Géopolitique et stratégie

le sionisme, anthologie des citations...


Ariel Sharon, dans une interview avec le général Ouze Merham, 1956

" Je jure que si j'étais juste un civil Israélien et que je rencontre un Palestinien, je le brûlerais et le ferais souffrir avant de le tuer. J'ai tué 750 Palestiniens d'un seul coup (à Rafah en 1956). Je voulais encourager mes soldats à violer les filles Arabes comme la femme Palestinienne est une esclave pour les Juifs, et nous leur faisons de toute façon ce que nous voulons et personne nous dit ce que devons faire, mais nous disons aux autres ce qu'ils doivent faire ".


Mercredi 13 Juillet 2005

" A chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l'Amérique fera ceci ou fera cela. Je veux te dire une chose très claire : ne t'inquiètes pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple Juif, contrôlons l'Amérique, et les Américains le savent ". Ariel Sharon, 3 octobre 2001 à Shimon Pérès, comme cela est rapporté sur Kol Yisrael Radio.

" Il y a un immense trou entre nous et nos ennemis, pas seulement dans la capacité, mais aussi dans la moralité, la culture, la sainteté de la vie, et la conscience. Ils sont nos voisins ici, mais c'est comme si à une distance éloignée de quelques centaines de mètres, il y a une population qui n'appartient pas à notre continent, à notre monde, mais en fin de compte à une autre galaxie ". Moshé Katsav, président israélien, The Jerusalem Post (10 mai 2001).

" La Jordanie fait partie du grand Israël dans l'histoire ". Ariel Sharon lorsque il est devenu Premier ministre en 2000.

" Les Palestiniens sont comme des crocodiles, le plus tu leur donnes de la viande, le plus ils en veulent ". Major-général (CR) Ehud Barak, ancien Premier Ministre, 28 août 2000. Rapporté dans The Jerusalem Post (30 août 2000).

" Tout le monde doit bouger, courir, et s'emparer d'autant de collines qu'il est possible pour agrandir les colonies parce que tout ce que l'on prendra maintenant restera à nous. Tout ce que nous ne prendront pas par la force, ira à eux ". Ariel Sharon, premier Ministre Israélien lors d'un meeting de militants du parti d'extrême droite Tsomet. AFP (15 novembre 1998).

" Les accords d'Oslo sont très importants pour les Palestiniens depuis que ce sont les seuls accords officiels qu'ils possèdent. Nous avons un autre document, encore beaucoup plus ancien... la Bible ". Ariel Sharon parlant dans une conférence à Washington, le 8 mai 1998.

" Nous ne savions pas ce qu'il fallait faire d'eux (prisonniers de guerre Egyptiens en 1956). Il n'y avait pas d'autre choix que de les tuer. Ce n'était pas une telle affaire si vous prenez en considération que je dormais bien après avoir échappé aux fours crématoires d'Auschwitz ". Brigadier-général Arieh Biro, The New York Times (21 août 1995).

" Les Palestiniens devraient être écrasés comme des sauterelles...leurs têtes fracassées contre des rochers et des murs ". général Yitzhak Shamir s'adressant aux colons Juifs New York, Times (1er avril 1988).

" Nous devons tuer tous les Palestiniens jusqu'à ce qu'ils soient résignés à vivre ici comme des esclaves " . Le président Heilbrun du comité pour la réélection au poste de maire de Tel-Aviv du général Shlomo Lahat en octobre 1983.

" Nous déclarons ouvertement que les Arabes n'ont pas le droit de s'installer sur même un cm d'Eretz Israel. La force est le seul langage qu'ils comprennent. Nous devrons utiliser la force ultime jusqu'à ce que les Palestiniens viennent en rampant vers nous à quatre pattes ". Rafael Eitan, Ra'Mat'Kal (chef d'état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).

" Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille ". Rafael Eitan, Ra'Mat'Kal (chef d'état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).

" Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ". Menahim Begin, discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).

" Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu'est ce qu'on doit faire de la population Palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire “conduisez les en dehors” ! " Yitzhak Rabin, la version censurée des Mémoires de Rabin divulguée, publié dans le New York Times (23 octobre 1979).

