Propagande médiatique, politique, idéologique

Une démystification en trompe-l’œil : Marianne et l’« insécurité »



Grégory Salle
Jeudi 18 Juin 2009

Une démystification en trompe-l’œil : Marianne et l’« insécurité »
Il n’a échappé à personne que la veille de l’échéance des européennes a vu monter d’un cran l’instrumentalisation électoraliste du thème sécuritaire. Et chacun garde en mémoire les effets politiques de la surexploitation médiatique de ce motif au moment de la campagne présidentielle et législative de 2002, effets qui perdurent à des degrés variables jusqu’à aujourd’hui.


En mars dernier, dans un article de Marianne, le journaliste Frédéric Ploquin semblait vouloir nous éclairer sur la question [1]. Mieux, il prétendait faire coup double : dévoiler les mensonges présidentiels et renvoyer les autres médias à leurs responsabilités. Le problème est qu’en fin de compte, sa contre-enquête égare au moins autant qu’elle n’éclaire.
Racoler pour dévoiler ?

Les six pages de l’article s’annoncent audacieuses. Elles ne promettent rien de moins qu’une double démystification.
Première démystification : divulguer un « secret de fabrique des chiffres de la délinquance » d’autant plus difficile à débusquer qu’il « se niche dans la culture du résultat chère au chef de l’État ».
La cible présidentielle est claire dès la couverture du numéro.
Le titre de « Une » (« Enquête. Le gouvernement et les médias le cachent. Insécurité, c’est de pire en pire »), sous forme de halo de lumière sur fond noir, complète le titre « Le divorce » et le sous-titre « Pourquoi les Français le lâchent » qui encadrent le visage de Nicolas Sarkozy. On notera en passant que ce titre fracassant fait écho à d’autres « Unes » de Marianne. Avant le divorce, il y eut la séparation, que l’hebdomadaire annonçait un an auparavant en titrant sur la couverture du numéro daté 15 mars… 2008 : « La France le quitte ».
Deuxième dévoilement annoncé : la complicité ou le mutisme des autres médias qui, aux yeux de l’auteur de l’article, ne font pas leur travail. Obnubilés par les faits divers (de ce point de vue, on verra que l’arroseur se trouve vite arrosé), ils ne s’empressent guère de relever l’écart entre les effets d’annonce et les pratiques réelles, « comme si toute contre-enquête était interdite sur ces chiffres certifiés conforme qui viennent chaque mois rassurer les Français ».
L’article débute en prenant ses distances à l’encontre de la « chanson douce » présidentielle (celle qui clame que la délinquance dégringole) comme du « fracas des faits divers » mis en scène par les médias. Et il se clôt sur la mention d’un « matraquage politique et médiatique ».
Rien de bien nouveau, au fond : Marianne se présente comme l’hebdomadaire qui pourfend la « pensée unique » et la collusion des élites politiques et médiatiques. À grand renfort de « Unes » racoleuses, comme nous l’avions relevé ici même [2], Marianne se présente et se vend comme l’hebdomadaire de la politique sarkophage (LA politique, c’est lui) et des vraies révélations (la dissimulation, ce sont les autres).
Marianne prétend donc, sur la question dite « de l’insécurité », faire acte de salubrité publique. « Le gouvernement le cache… » lit-on en exergue sur la première double page, à côté du titre, avec en contrepoint une citation attribuée à un « responsable du Syndicat national des officiers de police » : « Les statistiques, c’est une façade, une grande illusion », cette dernière expression étant surlignée.
On admettra sans peine qu’il est toujours utile de remettre en cause, comme le fait l’auteur de l’article, des statistiques officielles à la fois facilement manipulables par les gouvernants et volontiers fétichisées ou, du moins, acceptées sans distance critique par les gouvernés.
Les raisons de se montrer vigilants sont connues. Il est ainsi arrivé que des journalistes citent le « théorème de Demonque », datant du début des années 1980, selon lequel « sur une courte période, les statistiques de la délinquance varient en proportion inverse de la popularité du ministre de l’Intérieur auprès des agents chargés du collationnement des données qui les fondent » [3]. Elle suggérait déjà en une formule humoristique les précautions d’interprétation requises. Mais il est toujours bon de les rappeler.
Et de fait, on trouve dans l’article des exemples qui, pris isolément, sont tout à fait instructifs sur les manières de gonfler ou de rétrécir des chiffres, sur les contingences pratiques parfois triviales qui président à la fabrication des statistiques, sur la fragilité voire l’artificialité de certains indicateurs, sur l’absurdité des raisonnements comptables et leurs effets nocifs sur les pratiques professionnelles. Le journaliste suggère aussi, sans hélas pousser le raisonnement, que l’exhortation au rendement policier touche les populations les plus visibles et les plus vulnérables au contrôle : petits consommateurs de stupéfiants, prostituées, immigrés clandestins, « bronzés ».
Sur la forme, cependant, le ton racoleur coutumier de l’hebdomadaire incite d’emblée à la méfiance. La grossièreté de la mise en page - dont l’auteur de l’article n’est certainement pas responsable - en est la première illustration. Il y a d’abord la taille démesurée du titre de l’article, qui clame en caractères énormes qu’en matière d’insécurité, c’est « pire qu’avant ». Le surtitre « France », lui, permet de suggérer une spécificité française qui pourrait en réalité prêter franchement à la relativisation. En outre, le sens de la photographie qui abrite ces titres n’est pas clair. Elle montre la réunion à un carrefour de plusieurs agents en patrouille entourés de fourgons policiers, la nuit, en milieu urbain, dans ce qu’on suppose être une banlieue « sensible » bien qu’en l’occurrence il semble que le calme règne. Est-ce à dire qu’une telle présence policière est en elle-même un facteur d’insécurité ? Tel ne sera pas, on s’en doute, le propos de l’article.
Sur le fond, si la contre-enquête donne quelques éléments sur les conditions de production et d’usage des statistiques policières, c’est sans pousser l’investigation très loin, et surtout en entretenant quelques préjugés communs au passage.
Quelques développements curieux...

