antisémites en 2018, « nourri(s) par l’islamisme » selon lui. « Cet antisémitisme (…) a produit un malaise profond parmi les Français de confession juive, dont une partie décide malheureusement de quitter la France », argumente-t-il.

Au total, 541 actes antisémites ont été recensés en 2018, un chiffre en hausse de 74% sur un an mais qui reste inférieur au dernier pic de 2014 (851) et de 2004 (974).

Pour remédier à cette situation, Eric Ciotti préconise « un durcissement du cadre législatif avec la création d’un délit de droit commun » pour racisme et antisémitisme, passible « de deux ans d’emprisonnement et de 70.000 euros d’amende, contre un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende actuellement ».

Afin de lutter contre les insultes sur les réseaux sociaux, le questeur de l’Assemblée nationale propose de s’inspirer du « modèle allemand » qui permet « de bloquer ou retirer » les contenus « dans les 24 heures qui suivent leur notification ». Il suggère de porter de 375.000 euros à 37,5 millions les montants des amendes visant les hébergeurs, tels Facebook et Twitter, qui ne respecteraient pas cette obligation.

Enfin, M. Ciotti soumet l’idée de rendre obligatoires « une pièce d’identité ainsi qu’une déclaration de responsabilité » pour ouvrir un compte sur les réseaux sociaux.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a estimé mardi que « l’arsenal législatif » était « tout à fait au point » pour lutter contre l’antisémitisme et appelé « à la réflexion très approfondie avant de faire des annonces intempestives » après la proposition de pénalisation de l’antisionisme.

Celle-ci émane de députés membres du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur l’antisémitisme et a suscité des réserves dans les rangs du gouvernement.

« Aujourd’hui, il s’agit d’éradiquer l’antisémitisme. Notre arsenal législatif est tout à fait au point pour lutter contre ce mal », a réagi M. Ferrand mardi sur BFMTV et RMC.

C’est pourquoi face à cette proposition, « je suis réservé, j’appelle à la prudence et surtout à la réflexion très approfondie avant de faire des annonces intempestives », a-t-il souligné.

« Nier le droit d’Israël à exister est évidemment juste inacceptable et dissimule bien souvent une forme d’antisémitisme, c’est indéniable. Ensuite faut-il pour autant prendre une loi qui pourrait laisser entendre que critiquer la politique d’Israël (…) pourrait être assimilé à un délit, (cela) va poser des problèmes de discussion interminables qui, à la fin, pourraient y compris nuire à la juste cause qu’est la lutte contre l’antisémitisme ».

Il a en outre déploré la « tendance fâcheuse » en France à faire une loi dès qu’un problème surgit, et a noté que certains députés veulent parfois « témoigner par la loi de (leur) émotion ».

Le président du groupe d’études, Sylvain Maillard (LREM), a réfuté lundi tout projet « de circonstance », alors que les insultes proférées samedi par des « gilets jaunes » contre le philosophe Alain Finkielkraut ont suscité une vague de condamnations.

Le groupe d’études, qui compte une trentaine de membres, doit se réunir mardi pour décider du véhicule législatif adéquat, potentiellement une proposition de loi ou une proposition de résolution (sans valeur contraignante).

https://fr.timesofisrael.com/antisemitisme-texte-de-ciotti-deja-ficele-pour-durcir-les-sanctions/

France: Macron déplore une «résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Deuxième guerre mondiale»  20/02/2019

France: Macron déplore une «résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Deuxième guerre mondiale»

























Le Président français participait à un dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

Le président Emmanuel Macron a déploré mercredi « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

Le Président français a annoncé mercredi que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme, sans toutefois modifier le Code pénal. «La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en oeuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah» (qui intègre l’antisionisme, NDLR), a-t-il dit, martelant que «l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme».

« Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confronté à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », a déclaré le chef de l’État devant les représentants de la communauté juive. « À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France », a-t-il poursuivi.

Depuis samedi, plusieurs évènement antisémites ont eu lieu en France. Lors d’une manifestation de gilets jaunes à Paris, le philosophe Alain Finkielkraut a reçu des injures antisémites de la part de manifestants. Alors qu’en Alsace à Quatzenheim, 80 tombes d’un cimetière juif ont été profanées dans la nuit de lundi à mardi.

https://www.lesoir.be/208010/article/2019-02-20/france-macron-deplore-une-resurgence-de-lantisemitisme-sans-doute-inedite-depuis

Israël: Benjamin Netanyahu signe un accord qui va renforcer l'extrême droite en vue des élections  20/02/2019

Israël: Benjamin Netanyahu signe un accord qui va renforcer l'extrême droite en vue des élections






















Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a signé mercredi un accord poussant plusieurs formations politiques à la droite de son parti à s'unir en vue des législatives du 9 avril, afin de s'assurer une coalition plus large. M. Netanyahu n'a pas ménagé ses efforts pour obtenir l'union des partis d'extrême droite afin d'assurer sa future coalition gouvernementale en cas de victoire, alors que se multiplient les listes de droite ayant peu de chances de passer aux législatives.

