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Vers un vote « surprise » en Irlande ?


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Mardi 29 Septembre 2009

 Vers un vote « surprise » en Irlande ?
Malgré la propagande massive menée par la Commission européenne, le gouvernement irlandais et les grandes entreprises privées, [*] il semble possible que le peuple irlandais fasse mentir les sondages officiels lors du référendum du 2 octobre sur le Traité de Lisbonne.

Dans son édition du jour, l’Irish Times, qui a promu jusqu’ici la campagne du Oui, publie un article intitulé « Un lotissement se transforme en Non man’s land », faisant mine de découvrir tout à coup que les irlandais ne sont pas si ouiouistes que ne le prétendent les instituts de sondage. C’est en accompagnant des militants du Non dans un quartier résidentiel du centre de l’Irlande que la journaliste s’est rendue compte de ce que pensent « les hommes et les femmes qui sont les plus vulnérables au chômage et aux coupes dans les services sociaux ». D’après son rapport, une large partie d’entre eux sont en colère contre leur gouvernement et ses politiques économiques désastreuses ; ils voteront non. La majorité rencontrée est encore indécise, mais beaucoup penchent vers le Non, même parmi ceux qui avaient voté Oui en juin 2008. La journaliste cite le cas d’un homme particulièrement choqué en apprenant que comme les irlandais, français et hollandais avaient déjà voté Non…en 2005.
L’Irish Times du jour donne aussi la parole à 8 dublinois et révèle la défiance populaire vis-à-vis du gouvernement ainsi que de la bureaucratie européenne. La popularité du Premier ministre irlandais, Brian Cowen, nommé avant le premier référendum de juin 2008 pour tenter de calmer la colère des irlandais, est à 11% !

Selon un sondage évidemment controversé de l’organisation Gael Poll, qui avait été la seule à prévoir avec exactitude le résultat de juin 2008, 51% des 1500 irlandais interrogés voteraient Non, 35% Oui et 14% sont indécis (soit 59-41 en faveur du Non si l’on enlève les indécis).

Dans ce contexte, la CAEUC (Campagne contre la Constitution européenne), qui regroupe les partis, syndicats et associations opposés au traité de Lisbonne, a lancé l’offensive contre la Commission européenne qu’elle accuse à juste titre d’être co-responsable de l’effondrement économique de l’Irlande. Dans un communiqué reprenant les propos tenus par son porte-parole Brendan Young, la CAEUC s’en prend aux nouvelles coupes budgétaires prévues par le gouvernement, et nécessaires aux yeux de l’UE. « Plutôt que de revenir sur les politiques qui ont mené à la crise financière, Cowen et Barroso veulent les renforcer en faisant ratifier le traité de Lisbonne. Voter Oui accroîtra la pression en faveur des coupes : l’article 136 confère à l’UE encore plus de pouvoir pour réduire les dépenses publiques. Dans le même temps, le gouvernement va emprunter 54 milliards d’euros à la Banque centrale européenne pour débarrasser les banques de leur mauvaise dette. Les contribuables vont casquer via la NAMA [Agence nationale de gestion des actifs - ndlr], qui a reçu l’aval de l’UE. Les termes de la BCE pour l’utilisation de ces prêts par les banques stipulent qu’ils ne doivent pas être « détournés de la maximisation du profit vers d’autres buts », comme le plein emploi, les services publics ou l’environnement. Il est temps d’en finir avec les politiques néo-libérales de Cowen et Barroso, qui ont mené au crash et que Lisbonne renforcerait. »

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org



Mardi 29 Septembre 2009


Commentaires

1.Posté par xray le 29/09/2009 20:43 | Alerter
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Le piège européen :
Le piège est fermé définitivement. Il ne s’ouvrira plus.

Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à « construire cette Europe » étaient les plus incompétents en tous domaines. On aurait dû se méfier.

Par sa disparité d’intérêts nationaux, l’Europe est ingérable.
On peut même affirmer inconstructible.
Les hauts fonctionnaires le savent parfaitement mais ils gagnent à se taire.
Pour ceux qui détiennent le pouvoir, la seule échappatoire est de pourrir la vie du plus grand nombre.
On peut compter sur les élus européens pour s’y employer.

La misère est le fondement de la société de l’argent.
(Le malade, l’industrie première.)

La misère est la base de tout discours politique.

Le Grand Guignol politique

Le bourbier européen


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