Conflits et guerres actuelles

Violents combats à Gaza, des roquettes tirées depuis le Liban



Jeudi 8 Janvier 2009

Violents combats à Gaza, des roquettes tirées depuis le Liban
Des roquettes tirées du Liban se sont abattues jeudi dans le nord d'Israël en apparente riposte à l'offensive israélienne à Gaza où des violents combats opposaient l'armée israélienne à des activistes palestiniens, le bilan des morts ayant franchi la barre de 700.
Un émissaire israélien s'est parallèlement rendu en Egypte pour discuter d'une proposition de trêve du président Hosni Moubarak.
Trois roquettes Katioucha tirées depuis le Liban sont tombées dans l'ouest de la Galilée, dans le secteur de la ville de Nahariya et du kibboutz Kabri, blessant légèrement deux femmes, selon un dernier bilan. L'armée israélienne a tiré en riposte plusieurs obus en direction du Liban, a indiqué un porte-parole militaire. Suite à cette attaque, les habitants du nord d'Israël ont été appelés à rester près de pièces protégées de logements et les écoles ont été fermées à Nahariya.
Les tirs n'ont pas été revendiqués, mais selon des sources militaires israéliennes ils seraient le fait de groupes palestiniens réagissant à l'offensive à Gaza. Israël a relativisé la portée de cette attaque dans un souci de ne pas ouvrir un second front.
Le Hezbollah chiite libanais, dont le chef Hassan Nasrallah s'était dit prêt à toute nouvelle guerre avec Israël, a indiqué "vérifier l'information".
Dans la bande de Gaza, où l'offensive israélienne est entrée dans son 13ème jour, des violents accrochages ont opposé des combattants palestiniens aux troupes israéliennes notamment dans les secteurs de Beit Lahya et Jabaliya, dans le nord du territoire.
Quatre activistes du Jihad islamique ont été tués par des obus de chars et raids de l'aviation dans le secteur, selon des sources médicales. Une femme de 40 ans a été tuée et dix autres personnes blessés dans un autre raid à Beit Lahya. Des combats ont également été signalés dans le sud de la bande de Gaza dans le secteur de Kissoufim, un point de passage entre le territoire palestinien et Israël.
Toujours dans le sud de la bande de Gaza, l'armée israélienne a mené dans la nuit une série de raids contre des tunnels de contrebande à Rafah à la frontière avec l'Egypte.
Dix-huit maisons palestiniennes ont été détruites ou endommagées alors que des centaines de familles ont fui le secteur après avoir été sommé de le faire dans des tracts largués par l'armée israélienne.
Sur le front diplomatique, deux émissaires d'Israël devaient discuter jeudi au Caire de propositions de cessez-le-feu du président égyptien Moubarak, en coordination avec son homologue français Nicolas Sarkozy.
Ce plan prévoit notamment "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée" afin de permettre l'ouverture de couloirs humanitaires, la poursuite des efforts égyptiens en vue d'une trêve permanente et des arrangements pour sécuriser les frontières de la bande de Gaza avant leur éventuelle réouverture. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré au journal panarabe Al-Hayat souhaiter parvenir à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza dans les trois prochains jours.
Le Hamas a quant à lui fait part de ses "réserves", jugeant que le plan égyptien ne devait pas être considéré comme "un tout à prendre ou à laisser".
A New York, les tractations se sont prolongées entre ministres des Affaires étrangères américain, français et britannique et leurs homologues arabes pour tenter de soumettre un texte consensuel au vote du Conseil de sécurité.
Israël a interrompu ses bombardements sur Gaza-ville pendant trois heures mercredi pour permettre à la population de se ravitailler et a promis d'en faire autant jeudi.
Les agences humanitaires ont dénoncé une crise "totale" dans ce territoire pauvre et surpeuplé, qui manque de denrées alimentaires, de carburant, d'eau courante et souffre de coupures d'électricité. L'organisation des défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, a réclamé la création d'une commission d'enquête de l'ONU après la mort mardi d'une cinquantaine de civils réfugiés dans des écoles gérées par l'ONU à Gaza.
Le rapporteur de l'ONU sur les droits de l'Homme dans les territoires palestiniens, Richard Falk, a accusé Israël de commettre "un crime contre l'humanité" à Gaza, estimant que les responsables israéliens devaient être jugés. Ces derniers avaient affirmé que des tirs d'obus avaient été signalés dans le secteur de l'une des écoles.
Israël affirme que son offensive vise à contraindre le Hamas à mettre fin aux attaques à la roquette, qui ont tué quatre Israéliens depuis le 27 décembre. Trois roquettes ont été tirées jeudi sur le sud d'Israël, selon l'armée. L'offensive israélienne a tué au moins 704 Palestiniens, dont 220 enfants, et fait quelque 3.100 blessés, selon un bilan des services d'urgence palestiniens.
En Cisjordanie, un Palestinien a été abattu jeudi par des policiers dans une colonie de Cisjordanie alors qu'il tentait de mettre le feu à une station-service, dans un apparent geste de protestation contre l'offensive à Gaza, indiqué la police israélienne.
 
