Remplacer des jours fériés chrétiens par des fêtes musulmanes? Les musulmans s’expriment  22/02/2017

Remplacer des jours fériés chrétiens par des fêtes musulmanes? Les musulmans s’expriment












Renoncer à plusieurs jours fériés chrétiens au profit de fêtes musulmanes en France? Comme par hasard, cette idée resurgit à deux mois de la présidentielle. Qui plus est, les auteurs du projet n’ont pas consulté les musulmans, selon le président du Conseil français du culte musulman interrogé par Sputnik.

L'idée de remplacer certains jours fériés chrétiens par des fêtes musulmanes en France, avancée par la fondation Terra Nova proche du Parti socialiste n'est pas nouvelle, mais il fallait d'abord consulter les musulmans, a déclaré à Sputnik Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM).

« Les musulmans de France n'ont jamais réclamé de telles dispositions, d'autant moins au détriment de jours fériés chrétiens […]. Terra Nova se permet de faire des propositions au nom de l'islam de France alors qu'ils n'ont pas pris la peine d'auditionner les personnes et les institutions concernées », a indiqué M. Kbibech.

Dans son rapport « L'émancipation de l'islam en France » publié mercredi, le think-tank Terra Nova propose de remplacer deux jours fériés de tradition chrétienne (les lundis de Pâques et de Pentecôte) par un jour férié juif (Kippour) et un jour férié musulman (Aïd el-Kébir) afin que « toutes les confessions soient traitées à égalité ».

« C'est un vieux serpent qu'on ressort, on peut se poser la question de l'opportunité d'évoquer cette question à deux mois des élections présidentielles », a estimé le dirigeant du Conseil du culte musulman.

Terra Nova prône en outre une représentation de l'islam de France moins centralisée que le CFCM, créé en 2003, ce qui n'est pas une bonne idée, d'après M. Kbibech.

« Je pense qu'aujourd'hui, on a plutôt besoin de renforcer le CFCM que de ressasser des vieilles querelles qui sont stériles et qui n'aboutissent à rien », a-t-il noté.

Il a rappelé que le CFCM était une instance élue, ce qui lui conférait sa légitimité.

« Le CFCM tire sa légitimité et sa crédibilité du fait que c'est une instance élue. […] Il y a beaucoup de mosquées de France qui ont contribué à la mise en place du CFCM et des CRCM [Conseils régionaux du culte musulman, ndlr], et donc ces instances élues avancent sur des dossiers concrets comme la formation des imams, la construction des mosquées, la mise en place des aumôneries musulmanes dans les prisons, les hôpitaux ou les armées, ou l'organisation du pèlerinage à La Mecque », a précisé le responsable.

https://fr.sputniknews.com/france/201702221030203250-jours-feries-chretiens-musulmans-reaction-cfcr/


Cisjordanie: l'Onu s'inquiète de nouveaux plans israéliens de démolition  22/02/2017

Cisjordanie: l'Onu s'inquiète de nouveaux plans israéliens de démolition











L'Onu a exprimé mercredi son inquiétude sur les nouvelles annonces israéliennes de démolitions de dizaines de bâtiments, dont une école primaire dans des villages bédouins en Cisjordanie occupée.

Des responsables israéliens ont émis des dizaines d'ordres de démolitions menaçant ainsi "pratiquement toutes les constructions" dans une partie de la localité de Khan al-Ahmar, a indiqué l'Onu dans un communiqué.

Le coordinateur humanitaire de l'Onu pour les Territoires palestiniens, Robert Piper, a visité ce village où une école fait partie des 140 constructions menacées de démolition.
"Khan al-Ahmar est une des communautés les plus vulnérable de la Cisjordanie qui se bat pour maintenir un niveau de vie minimal face à l'intense pressions exercées par les autorités israéliennes", a-t-il affirmé dans un communiqué. "C'est inacceptable et cela doit cesser", a-t-il ajouté.

Les autorités israéliennes affirment que ces constructions ont été bâties sans permis.

En réponse à cet argument, l'Onu affirme que l'octroi de tels permis est pratiquement impossible à obtenir pour les Palestiniens. "Ces derniers jours, des ordres de destruction ont été émis pour des bâtiments illégaux à Khan al-Ahmar", a indiqué l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des territoires palestiniens.

Israël occupe depuis près de 50 ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de bédouins se sont installées à l'est de Jérusalem dans un secteur où selon des ONG de défense des droits de l'Homme, Israël projetterait d'étendre la colonisation.

Une telle extension pourrait diviser en deux la Cisjordanie et isoler ce territoire de Jérusalem-est annexée, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat.
Selon l'Onu, quelque 7.000 résidents de 46 communautés installées dans la partie centrale de la Cisjordanie risquent d'être expulsés.

https://www.lorientlejour.com/article/1036687/cisjordanie-lonu-sinquiete-de-nouveaux-plans-israeliens-de-demolition.html


Les forces américaines ont essuyé des tirs à Mossoul  22/02/2017

Les forces américaines ont essuyé des tirs à Mossoul












Les forces américaines ont essuyé des tirs et riposté au cours de l'assaut mené sur la ville irakienne de Mossoul, a reconnu mercredi un responsable de la coalition internationale, signe de la présence de soldats américains au plus près des combats.

Quelque 450 conseillers militaires américains, la plupart membres des forces spéciales, se trouvent actuellement en Irak pour soutenir l'assaut de l'armée irakienne sur Mossoul, dernier grand bastion du groupe Etat islamique (EI).

Ces soldats américains ne sont pas censés combattre mais ils se sont suffisamment rapprochés du front ces dernières semaines pour être visés par des attaques, a expliqué le colonel John Dorrian, un porte-parole de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. "Ils ont essuyé des tirs en différentes occasions. Ils ont riposté en différentes occasions, dans et autour de Mossoul", a-t-il dit aux journalistes lors d'un vidéoconférence depuis Bagdad. Le colonel John Dorrian a refusé de préciser si des soldats américains avaient été blessés dans ces attaques.

