Palestine occupée

Voici pourquoi Israël a un droit à la non-existence en tant qu’Etat juif


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Une fois encore, la rencontre, à Annapolis, entre Olmert et Abbas est conditionnée à la reconnaissance, par la partie palestinienne, du droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif.
Et, de fait, la fameuse "feuille de route" devrait inscrire dans les faits – et légitimer –, une bonne fois pour toutes, le droit d’un tel Etat juif à l’existence dans des frontières définitives, en paix avec ses voisins.

Par Oren Ben-Dor
Oren Ben-Dor a été éduqué en Israël. Il enseigne la philosophie du droit et la philosophie politique à la Faculté de Droit de l’Université de Southampton, au Royaume-Uni. Vous pouvez le contacter à l’adresse mél : okbendor@yahoo.com


Oren Ben-Dor
Vendredi 30 Novembre 2007

 Voici pourquoi Israël a un droit à la non-existence en tant qu’Etat juif
La seule et unique vision possible de justice, tant passée que future, devrait, tout simplement, être celle de deux Etats - un Etat palestinien et un Etat juif – qui coexisteraient, côte à côte, dans la paix et la stabilité.

Trouver la bonne formule permettant un partage raisonnablement juste et une séparation demeure, par conséquent, l’essence de ce qu’il est convenu de considérer un ethos modéré, pragmatique et honnête.

Dès lors, les problèmes réellement profonds – le "noyau" – sont considérés être : le statut de Jérusalem, le sort et l’avenir des implantations israéliennes dans les Territoires occupés et la viabilité du futur Etat palestinien, à côté de son homologue juif.

En revanche, le sort des descendants des quelque 750 000 Palestiniens victimes de l’épuration ethnique de 1948 et chassés de ce qui est aujourd’hui – et continuerait à être, dans le cadre d’une "solution" à deux Etats – l’Etat d’Israël, constitue, certes, un "problème", mais jamais une "question", car – ce qu’à Dieu ne plaise – en faire une question à poser sur la table, cela reviendrait à mettre en danger l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif.

L’existence d’Israël en tant qu’Etat juif ne doit à aucun prix devenir une question fondamentale : cette prémisse fédère l’opinion politique publique dans l’Etat juif, gauche et droite, et elle perdure en tant qu’opinion pragmatique de nombreux Palestiniens préférant un peu d’amélioration à pas d’amélioration du tout.

Seuls, de soi-disant "extrémistes", comme le Hamas, des "antisémites" ou des "juifs haineux d’eux-mêmes" – soit un ramassis de réprouvés terriblement perturbés, égarés et à côté de leurs pompes – osent faire de l’existence d’Israël un problème central, et donc, logiquement, une question devant nécessairement être débattue et, si possible, réglée.

Cet Etat juif, ce supposé havre potentiel pour les juifs du monde entier, au cas où se produirait un deuxième Holocauste, il faudrait le reconnaître comme un fait accompli garanti par le chantage à base de rhétorique du "plus jamais ça".

Toutes considérations de pragmatisme et de pondération dans la prise en considération d’un "processus de paix" visant à régler le conflit "israélo/palestinien" ne doit par conséquent jamais déstabiliser le statut sacré de cette pétition de principe selon laquelle l’Etat juif aurait un droit à l’existence.


Notez, toutefois, qu’on ne demande pas seulement aux Palestiniens de reconnaître le fait parfaitement véridique, et la revendication morale absolument recevable, que des millions de juifs vivent aujourd’hui dans l’Etat d’Israël et que leur existence physique, leur liberté et leur égalité doivent être protégées dans le cadre de tout futur règlement.

On ne leur demande pas seulement de reconnaître l’assurance que tout futur arrangement devra reconnaître que la Palestine historique est un havre pour le peuple juif.

