Le préfet des Hauts-de-Seine interdit les prières de rue à Clichy  17/11/2017

Le préfet des Hauts-de-Seine interdit les prières de rue à Clichy










Obéissant aux consignes du ministre de l'Intérieur, le préfet des Hauts-de-Seine a décidé d'empêcher le rassemblement hebdomadaire devant la mairie de Clichy. De fait, la police va avoir la délicate mission de s'opposer à la prochaine prière.

Jusque-là, les forces de l'ordre n'avaient pour consigne que d'encadrer les prières de rue hebdomadaires à Clichy-la-Garenne, en banlieue proche de Paris. Mais le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre Soubelet, s'est engagé ce 16 novembre à mettre un terme au rassemblement de musulmans. «[C'est] un trouble manifeste à l'ordre public», a-t-il déclaré, cité par l'AFP. «Depuis la manifestation des élus, j'ai estimé qu'il y avait un risque accru pour l'ordre public [...] Il était important que je prenne des dispositions», a-t-il encore ajouté à l'issue d'une réunion de concertation avec la mairie de Clichy et des associations musulmanes.

Le représentant de l'Etat faisait ainsi référence à la mobilisation le 10 novembre 2017 d'une centaine d'élus de la République, lesquels s'étaient opposés à une prière de rue du vendredi en entonnant la Marseillaise.

L'initiative des élus n'est pas allée sans créer quelques bousculades et frictions, obligeant les force de l'ordre à s'interposer afin que la situation ne dégénère entre partisans de la laïcité républicaine et musulmans désireux de pratiquer leur culte.

Prenant le risque d'une confrontation entre fidèles et police, mais avançant malgré tout le motif du trouble à l'ordre public pour justifier l'interdiction, le préfet n'a fait qu'obéir aux consignes du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Celui-ci a en effet déclaré à l'Assemblée nationale la veille, 15 novembre 2017, qu'il ne pouvait y avoir de prières de rue à Clichy. «J'ai [...] demandé au préfet de prendre contact avec à la fois les élus de Clichy-la-Garenne et en même temps avec la communauté musulmane afin que le problème soit résolu», avait ainsi fait savoir le ministre de l'Intérieur, également chargé des cultes, en réponse à une question du député Front national Gilbert Collard.
Un feuilleton qui dure depuis mars

Des fidèles musulmans protestent en priant devant la mairie depuis mars 2017 contre la fermeture de leur lieu de culte dans le centre de Clichy, accusant le maire de ne pas leur proposer de terrain adapté pour qu'ils puissent y construire un nouveau local.

Le maire rappelle pour sa part qu'une mosquée existe déjà dans le nord de la commune et peut les accueillir. Ce que les fidèles musulmans contestent, arguant qu'elle est excentrée, mal desservie par les transports en commun et trop exiguë.

https://francais.rt.com/france/45664-veille-vendredi-prefet-hauts-seine-interdit-prieres-rue-clichy

Génocide au Rwanda : les parties civiles redoutent un non lieu pour l'armée française  16/11/2017

Génocide au Rwanda : les parties civiles redoutent un non lieu pour l'armée française











La justice française n'a pas jugé nécessaire d'entendre l'ex-chef d'état-major des armées dans l'enquête sur les accusations contre l'armée française lors du génocide de 1994 au Rwanda, ont annoncé jeudi à l'AFP les parties civiles, qui dénoncent une décision ouvrant "la voie à un non lieu".

La cour d'appel de Paris a confirmé, le 31 octobre, le refus du juge d'instruction d'auditionner l'ex-amiral Jacques Lanxade et son adjoint de l'époque, l'ex-général Raymond Germanos, comme le réclamaient l'association Survie, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH et LDH) et les autres parties civiles, qui accusent la force Turquoise d'avoir sciemment abandonné aux génocidaires Hutu des centaines de Tutsi des collines de Bisesero, du 27 au 30 juin 1994.

https://www.lorientlejour.com/article/1084352/genocide-au-rwanda-les-parties-civiles-redoutent-un-non-lieu-pour-larmee-francaise.html

Tariq Ramadan contre-attaque en publiant des conversations avec l'une de ses accusatrices  16/11/2017

Tariq Ramadan contre-attaque en publiant des conversations avec l'une de ses accusatrices











Accusé de viol sur deux femmes et d'abus sexuel sur des mineures, Tariq Ramadan a dévoilé des conversations avec l'une des plaignantes, postérieures aux faits dont il est accusé. Ces messages laissent deviner une relation amicale entre les deux.

Ce 15 novembre, Le Parisien révèle que le parquet de Paris a reçu un ensemble de conversations entre l'islamologue, visé par des accusations de viols et d'agressions sexuelles, et l'une des plaignantes, en l’occurrence Henda Ayari. Alors que l'écrivain assurait en octobre 2017 avoir été victime de viols en 2013 de la part de Tariq Ramadan, l'avocat de ce dernier a ressorti des échanges datés de plusieurs mois après les faits présumés.

Ainsi, sur Facebook, Henda Ayari aurait de nouveau approché le théologien. Dans ce dialogue, la féministe ne fait jamais référence à l'agression supposée. Elle débute : «Salam Tariq comment vas-tu ?», ce à quoi Tariq Ramadan lui répond : «Salam. J'espère que tu vas bien. Que me vaut l'honneur ?» Puis, Henda Ayari poursuit : «Ça fait longtemps, je voulais avoir de tes nouvelles.»

Tariq Ramadan n'a semble-t-il pas oublié un épisode houleux entre les deux : «Et pourquoi ? Insultes et menaces ont été tes derniers mots. Pourquoi revenir ?» Henda Ayari lui répond alors : «Nous sommes des êtres humains avec nos failles. J'étais dans une période difficile et instable et des personnes qui te haïssent m'ont monté la tête contre toi en te faisant passer pour un monstre pervers et sans cœur.»

Tariq Ramadan, quant à lui, semble vouloir stopper la relation : «C'est trop tard.» La fin de la conversation est peut-être celle qui portera le plus préjudice à Henda Ayari dans le futur procès : «Je te demande pas d'oublier mais juste de me pardonner [...] je n'ai pas la moindre rancœur contre toi [...] je ne souhaite plus que tu reviennes dans ma vie ni qu'on se revoit mais je veux qu'on conserve un esprit fraternel et bienveillant [...] Ne me prive pas de ta page et laisse-moi juste lire tes beaux écrits que j'ai toujours aimés tant lire pour méditer dessus.»
Une tentative de discréditation ?

Suite à la médiatisation de cette discussion, la défense d'Henda Ayari a tenu à répliquer par un communiqué.