" C'est le devoir des leaders Israéliens d'expliquer à l'opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps Le premier est qu'il n'y a pas de sionisme, de colonisation, d'État Juif sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres ". Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).

" La thèse que le danger de génocide était suspendu au-dessus de nos têtes en juin 1967 et qu'Israël combattait pour sa survie était juste un bluff, qui est né et s'est développé après la guerre ". Général Matityahu Peled, Ha'aretz (19 mars 1972).

" Il n'y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n'ont jamais existé ". Golda Meir Premier ministre Israélien le 15 juin 1969

" Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. Vous ne pouvez même pas connaître le nom de ces villages arabes, et je ne vous blâme pas parce que les livres de géographie existent depuis peu. Non seulement les livres n'existent pas, les villages arabes ne sont pas là non plus. Nahlal s'élève à la place de Mahlul ; Kibbutz-Gvat à la place de Jibta : Kibbutz-Sarid à la place de Huneifis ; et Kefar-Yehushua à la place de Tal al-Shuman. Il n'y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n'ai pas eu une ancienne population arabe ". Moshe Dayan, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha'aretz (4 avril 1969).

" Comment pouvons nous revenir des territoires occupés ? il n'y a personne qui y retourne " . Golda Meir Premier ministre israélien 15 juin 1969.

" Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront ". David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)

" Le terme annexion n'est pas à sa place. Les mesures adoptées relatent l'intégration de Jérusalem dans les sphères administratives et fournissent une base légale pour la protection des endroits saints de Jérusalem ". Abba Eban le ministre israélien des affaires étrangères devant l'Assemblée des Nations Unies le 4 juillet 1967.

" Nous devons réduire la population Arabe à une communauté de coupeurs de bois et de domestiques ". La description de Rabin de la conquête de Lydda après l'achèvement du Plan Dalet. Uri Lubrani, conseiller spécial de Ben-Gourion sur les Affaires Arabes, 1960. (The Arabs in Israel par Sabri Jiryas).


" Je ne connais pas cette chose appelée règle internationale. Je jure que je brûlerais tout enfant Palestinien qui sera né dans ce quartier. La femme Palestinienne et son enfant est plus dangereuse que l'homme , parce que l'existence des enfants Palestiniens signifie que des générations continueront, mais l'homme cause un danger plus limité ". Ariel Sharon, dans une interview avec le Général Ouze Merham en 1956.

" Le plus spectaculaire événement dans l'histoire contemporaine de la Palestine, plus spectaculaire dans un sens que la création de l'État Juif, est l'évacuation de masse de sa population Arabe qui a entraîné aussi des milliers d'Arabes de régions menaçantes et/ou occupées par nous en dehors de nos frontières ". Moshe Shertok-Latter ministre israélien des affaires étrangères dans une lettre à Goldmann le 15 juin 1948.

" Nous devons nous préparer à l'offensive. Notre but est de frapper le Liban, la Transjordanie et la Syrie. Le point faible est le Liban, parce que le régime musulman est artificiel et facile pour nous de le déstabiliser. Nous devrons établir un état chrétien ici, et ensuite nous frapperons la Légion Arabe, éliminerons la Transjordanie ; la Syrie tombera à son tour. Puis, nous bombarderons, avancerons et prendrons Port-Saïd, Alexandrie et le Sinai ". David Ben-Gourion, mai 1948 au Général Staff.

" La Terre Promise s'étend du Nil à l'Euphrate. Elle comprend des parties de la Syrie et du Liban ". Rabbi Fischmann, membre de l'Agence Juive pour la Palestine, dans son témoignage devant la Commission d'Enquête de l'Onu en 1947.

" Entre nous, il doit être clair qu'il n'y a pas de place pour deux peuple dans ce pays.. Il n'y a pas d'autre solution que de transférer les Arabes dans les pays voisins, les transférer tous, pas un village, pas une tribu ne doit être laissée ". Yosef Weitz du Fonds National Juif, journal de bord en 1940.