Israël face à Gaza et au Liban : A qui le crime profite-t-il ? ( Par Marie NASSIF-DEBS )

Alors que le gouvernement israélien se trouvait acculé au mur, à cause des crimes que ses soldats commirent à Gaza, et tandis que l'Onu démentait la présence d'armes dans l'école où s'étaient réfugiés quelques centaines de civils, dont 43 furent fauchés par les tirs de l'aviation et des chars qui dressent un mur de feu autour de la région de Gaza, voilà que des roquettes partent du Liban pour éclater de l'autre côté de la frontière...
A partir de ce moment, et bien qu'Israël ait nié la responsabilité du Hezbollah dans ces tirs, la situation commence à tendre vers de nouveaux points. Les crimes contre l'humanité à Gaza sont oubliés par certains dirigeants internationaux qui ont décidé de tourner les yeux dans une autre direction tout indiquée : la résistance patriotique libanaise, que certains n'ont pas cessé de demander la liquidation, surtout depuis la défaite qu'elle avait infligée, en 2006, aux troupes d'élite de Tel Aviv. D'ailleurs, dès les premiers jours de l'agression militaire contre Gaza, les responsables israéliens avaient évoqué la possibilité d'une agression nouvelle contre le Liban et sa résistance. Ils pensaient, sans doute, que la victoire serait rapide à Gaza et que l'armée, auréolée par cette victoire, pourrait réaliser ce qu'elle n'a pu faire en 2006... Ce qui permettrait aux " faucons " israéliens (les Livni, Olmert et consort) d'améliorer leurs places dans la course au poste de Premier ministre...
A partir de cette analyse, on s'attendait, dans les pays arabes, à un nouveau bain de sang dont le timing serait lié à la fin du mandat de Georges W. Bush ; mais ce à quoi on ne s'attendait pas, c'était ce silence et cette complicité de la part de l'Union européenne et, bien entendu, du régime officiel arabe, de cette Ligue qui se contente de condamner ce que son secrétaire général appelle " l'agression israélienne ", tandis que l'Egypte ferme (comme le fait Israël) les points de passage avec la région de gaza et que l'Arabie saoudite et d'autres représentants de " la tempérance étasunienne " dans la région ne trouvent pas nécessaire de prendre des mesures capables de stopper l'agression. Et l'on se demande : Pourquoi Hugo Chavez peut-il prendre la décision de mettre fin aux relations diplomatiques avec un gouvernement criminel, qui pratique sans vergogne et sans impunité, le terrorisme d'Etat, tandis que l'Egypte, la Jordanie, Qatar et le Maroc gardent précieusement les délégations israéliennes chez eux ? Pourquoi les Arabes continuent-ils à pourvoir Israël en pétrole et en gaz, tandis que les Palestiniens dans la région de Gaza en sont démunis et que beaucoup de blessés meurent, non seulement à cause du manque des médicaments, mais aussi de l'absence des sources d'énergie.
La situation au Moyen Orient devient de plus en plus claire. Ce que les Etats-Unis et les Israéliens veulent, c'est donner un nouvel élan au projet du " Nouveau Moyen Orient ", dans lequel il n'y aurait pas de place aux Résistances armées ou aux gouvernements qui ne savent pas dire oui, ni, surtout à la renaissance d'un Etat palestinien.
John Bolton a confirmé, il y a deux jours, ce que nous avions dit concernant l'épuration de la partie palestinienne occupée en 1948 des Arabes qui restent là. Et les arrestations par centaines des Palestiniens de gauche dans ces régions est claire à ce sujet.
D'ailleurs, les responsables étasuniens ont également mis l'accent sur le Liban. Et, comme il faut un alibi solide à Israël pour attaquer ce pays, même si la présence de la FINUL au Sud Liban n'est pas très dérangeante à leur projet, vu que ces forces n'ont pas réagi comme il faut aux violations israéliennes du territoire libanais, des roquette lancées du territoire libanais viendraient à point pour justifier une agression ultérieure qui ne serait pas nécessairement une attaque terrestre, mais qui pourrait se produire sous forme de raids contre les villes libanaises et les points stratégiques de ce pays. Voilà pourquoi nous croyons que les roquettes lancées contre la Galilée ne peuvent être que le fait des amis d'Israël au Liban. Il faut toujours partir de la question suivante : à qui le crime profite-t-il ?
Cependant, nous pensons aussi que le gouvernement de Tel Aviv doit bien réfléchir avant de commettre cette agression.
 
