Bien sûr la
vision à distance (remote viewing en Anglais) n’est pas une méthodologie au sujet de laquelle un consensus scientifique va s’ établir demain, mais elle a tous les attributs pour devenir essentielle dans tous les secteurs où la capacité d’anticipation permettra de faire la différence entre la survie et la disparition pure et simple (c’est pourquoi les services de renseignement l’utilisent). Là où il n’ y a rien de clair et de précis, la vision à distance peut valider une cristallisation autour d’ un objectif et d’ un plan d’action. Par conséquent, c’est une méthodologie qui a de grandes chances de faire ses preuves grâce à la sélection naturelle agissant au sein d’un environnement voué, à partir de maintenant, à devenir de plus en plus incertain : ceux qui y parviendront le mieux seront ceux qui en auront fait usage afin d’ arracher le masque porté par des apparences parfois trompeuses.
La vision à distance et la voyance sont des approches qui sont au fond assez distinctes même s’il est facile de les confondre. La vision à distance n’ a pas pour but de distraire les foules ou d’offrir des consultations individuelles qui relèvent davantage du plus banal soutien psychologique.
La vision à distance doit donc aider, autant que faire se peut, à percer le voile opaque qui nous empêche de bien comprendre les conséquences de nos actions, de nos pensées et de nos décisions. La méditation joue un rôle clé dans la mise en oeuvre de cette méthodologie car, sans elle, toute communication avec la Source (qui sera peut-être après tout dans l’ avenir la technologie fondamentale) est difficile sinon impossible.
En fait, le secret de la vision à distance réside dans une sorte d’ alliance entre la prospective et une touche d’imagination visionnaire, d’extra-lucidité ou de clairvoyance. En gros, ce petit souffle venu d’ailleurs est tout ce qui fait à peu près la différence entre la rationalité stricte et la trans-rationalité. Il s’agit de sentir les choses, de dépasser la simple intellectualité pour visualiser le véritable sens de ce qui se passe autour de nous et pour en saisir toutes les ramifications complexes en termes d’ inter-subjectivité. Ce n’est pas facile et c’est quelque chose qui s’apprend et se développe grâce à une sorte d’ entraînement assidu.
Pour tout ce qui relève du libre-arbitre des personnes, il est évident que la prédiction est non seulement difficile mais presque immorale. Cette liberté dont les êtres humains jouissent, c’est à dire cette faculté qu’ils possèdent de choisir sans contrainte extérieure leur voie, ne peut être annulée. Or, ce qui pose problème dans la voyance réside dans le fait de vouloir prédire les décisions ou le destin d’un être humain, ce qui s’y oppose radicalement à l’ éthique de la vision à distance. Quelqu’un qui pratique la vision à distance ne cherche pas à être à la place de Dieu, mais à optimiser sa capacité à interpréter l’ ensemble de l’information disponible pour voir un peu plus loin que d’ordinaire. Par conséquent, la vision à distance est plutôt la capacité de discerner dans le brouillard ces intersections fatidiques où le libre-arbitre joue un rôle décisif. Elle sert alors à baliser les différents chemins qui s’offrent au choix en révélant les endroits où ils peuvent éventuellement mener.
Donc, contrairement à la voyance qui est souvent le fait de gens sommairement éduqués, la vision à distance est réellement une expertise ou un savoir-faire qui est d’autant plus efficace lorsque l’ensemble des informations de contexte sont bien assimilées.
Remarquons au passage que les voyants, eux, ne sont capables de voir que le prochain divorce de Johnny Hallyday ou le suicide Britney Spears. Ce qui n’est pas si mal quand même ! Bien entendu, la frontière entre voyance et vision à distance est parfois un peu floue, ce qui donne des arguments de poids à nos chers rationalistes pur sucre, aux yeux qui, toute autre méthodologie que celle qu’ils pratiquent habituellement relève forcément du simple charlatanisme.
Pourtant, il est possible d’avoir envie de pratiquer la vision à distance tout en restant le plus rigoureux possible. La vision à distance est une méthodologie qui recèle un très gros potentiel de développement et de sophistication si on accepte d’y investir des ressources suffisantes. Une chose est sûre et certaine, le rejet d’un certain impérialisme rationaliste, inclination qui de toute manière paraît très loin d’ être justifié par un examen impartial des faits, rend l’ existence beaucoup plus drôle et riche d’un extraordinaire mystère de création permanente. La vision à distance est à même de nous indiquer des moyens de participer à la symphonie des formes qui anime les destins individuels et collectifs du début jusqu’ à la fin.
Ceci étant dit, quel est donc actuellement la perspective d’ensemble, sur laquelle un large consensus existe, que la vision à distance suggère ?