" Ne nous racontons pas d'histoire. Politiquement, nous sommes les agresseurs et ils se défendent.. C'est leur pays, parce qu'ils y habitent, puisque nous voulons venir ici et coloniser, dans leur tête, nous voulons s'emparer de leur pays ". discours de David Ben-Gourion en 1938 cité dans Zionism and the Palestinians par Simha Flapan (1979)

" Nous et eux (les Palestiniens) voulons la même chose : les deux voulons la Palestine. Et c'est le conflit fondamental ". David Ben-Gurion en 1936

" Après être devenu une force brute comme le résultat de la création de l'État, nous abolirons la partition et nous étendre dans toute la Palestine ". David Ben-Gourion.

" Ce n'est pas un problème de maintenir le statu quo. Nous devons créer un état dynamique, orienté vers l'expansion ". David Ben-GOurion

" Il y en a qui pensent que la population non-Juive, même dans un pourcentage élevé à l'intérieur de nos frontières, sera davantage sous notre surveillance ; et il y en a qui pensent le contraire, c'est-à-dire, qu'il est plus facile de surveiller les activités d'un voisin que celle d'un locataire. J'ai tendance à soutenir la dernière opinion et j'ai un argument supplémentaire... le besoin de soutenir le caractère d'un état qui dorénavant sera Juif.. avec une minorité non Juive limitée à 15 %. J'avais déjà appuyé cette position essentielle en 1940 et c'est inscrit dans mes mémoires ". Joseph Weitz, responsable du Département de Colonisation de l'Agence Juive. An Apartheid State par Uri Davis (page 5)

" Nous devons utiliser la terreur, l'assassinat, l'intimidation, la confiscation de terres, et la coupe de tous les services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population Arabe ". Israel Koenig, The Koenig Memorandum.

" Si je serais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que c'est la Terre Promise, mais comment cela pourrait les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur. Il y a eu l'anti-sémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous somme venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter ça ? " David Ben-Gourion cité par Nahum Goldmann dans Le Paradoxe Juif (page 121)

source



Jeudi 14 Juillet 2005


Commentaires

1.Posté par Jean Berezniak le 04/09/2005 01:36 | Alerter
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Amas de pesudo-citations inventées de toutes pièces. Pour ne prendre qu'un exemple, le premier: il n'a jamais existé en Israël de "général Ouze Merham" (le nom lui-même est un pataquès dénué de sens), et l'idée qu'un général puisse reueillir des interviews n'a pu naître que dans le cerveau d'un propagandiste de bas étage.

On est là au degré zéro du langage politique. De plus, ce salmigondis circule depuis quelques années sur le net, sans jamais avoir été repris par un site sérieux.

2.Posté par danny le 04/09/2005 13:37 | Alerter
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Admettons que vous ayez raison concrenant OUZE Merham, ce dont je doute fort, mais que dire de toutes les autres déclarations ?


LE SIONISME COMME PROJET POLITIQUE
Depuis la création de l'Etat d'Israël, les dirigeants, qu'ils soient de gauche ou de droite, ont toujours exprimé avec beaucoup de clarté leur projet. Il suffit pour s'en convaincre de lire les propos tenus par les premiers ministres successifs. Ils montrent à la fois une grande continuité dans la pensée et une évolution de la situation sur le terrain.




DAVID BEN GOURION Premier Ministre 49-54 et 55-63
"Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place" (1937 - Ben Gourion et les Arabes palestiniens - Oxford University Press 1985)
"Ne nous cachons pas à nous-mêmes la vérité. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu'ils y habitent, alors que nous venons pour nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays." (Dans un discours de 1938 cité dans "Le Sionisme et les palestiniens " de Simha Flapan)
Nous devons utiliser la terreur, l'assassinat, l'intimidation la confiscation des terres et la suppression des services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population arabe." (Mai 48 - Ben Gourion, une biographie, de Michael Ben-Zohar, Delacorte, New-York 1978)
" Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une chose, nous sommes venus et nous leur avons volé leur pays. Pourquoi l'accepterait-il ?" (Cité par Nahum Goldmann dans le Paradoxe juif)
"Des villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas les noms de ces villages arabes et je ne vous le reproche pas parce que les livres de géographie n'existent plus. Non seulement les livres n'existent plus mais les villages arabes non plus. Nahlal a été bâti à la place de Mahlul, le kibboutz Gvat à la place de Jibta, le kibboutz Sarid à la place de Huneifis et Kafar Yehushua à la place de Tal al Shuman. Il n'y a pas u n seul espace bâti dans ce pays où il n'y avait pas auparavant une population arabe." (Dans le Paradoxe juif - Weidenfeld et Nicolson- 1978)
" Si je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les transportant en Angleterre ou seulement la moitié d'entre eux en les transférant sur la terre d'Israël, je choisirais la seconde solution, car ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas seulement le nombre de ces enfants mais la renaissance historique du peuple d'Israël" (Dans " Ben Gourion " de Shabtai Teveth)

