«Hanouna à la Culture ?» : la nomination de Stéphane Bern par l'Elysée inspire les internautes  17/09/2017

«Hanouna à la Culture ?» : la nomination de Stéphane Bern par l'Elysée inspire les internautes











Après avoir nommé Nicolas Hulot, l'animateur vedette de l'émission «Ushuaïa», au poste de ministre de l'Ecologie, c'est au tour du non moins célèbre Stéphane Bern d'être chargé d'une mission de préservation du patrimoine par l'Elysée.

Voici une nouvelle qui inquiète Twitter. Après avoir nommé l'ancien animateur de l'émission «Ushuaïa», Nicolas Hulot, au poste de ministre de l'Ecologie en mai dernier, Emmanuel Macron vient de confier à une autre star du PAF, Stéphane Bern, une mission bénévole pour identifier des monuments du patrimoine local en péril.

«Je vais confier à Stéphane Bern une mission pour recenser notre patrimoine culturel qui n'est pas en état et réfléchir à des moyens innovants de financer ces restaurations, dans les mois et années qui viennent», a précisé le chef de l'Etat le 16 septembre à l’occasion de sa visite du château de Monte-Cristo, lors des Journées européennes du Patrimoine.

A la question «Pourquoi Stéphane Bern ?», il a répondu : «Pourquoi pas ? Parce qu'il a cette passion, parce qu'il a montré dans ces dernières années son attachement au patrimoine culturel par ses émissions et donné goût à cela à nombre de nos concitoyens.»
Encore une star de la télévision

Immédiatement, de nombreux internautes ont vu dans cette nomination d'un animateur vedette «un nouveau coup de com'», soulignant que le chef de l'Etat aimait décidément s'entourer de personnages médiatiques. Manière peut-être aussi de donner un coup de boost à sa côte de popularité, en chute libre depuis plusieurs mois.

Aussi, les twittos se sont amusés à imaginer que d'autres stars des plateaux de télévision seraient bientôt nommées à des postes importants par Emmanuel Macron. Cyril Hanouna à la Culture ? Ou encore Fred et Jamy (de l'émission «C'est pas sorcier» sur France 3) ? Michel Platini ou Pierre Ménès aux Sports ? Sur la toile, chacun y va de son hypothèse.

Et si finalement, tous les postes de ministre étaient occupés par des vedettes du PAF ? C'est ce qu'on imaginé quelques twittos. D'autres encore, ont reproché à Emmanuel Macron de préférer la «communication» au «savoir», considérant que la nomination de vrais professionnels à des postes importants aurait été sans doute plus appréciable que celle de présentateurs célèbres.

https://francais.rt.com/france/43281-hanouna-culture-nomination-stephane-bern-par-elysee-inspire-internautes


Reprise imminente des faux attentats en Europe  17/09/2017

Reprise imminente des faux attentats en Europe











Le Département d’État US a lancé une alerte « terrorisme » en évoquant les récents attentats ayant eu lieu en Europe mais pas en Russie et ailleurs. Cette alerte est le prélude à une reprise imminente des opérations clandestines noires visant à maintenir et faire perdurer une tension psychologique sur les populations d’Europe occidentale.

Cela signifie également que la réserve des candidats aux actes désespérés et à bas coût susceptibles d’avoir un fort impact médiatique, est à nouveau disponible et mobilisable.

La stratégie de la tension permet d’attiser certains clivages tout en fournissant une base plus ou moins légale à une suppression plus ou moins déguisée des libertés individuelles au profit de l’appareil securitaire de l’État.

C’est un nouveau front ouvert non pas contre les adversaires connus et perçus comme tel par le système mais contre les citoyens de pays membres de l’Alliance Atlantique de plus en plus rétifs ou imperméables à la propagande et au discours dominants. Un phénomène inquiétant au plus haut point certaines élites et qui n’a rien à voir avec une quelconque influence russe ou chinoise sur les cerveaux de personnes dotés d’une capacité de jugement critique.

Il faut donc s’attendre à quelques manifestations de type aléatoire impliquant des individus pris d’une soudaine envie de tuer.

False flag alert !

https://strategika51.wordpress.com/2017/09/15/reprise-imminente-des-faux-attentats-en-europe/


Afghanistan : l'Otan se donne un mois pour répondre à Washington  17/09/2017

Afghanistan : l'Otan se donne un mois pour répondre à Washington










L'Otan s'est donné un mois de plus samedi pour répondre aux demandes de Washington qui souhaite voir les autres membres de l'Alliance atlantique s'investir davantage en Afghanistan.

Au cours d'une réunion du Comité militaire de l'Otan à Tirana, où celui-ci se réunissait pour la première fois, les chefs d'état-major des 29 pays membres ont "reconnu qu'il était nécessaire de répondre aux besoins" de troupes supplémentaires en Afghanistan, a indiqué le président du Comité militaire, le général Petr Pavel.

Ils n'ont cependant pris aucune décision avant d'informer leurs gouvernements respectifs des besoins qui leur ont été présentés par les représentants américains, notamment le chef d'état-major Joe Dunford et le commandant de la coalition en Afghanistan John Nicholson, a précisé le général Pavel lors d'une conférence de presse.

Ce comité a prévu de se retrouver en octobre pour une conférence, et "là, nous devrions obtenir des réponses précises à nos demandes", a précisé le général américain Curtis Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées en Europe, à quelques journalistes. "Nous ne voulons pas nous créer des contraintes".

Plusieurs pays ont fait des propositions, mais les responsables militaires ont refusé de les citer. Seule l'Albanie, qui compte 83 soldats en Afghanistan, a annoncé dans un communiqué être prête à en envoyer une trentaine de plus.

Les Etats-Unis sont restés très discrets sur leur stratégie en Afghanistan, où ils sont engagés depuis 2001, indiquant seulement vouloir y envoyer des troupes supplémentaires, qu'ils n'ont pas chiffrées. Ce renfort pourrait se monter à 4.000 soldats, selon plusieurs sources.

Il y a actuellement environ 11.000 militaires américains en Afghanistan, selon un nouveau décompte révélé fin août par le Pentagone. Auparavant, le chiffre officiel était de 8.400.

Le général Scaparrotti s'est refusé à donner toute indication sur les détails des discussions, mais il a souligné que la coalition avait surtout besoin de renforcer la défense afghane.

Sur le modèle de l'Irak, ou l'armée irakienne a infligé de rudes défaites au groupe Etat islamique, l'objectif est de former et d'équiper des forces spéciales afghanes et de donner au pays une force aérienne, a-t-il expliqué.

