Palestine occupée

Washington conduit le Liban vers l'abîme d'un conflit hyper imbriqué


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Mercredi 14 Mai 2008

Washington conduit le Liban vers l'abîme d'un conflit hyper imbriqué
Les armes se sont tues, mais Beyrouth, à l'image de tout le pays du Cèdre, semble se replier, sur lui-même, quand, dans ce paysage de Spleen baudelairien, "le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle", quand "l'horizon embrassant tout le cercle", semble enceinte d'événements imminents, quand "d'infâmes" ennemis tendent leurs filets arachnéens sur les altiers cèdres du Liban. Les Libanais se demandent, à juste titre, ce que préparent les think-tanks américano-israéliens, cet arène de jeux macabres, lorsque la Maison Blanche met pied en Méditerranée, en y envoyant son destroyer USS Cole, lorsque son locataire néo-conservateur George W. Bush rassure Fouad Siniora de son soutien sans ambages, pour le maintenir, coûte que coûte, au Sérail, lorsque son représentant à l'ONU, Zalmay Khalilzad, se lance dans de nouvelles démarches, pour internationaliser la crise libanaise? Cela fait bien longtemps que le Courant du 14 mars et le cabinet Siniora ont tourné le dos à leur propre peuple, pour, la main dans la main avec l'ennemi étranger, pousser le Liban sur la pente de chaos, dans la seule idée de se maintenir au pouvoir, ne se souciant le moins du monde de savoir si cela servirait les desseins néfastes d'un régime qui occupe, depuis six décennies, la Terre de Palestine et la sainte Qods, et qui se prépare, avec l'aide de la méga-puissance américaine, à festoyer le 60ème anniversaire de sa naissance funeste, sur les cendres des foyers palestiniens consumés dans les flammes de l'occupation. Dans la traversée des pires conditions qu'il a vécues, depuis qu'il a été planté au cœur de la Palestine, un Liban embrasé serait du pain béni pour Tel-Aviv, qui, tel un prédateur aux aguets d'une proie facile à portée de main, saute sur cette occasion, pour célébrer les festivités de soixante ans d'occupation. Fragilisé par l'éclat en morceaux du mythe de l'invincibilité de sa machine de guerre, essuyant, dans le courant de son action manu militari estivale contre le Liban, une lourde défaite, face aux vaillants combattants de la Résistance islamique, le régime sioniste, appuyé par son sponsor outre-atlantique, a lié son prestige politico-militaire au gouvernement illégitime de Fouad Siniora et au Courant du 14 mars. Ce n'est plus un mystère pour personne que le Président en fin de mandat de la Maison Blanche cherche à compenser à tout prix cet échec qui a secoué de dedans le régime occupant Qods. Et dans ce contexte, le Liban s'est muté en un creuset d'épreuves, non seulement, pour le Courant du 14 mars, mais aussi, pour le monde arabe. Personne n'a oublié comment le Hezbollah, fer de lance de la Résistance anti-sioniste, s'est dressé devant l'ennemi sioniste, pour défendre, vaillamment, le Liban, n'ayant d'autre appui que la vox populi, alors que certains pays arabes se sont employés, à cette époque-là, comme aujourd'hui, à lui vider ses arrières fronts. Et, maintenant, aussi, le monde arabe ignorant ou faisant semblant d'ignorer que la crise libanaise puise ses racines hors des frontières du pays du Cèdre, refuse de la régler, s'évertuant à baliser le terrain aux festivités du 60ème anniversaire de l'occupation de la Palestine.

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Mercredi 14 Mai 2008

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