GOLDA MEIR Premier Ministre 69-74
" Il n'y a pas quelque chose comme le peuple palestinien... Ce n'est pas comme si nous arrivions et les chassions de leur propre pays. Ils n'existent pas !" (Sunday Times - 15 Juin 1969)
"Comment pouvons-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre !" (8 Mars 1969)
"Quiconque s'exprime en faveur du retour des réfugiés arabes doit aussi dire comment il envisage de prendre cette responsabilité, s'il est intéressé par l'Etat d'Israël. Mieux vaut que les choses soient dites clairement et pleinement : " Nous ne laisserons pas faire ça !"" (Discours devant la Knesset - 1961)
" Ce pays existe comme accomplissement d'une promesse de Dieu lui-même. Il serait ridicule d'en demander la légitimité." (Le Monde - 15 Octobre 1971)

YITZHAK RABIN Premier Ministre 74-77 et 92-95
" Nous sommes sortis et Ben Gourion nous accompagnait. Allon répétait sa question " Que faut-il faire de la population palestinienne ? " Ben Gourion fit un geste de la main " Mettons les dehors ! "" (Mémoires de Rabin - New york Times - 23 Octobre 1979)
"Dans les 10 ou 20 ans qui viennent, Israël va créer les conditions qui devraient susciter l'émigration des réfugiés de la bande de Gaza et de la rive Ouest du Jourdain. Pour y parvenir nous devons trouver un accord avec le roi Hussein et pas avec Yasser Arafat" (New York Times 4 Avril 83)

MENAHEM BEGIN Premier Ministre 77-83
"Les palestiniens sont des bêtes marchant sur deux jambes." (Amnon Kapeliouk " Begin et les bêtes " New Statesman - 25 juin 82)
"Le partage de la Palestine est illégal. Il ne sera jamais reconnu. Jérusalem était et sera pour toujours notre capitale. Le grand Israël sera restauré et rendu au peule d'Israël." (Begin commentant le vote d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies)

YIZHAK SHAMIR Premier Ministre 83-84 et 86-92
"Les précédents dirigeants de notre mouvement nous ont laissé le message clair de conserver le grand Israel de la mer au Jourdain pour l'immigration juive et pour le peuple juif qui se rassemblera en totalité sur cette terre." (Novembre 90- commémoration des anciens dirigeants du Likoud)
"La colonisation de la terre d'Israël est l'essence du sionisme. Sans colonisation nous ne réussirons pas le sionisme. C'est aussi simple que ça !" (Interview dans Maariv - 21 Février 97)
" Les palestiniens devraient être écrasés comme des sauterelles ... leurs têtes écrasées contre les murs." (New York Times - 1 Avril 88)

BENJAMIN NETANYAHU Premier Ministre 96-99
"Israël aurait du exploiter la répression des manifestations en Chine, quand l'attention du monde était concentrée sur ce pays, pour mettre en œuvre des expulsions massives d'arabes des territoires occupés. " (Devant les étudiants de L'université de Bar Ilan - dans Hotam - 24 Novembre 89)

EHUD BARAK Premier Ministre 1999-2001
"Les Palestiniens sont comme des crocodiles. Plus vous leur donnez de viande, plus ils en veulent..." (Jérusalem Post - 30 août 2000)
"Si nous pensions qu'au lieu de 200 morts palestiniens, 2000 morts amènerait à la fin de la lutte nous frapperions plus fort" (Associated Press- 16 Novembre 2000)
A une question posée par un journaliste de Haaretz "si vous étiez né palestinien, qu'auriez vous fait ?" il répond "J'aurais rejoint une organisation terroriste"

