Palestine occupée

Video : une femme soldat israélienne frappe des enfants palestiniens à un checkpoint près de Qalqiliya


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Par ISM

Les images ont été prises par un réalisateur américain indépendant le mercredi 15 août, au checkpoint de Ras at-Tira, dans le district de Qalqiliya, et montrent les trois enfants essayant de passer le checkpoint, dans une carriole tirée par un cheval, lorsqu'ils sont arrêtés par deux soldats israéliens.


ISM
Mardi 21 Août 2007

On voit clairement la femme soldat frapper les garçons avant de leur cracher dessus et de les renvoyer d'où ils viennent. On voit ensuite son collègue ramasser des pierres par terre et les jeter aux enfants qui s'en vont. Le village de Ras at-Tira, avec une population de 445 personnes, se trouve près de la colonie israélienne illégale d'Alfe Menashe. Il est encerclé par le mur d'apartheid sur 3 côtés, et la construction prévue d'une section supplémentaire du mur emprisonnera complètement le village, avec trois grilles contrôlées par l'armée israélienne aux 3 seuls points de sortie.

Le Docteur Mustafa Bargouthi, député, a présenté ces images et informations lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Ramallah aujourd'hui (20 août).

Les coups rappellent l'attaque de l'étudiant de 18 ans, Mohammad Jabali, par les soldats israéliens, près du tristement célèbre checkpoint d'Huwwara, à Naplouse, le 18 mars dernier. Quatre soldats israéliens avaient frappé Jabali au visage, à la tête et aux parties génitales, causant une hémorragie et un caillot de sang au testicule droit. Jabali a dû être opéré et une partie du testicule a été enlevé.

Les checkpoints israéliens sont un élément un peu moins manifeste mais tout aussi insidieux des violations des Droits de l'Homme, illustré tragiquement par la mort de Radi Alwahash, 18 ans, à un checkpoint entre Bethlehem et Jérusalem le 29 juin dernier. Il a été transféré à l'hôpital à Jérusalem dans une ambulance israélienne Bagen David Adom, après avoir été gravement blessé dans un accident de la route. La police des frontières et les employés de l'administration civile ont refusé de laisser l'ambulance traverser le checkpoint ; ils l'ont retenue pendant une heure et demie, prétendant que l'adolescent était un "risque pour la sécurité" alors qu'Alwahash était mourant.

Les Palestiniens meurent fréquemment aux checkpoints. Depuis septembre 2000, 69 palestiniennes ont accouché à un checkpoint. 5 femmes et 35 nouveaux-nés en sont morts.

Une étude récente sur la mortalité périnatale et infantile publiée par l'Université John Hopkins, rapporte que 4 pour 1000 enfants palestiniens nés meurent avant l'âge d'1 an, facteur à relier avec les restrictions de circulation imposées par Israël en Cisjordanie.

Les enfants palestiniens sont les victimes d'autres formes de violations par l'armée israélienne ; citons le cas de Rena Mufid, 14 ans, qu'une unité de l'armée israélienne a utilisé comme bouclier humain le 12 juillet 2007 à Beit Hanoun, lors d'un raid dans la Bande de Gaza.

Les troupes de la même unité ont fait feu sur une fillette que leurs collègues avait envoyé dans une maison qu'ils encerclaient, la touchant à l'estomac et aux jambes. Ceci ne fut pas un incident isolé mais juste une facette de la politique de violations constantes des droits de l'homme de la part de l'armée israélienne.

Lors d'un autre incident, Hihan Daadush, 11 ans, a également été utilisé comme bouclier humain par les soldats israéliens lors d'une incursion à Naplouse, en février dernier.

La pratique d'utilisation de boucliers humains est illégale selon la 4ème Convention de Genève, et selon la loi israélienne elle-même. L'article 28 de la 4ème Convention de Genève établit que : "Aucune personne protégée ne pourra être utilisée pour mettre, par sa présence, certains points ou certaines régions à l’abri des opérations militaires".

