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FRANCE

La nation toute nue, À propos d’un refus de naturalisation pour cause de « burqa » et de « salafisme »


Par un arrêt en date du 27 juin 2008 qui a fait couler beaucoup d’encre, le Conseil d’Etat, sur le rapport de Madame Sophie-Caroline de Margerie (Conseiller d’État) et au vu des conclusions de Madame Emmanuelle Prada-Bordenave (Commissaire du gouvernement), a confirmé l’opposition du Gouvernement à l’acquisition par mariage de la nationalité française d’une marocaine, Faïza A., sous la motivation suivante : « Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que, si Mme A possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d’égalité des sexes ; qu’ainsi, elle ne remplit pas la condition d’assimilation posée par l’article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l’acquisition par mariage de la nationalité française de Mme A ».

Par Laurent Lévy



La nation toute nue, À propos d’un refus de naturalisation pour cause de « burqa » et de « salafisme »

La loi ne prévoit en effet pas que la personne mariée à un conjoint de nationalité française peut de plein droit acquérir cette nationalité. Si une simple déclaration y suffit, il demeure que, aux termes de l’article 21-4 du Code civil,

« Le Gouvernement peut s’opposer, par décret en Conseil d’État, pour [...] défaut d’assimilation, autre que linguistique, à l’acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger »

Le Conseil d’État ayant écarté les moyens de la requérante, tirés de la liberté d’expression religieuse et de l’article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits humains, et les règles de la procédure ayant été respectées par le Gouvernement, il semble bien que l’arrêt en question soit inattaquable sur un strict point de vue juridique. Mais la règle de droit qu’il met en œuvre mérite d’être interrogée.

Quoique la décision ne fasse aucune allusion au comportement vestimentaire de la requérante, on sait par le débat suscité par cette affaire que ce que l’arrêt du 27 juin caractérise comme « une pratique radicale de sa religion » se manifestait entre autres par le port du « niqab » (voile couvrant ne laissant paraître que les yeux), inexactement désigné comme « burqa » (tenue traditionnelle afghane, qui masque le visage des femmes derrière un genre de grillage) par la plupart des commentateurs. Madame Prada-Bordenave précisait en outre dans son rapport que

« elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n’a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille et semble trouver cela normal. L’idée même de contester cette soumission ne l’effleure même pas ».

Et d’ajouter que ses déclarations sont « révélatrices de l’absence d’adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française ».

Il n’en fallait pas moins pour fonder la décision.

On n’épiloguera pas sur la vraisemblance qu’une femme, fût-elle marocaine, et s’exprimant parfaitement en français, n’ait ainsi

« aucune idée [ ! ] sur la laïcité ou le droit de vote ».

Mais on peut gager qu’il y a bien du fantasme orientalisant, et dans le fond bien du mépris, derrière une telle imputation. Il est par contre fort possible que Faïza A. et la commissaire du Gouvernement ne partagent pas le même point de vue quant à ces questions. Mais peu importe. On n’insistera même pas sur l’affirmation que cette femme, dont les voisins attestent qu’elle va comme tout le monde faire ses courses dans le quartier, et bavarde tranquilement avec ses voisines, aurait vécu

« retranchée de la société française ».

Car la question de fond, si l’on tient pour acquis que la décision en cause est bien fondée en droit, c’est la règle de droit elle-même, et le nationalisme, c’est à dire le racisme, qu’elle sous-tend.

De quoi s’agit-il en effet ? Le Conseil d’État valide le décret du Gouvernement s’opposant à l’acquisition de la nationalité française par mariage, par une femme marocaine, et ce pour « défaut d’assimilation », au motif que sa pratique, qualifiée de « radicale » de sa religion, serait incompatible avec les « valeurs essentielles de la communauté française », au rang desquelles le « principe d’égalité des sexes ».

Il n’y a pourtant pas grand chose ici qui aille de soi.

« Assimilation » et « valeurs essentielles »

Qu’est-ce, par exemple, que cette « assimilation » exigée pour l’acquisition de la nationalité française ? On peut imaginer que cela signifie que l’étranger-ère est devenu « similaire », « semblable » aux français-es. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Les français-es, sont tou-te-s différent-es. Auxquel-le-s faut-il être semblables ? A quel type moyen ?

