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Vers une Intifada en Egypte


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Vendredi 9 Janvier 2009

Vers une Intifada en Egypte

Des militants Égyptiens menacent de faire exploser le gazoduc qui fournit du gaz à Israël.

Des militants égyptiens ont menacé de détruire le gazoduc, qui fournit du gaz à Israël dans le cas où le gouvernement égyptien n’applique pas la décision de justice qui l’oblige à cesser l’exportation du gaz vers Israël.


Moukawama

Les militants ont accusé les autorités égyptiennes de fournir à l’ennemi sioniste le combustible nécessaire pour faire fonctionner sa machine de guerre, celle qui massacre les femmes et les enfants dans la bande de Gaza.

L’Egypte avait commencé au début de l‘année dernière à fournir du gaz naturel à Israël en vertu d’un contrat signé en 2005, par l’intermédiaire du consortium égypto-israélien, EMG.

Cet accord prévoit la livraison de 7 milliards de m3 par an de gaz naturel à Israël sur 20 ans à un prix de 0,75 dollar par million d’unités thermiques pour un prix de revient de 2,65 dollars, l’Egypte vend donc à perte son gaz d’autant que les cours actuels sont 12 fois plus élevés que le prix payé par Israël.

Dans le contexte de l’agression israélienne et du non-sens économique de cette transaction, l’accord conclu avec Israël semble plus qu’absurde et s’apparente à la traitrise.

Le gaz naturel égyptien est acheminé à l’aide d’un pipeline depuis la ville d’El Arish (nord du Sinaï, près de la frontière avec la bande de Gaza) jusqu’au port israélien d’Ashkelon au nord de la bande de Gaza.

La Cour suprême administrative égyptienne a confirmé un jugement, déjà rendu, contraignant le gouvernement égyptien à stopper les exportations de gaz vers Israël. Les militants de la société civile et de l’opposition sous le slogan « Non au revers du gaz » ont menacé, lors d’un rassemblement, de saboter ces pipelines si le gouvernement égyptien n’exécute pas les décisions de justice.

Le porte-parole officiel de la campagne de protestation, Said Mohamed Anwar Sadat, a déclaré à Al Jazeera que « la jeunesse égyptienne est en colère contre les massacres à Gaza et elle ne peut plus accepter que son gouvernement refuse d’arrêter l‘exportation du Gaz qui fait tourner la machine de guerre sioniste ».

Il a ajouté que « le gouvernement n’a laissé aucun autre choix au peuple que celui d’arrêter ces exportations par la force, et nous verrons bientôt un retour à la guérilla comme au temps de l’occupation britannique ; mais cette fois-ci, elle sera dirigée contre les installations et les lignes d’approvisionnement de gaz vers Israël."

Et Said Mohamed Anwar Sadat, neveu du feu raïs égyptien Anouar el-Sadate président ayant signé un accord de paix avec Israël en 1979, a mis en garde son gouvernement, il ajouta « ignorer la volonté populaire pourrait pousser à des actions qui menaceraient la sécurité du pays, le gouvernement prend tout les risques afin de servir les intérêts israéliens. »

Il a souligné qu’il a envoyé au président égyptien Hosni Moubarak une missive lui demandant un arrêt immédiat de la fourniture du gaz à Israël afin de se conformer à une décision de justice lui enjoignant de le faire et avant que la colère du peuple n’explose.

Le journaliste, Abdel-Halim Qandil a affirmé à Al Jazeera que le refus du gouvernement égyptien d’appliquer la décision de justice l’obligeant à arrêter l’exportation de gaz montre le niveau de connivence de l’Egypte avec Israël pour écraser la bande de Gaza, et prouve la contribution directe de l’Egypte aux actions militaires israéliennes contre les Palestiniens.

Qandil, qui est l’un chef de file de l’opposition « Kefaya », a lui aussi affirmé que la colère et le désespoir de la population peuvent pousser à des réactions violentes telles la destruction des pipelines qui transportent le gaz vers Israël, et peuvent s’étendre aux institutions de l’état.

L’accord gazier israélo-égyptien a provoqué au début de cette année, de vives manifestations et de larges critiques, qui ont incité un grand nombre de parlementaires, parmi eux des députés du parti au pouvoir, à protester contre leur gouvernement.


