221 mds USD soustraits au fisc par les multinationales en 2015  03/05/2016

221 mds USD soustraits au fisc par les multinationales en 2015







Quelque 221 milliards de dollars ont été investis en 2015 dans des pays à faible fiscalité, le Luxembourg et les Pays-Bas en tête, selon un rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED).

Les entreprises ont déplacé 221 milliards de dollars (191 milliards d'euros) dans des pays à la fiscalité avantageuse en 2015, en premier lieu le Luxembourg et les Pays-Bas, lit-on dans le rapport de la CNUCED, publié mardi.

Selon ce même document, 72 milliards de dollars d'investissements (62,5 milliards d’euros) ont été dirigés vers deux autres paradis fiscaux, notamment les îles Vierges et les Caïmans.

La CNUCED relève par ailleurs que les fonds offshore versés dans des paradis fiscaux sont désormais originaires des pays émergents et non plus des pays les plus industrialisés. Ainsi, entre 2010 et 2014, Hong-Kong, la Russie, la Chine et le Brésil ont représenté à eux quatre 65% des fonds offshore investis dans les îles Vierges et les Caïmans.

Durant les trois premiers trimestres 2015, les entreprises étrangères ont beaucoup investi au Luxembourg et aux Pays-Bas, avant de sortir des milliards de dollars au dernier trimestre et ceci, après que ces deux Etats ont mis en œuvre de nouvelles règles européennes destinées à combattre les pratiques abusives d’évasion fiscale.

Les grandes entreprises qui font passer des fonds d'un pays à l'autre pour échapper à l'impôt constituent "une préoccupation majeure" des décideurs politiques, signale le rapport, ajoutant que cette "optimisation" fiscale met les gouvernements nationaux dans une situation difficile face à de substantielles pertes d'impôts.

https://fr.sputniknews.com/economie/201605031024714492-evasion-fisc-cnuced-rapport/


En Italie, le vol d'un peu de nourriture pour survivre n'est plus un délit  03/05/2016

En Italie, le vol d'un peu de nourriture pour survivre n'est plus un délit







Comme on ne peut vivre à moins de s'alimenter, la juridiction suprême italienne considère désormais que voler pour manger n'est pas un délit.

Voler de la nourriture pour un faible montant quand on a faim n'est plus un délit, a statué mardi la Cour de cassation italienne acquittant du même coup un sans-abri, rapporte la presse locale.

Il s'agit en l'occurrence d'un certain Roman Ostriakov, Ukrainien âgé d'une trentaine d'années, qui avait tenté de voler en 2011 des saucisses et deux morceaux de fromage pour un montant total de 4,07 euros dans un supermarché de Gênes.

A l'époque, il avait été repéré par un client qui avait alerté les gardiens. L'homme avait écopé de six mois de prison et d'une amende de 100 euros. Le parquet a fait appel, demandant une peine plus légère car le jeune homme n'avait nullement volé la nourriture mais seulement tenté de le faire. La Cour de cassation l'a finalement acquitté.

"Les conditions de l'accusé et les circonstances dans lesquelles il a pris les aliments démontrent qu'il a pris ce peu de nourriture pour faire face à une exigence immédiate (…) et comme on ne peut vivre à moins de s'alimenter, il a donc agi en état de nécessité", a justifié la juridiction suprême italienne, dont la décision est sans appel.

https://fr.sputniknews.com/international/201605031024714896-justice-italie-vol-nourriture/


Michael Chabon dénonce "la vraie nature" de l'occupation israélienne  03/05/2016

Michael Chabon dénonce "la vraie nature" de l'occupation israélienne







L’identité Juive de l'auteur Américain, Michael Chabon, prix Pulitzer en 2001, est souvent au centre de ses écrits. Mais celle-ci a été ébranlée après un voyage dans ce pays et les Territoires Palestiniens occupés, confie-t-il à l'AFP.

Dans son retour aux Etats-Unis après une visite dans les territoires Palestiniens occupés, il déclare avoir fini par comprendre la « vraie nature » de l'occupation israélienne.

Il considère le sort infligé par des Juifs aux Palestiniens comme « beaucoup plus consternant que l'apartheid ».

Auteur des « Extraordinaires aventures de Kavalier et Clay », Chabon n'a vraiment commencé à se préoccuper personnellement de l'occupation qu'après le voyage de sa femme Israélienne, Ayelet Waldman dans les territoires occupés.

Ce voyage, dit-t-il, a « ouvert les yeux » à sa compagne, elle-même écrivaine et a amené le couple à commencer à militer contre l'occupation Israélienne.

L'occupation est « la plus grande injustice dont j'ai jamais été témoin », déclare Michael Chabon dont les propos ont suscité de vives réactions israéliennes à son encontre sur internet.

Mais l'écrivain ne retire rien, ajoutant que « ce qui contribue à rendre les choses particulièrement horribles pour moi, et qui les distingue de l'apartheid, est que cela est fait par des juifs. Je suis juif », dit-il.

«Qu'un peuple qui a été persécuté aussi longtemps de façon aussi horrible prenne un tel virage et finisse par opprimer un autre peuple à un tel niveau de bureaucratie de masse est pour moi d'une certaine façon beaucoup plus consternant et terrible que l'apartheid ». .

En avril, l’auteur et sa femme ont organisé un séjour d’auteurs Américains en Cisjordanie occupée avec l'assistance de « Breaking the Silence » (Briser le silence), une ONG israélienne récoltant les témoignages de soldats sur les condamnables agissements de l’armée à l’encontre des Palestiniens.

Les israéliens occupent la Cisjordanie depuis 1967, y imposant de sévères restrictions à ses quelques 2,5 millions d'habitants Palestiniens et construisant des colonies jugées illégales par l'ONU. Ils ont également annexé Jérusalem-Est, dont les Palestiniens entendent faire la capitale d'un futur Etat indépendant.

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/michael-chabon-denonce-la-vraie-nature-de-l-occupation-israelienne/id-menu-957.html


Sauf surprise, Londres se prépare à voter pour son premier maire musulman  03/05/2016

Sauf surprise, Londres se prépare à voter pour son premier maire musulman






Et si Jeremy Corbyn, le leader du parti Travailliste, n'était pas le seul invité surprise de la politique britannique? Voici un autre travailliste, Sadiq Khan, favori aux prochaines élections pour la mairie de Londres.

