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Une supposée explosion nucléaire en Mer Rouge fait monter le niveau d'alerte des militaires russes


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Sorcha Faal
Mardi 2 Octobre 2007

Une supposée explosion nucléaire en Mer Rouge fait monter le niveau d'alerte des militaires russes


Par Sorcha Faal, le 1er octobre 2007


​​​​Aujourd'hui, le ministère de la défense de la Fédération Russe a décrété l'état de « haute alerte » à la suite d'un compte-rendu soupçonnant qu'un engin nucléaire ait été fait exploser en Mer Rouge sur une île contrôlée par les forces militaires US et yéménites et utilisée pour l'interrogatoire des détenus de la guerre à la terreur.


​​​​Les bulletins d'informations occidentaux signalent toutefois que cette explosion catastrophique a été provoquée par une éruption volcanique, un porte-parole du ministère de la défense yéménite ayant déclaré :


Il y avait une activité séismique considérable autour de l'île avant l'éruption. Il a été dit qu'un tremblement de terre de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter avait été enregistré vendredi.


Dans leur rapport sur cet incident au ministère de la défense, les scientifiques sismologues russes ont été rapides à remarquer qu'il n'avait été enregistré aucune sorte de tremblement de terre dans la région de la Mer Rouge, ce qui a été confirmé par toutes les stations de relevés séismiques du monde.



​​​​Les analystes militaires russes déclarent que l'explosion est très probablement liée à l'actuelle lutte de pouvoir entre chefs de guerre US, et que l'engin nucléaire qui a explosé pourrait être lié à l'incident de l'arme nucléaire manquante [*], que nous avons précédemment rapporté le 20 septembre dans l'article intitulé, « Le satellite espion US abattu au Pérou contrarie l'attaque nucléaire contre l'Iran. » [en français sur Alter Info.]


​​​​Des sources médiatiques US signalent que leurs chefs de guerre ont en fait commencé la planification finale pour frapper l'Iran, comme nous pouvons le lire dans ce que rapporte le New York Daily News :


Un nouveau rapport indique que la Maison Blanche planifie des frappes « chirurgicales » en Iran pour mettre hors de combat les agents que les USA disent supporter les insurgés irakiens qui combattent les soldats US.


Seymour Hersh écrit dans le magazine New Yorker de cette semaine, « Le plan coïncide avec un changement de rhétorique de l'administration contre l'Iran -- qui redéfinit la source de tension, de développement d'arme nucléaire à soutien de Téhéran aux ennemis des USA. »


« Maintenant l'emphase est mise sur les frappes " chirurgicales " sur les équipements du Corps de la Garde Révolutionnaire et ailleurs, qui, affirme l'administration, a été à la source des attaques contre les étasuniens en Irak, » écrit Hersh. « Ce qui avait été présenté à l'origine comme une mission contre la prolifération [nucléaire] a été redéfini en antiterroriste. »


« Les chefs d'état-major ont travaillé sur des plans pour frapper l'Iran par " une large attaque de bombardement " sur les équipements militaires et ceux que l'on soupçonne nucléaires, » dit Hersh.


​​​​Ces exposés déclarent plus loin qu'Israël, le fidèle allié des USA au Moyen-Orient, souhaitant faire davantage de dommages à la nation persane, n'est pas satisfait par le plan d'attaque US contre l'Iran.


​​​​Le plus intéressant au sujet de ces reportages est qu'ils déclarent qu'immédiatement avant cette explosion catastrophique en Mer Rouge les seuls avions détectés dans la région étaient une escadrille de l'Armée de l'Air israélienne, qui utilise fréquemment les couloirs aériens de la Mer Rouge pour l'entraînement des avions de combat contre l'Arabie Saoudite et l'Iran.



​​​​Mais, toujours selon ces rapports, les forces stratégiques russes avaient auparavant été notifiées par l'United States Air Force Space Command qu'un nombre non spécifié d'avions de combat avancés US, des F-22 Raptor, allaient opérer sur le théâtre des opérations de la Guerre du Golfe cette semaine, ce qui porte à spéculer qu'un avion israélien visant l'Iran avec un arme nucléaire pourrait peut-être bien avoir été ciblé par les forces US.


​​​​Une importante vérité sur ces problèmes, et sur ce dernier incident dans la montée du conflit entre le monde Occidental et Musulman, est qu'on ne peut rien savoir d'autre que ce qui nous est montré, encore une fois, combien notre Terre est devenue vraiment effrayante pendant que les batailles pour ses ressources menacent même notre existence.



Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1037.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info



* NDT : Voir « L'Air Force a refusé d'emmener en avion des armes sur le théâtre du Moyen-Orient » :
http://www.alterinfo.net/L-Air-Force-a-refuse-d-emmener-en-avion-des-armes-sur-le-theatre-du-Moyen-Orient_a11806.html




Jeudi 4 Octobre 2007


Commentaires

1.Posté par Shaosar le 03/10/2007 10:43 | Alerter
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Chacun avance son pion sur l'échiquier et nous voilà d'ors et déjà considérés comme dommages collaéraux .
Va falloir rester vigilanat pour trier l'info ...

2.Posté par soakely le 04/10/2007 13:14 | Alerter
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Les ricains et leurs alliés sont echec et mat. Ils se sont précipités en irak et maintenant s'en mordent les doigts. Ils sont finis, l'irak est leur perte et leurs opposants ont pris des forces et sont de plus en plus nombreux ! Qu'ils aillent ou pas en Iran (j'espère de tout coeur qu'on les en empèchera) leurs jours sont comptés. On sait de facon sure qui est l'ennemi.