M. Netanyahu est parvenu à un accord avec Rafi Peretz, tête de liste du Foyer juif (nationaliste religieux), promettant deux portefeuilles à son parti s'il présente une liste commune avec la formation d'extrême droite Otzma Yehoudit (Pouvoir juif), a indiqué dans un communiqué le parti Likoud (droite) du Premier ministre.

"Je salue l'union des forces qui va assurer que les voix de la droite ne soient pas perdues", a affirmé M. Netanyahu, qui dirige actuellement le gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël.

Le Foyer juif avait jusque-là refusé de s'unir au parti Pouvoir juif, considéré comme trop radical.

Le Pouvoir juif se revendique comme héritier du mouvement raciste anti-arabe Kach, qui avait siégé à la Knesset, le Parlement israélien, entre 1984 et 1988.

Les sondages montrent que le Pouvoir juif ne passerait pas le seuil d'éligibilité mais obtiendrait des dizaines de milliers de voix aux prochaines élections.

Les dirigeants des partis concernés ont utilisé le terme d'"accord technique", et au lendemain des élections le 10 avril, les deux partis devraient se séparer.

https://www.lalibre.be/actu/international/israel-benjamin-netanyahu-signe-un-accord-qui-va-renforcer-l-extreme-droite-en-vue-des-elections-5c6db0369978e2710e4e056b

France : une élue veut « mettre au pas » les musulmans  20/02/2019

France : une élue veut « mettre au pas » les musulmans













L’Observatoire national contre l’islamophobie en France a dénoncé, ce mercredi 20 février, dans un communiqué les propos d’une conseillère municipale et directrice d’école, qui aurait déclaré vouloir « mettre au pas » les musulmans.

« Je condamne les propos de la Conseillère municipale Dorothée Moreaux, de plus Directrice d’école, qui déclare vouloir « mettre au pas » les musulmans et dénonce le fait que l’on ne peut plus circuler dans le département du ‘’93’’ », a dénoncé Abdallah Zekri, président de l’Observatoire.

« Cette élue LR (ex-UMP, droite ndlr), dont certains de ses dirigeants passent leur temps sur les plateaux de TV à stigmatiser les musulmans par des déclarations de ce type, met en danger le ‘’vivre ensemble’’ au lieu de pratiquer une politique d’apaisement », a ajouté M. Zekri.

« Dans le climat malsain actuel que nous vivons, l’islam et les musulmans sont pris pour cible et accusés de tous les maux. Je ne peux que déplorer le fait que certains média donnent, en boucle, la parole à des hommes politiques dont la haine à l’égard de l’Islam et des musulmans est connue, sans inviter des responsables musulmans pour leur apporter la contradiction », a affirmé par ailleurs le président de l’Observatoire.

https://www.tsa-algerie.com/france-une-elue-veut-mettre-au-pas-les-musulmans/

Moscou prêt à déployer des missiles visant les USA si Washington positionne des missiles en Europe  20/02/2019

Moscou prêt à déployer des missiles visant les USA si Washington positionne des missiles en Europe
























Si Washington venait à déployer des missiles en Europe, Moscou prendra des mesures de réciprocité à fait savoir Vladimir Poutine, tout en précisant que la Russie ne cherchait pas une confrontation avec les Etats-Unis.

Dans son adresse devant l'Assemblée fédérale ce 20 février, le président russe Vladimir Poutine est revenu sur la sortie du traité INF par les Etats-Unis et ses conséquences. Le président russe a expliqué que Moscou n'avait pas l'intention de déployer des missiles en premier, mais qu'il serait contraint de prendre des mesures de réciprocité dans l'éventualité où les Etats-Unis le feraient.

«La Russie n'a pas l'intention d'installer en Europe de tels systèmes d'armes», a-t-il assuré. Toutefois, si Washington venait à déployer des missiles en Europe, la Russie ciblerait les pays où seraient positionnés leurs missiles, mais aussi les Etats-Unis eux-mêmes, a indiqué le chef de l'Etat russe. «Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires, d'où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d'utilisation de missiles nous menaçant», a ainsi déclaré Vladimir Poutine.