«Personne ne peut être dupe : cette information a pour objectif de discréditer notre cliente qui, à l'époque des faits, était sous l'emprise d'un homme qui exerçait sur elle des pressions psychologiques extrêmement fortes. Des menaces de mort ont également été formulées [...]. La manipulation est le mode opératoire habituel de Monsieur Tariq Ramadan. Nous le démontrerons devant la justice et non devant les médias.»

Henda Ayari a porté plainte le 20 octobre. Puis une deuxième femme a elle aussi décidé de saisir la justice contre le prédicateur suisse. Pour ces deux affaires, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire contre Tariq Ramadan pour «viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort».

https://francais.rt.com/france/45647-tariq-ramadan-contre-attaque-publiant-conversations-accusatrices

Les opposants aux réformes "libérales" de Macron de nouveau dans la rue  16/11/2017

Les opposants aux réformes "libérales" de Macron de nouveau dans la rue










Les opposants à la politique "libérale" du président Emmanuel Macron se mobilisent jeudi pour la quatrième fois depuis la rentrée pour dénoncer les ordonnances, en vigueur depuis septembre, espérant être entendus par un gouvernement déterminé, déjà passé à d'autres réformes.

"Il n'y a que ceux qui ne font rien qui sont sûrs de perdre", a expliqué cette semaine Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Il organise quelque 170 manifestations ce jeudi, dont une centaine avec FO, une première depuis le début du quinquennat, mais aussi avec Solidaires et/ou la FSU, ainsi que des organisations de jeunesse (Unef, UNL, Fidl).

Convaincus que la mobilisation reste l'outil le plus "efficace" de contestation, ces organisations espèrent se faire entendre de l'exécutif, afin qu'il revoie sa "politique libérale visant à accroitre les inégalités au profit d'une minorité".

Au delà des ordonnances, les syndicats s'insurgent contre la hausse de la CSG, les mesures d'économies dans la fonction publique et s'inquiètent de la future réforme de l'assurance chômage.

A leur côté, défileront des militants de la France Insoumise, même si Jean-Luc Mélenchon a reconnu qu'Emmanuel Macron avait "le point pour l'instant".

Le chef de file des Insoumis impute partiellement cet échec aux syndicats, qui ont refusé sa main tendue pour mener la contestation syndicale, au nom de leur indépendance.

Les ordonnances ont également mis en exergue les divisions entre les syndicats: malgré des tentatives, ils ont échoué à organiser une action unitaire. "On a rarement eu, voire jamais, un mouvement syndical en France aussi fracturé", analyse l'historien Stéphane Sirot.

"Macron fait un peu comme Sarkozy en début de quinquennat: il a un agenda social très chargé, il met la pression sur les syndicats, ça a tendance à les paralyser ou à leur dicter leur comportement", explique Dominique Andolfatto, professeur à l'université de Bourgogne.

Libre accès à l'enseignement supérieur' -

Le gouvernement a ainsi déjà mis le cap sur le nouveau volet de réformes sociales: l'apprentissage, dont la concertation a été lancée la semaine dernière, et la formation professionnelle.

Pour cette dernière, le ministère du Travail vient de remettre au patronat et aux syndicats le document qui doit leur servir de base de négociation. Il leur a donné jusqu'à fin janvier pour rendre leur copie.

Le projet de loi doit être présenté en avril prochain et réformera aussi l'assurance chômage, autre sujet sensible sur lequel le gouvernement entretient le flou pour le moment.

Toutefois, les syndicats refusent de tourner la page des ordonnances, qui doivent encore faire l'objet d'une ratification, et déplacent la bataille sur le terrain judiciaire: la CFDT et la CGT ont déposé des recours devant le conseil d'Etat pour contester plusieurs mesures et FO prévoit d'en former.

L'appel de jeudi est large. Plusieurs organisations lycéennes, étudiantes ou enseignantes (Unef, Snesup-FSU, UNL) appellent aussi à battre le pavé pour contester le projet de loi redéfinissant les modalités d'entrée à l'université.

Ce texte, qui doit être présenté la semaine prochaine en conseil des ministres, menace "le libre accès à l'enseignement supérieur", selon elles.

Jeudi, la SNCF anticipe seulement de légères perturbations sur les réseaux TER et Intercités, la RATP une journée "normale". Dans le ciel, "quelques perturbations sont à prévoir", selon l'Aviation civile.

La première mobilisation contre les ordonnances avait réuni dans toute la France le 12 septembre entre 500.000 (selon les syndicats) et 223.000 personnes (police). Mais le mouvement s'est nettement essoufflé au cours des deux journées de mobilisation suivantes.

Un cinquième appel n'est pas encore à l'ordre du jour.

Toutefois, des associations comme Attac ou droit au logement (DAL) et des sections de la CGT et Solidaires, regroupées dans le collectif "Front social" --qui vont participer aux manifestations de jeudi-- ont d'ores et déjà appelé à marcher "sur l'Elysée" samedi à Paris, pour protester contre la "politique antisociale" de Macron.



(©AFP / 16 novembre 2017 05h16)
https://www.romandie.com/news/Les-opposants-aux-reformes-liberales-de-Macron-de-nouveau-dans-la-rue/863679.rom

Syrie : des bombardiers russes survolent l'Iran et l'Irak et pilonnent l'EI à Boukamal  16/11/2017

Syrie : des bombardiers russes survolent l'Iran et l'Irak et pilonnent l'EI à Boukamal










Six bombardiers russes à long rayon d'action ont pilonné mercredi des positions de l'Etat islamique aux environs de Boukamal, dernier bastion du mouvement jihadiste en Syrie, situé dans la province de Deir ez-Zor, annonce l'agence de presse RIA, citant le ministère russe de la Défense.

Partis de Russie, les appareils de type TU-22m3 ont survolé l'Iran et l'Irak avant de larguer leur bombes sur des entrepôts, des véhicules blindés et des combattants de l'EI, précise RIA.

Les jihadistes ont repris Boukamal lundi après en avoir été chassés la semaine dernière par les forces gouvernementales.

https://www.lorientlejour.com/article/1084207/syrie-des-bombardiers-russes-survolent-liran-et-lirak-et-pilonnent-lei-a-boukamal.html

L'Afrique du nord menacée après les défaites de l'EI, prévient un ministre algérien  16/11/2017

L'Afrique du nord menacée après les défaites de l'EI, prévient un ministre algérien










L'Afrique du nord est menacée par le retour des combattants étrangers du groupe Etat islamique (EI) après leurs défaites en Irak et en Syrie, a prévenu mercredi le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel.

