Politique Nationale/Internationale

Washington durcit sa campagne anti-iranienne



Unilatéralisme sans ambages. Les Etats-Unis ne se gêneront, nullement, pour contourner le Conseil de sécurité, si l’instance ne se prête pas à leurs diktats. C’est du moins ce qu’a affirmé, clairement, leur Ambassadeur, aux Nations-unies, John Bolton, au seuil de la date butoir fixée, par l’organe exécutif de l’ONU, à l’arrêt du programme nucléaire civil iranien. Washington et ses alliés agiront en bloc, pour geler les avoirs iraniens, à l’étranger, et restreindre les échanges commerciaux de l'Iran, si le Conseil de sécurité n’impose pas de sanctions. Même son de cloche, chez le Porte-parole du Département d’Etat, Sean McCormak, qui ne mâche pas ses mots, lorsqu’il affirme que la « Communauté internationale » n’aurait d’autre solution que de sanctionner l’Iran, s’il n’arrête pas ses activités nucléaires.


IRIB
Jeudi 31 Août 2006

Washington durcit sa campagne anti-iranienne
De tels propos relèvent, pourtant, d’une réalité discutable. Les membres du Conseil de sécurité restent, en effet, toujours divisés, au sujet du nucléaire iranien, quoique John Bolton ait réitéré, dans son entretien avec le "Los Angeles Times", l’unanimité des membres sur l’Iran. C’est une tâche difficile que se sont donnés les Américains et ils sont conscients des obstacles qu’ils devront surmonter, pour arriver à leurs objectifs. Dans ce paysage électrisé, Pékin et Moscou ne tarissent pas en avertissements à Washington, le mettant en garde contre cette idée fixe de sanctionner l’Iran. Pour la Russie, c'est encore trop tôt pour parler d'embargos, tandis que l’Union européenne se dit encline à reprendre les négociations, par l'intermédiaire des Chefs de la diplomatie franco-allemande, qui ont rappelé la nécessité de la relance du dialogue avec Téhéran. Important partenaire commercial européen de l’Iran, l’Italie a exprimé son souhait de contribuer aux négociations sur le nucléaire iranien. La visite, au Caire, du représentant des Etats-Unis à l’AIEA, a été, aussi, un autre échec, l’Egypte lui faisant entendre qu’il souhaitait une solution négociée au nucléaire iranien. Dans le même esprit, le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a reconnu le droit de l’Iran à bénéficier de l’énergie fissile, à fin pacifique. De telles prises de positions contredisent le fameux « consensus international » que brandissent les Etats-Unis. Ils se sont attelés à envoyer le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité, pour isoler l’Iran, mais ironie du sort, ce sont eux qui se trouvent, plus que jamais, isolés, sur l’échiquier international.


Jeudi 31 Août 2006

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