Selon un sondage de Yougov, Sadiq Khan recevrait 60% des votes, contre 40% pour son adversaire du parti Conservateur Zach Goldsmith. D'origine pakistanaise, le candidat favori du parti Travailliste deviendrait le tout premier maire de confession musulmane de la capitale de l'Angleterre et battrait son adversaire Conservateur issu d'une famille de milliardaires Zach Goldsmith. Dans l'actuel climat de défiance à l'égard des musulmans en Europe, ce sondage pourrait en étonner plus d'un. Khan bénéficierait-il du même vent de sympathie qui porte le parti Travailliste et son chef Jeremy Corbyn ?

Un candidat atypique

«L'autre gars [Zach Goldsmith] se dit indépendant, mais mais vient de passer les trois dernières semaines à se faire photographier avec David Cameron et Boris Johnson [le maire sortant]», explique celui qui dit vouloir travailler et avec les Conservateurs de Cameron, et avec les Travaillistes de Corbyn : il prendra ce qui fait l'affaire de Londres et laissera le reste de côté.

«Mon père était chauffeur de bus, et ma mère couturière. On vivait dans un HLM du sud de Londres, avec mes parents, mes frères, mes sœurs. La mairie n'était qu'à quelques stations de métro au nord, mais pour un jeune comme moi, elle semblait être à des millions de kilomètres», explique le candidat travailliste aux 5,6 millions d'électeurs londoniens qui se présenteront aux urnes le jeudi 5 mai. De toute évidence, Khan veut se présenter comme un représentant du peuple.

«Le contraste entre l'histoire de la vie de son adversaire et celle de Sadiq est très frappant, si vous êtes une personne ordinaire à Londres», explique Jim Fitzpatrick, un ancien président du parti Travailliste, ajoutant que «la vie de Sadiq, en tant que fils d'un chauffeur de bus, est beaucoup plus attrayante pour les Londoniens ordinaires. Je pense que cela lui donne une longueur d'avance.» Oona King, collègue au parti Travailliste et un des premiers partisans de la sélection de Khan comme candidat à la mairie, a une vision de Khan qui va dans le même sens : «Il comprend vraiment les problèmes qui se posent à Londres, que ce soit le logement ou le transport, et il correspond à celui d'une réelle compréhension de l'inégalité.»
Musulman progressiste

«Londres est la seule ville où je voudrais élever mes filles», a pu confier l'intéressé à la BBC. Il se décrit lui-même comme un «musulman libéral» dénonçant «les extrémistes de manière très ferme.» Sadiq est en effet loin d'être le portrait du musulman typique : il se décrit lui-même comme un féministe et est même favorable au mariage homosexuel, ce qui n'a évidemment pas manqué de susciter l'émotion sur Twitter.

Trop près des islamistes ?

Ses détracteurs, eux, l'accusent volontiers d'être trop près des extrémistes. Zach Goldsmith n'a pas hésité à publier une tribune dans Mail on Sunday intitulée «Allons-nous vraiment livrer la meilleure ville du monde au parti Travailliste qui considère les terroristes comme des amis?» Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas faites attendre : en cause, sur la photo illustrant l'article de Goldsmith avait été prise lors des attentats perpétrés à Londres par des islamistes en 2007.

Les accusations des Conservateurs ont été reprises par plusieurs des quotidiens anglais, évoquant, sans grande preuve, des rencontres potentielles du candidat avec Yasser al-Siri, terroriste condamné et associé de l'imam extêmiste Abu Qatada, ainsi qu'avec Sajeel Shahid, un militant accusé d'avoir entrainé le leader des attentats de Londres.
Attention aux attaques

«J'ai toujours condamné les organisations hideuses faisant la promotion de l'extrémisme», dit-il. Cette stratégie de diabolisation adoptée par ses adversaires, jugée «minable et désespérée» par le camp Khan, pourrait bien se retourner contre eux. «Khan est clairement un musulman moderne et progressiste. Si ses opposants s'aventurent trop sur ce terrain, ils risquent un retour de bâton», met en garde Tony Travers, professeur à la London School of Economics.

https://francais.rt.com/international/19997-londres-premier-maire-musulman


Arabie saoudite : un dignitaire religieux estime que l'homosexualité ne devrait pas être punie  03/05/2016

Arabie saoudite : un dignitaire religieux estime que l'homosexualité ne devrait pas être punie







Le Dr Salmane Al-Ouda, haut dignitaire sunnite, estime qu'il ne faut pas persécuter les homosexuels. Sa déclaration, révolutionnaire pour le pays, est en contradiction avec la loi saoudienne qui punit l’homosexualité de la peine capitale.

«Même si l'homosexualité est considérée comme un péché dans tous les livres saints sémites, elle ne requiert pas d'être punie en ce bas monde», a expliqué ce membre respecté de l'Union internationale des oulémas musulmans (UISM), directeur de la revue Islam Today et ancien prisonnier politique. Avec cette déclaration, le Dr Al-Ouda appelle de ses vœux la fin des persécutions contre les homosexuels, car selon lui, «ils ne peuvent être jugés que par Dieu, une fois qu'ils seront dans l'Au-delà».

Venant d'un notable saoudien, la déclaration est une véritable bombe. Connue pour ses mœurs ultra-strictes, l'Arabie saoudite est également tristement célèbre pour condamner à mort les homosexuels. La position du Dr Salmane n'en est que plus étonnante, car non content de plaider pour l'arrêt des persécutions envers les gays, il affirme également que l'orientation sexuelle de ces derniers ne les a pas fait dévier de l'Islam. «L'homosexualité est un péché grave, mais ceux qui disent que les homosexuels ont dévié de l'Islam sont les vrais déviants. En condamnant les homosexuels à mort, ils commettent un péché plus grave encore que l'homosexualité», a-t-il martelé.

https://francais.rt.com/international/20028-arabie-saoudite--dignitaire-religieux


François Hollande : «la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle se conjugue au passé»  03/05/2016

François Hollande : «la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle se conjugue au passé»







Grosse opération de communication pour le président de la République lors d'un discours à la fin d'un colloque. L'objectif : défendre son bilan et rappeler implicitement que tout chef d'Etat est critiqué avant d'être apprécié à titre posthume.

Soucieux de soigner son image et de minimiser la gravité de son impopularité à un an de l'élection présidentielle, François Hollande a choisi la décontraction et l'humour pour s'adresser au gratin socialiste et aux universitaires, venus participer à une réflexion globale sur l'avenir et la façon de réinventer la gauche lors du colloque «La gauche et le pouvoir» organisé par trois clubs de réflexion proches du PS, la Fondation Jean-Jaurès, Terra Nova et la Fondation européenne d’études progressistes.