"La région est menacée (...) par le retour de combattants étrangers", a déclaré M. Messahel lors d'une conférence de presse au Caire avec ses homologues égyptien et tunisien Sameh Choukri et Khemaïes Jhinaoui à propos de la Libye.
"Les informations indiquent que le retour se fera dans notre région", a-t-il insisté.
L'EI a profité du conflit syrien, qui a éclaté en 2011 avec des manifestations contre le président Bachar al-Assad, pour s'implanter en Syrie et en Irak.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, qui a vu l'organisation extrémiste s'emparer de vastes pans de territoire dans les deux pays, l'EI a proclamé un "califat" qui a attiré des milliers de combattants étrangers.
Mais le groupe a ensuite multiplié les revers et ne contrôle plus que quelques poches de territoires à la frontière irako-syrienne.

Les trois ministres s'étaient déjà rencontrés a propos de la Libye en février en Tunisie puis en juin en Algérie.
La priorité est de "préserver l'unité, la stabilité et l'intégrité territoriale de la Libye, de maintenir le dialogue et l'accord politique libyen comme seule base pour régler la crise", a affirmé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Libye, riche en pétrole, est en proie au chaos depuis la chute de 2011 du dictateur Mouammar Kadhafi. Des milices rivales se disputent le pouvoir et les jihadistes et trafiquants se sont implantés dans le pays.

https://www.lorientlejour.com/article/1084267/lafrique-du-nord-menacee-apres-les-defaites-de-lei-previent-un-ministre-algerien.html

Syrie: un dépôt d'aides alimentaires bombardé dans une localité rebelle  16/11/2017

Syrie: un dépôt d'aides alimentaires bombardé dans une localité rebelle










Un dépôt où étaient emmagasinées des aides alimentaires dans une localité rebelle de Syrie a été lourdement bombardé mercredi, a indiqué un responsable local, trois jours seulement après l'entrée de l'aide dans cette zone en proie à une grave crise humanitaire.

De la nourriture et des médicaments pour 21.500 personnes dans le besoin étaient entrés dimanche à Douma, pour la première fois en près de trois mois, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Douma est la plus grande ville de la Ghouta orientale, zone rebelle assiégée à l'est de Damas.

Les organisations humanitaires avaient depuis distribué les deux tiers de ces aides mais ont dû stopper les opérations en raison de violents combats dans la région, a indiqué à l'AFP le chef adjoint de la municipalité.
"Il y a eu une frappe sur le dépôt --deux roquettes. Un tiers de l'aide s'y trouvait encore", a affirmé Iyad Abdelaziz. "On a ramassé autant qu'on a pu (des aides qui restaient), et nous les avons déplacées vers un autre lieu."

Un correspondant de l'AFP à Douma a dit avoir entendu de violents bombardements aériens et des tirs de roquettes toute la journée, précisant que les écoles étaient fermées mercredi en raison de l'intensité des frappes.

Douma est la principale ville de la Ghouta orientale, où les quelque 400.000 habitants souffrent de graves pénuries de nourriture et de médicaments en raison d'un siège imposé depuis 2013 par les forces du régime de Bachar el-Assad.

Même si la Ghouta est une des quatre zones de "désescalade" instaurées par les parrains internationaux des belligérants pour mettre fin aux combats, le secteur a connu ces derniers jours une recrudescence des bombardements du régime.
Selon le CICR, 24 camions affrétés en coopération avec les Nations unies étaient entrés dimanche à Douma.
L'aide comprenait de la nourriture et des médicaments pour 21.500 personnes dans le besoin, avait indiqué à l'AFP une porte-parole du CICR, Ingy Sedky.
L'ONU, son Programme alimentaire mondial (PAM) et le CICR n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour commenter les bombardements de mercredi.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), deux civils ont été tués par ces bombardements.

Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques prodémocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes. Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

https://www.lorientlejour.com/article/1084272/syrie-un-depot-daides-alimentaires-bombarde-dans-une-localite-rebelle.html

Syrie: double vote à l'ONU jeudi pour prolonger les enquêtes sur les attaques chimiques  16/11/2017

Syrie: double vote à l'ONU jeudi pour prolonger les enquêtes sur les attaques chimiques










Les Etats-Unis et la Russie ont demandé deux votes jeudi du Conseil de sécurité sur une prolongation du mandat des enquêteurs de l'ONU et de l'OIAC sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie, selon des diplomates.

Cette prolongation fait l'objet depuis des semaines d'un conflit entre Washington et Moscou, qui ont chacun soumis aux 15 membres du Conseil de sécurité un projet de résolution sur le renouvellement du mandat du groupe d'experts.

Le vote demandé par les Etats-Unis est programmé à 20H00 GMT, celui réclamé par la Russie interviendra tout de suite après, a précisé un diplomate.

Les deux projets de texte finaux des deux pays ont un point commun: ils réclament tous les deux une prolongation d'un an du mandat des enquêteurs. Dans de précédentes versions, Moscou avait parlé de six mois, Washington 24 mois avant d'évoquer 18 mois.

Le reste des deux projets diffère fortement.

Soutien de Damas, la Russie réclame une révision du mandat du groupe d'experts appelé JIM dont le dernier rapport a impliqué le régime syrien dans une attaque chimique en avril. Dans son texte, Moscou demande un gel de leurs conclusions et le renvoi d'enquêteurs en Syrie à ce sujet.

Soutenu par les membres européens du Conseil de sécurité, les Etats-Unis refusent une révision de leur rapport et réclament dans leur texte des sanctions pour les responsables d'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

Le mandat des enquêteurs de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) vient à expiration jeudi soir. Pour être adoptée à l'ONU, une résolution doit recueillir au moins neuf voix et ne pas subir de veto de l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité: Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni.

https://www.lorientlejour.com/article/1084345/syrie-double-vote-a-lonu-jeudi-pour-prolonger-les-enquetes-sur-les-attaques-chimiques.html

Après accord avec l'Arabie saoudite, Hariri devrait arriver en France «dans les prochains jours»  16/11/2017

Après accord avec l'Arabie saoudite, Hariri devrait arriver en France «dans les prochains jours»










Le Premier ministre démissionnaire du Liban, Saad Hariri, actuellement en Arabie saoudite, a été officiellement invité à venir avec sa famille en France, pour «quelques jours». Emmanuel Macron a toutefois précisé qu'il ne s'agissait pas d'un exil.