Il a en outre souligné qu'en dépit de ce que prétendent certaines nations, Moscou ne constitue pas une menace. «Les actions militaires de la Russie répondent à ce que font les Etats-Unis et leurs alliés et sont de nature défensive. Les politiques de Washington sont à courte vue, destructives et portent finalement atteinte aux intérêts de l’Amérique», a-t-il ajouté. «Toutes les actions de la Russie en termes militaires ont pour objectif de garantir sa sécurité, d'éliminer ne serait-ce que l'ombre d'une menace d'utiliser la force contre elle. Ce que veut la Russie, c'est la paix.»

Le président russe a enfin accusé les Etats-Unis d'utiliser des «accusations imaginaires» pour motiver sa sortie du traité nucléaire INF, qui a poussé Moscou à suspendre sa participation à cet accord conclu durant la Guerre froide et à développer de nouvelles armes. «Nos partenaires américains auraient dû dire les choses honnêtement au lieu d'utiliser des accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale de l'accord», a déclaré Vladimir Poutine devant les deux chambres du Parlement.

https://francais.rt.com/international/59304-moscou-pret-deployer-missiles-visant-les-usa

Des députés jordaniens exigent l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël en réponse aux mesures de l'occupation à al-Aqsa  20/02/2019

Des députés jordaniens exigent l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël en réponse aux mesures de l'occupation à al-Aqsa























Le Comité palestinien du parlement jordanien a appelé mardi à l'expulsion de l'ambassadeur israélien Amir Weissbord, en réponse aux mesures prises récemment par l'occupation contre la mosquée Al-Aqsa.

La police israélienne avait placé des chaînes de fer sur la porte de la miséricorde dans la mosquée, dimanche soir, provoquant de nombreuses manifestations qui ont conduit à la suppression de ces chaînes hier.

La commission parlementaire jordanienne a appelé le gouvernement à expulser l'ambassadeur israélien à Amman et à rappeler l'ambassadeur de Jordanie Ghassan al-Majali de Tel Aviv pour confirmer le rejet des pratiques israéliennes sur la mosquée bénie al-Aqsa.

Le Comité de Palestine a averti la Chambre du Parlement jordanien que les pratiques de l'occupation à Jérusalem constituaient une étape nouvelle et dangereuse qui provoque les sentiments des musulmans du monde entier et suscite des conflits raciaux, régionaux et sectaires. Il a averti que cela contribue à créer un état d'extrémisme et de discours de haine qui menacent le peuple entier.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a remis lundi dernier une note de protestation à son homologue israélien après la fermeture par Tel Aviv des portes de la mosquée Al-Aqsa et de l'attaque contre des fidèles. Israël a arrêté cinq habitants de Jérusalem pour avoir tenté de pénétrer dans la "zone fermée" et a placé des chaines de fer sur la porte de la miséricorde.

Mardi, les forces d'occupation israéliennes ont attaqué des fidèles dans les cours Al-Aqsa, faisant plusieurs blessés. Les soldats israéliens ont également arrêté deux autres fidèles. L'incident a connu de graves tensions et de heurts aux mains lorsque les forces d'occupation ont pris d'assaut la mosquée par la porte des Maghrébins et ont commencé à attaquer les fidèles dans la zone de Bab al-Rahma.

Il est à noter que le département du Waqf de Jérusalem , des Lieux saints et des Affaires islamiques en Jordanie est le superviseur officiel de la mosquée Al-Aqsa et des dotations de Jérusalem-Est en vertu du droit international, qui stipule que la Jordanie est la dernière autorité locale à surveiller ces lieux saints avant son occupation par Israël en 1967.


https://french.palinfo.com/51511
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Frappe israélienne à Gaza en riposte au lancer de ballons incendiaires  20/02/2019

Frappe israélienne à Gaza en riposte au lancer de ballons incendiaires













L’armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une position militaire du mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza en réponse à l’envoi de ballons incendiaires vers Israël à partir de l’enclave palestinienne.

Une source sécuritaire palestinienne dans la bande de Gaza sous blocus israélien a fait, elle, état de trois frappes d’un appareil israélien en direction d’un poste d’observation et de terrains agricoles, à l’est du camp de réfugiés d’al-Bureij.

Les frappes ont causé des dégâts, mais aucun blessé n’a été rapporté, selon cette même source.

« Des lancers de ballons incendiaires ont été identifiés dans la journée à partir de la bande de Gaza vers le territoire israélien », a dit de son côté l’armée israélienne dans un communiqué.

« En réponse, un appareil de l’armée israélienne a frappé une position militaire du Hamas dans le sud de la bande de Gaza », a-t-elle ajouté.

Israël tient le Hamas, l’un de ses ennemis, pour responsable de tout ce qui se passe dans le territoire qu’il gouverne.

L’envoi de cerfs-volants et de ballons dotés d’un dispositif incendiaire rudimentaire a constitué l’un des aspects de la vaste mobilisation palestinienne contre Israël à Gaza en 2018.

