Propagande médiatique, politique, idéologique

Z. Abdelaziz et O. Mazri : Le Saint Suaire… Et six siècles de fascination !


L'historien Henri Broch s'exprime scientifiquement dans un ouvrage intitulé "le paranormal : ses documents, ses hommes, ses méthodes" (1989), et raconte entre autres l'histoire de ce qu'on appelle "Le Saint Suaire" ou le "Suaire de Turin".

Un tissu supposé être le linceul dans lequel Jésus a été enseveli après avoir été crucifié comme disent les évangiles. Ce n'est pas un linceul ordinaire puisqu'il mesure quatre mètres un tiers de long et un mètre dix de large, sur lequel se trouve imprimée l'image du corps de Jésus, par devant et par derrière. Depuis des siècles, ce tissu est présenté aux adeptes comme comportant les vraies empreintes du corps de Jésus ou la preuve irréfutable de l'existence de Jésus, de sa vie, de sa mort, de sa Passion, de son enterrement et de sa Résurrection, puisque la tombe dit-on a été trouvée vide, le linceul plié et mis de côté ! Par contre, rien que cette donnée "évangélistique", elle suscite des points d'interrogations à propos de la dite résurrection de Jésus, qui délia ses propres banderoles avec ses mains ligotées, plia son linceul et le plaça de côté avant de quitter sa tombe !... Là on ne peut que se demander : où a-t-il trouvé des vêtements dans la tombe pour s'habiller et sortir à la rencontre des gens, sachant qu'aucune tombe ne contient la moindre des garde-robes !

Sans aucun doute, l'histoire de ce Saint Suaire est un des exemples typiques qui révèlent l'étendue de la lutte que mène l'Eglise pour prouver les dogmes qu'elle commença à forger vers le quatrième siècle et continue à les soutenir et à les imposer. Mais de toutes les reliques historiques, quel que soit leur genre, aucune n'a suscité autant de controverses comme ce suaire, qui continuent jusqu'à nos jours, puisque le Vatican prépare une nouvelle ostension, qui fait partie de sa lutte pour réanimer la ferveur de ses adeptes, en l'exposant solennellement à Rome jeudi prochain, le 25 mars, sous les auspices du cardinal Severino Poletto, et du 10 avril au 23 mai 2010 à Turin. Cette ostension a pour thème :"Passion du Christ, passion de l'homme". Il est prévu que le Pape Benoît XVI se rendra à Turin le dimanche 2 mai.


zineomar@gmail.com
Mardi 23 Mars 2010

Z. Abdelaziz et O. Mazri : Le Saint Suaire… Et six siècles de fascination !
Quant à l'histoire du suaire, elle remonte au quatorzième siècle, date de sa première parution lorsque sa propriétaire, la veuve du Chevalier Geoffroy de Charny, l'exposa en 1360 dans l'église que son mari avait fait construire dans la ville de Lirey. En 1360, Henry de Poitiers, l'évêque de Troie, prohiba l'exposition du linceul disant que c'est un faux car les évangiles ne le citent point… En 1389, l'antipape Clément VII impose l'exposition du suaire afin que les adeptes puissent l'admirer, mais le brouillon écrit le 6 janvier 1390 fait mention qu'il ne représente pas Jésus. Cette expression a disparu du texte final qui parut début juin 1390, dans lequel l'antipape annonce qu'il offrira le Pardon à quiconque visitera l'église qui expose le linceul à Lirey, et imposa le châtiment du Silence à l'évêque de Troie en le menaçant de l'expulser de l'église s'il continuait à dire que c'est un faux ! Et pour la première fois, le Pape annonce officiellement que le visage de Jésus est imprimé sur le Suaire !
   