La culture occidentale, depuis maintenant plusieurs siècles, a occulté tout un pan de la réalité : il est appelé Autre Monde, Invisible ou encore Au-delà. Ce déséquilibre de la perception, au sein même de notre esprit et de notre culture, s’est propagé à l’ extérieur de nous, dans nos groupes sociaux et au bout du compte dans la nature, ce qui met en péril notre survie collective. Nous allons, quoi qu’il arrive, payer l’ addition, mais plus vite nous serons capables d’identifier l’ origine du problème, plus grandes sont nos chances de nous en tirer à moindre frais.
Ce qui précède est le premier constat de base, celui qui est partagé par ceux qui pratiquent la vision à distance ou qui ont simplement la chance de posséder une intuition fiable. Tous, sans exception, sont capables de voir que nous devons tenter, collectivement, de retourner vers l’ Invisible et cesser de chercher des solution purement techniques, c’est à dire dont l’ objet se situe à l’ extérieur de nous-même. La clé se trouve au contraire à l’intérieur qui constitue le véritable portail vers l’Invisible. Dans ce but, des groupes de méditations et de prières se formeront naturellement, ne serait-ce qu’ à cause de l’ angoisse (contre-productive en excès) engendrée par la réalisation de ce qui nous attend dans l’ avenir. Ceux qui y participeront devront découvrir peu à peu ce qu’ils ont à faire et comment il doivent procéder pour être efficaces car cela n’est écrit nulle part ailleurs que dans la Source elle-même. Ce sera très bien et cela contribuera à stabiliser la société à un moment où elle en aura le plus grand besoin. Une dynamique positive s’ enclenchera.
La vision à distance nous suggère fortement la chose suivante : le futur appartient à des êtres dont le niveau de conscience est largement supérieur au notre. Pour prendre la mesure de futur, il est donc nécessaire de tenter de s’ élever pour se rapprocher de ce niveau. Faute de quoi, ce futur reste à jamais obscur, trouble et totalement chaotique. Finalement, on est conduit à adopter une conception tout à fait simpliste : soit on ne voit plus de futur (la fin du monde), soit on voit une extrapolation du progrès réalisé jusqu’à présent (l’ âge d’or). Imaginer que ce futur est tout simplement autre et qualitativement différent échappe irrémédiablement. Ce défaut de perception, la vision à distance permet justement de le corriger afin qu’une véritable réalisation puisse s’opérer en profondeur. Être capable de faire cela représente une source d’espoir et de sécurité pour chaque individu. Voilà pourquoi, de plus en plus de gens doivent essayer d’ apprendre la vision à distance.
Le deuxième constat qui est aussi très largement partagé est que, si on médite, si on essaye de rester en contact avec la Source et si en plus, cerise sur le gâteau, on pratique la vision à distance, alors clairement, ce début d’ année 2008 est l’un des moments les plus difficiles qui soient. On ne sait plus très bien à quel saint se vouer ou sur quel pied danser ! Car nous sommes exactement au point de bifurcation. C’est à dire le moment exact où, le passé en train de mourir et le futur en train de naître sont, pour un moment encore, nez à nez, presque à égalité, engagés dans une coexistence paradoxale et potentiellement explosive. La tension et le suspens sont à leur comble !
Un président qui fait régulièrement la fête au milieu des clowns et des saltimbanques de la jet-set, des turbulences bancaires et financières rocambolesques qui vont peut-être culminer dans les tous prochains mois (si l’on en croit Gerald Celente qui a largement démontré sa capacité à anticiper les grands tournants), un hiver extrêmement rigoureux qui est en train d’ assommer l’ Asie Centrale ce qui est en train de causer un chaos indescriptible et qui pousse l’inflation chinoise encore un peu plus vers les sommets, un OVNI géant poursuivi par des chasseurs F16 à quelques encablures du ranch texan de Georges Bush et tout le reste à l’ identique qui va sans aucun doute bientôt venir nous étonner davantage. Période des plus étranges, n’est-ce pas ?
Les organisations et les individus sont à partir de maintenant, il faut bien le dire, au pied du mur et il vont avoir à gérer une situation pour le moins chahutée. Ceux ou celles qui pourront faire appel à la vision à distance en tant que compétence maîtrisée auront un certain avantage, pour ne pas dire un avantage certain. Ceux qui peuvent faire cela, seront de plus en mesure de semer partout où ils le peuvent les graines de l’ avenir (lire Méditations sur le futur qui n’existe plus ou pas encore) prêtes à germer à la première occasion. Mais, malheureusement, leur nombre est encore désespérément réduit.