Le colloque a pris des allures de meeting de campagne alors que le président, qui stagne à 19% dans les sondages, n'a toujours pas confirmé sa candidature pour 2017. Il a pourtant choisi une ligne de défense rappelant les bienfaits apportés selon lui par la gauche tout au long de l'Histoire de la France.

L'expression «l'herbe est toujours plus verte ailleurs» pourrait en effet résumer ce que le président de la République a cherché a dénoncer lors de son intervention. Vilipendé jusque dans son propre camp pour faire, selon ses détracteurs, «une politique de droite» (notamment via la Loi Travail qu'il qualifie de «texte de progrès» et de «compromis dynamique et juste, comme tout ce que nous avons fait depuis 2012»), et taxé d'avoir perdu les idéaux de la gauche, il a mis un point d'honneur à rappeler les «gènes de la gauche».

Modernisation du pays, restructuration industrielle, justice, dialogue social dans l'entreprise, CSG, justice sociale, ISF, Union européenne, transition énergétique, relations internationales, questions sociétales, réforme fiscale, sécurité, islam radical...tout est abordé dans un inventaire élogieux, mêlant son bilan aux mesures de gauche ayant marqué les esprits. «Je le revendique, la France va mieux» affirme-t-il, après avoir rappelé les grands acquis de gauche : le Front Populaire, dont on retient les congés payés, François Mitterrand, vivement critiqué alors qu'il était au pouvoir mais dont on retient qu'il a aboli la peine de mort et mis en place les semaines de 39 heures, ou encore Lionel Jospin, accusé d’être celui qui a le plus privatisé dans l’histoire et qui est pourtant à l’origine des 35 heures et de la CMU.

«On trouve toujours que la gauche a été de gauche, mais une fois qu’elle a quitté le pouvoir», ironise-t-il. «La gauche était ravissante sous la droite !», poursuit-il, invitant avec sarcasme son auditoire à apprécier les valeurs de son parti tant qu'il est au pouvoir et appelant de ses vœux que la gauche ait «le courage d'accomplir sa mission».

Pour Gérard Filoche, François Hollande casse ce que François Mitterrand et Léon Blum ont accompli

François Hollande a tenu un discours pour clôturer un colloque sur la gauche au pouvoir, mais pour Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste et ancien inspecteur du travail, le président n'a rien d'un homme de gauche.

RT France : François Hollande peut-il avoir le même destin que François Mitterrand et être plus apprécié après son mandat ? Comment expliquez-vous que les hommes de gauche soient toujours plus populaires une fois qu’ils ne sont plus en fonction ?

Gérard Filoche (G.F.): Je ne pense pas que François Hollande sera plus populaire après son mandat. Sous François Mitterrand nous avons gagné des choses très importantes : réduction du temps de travail, augmentation des salaires, amélioration du code du Travail. Je ne vois pas ce qu’on a gagné avec François Hollande, donc il n’y a aucune chance pour qu’il soit plus apprécié après son mandat.

Je ne vois pas ce qu’on a gagné avec François Hollande

Ceux qui restent et qui sont populaires, sont les hommes de gauche qui ont apporté quelque chose au salariat. François Hollande n’a aucune chance d’être plus populaire, vu qu’il casse ce que François Mitterrand et Léon Blum avaient mis en place.

RT France : Pensez-vous que les différentes opérations de communication de ces dernières semaines vont fonctionner ? François Hollande peut-il à nouveau rassembler la gauche comme en 2012 ?

G.F. : Non, il n'y a aucune chance. Des millions de nos électeurs sont déçus, il y a un million trois cent mille chômeurs en plus, les salaires ont été bloqués, les riches se sont enrichis. Pour faire revenir nos électeurs, il faut inverser cette tendance, sinon il n’y a aucune chance. Et ce n’est pas l’agitation médiatique qui fera revenir nos électeurs.

RT France : Comment voyez-vous l'avenir de la gauche ? Que prédisez-vous pour 2017 ?

G.F. : Il faut augmenter les salaires, revenir à la retraite à 60 ans, avoir un salaire minimum à 1 800 euros, passer à la semaine de 32 heures et avoir un salaire maximal équivalent à 20 fois le SMIC. Ce sont des mesures de bons sens, nous sommes un pays riche, il faut répartir les richesses. Si on ne répartit pas les richesses, on fait une politique de droite et c'est comme cela qu'on accroît les divisions. Si on est de gauche on répartit les richesses, et c’est ce que je propose pour 2017 parce que ça n’a pas été fait en cinq ans.

François Hollande est perdu et perdant, la gauche ne pourra pas se réunir autour de lui.

Il faut trouver un accord pour avoir une politique de gauche autour d’un candidat qui puisse gagner puisque le président est perdant. Il faut un candidat unique de la gauche. Parce qu'avec des scores comme 11% pour Jean-Luc Mélenchon et 15% pour François Hollande tout le monde perd, ce serait un désastre et il faut éviter ça. Une candidature unique qui passe par une primaire ouverte à gauche.

https://francais.rt.com/france/20006-francois-hollande---gauche
https://francais.rt.com/opinions/20010-gerard-filoche-francois-hollande-perdant


Alep : une cible stratégique pour Bachar el-Assad  03/05/2016

Alep : une cible stratégique pour Bachar el-Assad







Pour tenter d’imposer un nouveau cessez-le-feu en Syrie, le secrétaire d’État américain John Kerry était hier à Genève (où se déroulent d’improbables négociations sur le conflit syrien) pour rencontrer le médiateur de l’ONU, Staffan de Mistura. Celui-ci doit se rendre, lui, à Moscou pour rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères. Depuis le 22 avril, la guerre a repris de plus belle pour le contrôle de la deuxième ville du pays, Alep.
Alep, seconde ville de Syrie

Le précédent cessez-le-feu avait été décrété début mars avec l’aval des puissances étrangères intervenant dans le conflit syrien, dont la Russie. Depuis une dizaine de jours, et après la reprise de Palmyre, les forces de Bachar el-Assad avec l’appui de troupes iraniennes, du Hezbollah libanais, de l’intervention aérienne russe et même l’apport de troupes spéciales russes ayant déjà servi dans le Caucase et en Tchétchénie, ont pris pour cible la grande ville du nord de la Syrie.

Alep est sous le contrôle pour partie de l’Armée syrienne libre (opposition reconnue par les Occidentaux) et dans les quartiers nord par les brigades d’El Nosra qui avec les troupes de Daech étaient exclues du cessez-le-feu. Alep est devenue aussi la base arrière des réfugiés et constitue une enclave stratégique pour la Turquie voisine, ce pays ne cachant pas son opposition au régime de Bachar el-Assad, et ayant eu dans les derniers mois une attitude pour le moins équivoque vis-à-vis d’Al Nosra et de Daech, au nom de combat que mène Recep Erdogan contre son ennemi principal, les forces kurdes.