 A noter que les données se contredisent, même dans les textes des évangiles, entre "suaire", une sorte de mouchoir dont on couvrait la tête et le visage des morts, qui porte l'empreinte du visage de Jésus, et "linceul", qui désigne une pièce de toile dans laquelle on ensevelit un mort, et qui porte l'empreinte du corps de Jésus par devant et par derrière, et "bandelettes". A noter aussi que le verbe employé par les évangélistes varie entre envelopper, rouler, enrouler, entourer et lier. Jean évoque des linges enveloppant le corps, la TOB parle de bandelettes, la Bible de Jérusalem emploi linges, Louis Segond écrit bandes. Jean parle d'othonia, une fine toile de lin, et de soudorion, suaire, puis précise que Jésus fut enveloppé d'étoffe "selon la coutume juive". A noter, les bandelettes n'existent pas dans le rite funéraire du judaïsme mais dans celui de l'Egypte Ancienne, et pourtant l'apôtre Jean dixit !! Une remarque en passant : tous ces textes disent que Jésus, déifié au premier Concile de Nicée 325, a été enseveli dans un linceul, quelque soit sa forme, linge ou bandelettes, actuellement les chrétiens sont ensevelis dans leurs plus beaux accoutrements : qui changea le mode vestimentaire funéraire de l’enterrement des morts chrétiens?
L'institution vaticane a-t-elle plus de poids que le modèle de Jésus ?
L'exemple de Jésus n'est-il pas plus digne à suivre surtout qu'il met tous les morts à pieds d'égalités ?!  
 
 A signaler de même, qu'il existe une quarantaine de reliques portant toutes le titre de "suaires de Jésus", exactement 43 pièces de par les églises et les musées du monde chrétien, dont une seule parle de l'empreinte du corps tout entier. Cette revendication d'authenticité n'est corroborée par aucune trace historique ou archéologique. Pourtant, la documentation de l'histoire du suaire de Turin remonte à 1357 et il n'existe aucun texte le long des quatre premiers siècles qui évoque une éventuelle conservation ou même une "existence".
   
 Dans leur ouvrage intitulé "la vérité autour du suaire de Turin", 1981, K. Stevenson et G. H. Habermas assurent que la veuve du Chevalier Geoffroy a pu obtenir l'approbation d'exposer le suaire durant les fêtes. Ce qui suscita la colère de l'évêque de Troie, Henri de Poitiers, et se plaignit au roi Charles VI, qui ordonna de séquestrer le suaire. Comme les tentatives de l'ostension publique ne s'arrêtèrent point, l'évêque écrit au Pape de Rome pour porter à sa connaissance que tous ceux qui se trouvent dans l'archevêché savent bien que ce suaire est un faux, une contrefaçon, et que l'évêque précédent, Pierre d'Arsis, lui avait certifié que c'était un faux, qu'un des artistes le controuva pour attirer les adeptes vers l'église et profiter de leurs aumônes, en ajoutant, qu'après s'être enquérit et avoir analysé tous les évènements, il s'avéra que ce linceul est une falsification pure et simple, peinte avec art. Ce qui veut dire que c'est une œuvre humaine et non un miracle ! C'est peut-être cette expression qui fit que le Pape lui imposa le châtiment du Silence...
   
 En 1449, Le père Thomas, de l'Abbaye Cistercienne, et le père Henri Beckel, annoncèrent officiellement que "sur le tissu ont été peints avec beaucoup d'art, les linéaments des membres du Christ". Ce qui veut dire que c'est une œuvre réalisée par quelqu'un, que dès le début de cette trajectoire il est connu par des membres du corps ecclésiastique que c'est d'un faux qu'il s'agit puisqu'il est "peint avec beaucoup d'art" ! Ce qui n'étonne point de la part d'une Institution "habituée" à ce mode d'expression.
   
 Est-il lieu de rappeler la longue tradition de l'Eglise dans le domaine de la contrefaçon le long des siècles, à ne citer que la Donation de Constantin, les Décrétales d'Isidore, celles de Gélase, la Constitution de Sylvestre, le Décret de Gratien, et un nombre infini de faux décrets, révélant chacun la volonté de Rome et sa mainmise sur tel Roi ou son aspiration à tel avantage de terrains, de Biens ou de supériorité. La fabrication des saints n'en fait pas exception, ni celle de leurs reliques, innovation qui commença au cinquième siècle. La grande habileté déployée par l'institution vaticane est d'avoir fait croire avec beaucoup d'adresse que le dogme du suaire ou autre fabrication existait tout d'un bloc, carrément issu des évangiles. Malgré toutes les donnés qui assurent la fabrication de cette relique, les festivités concernant le Saint Suaire se sont poursuivies de sorte que le Pape Jules II (1503-1513) fixa le 4 mai comme fête officielle du Saint Suaire !
   