L'ancien président américain Barack Obama avait autorisé l'envoi de troupes en Irak en 2014, soulignant toutefois que ces militaires seraient déployés seulement en tant que conseillers.
"On leur demande de tenter d'être positionnés là où (les attaques) sont rares et ont peu de chance de se produire", a précisé le porte-parole de la coalition.
Ces attaques "arrivent parfois. Croyez-moi, nos soldats sont capables de se défendre et le feront avec vigueur si nécessaire", a-t-il ajouté.

Quatre jours après le lancement de l'opération sur Mossoul-Ouest, les forces irakiennes se préparaient mercredi à lancer l'assaut sur l'aéroport de la deuxième ville du pays.
"Il est vrai que nous opérons plus près et plus profondément au coeur des lignes irakiennes", avait reconnu lundi le commandant de la coalition, le général Stephen Townsend. "Nous avons ajusté notre position pendant la bataille pour l'Est de Mossoul et envoyé des conseillers un peu plus en avant", avait-il précisé.

https://www.lorientlejour.com/article/1036695/les-forces-americaines-ont-essuye-des-tirs-a-mossoul.html


Amnesty international : « Les crimes de guerre peuvent faire partie de la colonisation »  22/02/2017

Amnesty international : « Les crimes de guerre peuvent faire partie de la colonisation »












Amnesty internationale « ne peut se prononcer sur la question de la colonisation française en Algérie », a déclaré ce mercredi à Alger la présidente de la section locale de cette ONG, Hassina Oussedik. « Nous avons pour principe fondamental de réagir là où l’on vérifie les informations et là où nous étions présents. Amnesty a été créée en 1961. Nous n’avons pas pu y travailler », précise Mme Oussedik.

« Mais, il est évident que les crimes de guerre peuvent faire partie de la colonisation. Le droit de la guerre dit clairement que la population civile ne peut pas être prise en otage par les belligérants. Dans la colonisation en Algérie, la population était fortement menacée et prise en otage par l’armée d’occupation », a estimé Hassina Oussedik, lors d’une conférence de presse de présentation du rapport annuel de l’Organisation de défense de droits humains.

La présidente d’Amnesty Algérie répondait ainsi à une question relative à la qualification de crime contre l’humanité de la colonisation.

Mardi 14 février, Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle française, a qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité ».

Sur les demandes d’excuses et d’indemnisations adressées aux anciennes puissances coloniales, Hassina Oussedik a rappelé qu’Amnesty s’appuie sur le droit humanitaire et le droit de la guerre pour exprimer ses positions. « Lorsqu’il y a violation des droits humains, on demande toujours justice, vérité et réparations », a-t-elle indiqué, en précisant qu’Amnesty suit de près les cas de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans le monde.

« Aujourd’hui, on ne peut que dénoncer l’absence de totale réaction de la communauté internationale quant aux bombardements continue d’Alep en Syrie et de ses hôpitaux. Cela nous rappelle ce qui s’est passé au Rwanda en 1994 et ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie en 1995 », a-t-elle noté.

http://www.tsa-algerie.com/20170222/amnesty-international-crimes-de-guerre-peuvent-faire-partie-de-colonisation/


Conférence au Caire d'Al-Azhar et du Vatican marquant la reprise du dialogue  22/02/2017

Conférence au Caire d'Al-Azhar et du Vatican marquant la reprise du dialogue











Des représentants d'Al-Azhar, prestigieuse institution de l'islam sunnite basée en Egypte, et une délégation du Vatican ont tenu mercredi au Caire un séminaire conjoint, consacrant ainsi un rapprochement amorcé en 2016 avec la rencontre du grand imam et du pape François.

La conférence, organisée par "la commission conjointe pour le dialogue" réunissant les deux institutions, portait sur le "rôle d'Al-Azhar et du Vatican pour contrer le fanatisme, l'extrémisme et la violence", selon un communiqué d'Al-Azhar.

Le Vatican y était représenté par une délégation conduite par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.
"Le dialogue doit prévaloir entre les Hommes, pour dissiper (...) les différends, et les religions sont capables de surmonter ces discordes avec leur tolérance," a souligné dans une allocution d'ouverture, Mahmoud Zaqzouq, à la tête du centre du dialogue d'Al-Azhar, selon le communiqué.

Cette conférence qui se tient au Caire est "un premier pas dans le rétablissement des relations entre le Saint-Siège et Al-Azhar", avait estimé mardi l'agence d'information I-Media spécialisée dans l'actualité du Vatican.

Les deux institutions religieuses, longtemps en froid, poursuivent un rapprochement amorcé avec l'arrivée au Vatican du pape François, et qui avait conduit en mai 2016 à une rencontre historique au Saint-Siège entre le pape et le grand imam d'Al-Azhar Ahmed al-Tayeb.

"La commission de dialogue entre le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et l'université Al-Azhar ne s'était plus réunie depuis début 2011", précisait mardi l'agence I-média.

A l'époque, Al-Azhar avait réagi avec force à une prise de position publique du pape de l'époque, Benoît XVI, après un attentat-suicide meurtrier contre une église copte orthodoxe d'Alexandrie, dans la nuit du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011.

Les relations entre Al-Azhar s'étaient déjà tendues en 2006, en raison de propos controversés de Benoît XVI, semblant associer islam et violence, lors d'un discours à Ratisbonne (Allemagne) en 2006.
Depuis son arrivée, le pape François multiplie les messages de tolérance et d'ouverture à l'égard des autres grandes religions.

https://www.lorientlejour.com/article/1036661/conference-au-caire-dal-azhar-et-du-vatican-marquant-la-reprise-du-dialogue.html


France 2017 : Mélenchon choqué d'être accusé par le Crif de véhiculer la haine  22/02/2017

France 2017 : Mélenchon choqué d'être accusé par le Crif de véhiculer la haine












Jean-Luc Mélenchon s'est dit "profondément choqué" mercredi de l'attitude "antirépublicaine" du Crif, qui ne l'a pas convié à son dîner annuel au motif, a expliqué son président, qu'il véhicule selon lui "la haine", au même titre que la présidente du Front national Marine Le Pen.