ARIEL SHARON Premier Ministre 2001 ....
"Il appartient aux dirigeants d'expliquer à l'opinion publique, avec clarté et courage, un certain nombre de faits que l'on oublie avec le temps. Le premier est qu'il n'y a ni Sionisme, ni colonisation ni Etat juif sans l'éviction des arabes et sans l'expropriation de leurs terres" (Ariel Sharon s'adressant aux militants du parti d'extrême-droite, Tsomet, 15 Novembre 98- rapporté par AFP)
"Tout le monde doit bouger, courir et s'emparer des collines palestiniennes pour pouvoir agrandir les colonies parce que tout ce que nous prenons maintenant restera nôtre. Tout ce que nous n'accaparons pas leur restera." (Même occasion que le précédent)
"Chaque fois que nous faisons quelques chose, vous me dites que l'Amérique fera ceci.. ou fera cela ... Je vais vous dire une chose très claire : Nous, peuple juif, contrôlons l'Amérique et les Américains le savent." (Ariel Sharon répond à Shimon Pères le 3 Octobre 2001 sur Kol Yisrael Radio)
"Israël a le droit de faire des procès aux autres, mais il est certain que personne n'a le droit de faire un procès au peuple juif et à l'Etat d'Israël" (Ariel Sharon le 25 Mars 2001 sur BBC news on line)

La continuité est visible mais l'évolution du langage aussi. Ainsi, Ben Gourion peut-il, avant la création de l'Etat, reconnaître avec une froide lucidité qu'il s'agit de mettre à la porte les Palestiniens lesquels n'ont aucune responsabilité dans le malheur du peuple juif. Il laisse donc entendre, sans que cela n'entame en rien sa détermination, que l'affaire sera délicate, mais il ne diabolise pas les palestiniens. Ses successeurs, confrontés eux à la difficulté réelle de l'expulsion, basculent assez vite dans le discours raciste (Begin, l'ancien terroriste, sans doute le plus dangereux de tous) ou carrément dans la paranoïa (dernière citation de Sharon).


3.Posté par Jean Berezniak le 04/09/2005 19:00 | Alerter
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Je n'ai pris q'un exemple, le premier. Mais on peut refaire l'opération avec la quasi totalité des autres citations. Par exemple, la citation attribuée à Sharon "Nous, peuple juif, contrôlons l'Amérique et les Américains le savent" a été inventée de toutes pièces par une agence d'information islamiste; aucune déclaration de ce type ne figure dans les archives de la radion Kol Israël.

Je pourrais aussi inventer une série de citations imputées à des dirigeants palestiniens, et faire circuler cela sur internet. Par le procédé des citations de citations (ici, l'origine du texte est le site d'extrême droite Géostratégies) on peut dire tout et n'importe quoi. Cela ne fait pas un débat, cela ne fait que déshonorer ceux qui ont recours à ce genre de pratiques.

4.Posté par danny le 05/09/2005 01:06 | Alerter
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Vous faites preuve de mauvaise foi, le sionisme est une idéologie raciste au même titre que le national-socialisme.
Ces propos indignes ont bien été cités par les pères fondateurs du sionisme et de l'Etat d'Israël.

Encore un peu, vous allez nous faire croire que ces individus dérangés sont respectables. Manahem Begin n'était pas un terroriste avant d'être réabilité ?

