Pompeo se rend en Arabie saoudite et aux Émirats pour évoquer la crise avec l'Iran  23/06/2019

Pompeo se rend en Arabie saoudite et aux Émirats pour évoquer la crise avec l'Iran
































Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a indiqué dimanche qu'il se rendait en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis pour évoquer la crise avec l'Iran, après un nouvel accès de fièvre entre Washington et Téhéran.

"Nous allons parler de la manière de nous assurer que nous sommes tous sur la même ligne ainsi que de la manière de mettre en place une coalition mondiale" sur l'Iran, a-t-il déclaré à des journalistes peu avant de quitter Washington.
M. Pompeo a précisé qu'il se rendrait dans les deux pays, "de grands alliés dans le défi que représente l'Iran", sur son chemin vers l'Inde, où il entame une visite mardi.
La crise a éclaté lorsque l'Iran a abattu jeudi un drone militaire américain, affirmant que l'appareil avait violé son espace aérien.
Les Etats-Unis assurent qu'il a été abattu dans l'espace aérien international et le président américain Donald Trump a dit avoir annulé in extremis des frappes de représailles contre des cibles iraniennes, prévues vendredi.
Avant de partir, Mike Pompeo a aussi qualifié d'"enfantine" une carte présentée par Téhéran, censée montrer une violation de l'espace iranien par un drone espion américain en mai.
"Vous avez vu cette carte enfantine que le ministre des Affaires étrangères (Mohammad Javad) Zarif a montrée et qui contraste avec l'excellence et le professionnalisme de l'armée et des services de renseignement américains", a-t-il lancé.
Selon M. Pompeo, la carte iranienne "ne devrait laisser aucun doute chez personne au sujet de l'endroit où cet appareil non armé se trouvait: il volait dans l'espace aérien international".
M. Zarif a publié une carte de ce qu'il présente comme le relevé d'itinéraire d'un drone américain "MQ9", qui serait resté dans l'espace iranien au moins 20 minutes en mai et aurait reçu trois "avertissements" des forces iraniennes.
Le secrétaire d'Etat américain a réitéré l'offre de dialogue de M. Trump pour améliorer les relations avec l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
"Nous sommes prêts à négocier sans conditions préalables. Ils savent où nous trouver", a-t-il dit.
"Et je suis confiant dans le fait qu'au moment même où ils seront prêts à vraiment nous parler, nous pourrons commencer cette conversation", a-t-il ajouté. "J'ai hâte que ce jour arrive."
Dimanche, un ancien conseiller militaire américain a averti que les tensions "pourraient devenir incontrôlables".
"Ma plus grande inquiétude, c'est que le président ne soit en train de perdre sa marge de manoeuvre, qu'il n'ait plus d'options (...), et que les choses deviennent incontrôlables", a dit Mike Mullen sur la chaîne ABC.
"La dernière chose au monde dont nous ayons besoin, c'est d'une guerre avec l'Iran", a-t-il ajouté.

https://www.proximus.be/pickx/fr/1958549/tensions-dans-le-golfe-pompeo-se-rend-en-arabie-saoudite-et-aux-emirats-pour-evoquer-la-crise-avec-liran

Israël: La ville de Nazareth Illit préfère changer de nom  23/06/2019

Israël: La ville de Nazareth Illit préfère changer de nom




























Les habitants de Nazareth Illit ne voulaient plus être confondus avec le lieu de l'enfance de Jésus. Ils ont accepté la proposition de renommer la ville Nof Hagalil («Vue de la Galilée»).

La ville israélienne de Nazareth Illit a adopté un nouveau nom pour ne plus être confondue avec sa voisine Nazareth, lieu de l'enfance de Jésus selon la tradition chrétienne.

Suite à un sondage auprès de plus de 10'000 habitants de Nazareth Illit («Hauteurs de Nazareth» en hébreu), la proposition de renommer la ville Nof Hagalil («Vue de la Galilée») a été approuvée.

La ville avait reçu l'accord du gouvernement il y a six mois pour ce changement, et un comité a sélectionné le nouveau nom qui a obtenu l'approbation des résidents, a déclaré à l'AFP dimanche Orna Buhbut, une porte-parole de la municipalité.

Le maire Ronen Plot a marqué vendredi ce changement par une réception festive. Le nom Nazareth Illit avait été adopté après la fondation de cette ville nouvelle dans les années 1950, peu après la proclamation de l'Etat d'Israël.

Nazareth, une marque mondiale

Le nom de Nazareth est l'un des rares traits communs entre les deux villes, séparées par trois kilomètres et dix minutes de route.

Nazareth, 75'000 habitants, est la plus grande ville arabe d'Israël, avec une population presque exclusivement musulmane ou chrétienne. La ville accueille chaque année des foules de pèlerins chrétiens venus sur les lieux où, selon le Nouveau Testament, se trouvait la maison d'enfance de Jésus et où la future naissance de ce dernier a été annoncée à sa mère Marie par l'archange Gabriel.

La ville de Nof Hagalil compte 51'000 habitants, dont une majorité de juifs d'origine russe, et se signale surtout par son développement rapide. Selon Mme Buhbut, le maire de Nazareth Ali Salem était en faveur du changement de nom. «Nazareth est une marque mondiale avec des milliers d'années d'histoire», a déclaré la porte-parole.

Renommer sa voisine Nof Hagalil a pour but «de mettre fin à la confusion et de réparer l'erreur historique qui consiste à donner à une ville un nom qui inclut celui d'une autre ville», selon Mme Buhbut.

https://www.tdg.ch/monde/la-ville-de-nazareth-illit-prefere-changer-de-nom/story/15001720

Algérie: 18 manifestants écroués après avoir manifesté avec un drapeau berbère  23/06/2019

Algérie: 18 manifestants écroués après avoir manifesté avec un drapeau berbère














Dix-huit manifestants algériens ont été écroués dimanche pour "atteinte à l'unité nationale", deux jours après avoir été interpellés en possession d'un drapeau berbère lors d'un rassemblement contre le régime, où seul les drapeaux algériens sont désormais autorisés, ont indiqué leurs avocats.

Treize manifestants ont été incarcérés après avoir été entendus par un juge d'instruction du tribunal de Sidi Mhamed, dans le centre d'Alger, a indiqué à l'AFP l'avocat et défenseur des droits humains Me Noureddine Benissad.

Cinq autres manifestants ont été incarcérés après leur audition par un juge d'instruction du tribunal de Bab El Oued, quartier populaire d'Alger, selon un de leurs avocats, Me Karim Heddar.

Tous sont poursuivis pour "atteinte à l'unité nationale", ont précisé les deux avocats, un délit pour lequel ils encourent dix ans d'emprisonnement.

Ces poursuites "n'ont aucun fondement légal", a dénoncé Me Benissad.

D'après la télévision officielle, un juge d'instruction du tribunal de Béjaïa (nord) a ordonné le placement en détention préventive d'un autre manifestant poursuivi pour "avoir déchiré le drapeau algérien".

Les 18 protestataires écroués avaient été interpellés vendredi lorsque "les forces de police saisissaient les emblèmes en possession des manifestants autres que le drapeau national", selon la télévision officielle.

Des dizaines de personnes se sont rassemblées devant le tribunal de Sidi Mhamed durant l'audition des manifestants, aux cris de "Y'en a marre de ce pouvoir, y'en a marre des généraux", a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le seul tort de ces manifestants est d'avoir brandi l'emblème de l'identité amazighe", a fustigé Said Ouhams, venu protester devant le tribunal.

