Politique Nationale/Internationale

e programme du gouvernement algérien adopté le 06 février 2020 face au risque d’épuisement des réserves de change horizon 2022


ALGERIE -


Abderrahmane MEBTOUL
Dimanche 9 Février 2020

ALGERIE ADOPTION DU PROGRAMME DU GOUVERNEMENT

Le programme du gouvernement algérien adopté le 06 février 2020 face au risque d’épuisement des réserves de change horizon 2022


Pr Abderrahmane Mebtoul (Docteur d’Etat – 1974) Expert international ademmebtoul@gmail.com


Le cours du pétrole le 07 février 2020 en matinée a été coté pour le Brent 54,73 dollars contre 55,38 dollars le 05/02/2020 et à 50, 76 dollars le Wit pour une cotation euro- dollar 1,095 et le gaz naturel sur le marché libre fluctuant entre 1,87 et 1,89 dollar le MBTU.. Les raisons étant multiples, la faible croissance de l’économie mondiale, l’épidémie en Chine grande puissance mondiale et premier importateur d’hydrocarbures, l’accalmie entre l’Iran et les USA, le nouveau modèle de consommation énergétique mondial et le Britex anglais qui fait craindre un impact négatif tant dans ce pays ainsi que sur la croissance européenne. C’est que l’Europe est la deuxième puissance économique mondiale avec un PIB nominal en 2018 de 18.750 milliards de dollars contre 20.494 pour les USA et 13.407 pour la Chine, sur un total mondial de 84.740 milliards de dollars. Mais l’on doit comparer le comparable, USA-Europe environ 900 millions d’habitants et la Chine plus de un (1) milliard. Pour l’Algérie toute décroissance de l’économie mondiale et un changement de modèle énergétique a un impact négatif car environ 98% des recettes en devises avec les dérivées provenant des hydrocarbures traditionnels. Il y a risque d’épuisement des réserves de change car l’année 2020 est une année essentiellement politique (révision constitutionnelle, dissolution des deux chambres et élections) et dans ce cadre, il ne faut pas s’attendre à un flux d’investissement tant étranger que du privé national.




1.-Face à cette situation quels sont les axes du programme du gouvernement dans le domaine socio-économique ? Selon le communiqué du Conseil des Ministres en date du 06 février 2020, le Plan d'action du Gouvernement, met en avant l'urgence de procéder à une révision profonde des modes de gouvernance et de concevoir de nouvelles règles afin de mener à bien les politiques de développement et d'insuffler une dynamique interactive. Le Plan focalise également sur "la triptyque d'un renouvellement économique basé sur la sécurité alimentaire, la transition énergétique et l'économie numérique, avec "mise en place d'une cartographie nationale d'investissement à travers l'ouverture de nouveaux espaces dédiés au foncier industriel. Je recense six axes essentiels dans le domaine socio-économique

-Premièrement, des imprécisions dans certains chiffres relatif à l'économie ne repose pas sur des estimations approximatives mais sur des statistiques exactes, il a été demandé de préparer immédiatement un Recensement général de la population afin que la politique de la planification nationale soit fondée sur des bases solides, ce qui permettra de déterminer la consommation nationale quotidienne pour pouvoir adapter notre consommation et nos importations à nos besoins réels et la création d'un réseau interactif de statistiques s'étendant à tout le territoire national, de la Commune au Ministère en charge des statistiques, en vue de faciliter la maîtrise de l'économie.

- Deuxièmement, la mise en place d'une cartographie nationale d'investissement à travers l'ouverture de nouveaux espaces dédiés au foncier industriel, notamment dans les Hauts Plateaux et le Sud , une répartition équitable du développement au niveau national et à l'appui aux entreprises aptes à créer de l'emploi à travers des avantages fiscaux à même de les inciter à contribuer à l'absorption du chômage
-un programme intégré pour la réforme et le redressement des systèmes de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de la Formation et l'Enseignement professionnel.

- Troisièmement, la révision du système fiscal à travers l'accélération de sa numérisation, qui doit s'étendre à l'administration des Douanes afin d'éradiquer les fléaux de l'évasion fiscale et de la contrebande qui gangrènent l'économie nationale, alimentent les pratiques de corruptions et maintiennent la dépendance à la rente pétrolière.