Des centaines d’incendies avaient détruit des surfaces étendues de champs et de terres israéliennes, provoquant l’exaspération des riverains israéliens de l’enclave et des autorités.

Israël avait progressivement intensifié sa riposte face à ce phénomène qui a récemment repris.

Les lâchers de ballons incendiaires avaient diminué à l’automne dernier, lors d’une relative accalmie entre Israël et la bande de Gaza après plusieurs mois de tensions.

La bande de Gaza, coincée entre Israël, l’Égypte et la Méditerranée, et éprouvée par les guerres, la pauvreté et les blocus israélien et égyptien, est le théâtre depuis mars 2018 de protestations hebdomadaires, généralement accompagnées de violences, le long de la frontière.

Au moins 250 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis mars 2018, la grande majorité le long de la frontière, et les autres dans des frappes israéliennes en représailles à des actes hostiles en provenance de l’enclave.

Deux soldats israéliens ont été tués depuis cette date.

Israël accuse le Hamas d’instrumentaliser la protestation et assure ne faire que défendre sa frontière. Israël et le Hamas ainsi que ses alliés se sont livré trois guerres depuis 2008.

https://www.journaldemontreal.com/2019/02/20/frappe-israelienne-a-gaza-en-riposte-au-lancer-de-ballons-incendiaires

«Nous ne permettrons pas aux Américains de créer leur base en Libye»  20/02/2019

«Nous ne permettrons pas aux Américains de créer leur base en Libye»























Les médias libyens parlent de plus en plus souvent d’une intensification de l’activité des forces du Commandement des États-Unis pour l'Afrique dans le sud du pays, et des analystes redoutent la création d’une base qui puisse remettre en cause la résolution de la crise en Libye. Le chef de la diplomatie libyenne commente la situation pour Sputnik.

Les Libyens n'autoriseront pas les Américains à installer leur base militaire sur le territoire de leur pays, a déclaré à Sputnik Muhammed Siyalah, ministre libyen des Affaires étrangères, commentant les publications de plus en plus fréquentes dans les médias nationaux sur un regain d'activité des forces du Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM).

«Nous ne permettrons pas aux Américains de créer leur base en Libye. Il est des forces qui nous aident à améliorer la combativité de notre propre armée. Nous saluons toute assistance destinée à consolider notre armée», a souligné l'interlocuteur de l'agence.

Le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM) a été créé en 2008 sous le mot d'ordre de la lutte contre le terrorisme. En l'espace de quelques années à peine, l'AFRICOM a réussi à détériorer la situation dans la région et à contraindre les Touareg, guerriers notoires, à rallier les islamistes. Les premières frappes sur les troupes de Mouammar Kadhafi avaient été portées justement par les hommes de l'AFRICOM, suivis par ceux de l'Otan.

Le QG de l'AFRICOM se situe à Stuttgart, en Allemagne, les Africains n'ayant pas permis aux Américains de s'installer sur le continent.

La Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement du gouvernement et le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays est divisé entre plusieurs entités rivales, avec notamment la présence à Tripoli d'un gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, soutenu par les Nations unies et l'Union européenne, et dans l'est, d'un parlement élu par le peuple et appuyé par l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar. L'Onu propose d'organiser des élections générales en Libye au printemps 2019, en vue de former des organes du pouvoir légitimes et universellement reconnus.

https://fr.sputniknews.com/international/201902201040101438-libye-usa-africom-base-lutte-terrorisme-deterioration-situation-ministre/

Des postiers grévistes délogés de la cour du ministère du Travail, après s'y être introduit (VIDEO)  20/02/2019

Des postiers grévistes délogés de la cour du ministère du Travail, après s'y être introduit (VIDEO)
























Un groupe de postiers, en grève depuis plusieurs mois, s'est introduit dans la cour du ministère du Travail pour tenter de rencontrer Muriel Pénicaud. Ils ont été délogés par les CRS. Gaël Quirante, leader du mouvement, a été arrêté puis relâché.

La cour du ministère du Travail a été évacuée par les forces de l'ordre le 20 février, après qu'un groupe de postiers des Hauts-de-Seine, en grève, s'y était introduit. Les militants, qui ont déployé une banderole et scandé des slogans, souhaitaient s'entretenir avec la ministre Muriel Pénicaud.

Mais les CRS ne l'entendaient pas de cette oreille et sont intervenus un peu plus d'une heure après leur entrée dans la cour du ministère, selon le journal Le Parisien. Une vidéo de l'interpellation musclée de l'un des leader du mouvement, le syndicaliste Gaël Quirante, a été diffusée sur les réseaux sociaux. Il a été relâché dans l'après-midi, selon le quotidien de la capitale.