Malgré les avertissements du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui avait prévenu que seules les couleurs nationales seraient désormais autorisées dans les cortèges, de très nombreux drapeaux berbères sont apparus vendredi lors des manifestations à Alger, à côté des drapeaux algériens.

Homme fort du pays depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, le général Gaïd Salah avait averti mercredi que les forces de l'ordre avaient reçu des consignes afin de s'assurer qu'aucun autre drapeau que "l'emblème national" ne serait brandi dans les manifestations.

Même s'il ne l'a pas cité nommément, les Algériens ont compris qu'il visait le drapeau de la minorité berbère, dont les revendications identitaires, longtemps ignorées voire réprimées par les autorités, est un sujet extrêmement sensible en Algérie.

Après avoir obtenu le départ de M. Bouteflika, les manifestants réclament désormais celui de tous ses anciens fidèles encore aux commandes, et refusent que soit mise en avant toute autre revendication, notamment identitaire.

https://www.atlasinfo.fr/Algerie-18-manifestants-ecroues-apres-avoir-manifeste-avec-un-drapeau-berbere_a101572.html

La Ligue arabe réitère son engagement financier à l'égard des Palestiniens  23/06/2019

La Ligue arabe réitère son engagement financier à l'égard des Palestiniens
























La Ligue arabe a réitéré dimanche au Caire son engagement à verser 100 millions de dollars par mois aux Palestiniens, sans en fournir les modalités, au lendemain de l'annonce du volet économique du plan américain pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Les ministres des Finances arabes, réunis au siège de la Ligue au Caire, ont confirmé un engagement pris par l'organisation le 22 avril "d'activer un filet de sécurité financière destiné à soutenir le budget de l'Autorité palestinienne avec un montant de 100 millions de dollars (près de 88 millions d'euros) par mois", selon un communiqué.

La Ligue arabe n'a pas indiqué les échéances du paiement de cette somme destinée à "soutenir la Palestine face aux pressions et aux crises financières", le calendrier des versements dépendant des pays membres.

Cet engagement de la Ligue arabe intervient en réponse au gel en février par Israël d'environ 10 millions de dollars (près de 9 millions d'euros) de TVA et de droits de douane que l'Etat hébreu prélève sur les produits importés par les Palestiniens, et qu'il est censé leur reverser.

Selon le gouvernement israélien, la somme gelée correspond au montant des allocations versées par l'Autorité aux familles de Palestiniens emprisonnés ou tués pour avoir commis des attaques anti-israéliennes. L'Autorité palestinienne a qualifié de vol le gel de cet argent et a décidé de renoncer entièrement aux droits de TVA et de douane.

La réunion des ministres des Finances arabes de la Ligue arabe s'est tenue au lendemain de la publication par les Etats-Unis du volet économique de leur plan de paix pour résoudre le conflit israélo-palestinien, visant à lever plus de 50 milliards de dollars (près de 44 milliards d'euros) en une décennie.

Ce projet doit être présenté la semaine prochaine à Manama, capitale de Bahreïn, en présence de représentants des ministères des Finances égyptien et jordanien, selon des responsables de ces deux pays arabes, les seuls ayant des relations diplomatiques officielles avec Israël.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, proches alliés des Etats-Unis, prévoient également d'envoyer des représentants.

Les Palestiniens, qui ne participeront pas à la conférence de Manama, ont rejeté la proposition de l'administration américaine, appelant Washington à oeuvrer à la fin du "vol par Israël" des terres palestiniennes.

https://www.atlasinfo.fr/La-Ligue-arabe-reitere-son-engagement-financier-a-l-egard-des-Palestiniens_a101561.html

«Un nouveau début pour la Turquie» : l'opposant au parti d'Erdogan réédite sa victoire à Istanbul  23/06/2019

«Un nouveau début pour la Turquie» : l'opposant au parti d'Erdogan réédite sa victoire à Istanbul
























Le candidat de l'opposition à l'AKP de Recep Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu, a réédité sa victoire aux municipales d'Istanbul après l'annulation du premier scrutin, infligeant au président turc un humiliant camouflet.

Selon les résultats préliminaires publiés par l'agence étatique Anadolu après dépouillement de plus de 99% des bulletins, Ekrem Imamoglu a obtenu le siège de maire d'Istanbul avec 54,03% des voix, contre 45,09% pour le candidat soutenu par le président Recep Tayyip Erdogan, l'ancien Premier ministre Binali Yildirim.

Cette élection s'est déroulée près de trois mois après un premier vote pour les municipales d'Istanbul tenu le 31 mars, scrutin déjà remporté par Ekrem Imamoglu qui avait alors devancé Binali Yildirim de 13 000 voix seulement.

Le résultat de mars avait toutefois été invalidé après des recours du parti islamo-conservateur du président, l'AKP arguant d'«irrégularités massives». Rejetant ces accusations, l'opposition avait dénoncé un «putsch contre les urnes» et considérait le nouveau scrutin comme une «bataille pour la démocratie».

Lors de ce nouveau scrutin, Ekrem Imamoglu a devancé son adversaire de 777 000 voix.
L'AKP perd un fief

«Selon les résultats, mon rival Ekrem Imamoglu mène la course. Je le félicite et je lui souhaite bonne chance. J’espère qu'il servira bien Istanbul», a déclaré Ekrem Yildirim, reconnaissant sa défaite devant la presse.

S'exprimant peu après, le candidat victorieux a estimé que son élection marquait «un nouveau début pour la Turquie». Pour autant, il a invité le président Erdogan «à travailler ensemble pour servir Istanbul».

Le scrutin stambouliote faisait figure de test pour la popularité du président turc et de son parti sur fond de graves difficultés économiques. «Qui remporte Istanbul remporte la Turquie», a coutume de dire Recep Tayyip Erdogan qui, avec son parti, a gagné toutes les élections depuis l'arrivée au pouvoir de l'AKP en 2002.

Pour le président – qui avait lui-même été maire d'Istanbul de 1994 à 1998 –, il s'agissait de conserver une ville de plus de 15 millions d'habitants, capitale économique du pays, que les conservateurs contrôlaient depuis 25 ans. Des dizaines de partisans de l'AKP se sont rassemblés devant le siège du parti à Istanbul après l'annonce des résultats, certains les larmes aux yeux.



En mars, l'AKP avait également perdu la capitale, Ankara, après 25 ans d'hégémonie des islamo-conservateurs, pénalisé par la situation économique difficile, avec une inflation à 20%, un effondrement de la livre turque et un chômage élevé.

Ekrem Imamoglu, issu du parti kémaliste CHP (social-démocrate et laïc), a bénéficié, comme en mars, du soutien du principal parti pro-kurde HDP, malgré un appel à la neutralité lancé par le chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, depuis sa prison. La formation nationaliste Iyi lui a aussi apporté son soutien, canalisant ainsi les principales forces hostiles au président Erdogan sur un seul candidat.

https://francais.rt.com/international/63249-nouveau-debut-pour-turquie-opposant-erdogan-victoire-istanbul

Un aéroport saoudien attaqué par des rebelles yéménites, selon la coalition menée par Riyad  23/06/2019

Un aéroport saoudien attaqué par des rebelles yéménites, selon la coalition menée par Riyad
























Selon la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen, une attaque des rebelles houthis ont attaqué un aéroport du royaume wahhabite. Les rebelles ont intensifié ces dernières semaines les attaques, notamment avec des drones.

La coalition militaire engagée au Yemen et dirigée par l'Arabie saoudite a affirmé, selon Reuters et l'AFP, que la rébellion houthie avait lancé une attaque contre l'aéroport d'Abha, dans le sud du royaume saoudien.