 Dans les temps modernes, en 1931, eut lieu la première ostension ; en 1950 un premier Congrès de Sindologie est organisé pour l'étude du suaire, les résultats sont décevant puisqu'ils parlent de fautes d'anatomie, une longueur anormales des doigts, le bras droit beaucoup plus long que le gauche et touche le genou de Jésus, mais cela n'a aucune importance pour la foi qui fonctionne à part, loin de la raison ! En 1978, le Saint Suaire est ostensé durant cinq semaines. Pendant ce temps une trentaine de scientifiques armés de six tonnes de matériel faisaient des analyses. Les travaux effectués par Walter McCrone mettent en évidence des pigments à base d'oxyde de fer, prouvant qu'il ne s'agit en réalité que du travail d'un artiste particulièrement habile et non du sang. On fit le silence sur ses études.
   
 La technique consiste à appliquer un tissu mouillé sur un moule ou un haut-relief que l'on frotte avec différents pigments, procédé connu depuis le XII° siècle. Mais le coup de massue porté à cette mascarade fut réalisé par la datation au carbone 14, en 1988, grâce à trois laboratoires (suisse, anglais, américain) supervisés par le British Museum de Londres, qui prouvèrent irréfutablement que le tissu date du Moyen Age, à dater entre 1260 et 1390, juste à l'époque où il fit son apparition.
   
 Le 13 octobre, la conférence de presse du cardinal Ballestrero fait l'effet d'un tonnerre en annonçant officiellement ces résultats. Ce qui suscita une nouvelle vague de contestations qui seront calmées grâce au geste de Jean-Paul II qui va s'agenouiller, le 24 mai 1998 à Turin, devant la relique trouvant qu'elle est "une provocation à l'intelligence, mais ne pose aucun problème de foi". L'Eglise n'ayant point de compétence scientifique, "elle n'a rien à dire sur l'authenticité du suaire" ! Belle escapade qui permet à la comédie du faux de se perpétuer. Le 21 juin 2005, le mensuel Science & Vie organise un happening visant à prouver par une démonstration pratique comment on fabrique un vrai faux et prépare un dossier de 13 pages, publié dans le numéro de juillet sous le titre suivant : "Saint Suaire, la science aveuglée par la passion".
   
 Sans nul doute, la nouvelle ostension prévue pour ce 25 mars, puis celle qui va du 10 avril au 23 mai 2010 non seulement attirera un grand nombre de spectateurs et de curieux, relancera sûrement le dialogue entre science et foi, mais elle pose une interrogation lancinante : jusqu'à quand cette Institution élevée sur un socle incalculable de mensonges, de fraudes, de scandales et de victimes, va-t-elle continuer avec ténacité à imposer ses subterfuges ?
N'est-il pas temps de plier bagages mensongers et vouer tout cet incommensurable effort pour éradiquer les vrais malheurs des opprimés de la Terre au lieu d'insister à évangéliser le monde et à violer ses enfants ?!
   
 Le Qur’àn, ultime Révélation infalsifiable, inaltérable et vérifiable, annonce la fin du dogme mystificateur et des manipulations sur la vie et la mort de Jésus en proclamant :
   
 Dieu affirme clairement, dans le Coran, que Jésus n’a jamais été crucifié, mais qu’il ne s’agissait que d’un faux semblant destiné aux juifs. En effet, tandis que Dieu élevait Jésus vers Lui, au ciel, une autre personne avait pris sa place. Le Coran ne précise pas qui était cette personne.
   
 {… ils ne l’ont ni tué ni crucifié, mais cela leur est apparu ainsi.
Allah l’a élevé vers Lui.} An Nissa 157
   
 Sanctifié la Croix ou le Suaire et en faire non seulement des symboles religieux mais des fondements du dogme c’est un blasphème qui ne trouve son explication que dans la déification de Jésus fils de Marie et Prophète de Dieu pour des raisons de divergence entre les Juifs et les Chrétiens : qui est l’élu de Dieu et à partir de cette élection consacrer une vision ethnocentriste de l’histoire, de la religion, de la civilisation et de la prétention à gouverner le monde. Toute la haine contre l’Islam, Son Livre et son Prophète tire racine dans le dévoilement des falsifications religieuses et la proclamation de la faute gravissime dans laquelle s’est fourvoyé le clergé qui a créé des mythes pour s’inventer le droit de parler au nom de l’universel et de parler comme seul représentant de l’universel pour donne légitimité d’évangélisation et de conquête coloniale au nom de Jésus devenu Dieu le Rédempteur, le Rémissif, le Sauveur :
 
