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Une guerre pour Noël


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La plupart des chrétiens, catholiques, protestants et orthodoxes grecs, célèbrent lundi la fête de Noël, fête dont les symboles deviennent controversés ces dernières années, écrit lundi le quotidien Vedomosti.

Le politiquement correct pousse les autorités séculières à tenter de corriger les symboles traditionnels de cette fête.


Vedomosti
Lundi 25 Décembre 2006



En Grande-Bretagne, dans 74% des bureaux, les décorations de Noël auraient été déconseillées, voire interdites, dans la crainte que des employés adeptes d'autres religions ne portent plainte devant les tribunaux.

Un scandale a éclaté à l'aéroport de Seattle, lorsque l'administration a démantelé neuf sapins de Noël après qu'un rabbin de la ville eut déposé une plainte prétendant qu'il était offensé et réclamant que l'on installe aussi une menora géante, un chandelier juif à sept branches.

Une lutte linguistique s'est déclenchée: le traditionnel souhait de "Joyeux Noël" est transformé en "Joyeuses fêtes de fin d'année" ou "Joyeuses fêtes" tout court.

D'ailleurs, de telles initiatives ont beaucoup d'opposants. Un Comité national a même été instauré aux Etats-Unis pour sauver le "Joyeux Noël". Plusieurs de ses initiatives sont dirigées contre les magasins ayant renoncé aux symboles de Noël.

La commercialisation de Noël a précédé sa sécularisation. La fête de Noël avec les traditionnelles soldes s'est muée en une fête des achats et non pas religieuse. Le pape Benoît XVI a mis l'accent sur ce fait dans son sermon prononcé l'année dernière. Les autorités séculières qui essayent de faire de Noël une fête politiquement correcte ne se rendent pas compte qu'elle l'est déjà, et depuis longtemps. La plupart des pays comptent les années à partir de la naissance du Christ, mais pour être politiquement correct, il faudrait sans doute coordonner ce système avec les calendriers adoptés par d'autres religions: musulman, chinois, juif, etc.

Le nombre des Russes célébrant la fête de Noël catholique se réduit. Cette année, 4% des personnes interrogées par le Levada-Center ont indiqué qu'elles célébreront la fête du 25 décembre (contre 6% en 2005, 16% en 2004 et 19% en 2003). Par contre, la Noël orthodoxe n'est pas non plus la fête préférée des Russes. C'est le Nouvel An qui détient la palme. Selon la fondation Obchtchestvennoïé mnienié, 93% des Russes célèbrent cette fête, alors que seulement 58% célèbrent Noël (7e place).

Cependant, les symboles de Noël sont identiques à ceux du Nouvel An et ne revêtent pas de sens religieux. Une "guerre pour Noël" est encore (ou déjà) impossible en Russie: la tradition n'est pas perçue comme celle de Noël, et la présence dans le calendrier de deux fêtes de Noël résout en partie le problème du politiquement correct.


Lundi 25 Décembre 2006

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