Recevoir un soutien aérien de leurs propres avions a un effet très positif sur le moral des soldats afghans, a-t-il expliqué. "Donc, si nous pouvons envoyer davantage de conseillers pour accélérer le développement de leur force aérienne, c'est mieux pour tout le monde".

Au cours de cette conférence, le Comité militaire de l'Otan a également élu son prochain président, qui succédera à l'été 2018 au Tchèque Petr Pavel. Il s'agit du chef d'état-major britannique Stuart Peach, un général de l'armée de l'air de 62 ans.

https://www.lorientlejour.com/article/1073106/afghanistan-lotan-se-donne-un-mois-pour-repondre-a-washington.html


Manifestations coordonnées en Afrique francophone pour dire non au franc CFA  16/09/2017

Manifestations coordonnées en Afrique francophone pour dire non au franc CFA











Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis samedi dans plusieurs villes d'Afrique francophone, à l'appel du mouvement Urgences panafricanistes, pour dire non au franc CFA, qui selon eux "empêche le développement", sur fond d'une polémique qui gagne notamment le Sénégal et le Bénin.

Deux cents personnes se sont réunies à Cotonou, la capitale économique du Bénin, quatre cents à Dakar et un nombre beaucoup plus insignifiant à Libreville (Gabon) où la manifestation a été aussitôt dispersée ainsi qu'à Bamako (Mali).
"On ne peut pas se dire souverains et dépendre d'une monnaie comme le franc CFA", a déclaré à l'AFP à Dakar, Simon Kouka, responsable de groupe de société civile sénégalaise Y'en a marre. "La souveraineté implique avoir sa propre monnaie."
"Le franc CFA nous empêche de nous développer", affirme Keeman Diouf, qui se présente comme artiste et ouvrier. Il a fait sensation samedi en avalant un billet de 500 francs CFA.

Ce geste de provocation fait écho au geste polémique de Kémi Seba, militant de la cause noire plusieurs fois condamné en France pour incitation à la haine raciale, qui avait brûlé publiquement le mois dernier un billet de 5.000 francs CFA (7,6 euros).

Début septembre, Kemi Séba, de son vrai nom Stellio Capochichi, avait été expulsé en France pour "menace grave à l'ordre public". Dans son pays d'origine, au Bénin, l'appel à manifester contre la monnaie que partage 14 pays d'Afrique francophone, a rassemblé quelque 200 personnes, selon un journaliste de l'AFP.
"C'est un handicap sociologique, économique, politique et social", a déclaré Amadidjè Sèmevo Mondésir, qui se désigne comme +premier ambassadeur+ au mouvement Non au franc CFA. "Il s'agit du combat de la jeunesse et de l'Afrique". En effet, le mouvement populaire réunit essentiellement des jeunes qui dénoncent l'héritage colonial, même si dans le milieu des économistes les avis restent partagés sur ce vieux débat.

Interrogé par l'AFP, le Béninois Lionel Zinsou, de visite à Libreville à l'occasion d'un séminaire gouvernemental, a défendu le franc CFA. Le candidat malheureux à la dernière présidentielle au Bénin, accusé par ses détracteurs d'être trop proche de l'ancienne colonie française, a regretté que la question du franc CFA soit perçue comme "un tête-à-tête entre la France et l'Afrique, la dernière phase de la colonisation."
Selon lui, la stabilité d'une monnaie "commune" est plus importante que les débats "populistes" et les questions de "narcissisme politique", citant la Côte d'Ivoire comme succès économique.

Monnaie commune pour environ 155 millions d'habitants, le franc CFA est accusé par ses détracteurs de favoriser les intérêts de la France, ex-puissance coloniale, tandis que ses défenseurs soulignent l'importance d'une monnaie commune stable, à la différence du naira nigérian ou du rand sud-africain, monnaies flottantes, qui souffrent de la chute des cours des matières premières, calculées sur la base du dollar.

https://www.lorientlejour.com/article/1073101/manifestations-coordonnees-en-afrique-francophone-pour-dire-non-au-franc-cfa.html


Maroc: les autorités rejettent un rapport de HRW aux conclusions "hâtives et erronées"  16/09/2017

Maroc: les autorités rejettent un rapport de HRW aux conclusions "hâtives et erronées"











Les autorités marocaines ont rejeté "catégoriquement" les accusations d'un récent rapport de l'organisation Human Rights Watch (HRW) sur la contestation populaire dans la région du Rif (nord), dénonçant ses "erreurs" et ses "conclusions erronées", a-t-on appris samedi de source officielle.

Dans un document publié le 5 septembre, HRW avait appelé Mohammed VI à ordonner une enquête "sérieuse et probante" sur les accusations de violences policières dans le Rif, lui reprochant d'avoir jusqu'à présent "dédouané les forces de l'ordre de toute responsabilité dans les troubles".

L'organisation de défense des droits de l'Homme avait également estimé que des dizaines de manifestants avaient été emprisonnés "sur la base d'aveux extorqués sous la menace", dans cette région en proie à un mouvement de contestation populaire depuis octobre 2016.

Dans un communiqué publié vendredi et relayé samedi par l'agence de presse MAP (officielle), la Délégation interministérielle des droits de l'Homme (DIDH) juge que le rapport "comprend des allégations et des erreurs sans fondement" et "rejette catégoriquement" ses conclusions.

La DIDH dénonce un rapport dont les conclusions "erronées, hâtives et manquant de précision" montrent "une nouvelle fois un mépris flagrant" envers les institutions du royaume et "cherchent à discréditer" son action en faveur des droits de l'homme.

Pour la DIDH, les personnes interpellées "ont fait l'objet des procédures de rigueur sous la supervision directe du procureur compétent" et ont bénéficié "des droits garantis par la loi." Elle assure "que tous les cas de violence présumée ont fait l'objet d'examens médicaux (au nombre de 66) et des enquêtes ont été ouvertes concernant 23 cas", soulignant que le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a suivi de près tous les évènements et "prépare actuellement un rapport sur le sujet".

Selon la DIDH, sur 244 personnes actuellement inculpées, 185 sont en détention et 59 sont en liberté provisoire, tandis qu'une vingtaine de procédures ont été abandonnées.

https://www.lorientlejour.com/article/1073079/maroc-les-autorites-rejettent-un-rapport-de-hrw-aux-conclusions-hatives-et-erronees.html


Déraillements de trains, incendies de forêt... Les sinistres plans des djihadistes vus par la police  16/09/2017

Déraillements de trains, incendies de forêt... Les sinistres plans des djihadistes vus par la police











Dans un récent rapport, la Direction générale de la police nationale s'inquiète de nouvelles techniques dont pourraient user les terroristes pour perpétrer des attentats. Elle évoque de possibles tentatives de faire dérailler des trains.