Le porte-parole de la coalition n'a pas précisé la nature de l'attaque contre cet aéroport, situé dans le sud-ouest du royaume et cible le 12 juin dernier d'une attaque au missile qui a blessé 26 civils selon les autorités saoudiennes. Une personne aurait été tuée et sept autres blessées, selon un premier bilan rapporté par l'AFP.

La télévision houthie Al-Masirah TV a évoqué pour sa part une attaque contre ce même aéroport d'Abha et revendiqué une autre – non confirmée par la coalition saoudienne – contre l'aéroport de Jizan.

Les rebelles houthis ont intensifié ces dernières semaines les attaques de drones contre le royaume saoudien qui intervient militairement depuis 2015 au Yémen à la tête d'une coalition de pays arabes. La guerre au Yémen a fait plus de 10 000 morts depuis l'intervention en mars 2015 de la coalition militaire sous commandement saoudien et a provoqué «la pire crise humanitaire» au monde, selon l'ONU. Les Saoudiens sont régulièrement accusés de crimes de guerre par les organisations de défenses des droits de l'homme pour le nombre élevés de victimes civiles que provoquent leurs bombardements.

https://francais.rt.com/international/63250-coalition-riyad-attaque-rebelles-yemenites-contre-aeroport-arabie-saoudite

Un Gilet jaune matraqué à Marseille, le secrétaire national d’EELV s’indigne  23/06/2019

Un Gilet jaune matraqué à Marseille, le secrétaire national d’EELV s’indigne























Sur une vidéo diffusée dans les réseaux sociaux, un policier frappe avec sa matraque un jeune Gilet jaune à Marseille, un des «actes injustifiables», a déclaré David Cormand, le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Et ce, alors que Christophe Castaner s’est élevé contre l'expression «violences policières».

En prévision du nouveau rassemblement des Gilets jaunes samedi 22 juin, la ville de Marseille a mobilisé de nombreux effectifs pour encadrer le défilé.

Et des «actes injustifiables» ont été commis, a souligné David Cormand, le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV).

Sur des images largement diffusées sur les réseaux sociaux, un jeune homme est pris à partie par un policier. La vidéo ne précise pas ce qu’il a fait et commence au moment où un policier casqué, armé d’une matraque et d’un bouclier, le pousse violemment depuis le milieu de la rue jusqu’au trottoir.

«Il n’a rien fait et vous l’avez ruiné», lance une personne qui a assisté à la scène.

Acculé contre des barrières, le manifestant reçoit plusieurs coups de matraque, notamment sur la tête, avant que des passants n’interviennent. Le jeune homme, tout en sang sur la nuque, est alors pris en charge par des street medics.



«Le gouvernement doit comprendre que cette violence disproportionnée abîme gravement notre République», a écrit David Cormand.

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, le 17 novembre 2018, la question des violences policières revient sans cesse.

Toutefois, dans une interview publiée samedi 15 juin par le Journal du dimanche (JDD), Christophe Castaner a souligné qu’il n’acceptait pas l'expression «violences policières» et s’est dit avant tout «surpris» par «la violence à laquelle ont été exposées les forces de l'ordre».

Selon les estimations du ministère de l’Intérieur, 11.800 Gilets jaunes ont pris part à la mobilisation le 22 juin à travers la France, soit une hausse par rapport à l’acte 31 qui, d’après la même source, n’avait rassemblé que 7.000 manifestants. Or, le Nombre jaune a contesté ce chiffre, parlant de 25.553 manifestants.

https://fr.sputniknews.com/france/201906231041502184-france-gilet-jaune-matraque-indignation/

«Ça craque de partout»: les pompiers préviennent Christophe Castaner et préparent une grève  23/06/2019

«Ça craque de partout»: les pompiers préviennent Christophe Castaner et préparent une grève























Les syndicats de sapeurs-pompiers ont adressé une lettre à Christophe Castaner pour réclamer des moyens supplémentaires et ont annoncé un éventuel préavis de grève, a relaté Le Parisien.

Emboîtant le pas aux personnels des urgences des hôpitaux, les 40.000 sapeurs-pompiers professionnels français sont sur le point d’entamer une grève.

Les soldats du feu ont décidé eux aussi d'exprimer leur ras-le-bol et en ont prévenu le gouvernement.



Selon une lettre envoyée le 19 juin au ministre de l'Intérieur, que s’est procurée Le Parisien, les sept syndicats de la profession ont informé Christophe Castaner d'une série de préavis de grève pendant l'été. D'une durée de 24 heures chacun, ces préavis sont prévus du 26 juin au 31 août prochains.

«Le malaise est profond. Il y a urgence. Depuis trop longtemps, les pompiers jouent les pompiers des autres services publics. Ça craque de partout», a indiqué Frédéric Perrin, responsable de Spadis CFTC.

Les syndicats dénoncent notamment le «déni de dialogue social» et «l'absence de réponse» après des rencontres «stériles» organisées avec le ministre, l'Association des maires de France (AMF) et l'Association des départements de France (ADF). Les syndicats demandent notamment que la prime de risque soit revalorisée à hauteur des autres métiers à risques, alors qu'elle n'a pas été augmentée depuis 1990.

«On est pourtant en première ligne sur les attentats, les feux, dans les zones difficiles, le samedi depuis six mois sur les Gilets jaunes [...]. On est la seule profession à n'avoir pas eu de prime!», a déclaré André Goretti, président du syndicat numéro 1, le FA/SPP-PATS.

L'une des principales demandes formulées par les syndicats des pompiers porte sur des effectifs supplémentaires, note le journal.

«On a de moins en moins de moyens et de plus en plus d'interventions […]. Peut-être qu'un jour on ne pourra pas répondre assez vite à une victime d'arrêt cardiaque, un départ de feu. Ce jour-là, il ne faudra pas nous en vouloir», a fait remarquer André Goretti.

Dans ce contexte, les syndicats demandent l'organisation d'une table ronde avec les autres services d'urgences «pour remettre à plat l'ensemble de l'organisation avec les personnels de santé et de police, et ne plus se contenter de poser des sparadraps à droite et à gauche».



Les «organisations responsables» ajoutent qu'elles resteront «ouvertes à toutes négociations qu'il vous conviendra d'ouvrir» lors de ces deux mois de préavis.

Contacté, le ministère de l'Intérieur n'a pas donné suite à nos sollicitations, a précisé Le Parisien.

https://fr.sputniknews.com/france/201906231041500642-france-pompiers-lettre-castaner-greve/

Des archéologues croient avoir mis au jour la plus ancienne mosquée d’Europe  23/06/2019

Des archéologues croient avoir mis au jour la plus ancienne mosquée d’Europe























Une équipe de chercheurs opérant dans un site archéologique espagnol a découvert les ruines de ce qui ressemble fort à la plus ancienne mosquée sur le continent européen.

Situé sur un plateau escarpé à 90 kilomètres de Madrid, le site de Recopolis pourrait contenir les vestiges de la plus ancienne mosquée d’Europe, indique le portail Live Science.



Recopolis fut l’une des quatre cités fondées dans la péninsule Ibérique par les Wisigoths, alors à l’apogée de leur puissance. En 711, la ville a été conquise par les musulmans avant d’être abandonnée au début du IXe siècle.

Grâce à un nouveau relevé géomagnétique, les chercheurs opérant sur place ont établi que la ville, vieille de 1.400 ans, était bien plus vaste que ne le suggèrent les ruines visibles sur le site aujourd’hui.

«Dans chaque espace que nous avons pu arpenter, nous avons trouvé des bâtiments, des rues et des passages», a fait savoir le co-responsable de l’étude, Michael McCormick, de l’université Harvard.