Ce qui est exigé des Palestiniens, c’est qu’ils souscrivent à la reconnaissance du droit d’une idéologie informant le projet d’un Etat en devenir, en lui conférant le droit d’exister en tant qu’Etat juif.
On leur demande de reconnaître cette prémisse d’identité étatique ethno-nationaliste.



L’entourloupe est évidente : la reconnaissance du droit des juifs qui vivent là-bas – aussi injustement les parents ou les grands-parents de la plupart d’entre eux se soient-ils retrouvés détenteurs de ce qu’ils ont – à rester là-bas, dans la liberté et l’égalité [exclusive, ndt] d’une implantation politique postcoloniale, est parfaitement compatible avec la non-reconnaissance de l’Etat dont la constitution accorde à ces mêmes juifs un statut privilégié dans la cité.

C’est abuser de la notion de pragmatisme que concevoir ses exploits comme consistant à placer la notion même d’Etat juif au-dessus de la mise en vigueur à la fois désirable et possible d’un contrôle moral égalitaire. Un tel abus du pragmatisme reviendrait à le mettre au service de la perpétuation du colonialisme.

Une solution pragmatique et raisonnable doit se centrer sur la question de savoir de quelle manière régler les injustices passées, actuelles et futures, infligées à des Arabes non-juifs, sans, ce faisant, causer d’autres injustices envers des juifs. Cela serait une question pragmatique très complexe, qui nécessiterait énormément d’imagination et de générosité.

Mais la pondération et le pragmatisme ne doivent pas déterminer la réponse à la question de savoir si la cause de telles injustices doit être incluse, ou exclue, des débats ou des négociations. Exclure pragmatiquement des revendications morales et protéger par pragmatisme des assertions immorales au nom d’un "car tel est notre bon plaisir" cache nécessairement, de fait, quelque forme d’extrémisme.

Les causes de l’injustice coloniale et les causes qui, constitutionnellement, en empêchent la pleine expression et l’exhaustive résolution ne doivent surtout pas être exclues du débat. Le pragmatisme ne saurait devenir l’outil bien pratique pour légitimer des structures constitutionnelles qui empêchent la décolonisation et l’établissement d’une constitution égalitaire.

Alors, posons-nous hardiment la question : qu’implique, exactement, l’exigence qu’Israël soit reconnu en tant qu’Etat juif ?

Que reconnaissons-nous, et que soutenons-nous, lorsque nous achetons un avocat délicieux ou des dattes provenant d’Israël ou encore, quand nous invitons Israël à participer à un match de foot international ?

Qu’est, précisément, cet Etat juif dont il faudrait que le statut en tant que tel soit, une bonne fois pour toutes, légitimé par cette soi-disant "solution à deux Etats" ?

Un Etat juif, c’est un Etat qui existe plus pour quiconque est considéré juif selon divers critères ethniques, tribaux et religieux que pour ceux qui échouent à ce test éliminatoire.

Quels sont, précisément, les critères pour réussir le test de judéité, cela a peu d’importance, et en tout cas, le faible consensus qui les entoure est en permanence réinventé, en Israël.

Le fait que les Israéliens soient les instigateurs de la violence leur donne l’énergie nécessaire pour cela…
Ce qui importe, toutefois, c’est le fait qu’un test de judéité soit utilisé afin de protéger constitutionnellement différents accès à (c’est-à-dire différents modes de propriétés de) la possession d’une citoyenneté. Une reconnaissance du droit d’Israël à l’existence en tant qu’Etat juif, c’est une reconnaissance d’une légitimité particulière qu’auraient les juifs, en tant qu’éternelles victimes, à avoir leur Etat juif.


Un tel test d’appartenance suprême pour les juifs est le critère suprême non seulement de la législation d’une politique raciste, mais aussi d’une interprétation constitutionnellement raciste de ladite législation par la Cour Suprême israélienne.

L’idée d’un Etat qui soit avant tout et par-dessus tout un Etat destiné aux juifs viole y compris cette loi fondamentale de la Liberté et de la Dignité humaines à laquelle la Cour Suprême d’Israël consacre tellement de salive et d’encre.