 
 {Et ils disent: « Le Miséricordeur s’est attribué un fils. » Vous proférez là une chose abominable! Peu s’en faut que les cieux ne se déchirent, à ces mots, que la terre ne se fende et que les montagnes ne s’écroulent! Quoi! Attribuer un fils au Très Miséricordieux alors qu’il ne sied nullement à (la majesté) du Miséricordeur d’avoir un fils! Aucun habitant des cieux et de la terre ne se rendra auprès du Miséricordeur autrement qu’en dévoué. » Marie 88-93
 
 
 Jésus est innocent de leur mensonge et de leur mystification qui desserve la foi et la raison. Nous devons rappeler à nos frères qui ont grandi dans cette légende fabriquée pour des motifs politiques et idéologiques de se réveiller et de revenir à la raison et à la foi authentique du monothéisme pur et parfait car ils seront confrontés à Jésus. Il n’y a pas pire mensonge que celui attribué à un Prophète de Dieu. Au Jour du Jugement, Jésus niera ce caractère divin qu’on lui aura attribué et les partisans de la dérive démiurge qui ont usurpé sa mission, sa voie et sa vérité devront répondre lorsque Jésus sera interrogé au sujet des gens qui l’adoraient comme divinité et sanctifiaient de fausses reliques et de faux symboles :
 
 {Et lorsque Dieu dira, [au Jour de la Résurrection] : « Ô Jésus, fils de Marie! Est-ce toi qui as dit aux gens : « Prenez-nous, ma mère et moi, pour deux divinités en dehors de Dieu? » Il dira : « Gloire à Toi! Il ne m’appartenait pas de déclarer ce que je n’avais aucun droit de dire. Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, mais je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Certes, Toi et Toi seul connais le Ghayb (le non manifesté). Je ne leur ai dit que ce que Tu m’avais commandé (de dire), à savoir : « Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur.} Al Maidah 116-117
 
 
 En tous les cas le Vatican utilise l'image et l'icone non comme projet de visibilité et de lisibilité de la vérité mais comme projet de mystification pour frapper l'imaginaire et aliéner l'imagination par la fascination. La libération consiste justement à mettre fin à la fascination et comme le suggère le sémiologue Umberto Ecco à faire de l'image (de la lettre ou du
signe) une invitation à la réfléxion. Ce n'est pas le cas de ceux qui traitent les musulmans d'irrationnels doués d'une conception de la Transcendance divine échappant à la raison humaine ( Benoit XVI). Le Qur'àn libère l'homme de la fascination et de l'aliénation qu'elle induit en exigeant la conjugaison de la foi monothéiste avec l'intelligence. Il ne s'agit pas d'être doué de raison mais d'utiliser sa raison à bon escient.
Il ne s'agit pas de revendiquer la rationalité mais de la mettre au service de la libération de l'homme pour qu'il puisse accéder à la grandeur, à la dignité, à la vérité sans artifices :
 
   
 En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs còtés, invoquent Dieu et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant) : "Notre Seigneur ! Tu n'as pas créé cela en vain.} al 'Imrane190
   
 http://liberation-opprimes.net



Mardi 23 Mars 2010


Commentaires

1.Posté par ABC le 23/03/2010 17:07 | Alerter
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Je ne voix pas personnellement l'interet d'une telle reflexion(article en haut).L e miracle du saint suaire a été mis en cause par beaucoup de chretiens eux mêmes.Pourquoi se meler donc à la contreverse et creer des tensions dont les musulmans comme beaucoups de chretiens n'en ont pas besoin.L'air est déja irrespirable comme ça dans un monde à la derive et sur le point d'exploser .
S'il faut critiquer et dénoncer le Vatican ,il faut le faire sur des bases politiques et non théologiques, car ces dernieres sont sans issue et c'est bien ce que cherche le Vatican pour masquer sa politique au service des puissances finaciéres et militaires occidentales en limitant le dialogue interreligieux à des questions de nature théologiques alors que le debat doit etre en priorité politique.
On ne change pas le monde ni les mentalités avec pareil article car on oublie souvent que le christianisme habite les têtes depuis 2000 ans et non pas depuis hier.