Le Parisien s'est procuré une note de sept pages rédigée par la Direction générale de la police nationale (DGPN), mettant notamment les autorités en garde contre de possibles sabotages des réseaux ferrés par les terroristes.

«En raison d'une incitation récente de la propagande djihadiste à planifier le déraillement d'un train, une attention particulière doit être accordée à toute remontée d'information relative à une intrusion ou une tentative de sabotage dans les emprises dédiées à la circulation des trains», peut-on lire dans le document cité par le quotidien.
Vols de produits dans les universités, incendies de forêts, empoisonnement de nourriture...

Mais il n'y a pas que les chemins de fer qui pourraient être visés par de potentiels attentats terroristes. Les universités seraient en effet également ciblées par les djihadistes. Les auteurs du rapport demandent ainsi aux autorités d'accroître la protection des établissements universitaires, où il existe un risque de vol de «produits ou de matériaux sensibles».

La police explique également que «la propagande djihadiste des trois derniers mois» encourage les apprentis terroristes à fabriquer des engins explosifs et incite les individus de type «loups solitaires» à provoquer des incendies de forêts ou encore à empoisonner la nourriture sur le territoire européen.

La diffusion de cette note survient dans un contexte de menace terroriste particulièrement élevée sur le continent : le 15 septembre, un attentat revendiqué par Daesh a fait une trentaine de blessés dans le métro de Londres.

Récemment, le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte antiterroriste, Gilles de Kerchove d’Ousselghem, avait estimé à quelque 50 000 personnes, le nombre de personnes radicalisées en Europe.

https://francais.rt.com/france/43268-terrorisme-police-francaise-preoccupee-par-possibles-deraillements-trains


Pétrole: le Venezuela renonce au dollar au profit du yuan  16/09/2017

Pétrole: le Venezuela renonce au dollar au profit du yuan











Suivant la promesse du Président Maduro, le ministère vénézuélien du Pétrole a publié vendredi un bulletin dans lequel les prix de l'or noir figurent en yuan.

Désireux de se libérer de la «tyrannie du dollar», le Venezuela a libellé vendredi ses ventes de pétrole en yuan chinois, a annoncé le Président du pays latino-américain Nicolas Maduro.

«Nous avons déjà commencé à vendre du pétrole en le libellant en yuan chinois», a fait savoir M.Maduro sur les ondes de la chaîne de télévision Telesur.

Selon lui, cette décision a été prise en raison de nouvelles sanctions financières adoptées par les États-Unis à l'encontre de Caracas.

«Ils nous ont causé un préjudice énorme, et nous sommes contraints à nous défendre», explique M.Maduro.

Les dernières sanctions américaines visant le Venezuela interdisent aux banques US de commercialiser de nouveaux bons du trésor émis par le gouvernement vénézuélien ou la compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA.

Selon les médias occidentaux, dans le bulletin hebdomadaire du ministère vénézuélien du Pétrole publié vendredi les prix pour le mois de septembre figurent en yuan.

https://fr.sputniknews.com/international/201709161033073341-venezuela-petrole-yuan/


Trump, "un menteur compulsif, un ignorant, un fanfaron", selon Philip Roth  16/09/2017

Trump, "un menteur compulsif, un ignorant, un fanfaron", selon Philip Roth











Le président Donald Trump "souffre de narcissisme aigu; c'est un menteur compulsif, un ignorant, un fanfaron, un être abject animé d'un esprit de revanche et déjà quelque peu sénile", estime l'écrivain américain Philip Roth dans un entretien publié samedi par le quotidien français Libération.

"Et en disant cela, je minimise ses travers. Jour après jour, sa conduite, son manque d'expérience et l'ineptie des propos qu'il tient publiquement nous indignent. Il n'y a aucune limite aux dangers dans lesquels la folie de cet homme risque d'entraîner le pays et le monde tout entier", estime l'auteur du "Complot contre l'Amérique", régulièrement pressenti pour le Nobel de littérature et qui a annoncé sa décision d'arrêter l'écriture en 2012.

En janvier dernier, Philippe Roth avait déjà dressé un portrait au vitriol de Donald Trump dans le New Yorker.
Interrogé sur une résurgence du racisme envers les Africains-Américains, il répond: "Il est évident que de sérieux problèmes sont nés de la longue histoire de l'oppression des Africains-Américains (...) En ce qui me concerne, je ne crois pas, par exemple, que la majorité des Américains soient des racistes avérés. Je pense qu'il y a une poignée de racistes prêts à tout parmi les élus du Congrès et qu'il y en a un à la Maison Blanche".

A propos de l'antisémitisme qui "se manifeste dans le milieu de la droite ultranationaliste", il estime qu'"on ne peut pas dire que le pays soit antisémite ou qu'il soit prêt à tomber dans la haine des juifs de manière significative".

Revenant sur sa décision de cesser d'écrire, le romancier aux multiples récompenses confie que "raconter des histoires, cette chose qui m'a été si précieuse durant toute mon existence, n'est plus au coeur de ma vie". "C'est étrange. Jamais je n'aurais imaginé qu'une chose pareille puisse m'arriver. Mais il est vrai qu'il se produit beaucoup de choses que je n'avais jamais imaginées", avoue l'auteur de Pastorale américaine dans cet entretien recueilli fin août.

Un premier volume de romans et nouvelles (1959-1977) de Philip Roth doit sortir dans la prestigieuse collection française de La Pléiade le 5 octobre.

https://www.lorientlejour.com/article/1073053/trump-un-menteur-compulsif-un-ignorant-un-fanfaron-selon-philip-roth.html


Le CETA entrera provisoirement en vigueur le 21 septembre, les ONG grondent  16/09/2017

Le CETA entrera provisoirement en vigueur le 21 septembre, les ONG grondent










Le gouvernement français a fait savoir le 13 septembre que le CETA, traité de libre-échange entre l'UE et le Canada, entrerait en vigueur le 21 septembre, et qu'il n'examinerait que quelques passages contestés du texte. Les ONG ont réagi avec colère.

Le traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada, accusé par ses contempteurs d’affaiblir les normes sanitaires et environnementales, a agité organisations, ONG, citoyens et hémicycles durant de nombreux mois. Le Parlement européen l’avait ratifié en février 2017.

Le 13 septembre, deux secrétaires d'Etat français, Jean-Baptiste Lemoyne (Affaires étrangères) et Brune Poirson (Transition écologique et solidaire), avaient annoncé lors d’une conférence de presse qu’il n’y aurait ni report ni gel du traité : 90% de son contenu entrera provisoirement en vigueur dès le 21 septembre, en attendant une approbation définitive par les parlements nationaux des membres de l'UE.