Certains passages sonnent d’abord curieusement. L’un d’eux évoque ainsi, pour la période précédant 2002, sans s’y attarder tant elle irait sans dire, l’« incapacité du gouvernement socialiste à communiquer sur le sujet [de l’insécurité], englué dans un carcan idéologique qui le coupait de la réalité du quotidien des Français ». Voilà qui est étrange ! Car si une chose marque bien l’ère de la gauche plurielle, c’est au contraire une capacité inédite à discourir sur le sujet, doublée d’une mise au pas idéologique, avec l’abandon d’un discours alternatif. On voit mal quel « carcan » a freiné la conversion des élites socialistes lorsqu’elles se sont activement évertuées à promouvoir la sécurité une « valeur de gauche » [4]. Expliquer que le gouvernement socialiste n’a pas su prendre le train sécuritaire en marche (sinon le fournir généreusement en combustible) relève de ces préjugés largement partagés par les médias dont Marianne prétend se distinguer et en dit déjà long sur les présupposés de l’article, malgré sa prétention à dévoiler une vérité cachée.
Lieu commun, donc… et autorité médiatiquement et politiquement consacrée : un paradoxe de l’article est qu’il convoque pour seule caution « scientifique » Alain Bauer, qui joua un rôle éminent dans la conversion « sécuritaire » du PS... avant de se voir décerner une « chaire » universitaire ad hoc sur ordre du chef de l’État himself [5]. Certes, le journaliste marque avec lui une certaine prise de distance, en le désignant comme le « grand manitou des statistiques de la délinquance » et comme « M. Statistiques du gouvernement », mais pas au point de se priver de ses services, par exemple quand il s’appuie sur les « aveux » du « manitou » (« En matière de crime organisé et de vol à main armée, on assiste à une véritable perte de contrôle de la situation ») pour prouver une prétendue inefficacité gouvernementale en matière de répression. Non seulement l’auteur de l’article ne s’appuie que sur Alain Bauer, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il est très contesté par les spécialistes (aucun statisticien n’est pourtant convié pour donner la réplique ou apporter un éclairage différent), mais surtout le journaliste élude la dimension stratégique du discours qu’il reprend : dire que l’on perd le contrôle, c’est aussi un moyen pour réclamer davantage de contrôle… L’objet d’une véritable contre-enquête ne serait-il pas de s’interroger à ce sujet ?
On peut se demander en outre si la critique des autres médias n’est pas un simple rideau de fumée. L’article mentionne en effet, pour illustrer « le risque d’un déchaînement de violence et un important préjudice moral », « le traumatisme subi par le fameux "papy" d’Orléans, dont le visage tuméfié fit la une des journaux télévisés à la veille du premier tour de l’élection présidentielle de 2002 ». Or, la propriété distinctive de cette affaire est ailleurs. Tremplin de choix pour l’exploitation du motif sécuritaire, elle a précisément servi de pierre de touche pour apprécier les effets pervers… du traitement médiatique [6]. Le fait est connu, pourtant l’article n’en dit mot. En revanche, il remet sur le tapis l’un des faits divers qu’il reprochait à ses collègues de monter en épingle.
Enfin, outre l’attribution au seul chef de l’État de la responsabilité d’une politique, l’article procède à une mystérieuse distinction entre Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy. À l’inverse de son supérieur hiérarchique, notre ministre de l’Intérieur serait selon lui « convaincue que "sécurité ne rime pas forcément avec Kärcher". Il était temps… » On se demande bien où le journaliste est allé pêcher cette opposition, bien faite pour renforcer une vision excessivement personnalisée, donc superficielle, du jeu politique.
Mais les quelques remarques qui précèdent ne sont que des symptômes mineurs. De façon générale, l’article souffre dans son ensemble d’un manque de cohérence qui fragilise une démonstration par ailleurs biaisée par des partis pris idéologiques mal dissimulés.
au service d’une démonstration fragile et tendancieuse.

