Propagande médiatique, politique, idéologique

Vision sclérosée de Bush de la guerre et la paix, au Moyen-Orient





La politique de Bush plus précisément son feu vert à la guerre déclenchée par Israël, dans la région moyen-orientale, n’est nullement une grande surprise. Il s’agit d’une attitude que le Président des Etats-Unis a adopté depuis, il y a maintenant 4 ans, vis-à-vis d’Israël et ses ennemis. Cette même politique exigeait que Yasser Arafat, alors président de l’Autorité autonome palestinienne soit isolé par les Américains qui ne cessent pourtant de répéter les slogans sur ce qu’ils appellent la nécessité d’une démocratisation des pays arabes. Ceci dit, la politique pro-israélienne de la Maison Blanche repose sur un simple argument : Israël souhaite vivre en paix avec ses voisins dont certains ne partagent pas cette idée. Donc, sur le plan moral, le statut d’Israël serait plus positif, selon cette politique, que celui de ses voisins.


IRIB
Lundi 31 Juillet 2006

  Vision sclérosée de Bush de la guerre et la paix, au Moyen-Orient
Lorsqu’elle fut révélée à l’opinion publique mondiale, en juin 2002, cette politique a suscité des réactions pas trop différentes de celles qu’on constate aujourd’hui dans les milieux politiques et diplomatiques du monde. Presque tous les alliés de Bush au G8 s’y sont opposés. Aujourd’hui, la question essentielle n’est autre que le cessez-le-feu. Les Européens semblent le souhaiter mais pas, bien sûr, George W. Bush. Un cessez-le-feu pourrait faire revenir le statut quo de l’avant guerre ; cependant, le déroulement des événements à l’heure actuelle ne permet absolument pas à Washington de se rassurer de la sécurité d’Israël. Par ailleurs, dans l’optique atlantiste, le Hezbollah libanais continuerait d’être une menace à la démocratie déjà assez fragile du Liban. Bush ne le voudrait point. Il souhaite faire bouger la situation, pour accorder à Israël la chance d’affaiblir la capacité militaire du mouvement libanais qu’il assimile au terrorisme et d’en réduire le poids politique.

Pour atteindre un tel objectif, Israël doit resserrer toujours son étreinte aérienne ou, pourquoi pas, procéder à une offensive terrestre. N’est-ce pas que le Président des Etats-Unis cherche à créer un nouveau Moyen-Orient ? Bush avait affirmé en 2002 que les réformes équitables nécessitaient une nouvelle structuration politico-économique basée sur l’économie du marché, aussi bien que des démarches pratiques assurées de contrer le terrorisme. Alors, il parlait justement de l’Autorité autonome lorsqu’il évoquait la question des réformes démocratiques. Aujourd’hui, il envisage d’adapter ces principes à toute la région du Moyen-Orient. George W. Bush serait satisfait de voir se poursuivre l’offensive israélienne, sauf il se donne le souci de voir s’affaiblir la démocratie libanaise par une poursuite des violences. Il reconnaît, même, le droit d’Israël à l’autodéfense manu militari. C’est ce qu’il a réaffirmé il y a 4 ans, sans cependant parler explicitement des tactiques susceptibles de le faire. En fait, l’un des dits tactiques réside dans l’assassinat ciblé des leaders palestiniens. Le Président US tient à rappeler, aujourd’hui, qu’il n’envisage pas des options militaires pour Israël. Depuis que les Israéliens se sont lancés dans le conflit pour obtenir la libération de leurs soldats capturés par le Hamas et le Hezbollah, Bush a été la cible des critiques l’accusant de s’absenter, ces dernières années, aux négociations de paix ou de démocratisation du Moyen-Orient.
Les animosités auraient pu s’adoucir si seulement George W. Bush avait participé, en personne, aux concertations diplomatiques sur la paix. Autrement dit, les détracteurs de Bush estiment que la guerre découle de ses erreurs. A l’échelle régionale, l’appel à une intervention américaine a toujours été un bon moyen de persuader Israël à faire concessions. Jusqu’à l’heure actuelle, l’intervention politique de Washington au Moyen-Orient se faisait toujours via les navettes diplomatiques de son Secrétaire d’Etat, entre différents pays de la région, conformément à la politique que Henry Kissinger a mise à la mode, dans les années 70. Bush a, pour sa part, rejeté cette tradition, en 2002. Plus important, encore, c’est qu’il a constaté qu’il n’y aurait jamais d’entente entre Israël et aucun pays ou organisme libellés terroriste.


Donc, toute diplomatie qui se fixe comme objectif l’accès à une telle entente serait inacceptable et irréalisable. Lorsque le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan a défendu la semaine dernière, la solution négociée au rétablissement d’un cessez-le-feu et d’une paix durable, G.W Bush n’a pas occulté son opposition. Il ne croit nullement en accords issus de dialogue entre « les ennemis irréconciliables », selon la formule de l’un de ses proches, une expression qu’on pourraient utiliser pour les rapports Israël-Hamas ou encore Israël-Syrie. Dans cette perspective, les accords de ce genre ne pourraient être efficaces, car les ennemis d’Israël ne s’y soumettent pas d’habitude. Ce qui compte, pour G. W. Bush c’est l’application de la résolution onusienne 1559, qui stipule le désarmement du Hezbollah, un pas à franchir vers la sécurité d’Israël. A Saint-Pétersbourg, le Président américain a fini par persuader ses alliés du G8 à enterrer leurs demandes sur l’instauration d’un cessez-le-feu inconditionnel. Les leaders du G8 se sont seulement contentés de demander à Israël de faire preuve d’un maximum de retenue afin de préparer le terrain à un arrêt des violences, la première priorité qui s’impose, estiment-ils. En envoyant Condoleezza Rice au Moyen-Orient, G. W. Bush ne cherche nullement à faire pressions sur Israël pour arrêter ses attaques. En réponse à la question d’un de ses collègues qui consiste à savoir pourquoi G. W. Bush est-il le seul président des Etats-Unis à laisser, à un tel point, la main libre à Israël, il a répondu que son administration est différente des autres et cette différence relève de l’une de ses convictions qui appelle à confronter les terroristes et leurs alliés.


Lundi 31 Juillet 2006


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