Parallèlement, des réflexions seront menées jusqu'à la fin du mois d'octobre pour proposer d'éventuels aménagements. Brune Poirson affirme que le gouvernement souhaite prendre du temps pour examiner certains passages contestés du traité, ce qui ne veut pas dire le renégocier. Le gouvernement compte notamment défendre une proposition de réforme d'une directive européenne sur la qualité des carburants, afin de compenser les effets jugés défavorables pour le climat d'une accentuation des transports commerciaux entre UE et Canada.
Les ONG dénoncent des risques pour la santé et l'environnement

Fermement engagées contre ce traité, de nombreuses ONG critiquent le gouvernement, qui à leurs yeux trahit les promesses de renégociation. «En refusant de renégocier l’accord, il sacrifie notre agriculture et notre environnement», déplorent dans un communiqué Foodwatch et la Fondation pour la nature et pour l'homme – créée par Nicolas Hulot, désormais ministre de la Transition écologique et solidaire. Ironiquement, avant sa nomination, ce dernier avait publié une tribune dans Libération, fustigeant le CETA, avantageux selon lui pour les multinationales et les lobbys, au détriment notamment des emplois des agriculteurs.

Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch, confie à RT France : «Si 90% du texte du CETA entre en vigueur comme prévu, ce serait incompréhensible, scandaleux et dangereux au vu des risques en termes de santé et d'environnement [...] A cause du CETA, il nous sera très difficile de décider de nouvelles réglementations, d'interdire les OGM ou les perturbateurs neuro-endocriniens.»

En cause ? La mise en place d'une dizaine de comités, dans lesquels des fonctionnaires européens et canadiens discuteront du rapprochement de leurs normes respectives, dans les domaines environnementaux, agricoles ou phytosanitaires. Un dispositif qui pourrait tirer vers le bas les normes européennes en la matière.

Autre sujet de préoccupation : les tribunaux d'arbitrage entre les Etats et les investisseurs privés, qui en cas de conflit, pourront demander des compensations financières. Cet élément fait partie des 10% du texte qui n'entreront pas en vigueur le 21 septembre, mais la perspective de sa mise en place future inquiète au plus haut point ses détracteurs.

«Cet accord de commerce est dit de nouvelle génération. On ne s'attaque pas qu'aux barrières tarifaires : on cherche à enlever toutes les barrières au commerce, dont nos normes sociales et environnementales», poursuit la directrice de Foodwatch. «Sur l'alimentation, [Foodwatch] veut que l'UE puisse retirer les perturbateurs neuro-endocriniens de notre alimentation, lutter contre les nouvelles formes d'OGM, profiter de notre étiquetage... Ce n'est pas acceptable de prendre [les risques posés par le traité], d'autant plus lorsqu'on considère qu'il n'y a pas de bénéfice vraiment démontré pour la France», conclut l'intéressée.

Un rapport accablant sur le CETA commandé par le gouvernement... mais non pris en compte ?

Face à la grogne anti-CETA, le gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe avait commandé le 5 juillet 2017 un rapport à un groupe de travail composé d’ONG, de fédérations agricoles et de parlementaires. Les auteurs de ce document de 69 pages, rendu au Premier ministre, dénoncent les impacts du traité de libre-échange sur l’environnement et la santé. Ils critiquent le manque d’engagements contraignants concernant le climat et notent la persistance des subventions aux énergies fossiles et à la pêche.

Des arguments qui n'ont pas convaincu le gouvernement français de s'opposer frontalement à l'entrée en vigueur provisoire du traité.

https://francais.rt.com/france/43249-ceta-traite-ue-canada-entre-en-vigueur-ong-en-col%C3%A8re


Washington réclame l'abandon du référendum d'indépendance au Kurdistan irakien  16/09/2017

Washington réclame l'abandon du référendum d'indépendance au Kurdistan irakien











La Maison Blanche a appelé vendredi à l'abandon du référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien prévu le 25 septembre, jugeant qu'il serait "provocateur" et "déstabilisant".

"Nous appelons le gouvernement régional kurde (...) à entamer des discussions sérieuses et dans la durée avec Bagdad", a indiqué l'exécutif américain dans un communiqué, réaffirmant sa conviction que cette consultation serait une entrave à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

Le parlement du Kurdistan irakien se prononce pour le référendum d’indépendance

Le parlement de la région autonome du Kurdistan, en Irak, a tenu sa première réunion en deux ans. A cette occasion, les députés ont majoritairement voté en faveur de la tenue du référendum sur l’indépendance.

Le Parlement du Kurdistan irakien a voté vendredi soir à Erbil, dans le nord de l’Irak, pour la tenue du référendum sur la question de l’indépendance le 25 septembre prochain.

La plupart des députés se sont prononcés en faveur de cette idée dans le cadre de leur première réunion en deux ans. Le vote a été diffusé en direct par la chaîne de télévision kurde Rudaw.

Les autorités irakiennes qualifient le scrutin d’illégal. Le parlement irakien s’est prononcé contre le référendum. Le 14 septembre dernier, Bagdad a limogé le gouverneur de la province de Kirkouk qui souhaitait participer au référendum.

La Turquie et l’Iran voisins sont aussi contre l’idée de ce référendum. Ces pays redoutent la montée du séparatisme dans les régions peuplées de Kurdes après l’apparition d’un État indépendant kurde à leurs frontières.

Le Kurdistan irakien est une région autonome au sein de l'Irak, dont le statut est défini par la Constitution du pays. En mars dernier, lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (Onu), Antonio Guterres, le Président du gouvernement régional du Kurdistan irakien Massoud Barzani avait déclaré qu'un référendum d'indépendance serait organisé dans les plus brefs délais. Plus tard, sa date avait alors été fixée au 25 septembre.

https://www.lorientlejour.com/article/1072940/washington-reclame-labandon-du-referendum-dindependance-au-kurdistan-irakien.html
https://fr.sputniknews.com/international/201709151033066626-irak-kurdistan-referendum-independance-parlement/


USA: un policier acquitté de l'homicide d'un Noir, manifestation à St Louis  16/09/2017

USA: un policier acquitté de l'homicide d'un Noir, manifestation à St Louis











Une manifestation s'est tenue vendredi à Saint-Louis, dans le centre des Etats-Unis, contre l'acquittement d'un policier blanc qui avait abattu un suspect noir en 2011, réveillant le spectre des tensions raciales dans une Amérique régulièrement secouée par des brutalités policières.