Il y a d’abord un problème de logique dans la démonstration. On voit mal, en effet, comment il est possible d’affirmer avec assurance que l’« insécurité » (dans l’acception réductrice du terme qui a ici seule voix au chapitre) grimpe en flèche, alors même que l’on vient de divulguer le manque de fiabilité des outils qui sont censés la mesurer et les aléas du travail policier dont elles dépendent ! Le journaliste a entre autres pointé du doigt les multiples manières de « faire du chiffre » en transformant en « affaires » ce qui n’en était pas, avec pour effet d’exagérer la délinquance réelle… Comment donc statuer avec certitude sur les évolutions réelles des conduites illégales, sauf bien sûr pour jouer au pompier pyromane ?
Cette incohérence est plus généralement le reflet du caractère fourre-tout des pièces à conviction énumérées par l’auteur au fil de son article. Difficile de dénoncer en effet une « grande illusion » quand on contribue à mêler des choses hétérogènes : « la petite cuisine du "taux d’élucidation" », les violences familiales, « l’explosion des gardes à vue », l’« arnaque » des voitures brûlées, les « sept ans perdus » concernant les « quartiers sensibles » (une expression dont le journaliste aurait dû se méfier [7]), les « chiffres en trompe l’œil » de l’immigration, la « flambée des braquages »…
Parti pris du mélange… et parti pris du silence. L’article, en effet, s’ouvre sur une analogie avec Bernard Madoff et les « escrocs du capitalisme »… pour se focaliser ensuite exclusivement sur les infractions ordinaires, et plus précisément sur les illégalismes populaires. Le journaliste pointe les effets pervers du pseudo-rendement policier, qui s’effectue « quitte à privilégier la facilité ou la chasse au faciès au détriment de la traque des vrais voyous ». Mais de quels « vrais voyous » s’agit-il ? Peut-être des patrons voyous : on ne peut pas dire que l’actualité ne nous en fournisse pas un généreux contingent. Mais non. Le journaliste ne manque pas de blâmer les manouches qui s’attaquent aux riches dans leurs villas, ou de déplorer le nombre de « larcins "anecdotiques" » qui « passent à la trappe ». En revanche, exit la délinquance en col blanc et la criminalité d’affaires, dont les coûts sociaux sont incomparablement plus élevés et touchent le plus grand nombre. Par conséquent, l’article contribue à reconduire une représentation faussée de la « délinquance ». Il occulte le fait que cette représentation résulte d’une construction intellectuelle et institutionnelle ; autrement dit que sa définition dépend de l’état des rapports de forces sociaux. Ne serait-il pas raisonnable de considérer comme une forme de délinquance certaines atteintes industrielles à la santé ou l’environnement ? De tels agissements menacent assurément notre sécurité…
Ce qui nous amène au troisième problème : il n’est question dans cet article que de l’acception la plus réductrice du terme « insécurité ». Elle se limite à ce qui concerne l’intégrité corporelle d’une part, la propriété privée de l’autre. C’est se faire de cette notion, comme de nos existences, une idée bien pauvre, qui élude l’insécurité sociale (professionnelle, salariale, sanitaire, etc.). La « contre-enquête » se garde bien de mettre en rapport ces différentes formes d’insécurité pour déterminer la « sûreté » du pays. Elle se dispense même de toute considération sur les « causes » de la délinquance, qui, si elles sont tout à fait insuffisantes lorsqu’elles envisagent celle-ci comme un ensemble de phénomènes identifiés une fois pour toutes, ont le mérite d’évoquer la question sociale. Or celle-ci est ici complètement invisible.
Que ressort-il au fond de cet article, dont on pouvait avoir l’impression qu’il faisait pièce à quelques préjugés ? En réalité, il ne met pas en cause le projet présidentiel, ni ses présupposés ou sa teneur idéologique, mais seulement sa réalisation. Que déplore-t-il ? Que Nicolas Sarkozy n’a pas tenu ses promesses sécuritaires. Que le grand chambardement qu’il avait promis n’a pas lieu. Que la répression annoncée montre des signes de faiblesse.
L’auteur s’inquiète ainsi des troubles à l’ordre public non détectés par le radar policier, comme du nombre d’affaires classées sans suite. Il regrette l’insuffisance des moyens alloués à la justice et regrette que seules quelques malheureuses places de prison supplémentaires aient été construites. Il se scandalise aussi de ce que toutes les reconduites à la frontières prononcées ne sont pas exécutées : « une infime minorité » seulement, et qui, en plus, se permet de revenir et parfois d’engranger une prime ! [8].
Libre à Marianne et à l’auteur de l’article de prendre ainsi position. Mais ce n’est ni la conclusion logique d’une contre-enquête approfondie ni l’expression politique d’une opposition effective à la politique conduite par Nicolas Sarkozy. Car sous son antisarkozysme apparent, l’article en appelle finalement… à plus de sarkozysme. Les mailles du filet de la société de contrôle sont trop lâches, l’appareil pénal trop clément. Sous prétexte de déchiffrer les discours officiels, Marianne joue sur les peurs sociales et entonne le chant de la répression. Au Front national, on ne s’y est pas trompé. Un tel « constat » a tout d’une aubaine, si bien que l’article est relayé sur le site de Bruno Gollnisch…
Grégory Salle