Le pape confirme les bienfaits de la colonisation :
" On croyait le discours de légitimation de la colonisation réservé à certains hommes politiques inspirés par le révisionnisme et le refus de la repentance ; c’était oublier un peu vite que les crimes coloniaux ont eu pour alibi souvent l’évangélisation des continents conquis autant que la spoliation de leurs richesses et parfois l’esclavage. Sur l’alliance « du sabre et du goupillon » l’encre a déjà beaucoup coulée, mais jamais autant que le sang de ceux qui résistaient à l’exploitation ou à la conversion"

2.Posté par roland le 23/03/2010 20:32 | Alerter
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en effet le paradoxe (en fait ce n'est pas un paradoxe, car les cadres de l'Eglise catholique actuelle sont devenus athés, psychanalysés et sont les premiers à ne plus croire en rien de ce qu'ils sont censés croire, ni à Dieu, ni à la vie éternelle, qu'ils stigmatisent dans les mêmes termes que les psycho-machin-chose freudiens, ni aux miracles, ils sont tellement traumatisés de la critique scientiste qu'ils sont devenus plus scientistes (et plus bornés) que les scientistes !) veut que les autorités officielles de l'eglise ne défendent pas du tout l'authenticité du suaire, au contraire ! (il y en a même eu un quand il a failli bruler en 97 lors d'un incendie certainement criminel et qu'un pompier l'a sauvé au péril de sa vie, que c'était bien dommage qu'il n'ait pas brulé). Et ce sont des auteurs agnostiques, mais honnêtes et scrupuleux, comme André Cherpillod qui défendent cette authenticité, par des arguments strictement scientifiques.
Il est faut de dire que ça ne présente pas d'interêt. Justement il faut être comme cherpillod scrupuleux et respectueux des faits. Quoiqu'on pense ensuite de la personne de jésus, les faits, et les détails si on les étudie honnêtement et pas avec des lunettes ou en manipulant, comme l'ont fait les ennemis de l'authenticité , qui partent avec un but préconçu, on ne peut que conclure que ce suaire est bien authentique, et qu'il correspond bien à une personne qui répond en tout au signalement de ce qui est arrivé à jésus, etc. après libre à chacun de chercher une explication scientifique à la formation de cette image par deshydratation superficielle des fibres, ou se dire que ça prouve la resurrection. libre à chacun de considérer jésus comme un dieu, un prophète ou un illuminé, mais l'authenticité de ce suaire est si on étudie tous les détails dossier (achetez par exemple le livre de cherpillod là-dessus)
tout à fait évidente, comme a dit quelqu'un si c'était un cas de médecine légale pour identifier la victime d'un crime la conclusion ne ferait pas un pli!

3.Posté par abouobeid le 24/03/2010 12:39 | Alerter
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malheureusement nous vivons ds un monde fait de diversions pour empêcher la matière grise de voir ce qu'il lui arrive.
CINÉMA
ÉCRAN PLAT
CRÉDIT
VOITURE MAISON
PROBLÈME DIVORCE
TÉLÉ ABRUTISSANTE
CENTRES COMMERCIAUX
MODE
POLÉMIQUE POUR LES RELIGIEUX

QUI? MALGRÉ SES PROBLÈMES? QUI?MALGRÉ LA TV?
QUI VA SE MANIFESTER POUR SE DÉFENDRE?

NA: EN CE QUI CONCERNE LE TISSU, JE SAIS PAS CE QUE C NI A QUOI IL SERT NI MÊME QU'EST CE QUE SA A APPORTER DE MIEUX AUX CHRÉTIENS ET AUTRE EN TOUT CAS CE QUE JE SUIS SURE C QUE JÉSUS -QUE LA PAIX SOIT SUR LUI- EST MORT A 33ANS ET CELUI QUI EST SUR LA PHOTO EN TISSUS A L'AIR PLUS AGE.