Les archéologues espagnols ont notamment observé qu’un bâtiment se démarquait nettement des autres par son orientation particulière: il était tourné vers La Mecque. En plus, le plan du sol reconstitué par les chercheurs fait ressortir une frappante ressemblance avec les mosquées du Moyen-Orient.

Or, pour affirmer de manière irréfutable que la plus ancienne mosquée d’Europe a bel et bien été mise au jour, il faut toujours attendre que les fouilles soient complètement achevées.

https://fr.sputniknews.com/societe/201906231041501181-espagne-archeologues-mosquee-plus-ancienne-europe/

Les échanges commerciaux de l’Algérie avec les pays d’Asie en forte hausse  23/06/2019

Les échanges commerciaux de l’Algérie avec les pays d’Asie en forte hausse























Même si les principaux partenaires commerciaux de l’Algérie restent les pays d’Europe, les échanges commerciaux avec l’Asie ont connu une importante augmentation au cours des quatre premiers mois de 2019, a annoncé la Direction générale des douanes du pays.

L'Algérie a dernièrement enregistré une forte hausse de ses échanges commerciaux avec les pays d'Asie, a annoncé la Direction générale des douanes (DGD).

Et bien que l'essentiel des échanges soit effectué avec l'Europe, soit près de 59% de leur valeur globale, l'Asie s'est taillée une belle part dans ce domaine au cours des quatre premiers mois de l’année, avec 16,37% de la valeur globale des exportations de l'Algérie et 30% de ses importations, ont indiqué à l’agence Algérie Presse Service (APS) les Douanes. Les principaux pays partenaires de l’Algérie dans cette région du monde sont la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.



Ainsi, les pays d’Asie ont acheté des produits algériens pour près de 2,2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) contre environ 1,56 milliard de dollars (1,37 milliard d’euros) au cours des quatre premiers mois de 2018, soit une augmentation de presque 40%, a noté l’APS. L’Algérie a pour sa part importé d’Asie pour une valeur de près de 4,56 milliards de dollars (4 mds EUR), contre 4,09 milliards de dollars (3,6 mds EUR), soit une hausse de plus de 11% durant la même période.

Les pays du continent américain occupent la troisième place avec des proportions de 11,61% pour les exportations et de 12,35% pour les importations. Toujours selon l’agence, les principaux partenaires de l’Algérie sont les États-Unis, l’Argentine, le Brésil et Cuba.

Quant aux échanges avec les pays d'Afrique, même s’ils ont connu une certaine amélioration, ils restent «faibles» avec 5,42% de la valeur globale des exportations et 2,86% des importations de l’Algérie, a constaté la DGD.

Toutefois, la plus grande partie des échanges commerciaux de l'Algérie revient à l'Europe, avec près de 59% de leur valeur globale, ont souligné les douanes. Ainsi, 64,78% des exportations algériennes et 53,61% de ses importations proviennent de cette région du monde, notamment de France, d'Italie, d'Espagne et d'Allemagne.

Durant les quatre premiers mois de 2019, les cinq principaux clients de l’Algérie ont été l’Italie, la France, l’Espagne, les États-Unis et la Turquie. Les principaux fournisseurs du pays sont la Chine, la France, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie.

https://fr.sputniknews.com/afrique/201906231041501623-algerie-commerce-echanges-pays-asie/

Des milliers de manifestants au Maroc contre le «congrès de la honte» à Bahreïn  23/06/2019

Des milliers de manifestants au Maroc contre le «congrès de la honte» à Bahreïn





















La capitale marocaine a été dimanche 23 juin le lieu d’une manifestation rassemblant des milliers de personnes venues pour dénoncer la conférence de Bahreïn, co-organisée par Washington et qui doit se pencher sur le volet économique du plan américain pour le Proche-Orient.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Rabat pour protester contre la conférence de Bahreïn, co-organisée par les États-Unis.

La conférence doit se pencher sur le volet économique du plan américain pour le Proche-Orient, ceci en l'absence des Palestiniens.

La «Marche du peuple marocain contre le congrès de la honte» était organisée à l'appel de l'Association marocaine de soutien au peuple palestinien (gauche panarabe) avec des appuis divers, allant du puissant mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane au Parti de la justice et du développement (PJD), qui dirige la coalition gouvernementale, en passant par la Fédération de la gauche démocratique (FGD) et l'Istiqlal (centre-droit).

Slogans

«Mort à Israël», «Mort aux États-Unis», ont crié des manifestants, qui ont brûlé un drapeau israélien à proximité du parlement.

D'autres slogans visaient les «régimes arabes traitres», tandis que des banderoles affirmaient: «Le peuple marocain refuse toute participation au congrès de Bahreïn».

Ce refus d'une «participation du Maroc», «à quelque niveau que ce soit», figure dans la déclaration finale des organisateurs. Un sit-in est prévu mardi à Casablanca, jour d'ouverture de la conférence de Manama.

Pour Mohamed Zouitene, député du PJD, la réunion de Bahreïn «viole les droits du peuple palestinien»: droit de retour des réfugiés et droit de bâtir son État avec Jérusalem-Est comme capitale.

Le manifestant Abderrahim, 25 ans, cité par l’AFP, estime lui que «si le Maroc participe à la conférence de Bahreïn», cela «ne représentera pas le peuple marocain».

La Maison-Blanche a indiqué la semaine dernière que le Maroc serait présent à la conférence prévue mardi et mercredi. Mais, jusque-là, le royaume n'a ni confirmé ni infirmé cette information.
Le volet économique du plan américain

Le volet économique états-unien prévoit de lever plus de 50 milliards de dollars pour les Palestiniens au cours de la prochaine décennie et de transformer leur économie en créant plus d'un million d'emplois.

L'Autorité palestinienne boycotte la conférence en estimant que l'administration Trump, qui affiche son plein soutien à Israël, cherche à acheter les Palestiniens et à les priver d'un État indépendant. Du côté des pays arabes, l'Arabie saoudite prévoit d'envoyer son ministre de l'Économie tandis que les Émirats arabes unis y dépêcheront une délégation.

L'Égypte et la Jordanie, seuls pays arabes à avoir signé un accord de paix avec Israël, enverront des responsables de leur ministère des Finances.

En préparation du rendez-vous, le gendre du Président américain, Jared Kushner, s'est déplacé fin mai au Maroc, en Jordanie et en Israël. Cette visite a été l'occasion pour Rabat de répéter ses positions: pas de solution sans la reconnaissance de deux États ayant l'un et l'autre Jérusalem comme capitale, selon le ministère marocain des Affaires étrangères.

https://fr.sputniknews.com/international/201906231041501752-des-milliers-de-manifestants-au-maroc-contre-le-congres-de-la-honte-a-bahrein/

Une responsable palestinienne rejette le plan économique américain  23/06/2019

Une responsable palestinienne rejette le plan économique américain




























Hanane Achraoui, conseillère du président palestinien Mahmoud Abbas, a estimé que Washington devait d'abord œuvrer à mettre fin au "vol par Israël" des terres palestiniennes.

Une responsable palestinienne, Hanane Achraoui, a rejeté samedi les premiers détails d'un plan de paix américain dont le volet économique sera présenté la semaine prochaine à Bahreïn, estimant que Washington doit d'abord œuvrer à mettre fin au "vol par Israël" des terres palestiniennes.

"Commencez par lever le siège de Gaza, par arrêter le vol par Israël de notre terre, de nos ressources et de notre argent, donnez-nous la liberté de mouvement et le contrôle sur nos frontières, notre espace aérien, nos eaux territoriales (...) et ensuite regardez-nous construire une économie dynamique et prospère en tant que peuple libre et souverain", a déclaré Hanane Achraoui, conseillère du président palestinien Mahmoud Abbas.
Un plan qui inclura, plus tard, un volet politique

Les États-Unis ont donné pour la première fois samedi des détails sur leur plan de paix, indiquant qu'il visait à lever plus de 50 milliards de dollars pour les Palestiniens et à doubler leur produit intérieur brut (PIB) en une décennie. La conférence de mardi et mercredi à Manama, emmenée par le gendre et conseiller du président américain, Jared Kushner, sera l'occasion de présenter ce plan attendu de longue date, qui inclura plus tard un volet politique selon des responsables américains.
L'Autorité palestinienne a choisi de boycotter la conférence

L'administration de Donald Trump a précisé que l'initiative allait tenter de réformer l'économie palestinienne et de la lier à ses voisins, afin de lever d'énormes investissements internationaux. Mais l'Autorité palestinienne boycotte cette conférence intitulée "De la paix à la prospérité", estimant que l'administration Trump, qui affiche son soutien à Israël, cherche à acheter les Palestiniens et à les priver d'un État indépendant.

https://www.europe1.fr/international/une-responsable-palestinienne-rejette-le-plan-economique-americain-3906030

La Palestine rejette le plan de paix américain  22/06/2019

La Palestine rejette le plan de paix américain




























Les autorités palestiniennes ont estimé que la paix commencerait avec l'arrêt du vol des terres leur appartenant.

Les Etats-Unis ont rendu public samedi le volet économique de leur plan de paix pour le Proche-Orient, qui doit être présenté la semaine prochaine à Bahreïn - en l'absence des Palestiniens - et vise à lever plus de 50 milliards de dollars en une décennie.

Les Palestiniens ont aussitôt rejeté ce plan économique, estimant que Washington devait d'abord oeuvrer à mettre fin au «vol par Israël» des terres palestiniennes.

Donnant pour la première fois des détails sur ce plan promis de longue date, l'administration de Donald Trump a précisé vouloir attirer d'énormes investissements internationaux au profit des Palestiniens et améliorer les infrastructures et la gouvernance en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

La conférence de mardi et mercredi à Manama, emmenée par le gendre et conseiller du président américain Jared Kushner, sera l'occasion de présenter cette initiative, qui inclura plus tard un volet politique selon des responsables.

Mais l'Autorité palestinienne boycotte cet atelier intitulé «De la paix à la prospérité», estimant que l'administration Trump, qui affiche son plein soutien à Israël, cherche à acheter les Palestiniens et à les priver d'un Etat indépendant.

«Le plus ambitieux»

La Maison Blanche présente le plan, qui doit être discuté à Bahreïn avec des responsables financiers de riches Etats arabes du Golfe, comme étant historique. Il «représente l'effort international le plus ambitieux et le plus complet pour le peuple palestinien jusqu'ici», dit la Maison Blanche dans un document rendu public samedi.

«Il peut transformer la Cisjordanie et Gaza de manière fondamentale et ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire palestinienne, un chapitre défini non par les épreuves et les pertes, mais par la liberté et la dignité», selon l'exécutif américain.

L'objectif est de lever plus de 50 milliards pour les Palestiniens au cours de la prochaine décennie et de doubler leur PIB.

Selon la Maison Blanche, l'initiative peut transformer l'économie palestinienne en créant plus d'un million d'emplois.

Au risque de provoquer la colère des dirigeants palestiniens, l'exécutif américain indique que l'argent levé sera géré par une banque de développement internationale, afin d'assurer une meilleure gouvernance et d'éviter la corruption.

La Palestine rejette le plan économique

Une responsable palestinienne, Hanane Achraoui, a rejeté samedi les premiers détails d'un plan de paix américain dont le volet économique sera présenté la semaine prochaine à Bahreïn, estimant que Washington doit d'abord oeuvrer à mettre fin au «vol par Israël» des terres palestiniennes.

«Commencez par lever le siège de Gaza, par arrêter le vol par Israël de notre terre, de nos ressources et de notre argent, donnez-nous notre liberté de mouvement et le contrôle sur nos frontières, notre espace aérien, nos eaux territoriales (...) et ensuite regardez-nous construire une économie dynamique et prospère en tant que peuple libre et souverain», a déclaré M. Achraoui, conseillère du président palestinien Mahmoud Abbas..

Photo: Des femmes brandissent des banderoles disant: "la Palestine n'est pas à vendre".

https://www.tdg.ch/monde/la-palestine-rejette-le-plan-de-paix-americain/story/19632750

Une guerre contre l’Iran «pourrait coûter à Trump sa réélection»  22/06/2019

Une guerre contre l’Iran «pourrait coûter à Trump sa réélection»























Rien ne va plus entre Téhéran et Washington et surtout après que, cette semaine, l'Iran a abattu un drone américain dans le golfe d'Oman. Un journaliste indépendant établi au Liban a commenté les conséquences de cette escalade des tensions au micro de Sputnik.

Le 20 juin, les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé avoir abattu un drone espion américain qui «était entré dans l'espace aérien iranien». Washington affirme que cela se passait dans l’espace international. Irrité, Donald Trump était, selon lui, à 10 minutes de frapper des cibles iraniennes, mais est revenu sur sa décision, ayant suspendu l’opération peu avant que les avions ne décollent.

«Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé. […] D'après ce que j'ai compris de l'article dans le New York Times, l'opération était bel et bien amorcée. […] C’est plutôt gênant d’être à un stade aussi avancé d’une opération militaire et de l’arrêter subitement. Quoi qu'il en soit, les conséquences d’un tel acte de guerre contre l'Iran seraient très lourdes tant pour le Proche-Orient que pour les États-Unis eux-mêmes», a estimé dans un entretien accordé à Sputnik Claude El Khal, journaliste indépendant établi au Liban.

Et de supposer qu’il s’agissait peut-être d’une sorte de mise en garde pour l’Iran.

«Quoi qu’il en soit, l’Iran d’aujourd’hui n’est pas du tout l’Irak du temps de Saddam Hussein. C’est complètement différent. Les États-Unis ne peuvent tout simplement plus y aller et bombarder, faire ce qu'ils veulent, car toute la région, l’ensemble du Moyen-Orient, s'enflammerait si cela se produisait», a prévenu le spécialiste.

Selon ce dernier, il s’agit bien là du «danger d'une grande guerre régionale» et des perspectives de réélection de Donald Trump.

«À l’heure actuelle, l'Iran est un acteur clé dans la région. C'est une puissance régionale. Toutes les bases militaires américaines déployées dans le Golfe sont à la portée des missiles iraniens, ce serait donc une guerre très coûteuse pour les États-Unis. Si cette guerre éclatait, je pense que cela pourrait coûter à Trump sa réélection», a poursuivi Claude El Khal.

Et de rappeler que l’actuel Président états-unien avait promis à ses électeurs «de ne pas s'engager dans une nouvelle guerre et de se retirer de tous les conflits militaires en suspens».

«Il a promis de se retirer d'Irak, d'Afghanistan, de Syrie, disant que toutes ces guerres coûtent une fortune et promettant de se concentrer sur l'économie américaine. Il a été élu justement sur cette base. Et l’économie américaine se porte bien, elle n’a pas été en aussi bonne condition depuis très longtemps», a expliqué le journaliste.

Et de détailler que si Donald Trump faisait la même chose que ses prédécesseurs, s’il partait en guerre, dépensait des milliards de dollars et affaiblissait fondamentalement la position des États-Unis au Proche-Orient, «cela pourrait irriter les gens qui ont voté pour lui».

«S’il revient à la "bonne vieille politique américaine" consistant à bombarder quiconque ou tout pays qui s’oppose aux décisions des États-Unis, […] il perdra l'élection. Donc, Trump n'a pas besoin d'une nouvelle guerre au Proche-Orient», a résumé l’interlocuteur de Sputnik.

Donald Trump a officiellement donné le 18 juin à Orlando, en Floride, le coup d'envoi de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2020.

https://fr.sputniknews.com/international/201906221041497359-une-guerre-contre-liran-pourrait-couter-a-trump-sa-reelection/

«En France, il y a une haine des musulmans» selon un porte-parole de La France insoumise  22/06/2019

«En France, il y a une haine des musulmans» selon un porte-parole de La France insoumise













Sur le plateau de Cnews, le porte-parole jeunesse de La France insoumise a fustigé un article du Point qui s'alarme du communautarisme islamiste dans les services publics. Pour lui, le magazine comme la France ont de la haine pour les musulmans.

La France est-elle antimusulmane ? C'est ce que semble penser le porte-parole jeunesse de La France insoumise (LFI) et collaborateur d'Eric Coquerel David Guiraud. Invité sur le plateau de Cnews le 20 juin, pour réagir à un article du Point, qui titre en une : «Les services publics face aux islamistes», il déclare ainsi dans un premier temps : «Je pense que Le Point hait les musulmans». Il poursuit ensuite : «Je pense qu'en France, il y a une haine des musulmans et je préfère l'assumer.» David Guiraud ajoute par ailleurs que Le Point «hait» tout autant les musulmans que les fonctionnaires, assurant que le magazine réalise des unes régulières sur les fonctionnaires «fainéants», «de gens inutiles qui ne servent à rien».



«J'ai vécu toute ma vie en Seine-Saint-Denis, qui doit être pour Le Point le département damné, je n'ai pas vu cela [...] Quand je me balade dans la rue je ne le vois pas, quand j'étais à l'école je ne le voyais pas», argumente-t-il. La journaliste Sonia Mabrouk tente alors d'expliquer à David Guiraud que le rapport parlementaire sur «les services publics face à la radicalisation» - qui sera dévoilé le 26 juin - sur lequel s'appuie l'hebdomadaire, dénonce une radicalisation et un communautarisme qui «gagnent certains de nos services publics de manière insidieuse».

David Guiraud s'amuse en soulignant que certains estiment que l'armée serait infiltrée de manière insidieuse par l'islamisme : «Pardon, mais moi ça me fait extrêmement rire quand on connaît un peu la réalité de ce qui se passe dans l'armée.»

Il insiste en outre pour affirmer que la Seine-Saint-Denis étant un département pauvre, «les gens, notamment les musulmans» habitant dans «les quartiers», sont «les plus grands républicains de ce pays». Il étaie ses propos en indiquant que des manifestations auraient lieu dans ce département pour réclamer «plus de justice, plus de police».

Le problème de l'islamisme et du radicalisme dans les services publics serait ainsi pour David Guiraud une «diversion totale de la part de gens qui ont décidé que les services publics devaient mourir».

Si le magazine a effectivement réalisé une enquête dévoilant la gangrène communautariste dans ce département situé au nord de Paris, il est loin d'être le seul. Marianne, Causeur, Valeurs actuelles, Le Figaro ou encore des journalistes du Monde ont déjà réalisé ce type d'enquête.

https://francais.rt.com/france/63222-france-il-y-a-haine-musulmans-selon-porte-parole-france-insoumise

Après la guerre commerciale, la guerre des monnaies : Trump s’en prend à Draghi et à l’euro faible  22/06/2019

Après la guerre commerciale, la guerre des monnaies : Trump s’en prend à Draghi et à l’euro faible
























Le président des Etats-Unis a de nouveau mis en cause la politique de la Banque centrale européenne qu’il accuse de manipuler l’euro pour obtenir un avantage concurrentiel contre les Etats-Unis. Mais il vise en réalité le gouverneur de la Fed.

«Mario Draghi vient d'annoncer que d'autres mesures de relance pourraient être mises en place, ce qui a immédiatement fait chuter l'euro contre le dollar, leur [les Européens] permettant de concurrencer plus facilement les Etats-Unis. Cela fait des années qu'ils font ça impunément comme la Chine et d'autres», twittait le 18 juin le président des Etats-Unis.

Un peu plus tard, Donald Trump faisait de nouveau les honneurs de son compte personnel«@realDonaldTrump» au président de la Banque centrale européenne (BCE) en pestant : «Le DAX allemand en hausse à cause des remarques de stimulation de Mario Draghi. Très injuste pour les Etats-Unis !»

Donald Trump réagissait au discours prononcé le jour même, par le président de la BCE au Forum mondial organisé par l'institution, à Sintra, près de Lisbonne au Portugal. Et en effet, Mario Draghi venait d’annoncer qu’«en l’absence d’une amélioration de nature à menacer l’objectif d’un retour durable au taux d’inflation ciblé [un peu moins de 2%], de nouvelles mesures de relance ser[aie]nt nécessaires».

Le président de la BCE précisait ensuite que des abaissements des taux directeurs «faisaient toujours partie des outils» et que le programme de rachat d’actif «conservait toujours une marge de manœuvre». Sur ce dernier point, il faisait allusion au bazooka de la BCE : la politique dite d’«assouplissement quantitatif» qui a consisté à injecter près de 2 800 milliards d’euros de monnaie scripturale dans l’économie de la zone euro entre 2015 et fin 2018.
A 1,2 dollar, l'euro au plus bas face au billet vert

Ces annonces ont immédiatement provoqué l’euphorie des places boursières européennes, une chute vers un plus bas historique de l’euro à 1,12 dollar, et un effondrement du rendement des bonds obligataires à 10 ans des principales économies de la zone. Autrement dit, il est devenu instantanément moins cher pour les Etats membres de se financer sur les marchés de capitaux, un mouvement dont même les dettes italiennes et grecques ont profité.

Pour la forme, Mario Draghi dont le mandat à la présidence de la BCE expire le 1er septembre a répondu aux accusations de Trump de manipulations de l’euro en déclarant aux journalistes depuis Sintra : «Notre mandat est la stabilité des prix [...] et nous n'avons pas d'objectif de taux de change.»

Jean-Claude Juncker, le président sortant de la commission européenne, dont le mandat se termine également début septembre a pour sa part estimé que c’était «tellement injuste d'attaquer les Banques centrales, quand il s'agit de leur indépendance».

Mais quand Donald Trump fait semblant de croire, comme il le tweete sur son compte personnel, que les responsables de la BCE considèrent la baisse des taux «comme principal outil pour tout nouvelle mesure de relance», il délivre en réalité un message à l’attention de la FED, la Réserve fédérale des Etats-Unis sur laquelle il exerce une pression sans précédent pour qu’elle baisse ses taux.

Ils sont actuellement proches de 2,5% contre 0% pour le MRO (Main refinancing operations), principal taux directeur de la BCE. Ce dernier, qui assure la liquidité du refinancement bancaire, est inchangé depuis mars 2016 et il très peu vraisemblable que la BCE ne le fasse passer en territoire négatif. Des sources proches du dossier nous ont expliqué que le seul taux susceptible de baisser était celui de la facilité de dépôt, autrement dit de la rémunération des dépôts bancaires auprès de la BCE, qui est lui déjà négatif (-0,40%) et ne constitue pas un outil de relance.
Trump déjà en campagne pour sa réélection en 2020

En revanche, aux Etats-Unis les principaux taux directeurs de la FED qui étaient proches de 0% depuis la crise des subprimes sont remontés à partir de 2015, avec une accélération au cours de l’année 2018 pour atteindre les 2,5% actuels. Jusqu’ici la Fed les a justifiés par des craintes de surchauffe de l’économie des Etats-Unis. Mais la croissance américaine de 0,8% au premier trimestre 2019, attendue à 2,3% – après 2,5% il y a quelques semaines – pour l’ensemble de l’année, se fait au prix d’un endettement colossal de l’Etat (le ratio dette/PIB des Etats-Unis est proche de celui de l’Italie), et est fragile comme en témoigne le taux faible de l’inflation également inférieur à 2% aux Etats-Unis, malgré des salaires ayant augmenté dans la même proportion et un taux de chômage historiquement bas de 3,5% (qui devraient logiquement stimuler l'évolution des prix à la consommation).

De plus, la guerre commerciale que Donald Trump a déclenchée est lourde de menaces pour la croissance, tant mondiale qu’aux Etats-Unis. En outre, le renchérissement du dollar par rapport aux principales devises, en particulier l’euro et le yuan chinois, rend effectivement les exportations américaines moins compétitives. Une menace pour la partie de l'électorat de Trump située dans les Etats agricoles de la Corn Belt (ceinture de maïs).

Pour Olivier Delamarche, membre de l’association des Economistes atterrés, les attaques tous azimuts de Donald Trump, ces derniers jours, contre le yuan et l’euro, ou contre le gouverneur de la Fed, relèvent surtout de l’opération de communication et visent à désigner des coupables pour les performances, en réalité en demi-teinte, de l’économie américaine.

Aux Etats-Unis, les médias américains viennent d’ailleurs de révéler que le président des Etats-Unis avait demandé en février à ses conseillers d’étudier les possibilités de révoquer le gouverneur de la Fed, Jérôme Powell, avant la fin de son mandat en 2021.

Le 18 juin, lors d’une conférence de presse, ce dernier a semblé se céder à la pression ou se ranger aux arguments du président des Etats-Unis déclarant que «les incertitudes entourant les perspectives [s’étaient] clairement accrues» et qu’il y avait donc «plus d’arguments en faveur d'une politique monétaire un peu plus accommodante». Mais dès le lendemain, à l’issue du comité des gouverneurs, la Fed annonçait que les baisses de taux n’entreraient pas en vigueur avant 2020.

https://francais.rt.com/economie/63193-apres-guerre-commerciale-guerre-monnaies

Etats-Unis : des élus démocrates évoquent des «camps de concentration» à la frontière mexicaine  22/06/2019

Etats-Unis : des élus démocrates évoquent des «camps de concentration» à la frontière mexicaine
























Après Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar, une autre élue démocrate, a elle aussi qualifié les centres de détention de migrants à la frontière mexicaine de «camps de concentration». Des propos qui suscitent une intense polémique aux Etats-Unis.

L'aile gauche du parti démocrate a sérieusement haussé le ton dans sa critique de la gestion par l'administration Trump de la crise migratoire à la frontière mexicaine, au point de choquer une bonne partie du pays. Deux élus ont en effet dressé un parallèle entre les centres de détention de migrants et les «camps de concentration», référence explicite à l'Allemagne nazie.

Le député du Minnesota Ilhan Omar a ainsi apporté le 20 juin un soutien sans ambiguïté à sa collègue Alexandria Ocasio-Cortez, qui avait utilisé l'expression quelques jours plus tôt, le 17 juin, créant une tempête médiatique dans le pays.

Au cours d'une interview accordée à la radio PRI, Ilhan Omar a défendu l'utilisation de cette expression, soulignant qu'elle était différente des «camps de la mort». «Lorsque vous regardez ce qui se passe, des gens sont placés dans des camps. Et quand on pense à la définition, si on la sépare des camps de la mort, je dirais que ce sont des camps dans lesquels les gens sont détenus [concentrated en anglais]. Et c'est donc la définition générale», a-t-elle soutenu, ajoutant qu'elle ne voyait pas pourquoi le fait de le dire avait créé une telle controverse.

Alexandria Ocasio-Cortez avait déclenché une polémique en déclarant dans un direct sur Instagram que l'administration Trump «gérait» des camps de concentration, utilisant l'expression «jamais plus», qui évoque l'Holocauste, et affirmant qu'il y avait une présidence «fasciste et autoritaire» actuellement au pouvoir.




https://francais.rt.com/international/63215-etats-unis-elus-democrates-evoquent-camp-concentration-frontiere-mexicaine

Marche massive à Amman contre l'accord du siècle et l'atelier de Bahreïn  22/06/2019

Marche massive à Amman contre l'accord du siècle et l'atelier de Bahreïn






















Des dizaines de milliers de Jordaniens ont manifesté vendredi au centre-ville d'Amman pour protester contre l'accord du siècle américain et l'atelier de normalisation de Bahreïn.

La marche était organisée par le Mouvement islamique sous le slogan "Non à la normalisation et à la vente de la patrie".

Pendant la manifestation, les manifestants ont brandi des banderoles et scandé des slogans contre l'accord et l'atelier de Manama, ainsi que pour soutenir la Palestine et la Jordanie.


https://french.palinfo.com/52742
@Copyright Le Centre Palestinien D'Information

«Je ne leur dois rien»: Castaner sur le paiement des heures supplémentaires aux policiers  22/06/2019

«Je ne leur dois rien»: Castaner sur le paiement des heures supplémentaires aux policiers























Répondant au député Éric Ciotti qui a déclaré au ministre qu’il devait «300 millions d’heures supplémentaires» aux policiers vu le contexte des attentats et de la crise migratoire, Christophe Castaner a répondu qu’il ne leur devait rien.

Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, a publié ce 21 juin sur ses réseaux sociaux une vidéo montrant un extrait de son échange avec le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner au cours duquel il aborde, comme il l’explique dans le post accompagnant la séquence, «la prime de fidélisation aux policiers» et «le paiement des heures supplémentaires».



«Vous savez beaucoup dépenser et jamais économiser», lance le ministre au député ajoutant que sous son autorité le salaire moyen des agents des forces de sécurité intérieure «va augmenter de 100 euros par mois».

M.Cotti a alors répondu à M.Castaner que pour l’instant il leur devait «300 millions d’heures supplémentaires».

«Non, je ne leur dois rien, monsieur», a alors rétorqué le ministre de l’Intérieur.

https://fr.sputniknews.com/france/201906211041493096-je-ne-leur-dois-rien-castaner-sur-le-paiement-des-heures-supplementaires-aux-policiers/

Le ministre burkinabè de la Défense critique le rôle de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel  22/06/2019

Le ministre burkinabè de la Défense critique le rôle de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel























Le ministre burkinabè de la Défense s’étonne que l’opération Barkhane, forte de plus de 4.000 soldats, ne parvienne toujours pas à venir à bout des groupes djihadistes. Sputnik a demandé à Oumarou Koalaga, expert en sécurité et défense de décrypter l’intervention de la France au Sahel.

Dans un entretien accordé au média sud-africain Mail & Guardian, diffusée le 4 juin 2019, le ministre burkinabè de la Défense, Moumina Sheriff Sy, a estimé que l’opération Barkhane initiée en août 2014 par la France, avec ses ressources technologiques et militaires d’environ 4.500 hommes, aurait dû venir à bout des groupes djihadistes qui évoluent dans la région du Sahel.