-Quatrièmement, donner la priorité absolue à la transformation des matières premières nationales au lieu de leur exportation systématique en brut, au regard de leur rôle en matière de création de richesse et d'emplois et encourager tout projet d'industries manufacturières par un financement pouvant atteindre un taux 90% et à lui donner la priorité dans l'octroi du foncier industriel.

-Cinquièmement, intensification le contrôle de l'importation des produits contrefaits à travers la mise en place de laboratoires polytechniques modernes au niveau des tous les accès du pays, en vue de s'assurer de la qualité et de la conformité de produits importés.

-Sixièmement, l’augmentation du pouvoir d'achat et à la prise en charge des catégories vulnérables et d'accorder la priorité en matière d'accès au logement aux citoyens à revenu limité et l'intérêt aux régions enclavées ne disposant pas des services essentiels. Dans le domaine de la sécurité et de la défense nationale, intensifier des efforts de modernisation de l'Armée nationale populaire (ANP), de consolidation de sa professionnalisation, de renforcement de ses capacités en matière de cyber-défense, outre le développement de l'industrie militaire.




2..- Pour l’Algérie en ce mois de février 2020, le moteur de la croissance reste toujours la dépense publique via la rente des hydrocarbures déterminant le taux de croissance à plus de 80% à travers ses impacts directs et indirects comme moyen de financement. Or la limitation des importations, environ 85/90% des matières premières étant importées, est limitée, rendant critique la situation avec la paralysie de l’appareil de production totalement extraverti pour ses besoins, sans compter les surfacturations e t a mauvaise gestion, et donc la tendance à l’épuisement des réserves de change. Elles ont évolué ainsi selon les données internationales et de la banque d’Algérie : -2012 :190,6 milliards de dollars -2013 :194,0 milliard de dollars –fin 2014 :178,9 milliards de dollars -2015 :144,1 milliards de dollars -2016 : 114,1 milliards de dollars -2017 : 97,3 milliards -2018 : –fin 2019, 62 milliards de dollars auquel il faut ajouter 173,6 tonnes d’or coté en moyenne janvier/février 2020 à 1574,56 l’once et 50,529 dollars le kg donnant en moyenne 8,77 milliards de dollars soit environ 14% des réserves de change. Au rythme 2019/2020 , malgré la paralysie de la majorité de l’appareil de production ( restriction des importations dont entreprises privées et publiques ne dépasse pas 15%), les réserves de change devraient clôturer avec l’hypothèse d’un cours de 65 dollars le baril, n’oubliant pas que 33% des recettes de Sonatrach proviennent du gaz dont le cours a chuté de plus de 40% entre 2010/2019, non pas à environ 52 milliards de dollars fin 2020, car devant ajouter un minimum de 4 milliards de dollars dus à la fois à la chute du cours du gaz et pétrole et un montant nécessaire pour relancer l’économie en berne. Nos prévisions donnent en fonction de ces hypothèses 48 milliards de dollars fin 2020, 28 milliards de dollars fin 2021 et 7 milliards de dollars fin 2020, sauf endettement extérieur ciblé et une nouvelle gouvernance qui mettra du temps à se mettre en place. Car le financement non conventionnel que certains invoquent, outre l’impact sur le processus inflationniste, ayant une économie productive très embryonnaire, ces montants mis à la disposition des entreprises dépendantes à 85% d’inputs extérieurs et de biens d’équipement, serviront à accroitre encore les importations




3.- Comme l’on ne doit pas induire en erreur l’opinion publique les dépôts récents à la banque de Tunisie de 150 millions et les DTS au niveau du FMI (l’Algérie ayant augmenté sa quote-part au Fonds monétaire international (FMI) de 705,2 millions de DTS , la portant de 1,25 milliard de DTS à 1,96 md de DTS (près de 3 mds de dollars), selon un décret présidentiel publié au dernier journal officiel) ne sont pas des dons, pouvant être récupérés à tout moment par l’Algérie. Toutefois, existe une limite à la compression des importations de biens entre 44/46 milliards de dollars entre 2016/2019 et services ( souvent oubliés 9/11 milliards de dollars par an) pour une entrée de devises en 2019 n’ayant pas dépassé 35 milliards de dollars, moins en 2020 si le cours est entre 55/60 dollars le baril et le prix du gaz naturel supérieur à 5 dollars le MBTU . Rappelons que les lois de finances 2019/2020 fonctionnent sur la base d’un cours de pétrole supérieur à 100 dollars le baril et que les réserves de change maintenant la cotation du dinar algérien à plus de 70%. Dans l’hypothèse d’un niveau de 10/15 milliards de dollars, la Banque d’Algérie sera contrainte de dévaluer le dinar officiel à environ 200/220 dinars un euro avec une envolée du cours sur le marché parallèle qui fluctuera en fonction du taux d’inflation entre 300/400 dinars un euro et beaucoup plus, fonction du taux d’inflation et en cas du maintien de l’actuelle politique économique caractérisée par une production et une productivité interne faible.