Une telle interprétation constitutionnelle devrait rendre le principe de l’égalité entre citoyens compatible avec la – et donc subordonné à la – nécessité de maintenir la majorité juive et le caractère juif de l’Etat.

Cela, bien entendu, constitue une atteinte très sévère à l’égalité, qui se traduit dans moult manifestations individuelles d’oppression et de domination de ceux qui sont les victimes de telles atteintes : les citoyens arabes non juifs de l’Etat d’Israël.

Dans le monde qui est le nôtre, un monde qui a résisté à l’apartheid sud-africain d’une manière tellement impressionnante, la reconnaissance du droit à l’existence d’un Etat juif est un test au papier de tournesol mesurant la modération et le pragmatisme.

Ce qui est exigé, c’est que les Palestiniens reconnaissent la légitimité d’Israël à se claquemurer dans un système de lois fondamentales et de pratiques politiques racistes, de critères d’immigration différenciés entre juifs et non-juifs, de statuts de propriété différenciés, de droits à établissement différenciés, de financements différenciés de l’éducation, de lois formelles et de conventions informelles qui différencient les accès potentiels à la participation politique et estropient les libertés et le débat académiques.

Dans l’Etat juif d’Israël, les citoyens arabes non juifs ne sont que des «vilains petits canards», et ils sont considérés comme la bombe démographique cliquetante des «ennemis de l’intérieur».

Oh, certes, on leur donne le droit de vote – et même selon le principe «un homme/une voix» - mais le potentiel de leur pouvoir politique, et même leur taux de natalité, doivent être maintenus à bonne distance par les instruments, visibles et invisibles, d’une discrimination à la fois concrète et symbolique.

Mais voilà qu’on leur demande, aujourd’hui, d’admettre leur statut inférieur et de reconnaître le droit d’Israël à continuer à légitimer le fondement inégalitaire de son Etat.

Nous ne devons pas oublier que la "solution" à deux Etats ouvrirait une nouvelle possibilité devant les citoyens arabes non juifs d’Israël : "Encaisse et ferme-la, ou va dans un Etat palestinien viable et voisin où tu pourras bénéficier d’une égalité totale en matière de citoyenneté !"
Une telle option, ne l’oublions jamais, n’est qu’une des conséquences [désastreuses] parmi d’autres de ce package pourtant présenté comme pragmatique et raisonnable.

L’Etat juif n’a pu exister, en mai 1948, qu’au moyen du nettoyage ethnique de la grande majorité de la population indigène de la Palestine : 750 000 Arabes palestiniens. La judaïsation de l’Etat israélien n’a pu être imposée qu’en déplaçant en permanence à l’intérieur d’Israël la population de plusieurs villages situés sur son territoire.

Il serait insupportable et parfaitement irraisonnable de demander aux juifs de reconnaître le droit au retour des descendants des Palestiniens expulsés. Possiblement, ces descendants pourraient d’ailleurs convenir de s’installer dans un Etat palestinien viable, au lieu, par exemple, de reconstruire leurs villages détruits en Galilée.

D’un autre côté, un jeune couple juif de Toronto, qui n’a jamais mis les pieds en Palestine, a le droit de venir s’installer en Galilée. Les juifs et leurs descendants détiennent ce droit à vie. C’est que, n’est-ce pas, ce droit les "libère", en tant que peuple.

Les juifs ne doivent jamais être soumis à la pression que représente le fait de vivre en tant que minorité importante numériquement en Terre Sainte dans le cadre d’un arrangement égalitaire. Leur passé justifie ce statut préférentiel, tout comme il est censé justifier la préservation de leur majorité démographique en Palestine.

Nous voici, là encore, frappés par l’inégalité. Il est évident que cette partie de la réalisation de ce droit au retour ne serait pas simplement le retour effectif, mais aussi l’assurance d’un statut et d’une citoyenneté égaux pour tous, juifs et Arabes non juifs après leur retour en Palestine.