Tenant des panneaux sur lesquels on pouvait lire: "Arrêtez de nous tuer" ou "Black Lives Matter" - mouvement dénonçant les violences policières contre les Noirs aux Etats-Unis -, quelques dizaines de manifestants ont défilé dans le centre de cette ville du Missouri, selon les images des chaînes locales KMOV et KSDK News.
"Nous continuons à surveiller les manifestations dans le centre de #STL (Saint-Louis, ndlr). Les manifestants restent pacifiques", a écrit sur Twitter la police de la ville vers 13H00(17H00 GMT).
Un juge de Saint-Louis a exonéré Jason Stockley, un ancien officier de police, blanc, des accusations de meurtre contre Anthony Lamar Smith, trafiquant de drogue présumé, noir, tué en 2011 au terme d'une course-poursuite avec la police.

Le juge Timothy Wilson a estimé que le procureur n'avait pas démontré "au-delà du doute raisonnable" que le policier n'avait pas agi en état de légitime défense.
Le verdict résonne particulièrement à Saint-Louis, lieu d'émeutes en 2014 après la mort de Michael Brown, 18 ans, tué par un policier blanc qui avait échappé à toutes poursuites pénales.

"Je prie pour ma ville, mec, parce que les gens sont fatigués de ça", a déclaré le père de Michael Brown, qui porte le même nom que son fils, sur la chaîne CNN.
La maire de St. Louis, Lyda Krewson, s'est déclarée dans communiqué "consternée par ce qui est arrivé à Anthony Lamar Smith" et "désabusée" par cet acquittement.

Jason Stockley a affirmé avoir vu Anthony Lamar Smith tenter de saisir un revolver dans sa voiture, mais l'arme n'apparaît pas sur les images de la caméra embarquée dans la voiture de police, ni sur celles prises par un témoin sur son téléphone portable et par la caméra de surveillance d'un restaurant voisin.

Le juge Wilson a expliqué dans sa décision qu'en "près de 30 ans d'expérience au tribunal, un trafiquant de drogue sans arme à feu serait une anomalie".

https://www.lorientlejour.com/article/1072933/usa-un-policier-acquitte-de-lhomicide-dun-noir-manifestation-a-st-louis.html


Trump rencontrera Macron et Netanyahu lundi à New York  15/09/2017

Trump rencontrera Macron et Netanyahu lundi à New York











Le président américain Donald Trump rencontrera lundi à New York le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour évoquer en particulier l'Iran.

"Le comportement déstabilisateur de l'Iran sera au cœur des discussions", a déclaré le général H.R McMaster, conseiller à la sécurité nationale, au moment où M. Trump laisse planer le doute sur l'avenir de l'accord conclu entre les grands puissances et Téhéran sur son programme nucléaire.

https://www.lorientlejour.com/article/1072911/trump-rencontrera-macron-et-netanyahu-lundi-a-new-york.html


L'UE recopie un rapport de Monsanto pour prouver que le glyphosate n’est pas cancérigène  15/09/2017

L'UE recopie un rapport de Monsanto pour prouver que le glyphosate n’est pas cancérigène











Plusieurs médias européens ont révélé qu'un rapport de l'Union européenne de 2015, qui concluait que le glyphosate utilisé dans le Roundup n'était pas dangereux pour la santé, reproduisait allègrement un rapport de Monsanto de 2012.

Plusieurs médias européens, dont BFM TV en France, ont révélé le 15 septembre qu'un rapport de l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) de l'Union européenne (UE), publié en 2015 et concluant sur la non-dangerosité du fameux herbicide Roundup de Monsanto, comportait des passages entiers purement copiés... d'un rapport venant de Monsanto.

Cette révélation survient au moment où les Etats membres de l'Union européenne s'apprêtent à se prononcer sur le renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché du produit.

Au moins 100 pages du rapport de l'Efsa en question (sur environ 4 300), concernant notamment les éventuels risques de cancers ou l'impact sur la reproduction, s'avèrent être une copie au mot près d'un rapport déposé en 2012 par la multinationale agroalimentaire au nom de Glyphosate Task Force, un consortium d'entreprises commercialisant des produits à base de glyphosate. Plus troublant encore, l'Union européenne déclare non fiables les études tendant à prouver la dangerosité du glyphosate, utilisant pour les contredire les mêmes arguments, mot pour mot, que Monsanto.

Selon La Stampa et The Guardian, l’Efsa avait pourtant assuré que son rapport, élaboré pour l'occasion par l’agence sanitaire allemande BfR, était une évaluation objective de l'ensemble des travaux réalisés sur les effets du glyphosate sur l'homme.

Le produit est en outre classé comme «cancérogène probable» par le Centre international de recherche sur le cancer, une structure créée par l'organisation mondiale de la santé (OMS).

Les pays de l'UE doivent décider le 4 octobre du renouvellement pour dix ans de l'autorisation de mise sur le marché de l'herbicide Roundup, dans le cadre d'un comité d'experts où chaque Etat membre de l'UE pourra donner sa position. La France a déjà annoncé qu'elle se prononcerait contre ce renouvellement.

https://francais.rt.com/international/43239-ue-copie-colle-rapport-monsanto-prouver-glyphosate-pas-cancerigene


Facebook supprime des filtres permettant aux annonceurs de cibler les antisémites  15/09/2017

Facebook supprime des filtres permettant aux annonceurs de cibler les antisémites











Après avoir découvert que les annonceurs avaient la possibilité de cibler ceux qui «détestent les juifs» sur sa plateforme, Facebook a immédiatement réagi.

Facebook a annoncé qu'il supprimait les filtres qui permettent à des annonceurs ou à toute autre organisation d'adresser directement des publicités ou des messages à des personnes présentant des sympathies antisémites sur le réseau social.

«Nous avons supprimé les champs liés à cette question», a déclaré dans un courriel cité par l’AFP Rob Leathern, responsable de la gestion des produits chez Facebook. «Nous savons que nous avons encore beaucoup de travail à faire et nous sommes en train de construire de nouvelles protections dans nos produits et procédures de vérification pour éviter que des problèmes de ce type surviennent encore à l'avenir», a-t-il poursuivi. Facebook envisage par exemple de passer en revue les catégories pour les spots publicitaires avant qu'elles ne soient disponibles pour les annonceurs.

Cette décision intervient au lendemain de la publication d’un article sur le site d'investigation américain ProPublica, affirmant que certains filtres et catégories du reseau social offraient aux annonceurs l'opportunité de cibler directement des utilisateurs antisémites.