La grève qui touche la poste dans les Hauts-de-Seine, se poursuit depuis plusieurs mois. C'est le licenciement de Gaël Quirante par la poste, en mars 2018, qui avait déclenché le mouvement de grève.

https://francais.rt.com/france/59325-postiers-grevistes-deloges-cour-ministere-travail-apres-introduit-video

Pour Schiappa, il y a «convergence idéologique» entre «terroristes islamistes» et... Manif pour tous  20/02/2019

Pour Schiappa, il y a «convergence idéologique» entre «terroristes islamistes» et... Manif pour tous


























«Révélation politique de l’année» 2018, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes risque encore de faire parler d'elle. Elle a ainsi dénoncé une «alliance» entre islamistes et extrême droite sur l'antisémitisme et l'homophobie.

Dans un entretien à Valeurs actuelles à paraître le 21 février, dont un extrait est rapporté par l'AFP, la secrétaire d'Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa souligne «l'existence d'une convergence idéologique» entre la Manif pour tous (mouvement anti-mariage gay) et «les terroristes islamistes». Elle précise en même temps ne pas mettre les deux «sur le même plan».

«Il y a une alliance entre les gens d'extrême droite et les islamistes qui s'unissent de fait dans ce combat»

«Il y a une explosion des actes antisémites, mais aussi homophobes», a remarqué Marlène Schiappa, dénonçant une «alliance entre les gens d'extrême droite et les islamistes qui s'unissent de fait dans ce combat».

«Il y a des slogans de la Manif pour tous qui sont lancés dans les banlieues», poursuit la secrétaire d'Etat. «Les slogans et l'agressivité de la Manif pour tous ont nourri la recrudescence de violences homophobes : +64% l'année dernière», affirme-t-elle encore.

«Comparer un bébé à une aubergine OGM [comme l'a fait la Manif pour tous dans une campagne de communication] je ne pense pas que ce soit un argument intellectuel ! Par ailleurs, je suis élue de la Sarthe et je peux vous dire que c'est très difficile d'être un jeune gay dans un lycée agricole», témoigne-t-elle.

«Je ne mets pas sur le même plan la Manif pour tous et les terroristes islamistes, mais je souligne l'existence d'une convergence idéologique», dit-elle encore.
«Scandaleux amalgame», selon les opposants au mariage gay

La Manif pour tous a dénoncé un «scandaleux amalgame» et a «réclamé des excuses immédiates». «Les caricatures et les violences verbales n'ont pas leur place dans le débat public. Trop, c'est trop», a réagi l'organisation dans un communiqué. La plateforme opposée au mariage homosexuel accuse en outre Marlène Schiappa d'«insulte[r] les millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement aux droits de l'enfant et à la famille» et de «se livre[r] à une provocation qui augure très mal du débat à venir sur les enjeux majeurs de la révision de la loi de bioéthique».



Habituée des citations qui font parler d'elles (comme lorsque, en pleine polémique sur sa participation à une émission de Cyril Hanouna, elle comparait son destin à celui de Galilée), Marlène Schiappa a reçu début 2019 le prix de la «révélation politique de l’année» 2018, décerné par le Trombinoscope, revue d’information professionnelle du monde politique.

https://francais.rt.com/france/59324-pour-schiappa-il-a-convergence-ideologique-terroristes-islamistes-manif-pour-tous

«Le gilet de la honte»: pour l'ancien directeur de Charlie Hebdo, les Gilets jaunes sont antisémites  20/02/2019

«Le gilet de la honte»: pour l'ancien directeur de Charlie Hebdo, les Gilets jaunes sont antisémites
























«Mettre un Gilet jaune, c'est revêtir la honte» : le journaliste Philippe Val a violemment critiqué les Gilets jaunes, estimant que le mouvement n'était désormais plus composé que d'individus des deux extrêmes rapprochés par un antisémitisme commun.

Invité sur le plateau de BFM TV le 19 février, jour d'une mobilisation à Paris contre l'antisémitisme, le journaliste Philippe Val n'a pas fait mystère de son aversion pour le mouvement des Gilets jaunes, qu'il considère comme étant devenu fondamentalement antisémite.

«Mettre un Gilet jaune c'est revêtir la honte», a-t-il déclaré face à Ruth Elkrief, avant de lancer un jugement lapidaire : «C'est fini les Gilets jaunes.» Pour l'ancien directeur de France Inter, qui a également occupé le poste de directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, le mouvement ne serait désormais plus constitué que de quelques 50 000 personnes, «qui ne sont pas le peuple [...] d'une extrême droite et d'une extrême gauche qui sont d'accord sur tout, y compris sur l'antisémitisme». Quant aux «justes revendications qui ont donné naissance à ce mouvement», elles auraient totalement «disparu», selon Philippe Val.