Libre de ses mouvements en théorie, mais grâce à l'intervention d'Emmanuel Macron auprès de l'Arabie saoudite en pratique ? Quoi qu'il en soit, l'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri devrait arriver en France «dans les prochains jours», d'après l'AFP. «Après s'être entretenu avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane et le Premier ministre libanais Saad Hariri, le président de la République a invité Saad Hariri et sa famille en France», a fait savoir l'Elysée ce 15 novembre 2017.

Peu après, le président de la République a assuré à la presse que le chef du gouvernement libanais était invité «quelques jours» en France et ne serait par conséquent «pas du tout» en exil dans l'Hexagone. «Nous sommes convenus que je l'invitais pour quelques jours», a précisé le chef de l'Etat devant quelques journalistes, au cours d'une visite du pavillon français de la Conférence des Nations unies sur le Climat (COP 23) à Bonn.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa démission le 4 novembre dernier alors qu'il se trouvait à Riyad, la capitale saoudienne, disant craindre pour sa vie et accusant l'Iran et le Hezbollah libanais de semer la discorde dans le monde arabe. Il a réaffirmé sur Twitter qu'il allait bien et regagnerait son pays dans les prochains jours.
Une démission réclamée par l'Arabie saoudite ?

Spéculations et rumeurs vont bon train à Beyrouth sur les raisons qui ont pu motiver une telle décision du Premier ministre. Le fait d'avoir fait cette annonce depuis Riyad a notamment fait dire à de nombreux médias et responsables que Saad Hariri avait été contraint de prendre cette décision sous la pression de la maison des Saoud, et qu'il n'était pas libre de ses mouvements. Surtout que sa démission a coïncidé avec l'arrestation de dizaines de princes, de ministres et d'hommes d'affaires dans une purge sans précédent en Arabie saoudite.

Une thèse également défendue par le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah. «Il est clair que la démission était une décision saoudienne qui a été imposée au Premier ministre Hariri. Ce n'était ni son intention, ni sa volonté, ni sa décision», a-t-il assuré lors d'un discours retransmis à la télévision le 5 novembre. Le bloc parlementaire du Hezbollah a d'ailleurs appelé Riyad à cesser ses ingérences dans les affaires internes du Liban et à ne pas entraîner le pays dans les crises qu'il traverse.
Le président Aoun accuse l'Arabie saoudite de détenir Saad Hariri prisonnier

Par la suite, face aux spéculations sur ce séjour qui se prolonge, le chef de l'Etat libanais Michel Aoun a haussé le ton face à Riyad. «Rien ne justifie que monsieur Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne [régissant les rapports diplomatiques entre pays]», a rapporté un tweet de la présidence libanaise, citant Michel Aoun, le 15 novembre. «Nous n'accepterons pas qu'il reste otage et que nous ne sachions pas les raisons de sa détention», a ajouté le chef d'Etat, qui a assuré n'avoir pu contacter Saad Hariri «par aucun moyen de communication».

Ces événements interviennent dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite, soutien traditionnel de Saad Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah. Les deux puissances régionales s'opposent frontalement sur les dossiers syrien, yéménite et libanais, où elles soutiennent des camps adverses.

https://francais.rt.com/france/45623-liban-emmanuel-macron-invite-saad-hariri-famille-france

En visite au Qatar, Erdogan promet une aide militaire à Doha  16/11/2017

En visite au Qatar, Erdogan promet une aide militaire à Doha










Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis mercredi lors d’une visite au Qatar qu’Ankara continuerait à apporter une aide militaire à ce pays, alors qu’une crise diplomatique sans précédent dans le Golfe oppose Doha à Ryad depuis juin.

Il a aussi indiqué que le secteur privé turc était prêt à aider Doha dans les projets en construction dans le cadre des préparatifs pour la Coupe du monde 2022 qu’organise le Qatar, selon l’agence de presse officielle QNA.

Lors de sa visite, le président turc a eu un entretien avec l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, selon l’agence.

Il a annoncé que les deux pays avaient signé plusieurs accords dans les secteurs financier, touristique et de la recherche.

“Erdogan a souligné le soutien continu de la Turquie à l’Etat du Qatar dans différents domaines, tout spécialement industriel et militaire”, selon QNA.

La Turquie a établi une base militaire au Qatar, où elle dit disposer d’installations pour quelque 3.000 hommes.

Il s’agit de la deuxième visite de M. Erdogan au Qatar depuis que les tensions entre Ryad et Doha ont éclaté au grand jour il y a cinq mois.

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes “terroristes” –ce que dément Doha– et lui reprochant de se rapprocher de l’Iran.

Le royaume a notamment interrompu les liaisons aériennes et maritimes avec le Qatar et a fermé la seule frontière terrestre de l’émirat.

M. Erdogan visitait Doha après s’être rendu au Koweït, qui avait tenté une médiation dans cette crise.

Les relations entre le Qatar et la Turquie sont très étroites.

Cheikh Tamim avait été le premier leader étranger à téléphoner à M. Erdogan lors du coup d’Etat manqué en Turquie en juillet 2016, selon des médias publiques turcs.

Après le début de la crise avec les pays du Golfe, l’émirat gazier s’est tourné vers la Turquie et l’Iran, notamment pour importer des produits alimentaires.

https://www.tsa-algerie.com/en-visite-au-qatar-erdogan-promet-une-aide-militaire-a-doha/

«Explosion de violence» à Toulon : le maire demande des renforts de police  16/11/2017

«Explosion de violence» à Toulon : le maire demande des renforts de police










Toulon subit selon son maire une «explosion de violence» : tirs, trafics, homicide... L'élu a écrit fin octobre au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur pour demander un renforcement des effectifs et moyens de police nationale.

Pour le maire Les Républicains de la ville de Toulon, Hubert Falco, la ville est livrée aux délinquants et la présence policière est bien insuffisante pour affronter ces difficultés.

Dans les courriers que l'AFP a consultés le 15 novembre et dont la teneur a été révélée par le quotidien Var-Matin, Hubert Falco évoque «l'explosion de la violence et des trafics» dans certains quartiers du chef-lieu du Var, assurant que «les tirs nocturnes et maintenant diurnes ainsi que les blessés par balles sont devenus monnaie courante».

Hubert Falco pointe «l'érosion du nombre de fonctionnaires de police nationale» et demande que la tendance soit inversée à Toulon, «premier port de Défense de la Méditerranée» avec un «renforcement de nos effectifs de police nationale, tant en matière d'effectifs que d'équipements».

De son côté, le Front national a demandé «un renforcement des moyens de la police municipale» et «une politique pénale plus ferme, notamment par rapport aux délinquants récidivistes».