4.Posté par mimiche le 25/03/2010 20:21 | Alerter
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Pour ceux que ça intéresse un peu plus que le niveau constaté dans les posts précédents, je pense qu'il faut se documenter un peu sur le suaire (sur le web tout simplement) avant d'ajouter trop de crédit à l'article!...
en effet, le suaire, n'en déplaise à beaucoup, présente un intérêt fabuleux qui pour ma part, a relégué les soucoupes volantes au rayon des farces et attrapes.
Etonnant que l'on ai dépensé tant d'énergie pour discréditer quelque chose. Après tout on ne cherche à dévaloriser que ce qui a de la valeur...
Quand à la "thèse" du travail d'un artiste, il est remarquable que certaines caractéristiques du linceul en font de facto le seul faux qui ne puisse être reproduit! ce qui est un comble, non?
Dommage de prendre tout ceux qui ont risqué leur réputation pour défendre le suaire pour des imbéciles ou des escrocs. Franchement, il vaut mieux que ça. ;-)

5.Posté par la truie qui file le 26/03/2010 13:23 | Alerter
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La controverse sur le suaire si on veut bien oser le faire , en ouvre une autre qui est la controverse interdite par ses boutiquiers-ayants droit .

Qui etait Jesus et qu'a t'on rajouté à son histoire tout comme dans l'ancien testament en faisant un amalgame de toute un ensemble antiques de legende d'asie et du moyen orient et d'afrique et meme d'europe ?

A la limite peu importe , le message qui nous interesse est un message Ethique qu'on trouve dans d'autre tradition et qui doit UNIQUEMENT rapprocher les Hommes de Biens sans discrimination encore mensongère de couleur ou de religion .

-celui-la les bons benis ouis de l'epoque de thebes et de memphis ont failli faire disparaitres sa trace mais le peu de trace montre des troublanfes ressemblances
http://dark-ride.org/?p=564


Dans les certitudes , il y a à peine 500 ans la terre etait plate dans ces "sciences" enseignée par les memes benis ouis ouis adorateur de mensonge . Maintenant c'est la tele ou l'ecole de la bétise , hier c'etait prechi precha dominical et defense de poser des question sinon la torture et/ou le bucher .

Ceux qui aiment la verité la recherchent par l'etude , et essaient de la partager par les oeuvres. Il respectent la nature et l'etudient , ce qui permet de percevoir une Intelligence qui depasse celle des humains dans leurs divagations des petits mesquins et ils ont besoin de partager autant la vérité que le droit de vivre pour toutes/tous et pour chacun(e).

Que serait l'etat de cette "science de la tromperie" si la sagesse de certains rares humbles chercheurs , n'avaient pas transmis le peu de savoir verifiable , et ces trop rares textes issues de l'antiquité qui ont pu survivre aux autodafés et à l'inquisition comme à l'incendie de la biblioteque d'Alexandrie et des simples outrages du temps ?

Et quelle civilisation à transmis pendant 1000 ans ces rares textes et le peu d'algebre d'astronomie et de chimie qui donne le peu de cette science actuelle qui se dit "occidentale" au lieu de se considerer comme simplement "Universelle" et depositaire à titre temporaire de cette propriété Inalieable de TOUS les peuples ?

Un petit nombre etait/est/sera pret et apte à savourer chaque decouverte avec humilité et gratitude tout en constatant sa faiblesse de créature qui n'est grande qu'inspirée par une Conscience Transcendante &Universelle .

L' erreur d'une science uniquement matérialiste , c'est d'oublier le Principe Supérieur Unique et d'ajouter des milliers de mensonges tout autour de cette ensemble indissociable sciencehumaine-Science-inspirée-par-la-quete-du-Divin !

Suaire ou pas suaire-qui-fait-suer l'escri-bure publique , les icones ou les images ne sont pas plus "le réel" que celle de l'écran lave-neurone-blanc-squelette .

Sans les icones du mensonge il est meme probable que la technologie des images auraient étées decouvertes/inventées* tout comme les piles electriques dans cette Bagdad delibérement detruite de nouveau par des imposteurs bandits malfairteurs et criminels .

Et ces monstres ont l'idée de detruire la nation voisine et bien d'autres , il serai grand temps d'y mettre bon ordre !

Les images comme les ecrits doivent etre tous faits pour ouvrir l'esprit au Mystere Eternel et non pour le tromper et pour lui soutirer quelque chose sinon il vaut mieux s'abstenir de les faire si ce n'est pas en une prière vivante ...faite egalement d'action résolue .

