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Washington juge prématuré d'évoquer des pressions financières sur "Israël"


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Mercredi 22 Juillet 2009

Washington juge prématuré d'évoquer des pressions financières sur "Israël"
Les Etats-Unis jugent "prématuré" de parler de pressions financières sur "Israël" pour obtenir un gel de la colonisation, c'est ce qu'a indiqué, ce mardi, un porte-parole du département d'Etat, Robert Wood, au cours d'un point de presse sur la possibilité de sanctions financières de Washington après le rejet par "Israël" des appels des Etats-Unis, de la France, de l'Union européenne et de la Russie à geler la colonisation à l'est de Jérusalem occupée.
"Ce que nous essayons de faire en ce moment, c'est créer les conditions propices à la reprise des négociations", a-t-il estimé. Selon lui, "le sénateur Mitchell travaille très dur à cela".
Wood a également répondu au vice-ministre israélien des Affaires étrangères Dany Ayalon, qui a indiqué mardi qu'"Israël" agirait "en fonction de ses intérêts nationaux".
"Personne ne demande à "Israël" d'agir contre ses intérêts nationaux", a déclaré le porte-parole. "Ce que nous demandons aux deux parties, c'est de remplir leurs obligations de la Feuille de route".

Aux termes de la Feuille de route, le plan de paix international resté lettre morte, Israël s'était engagé à geler la colonisation.
Notons que le quotidien israélien Haaretz a révélé que le président américain, Barak Obama, a exigé l’arrêt total du colonialisme, à l'Est de Jérusalem occupée.
Mais le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu lui a répondu : «Notre capitale n’est pas une colonie», selon Haaretz.

LE HAMAS MET EN DOUTE LES PRESSIONS AMERICAINES SUR "ISRAEL"


Le porte-parole du mouvement Hamas, Fawzi Barhoum, avait douté du sérieux des pressions américaines sur l'entité sioniste.
 
Dans une déclaration à la chaine al-Alam, Barhoum a dit ne pas croire à ce que " les américains vont faire face aux sionistes, bien qu'ils possèdent tous les moyens de pressions capables de les obliger à respecter les décisions internationale et les droits du peuple Palestinien".

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb



Mercredi 22 Juillet 2009


Commentaires

1.Posté par Fredd le 23/07/2009 00:12 | Alerter
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Ils exigent tout de tout le monde, tout leur revient de droit, mais il ne faut rien leur demander, encore moins faire pression sur eux...


C'est pas les musulmans!
http://www.takeourworldback.com/itwasntmuslims_fr.htm

2.Posté par FABE37520 le 27/07/2009 09:55 | Alerter
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Et il m’apparaît utile ici, de rappeler les propos de Camille Bitterman, alors Président du Conseil Britannique en 1907 qui, lors de l’inauguration des travaux d’une Commission gouvernementale chargée de plancher sur le sujet de la pérennisation de l’Empire, déclara ceci :

""Les empires se forment, s’agrandissent et se stabilisent un tant soit peu, avant de se désagréger et de disparaître….Avons-nous un moyen d’empêcher cette chute, cet effondrement ? Nous est-il possible de freiner le destin du colonialisme européen actuellement à son point critique ? En fait, l’Europe est devenue un vieux continent aux ressources épuisées et aux intérêts émoussés, alors que le reste du monde encore en pleine jeunesse, aspire à plus de science, d’organisation et de bonheur…."" (Camille Bitterman, Président du Conseil Britannique - Londres 1907) ("Le conflit israélo-arabe" in – Numéro Spécial de la Revue Les Temps Moderne n°253 Bis, page 225 - Juin 1967).

En réponse à cette question qui exprimait clairement les craintes des impérialistes britanniques quant à leur avenir, la Commission élabora un important rapport. Celui-ci soulignait

""la nécessité de lutter contre l’union des masses populaires dans la région arabe ou l’établissement de tout lien intellectuel, spirituel ou historique entre elles"" (ibid) - et préconisait – ""la recherche de tous les moyens pratiques pour les diviser autant que possible"".(ibid). Comme moyen d’y parvenir, le rapport suggérait : ""L’édification d’une barrière humaine puissante et étrangère à la région – pont reliant l’Asie à l’Afrique – de façon à créer dans cette partie du monde, à proximité du canal de Suez, une force amie de l’impérialisme et hostile aux habitants de la région."" (ibid)

Plus tard, à l’issue de la deuxième Guerre Mondiale, c’est Winston Churchill, apôtre de l’impérialisme britannique – qui venait de passer le témoin aux Etats-Unis -, en déclarant de son coté :

""Si nous avions la chance d’assister de notre vivant à la naissance d’un Etat juif, non seulement en Palestine, mais sur les deux rives du Jourdain, nous verrions se produire un évènement absolument conforme aux intérêts réels de l’Empire."" (ibid)

C’est assez dire combien les origines historiques et les motivations géostratégiques impérialistes qui ont présidé à l’implantation de l’Etat sioniste greffon d’Israël, en territoire arabe de Palestine, sont d’essence éminemment impérialiste.

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