Les réserves de votes des partis d'extrême droite israéliens ne sont-elles pas nourris par les franges et groupes comme LE GUSH EMUNIM :
MOUVEMENT FONDAMENTALISTE RACISTE EN ISRAËL
Il est important de connaître l'attitude du Gush Emunim vis-à-vis des Palestiniens, désignés sous le nom d'« Arabes vivant en Israël ». Les rabbins Tzvi Yehuda Kook, Shlomo Aviner et Israël Ariel estiment que les Arabes vivant en Israël sont des voleurs, étant donné que la Terre d'Israël a été - et est toujours - une terre juive. Comme le souligne Harkabi, le Gush Emunim considère que le Sinaï et le Liban font partie des territoires juifs qu'il faut libérer. Le rabbin Ariel a publié un atlas indiquant tous les territoires juifs à libérer. L'atlas inclus toutes les régions au sud et à l'ouest de l'Euphrate et jusqu'au Koweït. Cité également par Harkabi, le rabbin Aviner affirme : « Nous devons vivre sur ces terres même au prix de la guerre ». Il n'est pas impossible que le Gush Emunim, s'il prend le pouvoir, utilise l'arme nucléaire pour parvenir à ses fins.

Pour le Gush Emunim, l'infériorité des non-Juifs résidant en Israël implique plusieurs aspects, outre la vie et les propriétés. Le Gush Emunim a élaboré une politique étrangère à adopter par l'Etat d'Israël qui suppose que la haine des Arabes envers les Juifs est inhérente et de nature théologique, pour en arriver à la conclusion qu'il n'existe pas de solution politique au conflit arabo-israélien.

Cité par Ian Lustick, l'éminent membre du Gush Emunim et ex-député de la Knesset, Eliezer Waldman soutient que « la haine des Arabes à l'égard des Juifs (comme toutes formes d'antisémitisme) résulte de l'esprit réfractaire d'un monde qui refuse d'être sauvé par les Juifs ». Lustick cite également d'autres dirigeants du même mouvement qui refusent de s'allier avec les Juifs refusant l'idée d'imposer une souveraineté juive sur tout le territoire. Lustick rapporte enfin l'opinion de Harold Fisch, professeur de littérature anglaise, selon laquelle les actes terroristes des Arabes expriment une volonté de suicide collectif. Les rabbins, théoriciens et politiciens du Gush Emunim comparent souvent les Palestiniens aux anciens Cananéens dont l'Evangile a prédit l'extermination par les Juifs. Rattaché ainsi à la Bible, le génocide crée un sentiment de sympathie envers le Gush Emunim chez beaucoup de Chrétiens fondamentalistes qui croient que la fin du monde sera marquée par la dévastation et les massacres. Dès sa création, le Gush Emunim a revendiqué l'expulsion des Palestiniens. Les actes terroristes palestiniens permettent aux porte-parole de ce mouvement de cacher leurs revendications derrière les « considérations sécuritaires ». (72)

Harkabi rapporte l'opinion de Mordechai Nisan, conférencier à l'Université Hébraïque de Jérusalem, publiée dans la livraison d'août 1984 de la revue Kivunim, publication officielle de l'Organisation Sioniste Mondiale. Selon Nisan, tout non-Juif résidant en Israël « doit accepter de payer une taxe et de souffrir l'humiliation de la servitude ». Se basant sur un texte de Maïmonide, Nisan a estimé qu'un non-Juif ne devait pas être autorisé à lever la tête devant un Juif. Les non-Juifs doivent être interdits d'occuper toute fonction qui leur donnerait une autorité sur les Juifs, et s'ils refusent d'accepter leur statut inférieur, leur présence en Israël doit être combattue. Ces opinions qui ressemblent au raisonnement nazi ont été publiées dans une revue officielle de l'Organisation Sioniste Mondiale. Harbaki commente : « Je ne sais pas combien de Juifs seraient d'accord avec les opinions de Nisan, mais leur publication dans un grande périodique sioniste est un motif de grave inquiétude ».

http://palestine.over-blog.net/article-756260.html

Pourquoi adoptez-vous cette psture qui conciste à fuire le débat en accusant d'appartenance à une idéologie extrémiste tout en occultant les extrimsites isréliens qui eux sont bien réels.

La qualité des sites comme celui-ci spnt à juger ce le contenu général et la ligne éditoriale. Et, non pas avec une approche subjective et subversive.

A l'origine du conflit, les déficits identitaires de deux nations, une pièce vide sur laquelle s'adosse la politique de l'ennemi, sans cesse jouée et rejouée. C'est en effet dans la structure, sociale d'Israël, politique de la Palestine, que s'enracine le conflit, pas dans leur relation.