Le CICR fustige Israël pour l'accès aux blessés à Gaza
 
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé jeudi avoir découvert vivants quatre enfants en bas âge près du corps sans vie de leur mère dans une maison de Gaza touchée par un bombardement israélien.
Le porte-parole du CICR Pierre Wettach a souligné que les sauveteurs se sont vus interdire l'accès à ce site pendant quatre jours. Il a qualifié cet incident de "choquant". Le CICR a ajouté qu'au total 15 tués ont été retrouvés mercredi dans deux maisons du quartier de Zaytun à Gaza.
Dans un communiqué, le CICR a accusé "l'armée israélienne de ne pas remplir son obligation de prendre soin des blessés et de leur évacuation conformément aux lois humanitaires internationales".
Le Comité international de la Croix-Rouge qualifie d'"inacceptable" le retard imposé par Tsahal pour autoriser les secours à intervenir.

Gaza: trois militants palestiniens tués dans une frappe aérienne israélienne
 
Trois militant palestiniens ont été tués dans une frappe aérienne israélienne jeudi dans le nord de la Bande de Gaza, ont annoncé des responsables hospitaliers palestiniens.
Selon ces responsables, les trois hommes appartenaient à une escouade de tireurs des roquettes affiliée au Djihad islamique.
La frappe aérienne israélienne s'est produite dans une zone très fréquentée à quelque 150 mètres d'un hôpital; une douzaine de passants ont été blessés.
L'armée israélienne n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat.
 
Israël a dépêché en Egypte un haut responsable de la Défense
 
Israël a dépêché jeudi au Caire le conseiller politique du ministre de la Défense Ehud Barak, Amos Gilad, pour discuter d'une éventuelle trêve des combats à Gaza, a-t-on appris auprès du ministère.
M. Gilad, qui avait déjà négocié avec les Egyptiens la trêve de six mois avec le Hamas qui s'est achevée le 19 décembre, devrait rencontrer le chef des Renseignements égyptiens, en charge du dossier israélo-palestinien, Omar Souleimane.
Israël a espéré mercredi que les discussions avec l'Egypte sur la situation dans la bande de Gaza "créeront les conditions" pour lui "permettre de mettre fin à l'opération militaire".
Israël a espéré mercredi que les discussions avec l'Egypte sur la situation dans la bande de Gaza "créeront les conditions" pour lui "permettre de mettre fin à l'opération militaire". "Suite aux recommandations du Premier ministre (Ehud Olmert) et afin de mener des discussions avec l'Egypte, une réunion a été organisée avec les Egyptiens dans l'espoir qu'elle mène à un accord sur la question de la contrebande d'armes qui créerait les conditions qui permettront de mettre fin à l'opération militaire à Gaza", a affirmé un communiqué du bureau de M. Olmert.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré souhaiter parvenir à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza dans les trois prochains jours, a rapporté jeudi le quotidien al-Hayat. "Nous parlons de 48 à 72 heures au maximum, parce que je ne peux pas imaginer que la machine de mort israélienne continue ses opérations" contre le Hamas entrées jeudi dans le treizième jour, a-t-il dit au journal. Le ministre, dont le pays est à l'origine d'un plan pour parvenir à une fin des hostilités, a ajouté que l'Egypte poursuivait des discussions avec Israël et les factions palestiniennes.
"Nous voulons parvenir (à un accord) au moins sur les deux premiers points de l'initiative, un cessez-le-feu pour une période limitée dans le temps, et l'ouverture des points de passage" avec la bande de Gaza, a dit M. Aboul Gheit.
Une délégation israélienne est attendue jeudi au Caire pour discuter de l'initiative et le Hamas, dont des représentants ont quitté mercredi la capitale égyptienne, a dit que le plan égyptien serait examiné par ses dirigeants en exil à Damas.
 
