Croyances et société

Vivre de peu, pour vivre mieux, on peut !


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Daniel Milan
Dimanche 27 Novembre 2011

Vivre de peu, pour vivre mieux, on peut !
« La Futuwah » (chevalerie soufie) est de se contenter de peu afin d’éviter tout asservissement. » Traité de chevalerie soufie
« Loin du monde, je vis dans une humble cabane de montagne. Hautes sont les montagnes, épaisses les ombres des arbres et sous un vieux pin, je suis paisiblement assis et content de ce logis monacal. Ici règnent une parfaite tranquillité et une sainte simplicité. Je me laisse vivre dans les bois, solitaire, je suis mon seul maître. » Han Shan
« Sauf cinq choses, tout est vanité en ce monde, juste assez de nourriture pour soutenir la vie ; assez d’eau pour apaiser la soif ; des habits pour couvrir le corps ; une maison pour y habiter ; une science pour la mettre en pratique ». Sarî al Saqathî
J’en rajouterais une sixième : une compagne pour cheminer ensemble sur le chemin d’Allah et savourer ses délices.
Vivre de peu, pour vivre mieux, devrait être notre réponse à tous ceux qui voudraient que nous travaillons plus, pour nous endetter plus, pour consommer plus, vivre moins et moins bien.
Vivre de peu, pour vivre mieux et vivre plus libre ; pour ne prendre de Dieu et des hommes que la part qui nous revient et surtout pour moins financer notre asservissement.
Vivre de peu est un modèle et un choix de vie personnels et révolutionnaires qui ne s’imposent pas, et surtout pas à sa compagne et à ses enfants ; à moins, que cela ne soit par nécessité.
Vivre de peu, est mieux pour sa propre santé et pour celle de la planète. Je vie de peu, à la fois par choix de vie et aussi par nécessité, afin de pouvoir aider un peu ma famille. Cela correspond aussi à une approche d’un idéal de vie, à la fois pensé et espéré après avoir vécu à plusieurs périodes de ma vie dans la misère ou dans des conditions extrêmes, pas toujours choisies. A un cheminement philosophique et spirituel.
Vivre de peu, n’est pas vivre dans la misère, mais savoir ou pouvoir se satisfaire de l’essentiel. L’essentiel, est d’avoir d’abord un toit, de quoi manger et de quoi se soigner. Je dispose d’un toit et de quoi manger ; et accessoirement, de la possibilité de « me soigner » sommairement. Je vis en effet dans mon quotidien les conséquences d’une agression policière subie le 1er octobre 2001 et niée par l’appareil judiciaire qui se traduisent par de fréquentes souffrances du dos et par une mobilité réduite qui me clouent régulièrement au lit…
Ce n’est pas en France métropolitaine que j’aurais aimé finir ma vie ; mais en Corse ou j’ai passé mon adolescence ou en Afrique ou j’ai vécu un temps et où je possède à la fois des attaches sentimentales et familiales ; mais en dépit des « opportunités » qui se sont présentées et de sollicitations familiales, je n’ai pas eu le courage de « franchir le pas ». Et avec les handicaps dont je souffre, c’est pour moi, de plus en plus difficilement envisageable !
J’aurais espéré acquérir une petite cabane avec quelques arpents de terre, mais 45 ans de salariat au smic, ne me l’ont pas permis. J’aurais aussi aimé vivre dans un habitat « nomade » de type yourte car il symbolise la liberté et la simplicité et correspond à un mode de vie traditionnel normal, mettant l’homme au contact des éléments. Mais les administrations et le système font la chasse à ce type d’habitat contestataire permettant aux plus pauvres de survivre, pour ce qu’il symbolise. Si le système « tolère » encore, et c’est encore heureux, les très pauvres dans la mesure où ils demeurent dépendants de tout ; par contre, il ne tolère absolument pas, le pauvre qui pense et survit. Les « nettoyages » de la « jungle de Calais de leurs réfugiés Afghans en début 2010 et les récentes destructions des camps de Roms, s’inscrivent dans cette « logique ».