«Il y a quelque chose là qu'on ne peut plus accepter de voir. [Les Gilets jaunes] c'est le signe de la honte», a encore martelé celui qui a commencé sa carrière en tant que chansonnier. Dénonçant pêle-mêle l'affaire Finkielkraut, les quenelles visibles dans les manifestations ou encore les attaques contre les juifs, Philippe Val a ordonné aux Gilets jaunes de nommer des représentants, qui seraient responsables du mouvement. «On ne peut plus dire : "On a pas de représentant, on est un mouvement libre." Non. Il faut des représentants clairs et nets pour les revendications.» Appelant les manifestants à «trouver un autre signe de ralliement», il a conclu son intervention comme il l'avait commencée : «Le Gilet jaune, c'est le gilet de la honte.»

https://francais.rt.com/france/59313-gilet-de-la-honte-ex-directeur-charlie-hebdo-philippe-val-gilets-jaunes-antisemites-video

Lanceur d'alerte, policier et syndicaliste, Alexandre Langlois passe en conseil de discipline  20/02/2019

Lanceur d'alerte, policier et syndicaliste, Alexandre Langlois passe en conseil de discipline
























En délicatesse avec les grands syndicats de la police nationale, le secrétaire général de VIGI était convoqué pour avoir notamment manqué au devoir de réserve. La décision de sanction est finalement laissée au cabinet du ministère de l'Intérieur.

Alexandre Langlois a déclaré avoir prévenu de nombreux médias et responsables politiques de son passage devant un conseil de discipline au siège de la préfecture de police de Paris ce 20 février... Sur place, il y avait deux médias, dont RT France, un député - l'insoumis Ugo Bernalicis venu représenter son groupe - et plusieurs dizaines de Gilets jaunes.

Sur le papier, le policier lanceur d'alerte, et secrétaire général du syndicat policier VIGI (0,4% aux dernières élections professionnelles de décembre 2018), est convoqué en conseil de discipline pour manquement au devoir de réserve. Quelques minutes avant d'entrer dans les locaux de la préfecture de police de Paris, Alexandre Langlois a accordé quelques propos à RT France. Selon ce dernier, les véritables raisons de sa convocation sont principalement liées aux prises de position fortes de son syndicat sur des sujets épineux comme l'épidémie de suicides au sein des effectifs de police, l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes. Le lanceur d'alerte a également évoqué un contentieux avec les syndicats majoritaires de la profession que VIGI accuse d'avoir fraudé au cours des élections professionnelles de la fin d'année 2018.



Le député de La France insoumise, Ugo Bernalicis, a expliqué au micro de RT France qu'il était venu soutenir Alexandre Langlois en tant que lanceur d'alerte : «[Il] passe en conseil de discipline pour avoir dénoncé un certain nombre de pratiques scandaleuses au sein de la police nationale [...] Si on ne peut plus questionner les pratiques policières, notamment quand on est soi-même policier et syndicaliste, dans quel monde est-on ? Visiblement, la dérive autoritaire touche tout le pays.»



La décision laissée aux mains de Castaner et Nunez ?

Contacté par RT France, VIGI a fait savoir que le conseil de discipline s'était finalement déclaré incompétent pour sanctionner Alexandre Langlois, mais laissait cette décision au cabinet du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Il y a plusieurs semaines, le syndicat avait mis en ligne une pétition dans laquelle sont dénoncées les raisons pour lesquelles le policier risquerait, selon le syndicat, la révocation de la police nationale : «Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat VIGI va passer en conseil de discipline le 20 février 2019, pour avoir, au nom de notre organisation dénoncé auprès du Procureur des faux en écriture publique et des détournements de fonds publics de directeurs de la police ; dénoncé l’inaction du directeur général de la police nationale dans la lutte contre le suicide, qui a fait 61 morts dans la Police Nationale depuis sa prise de fonction ; dénoncé le détournement de la procédure disciplinaire et l’opacité de l’IGPN ; dénoncé le détournement de la médecine statutaire de soigner pour réprimer les fonctionnaires ; déposé plainte, puis s’être constitué partie civile dans l’affaire Benalla/Macron ; médiatisé la solidarité d’une majorité de policiers avec les gilets jaunes ; mis en avant les carences du gouvernement dans la gestion du maintien de l’ordre des manifestations de gilets jaunes ; déposé un recours pour demander l’annulation des dernières élections au sein du Ministère de l’Intérieur, par les 3 syndicats majoritaires.»