On peut certes imaginer que l’assimilation consisterait simplement à avoir une vie « normale » dans la société française. Mais on retombe sur cette notion de « normalité ». Qu’est-ce qui pourrait définir une vie « normale » dans un pays où existent des centaines de modes de vie, de choix, de goûts, d’opinions différentes ?

L’élément légal qui permet au Gouvernement de s’opposer à l’acquisition de la nationalité française est donc des plus flous, des plus incertains. Pour caractériser le défaut d’assimilation, le Conseil d’État à donc recours à une notion qu’il semble considérer comme définissant l’assimilation, l’adoption des « valeurs essentielles de la communauté française », que la commissaire du Gouvernement avait évoquées comme « valeurs essentielles de la société française ».

Or, cette notion est elle-même très incertaine. L’évoquer suppose en effet, qu’on tienne pour acquis que la « communauté française » partagerait bien des « valeurs essentielles ». Il est pourtant difficilement discutable que rares sont ces « valeurs » qui seraient effectivement partagées par l’ensemble de la « communauté française », ici considérées – puisqu’il s’agit d’accession à la nationalité – comme des valeurs « nationales » (le sens premier du mot « nation » est d’ailleurs celui de « communauté »). Et la communauté c’est à dire la nation française, et à plus forte raison la société française, n’a rien d’homogène, à quelque point de vue que ce soit. En particulier pas du point de vue de ses « valeurs ».

La seule « valeur », jugée essentielle à la communauté française, expressément mentionnée par le Conseil d’État dans cette affaire est le « principe d’égalité des sexes ». Le moins que l’on puisse dire est que ce principe n’est en rien constitutif de l’identité française. Qu’il suffise de jeter un coup d’œil sur les bancs du Parlement ou sur les sièges des conseils d’administration des sociétés cotées en Bourse pour s’en convaincre. Les « barbus » de la IIIe République ont tout fait pour retarder l’accès des femmes au droit de vote qu’elles revendiquaient. Les femmes ont dû lutter pendant des décennies contre une République essentiellement patriarcale pour obtenir des droits aussi élémentaires que l’égalité dans le mariage, le droit à la contraception ou là l’avortement – lequel est régulièrement mis en cause au sein même de la « communauté française » – ou la reconnaissance du viol entre époux. Il se trouve même assez de membres dûment estampillés de la « communauté française » pour lesquels l’égalité des sexes est une valeur tellement essentielle que chaque semaine, trois femmes meurent de violences conjugales.

Ainsi, lorsque Valérie Pécresse affirme que

« le Conseil d’État en rendant cette décision a voulu réaffirmer qu’on ne pouvait pas avoir la nationalité française quand on n’adhérait pas à ce principe »,

elle attribue à la Haute juridiction une contrevérité évidente, du même ordre que celle énoncée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il affirmait au cours de sa campagne électorale que

« être français, c’est respecter la loi ».

Tout ce qui existe est possible, et on peut à l’évidence avoir la nationalité française sans respecter la loi et sans adhérer au principe de l’égalité entre les sexes.

« Salafisme » et « pratique radicale »

L’absence d’adhésion de Faïza A. aux valeurs nationales de la France est en outre induite par l’arrêt du 27 juin du fait qu’elle aurait adopté

« une pratique radicale de sa religion ».

Là encore, on ne peut que s’interroger. Tout d’abord, cette notion ne recouvre rien de bien déterminable. Le fait est qu’au cours de l’enquête, les époux A. semblent avoir déclaré être des musulmans « salafistes ». Mais outre que ce mot est employé dans des sens différents, ne correspondant pas tous au courant identifié le plus habituellement comme « salafiste », il n’est pas anodin de remarquer qu’il se trouve de nombreux spécialistes pour considérer que ce courant n’est pas caractérisé comme une « pratique radicale » de l’Islam, mais comme une pathologie sectaire de cette religion ; si bien que définir le « salafisme » comme une « pratique radicale de l’Islam » revient, de la part des juges, à trancher un débat interne à l’islamologie.

Surtout, en toute hypothèse, il existe bien des « salafistes » français, quel que soit le sens que l’on donne à ce mot, si bien que caractériser ce courant comme étant par nature incompatible avec les « valeurs essentielles » de la nation française, est soit une contradiction dans les termes, soit l’effet d’une conception particulièrement inquiétante de la nation française. Particulièrement inquiétante, mais hélas parfaitement banale. Et c’est elle que la décision du Conseil d’Etat invite à interroger.