Je dispose d’un toit et de quoi manger ; et accessoirement, de la possibilité de « me soigner » sommairement. J’ai vécu dans la misère, ce n’était pas mon choix ; aujourd’hui, je vis de peu, c’est mon choix. Avoir vécu dans la misère et appris à me « démerder » par la force des choses, m’y a sans doute aidé. Je vis depuis plusieurs années dans une vielle bâtisse d’un village de montagne du sud de la France dans un espace d’une 20ène de mètres carrés. Cet espace a l’avantage de s’entretenir et de se chauffer rapidement, d’autant plus que le plafond est bas et bien isolé et que les murs sont très épais. Mes deux fenêtres orientées « plein sud » me permettent de chauffer mon espace avec le soleil durant plusieurs heures par jour durant l’hiver ; hormis les jours de pluie et de neige bien sûr. Je songe à me bricoler un capteur solaire pour me chauffer. J’aurais aimé avoir une cheminée, mais je n’en ai pas. J’ai un « radiateur à bain d’huile » ; mais j’ai dû l’allumer exceptionnellement 4 ou 5 fois durant quelques heures, ces derniers hivers. La température de mon logement n’est jamais descendue en dessous de +7° les jours les plus froids. Une température très supportable. Avec un gros pull et un anorak le jour et de grosses couvertures la nuit, on n’a vraiment pas froid ! Quand je pense aux -10 degrés de ma chambre l’hiver, chez mes parents, quand j’étais enfant, je suis comblé ! J’ai l’électricité, mais songe aussi à la solution solaire car je ne suis pas très emballé d’être tributaire d’un opérateur qui me fournit très cher une énergie –alors que je n’en consomme peu- d’origine nucléaire. Je m’éclaire avec une ampoule à basse consommation. Je ne possède ni de télévision, ni de machine à laver, ni de réfrigérateur, ni de chauffe-eau. Je n’utilise de l’électricité que pour mon poste de radio et pour recharger la batterie de mon portable. J’ai de l’eau, et là encore « l’opérateur » me la facture très chère, sur la base d’une évaluation de consommation 10 fois supérieure à ma consommation réelle. Je fais la vaisselle à l’eau froide avec comme dégraissant un mélange d’argile et de savon noir. J’utilise l’eau ayant servi à faire la vaisselle pour les toilettes au lieu de tirer la chasse d’eau. Je fais chauffer de l’eau dans une grande marmite sur une plaque de gaz, pour me laver. Une bouteille me fait plusieurs mois. Pour mobilier, j’ai une table, des chaises et un lit achetés à un ami.
Je suis végétarien depuis toujours. Je connais le goût de la viande pour en avoir mangé parfois, il y a plus de 20 ans pour ne pas mettre mal à l’aise les personnes qui m’invitaient chez elles, ce que je ne fais plus depuis. Je n’ai eu besoin de faire des efforts pour supprimer la viande de mon alimentation. J’ai été élevé comme ça et je n’aime pas la viande. Je me demande toujours comment peut-on consommer un morceau de cadavre. Ce mode de consommation est particulièrement désuet. Sa production est consommatrice d’énergie : Elle consomme énormément d’eau et de céréales qui font défaut aux populations. La viande est nuisible à la santé ainsi qu’à l’évolution morale et spirituelle des hommes. Le boulghour, le maïs, les lentilles et les pâtes (un peu) « bio », constituent la base de mon alimentation, agrémentés, selon les plats d’huile d’olive, d’ail et de piments également « bio ». Je consomme aussi des fruits et des betteraves rouges, quand je puis aller les acheter et les transporter. Bien que cela ne soit pas trop bon pour la santé, il m’arrive de temps en temps d’acheter une pizza, un pain complet et un fromage. J’aime en particulier le parmesan et le fromage de chèvre.
Je n’ai pas de voiture et n’en ai jamais eu, cela revient très cher. Ce n’est pas le moyen de « liberté » que l’on nous vente, mais plus réellement un instrument polluant d’endettement, d’esclavage et de financement du système ; de surcroit dévoreur d’espaces et d’énergie. Je lui concède toutefois une utilité quand on habite loin de tout. Mais je suis pour la voiture collective et/ou communale la plus écologique possible, à défaut du retour à la diligence ! Je vis à environ 70 kms de la ville et à 10 kms du premier arrêt de l’unique bus qui passe le matin à 6h et revient à 19h. J’arrive maintenant à me débrouiller pour descendre en ville, faire mes courses et remonter au village ; mais j’ai souvent effectué à pied les 10 kms distants entre le village et l’arrêt de bus du village « d’à côté ». Et faire 10 kms à 4h du matin, dans la brousse et dans la nuit, même muni d’une lampe électrique, ce n’est pas trop évident. Les sangliers, pour en avoir rencontrés, n’aiment pas trop être dérangés !
La richesse pour moi, ce n’est pas la possession ou l’accumulation de biens ; ce n’est même pas la possession de quelques livres –j’en ai eu beaucoup et en ai conservé quelques uns-, mais ce que l’on a retenu de leur contenu. Ma richesse est d’abord un don de Dieu qui se situe dans ma manière de penser la vie et le monde et de vivre. Elle est dans mes émerveillements, dans mes joies et dans mes indignations. Elle se trouve surtout dans toutes les beautés de la nature, toutes plus belles les unes que les autres, que Dieu offre à mes yeux.
Daniel Milan

QUELQUES GESTES ANTI-CONSO...

EAU
On peut utiliser l'eau de la vaisselle pour évacuer les excréments des toilettes.
Il n'est pas nécessaire de faire la vaisselle avec de l'eau chaude.
On peut faire chauffer sur le gaz une marmite d'eau pour se laver, au lieu d'utiliser un chauffe-eau.
 
CHAUFFAGE
On peut très bien mettre un pull et une couverture... ou deux de plus, au lieu d'allumer le chauffage.
On peut également bricoler un chauffage solaire (c'est ce que j'envisage de faire).
GAZ/ELECTRICITE
On peut très bien manger en choisissant des aliments qui ne ne nécessitent pas plus d'une demi-heure de cuisson.
 
ALIMENTS
Le boulghour, les pâtes, la semoule de maïs permettent la composition de délicieux plats variés.
 
PRODUITS DE NETTOYAGE
Le vinaigre blanc, le savon de marseille et l'argile valent tous les produits de nettoyage, sans être autant nocifs à l'environnement.
 
PRODUITS DE TOILETTE
Préférer les shampoings et les dentifrices bio aux autres, le savon d'alep aux savons chimiques. On peut aussi fabriquer ses shampoings et ses dentifrices avec des herbes, de l'argile et des clous de girofle en poudre.
 
MEDICAMENTS
Herbes diverses, l'huile d'olive vierge (1ère pression à froid), l'huile d'argan (pure), le miel, le curcuma, l'argile ont toute leur place dans votre pharmacie familiale.
 
URGENCES
Il peut être utile par les temps qui courent de posséder tout le matériel nécessaire permettant la construction d'un logement de secours de type yourte : bâches, tendeurs, ballots de paille...


Dimanche 27 Novembre 2011


Commentaires

1.Posté par pacerelle le 27/11/2011 18:19 | Alerter
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Une LIBERTE retrouvée

2.Posté par Imrane le 07/12/2011 15:48 | Alerter
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Le Prophete Mohamed عليه الصلاة و السلام , a dit que : DURCIR CAR LA PROSPERITE NE DURE PAS.
إخشوشنوا فإن الحضارة لا تدوم

3.Posté par ameli le 15/02/2012 13:49 | Alerter
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Ces astuces servent d'exemple utile.

4.Posté par la chouette blanche le 14/03/2012 19:05 | Alerter
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Merci frère pour cette sagesse. Par votre sagesse et votre mode de vie, vos sentiments pour Dieu, vous participez à l'avènement du nouvel âge. Vous êtes un bel exemple à suivre.
Bien à vous. Hare Krishna

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