Gaza: Rama Yade plaide pour l'adoption d'une résolution intégrant le plan de paix franco-égyptien
 
Alors que les Etats-Unis soutiennent l'initiative franco-égyptienne pour un cessez-le-feu dans la Bande de Gaza, Rama Yade a plaidé jeudi pour l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d'une résolution de "nature politique" reprenant le plan de paix.
"Ce que nous voudrions c'est que le conseil de sécurité endosse le projet de plan de paix" franco-égyptien, a expliqué sur RTL la secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l'homme alors que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner assure actuellement la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU.
"Une résolution, si elle n'est pas acceptée par les Etats-Unis, on risque de sortir de ces réunions du conseil de sécurité sans rien, sans accord. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons créer un consensus autour d'une déclaration présidentielle du conseil de sécurité qui serait de nature politique", a-t-elle justifié, rappelant que les ministres arabes avaient fait une proposition de résolution contraignante, rejetée par les Etats-Unis.
Ce plan de paix a "vocation à être contraignant", a plaidé la secrétaire d'Etat, puisqu'il comporte un "cessez-le-feu", important "pour l'ouverture d'un corridor humanitaire", "une invitation au Caire des parties israéliennes et palestiniennes pour discuter des garanties de sécurité", et enfin "la reprise des efforts égyptiens en vue d'une réconciliation interpalestinienne entre Hamas et Fatah".
A propos de la situation humanitaire dans la Bande de Gaza, Rama Yade a déploré "près de 700 victimes palestiniennes", la "saturation des hôpitaux et le manque de médicaments, l'approfondissement de la crise alimentaire et le manque d'eau", sans compter qu'il est "très difficile d'entrer" et de "circuler" dans le territoire palestinien.
La France a "décidé d'augmenter notre aide d'humanitaire d'urgence de 3 millions d'euros, mais (...) cela rend d'autant plus urgent une trêve (...) humanitaire, l'ouverture des points de passage aux biens et aux personnels humanitaires. C'est absolument urgent pour que toute l'aide nécessaire puisse parvenir aux populations", a-t-elle plaidé, se disant également préoccupée par le fait que "les journalistes et les diplomates ne peuvent pas rentrer dans Gaza".
L'arrêt des hostilités durant trois heures par jour, la France "l'a accueilli positivement, mais il faut aller bien sûr beaucoup plus loin", a rappelé Rama Yade, ce qui passe par "l'acceptation et la mise en oeuvre du plan proposé par les Egyptiens et les Français."
 