Il lui arrive de se faire interpeller par ses administrés, comme par cet internaute sur Twitter, qui lui demande ce qu'il compte faire contre la «montée de la délinquance».

Selon la préfecture du Var, contactée par l'AFP, sur la circonscription de police de Toulon, qui comprend la ville et cinq communes limitrophes, depuis le début de l'année «14 événements avec utilisation d'armes à feu ont engendré 17 blessés» et «un homicide par arme à feu a été constaté».

Au total, 2 767 faits d'atteinte aux personnes et 8 203 faits d'atteinte aux biens, ont été recensés avec un taux d'élucidation des affaires d'un tiers, précise-t-elle. Les effectifs de police nationale de cette circonscription comprennent 437 personnels dont 417 gardiens de la paix, brigadiers ou majors, précise aussi la préfecture.

Hubert Falco a déjà adressé un courrier de doléances au gouvernement. Cet été, il avait écrit à Edouard Philippe pour se plaindre du manque de moyens alloués par l'Etat pour assurer la sécurité durant la période estivale, selon des informations de Var-Matin.

https://francais.rt.com/france/45627-toulon-proie-violence-maire-demande-policiers

Bruxelles : violents affrontements en plein centre-ville entre la police et des centaines de jeunes  16/11/2017

Bruxelles : violents affrontements en plein centre-ville entre la police et des centaines de jeunes





La police de Bruxelles a été confrontée à des jets de projectiles lors d'une quasi-émeute impliquant des centaines d'individus. Dépassées, les forces de l'ordre locales ont demandé l'aide de la police fédérale. 31 personnes ont été interpellées.

Plusieurs incidents ont éclaté dans le quartier de la Bourse, en plein centre de Bruxelles, ce 15 novembre dans le courant de l'après-midi.

Le site d'information belge Sudinfo.fr rapporte que des centaines de jeunes ont attaqué les forces de l'ordre, notamment avec des projectiles, obligeant celles-ci à se replier. La police bruxelloises, dépassée par le nombre d'assaillants et la gravité de la situation, a demandé l'aide de la police fédérale belge, selon le même média.

D'après Sudinfo.fr, qui cite la municipalité de Bruxelles, la quasi-émeute serait liée à l'appel à un rassemblement lancé par un YouTubeur français, «star des réseaux sociaux», connu sous le pseudonyme «Vargasss 92». D'après le porte-parole de la police de Bruxelles, un banal contrôle d'identité, place de la Monnaie (devant la Bourse de Bruxelles), serait à l'origine des affrontements.

Le ministre belge de l'Intérieur, Jan Jambon, a confirmé l'envoi de renforts policiers, dénonçant une violence «inadmissible et incompréhensible» dans le centre de Bruxelles.

En fin d'après-midi, Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles, a fait savoir que 31 personnes avaient été interpellées, parmi lesquelles «Vargasss 92», selon La Libre Belgique.

En outre, la ville de Bruxelles a fait savoir qu'elle comptait déposer une plainte avec constitution de partie civile contre «Vargasss 92».

Le 11 novembre 2017, toujours à Bruxelles, la qualification du Maroc pour le Mondial 2018 avait provoqué des violentes échauffourées. La police anti-émeute avait dû recourir aux canons à eau pour disperser la foule.

https://francais.rt.com/international/45621-bruxelles-violents-affrontements-plein-centre











Attentats de novembre 2015 à Paris: nouvelle audition de Salah Abdeslam, resté silencieux  15/11/2017

Attentats de novembre 2015 à Paris: nouvelle audition de Salah Abdeslam, resté silencieux










Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, a de nouveau refusé de répondre aux questions du juge mercredi, lors de son cinquième interrogatoire depuis sa mise en examen il y a un an et demi, a-t-on appris de source judiciaire.

Suspect clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, au nord de la capitale, Salah Abdeslam a fait un aller-retour mercredi matin entre sa cellule ultra-sécurisée de la prison de Fleury-Mérogis et le palais de justice de Paris.

Arrêté le 18 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale, il avait été mis en examen le 27 avril 2016, notamment pour assassinats terroristes, et est toujours resté muet devant les juges français.

Le 24 avril, lors de sa précédente convocation, il avait été longuement interrogé sur les préparatifs des attaques du 13 novembres, sur ses locations de véhicules et ses voyages à travers l'Europe pour convoyer des membres de la cellule, ou encore sur des achats de matériel pouvant servir à la confection d'explosifs, selon une source proche du dossier. Mais il n'avait répondu à aucune des questions.

Salah Abdeslam, qui refuse toujours d'avoir un avocat, est placé à l'isolement et surveillé 24h/24 par vidéo dans sa cellule. Il a vu ses conditions de détention assouplies, en raison de "craintes pour sa santé", avait expliqué mi-septembre la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, tout en refusant de parler d'"allègement".

Il sera jugé en décembre en Belgique pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers", après une fusillade survenue à Bruxelles le 15 mars 2016, trois jours avant son arrestation.
Contre toute attente, il a souhaité comparaître à ce procès et la Belgique a officiellement demandé à la France qu'il lui soit remis pour être jugé dans la capitale belge. Les modalités de ce transfèrement sont en cours de discussions entre la France et la Belgique.

L'audition d'Abdeslam ce mercredi est intervenu le même jour que le transfèrement de Belgique en France, au palais de justice de Paris, du jihadiste français Mehdi Nemmouche. L'auteur présumé de la tuerie du Musée juif à Bruxelles a été mis en examen dans l'enquête sur les quatre journalistes français otages en Syrie en 2013-2014, soupçonné d'avoir été l'un de leurs geôliers. Après sa mise en examen, Nemmouche devait retourner rapidement en Belgique dans la journée.

https://www.lorientlejour.com/article/1084175/attentats-de-novembre-2015-a-paris-nouvelle-audition-de-salah-abdeslam-reste-silencieux.html

Financement US des médias hongrois: Budapest dénonce une «intervention politique» US  15/11/2017

Financement US des médias hongrois: Budapest dénonce une «intervention politique» US










Considérant que le pluralisme des médias se trouve menacé en Hongrie, les États-Unis se déclarent prêts à financer des médias indépendants. Selon Budapest, il s’agit d’une intervention du département d'État américain dans la politique hongroise à la veille des élections dans le pays.

Le ministère hongrois des Affaires étrangères et du Commerce a convoqué l'ambassadeur américain à Budapest, David Kostelanik, et lui a demandé des explications concernant le plan américain de financement des médias ruraux hongrois, a rapporté Reuters.

«Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce a convoqué le chargé d'affaires de l'Ambassade des États-Unis pour obtenir des explications. On lui a annoncé que nous considérions cette décision américaine comme une intervention politique du département d'État à la veille des élections», a déclaré un représentant du ministère hongrois des Affaires étrangères.

Le département d'État américain a annoncé lundi l'ouverture d'un fonds destiné à aider les médias indépendants en Hongrie qu'il juge soumis à des pressions et de l'intimidation de la part du gouvernement de Viktor Orban.

Il est surtout destiné aux zones rurales, où les sources d'information émanent principalement des médias publics contrôlés par le gouvernement.

Le programme dévoilé par le département d'État américain est doté de 700.000 dollars (environ 600.000 euros) qui seront disponibles à partir de mai 2018. L'argent servira à former et équiper des journalistes.

https://fr.sputniknews.com/international/201711151033890611-hongrie-medias-usa-financement-intervention/

La famille de Hariri est également détenue en Arabie saoudite, affirme Aoun  15/11/2017

La famille de Hariri est également détenue en Arabie saoudite, affirme Aoun











Le président libanais, Michel Aoun a affirmé mercredi que la situation de la famille du Premier ministre démissionnaire est semblable à celle de Saad Hariri. "Nous avons pu savoir qu'elle est détenue et qu'elle est fouillée à chacune de ses entrées et sorties" de la maison, a ajouté M. Aoun.

Quelques minutes plut tôt, M. Aoun, avait affirmé que M.Hariri, qui a annoncé sa démission le 4 novembre depuis Riyad, était "détenu" en Arabie saoudite. "Rien ne justifie que M. Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne" régissant les rapports diplomatiques entre pays, est-il écrit dans un tweet rapportant les propos du président Aoun.

"Je veux répéter et réaffirmer que je vais très bien et si Dieu le veut, je vais retourner à mon cher Liban comme je vous l'ai promis, vous allez voir", a répondu quelques minute plus tard M. Hariri sur son compte twitter.

https://www.lorientlejour.com/article/1084141/la-famille-de-hariri-est-egalement-detenue-en-arabie-saoudite-affirme-aoun.html

Zimbabwe: Mugabe a affirmé à Zuma être détenu  15/11/2017

Zimbabwe: Mugabe a affirmé à Zuma être détenu










Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé mercredi matin au téléphone à son homologue sud-africain Jacob Zuma qu'il était détenu par l'armée, qui a pris le contrôle de la capitale de son pays, ont rapporté les autorités sud-africaines.
"Le président Zuma s'est entretenu plus tôt aujourd'hui (mercredi) avec le président Robert Mugabe qui lui a dit qu'il était détenu à son domicile mais a ajouté qu'il allait bien", selon un communiqué de la présidence sud-africaine.

Le président sud-africain Jacob Zuma a dépêché deux de ses ministres au Zimbabwe, où l'armée a pris le contrôle de la capitale Harare, ont annoncé les autorités sud-africaines.
"Le président envoie la ministre de la Défense et des Anciens combattants, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, et le ministre de la Sécurité d'Etat, Bongani Bongo, au Zimbabwe pour rencontrer le président Robert Mugabe et l'armée zimbabwéenne", a indiqué la présidence dans un communiqué.

https://www.lorientlejour.com/article/1084137/zimbabwe-mugabe-a-affirme-a-zuma-etre-detenu.html
https://www.lorientlejour.com/article/1084143/lafrique-du-sud-depeche-deux-envoyes-speciaux-au-zimbabwe.html

Zimbabwe: l'armée annonce être intervenue contre des proches de Mugabe  15/11/2017

Zimbabwe: l'armée annonce être intervenue contre des proches de Mugabe











Des officiers de l'armée du Zimbabwe ont annoncé être intervenus dans la nuit de mardi à mercredi pour éliminer des "criminels" proches du président Robert Mugabe mais ont démenti toute tentative de coup d'Etat contre le maître absolu du pays depuis 1980.

L'entrée en scène de l'armée intervient en pleine crise ouverte entre M. Mugabe et le chef de l'armée après le limogeage la semaine dernière du vice-président du pays Emmerson Mnangagwa, longtemps présenté comme son dauphin.

Dans un message lu dans la nuit à la télévision nationale, le général Sibusiso Moyo a affirmé que l'armée n'avait pas mené de "coup d'Etat contre le gouvernement".

"Nous ne faisons que viser les criminels qui l'entourent", a-t-il poursuivi, "dès que notre mission sera accomplie, nous nous attendons à ce que la situation retourne à la normale".

"Nous assurons à la Nation que son Excellence le président (...) et sa famille sont sains et saufs et que leur sécurité est garantie", a-t-il également ajouté.

Des échanges de tirs nourris ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi près de la résidence privée de Robert Mugabe dans la capitale Harare, a rapporté sous couvert de l'anonymat à l'AFP un témoin, résident dans le quartier de Borrowdale.

"Peu après 02h00 du matin (00h00 GMT), nous avons entendu environ 30 à 40 coups de feu tirés pendant trois à quatre minutes en provenance de sa maison", a-t-il affirmé.

Mardi, un convoi de blindés avait été observé en mouvement près de la capitale, nourrissant les rumeurs d'un coup d'Etat militaire en préparation contre le président, qui règne sans partage sur le pays depuis son indépendance en 1980.

Dans un communiqué publié tard mardi soir, l'ambassade des Etats-Unis au Zimbabwe avait recommandé à ses ressortissants de rester chez eux "à l'abri" en raison des "incertitudes politiques".

Robert Mugabe, 93 ans, est engagé dans un bras de fer sans précédent avec le chef de l'armée qui a dénoncé lundi sa décision de limoger le vice-président Mnangagwa.

L'armée pourrait "intervenir" si cette "purge" ne cessait pas au sein du parti présidentiel, avait mis en garde devant la presse le chef d'état-major, le général Constantino Chiwenga.

- 'Trahison' -

Le parti du président Mugabe, la Zanu-PF, a accusé en retour mardi le chef de l'armée de "conduite relevant de la trahison" et dénoncé sa volonté de "perturber la paix nationale" et "encourager au soulèvement".

L'ancien vice-président Mnangagwa, 75 ans, a été démis de ses fonctions et a fui le pays, après un bras de fer avec la Première dame, Grace Mugabe, 52 ans. Figure controversée connue pour ses accès de colère, Mme Mugabe compte de nombreux opposants au sein du parti et du gouvernement.

Avec le limogeage de M. Mnangagwa, Grace Mugabe se retrouve en position idéale pour succéder à son époux.

