MONDE

événements de 2004 en Côte d'ivoire: le MLAN s'oppose au dédommagement des entreprises françaises



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Jeudi 3 Avril 2008

Dans sa parution du 28 mars 2008, le quotidien ivoirien, Fraternité Matin, donnait l’information selon laquelle, l’Etat de Côte d’Ivoire était prêt à débloquer 6 milliards de francs CFA pour indemniser les entreprises françaises victimes des manifestations de novembre 2004. Selon cette même source, l’information aurait été révélée par le président de l’Association des entreprises sinistrées de Côte d’Ivoire, dans une interview accordée à Onuci FM. Pour mémoire, rappelons que dans sa volonté de recoloniser la Côte d’Ivoire, la France officielle, avec à sa tête Jacques Chirac, avait armé ses légionnaires pour porter atteinte aux autorités ivoiriennes afin de mettre au pouvoir, un pantin à la solde des intérêts français. Cette armée, à la philosophie napoléonienne n’a pas hésité à tirer sur des jeunes ivoiriens aux mains nus. C’est donc suite à cette attaque gratuite des militaires d’un pays dit-on, respectueux des droits de l’homme, que les ivoiriens, en légitime défense se sont défoulés sur les intérêts français. Ces événements du 6,7, 8 et 9 novembre 2004 ou du moins cette attaque française sur la terre de nos ancêtres a fait 67 morts et de nombreux blessés. Le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN) voudrait trouver ici les mots justes pour apaiser la douleur de tous ceux qui ont perdu un des leurs dans cette barbarie inqualifiable. Pour le MLAN, cette sale guerre imposée à la Côte d’ivoire oblige les ivoiriens à expérimenter de force des conditions de vie de l’époque de Zola. Alors que les ivoiriens vivotent, et qu’en outre, le pays a besoin des moyens financiers pour réhabiliter ses infrastructures dégradées, cette prime accordée aux agresseurs de la Côte d’ivoire, modifie la pression sanguine des jeunes africains que nous sommes. Il ne s’agit pas pour notre mouvement de promouvoir la violence, mais dans la contexture des événements, ces actes certes répréhensibles sont compréhensibles. Est-il besoin de rappeler que les événements dans les banlieues françaises, en novembre 2005, se sont soldés par des destructions massives de biens dont la France n’a payé aucun centime.
C’est pourquoi, au nom du respect de la souveraineté des états africains, le MLAN, égérie de la jeunesse combattante et consciente, celle-là qui refuse de penser comme le maitre, de rire comme lui, de répéter son catéchisme désuet, s’indigne contre cette soumission des autorités ivoiriennes. Pour nous, cette réparation sonne comme un acte irrévérencieux à l’égard des martyrs.
La France, le bourreau est-elle devenue la victime ? Cette honteuse réparation nous amène à réfléchir car les africains qui ont connu, à la fois l’esclavage et la colonisation n’ont demandé aucun franc à la France. Les entreprises françaises n’ont qu’à s’en prendre à la politique impérialiste de leur pays. Si les occidentaux ne veulent pas se résoudre à reconnaître que l’Afrique a changé et ses enfants aussi, ils devront accepter qu’à chaque fois qu’ils agiront contre la libération des africains, les jeunes, comme un seul homme, se mobiliseront pour défendre leur pays, leur continent.
Le MLAN voudrait, au demeurant, demander aux historiens et hommes de culture ivoiriens à faire en sorte que cette période brève de l’histoire de la Côte d’ivoire, ne soit pas oubliée mais au contraire, qu’elle constitue, l’acte de naissance d’une nouvelle Côte d’ivoire. Le futur étant la petite fille du passé et le présent, sa fille, il convient de laisser à nos enfants et petits enfants les traces de nos luttes pour la liberté de l’Afrique.
En conséquence, le MLAN propose dans le cas de la Côte d’ivoire que chaque 7 novembre soit un jour de commémoration. Ce jour là, au milieu de la journée, une trompète doit retentir pour rappeler aux ivoiriens, le jour où la Cote d’ivoire, est restée debout en dépit des balles meurtrières de l’armée française. Le son de cette trompète retentira comme une mélopée de la victoire d’un peuple avide de liberté et de souveraineté.
Biens aimés frères ivoiriens, cette attaque française a déchiré le cœur des jeunes africains comme un javelot qui transperce le cœur, vous comprendrez notre indignation et notre refus de voir un pays en crise arroser des entreprises françaises des ressources qui lui manquent. Le combat que nous menons, en toute humilité et douceur, avec patience, mais en puissance, nous conduira à la victoire car ceci n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il nous a été révélé maintenant. Que personne ne vous séduise par les luttes qui finissent par lécher les pieds de son bourreau. Faisons en sorte que ce qui sera à jamais pour eux comme une perdition soit pour nous le salut. Demeurez donc ferme et retenez les observations que vous recevez, car bientôt, l’ennemi n’aura pas de répit et nous veillerons sur l’Afrique comme une poule veille sur ses poussins et nous volerons très haut comme l’aigle afin d’élever notre continent.

Que la grâce de Dieu soit avec vous, peuple de Côte d’ivoire
Vive l’Afrique libre !

Le Président du MLAN
Prao Yao Séraphin
www.mlan.fr
contact@mlan.fr




Jeudi 3 Avril 2008

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