Un retour rendrait la revendication égalitaire de ceux qui retournent encore plus difficile à occulter que ce n’est actuellement le cas, en ce qui concerne ces citoyens de seconde catégorie que sont les Arabes israéliens.

Ce qui rassemble les Israéliens et la plupart des juifs du monde entier derrière l’appel à la reconnaissance du droit à l’existence d’un Etat juif, c’est leur aversion pour l’éventualité d’avoir à vivre, en tant que minorité, sous des conditions d’égalité des chances pour tous. Mais si les juifs jouissent d’une telle égalité au Canada, pourquoi ne peuvent-ils pas soutenir une telle égalité en Palestine, en donnant une effectivité pleine et entière au droit au Retour des Palestiniens ?

Examinons précisément en quoi consiste le défi pragmatiste : ce qui est nécessaire, ce n’est pas un pragmatisme enkystant l’inégalité, mais bien, au contraire, un pragmatisme qui soit de nature à relever le défi de l’égalité.

Le Droit au Retour des Palestiniens signifie qu’Israël reconnaît (et demande pardon pour) ce qu’il a commis comme crimes, en 1948. Cela signifie que la mémoire palestinienne de la catastrophe de 1948, la Nakbah, doit être publiquement revivifiée dans la géographie et dans la mémoire collective de la cité. Cela signifie que les descendants des Palestiniens [chassés de chez eux] doivent être autorisés à rentrer dans leurs villages ancestraux.

Si cela n’est pas possible, parce qu’il y a une implantation israélienne à la place, on doit leur donner le choix de s’établir ailleurs, dans les environs. Cela peut éventuellement entraîner une réquisition douloureuse, par l’Etat, de terres agricoles, qui devraient être restituées à ceux des Palestiniens qui effectuent leur retour. Dans les cas où cela n’est pas possible, on doit leur donner le choix de s’installer ailleurs, dans la même région au sens le plus large du terme, et le cas échéant dans une autre région de Palestine.

Les compensations financières doivent représenter le dernier recours, et elles doivent toujours être proposées en tant que terme d’un choix. Cette revendication morale au retour concernera la totalité de la Palestine, y compris Tel Aviv.


A aucun moment, toutefois, il ne saurait être question de rejeter les juifs israéliens de leur territoire. Une concrétisation égalitaire et pragmatique du Droit au Retour des Palestiniens constitue une révolution juridique égalitaire.

Partant, il est extrêmement important de prendre en compte les préoccupations de sécurité et d’égalité des juifs dans tout arrangement futur dans lequel eux-mêmes ou n’importe quel autre groupe, risqueraient de devenir une minorité. Les symboles nationaux et le prestige des juifs seraient préservés. L’égalité dont il est question englobe l’égalité en matière de propriété symbolique.

Mais il est important de souligner que le Droit au Retour des Palestiniens signifierait que ce qui cesserait d’exister, ce serait la pétition de principe d’un Etat juif, ainsi, d’ailleurs, que d’un Etat musulman. Un retour sans que n’ait été, au préalable, éliminé le statut exclusiviste constitutionnellement consacré serait un retour vers la servitude.

Au total, ce n’est qu’en repérant les cas d’injustice, en étendant les plaintes pour injustice à la totalité de la Palestine historique, en les traitant de manière équitable, sans créer de nouvelle injustice pour les juifs et, finalement, en assurant l’élimination de toutes les lois racistes découlant du caractère juif de l’Etat, y compris cette nature elle-même, que la justice, et avec elle, la paix, seraient possibles.

Ce qui est requis, c’est un esprit de générosité qui soit pragmatique, certes, mais aussi moralement irréprochable en termes d’étendue géographique des revendications morales de rapatriement et d’égalité. Cette vision entraînerait la création d’un Comité de la Vérité et de la Réconciliation.
Mais pour que tout cela advienne, nous devons commencer par cesser de reconnaître le droit, pour Israël, d’exister en tant qu’Etat juif. Nul esprit de générosité ne s’instaurera jamais sans un appel égalitaire au rejet de la notion ethno-nationaliste sur laquelle l’Etat juif se fonde.

La voie vers deux Etats est la voie de la séparation. Sa réalisation nécessiterait le retranchement sur ses positions du nationalisme exclusiviste et ce, pour des décennies, voire des siècles à venir.

Cela signifierait que le retour des dépossédés et l’égalité entre ceux qui retourneraient [en Palestine] et ces Arabes non juifs qui se trouvent aujourd’hui là-bas [en Israël] devraient être ajournés sine die et remisés sur les étagères poussiéreuses des injustices historiques.

Un tel scénario ne manquerait pas de provoquer un surcroît de violence, étant donné qu’il établirait dans les faits la concrétisation et la légitimation du racisme et de l’impérialisme sionistes.

Aussi, tout arrangement binational devrait être conditionné à un principe d’égalité dans la citoyenneté, et non l’inverse. La notion de séparation et de partage qui risque d’infecter le bi-nationalisme, il faut s’en débarrasser et il ne faut ni la manipuler, ni la rationaliser de quelque manière que ce soit. Tant spirituellement que matériellement, les juifs et les non-juifs peuvent trouver leur expression nationale dans un Etat unique, égalitaire et non-sectaire.

La non-reconnaissance de l’Etat juif est un impératif égalitaire qui prend en compte à la fois le passé et le futur.

C’est la reconnaissance aveugle du droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif qui constitue l’obstacle fondamental qui empêche ce principe égalitaire de déterminer le défi éthique lancé par la Palestine. Une reconnaissance du droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif, cela signifie l’imposition d’un silence qui ne pourrait que générer toujours plus de violence et de sang versé.

Cette même intuition morale qui amena tellement de gens à condamner et à sanctionner l’Afrique du Sud de l’Apartheid devrait les inciter à arrêter de considérer que la menace pesant sur l’existence de l’Etat juif serait l’effet causé par le "problème" des réfugiés ou par la «menace démographique» des Arabes non juifs qui y résident.
C’est tout-à-fait l’inverse qui est vrai.

C’est la pétition de principe inégalitaire d’un Etat [par définition] juif et le manque d’empathie et la corruption de tous ceux qui nous font accepter sans aucune réserve critique le droit d’un tel Etat à exister qui est à la fois la cause du problème des réfugiés et la cause de l’impossibilité de la mise en application de leur droit au retour et de leur traitement en égaux, une fois ce retour devenu effectif.

Il nous faut voir que l’acceptation acritique du droit à l’existence d’Israël revient, comme l’a si magistralement démontré Joseph Massad dans Al-Ahram, à accepter la revendication par Israël du droit à être raciste ou, pour développer la brillante formulation de Massad, la prétention israélienne d’avoir le droit d’occuper, de déposséder et de discriminer.

Je me demande bien ce qui impose au monde entier de se joindre au chœur d’un «processus de paix» destiné en réalité à légitimer le racisme en Palestine ?

Le fait de réclamer un tel droit au racisme ne peut provenir que d’un être dont la face de victime doit dissimuler une agressivité primitive et une haine particulièrement sombre de totu ce qui n’est pas lui.

Comment pouvons-nous trouver un tissu conjonctif commun avec cette mentalité qui clame le droit légitime à faire souffrir d’autres êtres humains ?
Comment cette agressivité profondément ancrée dans une mentalité victimaire peut-elle être débusquée ?

Le sommet d’Annapolis est une vaste couillonnade. Recourant à l’argument de l’Egalité, nous devons dire à forte et intelligible voix qu’Israël N’A PAS de droit à l’existence en tant qu’Etat juif.

Source : http://www.countercurrents.org/
Traduction : Marcel Charbonnier

http://www.ism-france.org


Vendredi 30 Novembre 2007

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