Moscou était particulièrement remonté contre la Turquie et les monarchies du Golfe qui, malgré le cessez-le-feu, ont ces dernières semaines pour livre un armement important aux forces anti-Bachar et favoriser l’entrée de combattants étrangers en Syrie. Des groupes de rebelles soutenus directement par l’Arabie Saoudite et la Turquie se déployaient dans le Nord de la Syrie. Quant à Al-Nosra, matériellement épaulé par le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie, il tente de conforter ses positions notamment autour d’Idleb, ville du nord-ouest de la Syrie également menacée par les troupes de Bachar.
Difficiles négociations de Genève

La ville symbole d’Alep concentre plusieurs enjeux, note Didier Billon de l’Ifri. « Il y a la présence d’Al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda en Syrie, considérée à juste titre comme terroriste. Ensuite, dans la ville d’Alep, il y a des combats qui opposent actuellement les Kurdes, organisés par le Parti de l’union démocratique (PYD) et d’autres factions de rebelles et/ou de djihadistes. Alep est une ville qui rassemble l’ensemble des paramètres compliqués de la situation syrienne ».

Face à l’offensive qui risque de voir basculer Alep dans les territoires repris par le régime de Bachar el-Assad, Washington tente de durcir le ton. Le but est de pousser Moscou à persuader Assad de mettre un terme à son offensive sur Alep. Faute de quoi, l’opposition boycottera la prochaine session des pourparlers de Genève, prévue mi-mai. « Ce ne serait pas une grande perte », a déjà averti Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe qui pointe les retraits successifs des négociations des représentants de l’opposition syrienne.

Les pourparlers de Genève des mois de mars et d’Avril, n’ont rien donné.

http://www.tsa-algerie.com/20160503/alep-cible-strategique-bachar-el-assad/


Pékin conteste aux USA le droit de dicter les règles du commerce  03/05/2016

Pékin conteste aux USA le droit de dicter les règles du commerce







Les règles du commerce mondial ne peuvent pas être dictées par un seul pays contrairement à la déclaration du président américain Barack Obama, relève la diplomatie chinoise.

Les règles du commerce international doivent être établies conjointement par tous les pays du monde et ne peuvent pas être dictées par un seul Etat, a déclaré mardi devant les journalistes le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei, en commentant la déclaration du président américain Barack Obama.

Le locataire de la Maison Blanche a notamment affirmé dans son article publié par le Washington Post que l'Accord de partenariat transpacifique (TPP) permettrait aux Etats-Unis d’établir les règles du commerce international et que les autres pays n’auraient d’autre choix que de les suivre. Selon Barack Obama, ce sont les Etats-Unis et non pas des pays comme la Chine qui doivent écrire ces règles.

"En faisant de telles déclarations, les Etats-Unis montrent qu'ils sont très ambitieux, mais je crains qu'ils ne tiennent pas compte des perspectives à long terme", a indiqué le diplomate chinois.

Et d'ajouter que la Chine était ouverte au partenariat transpacifique, en estimant que le TPP et le Partenariat économique régional global (RCEP), que le président américain avait critiqué dans son article, pourraient se compléter lors de la mise en place d'une zone de libre-échange en Asie-Pacifique.

Le TPP a été signé début février 2016 par l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les Etats-Unis et le Vietnam. Il prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les Etats-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le bœuf.

Cet accord vise à abattre les barrières au commerce et à l'investissement entre 12 pays des régions Asie-Pacifique et Amérique, qui représentent près de 40% de l'économie mondiale.

Si les promoteurs du TPP assurent qu’il permettra de doper la croissance économique dans la région, plusieurs ONG préviennent que cet accord débouchera sur une déréglementation généralisée au bénéfice exclusif des multinationales.
La Chine ne fait pas partie du TPP, et nombreux sont ces experts qui estiment que cet accord peut affecter sensiblement les intérêts commerciaux de Pékin.

https://fr.sputniknews.com/international/201605031024702465-tpp-chine-usa-regles-commerce-contestation/


La NASA découvre des ornements mystérieux sur la Lune  03/05/2016

La NASA découvre des ornements mystérieux sur la Lune







La NASA a découvert de mystérieux ornements spiroïdaux contenant des tâches claires et sombres.

Ils ont été découverts dans plus de 100 endroits distincts sur la Lune.

Selon John Keller, scientifique chargé du projet baptisé Lunar Reconnaissance Orbiter, ces ornements sont semblables à des dessins qui auraient été réalisés sur la surface de la Lune.

Les scientifiques ont supposé que ces ornements pourraient tout aussi bien être constitutifs du relief lunaire que des phénomènes isolés. Selon les collaborateurs de la NASA, ces ornements pourraient tout à fait être apparus sous l'influence de champs magnétiques à la surface de la Lune ou bien le résultat de l’érosion spatiale due à des météorites ou à des particules du vent solaire.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201605031024707811-nasa-lune-ornements/


Allemagne: la "police de la charia" va être poursuivie en justice  03/05/2016

Allemagne: la "police de la charia" va être poursuivie en justice








Huit personnes qui s'étaient présentées comme la "police de la charia" dans les rues d'une ville allemande, interpellant des passants, vont être poursuivies en justice pour infraction à l'interdiction d'uniforme, a décidé mardi la Cour d'appel de Düsseldorf (ouest).

Cette décision contredit celle, en première instance, d'un tribunal de Wuppertal (ouest), ville industrielle de Rhénanie du Nord-Westphalie où vit une forte communauté musulmane, qui avait décidé en décembre de ne pas engager de poursuites.

En septembre 2014, une poignée de salafistes emmenée par l'un des prédicateurs les plus connus en Allemagne, Sven Lau, avait "patrouillé" dans les rues de Wuppertal avec des gilets orange sur lesquels était inscrit "police de la charia". Or, une loi interdit le port d'uniforme dans les rassemblements publics, visant à l'origine les défilés de nostalgiques du parti nazi. La référence à la loi islamique évoque également les polices religieuses "dont le but militant est l'intimidation" dans certains pays islamiques, selon la Cour.

Les salafistes avaient interpellé des clients d'une discothèque en leur commandant de ne pas boire d'alcool et de ne pas écouter de musique. Ils avaient également exigé de personnes entrant dans une salle de jeux qu'elles ne misent pas d'argent. Dans une vidéo, Sven Lau, un Allemand converti, affirmait être l'une des têtes pensantes de cette action, qui avait eu un très large écho médiatique en Allemagne. Elle n'a jamais été réitérée.

La chancelière Angela Merkel avait alors rappelé que personne n'était autorisé à se substituer à la police.
Sven Lau a été arrêté en décembre pour "soutien à une organisation terroriste" en Syrie, selon le parquet fédéral qui le soupçonne d'avoir recruté en 2013 deux candidats au jihad dans la région de Düsseldorf pour le compte de l'organisation Jaich al-Mouhajirine wal Ansar en Syrie.

http://www.lorientlejour.com/article/984109/allemagne-la-police-de-la-charia-va-etre-poursuivie-en-justice.html


Royaume-Uni : 50 travaillistes suspendus pour «antisémitisme», dont l'ancien maire de Londres  03/05/2016

Royaume-Uni : 50 travaillistes suspendus pour «antisémitisme», dont l'ancien maire de Londres








Le parti aurait discrètement suspendu 50 de ses membres pour des propos jugés antisémites au cours des derniers mois. Un scandale dont le parti se serait bien passé alors que les élections municipales du 5 mai approchent à grands pas.

Face aux cas répétés de propos antisémites - ou jugés comme tels - dans son parti, Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste est dans l'œil du cyclone, alors que dans deux jours les londoniens doivent élire leur nouveau maire. Fin avril, deux membres notoires de son parti ont été suspendus pour leurs propos : la députée Naz Shah, avait en effet partagé sur Facebook un contenu proposant de «déplacer Israël aux Etats-Unis», et l'ancien maire de Londres Ken Livingstone avait affirmé que «Hitler était sioniste avant de devenir fou et de finir par tuer 6 millions de Juifs» relate l'hebdomadaire Courrier International.

Mais le phénomène ne se limite pas à ces profils médiatisés : au mois de mars, deux militants du parti avaient déjà été expulsés pour des propos antisémites. Afin de contenir le scandale, le Labour aurait ensuite décidé de suspendre plusieurs dizaines d'autres membres le plus discrètement possible.

Jeremy Corbyn a beau avoir annoncé qu’une enquête serait menée, le leader du parti travailliste n'est pas au bout de ses peines pour contenir la crise : l’une de ses alliées, Diane Abbott, députée et porte-parole chargée des Affaires internationales, a dénoncé à la BBC les accusations d’antisémitisme comme diffamatoires, estimant qu’elles ne visaient qu’à affaiblir le parti.

https://francais.rt.com/international/19994-grande-bretagne--50-membres


Loi Travail à l'Assemblée: les débats commencent  03/05/2016

Loi Travail à l'Assemblée: les débats commencent







Après plusieurs semaines de manifestations, le très contesté projet de loi Travail arrive mardi dans l'Assemblée nationale pour deux semaines d'un examen, alors que plane la menace de l'article 49.3 de la Constitution, permettant de faire passer un texte sans vote.

Les débats parlementaires seront ouverts en milieu d'après-midi par la ministre du Travail Myriam El Khomri, pour qui "l'heure du Parlement est venue", après quatre journées nationales de mobilisation et un 1er mai contre le texte, sans compter le mouvement "Nuit debout" dans plusieurs villes depuis un mois.

"L'heure du Parlement est venue et permettra d'enrichir ce texte. Faut-il céder à la rue et retirer le texte? Non", a affirmé la ministre du Travail, indiquant qu'"il est important de ne pas confondre manifestants et casseurs. Les manifestants font usage d'un droit, les casseurs veulent renverser les institutions. Ils sont dans une démarche destructrice, qui n'a rien à voir avec le contenu du projet de loi".

Néanmoins, dès la fin de matinée, la centrale réformiste CFE-CGC, d'un côté, et les syndicats contestataires (CGT, FO, FSU et Solidaires), accompagnés de représentants des étudiants et lycéens, de l'autre, ont prévu des rassemblements près du Palais Bourbon.

Ce texte du projet de loi "visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s" a déjà été remanié avant même sa présentation en Conseil des ministres en mars, puis amendé en commission par les députés. Le chef de l'Etat estime qu'il "a été corrigé" et que "son équilibre a été trouvé".

Les débats, qui seront interrompus pour le pont de l'Ascension, doivent se poursuivre jusqu'au 12 mai, avant un vote solennel le 17.

A ce stade, "il manque près de 40 voix pour obtenir une majorité et voter la loi", a comptabilisé le rapporteur Christophe Sirugue (PS), pointant parmi les socialistes "la vingtaine de frondeurs" mais aussi "les opposants +de bonne foi+", qui "ont des interrogations".

L'exécutif, qui vise une adoption définitive à l'été, pourrait donc recourir aux armes de la Constitution. Le 49.3, déjà brandi en 2015 pour la loi Macron et évoqué à demi-mot dès février, "a été utilisé par tous les gouvernements", a banalisé lundi le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, cité par l'AFP.

"Je ne suis pas dans cette perspective" d'avoir recours à l'article en question, indique au Parisien, Mme El Khomri, qui attend de voir "comment les choses se déroulent" au Parlement.

https://fr.sputniknews.com/france/201605031024694671-loi-travaill-assemblee-debats/


Obama: seul Washington doit écrire les normes du commerce international  03/05/2016

Obama: seul Washington doit écrire les normes du commerce international







Une fois conclu, l'accord de partenariat transpacifique (TPP) permettra aux Etats-Unis d’établir les règles du commerce international. Et les autres pays n’auront d’autre choix que de les suivre, explique le président américain.

"Elever des murs afin de s'isoler de l'économie globale ne fera que nous priver de perspectives incroyables. Au contraire, les Etats-Unis doivent écrire les règles. Les Etats-Unis doivent mener le bal. Les autres pays doivent jouer d'après les règles que les Etats-Unis et nos partenaires fixent", indique Barack Obama dans un article publié dans le Washington Post.

L'article rédigé par le dirigeant américain est consacré aux perspectives du TPP, accord signé en février et visant à abattre les barrières au commerce et à l'investissement entre 12 pays des régions Asie-Pacifique et Amérique, qui représentent près de 40% de l'économie mondiale.

"Le monde a changé. Les règles changent aussi. Ce sont les Etats-Unis et non pas des pays comme la Chine qui doivent les écrire", poursuit le président américain.

TPP
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TPP: Pékin ne veut pas du diktat de Washington
Très vaste, TTP vise à fixer les règles du commerce et des investissements internationaux au 21e siècle et compte pousser la Chine à adapter ses propres règles en matière de commerce, d'investissement et de droit commercial à celles établies par le TPP.

Ainsi, M. Obama presse le Congrès de ratifier ce texte aussi rapidement que possible, car Pékin est en train de négocier ses règles commerciales avec d'autres pays de la région Asie-Pacifique.

"L'accord commercial que la Chine négocie avec d'autres pays lui permettra de partager certains marchés à croissance rapide au détriment des Etats-Unis, ce qui mettra en danger les emplois, les entreprises et les produits américains", appréhende M. Obama.

Pour entrer en vigueur, le TPP doit être ratifié sous deux ans par les Parlements nationaux et notamment par le Congrès américain où il suscite une hostilité croissante, spécialement dans cette période de campagne présidentielle.

Le TPP a été signé début février 2016 par l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les Etats-Unis et le Vietnam. Il prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les Etats-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le bœuf.

https://fr.sputniknews.com/economie/201605031024695615-tpp-obama-commerce-international/


Le Pakistan indigné par des commentaires de Donald Trump  03/05/2016

Le Pakistan indigné par des commentaires de Donald Trump







Le Pakistan a vivement réagi à des commentaires du milliardaire américain et candidat à la présidence Donald Trump, le qualifiant d'"ignare" après des déclarations sur un médecin pakistanais impliqué dans le raid contre Oussama Ben Laden.

"C'est le gouvernement pakistanais et non Donald Trump" qui décidera du sort du docteur Shakeel Afridi, emprisonné au Pakistan après avoir aidé la CIA dans la traque du leader d'el-Qaëda en mai 2011, a déclaré lundi le ministre de l'Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan.

M. Trump s'était vanté dans une interview à la chaîne Fox News vendredi de pouvoir faire libérer le docteur Afridi "en deux minutes" s'il était élu président. "Je leur dirais de (le) faire sortir et je suis sûr qu'ils le feraient. Car nous versons beaucoup d'aide au Pakistan", a lancé le milliardaire, soulignant que ce pays "profite comme tout le monde".
Le Pakistan est historiquement l'un des principaux bénéficiaires de l'aide américaine. Il a reçu 633 millions USD en 2015 et plusieurs milliards au cours des décennies précédentes, selon l'agence USAID.

Mais le ministre a balayé l'argument, qualifiant l'aide de "petite monnaie" et soulignant que "le Pakistan n'est pas une colonie américaine". Les déclarations de M. Trump "démontrent non seulement son manque de sensibilité mais aussi son ignorance au sujet du Pakistan", a-t-il ajouté.

Le Dr Afridi purge actuellement une peine de 23 ans de prison au Pakistan pour liens avec des extrémistes après avoir aidé la CIA à localiser Oussama Ben Laden en 2011. Il a fait appel de cette sentence mais la procédure apparaît enlisée et il n'a pas accès à son avocat.

"Nous pensons qu'il a été emprisonné injustement", a déclaré vendredi à son sujet le porte-parole du Département d'Etat à Washington, Mark Toner, interrogé à son sujet après l'interview de Trump.
Les Etats-Unis continuent "de soulever ce problème au plus haut niveau", mais n'ont reçu aucune assurance que le médecin pourrait être libéré, a-t-il ajouté.

http://www.lorientlejour.com/article/984027/le-pakistan-indigne-par-des-commentaires-de-donald-trump.html


USA : des musulmanes portent plainte pour discrimination religieuse en Californie  03/05/2016

USA : des musulmanes portent plainte pour discrimination religieuse en Californie






Deux plaintes ont été déposées lundi en Californie (ouest des Etat-Unis) par des musulmanes pour discrimination religieuse, dont l'une par une femme qui accuse des policiers de lui avoir enlevé son voile de force après l'avoir arrêtée.

Kirsty Powell et son mari ont été interpellés en voiture par deux policiers alors qu'ils rentraient chez eux en mai dernier, d'après une plainte contre la ville de Long Beach et ses forces de l'ordre.
Mme Powell, qui est noire, a été arrêtée en lien avec deux procédures judiciaires, dont une affaire de vol à l'étalage en 2002.

Elle affirme qu'au poste de police l'un des agents lui a enlevé de force son voile devant d'autres policiers et détenus masculins, affirmant qu'elle n'avait "pas le droit de porter son foulard" et que les policiers avaient "le droit de toucher les femmes".
L'incident a infligé à Mme Powell "une grande honte, humiliation, anxiété et détresse émotionnelle", selon la plainte.

"Les actes des agents de police de Long Beach n'étaient pas nécessaires et représentent une grave atteinte à l'intégrité physique de Mme Powell" et "témoignent de la discrimination face aux femmes voilées", a dénoncé Yalda Satar, avocate de l'association de défense des droits des musulmans Cair (Council on American-Islamic Relations), qui a déposé la plainte .

La police et municipalité de Long Beach ont déclaré dans un communiqué que les policiers avaient agi conformément au règlement de la police, retirant le voile comme ils retirent d'autres accessoires vestimentaires aux détenus -- ceintures, lacets de chaussures ou autres couvre-chefs -- pour leur propre sécurité.

Une autre plainte a été déposée lundi en Californie par un groupe de sept musulmanes, prétendant avoir été chassées le mois dernier d'un café de Laguna Beach, parce que six d'entre elles portaient un foulard. Elles affirment que le 22 avril, les gérants du Urth Caffé leur ont demandé de quitter les lieux en raison d'une forte affluence ce jour là, le règlement du restaurant limitant à 45 minutes l'occupation d'une table lorsque toutes les tables sont occupées.

La direction de l'établissement a appelé la police quand les femmes ont refusé de partir. Il est évident que nos clientes ont été visées en raison de leur religion, car "au moment où elles se trouvaient là, il y avait une dizaine de tables libres", a déclaré à l'AFP Dan Stormer, l'avocat des plaignantes.

Le propriétaire du restaurant, Shallom Berkman, n'a pu être joint, mais selon des personnes citées dans la presse locale, il a démenti avoir fait preuve de discrimination à l'égard de ces femmes, soulignant que sa propre épouse était musulmane.

Ces plaintes interviennent au moment où les polices de Los Angeles et de San Francisco sont accusées d'être à l'origine d'emails ou de textos xénophobes et sexistes.
Dimanche, le bras droit du shérif du comté de Los Angeles a démissionné après la publication d'emails qu'il avait envoyés il y a plusieurs années, dans lesquels il relayait des plaisanteries racistes, particulièrement contre des musulmans.
A San Francisco, plusieurs policiers ont dû démissionner ou sont poursuivis pour des textos racistes, homophobes ou sexistes révélés depuis déjà plusieurs années.

http://www.lorientlejour.com/article/984003/usa-une-musulmane-accuse-des-policiers-de-lui-avoir-enleve-son-voile-de-force.html


TTIP: l'Europe et les USA sont "dans des positions inégales"  03/05/2016

TTIP: l'Europe et les USA sont "dans des positions inégales"







Washington fait tout pour que l'UE ratifie le Traité TTIP en encourageant la livraison de produits agricoles américains en Europe et ses menaces de bloquer les exportations de voitures européennes s'inscrivent dans cette politique de pressions.

L'UE et les Etats-Unis ne sont pas égaux dans les négociations sur le Traité transatlantique de libre-échange avec les Etats-Unis (TTIP ou TAFTA) et les Américains se montrent trop intransigeants, a déclaré à Sputnik Alain de Benoist, politologue et auteur du livre Le Traité transatlantique et autres menaces.

Ce sont des "négociations dans lesquelles les interlocuteurs sont dans des positions inégales (…). Les Européens sont très embarrassés en raison de l'intransigeance des Américains, qui restent absolument sur leur position dans à peu près tous les domaines et essaient de faire en sorte que le rapport de forces leur soit le plus favorable possible", a indiqué M.Benoist.

Il y a deux points d'achoppement dans les discussions: "d'une part l'harmonisation des normes réglementaires (…) concernant les échanges commerciaux, et d'autre part la mise en place d'un organisme qui permettrait à des sociétés multinationales d'attaquer en justice des collectivités nationales ou des Etats, dès lors que ceux-ci adopteraient des politiques de nature à restreindre leurs bénéfices", a-t-il précisé.

La logique anglo-saxonne interdisant les monopoles et les restrictions d'accès au marché (lois anti-trust) va s'imposer dans le traité TTIP, dans son chapitre sur la compétition. Les parties doivent notamment s'engager à ne pas augmenter les tarifs douaniers, ni mettre des barrières douanières. Or les Etats-Unis utilisent cette arme contre l'industrie automobile européenne.

"Ce n'est pas quelque chose de nouveau; les Américains adhèrent officiellement à une doctrine libre-échangiste qu'ils mettent en œuvre quand cela les arrange, mais ils restent dans les faits protectionnistes; on le voit avec le débat de l'ouverture aux Européens des marchés publics américains", note M.Benoist.

D'ailleurs, l'Europe ne se montre pas prête à céder et le président Barack Obama essaie donc de multiplier les pressions pour conclure le Traité avant la fin de son mandat. Mais les résultats de ses efforts n'ont pas l'air de réussir, d'après l'expert.

Il y a déjà eu un projet multilatéral d'investissement — l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI ou MAI en anglais). Les Etats-Unis et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont mené des négociations secrètes sur cet accord entre 1995 et 1997, mais "la France lui a retiré son soutien en raison d'un mécanisme prévoyant des résolutions d'arbitrage assez semblable à celui du TAFTA", a rappelé M.Benoist.

L'UE mène des négociations sur le Traité TTIP depuis juillet 2013. Il s'agit de créer la plus grande zone de libre-échange au monde qui régira les transactions d'un marché de plus de 820 millions d'habitants. Outre les Etats-Unis et l'UE, le projet comprendra le Canada, le Mexique, la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l'Islande ainsi que les pays candidats à l'adhésion à l'UE.

https://fr.sputniknews.com/international/201605021024694251-ttip-usa-europe-positions-inegales/


Israël place un journaliste palestinien en détention sans procès pour quatre mois  03/05/2016

Israël place un journaliste palestinien en détention sans procès pour quatre mois







Un tribunal militaire israélien a placé lundi un journaliste palestinien en détention sans procès ni inculpation pour quatre mois l'accusant d'appartenir à une "organisation terroriste" alors que les Palestiniens estiment qu'il s'agit d'une atteinte supplémentaire à la liberté de la presse de la part d'Israël.

Omar Nazzal, Cadre du Syndicat des journalistes palestiniens, avait été arrêté le 23 avril à la frontière entre la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, et la Jordanie, d'où il devait prendre l'avion pour se rendre à un Congrès de la Fédération européenne des journalistes en Bosnie.

Dimanche, un tribunal militaire israélien a tenu une audience et il a annoncé lundi sa décision de le placer en détention administrative pour quatre mois, a indiqué l'agence officielle palestinienne Wafa.

Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé à l'AFP que M. Nazzal serait placé en détention administrative jusqu'au 22 août "en raison de sa participation à une organisation terroriste".

"II est important de souligner que sa détention repose sur des informations relatives à sa participation à une organisation terroriste et pas à ses actions en tant que journaliste", a précisé la porte-parole de l'armée dans un communiqué.

Le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien, avait auparavant souligné que M. Nazzal "a été arrêté non pas en raison de son travail de journaliste, mais de son implication dans les activités d'un groupe terroriste (...), le Front populaire de libération" de la Palestine (FPLP), la gauche historique palestinienne, considérée comme une organisation terroriste par Israël.

La détention administrative est un régime extra-judiciaire hérité des lois d'urgence du mandat britannique sur la Palestine qui permet à Israël de garder en détention des suspects pour des périodes renouvelables indéfiniment et sans avoir à leur notifier d'accusation ou à fournir le dossier à leur avocat.

Selon le Shin Bet, le journaliste, âgé de 54 ans, avait été nommé récemment à de hautes responsabilités à Falestine al-Youm, une chaîne de télévision dont le bureau à Ramallah vient d'être fermé de force par l'armée israélienne. Israël accuse Falestine al-Youm d'"inciter" les Palestiniens à la violence. Il a toutefois quitté il y a plusieurs mois ce poste.

Cette annonce intervient à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse à l'occasion de laquelle les Palestiniens ont multiplié les critiques à l'encontre d'Israël.

Hanane Achraoui, membre de la direction palestinienne, a ainsi appelé lundi les organisations internationales et les fédérations et syndicats de journalistes à "intervenir immédiatement pour qu'Israël rende des comptes au sujet de l'escalade flagrante et planifiée qu'il mène contre les médias palestiniens".

Selon le Syndicat des journalistes palestiniens, outre M. Nazzal, 19 autres journalistes ou étudiants en journalisme sont détenus par Israël, dont l'un depuis plus de 20 ans.