Il n’est pas anodin que, dans différentes déclarations auxquelles cette décision a donné lieu, les « valeurs essentielles de la communauté françaises » aient parfois été qualifiées de « valeurs de la République ». C’est ainsi que l’association « Ni Putes Ni Soumises » s’en est félicitée , se disant « soulagée » que soit ainsi donné

« un exemple pour tous ceux qui se revendiquent des valeurs de la République ».

Le conseiller d’État Rémy Schwartz, ancien membre de la commission Stasi, affirme dans le même esprit que

« une femme qui porte la burqa témoigne de son refus des valeurs de la République. »

Valérie Pécresse notait de son côté que

« au-delà même du port de la burqa, il y avait la question du fait que cette femme n’allait pas voter, du fait que cette femme n’avait pas de vie indépendante en dehors des déplacements qu’elle faisait accompagnée de son mari. Je crois que cela n’est pas la République française »,

semblant ainsi ajouter, à toutes fins utiles, aux motivations du Conseil d’Etat – en même temps qu’elle introduisait des détails de fait qui ne semblent pas correspondre à la réalité.

Mythe national et xénophobies

Voici donc la Nation telle qu’elle est vue par la conception dominante : non pas la communauté de ceux qui vivent effectivement dans le pays et le font vivre, mais une communauté imaginaire, conforme à un idéal forgé à la petite semaine par les élites autoproclamées. Le hic n’échappe à personne : cette conception, si elle permet d’empêcher celles et ceux qui ne correspondent pas au modèle de venir le polluer de leur adhésion, n’a pas pour autant pour effet, en l’état du droit, d’en exclure les personnes qui, françaises de naissance, ne sont pas pour autant conformes à l’idéal-type du moment. Du moment, car cet idéal type qui se donne des allures d’éternité en évoquant des « valeurs essentielles » comme on parlerait de « valeurs éternelles » attribue à la Nation une « essence » très variable ; et considérer l’égalité des sexes comme une valeur essentielle de la société française aurait semblé grotesque il y a encore peu.

Le tour de force idéologique est d’ailleurs qu’on puisse aujourd’hui l’énoncer ainsi sans soulever la moindre levée de boucliers, en particulier parmi les féministes, pourtant bien placées pour savoir à quel point cette égalité est loin d’être passée dans les mœurs dominantes. Affirmer le caractère essentiellement étranger d’une méconnaissance de l’égalité entre les hommes et les femmes, cela revient à affirmer cette énormité, contraire à l’expérience quotidienne, que cette égalité serait en France une chose acquise, devenue essentielle à l’identité même d’une Nation définie par ses « valeurs ».

En outre, considérer comme devant demeurer à l’extérieur de la « communauté française » quiconque n’y serait pas assimilé par adhésion à ses prétendues « valeurs essentielles » revient à dénoncer comme n’étant « pas vraiment françaises » les personnes pourvues de la nationalité mais que l’on peut soupçonner de ne pas partager ces sacro-saintes « valeurs ».

À la xénophobie externe, qui permet de traiter les étrangers en inférieurs, indignes par exemple d’exercer en France les droits politiques reconnus aux nationaux, répond ainsi une xénophobie interne, par laquelle certains français sont regardés comme des étrangers – au point sans doute qu’on pourrait s’interroger sur la légitimité de leurs droits.

Si Faïza A. ne partageait pas certaines des « valeurs » de Sophie-Caroline de Margerie, de Emmanuelle Prada-Bordenave, de Valérie Pécresse et de quelques autres, elle partageait celles de certain-es de nos autres compatriotes – comme son mari, pour ne prendre que cet exemple. Elle était ainsi parfaitement « intégrée », « assimilée » à certains secteurs de la société française, de la communauté nationale. Et même s’il s’agit là d’un secteur parfaitement marginal dans la société française, son existence même illustre le fait que la Nation n’est pas une réalité lisse et exempte de contradiction. Mais peut-être que prétendre gommer les contradictions de la société est précisément le propre des idéologies nationalistes. Le mythe national permet de contester aussi bien le racisme structurel que la lutte des classes.