Le conflit est l'instrument dont les populations sont les otages volontaires : artifice de gouvernement, artifice d'unité et de fondation. Qui veut souffler la paix à l'intérieur, ne souffle -t-il la guerre à l'extérieur ?

Israël, le Sionisme, en peine

Avec l'avènement d'Israël, sa défense victorieuse lors des guerres israélo-arabes, l'arrivée de l'immigration massive qui a suivi l'effondrement du bloc soviétique, l'obtention d'une suprématie régionale conventionnelle et nucléaire incontestée, le Sionisme historique a pleinement atteint le but qu'il s'était donné : une patrie.

Mais une patrie sans peuple. Comme religion civile et référence commune à l'Etat et aux mythes d'Israël, le Sionisme ne fonctionne pas. Alors que la ligne officielle en reste à l'assimilation, Israël donne plutôt l'image d'une juxtaposition de communautés qui cohabitent plus qu'elles ne vivent ensemble.

D'autant plus que les motivations à l'émigration se sont diversifiées : Peur de l'antisémitisme, perçu ou subi, et recherche de meilleures conditions économiques ont largement relégué les convictions idéologiques, originelles, au second plan.

Abstraction faite de la population arabe-israélienne dont le statut n'est pas réglé, les communautarismes vont croissant, avec de pair des phénomènes de ségrégation et d'auto-ségrégation, (urbaine, linguistique, culturelle, économique) entre migrants et natifs, migrants et migrants, phénomènes qui trouvent volontiers une expression clientéliste dans le système électoral israélien.

Le désaveu le plus éclairant à ce titre est l'introduction dans le cadre de programmes d'aide, par le ministère de l'immigration de critères d'éthnicité (langue, géographie, culture) dans la définition de certaines populations cibles ( Caucase, Asie Centrale, Ethiopie.).

Le service national, institution des institutions en Israël et vecteur d'égalité par excellence, au moins en théorie, n'a pas été épargné par ce processus, puisque de source officielle, en place d'intégration il s'est transformé en facteur de discrimination pour ces populations.

Avec une cohésion nationale plus qu'incertaine, Israël, en tant qu'entité séculière, est en perpétuel balancement Jamais d'ailleurs, entre le religieux et le politique, le dilemme n'a été tranché, puisque reporté dans l'ambiguïté caractérisée par l'absence de constitution formelle. Cette ambiguïté a un prix. . Le dénominateur commun de l'identité israélienne semble se trouver plutôt dans l'expérience quotidienne du conflit, que dans une expression politique du judaïsme, qui serait à la fois particulière et universelle.

Palestine, L'Autorité, sans la légitimité

En Palestine, la problématique est différente, et tient à la nature du capital politique : in fine la légitimité a toujours été issue de la lutte armée. D'où le décalage entre la légalité de l'Autorité, attribuée par les accords de paix, et donc par Israël, et la légitimité populaire, décalage qu'éclipsait un temps la figure charismatique de Yasser Arafat.

L'Autorité, souverain sans souveraineté, n'a pas le monopole de la violence, qu'elle n'a de toute façon pas les moyens d'imposer, ni même celui de la violence légitime auquel les mouvements clandestins, les plus radicaux, peuvent tout aussi bien prétendre : et dans la surenchère sanglante avec Israël, et dans la contestation interne.

Déjà ébranlée dans ses fondements, l'administration palestinienne, ne paraît pas, de surcroît, être capable de faire la démonstration, au jour le jour, de sa crédibilité dans les questions de gestion dite ordinaire : par relative inexpérience, inefficacité bureaucratique, ou simplement corruption.

Autrement dit, au niveau le plus bas comme au plus haut, les institutions palestiniennes sont mal ancrées, parce que mal posées.

Aussi la mobilisation contre Israël assume-t-elle une double fonction. D'abord, et d'une manière très classique, de focalisation de l'opinion, qui ne trouve pas de solution à ses difficultés quotidiennes et de palliatif à l'absence de réel projet social autrement que dans la confrontation avec Israël. Mobiliser pour taire la critique.

