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Washington entraîne le monde dans l’anarchie


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Paul Craig Roberts
Lundi 16 Avril 2012

Washington entraîne le monde dans l’anarchie


Institute for Political Economy, Paul Craig Roberts, 12 avril 2012


      Le gouvernement zunien prétend vivre sous la règle du droit, respecter les droits de l'homme, et assurer liberté et démocratie à ses citoyens. Ce que prétend Washington et la pure réalité sont diamétralement opposés.


      Les représentants du gouvernement zunien reprochent régulièrement à d’autres gouvernements d’être antidémocratiques et de violer les droits de l'homme. Pourtant, à part Israël, aucun autre pays n’envoie des bombes, des missiles et des drones dans des pays souverains pour assassiner les populations civiles. Les prisons de torture d'Abou Gahraib, de Guantanamo, et les sites de détention secrets de la CIA sont des contributions aux droits de l'homme des régimes Bush et Obama.


      Washington viole les droits de l'homme de ses propres citoyens. Washington a suspendu les libertés civiles garanties par la Constitution et a déclaré son intention de détenir ses citoyens indéfiniment sans procédure légale juste. Le président Obama a annoncé pouvoir à discrétion tuer les citoyens zuniens qu'il considère comme une menace pour la Zunie.


      Le Congrès n'a point réagi à ces annonces extraordinaires par une procédure de destitution. Il n'y a eu aucun tollé de la part des tribunaux fédéraux, des facultés de droit ou de l’ordre des avocats. Glenn Greenwald signale que le ministère de la Sécurité intérieure harcèle les journalistes qui refusent d'être des « pressetitués », et nous avons vu des vidéos de l'oppression brutale de manifestants pacifiques du mouvement Occupy Wall Street par la police. Chris Floyd décrit les pervers de la torture qui règnent sur la Zunie.


      Washington force à présent autant qu'il le peut le monde à déchirer les traités internationaux et le droit international. Washington a émis un oukase selon lequel sa seule parole est le droit international. À part ceux qui obtiennent une dispense de Washington, tout pays s'engageant commercialement avec l'Iran ou lui achetant du pétrole, sera sanctionné par la Zunie. Ces pays seront exclus des marchés zuniens, et leurs systèmes bancaires n’auront plus la possibilité d'utiliser les banques qui traitent les paiements internationaux. En d'autres termes, les « sanctions contre l'Iran » de Washington ne s'appliquent pas à l'Iran, mais aux pays qui défient Washington et satisfont leurs besoins énergétiques avec du pétrole iranien.


      Selon le journal Christian Science Monitor, jusqu’ici Washington a accordé des privilèges spéciaux au Japon et à 10 pays de l'Union européenne pour continuer à acheter du pétrole iranien. Obliger des pays à arrêter leur économie afin de se conformer à la vendetta de Washington contre l'Iran, une vendetta qui dure depuis que les Iraniens ont renversé le Shah d'Iran, un fantoche installé par Washington il y a trente ans, est au-delà de ce que peut se permettre Washington. Washington a permis au Japon de maintenir entre 78 et 85% de ses importations de pétrole iranien normales.


      Or, les dispenses de Washington sont arbitraires. Elles n'ont pas été accordées à la Chine, à l'Inde, à la Turquie et à la Corée du Sud. L'Inde et la Chine sont les principaux importateurs de pétrole iranien, et la Turquie et la Corée du Sud sont parmi les dix premiers importateurs. Avant d'examiner les éventuelles conséquences inattendues de la vendetta de Washington à l’encontre de l'Iran, en quoi consiste l’affaire opposant ces deux pays ?


      Franchement, Washington n’a aucun mobile. C’est encore une fois la farce des « armes de destruction massive ». L'Iran, contrairement à Israël, a signé le traité de non-prolifération. Tout pays signataire du traité a droit à l'énergie nucléaire. Washington affirme que l'Iran viole le traité en développant un armement nucléaire. Il n'existe aucune preuve de ce que prétend Washington. Selon les 16 agences de renseignement unanimes que possède Washington, l'Iran n’a plus de programme d'armement nucléaire depuis 2003. De plus, des inspecteurs en armement de l'Agence internationale de l'énergie atomique sont en Iran, et ils signalent constamment qu'il n'y a pas de détournement de matières nucléaires du programme d'énergie vers un programme d'armement.