La plupart des candidats à l'élection présidentielle d'avril-mai sont invités mercredi soir au traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Mais ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon n'ont été conviés.

"Le Président du CRIF m'insulte ce matin. J'en suis profondément choqué", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.

"Me comparer au parti d'extrême droite dont l'histoire européenne est mêlée aux pires atrocités commises contre les Juifs, est une faute morale et politique", ajoute-t-il. "Je rappelle aux dirigeants de cette organisation que j'appartiens à un courant politique dont les membres ont été pourchassés, déportés, massacrés par les fascistes et les nazis."

Sur RTL, le président du Crif, Francis Kalifat, a invoqué une raison "très simple" pour expliquer que ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon n'aient été conviés.

"Tous les deux véhiculent la haine", a-t-il dit. "D'un côté, à l'extrême droite, c'est la haine de l'autre et le rejet de l'étranger (...) et à l'extrême gauche c'est la haine d'Israël et la déligitimation d'Israël. Donc je crois qu'ils n'ont pas leur place dans ce dîner", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il s'agit là d'une attitude "antirépublicaine". "Si le Crif représente le gouvernement israélien et, pour cette raison, considère que j'en suis un opposant, je confirme que, comme beaucoup d'Israéliens d'ailleurs, je ne soutiens pas le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu (le Premier ministre israélien, NDLR), ni ceux qui ne s'offusquent pas de la violation des résolutions de l'Onu", ajoute-t-il.

https://www.lorientlejour.com/article/1036642/france-2017-melenchon-choque-detre-accuse-par-le-crif-de-vehiculer-la-haine.html


Condamnation d'un soldat israélien: la Ligue arabe dénonce "l'absence de justice"  22/02/2017

Condamnation d'un soldat israélien: la Ligue arabe dénonce "l'absence de justice"











La Ligue arabe a dénoncé mercredi "l'absence de justice" et le "racisme" d'Israël au lendemain de la condamnation à 18 mois de prison d'un soldat israélien pour avoir achevé un assaillant palestinien.

Le soldat Elor Azaria, qui a aussi la nationalité française, a été condamné mardi pour homicide par un tribunal militaire israélien. Il avait été filmé en mars 2016 par un militant propalestinien alors qu'il tirait une balle dans la tête d'Abdel Fattah al-Sharif à Hébron en Cisjordanie occupée.

Le Palestinien venait d'attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d'état de nuire. La vidéo s'était propagée sur les réseaux sociaux.

Le verdict "dévoile l'étendue du mépris israélien pour le sang palestinien (...) et le degré de racisme atteint par les institutions de l'occupation", souligne dans un communiqué l'organisation panarabe basée au Caire.
"La peine traduit une absence de conscience et une absence de justice", assène le communiqué.

Les organisations de défense des droits de l'Homme, qui avaient salué la mise en accusation du soldat, se sont senties confortées dans leur ancienne dénonciation de l'impunité dont bénéficient les soldats israéliens selon elles.

Le soldat encourait 20 ans de prison. Mais les juges ont délivré "un signal dangereux indiquant que les auteurs d'actes graves contre les Palestiniens sont protégés par le système", a déploré Amnesty International.

https://www.lorientlejour.com/article/1036634/condamnation-dun-soldat-israelien-la-ligue-arabe-denonce-labsence-de-justice.html


Israël interdit l'entrée à cinq eurodéputés l'entrée à Gaza  22/02/2017

Israël interdit l'entrée à cinq eurodéputés l'entrée à Gaza












Cinq députés européens ont indiqué mercredi avoir été interdits d'entrée dans la bande de Gaza par les autorités israéliennes qui imposent depuis 10 ans un sévère blocus au petit territoire palestinien.

"Le refus opposé arbitrairement par les autorités israéliennes au Parlement européen est inacceptable", a réagi l'eurodéputé chypriote Neoklis Sylikiotis dans un communiqué.

La délégation qu'il dirige a essuyé plusieurs refus similaires et "systématiques" depuis 2011, rappelle-t-il, à l'exception d'une courte visite du chef du Comité en charge du budget du Parlement européen. "Qu'y a-t-il à Gaza qu'il faille nous cacher?", s'interroge-t-il.

Israël, qui contrôle tous les accès à la bande de Gaza en dehors de la frontière sud du territoire avec l'Egypte, a expliqué que les parlementaires ne faisaient pas partie des personnes autorisées à entrer dans le territoire.
"La politique israélienne est de permettre à des responsables professionnels ou humanitaires de transiter entre

Israël et la bande de Gaza afin de développer l'économie et les infrastructures, ainsi que les diplomates étrangers officiant auprès de l'Autorité palestinienne ou en Israël", a répondu à l'AFP le Cogat, organe du ministère israélien de la Défense chargé de délivrer les permis.
"Ces explications sont inacceptables", a jugé M. Sylikiotis, qui appelle "la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il lève le blocus de Gaza".

La délégation du Parlement européen en charge des relations avec la Palestine se proposait "d'évaluer sur le terrain la reconstruction et les efforts pour réhabiliter" la bande de Gaza ravagée depuis 2008 par trois offensives israéliennes. L'Union européenne est le principal bailleur d'aide financière aux Palestiniens.

Selon la Banque mondiale et l'Onu, dix années de blocus maritime, terrestre et aérien ont virtuellement tué toute exportation de Gaza et mené l'économie de la petite enclave coincée entre l'Egypte, Israël et la Méditerranée au bord du gouffre. Le blocus, doublé de la fermeture quasi permanente de la frontière égyptienne, prive de mouvement la très grande majorité des deux millions d'habitants de la bande de Gaza.