9 janvier 2009 - Communiqué par l’auteur - Sources : Al Jazeera et Al Ahram


L’Egypte vend son gaz naturel à Israël à 10% des cours mondiaux


Sherine Nasr


Seul le temps nous dira quel effet aura la décision prise cette semaine par le tribunal pour geler les exportations de gaz égyptien vers Israël
(JPG)
Une énergie littéralement bradée au profit de l’état d’Israël... Corruption et népotisme des deux côtés ... - Photo : EPA

Mardi dernier, le tribunal administratif du Caire a ordonné l’arrêt des exportations de gaz égyptien vers Israël.

Le tribunal a statué en faveur de l’ancien diplomate Ibrahim Yosri et des membres de l’opposition qui avaient déposé une plainte, il y a quelques mois, alors que le public s’insurgeait de plus en plus contre un contrat d’exportation de 15 ans conclu avec Israël.

« Les ressources nationales appartiennent aux générations actuelles et futures et l’exécutif doit obtenir d’abord l’approbation du parlement pour les exportations de gaz » a dit une source du tribunal, selon l’AFP.

Mais l’encre n’était pas encore sèche que le bureau officiel des appels annonçait hier qu’il préparait un appel contre la décision du tribunal administratif.

La plainte déposée par Ibrahim Yosri, en mai 2008, est une parmi six autres déposées contre le gouvernement égyptien et le ministère du pétrole afin de bloquer la décision 100/2004 permettant à l’Égypte de pomper le gaz égyptien à destination d’Israël à partir de mai 2008. Le gouvernement égyptien est depuis attaqué par les partis de l’opposition et les membres de l’assemblée du peuple qui qualifient ce contrat de corrompu et inéquitable.

En vertu de l’accord, la société de gaz de la Méditerranée orientale (EMG) basée au Caire, allait vendre annuellement 1,7 milliard de mètres cubes de gaz naturel égyptien à la société israélienne publique d’électricité (IEC) pour un prix situé entre minimum 0,75 dollars (British thermal unit) et maximum 1,5 dollars le million de Btu. Étant donné que le prix international du gaz a atteint 10 $ le million de Btu, l’accord est jugé scandaleux.

Pour éviter les embarras, le gouvernement égyptien a prétendu que l’accord avait un caractère économique. « L’Égypte ne vend pas de gaz à Israël. L’affaire a été conclue entre deux entités privées qui peuvent inclure les conditions qu’elles jugent souhaitables dans leur accord » a dit Moufid Shehab, ministre d’État pour les affaires juridiques et parlementaires, pendant une séance de l’assemblée du peuple, en juin dernier.

Selon Amr Kamel Hamouda, spécialiste du pétrole et directeur du centre de recherche Al-Fustat, le gouvernement égyptien a le droit d’aller en appel contre cette récente décision. « Toutefois, la décision a placé le gouvernement égyptien dans une situation très embarrassante non seulement vis-à-vis du public, mais également vis-à-vis de la partie israélienne » a dit Hamouda, lequel a ajouté que la décision créerait une crise politique entre le Caire et Tel-Aviv.

Bien qu’il soit trop tôt pour anticiper la réaction israélienne à la décision, les observateurs croient qu’Israël ne se contentera pas de ne rien faire. En vertu de l’accord, Israël a en fait commencé à remplacer le pétrole par du gaz égyptien pour la production d’électricité. En consequence, les factures mensuelles d’électricité ont commencé à baisser pour les Israéliens. En outre, le gazoduc sous-marin qui relie sur 100 km Arish sur la côte nord-est à Ashkelon, a coûté des milliards.

Sous le poids des critiques s’accumulant dans de nombreux cercles publics, le ministère égyptien du pétrole a dû reconnaître que tous les accords de gaz peuvent être modifiés après l’examen exhaustif de leur différentes dispositions. Il s’ensuit que le ministère a commencé une série de négociations avec l’Espagne, l’Italie et Israël dans le but d’introduire des clauses d’ajustement aux accords de gaz antérieurs. Sameh Fahmi, ministre du pétrole, aurait dit à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas d’exceptions à l’ajustement des prix du gaz dans les contrats d’exportation.