A la tête depuis 37 ans d'un régime autoritaire et répressif, Mugabe a été investi par la Zanu-PF pour la présidentielle de 2018, malgré son grand âge et sa santé fragile. Sous son régime, le Zimbabwe s'est considérablement appauvri et traverse une grave crise économique.

La sortie publique lundi du général Chiwenga, 61 ans, contre le gouvernement est inédite.

"Il est très rare de voir des chars dans les rues", a commenté pour l'AFP l'analyste Derek Matyszak, de l'Institut pour les études de sécurité (ISS) de Pretoria, "Chiwenga a défié Mugabe (...) il est clair que nous observons ici quelque chose de nouveau".

Le général Chiwenga et M. Mnangagwa, qui entretient des liens étroits avec l'appareil sécuritaire du pays, ont tous deux été des figures majeures de la lutte pour l'indépendance du Zimbabwe, au côté de M. Mugabe.

Le sort du chef d'état-major de l'armée restait inconnu tôt mercredi matin.

Avant même les événements de la nuit, le principal parti d'opposition zimbabwéen, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), s'était clairement positionné par avance contre toute prise du pouvoir par des militaires.

"Il n'est pas souhaitable que l'armée prenne le pouvoir. Cela donnera un coup d'arrêt à la démocratie, et ce n'est pas sain pour le pays", a déclaré un haut responsable du parti, Gift Chimanikire.

Cette crise "marque une nouvelle étape alarmante dans la course à la succession" de Mugabe, a relevé l'analyste politique Alex Magaisa.



(©AFP / 15 novembre 2017 04h54)
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Zimbabwe-l-armee-annonce-etre-intervenue-contre-des-proches-de-Mugabe/863285.rom

«Lobby juif» et «migration juive» : un ancien courrier du prince Charles fait polémique  15/11/2017

«Lobby juif» et «migration juive» : un ancien courrier du prince Charles fait polémique










Le Daily Mail a déniché un courrier du prince Charles datant de 1986, dans lequel l'héritier de la couronne, de retour d'Arabie saoudite, évoque un certain «lobby juif» et semble considérer qu'il s'agit de la cause des problèmes au Moyen-Orient.

Dans un courrier daté de 1986 et dévoilé le 11 novembre par le Daily Mail britannique, qui se l'est procuré auprès des archives publiques, le prince Charles s'ouvrait à son ami et écrivain Laurens van der Post de ses premières impressions au retour d'un voyage en Arabie saoudite, à Bahreïn et au Qatar, en compagnie de la princesse Diana.

Dans cette lettre, l'héritier de la couronne anglaise lui faisait notamment part de ses découvertes sur la situation géopolitique au Moyen-Orient : «Je suis à présent informé du fait que les Arabes et les Juifs appartenaient initialement au même peuple sémite et que c'est la migration juive européenne (venant surtout de Pologne, m'a-t-on dit) qui a apporté tous ces grands problèmes.»
«Je suppose que je suis trop naïf», confesse le prince

Plus loin, le prince Charles, énigmatique, s'interroge : «Je sais bien qu'il y a de nombreux facteurs à prendre en compte ici, mais comment peut-on venir à bout du terrorisme si personne n'en élimine les causes ?»

Et le prince de Galles d'appeler de ses vœux, in petto, une réaction de Washington : «Il y aura bien un président américain qui aura le courage de s'élever contre le lobby juif aux Etats-Unis ? Je suppose que je suis trop naïf !»
Erreur de jeunesse ?

Les services de la résidence royale de Clarence House, cité par le journal The Independent, ont réagi à ces révélations et ont assuré que les propos contenus dans ce courrier signé de la main du prince ne reflétaient pas ses propres opinions, mais celles des personnes qu'il avait rencontrées au cours de ce voyage.

Clarence House a également rappelé que le prince Charles s'était depuis lors illustré sur la scène de la diplomatie internationale et avait démontré ses compétences dans la promotion du dialogue interculturel et interconfessionnel entre les communautés juives et arabes à travers le monde.
La communauté juive d'outre-Manche réagit

La communauté juive du Royaume-Uni s'est émue et l'éditorialiste du Jewish Chronicle, Stephen Pollard, s'est fendu d'un Tweet cinglant résumant son état d'esprit. «A la fois choqué et pas surpris», a-t-il déploré, avant de glisser un lien vers une tribune de sa confection dans laquelle il étrille l'emploi de l'expression «lobby juif».

«Pour moi, le lobby juif est un de ces thèmes antisémites qui ont traversé les siècles. Il s'agit de ce mythe selon lequel il y aurait des juifs très puissants qui contrôleraient la diplomatie, les médias, les banques et je ne sais quoi encore.»

Puis il ajoute, visiblement alarmé : «Le fait que ces propos émanent de l'héritier de la couronne, c'est pour le moins déstabilisant.»

https://francais.rt.com/international/45592-lobby-juif-migration-juive-ancien-courrier-prince-charles-polemique

Big Brother médical ? Le premier médicament électronique mouchard va être mis en vente  15/11/2017

Big Brother médical ? Le premier médicament électronique mouchard va être mis en vente










L'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a autorisé la mise sur le marché du premier comprimé électronique, qui permet de savoir si un patient a bien pris son traitement et à quelle heure.

C’est une première et elle donne le vertige : la pilule qui vous traque et avertit votre médecin si vous l’avez prise ou non, va être mise en vente. L'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a donné l'autorisation de mise sur le marché d'un comprimé électronique indiquant si le malade a bien avalé son médicament et renseignant sur l’heure de la prise. La FDA a tweeté le 14 novembre pour informer les consommateurs au sujet du «capteur qui effectue une traque digitale pour savoir si le patient a ingéré son médicament».

Une puce insérée dans la pilule émet un signal qui permet de déterminer l'heure et la date de la prise du médicament, selon un communiqué de la FDA publié le 13 novembre.

Ce système de traçabilité sera autorisé dans le cadre de traitements contre la schizophrénie, la manie aiguë et les troubles bipolaires. Le principe actif du médicament est l'aripiprazole et est commercialisé sous le nom Abilify depuis 2002. La version électronique est appelée Abilify MyCite.

Une fois avalé, le capteur de la pilule, fait de cuivre, de magnésium et de silice, produit un signal électrique au contact des liquides de l'estomac. Après quelques minutes, cette impulsion est captée par un récepteur qui se trouve sur un patch collé sur la cage thoracique. Le patch – qui doit être remplacé chaque semaine – transmet alors l'information à une application permettant aux malades de traquer l'ingestion du médicament sur leur smartphone.