      Dans les rares cas où les faits lui sont rappelés, Washington en fait une affaire à part. Washington affirme que malgré ses droits en vertu du traité de non-prolifération, l'Iran ne peut pas avoir de programme d'énergie nucléaire, car il pourrait alors en apprendre assez pour être capable de fabriquer plus tard une bombe. La puissance hégémonique mondiale a décidé unilatéralement que la possibilité que l'Iran puisse un jour décider de faire une bombe nucléaire est un trop grand risque à prendre. Il vaut mieux, selon Washington, faire grimper le prix du pétrole, perturber l'économie mondiale, violer le droit international et risquer une guerre majeure, que devoir s’inquiéter qu'un futur gouvernement iranien fabrique une arme nucléaire. C’est l’approche tyrannique du droit de Jeremy Bentham, qui fut désavouée par le système juridique anglo-zunien.


      Il est difficile de décrire la posture de Washington comme un bon jugement. De plus, Washington n'a jamais expliqué l'énorme risque qu’il voit dans l’éventualité d'une bombe nucléaire iranienne. Pourquoi ce risque est-il tellement plus grand aujourd'hui que le danger associé aux armes nucléaires soviétiques ou aux armes nucléaires zuniennes, russes, chinoises, israéliennes, pakistanaises, indiennes ou de la Corée du Nord ? L'Iran est un pays relativement peu important. Il n'a pas les ambitions hégémoniques de Washington sur le monde. Contrairement à Washington, l'Iran n'est pas en guerre contre une demi-douzaine de pays. Pourquoi Washington détruit-il la réputation de pays respectant la loi de la Zunie et risque-t-il une guerre majeure et la dislocation économique pour un développement futur éventuel, dont la probabilité n’est pas connue ?


      Il n'y a pas de bonne réponse à cette question. Sans preuves étayant une affaire contre l'Iran, Washington et Israël les ont remplacées par la diabolisation. Le mensonge selon lequel le président actuel de l'Iran a l'intention de rayer Israël de la face de la Terre a été érigé en vérité.


      Cette propagande zuno-israélienne mensongère a réussi, même si de nombreux spécialistes de la langue ont prouvé que l'intention attribuée au président iranien provient d’une grossière erreur de traduction de ce qu’il a dit. Une fois de plus, pour Washington et sa pressetituée, les faits ne comptent pas. L'ordre du jour est tout ce qui compte, et n’importe quel mensonge servira à le faire avancer.


      Se pourrait-il que les sanctions infligées par Washington finissent par le mordre plus fort qu’elles ne mordent l'Iran.


      Que fera Washington si l'Inde, la Chine, la Turquie et la Corée du Sud ne cèdent pas à ses menaces ?


      Selon des bulletins d’information récents, l'Inde et la Chine ne sont guère enclins à se déranger et à nuire à leur développement économique pour aider la vendetta de Washington contre l'Iran. Ayant vu la montée rapide de la Chine et observé l'immunité de la Corée du Nord aux attaques zuniennes, il se pourrait que la Corée du Sud se demande combien de temps elle a l'intention de rester un État fantoche de Washington. La Turquie, où le gouvernement civil quelque peu islamiste a réussi à devenir indépendant de son armée sous contrôle zunien, semble peu à peu réaliser que Washington et l'OTAN la maintiennent dans un « rôle de service » où elle sert d'agent de Washington contre sa propre espèce. Le gouvernement turc semble réévaluer les avantages d'être un pion de Washington.


      Essentiellement, ce que la Turquie et la Corée du Sud ont à décider consiste à savoir si elles sont des pays indépendants ou bien incluses dans l'empire de Washington.


      Si l'Inde et la Chine envoient Washington paître, que peut-il faire ? Rigoureusement rien. Et si, se noyant dans son gigantesque orgueil, Washington annonçait des sanctions contre l'Inde et la Chine ?


      Les rayons de Wal-Mart seraient vides, et le plus grand détaillant de Zunie cognerait dur sur la porte de la Maison Blanche.


      Apple Computer et d'innombrables puissantes compagnies zuniennnes, qui ont délocalisé en Chine leur production destinée au marché zunien, verraient se volatiliser leurs bénéfices. De concert avec leurs alliés de Wall Street, ces puissantes sociétés attaqueraient le demeuré de la Maison Blanche avec plus de force que l'Armée Rouge. L'excédent commercial chinois cesserait d’affluer dans la dette du Trésor zunien. Les opérations bancaires d’arrière guichet délocalisées en Inde, les compagnies de cartes de crédit, les services à la clientèle et les départements de services publics cesserait de fonctionner partout en Zunie.