Ensuite, et d'égale importance, de re-légitimation et de centralisation. Le discours de réactivation de la lutte, ou sa reprise effective, vise principalement à rétablir un rapport de force favorable au Fatah dans un cadre de violence concurrentielle dont les moyens opérationnels sont probablement la coordination et l'arbitrage, l'appui et le soutien, et finalement la récupération et la neutralisation.

Aussi le conflit israélo-palestinien, de part son articulation structurelle, apparaît-il moins comme le choc de deux jeunes nationalismes porteurs d'avenir, mais comme le choc chronique et indispensable de deux désordres. Le conflit représentant la dernière certitude de l'identité, et la seule issue de l'incertitude. Etre pour ne pas être, en somme.

Sources : INDYMEDIA


5.Posté par Ronan BIRRIEN le 12/09/2005 10:28 | Alerter
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Je pense que les citations attribuées à Sharon dans une interview qu'il aurait eu avec Ouze Merham devait être annotée, voire supprimée.
Il vaut mieux avoir peu d'infos fiables que plein d'infos douteuses...
Cà semble même trop commode pour être vrai.

http://www.deanesmay.com/archives/006152.html
http://www.inminds.co.uk/islamophobia-awards-2003.html

6.Posté par Jean-Thomas Grantham le 24/09/2006 09:46 | Alerter
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Jamais il n'y aura de paix au Proche-Orient avant qu'on ne reconnaisse le peuple palestinien comme une nation donc son droit à l'autodétermination. Il est dommage de constater que la campagne coloniale sioniste à rendu impossible la remise de la Palestine à ses vrais habitants légitime: les palestiniens. Mais Israël devrait accepter de donner une part pour que la Palestine puisse exister réellement pour que deux États se côtoient d'égale à égale. Et à ce moment on va pouvoir penser à`établir une paix durable.


7.Posté par choukrov le 30/03/2014 18:46 (depuis mobile) | Alerter
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Je pense qu''il n''y aura pas de paix
entre les palestiniens et les israéliens
avant très longtemps. Car le rapport de force est d''au moins de 1 à 100 en faveur d''Israël!

8.Posté par Marie le 23/11/2015 15:13 | Alerter
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Attention aux commentaires remettant en cause certaines citations. Ces citations sont vrais et si elles sont pas reprises dans les médias c'est simple la majorité des médias sont sionistes ils vont pas se tirer une balle dans le pied.
LA HASBARA TEAM poste pas mal de commentaire mensonger et sans argument.

9.Posté par Aldamir le 23/11/2015 17:33 | Alerter
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@ J.T Grantham,
Vous avez raison d’affirmer qu’il n’y aura de paix au Proche-Orient, car tant que l’injustice monstrueuse faite à un peuple dont le pays, la Palestine, de surcroit compte parmi les plus antiques de l’humanité , n’a pas été dûment réparée en lui restituant l’intégralité de ses terres, condition sine qua non qui permet de rétablir la Paix et la Sécurité n à tous les peuples de cette région . Aucun pays, quel qu’il soit ne saurait accepter de se voir spolier du moindre pouce de ses territoires, son peuple subir un génocide systématique et qui perdure depuis 70 ans déjà, et sa souveraineté piétiné, par la venue d’étrangers souhaitant vivre sur ces territoires. .D’autant que la création artificielle, illégale et illégitime a engendré des conflits permanents dans la région et reste la principale et unique source et cause de tous les malheurs subis par les peuples de la région. Le retard mis et les tergiversations pour éviter l’abrogation de la décision de l’ONU en violation fondamentale de sa propre Charte, seule solution qui mettrait un terme définitif à cette situation ne fera risquerait d’ait qu’augmenter le nombre des victimes et entraînerait tôt ou tard inéluctablement à la ‘annihilation totale de cette entité étrangère quelle qu’en soit le prix élevé.
Il appartient à la communauté internationale d’œuvrer pour réclamer et hâter l’abrogation de cette résolution en restituant au peuple palestinien victime martyr tous ses droits inaliénables et sa pleine souveraineté.. Tout autre solution ne peut être est vouée qu’à l’échec

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