Palestine occupée

Une occasion diplomatique ratée


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Le projet franco-américain, avant même son adoption par le Conseil de sécurité, est un échec annoncé. Il a été rejeté en bloc par les Libanais, car il évacue la cause profonde des hostilités, à savoir l’occupation du Sud-Liban par l’armée israélienne.
Cette occupation est la source des hostilités, ne pas tenir compte dans le texte de cette donne ne peut donner qu’un mauvais engagement.


Farid@evhr.net
Lundi 7 Août 2006

Le texte, bizarrement, reprend des dispositions d’un accord tacite de 1993 qui exclut tout bombardement contre les civils alors que la réalité a déjà rendu caduc ce type d’engagement tant qu’Israël continue sa politique de peuplement en Palestine et son occupation du Sud-Liban.

Le texte donne le droit à l’armée israélienne stationnée au Liban de riposter contre les sources de tirs hors de la zone occupée. Le désarmement du Hezbollah, dans la seconde mouture, a été mis en second plan, le projet d’accord prévoyant d’abord le redéploiement de l’armée libanaise dans le Sud-Liban et le maintien de l’armée de Tsahal, même après le déploiement d’une force internationale.
On comprend dès lors que les tractations diplomatiques intenses, que ce soit à Beyrouth, en Israël, en Palestine, à Damas mais aussi en Iran, n’ont pas permis de déboucher sur un accord qui satisfait toutes les parties. Le Liban reste un enjeu de taille pour la stratégie américaine et son projet du «Grand Moyen-Orient», projet qui reconfigure le Moyen-Orient sous la botte américaine pour mieux exploiter sa richesse.
Un Liban jaloux de sa souveraineté territoriale peut-il accepter de jouer le rôle de maillon le plus faible pour un projet américano-israélien dont l’objectif est l’affaiblissement de la Syrie, la disparition de l’Etat palestinien et de la neutralisation de l’Iran? C’est ce qui explique la politique diplomatique à pas de tortue de Washington et de la France qui voulaient se débarrasser du Hezbollah, trop encombrant pour l’appétit de ces deux puissances dans la région.

Cette diplomatie n’avait pas toutes les cartes en main, à commencer par l’évaluation des rapports de force sur le terrain. Elle a sous-estimé la capacité de résistance du Hezbollah et de l’unité des rangs dans un pays aux multiples confessions antagonistes. Les intérêts américains et français ont joué le rôle d’interférences pour un cessez-le-feu immédiat et raté une occasion diplomatique pour une trêve immédiate comme le demandait le Liban et un cessez-le-feu durable.



07-08-2006
Malik Fodhil
La Nouvelle République (Algerie)






Lundi 7 Août 2006

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