Sur la plateforme publicitaire automatisée de Facebook, on pouvait trouver des champs tels que «haine des juifs» (jew hater) ou des catégories regroupant des internautes ayant exprimé un intérêt pour des sujets comme «Comment brûler les juifs» (how to burn jews) ou «Comment les juifs ont ruiné le monde» (History of how jews ruined the world), a découvert ProPublica.

Alerté par des sources anonymes, ProPublica affirme s'être connecté à la plateforme publicitaire pour découvrir, par exemple, que «haine du juif» était une catégorie comprenant environ 2 274 personnes. Le site d'investigation a alors informé Facebook de ses découvertes.

Le groupe fondé et dirigé par Mark Zuckerberg explique que les catégories antisémites ont été créées par des algorithmes sur la base d'informations fournies par des utilisateurs sur leur compte et d'autres données. Elles sont générées en fonction des préférences des uns et des autres.

https://francais.rt.com/international/43243-facebook-supprime-filtres-antisemites-destines-annonceurs-publicite


Chalon-sur-Saône : deux femmes attaquées au marteau, «Allah Akbar» aurait été crié  15/09/2017

Chalon-sur-Saône : deux femmes attaquées au marteau, «Allah Akbar» aurait été crié











Dans la ville du département de Saône-et-Loire, deux femmes ont été blessées par un homme armé d'un marteau. L'agresseur est toujours en fuite. Les autorités privilégient la piste d'un acte commis par un déséquilibré.

Le 15 septembre, en fin de matinée, un homme a attaqué deux femmes avec un marteau à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), selon des informations rapportées par France 3.

Les deux victimes, initialement décrites comme sérieusement atteintes, sont en fait blessées légèrement. Elles ont néanmoins été transportées d'urgence à l'hôpital.

L'une d'entre elles a été frappée «à l'arrière de la tête», peut-on lire dans le communiqué conjoint du parquet et de la préfecture. Son état a nécessité quatre points de suture.

«Les deux victimes sont choquées», selon le communiqué, dans lequel on peut lire que les agressions ont eu lieu en fin de matinée et à quelques minutes d’intervalle à proximité du centre-ville. «[L'agresseur a] aussitôt pris la fuite et ne s'est pas manifesté depuis», précisent les institutions.

D'après France 3, des témoins de l'agression ont entendu un cri : «Allah Akbar». Pour autant, les autorités privilégient à ce stade l'acte d'un déséquilibré.

Les services de police et de gendarmerie sont toujours à la recherche de l'assaillant.

Quoi qu'il en soit, cette agression survient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu : très tôt ce même 15 septembre, un individu armé d'un couteau avait agressé un soldat de l'opération Sentinelle, qui patrouillait dans la station de métro Châtelet, à Paris, sans toutefois parvenir à le blesser. Par ailleurs, une attaque terroriste à l'explosif a fait une vingtaine de blessés dans le métro londonien.

https://francais.rt.com/france/43232-chalon-sur-saone-deux-personnes-agressees-marteau


Irma, Macron, et la question du pont aérien  15/09/2017

Irma, Macron, et la question du pont aérien











Emmanuel Macron s’est rendu sur l’île de Saint-Martin, dans les Antilles pour témoigner aux habitants de la solidarité de la Nation.

Il aurait déclaré, à l'occasion de ce voyage, que la France avait mis sur pied un des plus grands ponts aériens depuis la seconde guerre mondiale. Il s'agit, bien entendu d'une énorme bêtise. Mais, la volonté semble-t-il irrépressible d'Emmanuel Macron de se mettre en scène ainsi de manière « héroïque », tout comme l'attitude de la presse qui relaie ses propos avec complaisance pose alors un problème plus général.

Une déclaration inopportune

L'affirmation concernant le pont-aérien est, bien évidemment, une stupidité. Les moyens de la France, sur place, étaient limités: quelques avions cargos de petit tonnage (CN-235) et un Airbus A-400M qui a quitté la métropole à la fin de la semaine dernière pour arriver aux Antilles. Dans la mesure où l'on savait que les infrastructures portuaires seraient fortement endommagées, on peut s'étonner que plus de moyens n'aient pas été pré-positionnés aux Antilles. Même si la piste principale de l'aéroport de Saint-Martin était inutilisable, un avion comme l'A-400M peut larguer à basse altitude de lourdes charges (1). Le pré-positionnement de 2 de ces appareils, par exemple à la Guadeloupe, aurait permis de ravitailler rapidement la population. Les capacités des avions de transport lourd, qu'il s'agisse de l'A-400M ou du C-130 utilisés l'un et l'autre par l'Armée de l'Air, dépassent de loin celles des CASA CN-235 qui ont été utilisés.

Les efforts de la France ont été faibles, et encore plus si on les compare aux ponts aériens depuis 1945. L'exemple du pont aérien de Berlin (2), lors de la crise de 1948-1949 est évidemment le plus notable. Les aviations du Commonwealth et des Etats-Unis ont transporté 1250 tonnes de vivres et 3750 tonnes de carburant par jours lors de ce pont aérien. Il ne fut pas le seul depuis 1945. L'aviation française avait assuré, avant que ne débute le début de la bataille, le ravitaillement du camp retranché de Dien-Bien-Phu en 1954, et avait effectué plusieurs ponts aériens d'importance, que ce soit à des fins militaires ou à des fins civiles (transfert de population) en Indochine de 1952 à 1954. Notons encore le pont aérien organisé par les églises catholique et protestantes lors de la « Guerre du Biafra » en 1968-9 (3). Lors du tremblement de terre qui ravagea l'Arménie à la fin des années 1980, les soviétiques mirent sur pied un pont aérien qui transporta des centaines de tonnes de vivres et de matériel par jour.

La déclaration du Président Emmanuel Macron relève donc de la grosse bêtise. Mais, la véritable question est de savoir pourquoi il l'a faite et pourquoi les médias français ont-ils gobés cet énorme bobard.

Un manque d'anticipation face à la catastrophe?

On peut penser que le Président Macron a voulu faire taire les critiques suscitées par la gestion de cette crise par le gouvernement français. La gestion de crise n'est certes pas chose facile. Elle exige de l'anticipation et des moyens en réserves pour faire face à une situation d'urgence. Le plus critiquable, ici, est sans doute le manque d'anticipation. Il semble que le gouvernement des Pays-Bas, qui cogère avec la France une partie de l'île s'y soit mieux pris. Il a su, en particulier, éviter une grande partie des pillages qui sont venus ajouter la peur à la désolation sur la partie française de l'île.