Par ailleurs, le communiqué précise : «On lui reproche un manquement au devoir de loyauté envers ses chefs, alors qu’il sert le peuple. On lui reproche une atteinte au crédit et renom de la police nationale, en dénonçant de graves dérives internes, alors que c’est un lanceur d’alerte protégé par la loi. On lui reproche un manquement au devoir de réserve, qui n’existe pas dans le statut de la fonction publique de 1983. L’auteur de cette loi, Monsieur Anicet Le Pors explique ne pas l'[y]avoir mis sciemment. Par contre il [y] a mis le devoir d’information du public.»

Le syndicat VIGI est lui-même connu pour ses prises de position tranchées. A la fin du mois de juillet 2018, VIGI s'était constitué partie civile dans l'affaire Benalla et avait demandé au parquet de Paris un réquisitoire supplétif aux juges d'instruction pour étendre l'enquête à la disparition du coffre-fort. Or le parquet avait opposé une fin de non-recevoir. Malgré le manque de coopération d'Alexandre Benalla dans la recherche du coffre et la perquisition de son domicile à Issy-les-Moulineaux, le parquet s'est rangé à ses déclarations selon lesquelles il n'y avait que des armes, détenues légalement, dans le coffre. «Le parquet fait-il preuve d’une naïveté inhabituelle ? Sa position alimente en tout cas la thèse d’un Benalla protégé par le pouvoir», avait alors déploré l'avocat de VIGI, Yassine Bouzrou, cité par Le Parisien.

https://francais.rt.com/france/59312-policier-syndicaliste-vigi-lanceur-alerte-alexandre-langlois-passe-conseil-discipline

Interdit d'interdire : L'antisionisme est-il un antisémitisme comme les autres ?  20/02/2019

Interdit d'interdire : L'antisionisme est-il un antisémitisme comme les autres ?



















Frédéric Taddeï reçoit Rony Brauman, Aurélien Enthoven, Georges-Elia Sarfati, Martine Gozlan et Michèle Sibony

Avec Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontières, Aurélien Enthoven, youtubeur, Georges-Elia Sarfati, professeur des universités, psychanalyste, Martine Gozlan, rédactrice en chef à Marianne et écrivain ainsi que Michèle Sibony, ancienne vice-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)



https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/59319-interdit-d-interdire-antisionisme-est-il-antisemitisme-comme-les-autres

«Macron démission !» : 2 500 Gilets jaunes devant l'ONU à Genève contre les violences policières  20/02/2019

«Macron démission !» : 2 500 Gilets jaunes devant l'ONU à Genève contre les violences policières
























Des Gilets jaunes français sont venus jusqu'à Genève en Suisse, devant le Palais des Nations où se réunit le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, pour dénoncer les violences policières dont ils sont victimes depuis le début du mouvement.

C'est une manifestation dont la portée symbolique était forte : le 20 février, près de 2 500 Gilets jaunes se sont rassemblés devant le Palais des Nations à Genève, où se déroulent les réunions du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, pour dénoncer «les violences policières françaises».



«Nous venons rendre hommage à nos victimes et à nos blessés pour dénoncer toutes les violences policières que nous subissons depuis le début du mouvement. Certaines personnes ont perdu des yeux ou ont eu des mains arrachées, des blessures graves», avait confié la veille Nicolas Mollier, l'un des organisateurs, sur la chaîne suisse RTS.

L'ancien rapporteur spécial de l'ONU aux droits de l'Homme, le Suisse Jean Ziegler, est venu appuyer le mouvement et apporter son soutien à cette démarche.



Après avoir rendu hommage aux victimes, les Gilets jaunes ont scandé leur slogan habituel, «Macron démission !», avant d'entonner une Marseillaise retentissante.



Très encadré par les organisateurs, qui avaient insisté sur leur volonté de voir un évènement «extrêmement pacifiste et sans heurts», le rassemblement s'est tenu deux heures durant dans le calme.



Des experts indépendants de l'ONU ont fait part de leurs inquiétudes mi-février quant au comportement des forces de l'ordre en France envers les manifestants. Ce groupe d'experts des droits de l'homme des Nations unies a ainsi demandé à la France de «repenser [ses] politiques en matière de maintien de l'ordre pour garantir l'exercice des libertés».

https://francais.rt.com/france/59310-macron-demission-2500-gilets-jaunes-manifestent-onu-geneve-contre-violences-policieres

Castaner assure à des enfants qu'il n'y a que des perdants chez les Gilets jaunes (vidéo)  20/02/2019

Castaner assure à des enfants qu'il n'y a que des perdants chez les Gilets jaunes (vidéo)
























Le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner s'est longuement exprimé sur le mouvement des Gilets jaunes lors d'une nouvelle émission «Au tableau» de la chaîne télévisée C8 devant des enfants. Il a notamment expliqué que le mouvement était composé de perdants. Il a aussi donné un bilan de dix blessés à la tête.