Être français, disent Jean-Marie Le Pen et quelques autres, ça s’hérite ou ça se mérite. Mais la définition du « mérite » mise en œuvre par la théorie de l’assimilation qu’illustre l’arrêt du 27 juin ne correspond pas à l’ensemble des « héritages » possibles. Il semble que les qualités nécessaires pour « mériter » la nationalité française soient plus précises que celles dont on peut simplement « hériter ».

La référence de la décision du Conseil d’Etat à la « pratique radicale de la religion » est particulièrement éclairante, dans la mesure où l’intégrisme, dans son sens premier, c’est à dire l’intégrisme catholique, est une réalité typiquement française, incarnée par feu Marcel Lefèbvre. La logique du Conseil d’ État devrait conduire à refuser la nationalité française à un polonais intégriste, ou à un new-yorkais loubavitch. Il n’est pourtant pas certain que cette solution serait retenue…

Combat d’idées et chasse aux sorcières

On est libre de combattre les idéologies que l’on ne partage pas. Rien n’oblige à partager la conception du monde des époux A. ou de Valérie Pécresse. Si les « valeurs » de la compétition, de la réussite individuelle, ou du règne de la Bourse – les « valeurs » des valeurs mobilières – sont, par exemple, aujourd’hui dominantes, rien n’interdit de les combattre et d’en promouvoir d’autres. Mais rejeter comme n’étant pas françaises les « valeurs » qui sont, en France, minoritaires ou marginales, quel que soit le jugement que l’on puisse porter sur elles, c’est permettre à la politique d’être submergée par le mythe. C’est dans le débat d’idées, dans les luttes politiques et sociales, dans le jeu des contradictions qui animent réellement la société, que l’on peut combattre réellement les pratiques sociales et les conceptions du monde que l’on juge contraires aux « valeurs » que l’on entend porter. Dans ces combats, celles et ceux qui luttent pour l’émancipation humaine ne se trouveraient peut-être pas sur chaque sujet du même côté que Faïza A. et son mari – ou que Valérie Pécresse. Mais cela ne suppose pas, bien au contraire, que la qualité de français soit contestée à l’une et tolérée à l’autre – et pleinement reconnue à la troisième.

Nier les contradictions de la société, les masquer derrière de prétendues « valeurs essentielles de la communauté (ou de la société, ou de la nation) française », les refuser comme antinationales, c’est promouvoir le statu-quo des dominations à travers une mystification idéologique. Il fut un temps, pas si ancien, où l’on disait : « communiste, pas français », ou encore « le Juif est l’ennemi de la France ». On sait comment cela s’est terminé. La même idéologie régnait sur les États-Unis aux temps du maccarthysme, où le défaut d’américanisme (« un-american activities ») conduisait à supprimer le passeport de l’immigré Charles Chaplin ou du fils d’esclave Paul Robeson. Ces temps semblent faire, de part et d’autre de l’Atlantique, un terrible retour en force.

Une source « proche du dossier » confiait à l’AFP que

« ça n’est pas la première fois que cet argument du défaut d’assimilation conduit à refuser l’octroi de la nationalité française », même si « c’est peut-être la première fois concernant le port d’une burqa ».

On a vu, dans le contentieux de la naturalisation, des refus liés à la langue parlée an famille, et même aux habitudes alimentaires. Il y a pourtant de nombreuses familles françaises au sein desquelles on parle arabe, berbère, ou portugais, sans même évoquer celles où l’on parle breton, occitan, alsacien ou corse. Et il est de notoriété publique que le couscous est le plat préféré des Français. Mais peu semble importer au Conseil d’État.

Il est évident que ce sont les mêmes réflexes qui conduisent à refuser la nationalité française aux étrangers qui ne se conforment pas à la conception dominante du monde, et qui conduisent à refuser aux résidents étrangers l’exercice de la citoyenneté. Et que la reconnaissance à toutes les personnes qui vivent dans le pays, et le font vivre, du bénéfice des « droits de l’homme et du citoyen » aurait pour heureux effet de rendre anecdotique l’enjeu de la question nationale.