La catastrophe étant survenue, la destruction des services publics a constitué le point crucial dans cette catastrophe. Or, l'armée française dispose des matériels, qu'il s'agisse de groupes électrogènes de grande puissance, de système de filtration des eaux ou de matériels du génie pour les travaux de déblaiements. Ces matériels auraient pu être rapidement transportés sur l'île, s'ils avaient été pré-positionnés dans les Antilles et si des moyens de transport lourds (les A-400M, C-130) avaient été disponibles. Rappelons aussi que de pont aérien il ne semble pas être question pour transporter des dizaines de sauveteurs qui étaient toujours bloqués sur l'île de la Guadeloupe le mercredi 13 septembre. Dès lors, se pose la question de savoir pourquoi ce pré-positionnement n'a pas été fait et pourquoi des moyens supplémentaires n'ont pas été rapidement déployés. Il faut savoir que les réductions de crédits dont l'armée souffre depuis plusieurs années, et qui ont été dénoncées par le Général Pierre de Villiers au début du mois de juillet (dénonciation qui lui a coûté son poste de Chef d'Etat-Major des Armées), limitent drastiquement la disponibilité de ces divers matériels.

Il faudra qu'une commission d'enquête parlementaire face le bilan de ce qui a été fait et de ce qui ne l'a pas été et qui aurait dû l'être. La France doit tirer les leçons de ce qu'il faut bien appeler un échec pour éviter qu'il ne se reproduise. Car, et c'est le moins que l'on puisse en dire, tout n'a pas été fait pour réduire les souffrances des populations.

Ce que révèle cette déclaration

Le Président Macron a réagi, de manière très maladroite et en fait puérile, à un débat qui devra de toute manière avoir lieu. Il y a dans cette déclaration même une outrance, une emphase, qui interroge quant à la psychologie du Président. Cette volonté de se mettre en avant à tout prix, et même à celui de proférer une énorme contre-vérité, inquiète. Elle traduit une certaine instabilité psychologique. Mais, il y a aussi dans cette déclaration de quoi se poser des questions quant à l'équipe de communicants qui l'entoure. Car, on peut penser qu'il y avait des personnes parfaitement au courant de la réalité des choses dans l'entourage du Président. Le fait qu'ils aient laissé passer cette déclaration, qu'ils n'aient pas soit informés le Président des réalités, soit lui aient signalés les dangers de se livrer à de telles déclarations, interroge aussi sur la nature de la communication mise en place autour d'Emmanuel Macron et sur les liens qui unissent le Président à son entourage.

Cette déclaration interroge enfin sur le comportement des journalistes. La reprise de cette déclaration illustre un état d'esprit de nombreux journalistes qui combine la révérence face au pouvoir, la servilité politique et parfois l'incompétence la plus crasse. Imaginons qu'une autre personnalité politique ait proféré les mêmes énormités. Cette personne aurait été, et non sans raisons, l'objet de critiques assassines. On aurait glosé sur son incompétence. Rien de tel n'est survenu pour Emmanuel Macron, comme si sa parole était parole d'Evangile.

Il ne reste plus qu'à espérer que l'Etat fasse désormais le maximum pour atténuer les souffrances des populations dans les îles, et qu'il débloque, sans rechigner, l'argent nécessaire à l'aide d'urgence comme à la reconstruction. Le Président Macron serait aussi bien inspiré de rétablir les crédits de fonctionnement à l'armée, ces crédits qui ont été supprimés par M. Darmanin, le Ministre du budget et qui ont provoqué la crise avec le général Pierre de Villiers. Il serait enfin bien inspiré de s'abstenir de telles déclarations aussi tonitruantes qu'erronées à l'avenir; ces déclarations le ridiculisent et soulignent sa fragilité dans les fonctions qu'il occupe, ce qui constitue un problème pour tous les Français.

1. Ce que l'on appelle le Low-Altitude Parachute-Extraction System ou LAPES.

2. Miller, R. G. (2000), To Save a City: The Berlin Airlift, 1948-1949, College Station, Texas A&M University Press, Harrington, D.F., (2012), Berlin on the Brink: The Blockade, the Airlift, and the Early Cold War, University of Kentucky Press, Lexington

3. Ce pont aérien fut organisé sous l'égide de la Joint Church Aid, qui loua des avions à des compagnies indépendantes comme Balair CanairRelief et Transavia Holland. Draper, M.I. (2000) Shadows: Airlift and Airwar in Biafra and Nigeria 1967-1970, Hikoki Publications, Londres.

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201709151033056315-macron-saint-martin-pont-aerien/


«Paranoïaque», Abdeslam a vu ses conditions de détention s'améliorer pour éviter qu'il se suicide  15/09/2017

«Paranoïaque», Abdeslam a vu ses conditions de détention s'améliorer pour éviter qu'il se suicide











Les conditions de détention rigoureuses de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13 novembre, ont été légèrement assouplies, selon l'AFP qui s’appuie sur une source de l'administration pénitentiaire.

Selon Le Parisien, les surveillants pénitentiaires ont décelé depuis plusieurs mois «paranoïa» et «prostration» de la part de Salah Abdeslam, faisant redouter une tentative de suicide.

En mai dernier, la vitre qui séparait le terroriste de ses visiteurs dans les parloirs de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis a donc été été retirée. Le Parisien précise que chaque parloir sera désormais suivi d'une fouille.

«Tout cela est possible parce qu'il est surveillé 24 heures sur 24» et parce que «son comportement est conforme aux standards de la détention», a déclaré une source de l'administration pénitentiaire à l'AFP. «Tout est réversible à tout moment [en cas de] changement de comportement», a ajouté cette source.

Mis en examen pour assassinats terroristes et suspect-clé des attentats parisiens qui ont fait 130 morts, Salah Abdeslam, 28 ans, est détenu à l'isolement depuis la fin avril 2016 et sous vidéosurveillance 24h/24.

Un détenu placé à l'isolement est seul en cellule, et généralement coupé des autres détenus.

Selon les termes de la loi, il conserve ses droits à l'information, aux visites, à la correspondance écrite et téléphonique, à l'exercice du culte. Salah Abdeslam a aussi droit à des promenades, toujours seul.

https://francais.rt.com/france/43223-paranoiaque-adbelslam-conditions-detention-suicide


Un militaire de Sentinelle attaqué à Paris par un homme armé d'un couteau  15/09/2017

Un militaire de Sentinelle attaqué à Paris par un homme armé d'un couteau











Le 15 septembre, un individu armé d'un couteau a agressé un militaire de l'opération Sentinelle qui patrouillait dans la station de métro Châtelet. L'homme a été interpellé sans être parvenu à blesser le soldat. Le parquet antiterroriste a été saisi.