En outre, depuis le début d'une vague de violences qui a fait depuis octobre plus de 200 morts palestiniens - la plupart des auteurs ou auteurs présumés d'attaques - et une trentaine d'israéliens, l'armée israélienne a fermé par la force plusieurs stations de radios et de télévisions locales.

En mars, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) avait dénoncé les "attaques continues" d'Israël contre les médias palestiniens.

http://www.lorientlejour.com/article/983986/israel-place-un-journaliste-palestinien-en-detention-sans-proces-pour-quatre-mois.html


La police égyptienne s'attaque au syndicat des journalistes du pays  02/05/2016

La police égyptienne s'attaque au syndicat des journalistes du pays







Deux journalistes ont été arrêtés après l'assaut donné par la police au bureau de leur syndicat au Caire.

La police égyptienne a pris d'assaut dimanche le bureau du syndicat des journalistes du pays qui avait protesté contre la décision des autorités de céder deux îles stratégiques à l'Arabie saoudite.

Selon l'édition Al-Ahram, une cinquantaine de policiers ont fait irruption dans le bureau et arrêté deux journalistes faisant l'objet d'un avis de recherche suite aux actions de protestation contre la remise des îles Tiran et Sanafir à Riyad. Les journalistes égyptiens étaient en grève dans le bureau pour réclamer l'arrêt des poursuites pénales à leur encontre.

Le Caire a renoncé début avril à Tiran et Sanafir, deux îles importantes situées dans une région stratégique à l'extrémité du golfe d'Aqaba, qui donne sur la mer Rouge, au profit de l'Arabie saoudite. Le roi d'Arabie saoudite Salman ben Abdelaziz Al Saoud a signé un accord en ce sens lors de sa visite au Caire. Cette décision a soulevé une vague de critiques dans le pays.

L'Egypte et l'Arabie saoudite se disputaient ces îles depuis plusieurs décennies. Les négociations sur la délimitation de la frontière maritime entre les deux pays ont duré six ans. L'accord en question devra encore être approuvé par le parlement égyptien.

https://fr.sputniknews.com/international/201605021024689415-egypte-police-journalistes-assaut/


L'Onu est appelée à briser le blocus israélien imposé sur Gaza  02/05/2016

L'Onu est appelée à briser le blocus israélien imposé sur Gaza








Bassem Naem, président des relations internationales dans la bande de Gaza, a déclaré que les remarques de Robert Piper, coordonnateur des affaires humanitaire des Nations Unies, qui a confirmé l'absence de toute preuve de l'utilisation de matériaux de construction qui sont entrés dans la bande de Gaza pour des fins militaires, a confirmé que les allégations de l'occupation ne sont que des mensonges à cet égard.

Naem a déclaré dans un communiqué de presse dont notre CPI a reçu une copie, le dimanche (1/5), que le Coordonnateur des Nations Unies a réfuté les allégations et les mensonges de l'occupation sioniste sur l'utilisation de matériaux de construction à des fins non civiles", soulignant que l'occupation continue dans la recherche de faux prétextes pour justifier son crime et la poursuite du siège sur Gaza qui perdure depuis plus de dix ans.

Naem a demandé aux Nations Unies de prendre des mesures concrètes, à la lumière de ces déclarations, de mettre fin au blocus et à forcer "Israël" en tant que puissance occupante, de respecter le droit international et les responsabilités, et de lever immédiatement le blocus.

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, a déclaré que son organisation n'a pas trouvé un seul élément de preuve sur l'utilisation des matériaux de construction à Gaza à des fins militaires, en notant que la reconstruction du mécanisme de Gaza, fonctionne encore dans toutes les directions.

Robert Piper a déclaré lors d'une rencontre avec lui dans le film documentaire intitulé (la reconstruction de Gaza .. des promesses sous les décombres), qui est diffusé, vendredi dernier, sur la chaîne Saoudite "Sky News" que: "Gaza est une histoire tragique de la pression accumulée, à partir d'un blocus de 9 ans qui a touché tous les domaines de vie"

Il a souligné que les effets de la guerre sur Gaza ne sont seulement physique, mais il y a un impact psychologique et le fait d'être guéri nécessite une longue période, ce qui est beaucoup plus difficile que la rénovation d'une maison ou reconstruire une école.

Les Nations Unies ont annoncé, vendredi dernier, que le processus de reconstruction à Gaza, a été interrompue par l'occupation sioniste par l'empêchement de la fourniture de ciment à la bande de Gaza.

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=47006


Selon un député israélien, Israël est en train d'accomplir un «nettoyage ethnique» en Cisjordanie  02/05/2016

Selon un député israélien, Israël est en train d'accomplir un «nettoyage ethnique» en Cisjordanie






Un député israélien a accusé Tel Aviv de perpétrer un «nettoyage ethnique» contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, alors qu’on constate une hausse des destructions de maisons palestiniennes dans la zone.

Dov Khenin a déclaré à la chaîne britannique Sky News dimanche 1er mai que la destruction des bâtiments dans la zone C en Cisjordanie représentaient une tentative de nettoyage de la zone et de la préparer pour que des Israéliens viennent la coloniser dans l’avenir.

La zone C, totalement sous le contrôle de l’armée israélienne, s’étend sur 360 000 hectares, soit l’équivalent de 60% de la Cisjordanie. Les accords d’Oslo de 1993 entre Israéliens et Palestiniens divisent la Cisjordanie en plusieurs zones : la A qui est sous contrôle palestinien, la B qui est sous contrôle israélo-palestinien, et la C.

Israël est en train de perpétrer «un nettoyage ethnique de façon très sophistiquée» en Cisjordanie occupée, a affirmé le député. Les autorités israéliennes ont démenti la remarque de Dov Khenin et affirmé que les démolitions qui avaient lieu étaient menées car les bâtiments n’avaient pas reçu de permis de construire.

Néanmoins, Matthew Ryder, un employé de terrain de l’ONU, a rappelé qu’obtenir l’approbation de projets de constructions était «virtuellement impossible» pour les Palestiniens. «Les chiffres israéliens montrent, qu’entre 2010 et 2014, les Palestiniens dans la zone contrôlée par Israël n’ont réussi qu’à obtenir 33 permis de construire sur leurs propres terres – cela représente quelque chose comme 1,5% de la totalité des permis accordés» a-t-il affirmé.

Selon des chiffres publiés par les Nations Unies, les destructions menées par l’armée israélienne de bâtiments palestiniens ont plus que triplé ces trois derniers mois. En moyenne, 165 structures sont détruites chaque mois depuis janvier.

https://francais.rt.com/international/19951-depute-israelien-nettoyage-ethnique


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