* par l'art de l'observation, on aurai pu faire decouvrir la photo il y autant d'eons que certains arbres croissent sur la terre
-Si on retire l"ecorce d'un saule, le tronc qui suinte de seve est photo-sensible à la lumière . Un objet est deposé pendant le sechage de cette seve et sur le tronc une image apparait en contraste ...Ce n'est pas un homme qui l'as inventé mais par contre ceux aiment voir et decouvrir peuvent decouvrir par la simple observation toutes les sciences connues et d'autres à decouvrir ...mais pas pour s'en emparer ou faire du mal à qui que ce soit !


6.Posté par Habakuk le 17/04/2010 19:38 | Alerter
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Pas d’accord avec l’article. Non pas sur l’authenticité ou la fausseté du linceul, curiosité qui n’interfère pas avec la foi du chrétien, mais sur son interprétation de Coran - An-Nisâ’ 157. Si je me réfère à Mahmoud M. Ayoub : "Le Coran... ne nie pas la mort de Christ. Plutôt, il dénonce les humains qui dans leur folie se sont imaginés qu’ils pouvaient vaincre la parole divine, Jésus Christ, le Messager de Dieu. La mort de Jésus est affirmée plusieurs fois et dans des contextes variés". Ce que tout un chacun peut vérifier facilement. Ceci, c’était pour un contemporain, afin de mettre en avant le fait que l’interprétation de Coran 4.157 selon laquelle la crucifixion n’y est pas niée continue à avoir une audience chez les musulmans. Cette audience est cependant bien moindre qu’au temps des anciens, dans les premiers siècles de l’Islam où elle était largement majoritaire dans ses divers courants, parmi des personnalités aussi variées mais toutes unanimes à ce sujet, telles que Ghazâli, Ibn 'Arabi, Al-Razi…Bien d'autre, l'immense majorité... Prenons les deux derniers à titre d’exemple : Al-Razi (1149-1209) est l’un des plus célèbres théologiens et exégètes de l’Islam. Dans son commentaire du Coran ("Les clefs des choses cachées" ou "le grand livre d’exégèse"), il conclut fort honnêtement les multiples récits explicatifs de 4.157 par cette phrase: "Ces différentes explications s’opposent et se contredisent. Dieu seul connaît les faits réels". Quant à Ibn’Arabi, dans son commentaire du verset du Coran où l'on voit Jésus dire « sûreté de moi le jour de ma naissance, le jour de ma mort et le jour de ma résurrection » (19/34), il affirme que ce verset renvoie à celui de la crucifixion de Jésus (4/156) et poursuit : « Ainsi Jésus leur dit (à ceux qui proclamaient l'avoir tué) que la sûreté était sur lui le jour où il mourut, sûreté par rapport au fait d'être tué. Car s'il avait été tué, il l'aurait été par le martyre, et le martyr est vivant, pas mort, ainsi qu'il nous a été interdit de le dire (2/149), commandement qui reste en vigueur. Ainsi Jésus nous a renseignés sur le fait qu'il mourut et ne fut pas tué, alors qu'il mentionnait que la sûreté était sur lui le jour de sa mort ». Ibn'Arabi appuie son propos sur l'affirmation coranique selon laquelle le martyr est vivant. Son exégèse du fameux verset, où il distingue « être tuer » et « mourir », de toute évidence ne nie pas la mort du Christ (on ne peut même être plus clair), mais l'idée que celui-ci aurait subi cette mort de la main des hommes. Indépendamment du sujet de la crucifixion, j’ai trouvé cette phrase sous la plume d’Ibn’Arabi : « Celui qui est atteint par cette passion qui s'appelle Jésus ne guérira jamais» et je me suis dit combien le saint-homme avait raison…

7.Posté par Habakuk le 18/04/2010 10:14 | Alerter
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Un oubli. A l’analyse d’un Ibn’Arabi, il faut rajouter celles d’un Daryabadi, ou d’un Yusuf Ali, plus récents et tout aussi incontestables:

« Ce n'est pas Jésus qui a été exécuté, mais un autre, qui lui a été miraculeusement substitué. A savoir comment et de quelle manière, c’est là une autre question qui n'est pas abordée dans le Coran. »

Daryabadi, Le Saint Coran, Vol. 1, p. 96-A

« L'enseignement coranique nous apprend que le Christ n'a pas été crucifié, ni tué par les juifs, en dépit de certaines circonstances apparentes qui ont produit cette illusion dans l'esprit de certains de ses ennemis ».

