Demain, mardi 16 octobre, Téhéran sera l'hôte du Sommet des 5 pays riverains de la Caspienne. De nombreux sujets sont traités, par les médias occidentaux, mais c'est la visite, en Iran, du Président russe, Vladimir Poutine qui a focalisé toute leur attention. En effet, les milieux politiques sont conscients du fait que cette visite est porteuse d'un message politique particulier que l'Occident ne peut pas négliger, notamment, dans des circonstances où elle s'emploie, par tous ses moyens, à isoler l'Iran, sur la scène internationale.
Les relations russo-iraniennes sont profondes, et malgré certains défis et campagnes médiatiques occidentales contre les activités nucléaires civiles iraniennes, Téhéran et Moscou partagent des points de vue similaires sur nombre de questions régionales et internationales, dont et avant tout, le rejet de la politique unilatéraliste américaine et l'opposition à la présence des étrangers dans la région. La visite, en Iran, du Président russe met en exergue l'insistance réciproque de Téhéran et de Moscou sur l'essor de leurs relations, à l'échelle régionale et internationale, et sur l'usage de toutes leurs potentialités politiques et économiques.
Téhéran estime que les positions indépendantes de Moscou, sur les questions régionales et internationales, revêtent une importance toute particulière, de même que Moscou confirme le rôle clé de la RII, dans le maintien de la stabilité et de la sécurité de la région et met l'accent sur la promotion des coopérations économiques, notamment, dans le domaine de l'énergie.
Le rôle complémentaire qu'ont joué et que jouent l'Iran et la Russie, dans l'établissement de la stabilité et de la sécurité de la région, notamment, lors de la réconciliation nationale, au Tadjikistan, au milieu des années 90, de même que leur contribution à l'établissement de la stabilité, en Afghanistan, et leurs positions similaires, en ce qui concerne la fin de l'occupation de l'Irak et les autres questions du Moyen-Orient, sans oublier leur volonté présente de parvenir à un consensus sur le régime juridique de la Caspienne, témoignent, tous, de l'importance de la visite du Président russe; d'où les agissements diplomatiques de Washington, dont la récente visite, en Russie, de la Secrétaire d'Etat et du Secrétaire à la défense américain.
N'oublions pas, en passant, la visite ratée du Président français, Nicolas Sarkozy, à Moscou, avec l'objectif d'encourager le Kremlin à soutenir les positions unilatérales de l'Occident contre l'Iran. Quoi qu'il en soit, les experts politiques estiment que la visite de Poutine à Téhéran a un goût très amer pour les Occidentaux qui la considère comme un coup dur asséné à leurs efforts et agissements contre l'Iran. C'est, notamment, ce qui explique les campagnes d'intoxication de l'Occident contre l'Iran et leurs rumeurs, sans fondement, pour faire croire au manque de sécurité, à Téhéran, lors de la visite du Président russe.