Pour sa part Sherif Ismail, ancien président d’EGAS, indique que tous les contrats d’exportation de gaz naturel peuvent subir des ajustements de prix. « Les accords d’exportation de gaz ont été conclus dans le plus grand secret et il n’existe pas de prix fixe pour la vente de gaz en raison des différents facteurs et variables intervenant sur le marché international qui appellent des ajustements de prix nécessaires ».

Les négociations avec Gaz de France ont déjà abouti tandis qu’une cinquième série de négociations avec l’Union Fenosa d’Espagne devrait commencer au début de l’année prochaine. Néanmoins, il semble que Tel-Aviv ne cède pas en ce qui concerne l’ajustement de prix. Bien que des négociations aient eu lieu dans le plus grand secret, aucun progrès n’a été réalisé. De fait, Tel-Aviv s’est dit inquiet de la modification des conditions de l’accord.

Pour sa part, l’Égypte a pompé moins de gaz pour des raisons prétendument techniques. L’ironie veut que la décision prise par le tribunal cette semaine devrait ouvrir la porte à une série de procès contre le gouvernement. « La décision encouragera indubitablement d’autres pouvoirs nationaux à déposer des plaintes similaires » a dit Hamouda, qui a ajouté que les prix de vente actuels du gaz sont marginaux et que les contrats de longue durée prévoient des prix fixes. Par exemple, la France achète le gaz égyptien à quatre dollars le million de Btu.

« Ceci à un moment où le gaz est vendu en Europe à un coût estimatif minimum de 10 $ le million de Btu » a dit Hamouda, qui a ajouté qu’une ressource nationale vitale est en train d’être gaspillée et que le gouvernement devrait être tenu pour responsable.

20 novembre 2008 - Al Ahram Weekly - L’original de cet article peut être consulté ici :
http://weekly.ahram.org.eg/2008/923...
Traduction : amg

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article



Vendredi 9 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par doktor le 09/01/2009 11:44 | Alerter
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bouffez de la vache qui rit!

2.Posté par bledmiki-99 le 09/01/2009 13:22 | Alerter
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EN ATTENDANT LE PORC QUI PLEURE !!!!!!!

3.Posté par N.shewil le 09/01/2009 15:13 | Alerter
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mouabarak le franc mac collabo !

4.Posté par Ché-Hyène le 09/01/2009 15:34 | Alerter
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Quand on pense que Chavez à des dizaines de milliers de kilomètres de la à viré sans ménagement l'ambassadeur d'israël (je n'utiliserai plus jamais la majuscule) ça donne à réfléchir sur l'immonde lâcheté des pays voisins. L'Egypte bien sur, mais que dire de ces racailles du golfe ?
Des Chavez à la tête de toutes les nations serait une divine bénédiction ! ! !

5.Posté par roland le 09/01/2009 18:46 | Alerter
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C'est sur, l'Egypte peut être poursuivi pour complicité de meurtre.
Ou plus exactement, puisqu'il y a maintenant le TPI, il faut qu'il y en ait qui pensent à poursuivre le gouvernement égyptien pour "Complicité de crime contre l'humanité"
Et ça a commencé quand ils ont su à l'avance qu'Israel allait attaquer et qu'ils se sont bien gardés de prévenir le Hamas, les 300 premiers morts sont leur responsabilité. Ensuite ils ont soigneusement tenu la porte fermée devant les victimes pour qu'elle ne puissent surtout pas échapper aux tueurs, etc, etc.


6.Posté par hamad le 09/01/2009 19:22 | Alerter
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L'Egypte subventionne les colons sionistes,,,Combien de millions de dollars en pots de vin,,, je serai étonné que les satrapes égyptiens n'aient pas eu d'os à ronger.

7.Posté par Daniel le 09/01/2009 19:33 | Alerter
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Il faut BOYCOTTER l'Egypte Culturellement, ça va lui faire crever vu la réputations du cinéma egyptien, puis économiquement , et dans le sport....et Partout!

8.Posté par ben le 09/01/2009 23:19 | Alerter
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en attendant, les partisans du choc des civilisations recherchent visiblement une guerre regionale. apres tout l'offensive de gaza ceci donnerait du mous a ceux qui voudraient fomenter des conflits en les presentant d'un point de vue strictement religieux. c'est un procede de camouflage qui cache des interets strategiques et geopolitiques.

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