Quant à ceux qui décident, en d’autres termes les décideurs, il n’est plus possible de penser comme avant, de tergiverser pendant une éternité pour faire comme s’ils ne voyaient pas ce qui est train de se passer : c’est tout simplement suicidaire. Il leur faut absolument prendre de la hauteur pour pouvoir élever en même temps le niveau de conscience de leurs collaborateurs, afin que ceux-ci deviennent capables à leur tour de voir le futur en gestation pour mieux le créer et ainsi le matérialiser. Les dirigeants qui persisteront à opérer à un niveau de conscience inférieur (ego, jugement, rivalité, polémique, avidité, peur etc...) sont voués à une disparition progressive de l’ écran radar.
Le troisième constat, qui est complètement lié à tout ce qui précède et qui fait également l’unanimité, c’ est que nous faisons face à l’imminence d’une crise systémique majeure. Ce qui est important ici est le mot « imminence ». Le fait qu’une crise systémique se profile est un idée qui a été émise par plusieurs auteurs il y a déjà un certain temps, dont parmi eux le canadien Thomas Homer-Dixon. Jusqu’ à présent, de prétendus « experts » n’ ont cessé de rejeter avec mépris et condescendance ce genre de suggestion, la qualifiant tout bonnement de prophétie apocalyptique.
C’est le moment de lire ou de re-lire son ouvrage paru en 2006 et intitulé The Upside of Down, Catastrophe, Creativity and the Renewal of Civilization [1].
C’est un livre passionnant, écrit par quelqu’un qui, enrichi par de multiples expériences, fait preuve à bien des égards d’une grande indépendance d’esprit. Se tourner vers de tels auteurs aussi solides et essayer d ’en dégager des voies de connaissance est parfois ce qu’il y a de mieux à faire dans les périodes troubles comme celles que nous nous apprêtons à traverser.
Chez Homer-Dixon il n’ y a nulle trace de cette amertume devant le probable effondrement ou de cette jouissance cachée devant la souffrance prévisible des autres, choses que l ’on trouve malheureusement chez d’autres qui se privent bien de donner des raisons d ’espérer autre chose qu’une noirceur encore plus sombre. Pour lui, l’ effondrement ouvre la porte à quelque chose de plus grand et de plus noble que ce que nous avons pour le moment. Il rejoint ainsi les plus grands philosophes de l’ antiquité pour qui, le sens que nous donnons aux évènements est aussi important, si ce n’est plus, que les évènements eux-mêmes.
Or, je le dis encore une fois, tous ceux qui ont des inclinations pour la vision à distance ou bien pour d’autres méthodologies considérées comme similaires, presque sans exception, ont l’intuition que les nombreux systèmes complexes imbriqués les uns dans les autres ont d’ores et déjà atteint un seuil de rupture. Bien évidemment, ce n’est pas tout à fait ce que racontent les principaux médias ! Cela ne devrait pas nous étonner outre mesure, puisque le but des médias n’est pas d’informer et d’ éduquer mais plutôt de faire vendre le plus possible.
Juste une petite parenthèse, pour dire que tout ce qui est raconté ici ou là sur internet ou ailleurs doit être pris avec des pincettes (ce que la plupart des gens savent déjà). A l’inverse, il est absurde de rejeter une information parce que celle-ci est passée sous silence par les médias à destination du grand-public qui ont la prétention de penser, pour mieux nous induire en erreur, qu’eux-seuls ont les compétences requises pour trier convenablement les informations.
Il y a plein de choses qui sont vraies, mais qui sont pourtant occultées sans vergogne. La négation officielle, par exemple, de la réalité de l’ Invisible et de l’imminence d’ une crise systémique majeure constituent une brèche dans l’intégrité du système, dans la mesure où certaines observations restent sans explication officielle. Ainsi fleurissent sur ce terreau du déni la plupart des théories du complot qui, elles au moins , ont l’ avantage de jouir d’un pouvoir d’ explication dont les fariboles (incomplètes) racontées par les médias sont manifestement dénuées.
Toutefois, ce qui complique singulièrement l’ analyse et qui rend particulièrement difficile la tâche des authentiques chercheurs, est que certaines sources mélangent, involontairement ou volontairement, le vrai et le faux. Il n’y a rien de plus destructeur pour le sens de la vérité que cet infâme mélange. Il vaudrait bien mieux qu’il n’ y ait que des sources diffusant uniquement des choses vraies ou uniquement des choses fausses ! C’est pourquoi il est d’ autant plus important d’ avoir pour point de départ un cercle herméneutique adapté.