Pour Israël, ce blocus est nécessaire pour contenir le Hamas qui gouverne sans partage le territoire et empêcher l'entrée de matériaux servant aux groupes armés contre Israël.

https://www.lorientlejour.com/article/1036625/israel-interdit-lentree-de-gaza-a-cinq-eurodeputes.html


Israël: les jupes courtes restent interdites au Parlement  22/02/2017

Israël: les jupes courtes restent interdites au Parlement











Le Parlement israélien a maintenu mercredi l'interdiction du port des jupes courtes par ses employées deux mois après une manifestation réclamant un assouplissement des règles d'habillement.

"Il a été convenu que le code vestimentaire serait maintenu", a annoncé la Knesset, le Parlement, dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion d'un comité spécialement créé pour examiner cette question.

En décembre, des employés avaient manifesté pour protester contre l'interdiction d'entrée dans le Parlement formulée par des gardes de sécurité à des femmes vêtues de jupes jugées trop courtes.

Le comité réunissant des parlementaires et des employés a cependant décidé de "créer un mécanisme d'application incluant des avertissements avant l'interdiction d'entrée dans le bâtiment", indique la Knesset.
Selon le quotidien libéral Haaretz, l'interdiction d'entrée ne serait prononcée qu'au troisième avertissement.
"Il faut se présenter à la Knesset vêtu de façon appropriée et digne: on ne peut pas arriver avec des vêtements ne respectant pas la Knesset, comme des T-shirts, des débardeurs, des shorts, des sandales, des jupes ou des robes courtes, des habits de sport", affirme le communiqué du Parlement. Les vêtements affichant des slogans politiques sont également prohibés.

Selon le Haaretz, le code vestimentaire ne précise pas la longueur minimale requise pour une jupe, mais interdit les mini-jupes.

https://www.lorientlejour.com/article/1036604/israel-les-jupes-courtes-restent-interdites-au-parlement.html


Syrie: L'opposition veut négocier directement avec le régime  22/02/2017

Syrie: L'opposition veut négocier directement avec le régime












L'opposition syrienne a réclamé mercredi des "négociations directes" avec le régime de Damas pendant les pourparlers de paix qui s'ouvrent jeudi à Genève sous l'égide de l'ONU, a déclaré à l'AFP le porte-parole du Haut comité des négociations (HCN).

"Nous demandons des négociations directes. Cela économisera du temps et sera une preuve de sérieux plutôt que de négocier dans des salles" séparées, a dit Salem Meslet, au nom du HCN qui rassemble des groupes clés de l'opposition.

Lors des trois précédentes séries de pourparlers organisées à Genève en février, mars et avril 2016, le médiateur de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, n'avait pas réussi à rassembler autour d'une même table les délégués de l'opposition et du gouvernement, et avait dû faire l'intermédiaire.

Cette fois, il espère que les deux camps accepteront de s'asseoir autour d'une même table et d'échanger en direct.

Mais interrogé mercredi par les journalistes, il s'est montré très prudent.

"Je veux d'abord en parler avec les délégations demain matin lors de rencontres bilatérales", a répondu M. De Mistura.

M. Meslet a rappelé que le HCN avait déjà demandé des discussions directes lors de la dernière rencontre en avril.

"Nous sommes ici pour négocier. Commençons par des négociations directes et discutons de l'organe de gouvernance de transition", a-t-il dit.

L'opposition réclame le départ du président syrien Bachar al-Assad et la mise en place d'un organe de transition pouvant mener à des élections.

Le régime est prêt à accepter des élections une fois la paix revenue, mais ne veut pas discuter du sort du chef de l'Etat syrien.

https://www.lorientlejour.com/article/1036692/syrie-lopposition-veut-negocier-directement-avec-le-regime.html


Des responsables allemands proposent à Bruxelles de faciliter les expulsions de migrants  22/02/2017

Des responsables allemands proposent à Bruxelles de faciliter les expulsions de migrants











Pour faire face à tout nouvel afflux de réfugiés, un document rédigé par des responsables allemands a suggéré à l'UE d'assouplir ses dispositions sur le droit d'asile. L'objectif est de faciliter les expulsions de migrants vers l'Afrique du Nord.

L'agence Reuters a pu accéder le 21 février à un document de travail que des responsables allemands ont proposé à l'Union européenne. Ce texte suggère notamment une réforme des règles qui encadrent le droit d'asile. L'objectif est de faciliter les expulsions de demandeurs d'asile déboutés en cas de nouvel «afflux massif» de réfugiés.

S'inspirant de l’accord signé entre l’UE et la Turquie en mars 2016, le texte propose de renvoyer les réfugiés traversant illégalement la Méditerranée dans des pays de transit nord-africains. Les migrants demeureraient dans ces camps en attendant l'examen de leur demande d'asile.

Depuis la conclusion de l'accord entre Ankara et Bruxelles, la Méditerranée est en effet devenue une route majeure pour les migrants souhaitant gagner l'Europe.

Le document, qui n'est pas un projet officiel du gouvernement allemand, remet en cause la législation européenne selon laquelle les demandeurs d'asile ne peuvent être expulsés que vers des pays tiers respectant certaines normes (protection contre les persécutions, accès au moins partiel aux services de santé, à l’éducation). La proposition considère que ces conditions, qui déterminent si un pays est «sûr» ou non, «excédent clairement» les critères fondamentaux de la Convention de Genève sur les droits des réfugiés et de la Convention européenne des droits de l’homme.

«Il ne s’agit pas de bâtir une "Europe forteresse" mais de combattre l’immigration illégale, qui a déjà coûté la vie à des milliers de personnes, et de la remplacer par un système régulé d’admissions légales combinées à des conditions de vie humaines garanties par l’UE dans des pays tiers», peut-on également lire dans le texte, dont Reuters a publié des extraits.

Cette proposition survient alors que le journal allemand Bild a publié un rapport gouvernemental indiquant que jusqu'à 5,9 millions de demandeurs d'asile pourraient se déplacer vers l'UE à partir des pays du pourtour méditerrannéen.

https://francais.rt.com/international/34376-responsables-allemands-proposent-bruxelles-faciliter-expulsions-migrants


Marchés financiers : une victoire de Marine Le Pen profitera à l'Allemagne, prévient JPMorgan  22/02/2017

Marchés financiers : une victoire de Marine Le Pen profitera à l'Allemagne, prévient JPMorgan











Ils n'ont vu arriver ni le Brexit ni Donald Trump, mais cette fois les investisseurs s'efforcent de quantifier au mieux la probabilité d'une victoire de Marine Le Pen. Et se préparent déjà à investir en Allemagne, considérée comme un «refuge».

Les banques et les investisseurs surveillent de près l'élection présidentielle française et affûtent des stratégies pour le cas où Marine Le Pen l'emporterait en mai 2017.

Pour l'heure, les analystes ne s'encombrent pas des subtilités françaises du scrutin majoritaire à deux tours. La présence de la candidate au second tour, qui semble acquise si l'on en croit les sondages suffit aux investisseurs. Marine Le Pen milite en effet clairement en faveur d'une sortie de l'euro et du retour d'une monnaie nationale.

Ces derniers ont donc intégré le risque d'un éclatement de la zone euro, à l'instar du géant bancaire américain JPMorgan qui voit en l'Allemagne un pays sûr pour les investissement en ces temps d'incertitude politique. «Nous pensons que les titres financiers allemands seront des valeurs refuge lors de l'élection [française] et gagneront clairement en cas de victoire de Le Pen», estiment ainsi les analystes de la banque cités par CNBC. Ils notent aussi que lors de la crise de la dette souveraine de 2011, la dette allemande «avait surperformé fortement» celle des autres pays européens.

L'éclatement de la zone euro pris au sérieux

Alors que la dette de la France avoisine 100% du produit intérieur brut, avec un niveau de 97,6% du PIB, la possibilité d'une victoire de Marine Le Pen se traduit déjà par un découplage entre les taux de rendement de la dette (obligations) émise par la France et l'Allemagne, conformément aux informations diffusées par Les Echos dès janvier 2017.

Jusqu'à présent, malgré des fondamentaux économiques mal en point, le taux de rendement des obligations françaises était arrimé à celui des obligations allemandes.

https://francais.rt.com/economie/34368-marches-financiers-victoire-marine-pen


Macron accepte l'alliance proposée par Bayrou malgré ses critiques récurrentes : Twitter s'esclaffe  22/02/2017

Macron accepte l'alliance proposée par Bayrou malgré ses critiques récurrentes : Twitter s'esclaffe











Internet a la mémoire longue. Quelques instants après l'acceptation par Emmanuel Macron de la proposition d'alliance faite par François Bayrou, d'anciens tweets peu élogieux du maire de Pau ont refait surface.

«L'alliance proposée par François Bayrou porte sur les valeurs et les idées» et «s'inscrit pleinement dans la démarche de renouvellement et de rassemblement qui, depuis le début, est la nôtre. C'est pourquoi je l'accepte». C'est par ces mots que l'ancien ministre de l'Economie a accueilli la proposition d'alliance faite quelques instants plus tôt par le maire de Pau.

Dans la foulée de cette nouvelle, certains internautes, un peu taquins, ont fait resurgir des messages publiés sur le compte officiel de François Bayrou. On a pu lires les vives critiques de l'ancien ministre de l'Education nationale contre le programme et les réalisations de celui qui est, désormais, son allié.

«La première mesure annoncée par E. Macron est de proposer que les jeunes travaillent plus pour gagner moins», tweetait François Bayrou en décembre 2016.

«Emmanuel Macron est le principal responsable de la politique économique de François Hollande depuis quatre ans. Pour quel résultat ?», s'indignait-il aussi.

En remontant le fil Twitter du maire de Pau, on retrouve en effet plusieurs messages dans lesquels il s'en prend à Emmanuel Macron, lui reprochant par exemple ses liens avec le monde de la finance.

«Je ne me reconnais pas dans ce qu'E. Macron incarne. Son projet de société est proche de celui défendu par N. Sarkozy en 2007», n'hésitait-il pas à tweeter il y a quelques mois.

Si le compte Twitter du nouvel allié d'Emmanuel Macron ne laissait guère présager ce retournement de situation, nos lecteurs ont encore une fois le nez fin, en prédisant à 76% ce rapprochement, lors d'un sondage qui avait rassemblé 279 votants.

https://francais.rt.com/france/34370-emmanuel-macron-accepte-alliance-proposee-francois-bayrou


Quelque 450 nouveaux conseillers américains travaillent «tout près» des troupes irakiennes  22/02/2017

Quelque 450 nouveaux conseillers américains travaillent «tout près» des troupes irakiennes












Tandis que les troupes de Bagdad progressent à l’ouest pour libérer le pays de l'emprise de Daesh, le Pentagone déploie des centaines de conseilleurs militaires supplémentaires pour mieux épauler les troupes irakiennes.

«C’est vrai que nous opérons au plus près et de manière plus profonde dans la formation des troupes irakiennes. Nous avons affiné notre approche lors de la bataille à l’est de Mossoul et nous avons envoyé des conseillers pour une formation un peu plus approfondie», a déclaré le lieutenant général de l’armée américaine, Stephen Townsend, le 20 février à Bagdad, lors d'une conférence de presse.

«L’attaque de la ville est quelque chose dont je ne veux pas parler en détail parce que je fais confiance aux troupes qui mènent les attaques. En même temps, nous sommes très près si nous ne sommes pas déjà engagés dans cette lutte», a-t-il poursuivi.

Le secrétaire général américain à la Défense, James Mattis a, pour sa part, réaffirmé que les Etats-Unis continueraient à «soutenir intégralement» l’Irak dans la guerre contre les terroristes de Daech. Depuis le début de l’année 2017, quelques 450 membres des forces spéciales américaines ont été envoyés en Irak pour «diriger des tirs contre les positions de Daesh» et «conseiller les commandos irakiens».

En ce qui concerne la durée de la présence américaine en Irak, le lieutenant général de l’armée américaine, Stephen Townsend, a précisé qu’il ne s'attendait pas à ce que le gouvernement irakien lui demande de partir «immédiatement après Mossoul».

«Je pense que les autorités irakiennes réalisent qu'il s'agit d'une lutte extrêmement complexe et qu'elles auront besoin du soutien de la coalition même après Mossoul», a-t-il ajouté.

Depuis le début de l'offensive sur Mossoul, le 17 octobre 2016, la coalition dirigée par les Etats-Unis a utilisé plus de 12 000 bombes. Jusqu'à maintenant, les Etats-Unis avaient affirmé que plus de la moitié des quelque 9 000 militaires de la coalition étaient américains et qu'ils ne faisaient que «conseiller le commandement irakien et entraîner des soldats».

https://francais.rt.com/international/34353-quelque-450-nouveaux-conseillers-americains-travaillent-tout-pres-troupes-irakiennes


Une banderole «Bienvenue aux réfugiés» enlevée de la Statue de la Liberté  22/02/2017

Une banderole «Bienvenue aux réfugiés» enlevée de la Statue de la Liberté











La police a retiré de l'emblème de New York une bande de tissu sur laquelle était écrit le slogan «Bienvenue aux réfugiés». D'après CNN, le groupe Alt Lady Liberty aurait installé ce message pour protester contre la politique migratoire de Trump.

La police américaine recherche un groupe d'activistes qui aurait posé une banderole sur laquelle était inscrit «Bienvenue aux réfugiés» au pied de la Statue de la Liberté afin de faire pression sur la Maison Blanche qui envisage de nouvelles mesures de durcissement migratoire. La bannière a vite été remarquée et retirée par les autorités, mais pas avant que de nombreuses photos fassent le tour des réseaux sociaux.

D’après les révélations de CNN, derrière cette opération se cacherait le groupe d’activistes Alt Lady Liberty. Néanmoins sur leur compte Twitter, ses membres renoncent à se considérer formellement comme un groupe.

«Nous ne sommes que des citoyens qui comprennent que les principes qui ont fait de l'Amérique ce qu'elle est sont menacés», ont-il affirmé.

«Pratiquement tous les Américains ont des ancêtres qui viennent d’ailleurs. Les immigrants et les réfugiés permettent d'améliorer la situation de ce pays. Leur tourner le dos, comme nous l’avons fait avec Anne Frank, ne fait pas de nous des bonnes personnes», ont-ils déclaré sur CNN.

Le jour et le lieu n’ont pas été choisi par hasard. La Statue de la Liberté, l’un des plus célèbres symboles des Etats-Unis, a été édifié en 1886 pour souhaiter la bienvenue aux migrants qui voudraient s’installer dans le pays.

La bannière a été mise en place seulement quelques heures après l'annonce de la décision du département de la Sécurité intérieure de durcir l'accueil des étrangers sur le territoire américain. Le 21 février, le département a en effet autorisé les agents d'immigration et des douanes à interpeller la plupart des personnes en situation irrégulière qu'ils rencontreraient dans l'exercice de leurs fonctions. Cette nouvelle a intensifié les craintes des immigrés sans papiers d'être expulsés. D’après les estimations, les Etats-Unis comptent à l'heure actuelle plus de 11 millions d'individus en situation irrégulière.

https://francais.rt.com/international/34347-banderole-bienvenue-refugies-enlevee-statue-liberte


Turnbull reçoit Netanyahu et fustige la résolution de l'Onu sur la colonisation  22/02/2017

Turnbull reçoit Netanyahu et fustige la résolution de l'Onu sur la colonisation












Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a dénoncé mercredi la récente condamnation de la colonisation israélienne par le Conseil de sécurité, à l'occasion d'une visite historique en Australie de son homologue Benjamin Netanyahu.

Arrivé mercredi à Sydney pour la première visite sur l'île-continent d'un Premier ministre israélien en exercice, M. Netanyahu s'est félicité du soutien australien face à "l'hypocrisie" de l'Onu.
Les deux pays entretiennent des liens très forts depuis l'établissement en 1949 des relations bilatérales. Mais aucun chef de gouvernement israélien ne s'était jusqu'à mercredi rendu en Australie, en raison notamment de la durée du voyage.

"Mon gouvernement ne soutiendra pas les résolutions unilatérales critiquant Israël comme celle qui a récemment été adoptée par le Conseil de sécurité et nous déplorons les campagnes de boycott visant à délégitimer l'Etat juif", a déclaré M. Turnbull dans une tribune publiée mercredi par le journal The Australian, où il a par ailleurs réaffirmé son soutien à une solution à deux Etats.

Pour la première fois depuis 1979 le Conseil de sécurité a demandé le 23 décembre à Israël de cesser la colonisation dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, dans une résolution permise par la décision de l'ex-administration américaine de barack Obama de ne pas utiliser le droit de veto américain.

M. Netanyahu s'est dit "ravi" de la position exprimée par son hôte, en la jugeant "absolument cohérente avec l'amitié témoignée (...) depuis des années par l'Australie".
"L'Australie a plus d'une fois témoigné courageusement de sa volonté de dénoncer l'hypocrisie de l'Onu, et notamment de cette résolution absurde qui dit que le Mur des Lamentations -lieu le plus sacré du peuple juif depuis des milliers d'années, des milliers d'années avant l'émergence de l'islam- que c'est un territoire palestinien occupé", a déclaré le Premier ministre israélien lors d'une conférence de presse commune à Sydney.
"Les Nations unies sont capables de beaucoup d'absurdités, et je crois qu'il est important qu'il y ait des pays francs et lucides comme l'Australie, qui souvent les ramènent sur terre", a-t-il ajouté.