Vendredi 08 Août 2008

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Commentaires articles

1. Posté par Emre le 08/08/2008 16:08
Ce desir de vouloir rendre tt le mode pareil me revulse...bientot nous devrons tous porter le meme uniforme pour que la question ne se pose plus...est-ce qu'on fait chier les punks pcq ils ont un accoutrement bizarre, qu'ils prennent des drogues et qu'en plus....ils ne respectent pas la societe, ce sont des anarchistes!!!!
Eh bien non...on en fait un mouvement, et aujourd'hui on s'en souvient en disant "c'etait le bon vieux temps"...
Les arguments qu'on utilise contre les musulmans deviennet de plus en plus degoutants, la liberte de langage( ou de vulgarite) a leurs egards devient un fait de societe...avant on s'attaquait a la personne : cad le noir ou l'arabe, le bronze quoi...auj on s'attaque aux croyances aux origines a la culture tte entiere pour que ces gens se sentent miserables, qu'il n'y ait plus aucune contestation de leurs parts... et leur methode fonctionne de + en + de musulman renoncent a tous leurs droits pour ne pas etre persecute!!! Et apres on fait des declarations du genre : ils ne participent pas activement a la societe....C'est l'histoire du voleur vole

2. Posté par djeha le 08/08/2008 17:09
Combattre les polices de la pensée et leurs lois : un travail d'information à faire...

Maîtres et valets ne sont forts que par leur fric, leurs fonctions, leurs lois et leur propagande ; ainsi que de la lâcheté et de la servilité du plus grand nombre…
Mais nous sommes encore quelques-uns, malgré les persécutions, les calomnies, les mensonges, les négations, les criminalisations dont nous sommes victimes de la part des polices de la pensée et de leurs correspondants officiels ; à ne pas accepter l'injustice, l'humiliation et l'asservissement, pour nous-mêmes et pour nos peuples…

Nous nous opposons au discours de préférence et de détestation communautaire ainsi qu'aux lois raciales/racistes anti-constitutionnelles piliers du racisme d'Etat ; instaurant la « racialisation » de la société française, la supériorité, l'impunité et l'intouchabilité des uns contre les autres…
Des lois et des accusations qui permettraient et justifieraient tout, y compris les pires exactions…

Nous persistons à défendre, des valeurs de liberté, d'égalité, de dignité, de justice et de Vie POUR TOUS que nous voudrions présentes et vivantes PARTOUT…
N'en déplaise à ces individus qui se parent de toutes les vertus, nous nient tout droit et qui transpirent de haine à l'égard des Hommes encore debout…

Il faut prendre conscience que ces lois raciales/racistes établissant des distinctions et des traitements différents entre Français, sont les clefs de voûte du racisme anti-français comme anti-musulman, et de notre asservissement…

Ce sont ces lois instiguées et utilisées comme armes de guerre par les polices de la pensée (qui ne sont rien d'autre que des officines racistes) et leurs relais officiels, au profit de Français, qui seraient « plus citoyens que les autres » contre d'autres Français qui « le seraient moins »…
Des lois qui « justifieraient » toute accusation, toute interdiction, toute répression, toute violation du droit, des droits et des droits de l'homme, le doublement des peines ainsi que les pires exactions…
Des lois qui « autoriseraient » des présidents de la République, des Premiers ministres et des ministres à prononcer des discours de préférence communautaire, discriminatoires, scandaleux et inacceptables, associant une communauté spécifique, à la France et à la République et qui permettraient des rapports fusionnels avec certains responsables communautaires les invitant à s'associer à la répression à l'égard d'autres Français…


3. Posté par Népios le 08/08/2008 19:31
Pauvre République... Qu'ont-ils fait de toi ? Je ne reconnais plus ma France... J'ai honte... Je dois bientôt partir à l'étranger et à qui me demandera ma nationalité, je dirai "québécois" avec l'accent approprié...

4. Posté par Max le 08/08/2008 23:33
La religion est le cancer de l'humanité, il a causé bien plus de mort que toute autre fléau.
L'homme prouve avec le temps qu'il est incapable de comprendre un message spirituel.

Chrétiens, musulmans et judaismes sont les principaux maux de cette planete.

5. Posté par Emre le 09/08/2008 12:37
La religion est le fleau de ce monde....??? Max ouvre un peu les yeux, sois moins simpliste et tu verras p-etre que les gens qui tuent , massacrent, volent sont tout sauf religieux...par contre c vrai qu'ils font tt ca avec l'aide de la credulite de bons religieux.
A t'entendre mon cher Max, tu te places en tant qu'athée qui a tt compris, regardant de loin ces imbeciles de croyants s'entretuer...
En te placant au-dessus de cette masse religieuse, je ne vois pas ce qu'il reste de spirituel en toi.......