A mon sens, loin d’ être de parfaits contrôleurs, les classes dirigeantes donnent l’ impression d’être plutôt dépassées, rongées par l’ avidité et fondamentalement incompétentes face à la nouveauté du futur, ce qui ne les empêchent pas d’ être déchirées par des luttes intestines pouvant donner lieu à d’ éventuels petits complots [2] . Par contre, il n’ y a sûrement pas de grande manipulation machiavélique à grande échelle à destination de l’ humanité (orchestrée par des illuminati). Comme, par exemple, le site Project Camelot voudrait nous en faire accroire en publiant le soi-disant témoignage d’un homme politique norvégien évoquant la construction de villes souterraines destinées à l’ élite qui va y trouver refuge avant 2012, date à laquelle quelque chose d’ horrible se produira sur la terre. Le fait, celui-ci avéré, que Bill Gates et la firme d’ OGM Monsanto participent à la construction d’un bunker (Svalbard Global Seed Vault), situé au nord de la Norvège et destiné à préserver toutes les semences de la terre en cas de catastrophe écologique, n’est pas prêt de faire taire ce genre de rumeurs. Pourtant, ce site diffuse d’autres informations qui de toute évidence sont justifiées, comme par exemple l’imminence d’une crise systémique ou l’ importance cruciale de la méditation.
Ces trois constats étant faits, à quoi pourrait alors ressembler le futur très proche ?
Le monde est en train de participer à une séance de billard dont les boules représentent certains évènements déterminants susceptibles de causer un choc profond et de nous entraîner à la suite d’ une réaction en chaîne vers un futur quasiment imprévisible. Remarquons que cette possibilité, pour la période 2007-2010, a été parfaitement entrevue dans La chronologie du futur (II) rédigée en 2004 :
C’est le moment où l’existence semblera devenir plus précaire et où des évènements déclencheurs vont sans aucun doute arriver à un endroit ou un autre pour propulser l’humanité la tête la première vers le futur. Dans la mesure où les plaques tectoniques de l’interaction humaine vont glisser et tout écraser sur leur passage, il y aura une grande chance de voir un nouveau type de crise totalement imprévisible, une sorte de choc externe qu’il est impossible d’imaginer aujourd’hui.
Dans un autre article disponible sur ce site, voici ce qui a été suggéré voilà près de 8 mois :
Voici le fil directeur d’un scénario auquel je pense souvent : il s’agit d’une dépression économique massive (causée par une interruption des approvisionnements pétroliers ou un crash boursier) qui conduirait à un arrêt conséquent, ne serait-ce que pendant une courte période, de tout l’appareil de production de l’ Occident, révélant ainsi l’ampleur réelle du réchauffement climatique grâce à la disparition des aérosols produits par l’activité industrielle qui ont un effet (mal évalué) de refroidissement. Un tel scénario se déroulerait sur quelques jours et il anéantirait de façon instantanée toutes nos illusions.
A l’ heure d’aujourd’hui et en ce qui me concerne, cette anticipation n’ a pas été modifiée d’un iota. Au contraire, la plausibilité d’une telle projection sort même renforcée de l’ examen de tout ce qui s’est passé entre-temps. Notons que certains considèrent comme envisageable le déclenchement d’une pandémie de grippe aviaire (voir par exemple John Hogue ou bien Georges Ure), léger incident qui seraient à même de amener à cette situation de paralysie partielle ou complète de l’ économie et ceci, pendant un moment qui pourrait nous sembler en effet très long.
Il en résulterait forcément plusieurs semaines de flottement (manque de transports et d’approvisionnements) pendant lesquelles nous ne ne cesserions d’entendre autour de nous “Mon Dieu, qu’ allons-nous devenir ?” ou bien “Que va-t-on faire ?”. Ce moment serait non seulement une grande épreuve pour les nerfs de la population (des violences extrêmes seraient possibles) mais aussi une gigantesque opportunité de nous interroger sur qui nous sommes réellement en tant qu’espèce et de procéder, en urgence, à une sorte d’examen de conscience ainsi qu’ à une révision globale de notre conception de la réalité. Les gens se mettraient à regarder le ciel pour y voir sûrement plein de signes intéressants... Le psychologue Carl Jung nous a proposé pas mal d’interprétations à ce sujet.
Si cet instant de vérité arrive le plus tôt possible (avant que des désastres écologiques irréversibles ne soient commis ou qu’un conflit nucléaire n’ éclate) et si nous réussissons à passer ce cap très difficile, alors on peut être confiant dans le fait que de grandes possibilités s’offriront à nous dans les années qui suivront. Toutefois, il y a matière à rester prudent quant aux destinées ou aux capacités d’adaptation de la plus grande partie de l’ humanité.