Dans une décision de la Cour Suprême israélienne du 6 octobre 2005, le juge Aharon Barak a établi que : "Vous ne pouvez pas exploiter la population civile pour des besoins militaires de l'armée, et vous ne pouvez pas les obliger à collaborer avec l'armée."

La vulnérabilité des enfants et des adolescents palestiniens aux effets délétères de l'occupation est encore plus évidente dans la mortalité liée au conflit et dans les statistiques sur la morbidité, qui révèlent que 959 enfants palestiniens ont été tués par l'armée israélienne depuis le 28 septembre 2000.

De plus, au cours de la même période, c'est plus de 20.000 enfants palestiniens qui ont été blessés, parmi lesquels environ 1.500 sont handicapés à vie à la suite des blessures subies.

Sur les 76 palestiniens tués entre le 16 juin et le 15 août 2007, 6 sont des enfants.

De plus, 24 des 210 palestiniens blessés pendant la même période sont également des enfants.

Aucun israélien n'a été tué pendant la même période.

photo: http://www.france-palestine.org
photo: http://www.france-palestine.org

Brutalité des soldats contre les manifestants à Um Salamuna


Vendredi après-midi, 17 août, les militants internationaux et israéliens ont accompagné environ 150 propriétaires palestiniens et leurs familles, qui voulaient protester contre le mur d'apartheid d'Umm Salamuna, district de Wlaga, dans les environs de Bethlehem.


C'est la deuxième protestation qui a lieu depuis les dernières semaines, car la communauté est de plus en plus concernée par l'annexion illégale de la terre palestinienne. Le mur d'apartheid est actuellement en construction sur le secteur, bien que de nombreux hectares d'oliviers, pins et autre végétation aient déjà été détruits par les forces israéliennes d'occupation.

Au début de la manifestation, les habitants ont brandi des pancartes à l'entrée du site par laquelle les bulldozers passent tous les jours. Ils soulignaient clairement l'opposition de la communauté avec des slogans tels que : "Notre terre est la question clé", "Nous ne sommes rien sans notre terre", et pendant la marche, ils scandaient : "Non à l'occupation", "Non aux démolitions de maisons", "Non à la destruction des arbres".

L'action non violente locale organisée par la communauté a commencé par un discours d'un des chefs de la communauté, en arabe et en anglais, sur l'histoire de la région, suivi par les prières dites sur le bord de la route, le tout observé de près par environ 25 soldats israéliens.

Le groupe est parti en suite, de façon pacifique, vers la zone qui doit être nivelée pour préparer la construction du mur. Les Palestiniens locaux ont fait d'autres discours sur la dévastation qui se met en place, en dépit de l'opposition locale. Les militants d'ISM ont organisé une action directe non violente en érigeant une barrière de pierre en travers de la route des bulldozers, dans la vallée en face de la colonie israélienne illégale.

Les protestataires pacifiques ont continué sur la colline, vers le mur d'apartheid, mais ont été bloqués par les soldats et les jeeps israéliens.

Après une tentative non violente d'atteindre le mur, les soldats ont stoppé la marche de façon agressive, en poussant les militants et en essayant sans succès d'arrêter de nombreux Palestiniens et Internationaux. Ils ont empoigné violemment les manifestants et les ont jeté par terre, et un Irlandais a été frappé à la tête. Les journalistes présents ont eux aussi été poussé et empêché de filmer la conduite violente des soldats.

Les manifestants ont maintenu leur action non violence tout au long de la marche et se sont dispersés dans le calme vers 14h, après avoir manifesté leur désaccord envers l'annexion de la terre palestinienne par l'Etat israélien.

Un militant espagnol a été arrêté à un checkpoint alors qu'il quittait le secteur après la fin de la manifestation. Les preuves filmées par ISM montre qu'il a participé de façon légale et non violente à la protestation.

Source : ISM
Traduction : MR pour ISM


Mardi 21 Août 2007

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