M. Netanyahu est en Australie pour quatre jours. Il s'était auparavant arrêté à Singapour, où il avait rencontré le Premier ministre Lee Hsien Loong.

https://www.lorientlejour.com/article/1036601/turnbull-recoit-netanyahu-et-fustige-la-resolution-de-lonu-sur-la-colonisation.html













Nouvelles interrogations sur la santé du président algérien  22/02/2017

Nouvelles interrogations sur la santé du président algérien












Les inquiétudes sur l'état de santé du président Abdelaziz Bouteflika se sont accrues en Algérie au lendemain de l'annulation à la dernière minute de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel.

Le 20 février, la présidence algérienne a annoncé le report de la visite d'Angela Merkel quelques heures seulement avant son arrivée à Alger, arguant d'une «indisponibilité temporaire» du chef de l'Etat due à «une bronchite aiguë».

Au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika, qui aura 80 ans le 2 mars, a été victime en 2013 d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a affecté sa mobilité et son élocution. Ses problèmes de santé récurrents font de nombreux commentateurs s'interroger sur sa capacité à diriger le pays.

Le 21 février, lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, Angela Merkel a été «rassurée sur l'évolution de l'état de santé» d'Abdelaziz Bouteflika, selon un communiqué publié par les services du chef du gouvernement algérien.

«La chancelière a réitéré son entière disponibilité à se rendre en Algérie, et ce, le plus tôt possible», a précisé le texte, diffusé par l'agence APS.

Pour le quotidien francophone Liberté, «le chef de l'Etat n'était pas en situation de recevoir un hôte étranger mais surtout d'apparaître en public».

Les autorités algériennes, selon la publication, avaient «le fol espoir d'entendre la chancelière éventuellement prendre exemple sur François Hollande et déclarer elle aussi, avoir trouvé Abdelaziz Bouteflika d'une grande alacrité». Après une rencontre en 2015 à Alger, le président français avait jugé «rare de rencontrer un chef d'Etat qui a cette alacrité, cette capacité de jugement».

Depuis son AVC, Abdelaziz Bouteflika se déplace en fauteuil roulant et ne fait que de rares apparitions publiques. Son dernier séjour médical à l'étranger remonte à novembre 2016 : il s'était rendu à Grenoble pour un contrôle médical, selon la présidence.

Dans sa résidence de Zéralda, à l’ouest d'Alger, il reçoit ses hôtes étrangers, l'occasion pour lui de se montrer publiquement.

«Il faut attendre pour voir»

«Si on le voit dans quelques jours, c'est qu'il s'agissait d'une fatigue subite et rien de plus. Mais s'il n'est pas visible dans 15 jours c'est que son état s'est aggravé», estime le politologue Rachid Grim.

«Le vrai problème est dans la durée. S'il n'apparait pas d'ici deux semaines, c'est qu'il a été transféré à l'étranger pour des soins», dit-il à l'AFP.

Et si dans ce même délai, «on voit le chef de l'armée, les patrons du FLN [Front de libération national, parti présidentiel] et le RND [Rassemblement national démocratique-proche de Abdelaziz Bouteflika], se succéder et prendre la parole, cela voudra dire que l'on prépare la succession».

Rachid Grim reconnaît toutefois que «tout le monde est dans le "wait and see" et que l'on ne peut faire que des spéculations».

«Il faut attendre pour voir», souligne également le sociologue Nacer Djabi. Mais, s'interroge-t-il, «est ce que cela veut dire que même les activités minimes qu'il fait, il ne peut plus les faire?»

Le quotidien Le Soir d'Algérie rappelle que «bien que très affaibli, Abdelaziz Bouteflika n’avait pas hésité à recevoir Manuel Valls [alors Premier ministre], qui avait malheureusement mis à profit de l’événement pour tweeter une image [le] montrant sous son jour le plus défavorable».

Le Soir d'Algérie se demande si cet incident n'avait pas «poussé l’entourage du président algérien à éviter de commettre une nouvelle erreur en offrant au public l’image d’un chef d’Etat souffrant».

Selon le quotidien EL Watan, juste avant l'annonce de l'annulation, «les préparatifs se poursuivaient avec, surtout, le badigeonnage des murs et la suppression des dos-d'âne sur le passage devant être emprunté par la responsable germanique».

Depuis son AVC en 2013, les opposants au président n'hésitent pas à parler régulièrement de «vacance du pouvoir» à la tête de l'Etat.

https://francais.rt.com/international/34341-nouvelles-interrogations-sur-sante-president-algerien


L’Algérie boycotte les travaux de l'Islam en France  22/02/2017

L’Algérie boycotte les travaux de l'Islam en France











La fédération nationale de la Grande Mosquée d’Alger, a décidé de boycotter les travaux de la Fondation de l’Islam de France et de son conseil d’orientation, présidée par l’ancien ministre français de la défense, Jean-Pierre Chevènement.

«Après concertation et débats entre ses membres » réunis mardi 21 février en bureau national, la Fédération nationale de la grande mosquée de Paris réitère dans un communiqué « sa décision de ne pas participer aux travaux de la Fondation de l’islam de France et de son conseil d’orientation », affirme la fédération, via un communiqué.

Selon la même source, la même fédération dénonce de nouveau « toute forme d’ingérence directive dans la gestion du culte musulman et de sa représentation».

Elle regrette également « que le montage hétéroclite de cette fondation n’ait pas fait l’objet d’une concertation avec les musulmans de France ». Et déplore enfin sa « marginalisation » au sein du conseil d’orientation et « la composition déséquilibrée de celui-ci ».