«Ils ont peut-être 4.000 hommes dans la région, ils ont toutes les ressources militaires et technologiques, je suis donc surpris qu’ils n’aient pas été en mesure d’éradiquer ces groupe de terroristes. Il nous semble que, s’ils le voulaient vraiment, ils auraient pu les battre. Ont-ils un autre agenda?», s’est interrogé Sheriff Sy.

Ces propos du ministre de la Défense du Burkina, nommé en janvier 2019, semblent témoigner d’une perte de confiance dans la France. Par ailleurs, le ministre a exprimé des doutes sur les chances de réussite de la mission de lutte contre le terrorisme dévolue à la force conjointe du G5 Sahel.

Officiellement lancée en juillet 2017, avec l’appui de la France, la force conjointe du G5 Sahel se compose de soldats issus de cinq pays que sont le Tchad, le Mali, le Niger, la Mauritanie, et le Burkina Faso. L’opérationnalisation de cette force censée rassembler, en pleine capacité, 5.000 hommes, est loin d’être effective. Cela en raison notamment du financement et du matériel attendu des partenaires internationaux qui tarde à arriver.

De plus, la force a enregistré un sérieux revers lors de l’attaque, le 29 juin 2018. Une attaque de son quartier général à Sévaré, dans le centre du Mali, qui a occasionné trois morts et d’importants dégâts matériels.

Interrogé par Sputnik, le diplomate de formation burkinabè Paul Oumarou Koalaga, spécialiste des relations internationales, expert en sécurité et défense, notamment en ce qui concerne les questions de terrorisme et d’extrémisme violent, soutient que les propos du ministre Sheriff Sy, ainsi que les chances de réussite de la mission de le force conjointe du G5 Sahel, sont à relativiser.

Sputnik France: Le ministre de la Défense Sheriff Sy estime que la force conjointe du G5 Sahel ne réussira pas à accomplir sa mission de lutte contre le terrorisme dans la région. Il n’est d’ailleurs pas le seul à le penser, il y a notamment un ex-Général français, Clément Bollée, qui doute de l’efficacité de cette force sur le terrain. Partagez-vous leur point de vue ?

Oumarou Koalaga: Pour pouvoir mieux cerner la force conjointe du G5 Sahel, il faut revenir aux origines de sa création. Cette force n’avait pas initialement vocation à lutter dans la région.. Elle s’inscrivait, avec d’autres composantes, dans une dynamique d’ensemble pour la sécurité en luttant contre la grande criminalité. Mais étant donné l’urgence et les attaques terroristes répétées, il a fallu que cette force se mette en place et puisse agir. Cela pose naturellement un problème de logistique et de financement pour la force. Notons qu’il y a quand même déjà eu une dizaine d’opérations depuis le lancement officiel de la force dans les trois fuseaux (la force est composée de sept bataillons répartis sur trois fuseaux est, ouest et centre, ndlr). Il y a également eu une coordination entre l’ensemble des fuseaux pour essayer de monter progressivement en puissance, mais il y a encore plusieurs défis à relever, et le financement tarde à venir. Quand on regarde tout ce qu’il y a comme difficultés et obstacles, on peut évidemment se poser un certain nombre de questions.

Sputnik France: Le ministre Sheriff Sy s’est par ailleurs dit surpris de voir que la France, avec l’opération Barkhane qui regroupe près de 4.500 soldats, ne parvient pas à bout des groupes djihadistes. Qu’en pensez-vous ?

Oumarou Koalaga: Tout d’abord, il faut comprendre le rôle de la force Barkhane dans la région du Sahel. Sa mission est une mission d’appui et de partenariat. L’opération Barkhane, tout comme les forces onusiennes au Mali, a un mandat. Par moment on s’interroge aussi sur ce que veulent réellement nos dirigeants voire les populations de façon plus globale : le gouvernement est très soucieux du respect de l’intégrité territoriale, de la souveraineté, mais il souhaite aussi une intervention. Il faut noter la complexité de l’action de l’opération Barkhane sur le terrain ; il faut savoir que populations locales voient l’opération Barkhane comme une force d’occupation.

La perception idéologique du ministre de la Défense Shériff Sy entre en ligne de compte. Mais si on pousse la réflexion, le ministre fait peut-être aussi dans la provocation pour fouetter l’orgueil du partenaire français afin qu’il puisse agir et démontrer le contraire.

Sputnik France: Le 29 juin 2018, l'attaque du quartier général de la force du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, revendiquée par le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans, a fait trois morts. Depuis, il a été décidé de le transférer à Bamako, mais les habitants de Badalabougou, un quartier de la capitale malienne où est prévue son installation, s'y opposent. Leur réaction vous paraît-elle légitime ?

Oumarou Koalaga: L’appréhension des habitants est légitime. J’ajouterai par ailleurs que déplacer le quartier général, équivaut à admettre une certaine victoire des terroristes. En dépit des difficultés, il aurait été convenable de trouver des mécanismes ou moyens de rester sur place à Sévaré. Cela donnerait un signal fort non seulement aux terroristes, mais rassurerait les populations, en leur faisant comprendre qu’elles ne sont pas seules.

Sputnik France: Depuis 2015, au Burkina, les attaques imputées à des groupes djihadistes ont fait plus de 500 morts, selon les autorités. Quel commentaire faites-vous sur ces chiffres ?

Oumarou Koalaga: Ces morts sont assez regrettables. La situation actuelle n’honore pas le Burkina Faso. C’est vrai que cette menace est différente de toutes celles que le pays a connues auparavant. Mais quand on se trouve dans une zone trouble comme la zone sahélo-saharienne, et que l’on partage une frontière commune avec le Mali, qui est constamment attaqué, il aurait peut-être fallu anticiper et envisager des mesures fortes. La menace a révélé la fébrilité du gouvernement dans sa gestion et les insuffisances des forces de défense et de sécurité.

Sputnik France: La réaction des autorités burkinabè pour enrayer ces attaques vous paraît-elle appropriée ?

Oumarou Koalaga: Le gouvernement, du moins dans les discours officiels, montre beaucoup de volonté et de détermination à en découdre avec le terrorisme, mais force est de constater qu’entre ce qui se dit et la réaction sur le terrain, il y a un gouffre. Pour relativiser un peu tout ça, on peut mettre au crédit des autorités les deux opérations d’envergure menées avec le soutien de la France, pour essayer d’atténuer les choses dans le nord du Burkina à la fin du mois de mai. Des efforts ont été faits, le gouvernement a montré de bonnes intentions pour non pas éradiquer le terrorisme, mais pour le réduire, et minimiser la capacité de nuisance de ces forces ennemies.

Sputnik France: Que préconisez-vous pour lutter contre le terrorisme au Sahel et au Burkina en particulier ?

Oumarou Koalaga: Dans ce combat contre le terrorisme, il y a deux volets : un volet militaire et la résilience des populations. En termes de prévention, je pense qu’il faut beaucoup plus travailler sur la déradicalisation des jeunes ; contrer un certain nombre de discours extrémistes sur les réseaux sociaux notamment ; œuvrer à la cohésion sociale; et ne surtout pas oublier de mener des actions très urgentes pour mettre à l’abri les jeunes et les femmes qui vivent dans la précarité et sont les plus vulnérables devant les bras ouverts des terroristes.

En définitive, il faut savoir que seul, le Burkina dont les ressources sont limitées, ne pourra pas venir à bout des terroristes. Il va évidemment falloir compter sur les partenaires internationaux.

https://fr.sputniknews.com/afrique/201906211041492158-le-ministre-burkinabe-de-la-defense-critique-le-role-de-la-france-dans-la-lutte-contre-le/

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