      Le chaos régnerait en Zunie. Telles est la récompense pour l'Empire du mondialisme.


      Le faible d’esprit de la Maison Blanche et les fauteurs de guerre néocons et Israël qui le poussent dans d’autres guerres, ne comprennent pas que la Zunie n'est plus un pays indépendant. La Zunie appartient aux compagnies qui délocalisent et aux pays étrangers dans lesquels elles ont implanté leur production destinée aux marchés zuniens. Des sanctions contre la Chine et l'Inde (et la Corée du Sud) signifient des sanctions contre les compagnies zuniennes. Des sanctions contre la Turquie signifieraient des sanctions contre un allié de l'OTAN.


      Est-ce que la Chine, l'Inde, la Corée du Sud et la Turquie réalisent qu'elles tiennent les cartes maîtresses ? Comprennent-elles qu'elles peuvent envoyer paître l'empire zunien et le terrasser dans la débâcle, ou bien leur a-t-on mis dans la tête, comme dans le cas de l'Europe et du reste du monde, qu’on ne peut pas s’opposer aux puissants Zuniens ?


      Est-ce que la Chine et l'Inde exerceront leur pouvoir sur la Zunie, ou bien ces deux pays se déroberont à la question et adopteront une posture qui sauve la face de Washington, tout en continuant à acheter du pétrole iranien ?


      La réponse à cette question est : Combien payera Washington à la Chine et à l'Inde en concessions secrètes, telles que l'éviction de la Zunie du sud de mer de Chine, pour faire comme si la Chine et l'Inde reconnaissaient les pouvoirs dictatoriaux de Washington sur le reste du monde ?


      S’il ne concède rien à la Chine et à l'Inde, Washington risque d'être ignoré au moment où il voit son pouvoir s'évaporer. Un pays qui ne peut pas produire de biens industriels et manufacturés, mais peut juste imprimer des titres de créance et de l'argent, n'est pas un pays puissant. Il s'agit d'un punk à la noix lessivé, capable de continuer à impressionner partout, jusqu'à ce que le type du proverbe dise : « l'empereur est à poil ».



      Mise à jour : Profitant de la baisse de la demande de pétrole iranien, la Chine réagit aux sanctions en négociant des prix inférieurs pour ses acquisitions [pétrolières à l’Iran]. Les sanctions de Washington contre l'Iran ont réussi à réduire le coût de l'énergie pour la Chine et à l'augmenter pour tous les autres.



      Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique, Paul Craig Roberts a aussi été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard News Service et Creators Syndicate. Il a obtenu de nombreuses affectations universitaires. Ses chroniques de presse sur Internet attirent des partisans dans le monde entier.



Original : www.paulcraigroberts.org/2012/04/12/washington-leads-world-into-lawlessness/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard




Lundi 16 Avril 2012


Commentaires

1.Posté par msawri le 16/04/2012 14:24 | Alerter
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Le sens du texte de Paul Graig Roberts que Dieu st augmente ses semblables, est de nos jours compris même par des enfants. La tyrannie et les manigances abjectes des gouvernements nusiens ne touchent que ses amis comme l’Europe et les régimes faibles. Beaucoup refusent cette dictature quitte à faire déclencher une guerre même mondiale et nucléaire. Les peuples de la planète demeurent malgré les injustices dont ils sont victimes, libres et dignes et ont en marre de voir leur régimes baisser la tête. Les responsables des E.U. commettent tellement d'erreurs et d'injustice et méprisent aussi grossièrement leurs amis qu'ils ont atteint un point de non retour et courent immanquablement vers la chute de leur pays à la grande insatisfaction des américains dont la gentillesse a conquis le monde entier.

Pourquoi ces derniers régimes américains ne tirent pas des leçons des catastrophes naturels. Il y a peu de temps, un ouragan a détruit chez eux toute une ville. Qu'il sachent qu'il y a un Dieu st tout puissant qui enregistre le moindre le de leurs actes. A moins qu'ils ne pensent comme les israéliens que notre Seigneurs les a choisis pour réduire tous les autres peuples à l'esclavage. Laisse-les vivre dans ces illusions. Leur fin sera terrible.

2.Posté par Vincent le 16/04/2012 19:02 | Alerter
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Quand on fait le mal, cela finit toujours par se retourner contre soit !

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