Les membres de la FNGMP, présents à la conférence de presse, ont relevé que si leur président, Dalil Boubakeur, a bien été pressenti pour la présidence du Conseil de l’orientation de cette fondation, il a été totalement marginalisé dans l’élaboration et la composition déséquilibrée de celui-ci malgré l’accueil favorable fait à Jean-Pierre Chevènement par la Grande Mosquée de Paris.

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/514979.html


CETA : en France, des députés de gauche saisissent le Conseil constitutionnel  22/02/2017

CETA : en France, des députés de gauche saisissent le Conseil constitutionnel












Une centaine de députés de gauche ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel pour faire barrage au CETA, accord commercial entre l'UE et le Canada qu'ils jugent incompatible avec la Constitution française.

Pas moins de 106 députés français de gauche ont annoncé leur intention de déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel à propos de l'accord économique et commercial global entre l'UE et le Canada (CETA). Ce dernier a été approuvé par le Parlement européen le 15 février, mais il est jugé par ces députés incompatible avec la Constitution française.

«C'est un accord qui va bien au-delà des traités de libre-échange classiques et des accords bilatéraux d'investissement. Il accentue encore la libéralisation des échanges commerciaux entre le Canada et l’UE, et introduit un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États visant la suppression des mesures – lois, règlements, pratiques nationales – réputées faire obstacle aux investissements des entreprises du Canada dans les Etats membres de l’Union et réciproquement», lit-on dans leur communiqué.

«Son impact sur tous les niveaux de l’ordre juridique national et européen et la volonté affichée de la Commission européenne de conclure au nom des Etats membres - sans un consentement réellement démocratique - ce traité conduisent les députés soussignés, au nombre de 106 à ce jour, à demander au Conseil constitutionnel de réaliser un examen détaillé de sa compatibilité avec la Constitution», poursuivent les députés dans le document.

Parmi les signataires figurent des élus socialistes, comme l'ex-ministre Delphine Batho, le rapporteur général du Budget Valérie Rabault, l'un des chefs de file des «frondeurs» Christian Paul, l'aubryste Jean-Marc Germain ou le soutien d'Emmanuel Macron Stéphane Travert, ainsi que des ex-PS, des écologistes dont l'ancienne ministre Cécile Duflot, des radicaux, ou des membres du Front de gauche.

Le texte doit être déposé au Conseil constitutionnel le 22 février à 16h30 par Danielle Auroi, Jean-Noël Carpentier, Jean-Paul Chanteguet, André Chassaigne et Suzanne Tallard.

https://francais.rt.com/france/34340-ceta-france-deputes-gauche-saisissent-conseil-constitutionnel


Mer de Chine méridionale : Pékin met en garde Washington contre ses patrouilles «menaçantes»  22/02/2017

Mer de Chine méridionale : Pékin met en garde Washington contre ses patrouilles «menaçantes»












Pékin a une nouvelle fois enjoint les Etats-Unis à cesser leurs démonstrations de force en mer de Chine méridionale. Une région sur laquelle les autorités chinoises revendiquent la souveraineté et où Washington entend défendre ses intérêts.

«La Chine a toujours respecté la liberté de navigation et de survol dont bénéficient tous les pays, dans le cadre du droit international», a rappelé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, lors d'une conférence de presse le 20 février. Pour autant, a-t-il tenu à ajouter selon l'agence Reuters, «nous nous opposons systématiquement aux Etats qui menacent et entament la souveraineté et la sécurité de pays côtiers sous la bannière de la liberté de navigation et de survol. Nous espérons que les pays concernés feront davantage d'efforts pour garantir la paix et la stabilité régionale».

Une puissance étrangère était tout particulièrement visée : les Etats-Unis. La déclaration officielle faisait en effet suite à une récente patrouille militaire américaine en mer de Chine méridionale. Le 18 février, la Marine américaine avait annoncé sur son site qu'un porte-avion accompagné d'avions de guerre avait entamé des «opérations de routine» dans cette région.

Pékin et Washington montrent les crocs

Début février, c'est Pékin qui avait fait jouer ses muscles en mer de Chine, en y déployant un second porte-avion. Quelques jours auparavant, les autorités chinoises avaient envoyé un message d'avertissement aux Etats-Unis, les enjoignant à quitter la zone. «La souveraineté de la Chine sur les îles de mer de Chine méridionale et leurs eaux adjacentes est indiscutable», avait fait savoir Geng Shuang, le 24 janvier.

Ces démonstrations de force chinoises faisaient suite à l'annonce, par la nouvelle administration américaine, que Washington défendrait bec et ongles ses intérêts dans cette région. Début janvier, le futur secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, avait menacé de signifier à la Chine de cesser les travaux de remblaiement qu'elle entreprend sur les îles qu'elle contrôle, afin de les agrandir. La presse chinoise avait immédiatement pointé du doigt des propos «insensés» capables de provoquer un «affrontement militaire».

La Chine dénonce régulièrement les patrouilles américaines

Les tensions entre Pékin et Washington au sujet de ces eaux contestées ne date pas de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Durant ses deux mandants, Barack Obama avait fait de l'expansion des forces militaires américaines en Asie de l'est un axe majeur de sa politique de Défense, espérant ainsi contre-balancer la puissance émergente chinoise et rassurer les alliés régionaux des Américains, tels que Tokyo et Séoul.

Dans cette optique, l'armée américaine a effectué à de nombreuses reprises des patrouilles en mer de Chine méridionale, s'attirant de vives critiques de la part de Pékin, qui juge ces opérations illégales et provocantes.

La lutte pour la domination de cette zone maritime n'est pas que politique : près d'un tiers du pétrole vendu dans le monde transite par ce carrefour commercial. Et si la Chine revendique la quasi-totalité des eaux de cette mer, la Malaisie, les Philipines, Taiwan, le Vietnam et le Brunei se considèrent également comme propriétaires d'une partie d'entre elles.

https://francais.rt.com/international/34330-mer-chine-meridionale-pekin-met-en-garde-etats-unis


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