Lors d'une nouvelle émission de «Au tableau» diffusée mercredi soir sur la chaîne télévisée C8, le ministre français de l'Intérieur Chistophe Castaner a qualifié de «perdants» les participants au mouvement des Gilets jaunes.



Évoquant la genèse du mouvement, à savoir la question du prix du carburant, le ministre a estimé que «c'est comme une machine qui ne s'arrête pas».

«On a créé une sorte de monstre qui est sorti de sa boîte et le monstre continue à s'agiter», a poursuivi le ministre.

Interrogé par les élèves sur l'utilisation des LBD et les violences lors des samedis de manifestations, Christophe Castaner a assuré que pour lui «un Gilet jaune blessé ou un policier blessé, c'est un échec». Donnant le chiffre de «dix personnes blessées à la tête» depuis le début du mouvement, le ministre a également jugé que «c'est une faute. Et s'il y a une faute, il y a une enquête et une sanction, mais elles sont rares.»

Pour autant, hors de question à ses yeux d'interdire ces «armes de protection».

Selon des données compilées par Mediapart et David Dufresne, spécialisé dans les violences policières, il y a eu 20 éborgnés et 187 blessés à la tête depuis le début du mouvement des Gilet jaunes, le 17 novembre 2018. Aucun policier n'a été mis à pied jusqu'à présent. 133 plaintes ont été déposées à l'IGPN.

https://fr.sputniknews.com/france/201902201040095639-castaner-enfants-gilets-jaunes-perdants/

Marche contre l’antisémitisme: dix fois moins de personnes que sous Mitterrand?  20/02/2019

Marche contre l’antisémitisme: dix fois moins de personnes que sous Mitterrand?
























Cela aurait dû être une grande manifestation contre l’antisémitisme sévissant en France, mais cela a surtout été un rassemblement d’hommes politiques place de la République et le peuple est resté silencieux et craintif. Tel est le bilan qu’a fait Der Spiegel, dont le correspondant était présent à Paris mardi soir.

Il était difficile ce mardi d'accéder à la place de la République à Paris, non pas parce qu'une foule de Français s'y pressait pour manifester contre l'antisémitisme, mais parce qu'une grande partie de la place était bloquée pour que ministres, députés, chefs de parti et ex-Présidents — qui voulaient protester contre l'antisémitisme — puissent arriver dans leurs limousines et se garer aux alentours. Au moins, c'est ce qu'estime Georg Blume, journaliste de l'hebdomadaire Der Spiegel dans son article daté du 20 février.

L'antisémitisme en France, poursuit le correspondant du magazine allemand, préoccupe depuis des semaines tant la plupart des médias français qu'Emmanuel Macron, qui a déposé hier soir une gerbe au mémorial de la Shoah. Cependant, beaucoup de participants se demandaient pourquoi le Président de la République ne manifestait pas à leurs côtés, comme l'avait fait François Mitterand après la profanation du cimetière juif de Carpentras en 1990, souligne M.Blume.

Selon lui, la foule restait silencieuse, tout en se laissant porter vers les bords de la place de la Rébublique sans maugréer, n'entonnait pas de chansons et ne s'est mise à chanter à voix basse l'hymne national qu'à la fin de la soirée, «comme s'il s'agissait d'une manifestation d'État et non pas d'une manifestation du peuple».

Alors que les hommes politiques, actuellement au pouvoir ou non, se disaient solidaires face à la menace antisémite, le peuple n'était qu'un «spectateur» et restait silencieux et craintif, poursuit le journaliste. «On a peur», se rappelle-il les paroles d'une dame âgée présente alors sur place. Elle a préféré garder l'anonymat, car elle fait, selon le correspondant, partie de «la communauté juive effrayée de Paris».

«Or, tout devait s'arranger ce soir. Même les médias, qui ont l'habitude de remettre toutes les informations en question, indiquent que le nombre de manifestants présents ce soir s'élève à environ 20.000 personnes, comme l'estiment d'ailleurs les organisateurs. Sans doute, il y en a nettement moins, mais beaucoup de médias y souscrivent. On parle d'une foule dense place de la République sur BFM TV et dans le journal Le Monde», indique le journaliste.

Selon le journal Le Figaro, auquel se réfère M.Blume, au moins 200.000 Français avaient manifesté le 14 mai 1990 aux côtés du Président Mitterand contre l'antisémitisme. Or, aucun ministre et aucun ex-Président n'en parlait ce soir; ce ne sont que des personnes âgées dans la foule qui le faisaient, d'après le correspondant. «Elles, elles ne se font pas d'illusions», conclut-il.

https://fr.sputniknews.com/france/201902201040095206-marche-antisemitisme-mitterand-macrcon-manifestation/

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