Un homme armé d'un couteau a attaqué un militaire de l'opération Sentinelle en patrouille à la station de métro Châtelet à Paris, le 15 septembre, vers 6h30, sans faire de blessé, selon l'AFP qui cite une information de la Préfecture de police. D'après Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, le parquet antiterroriste a été saisi.

«Selon les premiers éléments de l'enquête, l'assaillant, rapidement maîtrisé par le militaire, aurait tenu des propos faisant référence à Allah et à Daesh», a précisé une source policière. «L'individu n'était pas connu des services de police» a ajouté cette source. La brigade criminelle a été saisie de l'enquête.

«L'homme a été maîtrisé, c'est la preuve du professionnalisme et de l'efficacité des soldats de Sentinelle dans cette mission de protection», a réagi la ministre des Armées Florence Parly sur Europe 1.

«Nous n'en savons pas plus sur les intentions de l'agresseur, qui a été arrêté», a-t-elle ajouté.

«Cette nouvelle attaque légitime pleinement ce que nous voulons faire, c'est-à-dire rendre ce dispositif encore plus imprévisible, encore plus indécelable pour les agresseurs potentiels», a-t-elle poursuivi.

D'après BFM TV, le suspect serait connu pour ses «idées radicales», mais n'aurait aucun antécédent judiciaire.
Les militaires, cible récurrente d'agresseurs

C'est la septième attaque contre des militaires de la force Sentinelle, mise en place dans le cadre du plan Vigipirate après les attentats de janvier 2015. La dernière en date a fait six blessés parmi un groupe de militaires percutés le 9 août par une voiture à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Le 14 septembre, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé la refonte de l'opération Sentinelle, expliquant que le dispositif, mis en place après les attentats de janvier 2015 à Paris, serait «redéployé» sans être réduit.

https://francais.rt.com/france/43217-militaire-attaque-paris-par-homme-arme-dun-couteau


La Tunisie autorise les femmes à épouser des non-musulmans  15/09/2017

La Tunisie autorise les femmes à épouser des non-musulmans











Les Tunisiennes de confession musulmane pourront désormais se marier dans leur pays avec des non-musulmans. La présidence vient de faire savoir que les circulaires ministérielles qui empêchaient ces unions avaient été abolies.

«Tous les textes liés à l'interdiction du mariage de la Tunisienne avec un étranger, à savoir la circulaire de 1973 et tous les textes semblables, ont été annulés. Félicitations aux femmes de Tunisie pour la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint». Ce sont les mots postés sur Facebook le 14 septembre par la porte-parole de la présidence de la Tunisie, Saïda Garrach.

Le 13 août dernier, le président Béji Caïd Essebsi avait annoncé avoir demandé au gouvernement de retirer une circulaire datant de 1973 et empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Des organisations de la société civile ont, ces derniers mois, lancé une campagne sur cette question, et une plainte a été déposée auprès du Tribunal administratif pour faire annuler la circulaire.

Dans un communiqué, des militants des droits de l'homme, dont le Collectif pour les libertés individuelles, avaient dénoncé des circulaires (il en existe plusieurs outre celle de 1973) qui selon eux «procèdent de mesures discriminatoires, sont contraires à la Constitution [et sont] une violation du droit fondamental de tout être humain à choisir son conjoint».

Si elles voulaient que leur mariage soit reconnu ou célébré en Tunisie, les Tunisiennes épousant des non-musulmans devaient jusqu’à présent fournir le certificat de conversion à l’islam de leur futur mari. Certaines, peu nombreuses, avaient réussi au prix d’une bataille juridique à faire reconnaître leur mariage sans ce document, selon une avocate active dans ce domaine.

Dans un discours prononcé le jour de la Fête de la femme le 13 août, le chef de l'Etat avait aussi lancé le débat sur le sujet délicat de l'égalité entre femmes et hommes en matière d'héritage, jugeant que la Tunisie se dirigeait inexorablement vers l'égalité «dans tous les domaines».

La Tunisie est considérée comme pionnière dans le monde arabe en matière de droits des femmes, mais ces dernières continuent d'hériter généralement de la moitié de ce qui revient aux hommes, comme le prévoit le Coran.

https://francais.rt.com/international/43221-tunisie-autorise-femmes-epouser-non


Une explosion fait plusieurs blessés dans le métro de Londres, la piste terroriste évoquée  15/09/2017

Une explosion fait plusieurs blessés dans le métro de Londres, la piste terroriste évoquée











Le 15 septembre, une explosion a retenti dans la station Parsons Green du métro londonien, créant la panique. Plusieurs personnes ont été blessées. Un engin artisanal serait à l'origine de la déflagration. Les autorités parlent d'«acte terroriste».

La police de Londres a fait savoir le 15 septembre qu'une explosion avait eu lieu dans la station de métro Parsons Green, dans le centre-ville.

Des témoins présents sur les lieux de l'explosion ont aussitôt posté des photographies sur les réseaux sociaux, montrant policiers et secouristes sur place, tandis que plusieurs témoins ont déclaré que des personnes avaient des brûlures au visage.

Des témoins cités par l'agence Reuters ont déclaré avoir entendu un bruit sourd dans la rame, qui s'est aussitôt remplie d'une épaisse fumée blanche, poussant les passagers à fuir dans la panique.

Acte terroriste

L'incident a été considéré comme «un acte terroriste», a déclaré Neil Basu, un responsable de l'anti-terrorisme de la ville dans un communiqué. Le gouvernement a convoqué une réunion d'urgence.

«Mes pensées et mon soutien vont aux blessés de Parsons Green, ainsi qu'aux équipes de la police et des secouristes qui ont répondu avec bravoure rapidité et professionnalisme à un incident qui est vraisemblablement de nature terroriste», a fait savoir le Premier ministre britannique Theresa May dans un communiqué.
Un engin artisanal à l'origine de l'explosion

Un journaliste présent dans le métro au moment de l'incident a déclaré qu'un «conteneur blanc» avait explosé à l'arrière du train. Les passagers ont été évacués.

Des photographies ont été publiées sur Twitter, montrant l'objet ayant supposément explosé dans le wagon. Il s'agirait d'un sac de provisions placé près d'une des portes de la rame de métro et contenant un seau en plastique de couleur blanche d'où pendent des fils électriques. Un journaliste du quotidien britannique Daily Telegraph a déclaré sur Twitter qu'un second objet explosif avait été désamorcé par la police.

Le trafic a été interrompu entre les stations Earls Court et Wimbledon de la District Line, une des principales lignes du métro londonien.

https://francais.rt.com/international/43220-explosion-fait-plusieurs-blesses-dans-metro-londres


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