L'ONU divisée sur Gaza: Rice, Kouchner et Miliband restent à New York
 
Les ministres des Affaires étrangères américain, français et britannique ont décidé mercredi de prolonger leur séjour à New York pour tenter de débloquer au Conseil de sécurité de l'ONU les tractations avec leurs collègues arabes sur la situation à Gaza.
"Nous pensons avoir encore du travail. Nous prolongeons notre séjour", a déclaré la chef de la diplomatie américaine Condoleezza Rice à la presse à l'issue de consultations intensives entre Occidentaux et Arabes sur la réponse que le Conseil de sécurité de l'ONU peut apporter à l'opération militaire israélienne contre le mouvement radical palestinien Hamas dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 700 morts en 12 jours.
Mme Rice et ses homologues français Bernard Kouchner et britannique David Miliband, arrivés mardi à New York pour participer à une réunion exceptionnelle du Conseil consacrée à la situation à Gaza convoquée à la demande des pays arabes, s'étaient donnés initialement jusqu'à mercredi soir pour parvenir à un résultat.
Les pays arabes, et notamment l'Arabie Saoudite, font pression pour un vote du Conseil de sécurité sur une résolution contraignante appelant à un cessez-le-feu, ce qu'Israël, appuyé par les Etats-Unis, refuse. La France, qui assure la présidence du Conseil en janvier, a donc proposé dans l'après-midi une déclaration non contraignante mettant simplement "l'accent sur l'urgente nécessité d'un cessez-le-feu immédiat et durable".
Pour éviter un veto américain au projet de résolution arabe, présenté par la Libye au Conseil, les ministres ont décidé de poursuivre leurs entretiens, qui doivent reprendre jeudi matin à 10H00 (15H00 GMT).
"Le monde doit entendre la voix unie du Conseil de sécurité", a déclaré M. Miliband à l'issue d'une énième réunion avec les ministres de la Ligue Arabe qui se sont montrés très discrets sur l'avancement des négociations.
"Tout ce que je peux dire, c'est que nous avons encore du travail", a indiqué le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. "Nous avons encore du travail", a déclaré en écho le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit.
Les pays arabes font d'un vote au Conseil de sécurité un moyen de pression sur Israël pour qu'il accepte formellement l'initiative présentée mardi par le président égyptien Hosni Moubarak. "Tant qu'Israël n'annoncera pas son acceptation de l'initiative égyptienne ou un cessez-le-feu, le groupe arabe ne voit pas d'autre moyen de le provoquer que de soumettre ce projet de résolution au vote", a déclaré à la presse l'ambassadeur d'Egypte à l'ONU, Maged Abdelaziz.
L'armée israélienne a intensifié tôt jeudi son offensive contre le sud de la bande de Gaza avec l'entrée de dizaines de chars en provenance du territoire israélien dans cette zone et des raids aériens contre la ville de Rafah, près de la frontière égyptienne, ont rapporté des témoins. Israël a également annoncé l'envoi d'émissaires au Caire pour discuter du plan de sortie de crise en trois points, annoncé mardi par M. Moubarak à l'issue d'une rencontre avec son homologue français Nicolas Sarkozy, à Charm el-Cheikh (mer Rouge).
Ce plan prévoit notamment "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée", permettant l'établissement de couloirs humanitaires et laissant le temps à l'Egypte d'oeuvrer pour un cessez-le-feu "global et définitif". Il appelle également à une réunion d'urgence en Egypte avec Israéliens et Palestiniens, en présence de représentants de l'Union européenne et d'"autres parties", pour parvenir à "des engagements et des garanties".
 
Moqtada al-Sadr appelle à des ''opérations de vengeance'' contre l'offensive israélienne
 
Moqtada al-Sadr a appelé mercredi à la résistance irakienne et à mener des "opérations de vengeance" contre les forces américaines, pour protester face à l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, selon une déclaration rendue publique par son équipe, dans sa ville de Najaf (au sud).
Le ministère américain des Affaires étrangères a qualifié les propos du chef chiite radical de "scandaleux". "Tout appel à des attaques à l'encontre des Américains est scandaleux et franchement, cela ne mérite pas beaucoup plus de commentaires", a expliqué Robert Wood, porte-parole adjoint du secrétaire d'Etat.
Moqtada al-Sadr a également demandé à ce que soient accrochés des drapeaux palestiniens sur les mosquées, les églises et autres bâtiments d'Irak, en guise de solidarité avec les civils palestiniens tués dans l'offensive.
Le mois dernier, il avait déjà publié une déclaration de ce type, suscitant plusieurs rassemblements.
 
( jeudi, 08 janvier 2009 - 11h00 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5296 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5296



Jeudi 8 Janvier 2009


Nouveau commentaire :

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires