Conspiration

Une organisation super-secrète reste plus que jamais insaisissable



Vendredi 29 Mai 2009

Wayne Madsen Report, Wayne Madsen, 29 mai 2009


      Une entité super-secrète, connue sous le nom d’ISTO, ou Organisation Stratégique et Tactique International, demeure plus cachée et insaisissable que jamais. WMR avais déjà signalé son implication dans des coups d’États et des assassinats, surtout en Afrique, notamment dans le double assassinat des présidents du Rwanda et du Burundi, le 6 avril 1994. WMR a cependant été informé par une source bien placée du fait que l’ISTO a été active aussi tard qu’en 2006.


      Après qu’en 1994, le juge français Jean-Louis Bruguière ait révélé le nom d’un certain nombre de fonctionnaires du gouvernement rwandais derrière l'attaque de missiles contre l’avion présidentiel rwandais, qui avait entraîné la mort du Président rwandais Juvénal Habyarimana et du Président burundais Cyprien Ntaryamira, l’ISTO, qui seraient constituée de contractants de la défense des États-Unis, de dirigeants de compagnies pétrolières et de riches Républicains, a entamé, par l’intermédiaire des médias belges, une campagne de désinformation, selon laquelle la France aurait fait abattre l'avion de son allié, Habyarimana, et les trois officiers de l'armée française qui auraient déclaré avoir abattu l'avion, Cyrille Lafortune, Michel Billet et Raymond Meghuira, auraient été fournis à l'ambassade du Rwanda au Canada. À l’origine, les enquêteurs français avaient découvert une opération de l’ISTO au Canada. Il existe aussi de fortes indications montrant que des éléments de l’ISTO étaient représentés à Rosslyn, en Virginie, la terre d'un certain nombre de contractants de la défense et du renseignement.


      Les trois officiers français, identifiés par les interlocuteurs de l’ISTO en Belgique, se sont avéré être non-authentiques. Ni l’école militaire française de Saint-Cyr, ni INTERPOL et la police judiciaire française, n’ont de dossier sur les individus identifiés.


      Il existe de fortes indications montrant que ISTO opère en façade de la CIA.


      Le recours de la CIA à des opérations de façade canadiennes, pour accomplir certaines de ses « lamentables affaires, » n'est pas une nouveauté. Le recours de la CIA à une entreprise canadienne en relation avec Morgan Tsvangirai, leader de l'opposition zimbabwéenne à l'époque, est bien documentée. Après que Tsvangirai soit devenu Premier ministre, suite à une longue impasse politique avec le président Robert Mugabe, le véhicule de Tsvangirai a été heurté le 6 mars par un camion portant des plaques d'immatriculation de l'ambassade étasunienne. Susan, l’épouse de Tsvangirai, fut tuée, et Tsvangirai blessé. Le camion, qui avait tué Susan Tsvangirai et presque tué le nouveau Premier ministre du Zimbabwe, appartenait à John Snow Inc (JSI), qui était sous contrat de l’US Agency for International Development (USAID), depuis longtemps un nom de code des activités clandestines de la CIA en Afrique et ailleurs. Cependant, trois jours après l'accident, John Snow International envoya une note confidentielle déclarant que le jour de l'accident avec la voiture de Tsvangirai, le chauffeur n'était pas un conducteur de JSI.


      John Snow Inc, du nom d'un médecin du 19e siècle qui travailla à l'assainissement de l'eau potable afin de prévenir les épidémies, gère des projets de santé publique dans plus de 38 pays.


      La note de JSI déclarait : « Comme vous pouvez l’avoir entendu, il y a eu un tragique accident de circulation vendredi [6 mars] au Zimbabwe, dans lequel le Premier ministre Morgan Tsvangirai, a été blessé et son épouse tuée. Le véhicule impliqué dans l’accident était enregistré à l'USAID/Deliver (un projet de JSI), mais n’était pas conduit par un conducteur de JSI, pour autant que nous le sachions. À ce moment, aucun détail supplémentaire sur l'accident n’était connu. Cette tragédie a forcément suscité un vif intérêt médiatique. Si vous recevez des demandes de renseignements de la part des médias, nous vous demandons s’il vous plaît de les envoyer vers Penelope Riseborough, directrice des relations de WEI/JSI à Boston. »


      Après l’accident, des articles de presse, suggérant que les fidèles du Président Mugabe avait quelque chose à voir avec l'accident, ont commencé à paraître. C’était la même façon de procéder que celle utilisée par ISTO dans l’affaire de l'assassinat aérien des présidents rwandais et burundais. Jonathan Moyo, un membre indépendant du Parlement, a exigé une enquête complète sur les activités de l'USAID au Zimbabwe. WMR a appris récemment l’existence d'un lien solide entre un ancien haut fonctionnaire de l'USAID et les opérations clandestines hypersensibles de l’ISTO.


      En octobre 2004, Tsvangirai a été accusé par le régime Mugabe de participer à un complot visant à assassiner Mugabe. Les commentaires de Tsvangirai, sur sa prétendue implication dans le complot, ont été secrètement enregistrés lors d'une réunion au Canada entre Tsvangirai et des responsables de la firme de lobbying politique Dickens & Madsen, qui représente en Amérique du Nord le parti politique de Tsvangirai, le Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC). Cette firme a aussi un lien de longue date avec le régime Mugabe.


      Les présumées bandes de l’enregistrement ont été faites par Ari Ben-Mensahe, un Israélien expatrié, employé de Dickens & Madsen, qui prétend avoir travaillé autrefois pour le Mossad et qui est né à Téhéran, avant d'émigrer en Israël. Incroyablement, une copie de la cassette originale fut ensuite diffusée sur le réseau de la télévision australienne SBS, provoquant le procès de Tsvangirai au Zimbabwe pour trahison. Newsweek magazine et le journaliste Seymour Hersh, qui utilisait auparavant Ben-Menashe comme source, l’ont qualifié de falsificateur.


      Tout ce que Tsvangirai savait au sujet du soutien secret du renseignement occidental à son parti et à la candidature présidentielle aurait pu par la suite lui valoir une condamnation à mort des parties associées à l’ISTO.



Source : onlinejournal.com/artman/publish/article_4746.shtml
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info





Vendredi 29 Mai 2009


Commentaires

1.Posté par VIRGILE le 30/05/2009 00:01 | Alerter
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C'est étrangement les mêmes "motivations" et actions que ces "Stay behind" déjà soulevés par le Réseau Voltaire. La Cia/MI6 opèrent toujours avec le Mossad et des mercenaires calibrés. L'Afrique a toujours été un terrain de pillage et chaque grande puissance à ses réseaux mafieux pour avoir sa part de gâteau. A lire les ouvrages de propagande de Gordon Thomas sur les services secrets (Mossad, Cia, etc.), il y a réellement de quoi gerber.
Ils atteignent des sommets avec les flase flag, massacres et génocides en cours. Que faire démocratiquement face à ces réseaux de chiens de guerre sans foi ni loi ?

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