Géopolitique et stratégie

Washington, l'OTAN, l'Afghanistan?



Dimanche 21 Septembre 2008

Washington, l'OTAN, l'Afghanistan?
Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a appelé, au ‎terme d'une réunion, à Londres, les pays membres de l'OTAN à s'investir ‎davantage en Afghanistan, notamment, en évoquant la question du ‎financement par tous d'un doublement de la taille de l'armée afghane. ‎Robert Gates a, implicitement, déclaré que l'efficacité des forces de ‎sécurité afghanes conduirait à terme au retrait des forces de l'OTAN ‎d'Afghanistan et qu'elle devrait donc envisager d'autres formes de ‎participation dans le cadre d'une nouvelle stratégie. Que les Etats-Unis ‎pensent, au bout de sept ans, au renforcement de l'armée afghane, et qu'ils ‎en appellent à l'OTAN, reste un sujet à caution. En réalité, l'OTAN ne ‎souhaite pas goûter à l'échec, dans sa 1ère mission en dehors de l'Europe, ‎car la mort de ses effectifs militaires, en Afghanistan, et quelles que ‎soient leurs nationalités, posent d'énormes problèmes à son ‎commandement. En outre, l'OTAN n'est pas, semble-il, prête à obéir à ‎Washington, sur le terrain afghan. L'inefficacité de la politique ‎américaine de lutte contre le terrorisme, au Pakistan ou en Irak, estiment ‎les analystes, poussent, désormais, les dirigeants américains à s'appuyer ‎davantage sur les forces de l'OTAN, ne serait-ce que pour compenser une ‎partie de leurs revers. La présence de plus de 45.000 effectifs militaires ‎de l'OTAN, en Afghanistan, en dit d'ailleurs long sur la question. Bien ‎entendu, Robert Gates a demandé à son homologue britannique d'envoyer ‎des renforts en Afghanistan, ajoutant que les Etats-Unis, qui comptent, ‎actuellement, environ, 33.000 hommes, dans ce pays, envisageaient d'y ‎envoyer quelque 8.000 autres effectifs, d'ici les prochains mois. Même si ‎Robert Gates a évoqué une amélioration de la bonne gouvernance, en ‎Afghanistan, cependant l'absence d'une réaction, de la part du Secrétaire ‎général de l'OTAN, montre que cette dernière ne suit pas la même ‎stratégie que les Etats-Unis, en matière de lutte contre le terrorisme dans ‎ce pays. En fait, plusieurs décennies après la création de l'OTAN, il y ‎existe une divergence de vue entre ses membres sur les objectifs à suivre. ‎A terme, cette institution réfléchira davantage sur les pressions qu'elle a ‎subies, de la part de Washington, et se demandera si la guerre est ‎vraiment la solution à la question afghane ou si elle peut vraiment y ‎compter sur une victoire. ‎

http://french.irib.ir http://french.irib.ir



Dimanche 21 Septembre 2008

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

Publicité

Brèves



Commentaires