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flavourose@yahoo.fr
Vendredi 24 Mars 2006

L'Occident devrait favoriser la création d'une monnaie mondiale qui ne dépendrait pas de la richesse d'un seul pays


Chaque fois qu'une nation domine économiquement et militairement le monde, elle fixe les prix des matières premières, achète ou pille des actifs à l'étranger. Quand elle ne produit plus assez de richesses pour contrôler son environnement, la dévaluation de sa monnaie ne suffit pas à lui rendre sa compétitivité; elle doit alors vendre ses actifs et emprunte, jusqu'à perdre la confiance de ses créanciers. Une autre nation prend ensuite le relais, avec une nouvelle monnaie. Siècle après siècle, le ducat vénitien, le florin hollandais, la livre anglaise furent ainsi les instruments des empires.


En 1937, le sixième de la richesse de la Grande-Bretagne, alors première puissance du monde, était encore constitué de ses propriétés coloniales. Contrainte de payer son armement au prix fort aux Etats-Unis, elle dut brader ce patrimoine et emprunter, jusqu'à accumuler, en 1945, une dette extérieure égale à 35% de son PNB. La livre laissa alors la place au dollar et perdit en trente ans les deux tiers de sa valeur.


Les Etats-Unis purent acquérir les richesses du monde en les payant avec leur monnaie, qu'ils dévaluaient à leur guise, pour retrouver leur compétitivité. Aujourd'hui, aucune baisse du dollar ne semble pouvoir enrayer leurs déficits; leur dette pourrait atteindre en 2015 90% de leur PNB. Les créanciers de l'Amérique, effrayés par ces perspectives, n'avaient jusqu'ici d'autre choix que de continuer à lui prêter des sommes de plus en plus énormes, rémunérées à des taux de plus en plus bas et remboursées dans une monnaie de plus en plus dépréciée.


Aujourd'hui, une autre monnaie s'apprête à prendre le relais: l'euro. Déjà, la Banque centrale chinoise en conserve dans ses coffres et plus d'obligations sont émises en euros qu'en dollars. Ne reste qu'un pas à franchir: fixer en euros le prix des principales matières premières et d'abord celui de l'énergie. Si les pays pétroliers l'osaient, ils y gagneraient des revenus considérables et les pays consommateurs, à commencer par les Etats-Unis, paieraient beaucoup plus cher leur énergie.


Washington fera tout pour éviter ça; le maintien de la fixation en dollars du prix du pétrole constituera même la priorité de la politique étrangère américaine des vingt prochaines années. Cela les conduira à jouer un rôle croissant dans la sécurité du golfe Persique, de l'Irak et du Kazakhstan, à tenter de prendre le pouvoir en Iran et à renforcer leur connivence avec la Russie, l'Afrique centrale, le Venezuela et l'Indonésie. Si, un jour, les dirigeants des pays pétroliers en ont assez de financer l'armée américaine, le dollar laissera la place à l'euro; l'Europe prendra le relais des Etats-Unis comme superpuissance. Jusqu'à ce que, plus tard, bien plus tard, le prix du pétrole soit fixé en yuans, la monnaie chinoise.


Effrayés par un tel scénario, Européens et Américains proposeront enfin la création d'une monnaie mondiale qui ne dépendrait pas de la richesse d'un seul pays. Il sera trop tard et les Chinois, évidemment, le refuseront. L'Occident n'aura alors qu'à s'en prendre à sa bêtise pour expliquer sa chute.




Vendredi 24 Mars 2006


Commentaires

1.Posté par Ikezel le 25/12/2008 00:56 | Alerter
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La monnaie unique mondiale c'est l'apocalypse : nul ne pourra vendre ou acheter s'il n'est marqué du chiffre de la bête 666 à la main ou au front

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