4.- L’on devra méditer les échecs passés de la dépense publique, mal ciblée et sans contrôle, des assainissements répétées d’entreprises publiques pour plusieurs dizaines de milliards de dollars, revenues pour la majorité à la case de départ et le favoritisme pour une oligarchie rentière privée alors que le principe de base d’une l’économie de marché maitrisée, non anarchique, avec l’importance de l’Etat régulateur, repose sur une économie productive. Cela explique qu’ avec une entrée de devises de plus de 1000 milliards de dollars entre 2000/2019 (98% provenant de Sonatrach) et des importations de biens et services de plus de 940 milliards de dollars, l’Algérie a connu un impact faible : taux de croissance moyenne annuelle entre 2/3%, alors qu’il aurait du dépasser les 9/10%, impactant le taux de chômage, forte pression démographique plus de 44 millions d’habitants au 01 janvier 2020 et plus de 50 millions horizon 2030, devant créer en plus du taux de chômage, 350.000/400.000 emplois nouveaux par an et non des emplois rentes, quitte à faire exploser les caisses de retraite. Il ne peut y avoir de véritable relance sans une nouvelle gouvernance par la moralisation de la société, une lutte efficace contre la corruption passant par l’impérieuse réforme de l’administration, la bureaucratisation néfaste. Sans sa réforme profonde autant que celle des institutions et de la justice, il serait utopique de s’attaquer à l’essence de la corruption, se limitant à des actions conjoncturelles où les mêmes causes produiront les mêmes effets de corruption si l’on maintient les mêmes mécanismes de régulation.




5.-La réforme, étant une question de sécurité nationale, doit toucher donc toutes les structures du Ministère des finances où des audits poussés doivent être entrepris pour combattre les dysfonctionnements. Aucun ministre de 1980 à 2019 n’a entreprise de véritables réformes se cantonnant dans des replâtrages conjoncturels. Cela doit concerner toutes les banques publiques notamment les directions et sous directions de crédit avec leurs annexes régionales, qui canalisent plus de 85% des crédits octroyés, les caisses de garanties octroyant parfois des garanties de complaisance comme cela a été constaté récemment, la DG de la fiscalité avec ses annexes régionales, avec des non recouvrements faramineux inexplicables les seuls pénalisés étant les salariés et fonctionnaires dont la retenue est à la source, les domaines avec ses annexes régionales, incapables d’avoir un registre cadastre transparent afin d ‘éviter le bradage du patrimoine national( allez demander un cadastre et c’est la croix et la bannière) et la douane avec ses annexes régionales, sans tableaux de la valeur reliés aux réseaux tant nationaux et qu’internationaux, comme je l’ai préconisés entre 1982/ 1983 en tant que haut magistrat et DG des études économiques à la Cour des comptes qui n’a jamais vu le jour car touchant de puissants intérêts rentiers.