Les patients peuvent aussi autoriser leurs médecins à accéder à ce système via un site internet. «Pouvoir traquer la prise des médicaments prescrits peut être utile pour certaines personnes souffrant d'une maladie mentale», explique le docteur Mitchell Mathis, directeur de la division des traitements psychiatriques au centre de recherche et d'évaluation des médicaments de la FDA.

Cependant l'agence gouvernementale souligne que ce système de traçabilité n'a pas encore démontré sa capacité à améliorer la prise régulière de médicaments.

Abilify MyCite est commercialisé par le groupe pharmaceutique japonais Otsuka Pharmaceutical Co. tandis que le capteur et le patch sont fabriqués par la firme américaine Proteus Digital Health.

Ce n’est pas un galop d’essai pour la firme Proteus Digital Health. En 2012, la FDA avait autorisé déjà la mise sur le marché de cette pilule dont la puce réagit au contact des fluides de l’estomac. Mais à l’époque, elle n’avait testé que des placebos. Les chercheurs œuvrent aussi à fabriquer des comprimés électroniques recueillant des paramètres comme la température interne du corps durant plusieurs jours, selon des informations du site de la chaîné télévisée américaine PBS.
De nombreuses questions éthiques face à cette surveillance intime

L’annonce a fait réagir certains médias, qui alertent sur les conséquences ou les motivations derrière ce type de technologie.

Divers travaux ont recensé le manque à gagner dû au refus de soins ou de mauvaise prise des médicaments. Selon un rapport américain de 2012 sur la santé publique, ce montant atteindrait des sommets : «Entre 100 et 300 milliards de coûts de santé évitables sont attribués au refus de soins ou à la mauvaise prise des traitements aux Etats-Unis chaque année, ce qui représente 3 à 10% des coûts de santé annuels.» Ce contrôle pourrait donc servir des motifs financiers davantage qu'une préoccupation de santé publique.

Un article du New York Times, évoquant en titre un «"Big Brother" biomédical», estime que si ce type de pilule peut améliorer la prise en charge d'un patient, elle tend aussi à organiser une forme de contrôle, voire de coercition à terme sur lui. Les informations sur la prise pourront être envoyées au médecin et jusqu’à quatre personnes, destinataires que le patient pourra bloquer à sa guise. Actuellement, le système prévoit que le patient reste maître de ses informations. Mais sa perspective d’utilisation pourrait conduire les assurances ou la justice d’exiger la confirmation de prise de traitement pour autoriser les remboursements de ceux-ci.

L’ironie de la mise sur le marché d'Abilify consiste dans le fait que les patients schizophrènes ne prennent parfois pas leurs traitements à cause de leurs tendances... paranoïaques. «Un système qui va surveiller leur comportement et envoyer des signaux de leur corps et en rendre compte au médecin ?», s’interroge le docteur Paul Appelbaum, directeur du droit, de l’éthique et de la psychiatrie à l’université de Columbia, dans les colonnes du New York Times. «Qu’il s’agisse de psychiatrie ou de médecine générale, il serait plus indiqué de commencer à utiliser ce type de dispositif pour autre chose que la schizophrénie.»

https://francais.rt.com/france/45595-il-vous-denonce-medecin-premier-m%C3%A9dicament-electronique

Rare débat au Sénat américain sur le bouton nucléaire à l'ère Trump  15/11/2017

Rare débat au Sénat américain sur le bouton nucléaire à l'ère Trump










Des sénateurs américains se sont interrogés mardi sur les limites du pouvoir du président des Etats-Unis à lancer une attaque nucléaire, un débat lourd de sens face à la montée des tensions entre Donald Trump et Kim Jong-Un.

Tout le débat, lors d'une audition à la commission des Affaires étrangères du Sénat, s'est concentré sur une hypothétique décision présidentielle de frapper l'ennemi avec des armes nucléaires en premier, une "première frappe" en jargon de stratèges militaires.

"Nous craignons que le président des Etats-Unis soit si instable et si volatile, que son processus décisionnel soit si fantasque, qu'il puisse donner un ordre d'utiliser l'arme nucléaire complètement contraire aux intérêts de sécurité nationale américains", a dit le démocrate Chris Murphy.

En cas d'attaque nucléaire ennemie en cours ou d'imminence d'une telle attaque, sénateurs et experts interrogés ont convenu que le président avait les pleins pouvoirs pour défendre le pays, conformément à la Constitution. Seul le président peut donner l'ordre de déclencher le feu nucléaire.

"Une fois que l'ordre est donné et vérifié, il n'existe aucun moyen de le révoquer", a déclaré le président de la commission, le républicain Bob Corker, qui a convoqué l'audition, la première sur ce sujet précis depuis 1976, selon lui.

Ce sénateur a très publiquement rompu avec le locataire de la Maison Blanche, et déclaré en octobre qu'il menait le pays "droit vers la troisième guerre mondiale" avec ses déclarations sur la Corée du Nord.

Mais que se passerait-il si le président estimait qu'un pays pose une menace et ordonnait préventivement un tir nucléaire ? Il n'existe pas de définition stricte de l'imminence, ont reconnu les trois experts.

L'ancien patron du Commandement stratégique américain de 2011 à 2013, le général à la retraite Robert Kehler, a toutefois rappelé une règle militaire de base: "l'armée est obligée d'exécuter un ordre légal, mais n'est pas obligée de suivre un ordre illégal".

Qu'est-ce qu'un ordre légal ? Par exemple, un ordre dont les fondements juridiques ont été validés. Selon le général, toute action militaire doit remplir les critères de "nécessité" et de "proportionnalité".

Mais que se passerait-il si le chef du Commandement stratégique estimait que l'ordre reçu du président était illégal ? "Je ne sais pas exactement", a-t-il convenu. Comme pour tout ordre militaire, "le facteur humain entre en jeu".

En réalité, a dit Brian McKeon, ancien sous-secrétaire à la Défense durant la présidence Obama, le président pourrait remplacer le commandant réfractaire, voire le secrétaire à la Défense... "Mais on se retrouverait dans une véritable crise constitutionnelle", a-t-il dit.

Le malaise de certains sénateurs républicains était perceptible, durant l'audition.
"Nos adversaires nous regardent", a rappelé Marco Rubio, qui craint d'instiller le doute sur l'autorité du président américain en cas de conflit.
"Dans cette république, nous avons des élections, et quand ils votent, les électeurs prennent la décision de confier à quelqu'un ce pouvoir", a rappelé le sénateur.

https://www.lorientlejour.com/article/1084000/rare-debat-au-senat-americain-sur-le-bouton-nucleaire-a-lere-trump.html

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