Yusuf Ali, Le Saint Coran, p. 230

De la doctrine coranique la plus stricte et incontestable, il ressort donc que si la crucifixion a bien eu lieu, ce fut à la manière d’une illusion et/ou d’une substitution dont nous ne savons strictement rien, où bien encore que Jésus y est bien mort mais ne fut pas tué, ou alors que sa mort ne fut qu’apparente et il y a survécu, sans que rien n’indique ce que fut sa vie ultérieure ni où sa mort naturelle est advenue, si ce n’est qu’à un moment ou un autre (mais plutôt au moment de la croix, en général), il fut élevé par Dieu. Il n'en ressort d'ailleurs même pas qu'il soit interdit au musulman de croire en la résurrection de Jésus ou que celle-ci doive être contestée. Le Coran, bien plus précis en de multiples circonstances, est des plus vagues à cet égard et ouvre des pistes sur lesquelles personne à ce jour n’est parvenu à s’entendre précisément, même parmi les plus grands théologiens musulmans, qui font généralement preuve d'une grande humilité dont il faut les louer.

8.Posté par Antony le 19/04/2010 11:55 | Alerter
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Cela corroborre ce qu'on m'en a déjà dit mais j'entends tellement d'autres choses que j’aurais bien aimé, pour me faire un avis définitif, que quelqu’un qui excelle en arabe classique, ou soit suffisamment bon, puisse m'expliquer le terme شبّه (shubbiha), tiré de l’expression ولكن شبّه لهم (wa lākin shubbiha lahum).

9.Posté par Habakuk le 19/04/2010 17:41 | Alerter
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@ Antony: Le terme شبّه (shubbiha) de ولكن شبّه لهم (wa lākin shubbiha lahum) « fait ressortir qu' "il a été donné une apparence d’un crucifié pour eux". En effet, si ce terme se rapporte à une personne, dans ce cas le contexte ne permettra pas qu’il se réfère à une personne autre que Jésus. Les règles de la grammaire arabe voudront que le verbe شبّه (shubbiha) ne se réfère qu’à Jésus lui-même ou pourrait aussi se rapporter à l’incident en général, mais rien d'autre... C'est donc la mort sur la croix qui est nié et non pas le fait que l’on ait placé Jésus-Christ sur la croix. Une grande confusion régnait sur ce qui s’était passé, et c’est justement ce scénario de confusion que présente le verset. Tout le reste n’est que conjecture, nous dit en exergue ce verset. Voilà le verdict final sur lequel rien ne saurait être rajouté. Ne me voulant pas plus musulman qu'un musulman que je ne suis pas, j'en reste à cette interprétation, et de plus, je ne suis pas du tout un excellent arabisant. Néanmoins, l'unanimité est plutôt de mise sur la question en milieu musulman, autant que je sache et pour ce que j'ai abondamment lu. J'espère que ma réponse est tout de même exhaustive. Sinon, d'autres rectifieront ou complèteront. Cordialement.

10.Posté par Habakuk le 19/04/2010 18:26 | Alerter
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PS: La meilleure traduction possible de " Wa ma Qatalu-hu wa ma Salabu-hu wa lakin Shubbiha lahum " semble être "Et,non seulement ils ne l'ont pas tué ni ne l'ont crucifié mais il leur a semblé l'avoir tué et crucifié". C'est d'ailleurs là que la théorie de la substitution ne tient pas, car c'est l'acte de tuer et de crucifier qui est faux-semblant et non une personne qui fut substituée à la place de Jésus pour être exécutée à sa place. Car Dieu par Sa Justice ne permet pas de sauver Son prophète en sacrifiant un innocent a sa place. Ce à quoi, ont répondu quelques exégèses, qu'il pouvait s'agir de Judas Iscarioth, histoire de battre en brèche cette encombrante histoire de victime innocente. Néanmoins, de cela, le Coran ne dit pas un mot. On dirait même qu'il le fait de façon extrêmement délibérée. C'est sans doute bien ainsi.

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