6..-D’où l’importance de la refondation de l’Etat. Et des institutions démocratiques. Le Président de la république a été élu « indépendant » donc n’a pas de Parti. Qu’en sera t-il avec la décision de dissoudre les assemblées actuelles avant la fin de l’année : assisterons nous à une recomposition politique autour de trois ou quatre grands partis ou à un émiettement ce qui rendra impossible la constitution d’un gouvernement homogène issu des partis. Et depuis le 22 février 2019 avec une société civile atomisée, majoritairement non organisée excepté les satellites du passé vivant du transfert de la rente, dont Al Hirak qui a un dénominateur commun –le changement- mais traversé par différents courants idéologiques contradictoires ( gauchistes, droitistes, centristes , islamistes, laïques ect) donc impossible de s’entendre sur un projet de société, la majorité des Parties politiques notamment ceux du pouvoir mais également de l’opposition sont rejetés par la majorité de la population, car déconnectés des aspirations réelle de la société. Les objectifs stratégiques sont la refondation de l’Etat algérien, conciliant la modernité et son authenticité, l’efficacité économique et une profonde justice sociale, de redonner la confiance actuellement brisée entre l’Etat et les citoyens grâce au dialogue fécond et productif. Il n’existe pas d’Etat standard mais que des équipements anthropologiques qui le façonnent largement influencé par la mondialisation avec de nouvelles fonctions. Dès lors, des stratégies d’adaptation politique, militaire, sociale et économique tenant compte de l’innovation destructrice, en ce monde turbulent et instable pour reprendre l’expression du grand économiste Joseph Schumpeter. D’où l’urgence de restructurer tant le système partisan, que la société civile loin de toute action autoritaire. Lorsqu’un pouvoir émet des lois qui ne correspondent pas à l’Etat de la société, celle-ci-émet ses propres lois qui lui permettent de fonctionner accentuant le divorce Etat-citoyens par la dominance de l’informel, à tous les niveaux : politique, économique, social et culturel. Tout pouvoir a besoin d ‘une opposition forte, organisée avec des propositions productives pour se corriger, devant l’associer dans les grandes décisions qui engagent l’avenir du pays.. Une loi n'est qu'une loi fusse t- elle la Constitution, devant être sous tendu par une nette volonté politique de réformes structurelles, le renforcement de l’Etat républicain, la démocratisation dans tous les domaines, l’engagement, à ne pas geler les institutions sous peine de délits d’initiés et à mettre en œuvre dans un délai raisonnable les décrets exécutifs d’application.




6.-Le temps ne se rattrapant jamais en économie, dans le cas du retour au FMI fin 2021/2022, il serait utopique tant pour le pouvoir, l’opposition qu’El Hirak de parler d’indépendance sécuritaire, politique qu’économique avec le risque d’une déstabilisation de l’Algérie avec des incidences géostratégiques. Pourtant , évitons toute sinistrose : avec la valorisation du savoir pilier du développement du XXIème siècle, une vision stratégique s’adaptant au nouveau monde en perpétuel mouvement, la bonne gouvernance, et le ciblage de projets à valeur ajoutée, l‘Algérie peut fonctionner avec un baril de 60 dollars et éviter le scénario catastrophe que nul patriote ne souhaite. Ainsi, comprendre la crise actuelle implique de saisir les liens dialectiques entre la production de la rente -Sonatrach et sa distribution à travers le système financier notamment les banques publiques qui canalisent plus de 85% des crédits octroyés expliquant que la réforme profonde du ministère des finances en profondeur n’a jamais été réalisée depuis l’indépendance politique, enjeu énorme du pouvoir assis sur la rente , réforme qui doit être couplée avec celui du ministère du commerce pour plus de cohérence, responsable de nombreuses licences d’importation et autres autorisations de complaisance.



En résumé, espérons des réalisations, concrètes du programme du gouvernement sur le terrain supposant une vision stratégique et non des actions conjoncturelles pour calmer transitoirement le front social. Face aux enjeux géostratégiques, la région africaine et euro-méditerranéenne, devant connaitre d’importants bouleversements horizon 2020/2030, impose à l’Algérie une stratégie d’adaptation tant politique, économique que militaire et de profondes réformes structurelles qui nécessiteront un dialogue permanent et un minimum de consensus politique et social, tenant compte des différentes sensibilités. L’Algérie a besoin pour éviter la léthargie et la stérilité que tous ses enfants dans leur diversité, par la tolérance des idées d’autrui, se regroupent au sein d’un même objectif à savoir le développement économique et social tenant compte de la dure réalité mondiale où toute Nation qui n’avance pas recule forcément.




NB-Pr Abderrahmane MEBTOUL, Directeur d’études ministère Energie-/Sonatrach 1974/1979-1990/1995-2013/2015 membre de plusieurs organisations internationales - haut magistrat (premier conseiller) et directeur général à la cour des comptes 1980/1983- expert au Conseil Economique et Social 1995/2007 –



-Références-

Voir nos différentes contributions parues au niveau national et international 1980- 2019 notamment nos deux ouvrages 1980/1982 deux tomes -Réformes et Démocratie Office des Publications Universitaires OPU Alger Conférence au Sénat français « l’Algérie face à la transition énergétique mondiale » ( décembre 2013) - la stratégie gazière en Algérie et le marché européen , face la concurrence internationale » (revue internationale gaz d’aujourd’hui Paris janvier 2015)- Forum mondial du Développement durable Paris (France) le 13mars 2017 Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul, « quelle transition énergétique pour l’Algérie ? » –Voir audits opérationnels sous la direction du professeur Abderrahmane Mebtoul de 1974 à 2015 1.-Bilan de Sonatrach -Ministère Industrie/Energie Alger- 1974/1976 assisté des cadres dirigeants de Sonatrach et d’experts nationaux 7 volumes 680 pages. 2.- -Pour un nouveau modèle de consommation des carburants audit assisté du bureau d’études Ernest Young et des cadres dirigeants de Sonatrach2007 8 volumes 780 pages où un volume traite les subventions ciblées intra socio- professionnelles et inter régionales.

Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul -2017-Ministère de la Défense Nationale Institut Militaire de Documentation, d’Evaluation et de Prospective « Sécurisation et économie des frontières au Maghreb et au Sahel : enjeux et perspectives » Ouvrage collectif sous la direction du professeur Abderrahmane MEBTOUL « Les enjeux de l’Algérie : réformes et démocratie » 2 volumes Casbah Edition Alger- 2005 (520 pages) .-Interviews à l’American Herald Tribune 28 décembre 2016 et au quotidien financier français la Tribune.fr mars 2017 « toute déstabilisation de l’Algérie aurait un impact sur l’espace méditerranéen et africain » -Etude du professeur Abderrahmane MEBTOUL parue à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI Paris France) » la coopération Maghreb Europe face aux enjeux géostratégiques » (novembre 2011)- chapitre III- « la stratégie de l’OTAN face aux enjeux géostratégiques en Méditerranée » -Une importante étude sous la direction du professeur Abderrahmane Mebtoul est parue en décembre 2013 à l’Institut français des Relations Internationales- IFRI- (3ème think tank mondial) sur le thème «Le Maghreb face à la sphère informelle» en cinq chapitres – La situation des économies maghrébines

-Voir l’audit réalisée sous ma direction assisté de 15 experts tous algériens pour le Premier Ministère (10 volumes 890 pages) suppléant à la léthargie du CNES , en janvier 2014 avec 19 propositions rentrant dans le cadre de la nouvelle stratégie du développement socio-économique, horizon 2020/2030 où chaque proposition a fait l’objet d’une étude particulière par les experts. Proposition 1 : les axes stratégiques des nouvelles mutations mondiales. Proposition 2 : Etat de droit, instituons démocratiques et société participative. Proposition 3 : réorganisation des institutions gouvernementales et locales- Proposition 4 : axes pour l’amélioration de l’efficacité des politiques publiques et la dépense publique dont l’habitat et les infrastructures -. Proposition5 : création de technopoles- décentralisation par de grands pôles régionaux et nouvelle politique industrielle tenant compte des besoins du marché intérieur et pour l’exportation des filières internationalisées. Proposition 6 : lutte contre la bureaucratie : intégrer la sphère informelle et réorganiser les corps de l’Etat. Proposition 7 : contrôle transparent- adaptation au droit international et allègement des procédures administratives – Proposition 8 : revoir la gestion des caisses de sécurité sociale conciliant système par répartition et système par capitalisation, équité et efficacité. Propositions 9 : mise à niveau ciblé pour dynamiser le tissu productif en déclin par les nouvelles technologies et encourager l’entreprenariat féminin. Propositions 10 : Les huit mesures pour dynamiser les PMI/PME. Proposition 11 : Améliorer le niveau de l’Ecole et des Universités y compris la formation professionnelle. Proposition 12 : les axes de la transition énergétique de l’Algérie, en encourageant les industries écologiques. Proposition 13 : dynamiser l’agriculture liée à une nouvelle politique de l’eau , le tourisme intimement lié à l’artisanat. Propostion14 : création d’entreprises à partir du recyclage des déchets. Propositions 15 : création d’une industrie de médicament. Proposition 16 : actions pour dynamiser le système financier et la Bourse d’Alger et différents modes de financement ( finance classique, finance islamique, micro- crédits) pour dynamiser le tissu productif. Proposition 17 : dynamiser des instituions stratégiques en léthargie, la Conseil Economique et social, le Conseil national de l’Energie, la Cour des comptes et le Conseil de la concurrence. Proposition 18: revoir le fonctionnement de notre diplomatie pour l’adapter à l’environnement internet et international. Proposition 19 : adapter notre système de défense/sécurité aux nouveaux enjeux géostratégiques : tensions régionales et cybercriminalité.




Dimanche 9 Février 2020


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