3.Posté par Drew le 24/01/2008 23:28 | Alerter
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En 1976, le couple franco-allemand assurait 45 % des exportations nucléaires, et avec les États-Unis, le trio en couvrait 85 %. Restait 15 % pour l’URSS. Ainsi le nombre de pays dits du « seuil », c’est-à-dire ceux qui ont la capacité de développer une arme atomique sans avoir pratiqué d’essais sur leur sol, ne cessa d’augmenter. En 1991 R. Cheney, secrétaire américain à la défense, reconnaissait que « d’ici à la fin du siècle, 15 à 20 pays du Tiers-Monde autour de la Méditerranée, au Moyen-Orient et en Asie, seraient en mesure de lancer des missiles balistiques et la moitié d’entre eux pourraient avoir la bombe atomique ». Outre l’Inde, Israël, le Pakistan, dont l’avancement des travaux étaient connus, il s’agissait de l’Afrique du Sud, de l’Argentine, du Brésil, des deux Corée, de l’Irak, de la Libye, « déjà en mesure de la faire ». L’Iran, la Syrie, l’Algérie et Taiwan « seraient bientôt en mesure de maîtriser la fabrication de la bombe ».

Cette prolifération a pris un cours particulier avec les pays producteurs de pétrole du Golfe persique. Leurs demandes de technologies nucléaires ne peut avoir que des objectifs militaires et non la production d’électricité, puisqu’ils sont assis sur des réserves pétrolières qui leur assurent une indépendance énergétique à bas prix. Le capital financier arabo-iranien va massivement investir dans les économies impérialistes et donner les moyens à ces pays de financer de coûteux programmes nucléaires. Ils aspirent à constituer leur propre bloc régional, à côté des blocs soviétique et occidental. Mais les grandes puissances s’appliquent évidemment à rendre ce scénario irréalisable, maniant tour à tour la carotte et le bâton. Des programmes nucléaires seront engagés, puis arrêtés, ou ne seront pas menés à terme. D’abord vers l’Iran du chah, qui apporte ses pétrodollars et veut faire de son pays « la 5° puissance militaire du monde, avec des installations atomiques », être au centre d’un « marché commun des pays riverains de l’Océan Indien » et « faire payer le pétrole à son juste prix ». Au début, les occidentaux ne résistent pas aux mirifiques contrats d’équipement et d’armement que les pétrodollars du chah leur assurent. Un contrat est signé pour la livraison de quatre centrales (2 vendues par les Français, 2 par les Allemands) et l’Iran entre à hauteur de 10 % dans le capital du consortium Eurodif, qui assure en France, avec une participation italienne, espagnole et belge, la production d’uranium enrichi. L’Iran a le droit d’enlever 10 % de la production.
Quand surgit la révolution iranienne qui renverse le chah, Français et Américains feront tout pour favoriser Khomeyni : islamiste, il sera toujours opposé à l’URSS. Allié de l’occident, il écrasera les forces politiques et sociales de gauche qui ont fait la révolution. Ce sera une constante de la politique américaine, de l’Arabie Saoudite aux Talibans : mieux vaut des islamistes au pouvoir que des régimes aux velléités nationalistes. L’Iran de Khomeyni se retournera contre les États-Unis…

Chantage terroriste pour le nucléaire iranien

Américains et Européens vont alors surarmer l’Irak et l’entraîner dans une guerre contre son voisin, qu’on arme aussi, afin que les deux pays s’épuisent mutuellement dans une guerre de huit ans qui fera trois millions de morts. On fournira à l’Irak le début d’un potentiel nucléaire (la France construit une centrale, des bombardements israéliens la détruisent, la France la reconstruit, elle est détruite encore sous les bombes de la guerre du Golfe…).

Mais l’Iran des ayatollahs va réclamer le respect de l’accord nucléaire passé avec le chah. La France et les États-Unis refusent, ne voulant pas d’une « bombe islamique », ni laisser l’Iran disposer de 10 % de l’uranium d’Eurodif. Le livre « Affaires atomiques » démontre que la série d’attentats de 1984 à 1990 a pour origine un incroyable chantage exercé par l’Iran : les nombreux attentats à Paris, de Tati aux Champs Élysées, l’affaire Gordji, les kamikazes contre les soldats français et américains à Beyrouth, les prises d’otages de journalistes français et américains par le Hezbollah libanais au service des Iraniens. Puis les attentats de Lockerbie et du DC 10 Brazzaville-Paris, explosés en plein vols, attribués faussement par la DST et le FBI à la Libye de Khadafi. Tout cela prend un sens quand on rapproche les revendications de ces attentats, qui comportent toujours, parmi d’autres, « le règlement du contentieux Eurodif avec l’Iran ». Viendront alors les assassinats de personnages clé du nucléaire français, Michel Baroin, depuis toujours au cœur de « l’aventure atomique » de la France, Georges Besse, fondateur d’Eurodif et du CEA, le général Audran, au cœur du nucléaire militaire français.

Au bout du compte, les États-Unis et la France céderont. Mitterrand conclura l’accord avec l’Iran en décembre 1991, sur fond d’implosion de l’URSS. Les attentats cesseront. Les Européens s’engageront dès lors dans un « dialogue constructif » avec l’Iran, soutenant ce qu’ils appellent les « modérés » autour de Khatami, pour remettre l’Iran dans le jeu, avec l’accord des États-Unis, même s’ils maintiennent des sanctions de façade. Aujourd’hui, l’Iran dispose de plusieurs réacteurs, est toujours actionnaire d’Eurodif et a le droit d’enlever sa part d’uranium enrichi. On apprend dans cet épisode que les grandes puissances peuvent céder face à un chantage terroriste.


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