Si tous ces gens sont les maux de la planete, vous devez pas etre tres nbreux sur ta planete...

6. Posté par djeha le 10/08/2008 17:52
Peut être faudrait pas confondre religion et spiritualité
Il est vrai que trés souvent dans l'Histoire de l'Humanité les belliqueux et autres conquistadors ont utilié le Prétexte de la religion pour attaquer d'autres peuples ou pour justifier n'importe quel racisme
rappelons nous que jusquà la fin du 17ème siècle l'Eglise catholique se posait la question est-ce que la femme a une ame pouir justifier la différence des sexes et la situation sociale de la femme
Le Génocide des peuples Amérindiens s'est fait au nom du Christianisme
la colonisation de l'Afrique s'est faite au nom de la christianisation de ces peuples sauvages
"Le sabre et le goupillon"
on crée un état factice au nom du retour à la terre promise .
sous entendu promesse de dieu à un peuple élu au détriment d'autres peuples Aujourd'hui cet argument nétant plus valable on invente une nouvelle religion
la laicité la démocratie les droits de l'Homme
En définitif l'agression peut toujours être justifiée Qui veut tuer son chien l'accuse de rage

7. Posté par amandine le 21/08/2008 16:54
Nous ne sommes plus au moyen age il faut évoluer. Je suis contre la burqua ,les femmes qui portent cet habit ne sont pas libres. En France les femmes sont libres,elles n'ont pas peur de montrer leur corps. si ces personnes veulent se voiler la face libres à elles mais qu'elles aillent vivre dans leur pays.les islamistes veulent obliger la France et les Français à se plier à leurs exigences. nous avons interdit le porc dans les écoles pour leur faire plaisir et c'est déjà beaucoup alors moi je dis stop à la charia !

8. Posté par djeha le 21/08/2008 17:14
nous ne somlmes plus au moyen age ?j'ais des doutes .
On envahit un pays au nomsde la démocvratie et des droits de l'homme.
la france perds des soldats dans un pays qui n'a rien demandé que de vivre en paix
QUI VEUT IMPOSER QUELQUE CHOSE AUX AUTRES ?

9. Posté par redk le 21/08/2008 19:01
Je rajoute quand la même France étais en Algerie ou d'autres colonies musulmanes, ça la géner pas trop les femmes avec leurs voiles et ça à duré 130ans pour L'Algerie, quelle hypocrisies !!!

10. Posté par djeha le 21/08/2008 19:26
Amandine chacun doit être libre de son choix .
Vous êtes contre la burka .Vous ête libre .alors laissez la liberté aux autres aussi
Je vais vous raconter en bref un débat que j'ai eu dernièrement avec un curé jésuite en France
aprés un long débat ou chacun de nous avait déployé forces arguments .le père m'a demandait de lui laissé tirer conclusion
"Revenez nous voir mon fils quand vous voudrez"
ma réponse
"Mon père cela sera un honnneur et un plaisir de vous revoir et au moins connaitre la France profonde

11. Posté par amandine le 22/08/2008 13:34
Djeha ces femmes qui portent cet habit ne sont pas libres,bien souvent leur mari les cachent ils sont d'une jalousie terrible, ils leur interdisent de regarder un autre homme qu'eux ,elles ne peuvent même pas embrasser sur la joue leur beau-frère ou être assis à côté,elles n'ont pas le droit de sortir toute seule . Alors si vous appelez cela la liberté je veux bien me faire raser le crane.Je suis athée mais ,je respecte toutes les religions mais je ne supporte pas les intégristes qui veulent imposer leur loi. Quand je vais en Arabie je respecte les traditions,je ne dois pas me promener sans foulard et être accompagné par un monsieur . Il faut que ces personnes fassent de même en france respecter ce pays en s'intégrant.. Il ya un imam qui vit près de chez moi lorsqu'il sort avec sa femme lui marche devant ,elle soumise telle une esclave vétue de la burka noiremarche derrière lui jusquà la mosquée.C'est ça la liberté???

12. Posté par djeha le 22/08/2008 17:20
Non ce n'est pas vrai !comment faire ce type d'assertion sans conaitre les gens de l'interieur .
L'athéisme à ma connaissance n'implique pas obligatoirement la condamnation des autres courant de pensée .Engels dixit.
je reste convaincu de votre honnetteté mais surtout le pluys important c'est de ne pas colporter les clichés qui fera avancer le débat

13. Posté par Emre le 22/08/2008 22:44
Amandine, je pense qu'effectivement tu as bcp de clihés par rapport aux musulmans et que tu généralises un peu beaucoup...(ca est du belge!!!)
T as raison sur le fait qu'il y a une minorité de femmes qui sont forcées de porter le voile et de vivre au rythme de la baguette de leur mari...mais est-ce vraiment different en Europe?
Les hommes excessivement jalux qui interdisent tout a leur femme, des femmes battues, brutalisés...vu les campagnes qu'on fait ici en France, en Belgique, en Angleterre c'est un veritable fleau de la societe occidentale...ou tout simplement pense a la femme objet qui a été créee en occident.
Aujourd'hui 5 filles sur 10 de - de 18 ans reve d'etre une star du porno( suffit de regarer Cauet le soir pour voir ce qu'on veut pour les femmes en Europe)
Maintenant y a une part de verite dans ce que je dis comme une part de cliché...mais tu te compares aux femmes voilées en te pensant libre, et tu en es convaincue, mais beaucoup de femmes musulmanes te diront le contraire...Si toi tu as du respect quand tu vas en Arabie, certains occidentaux n'en ont pas...et c'est pareil en France, une minorité de "musulmans" ne respecte pas les traditions et valeurs francaises...il y a des crétins partout, mais le voile reste coutumier ou par conviction et il ne devrait pas géner les gens autour...je ne comprends pas tjs tout ce bruit pour une étoffe...et pq on interdirait pas les cheveux gras a la place??? :))))

14. Posté par djeha le 23/08/2008 10:22
Ce sont les médias qui ont crées ces clichés .Toujours dans la pensée unique la notion de liberté n'est que celle donnée par les médias la Preuve c'est que un journal en france n'arrive pas à se faire diffué car il n'entre pas dans la pensée unique je parle de "Minute"un parti français malgré ses 30% des voix n'arrive pas à se faire représenter au parlement et n'a pas droit de cité dans les médias lourd car il n'est pas dans la pensée unique .
C'estr cela la iberté ,la démocratie ???

15. Posté par djeha le 24/08/2008 12:47
mieux une horrible campagne de dénigrement avec interdiction d'acheter de locaux comme la constitution le permet à tout parti politique légalement établi

16. Posté par clar le 10/10/2008 15:02
D'abord, il faut savoir que dans les piscines françaises, le maillot de bain est obligatoire. Par conséquent, on n'oblige personne à nager toute nue, au contraire même, on vous l'interdit.
(En Allemagne, au Danemark, on a le droit de nager nue, mais c'est seulement un droit, ce n'est pas obligatoire).

Donc, le "refus de nager toute nue" est un refus à quelque chose qui non seulement n'est pas obligatoire, mais même interdit.

Ensuite, la France est un pays qui respecte toutes les religions, mais seulement du moment que cela ne trouble pas l'ordre public.
Aussi, vouloir à tout prix avoir un voile islamique est considéré comme une tenue provoquante, qui transforme la femme en objet sexuel, et manifeste le mépris de la femme, dont on doit cacher le corps comme on cache une tare, une maladie honteuse, et par conséquent, cette tenue que certains appellent "islamique" est une provocation, c'est de l"exhibitionnisme, et ça constitue un trouble à l'ordre public.

Si cette femme veut vivre "islamiquement" (du moins ce qu'elle croit être l"islam), rien ne lui interdit de demander un visa pour l'Arabie Saoudite.



17. Posté par Emre from Amsterdam le 10/10/2008 16:47
Merci pour tes propos tres rassurants.... clar!!!

Mais on ne t'avait pas attendu pour comprendre qu'il y aura tjs des cons comme toi qui se sentiront aggressés par les musulmans...et que la reponse finale des gens comme toi est toujours : Retourne ds ton pays, en Arabie,en noirade,en bamboulie et je ne sais koi encore...merci de nous eclairer sur ta condition et celle de tes semblables

tu vois Amandine je te parlais de ces cons qui ne respectent rien! voila un bel exemple

18. Posté par Emre from Amsterdam le 10/10/2008 16:53
pq il parle de piscine lui deja?

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