Palestine occupée

Washington met des bâtons dans les roues du cabinet libanais



Samedi 21 Juin 2008

Washington met des bâtons dans les roues du cabinet libanais
Trois semaines après que le Premier ministre libanais, Fouad ‎Siniora, ait été chargé de former un cabinet d'union nationale, ‎aucune perspective promettante n'est à signaler. C'est notamment ‎après la récente visite de la Secrétaire d'Etat américaine, ‎Condoleezza Rice au Liban, que la mise en place de ce cabinet ‎s'est heurté à de nouvelles entraves, comme l'a estimé, le député du ‎Hezbollah au parlement et président du comité de renseignements ‎et d'informations, Hassan Fazlallah. Il y a 23 jours, le Président ‎libanais, Michel Sleimane a chargé, conformément à l'accord de ‎Doha, Fouad Siniora de former son cabinet, dans une semaine ou ‎dix jours, au maximum. L'accord de Doha avait, en effet, partagé ‎les portefeuilles entre le 14 mars et le 8 mars ainsi que le Président, ‎en consacrant 16 au courant au pouvoir, 11 à l'opposition et 3 au ‎Président Sleimane. Les parties en lice ont accepté la répartition ‎équitable des postes clés tels que le ministère de la Défense, des ‎Affaires étrangères et des Finances. Cependant, le Courant du 14 ‎mars empêche, d'une manière ou autre, la formation du cabinet ‎d'union nationale, et entre temps Fouad Siniora, qui a été, ‎d'ailleurs, reconduit à son poste, grâce aux pressions des lobbies ‎israélo-américains, est resté les bras croisés. N'oublions pas que les ‎autorités américaines n'ont jamais caché qu'elles préféraient un ‎Liban en proie au chaos à un Liban stable. Juste quelques mois, au ‎paroxysme de la crise politique au pays du Cèdre, Condoleezza ‎Rice avait dit à ce propos, que l'Amérique ne se préoccupait pas de ‎la situation instable au Liban et qu'elle ne ferait donc rien pour la ‎régler. Cela s'explique, d'ailleurs, par les échecs répétitifs de ‎Washington et de Tel-Aviv face au Hezbollah. Les politiques ‎moyen-orientales des néo-conservateurs américains se sont toutes ‎perturbées, au lendemain de l'échec du régime sioniste dans la ‎guerre estivale contre le Liban, et c'est dans un tel contexte que ‎Bush doit quitter, dans quelque mois, la Maison Blanche, remettant ‎son projet du Grand Moyen-Orient aux Archives. Dans de telles ‎circonstances, Washington a concocté un nouveau complot, ‎menant le Courant du 14 mars à tergiverser dans la formation du ‎cabinet libanais et conduire le pays vers l'instabilité, pour ainsi ‎camoufler les erreurs et les scandales politiques de la Maison ‎Blanche.

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Samedi 21 Juin 2008

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