Notes

[1] F. Ploquin, « Insécurité : c’est pire qu’avant », Marianne, n° 622, 21-27 mars 2009. Sauf mention contraire, les citations en sont issues. L’article est disponible, en fichier .pdf, sur le site le Sauvageon.org.
[2] Lire : « Les « Unes » racoleuses de Marianne.
[3] Sur ce « théorème » ironique, du nom du pseudonyme d’un fondateur de la sociologie de la police en France, voir une page consacrée dans les archives du site de l’association Pénombre. « L’association Pénombre offre un espace de réflexions et d’échanges sur l’usage du nombre dans le débat public  », peut-on lire sur son site. Elle traque les mésusages, conscients ou non, des chiffres, notamment sur l’insécurité, ainsi que nous avions déjà eu l’occasion de le mentionner en juin 2005. Lire : « Insécurité : les tripatouillages de Villepin ».
[4] Sur les origines récentes de la « quasi obsession sécuritaire », voir le documentaire « Braves gens, n’ayez plus peur », réalisé par le collectif Panic ! On trouvera facilement en ligne des travaux sur le tournant ou, plutôt, la dégringolade sécuritaire du PS, notamment chez Laurent Bonelli, Fabien Jobard, Laurent Mucchielli, Loïc Wacquant, etc.
[5] Voir par exemple L. Bonelli, « Du cheval de M. Sarkozy », Le Monde Diplomatique, février 2009.
[6] Voir par exemple L. Mucchielli, « Retour sur la mise en scène télévisuelle de l’"insécurité" : suite et fin de l’obscure affaire Paul Voise » sur le site de groupe Claris.
[7] Voir Sylvie Tissot, « L’invention des quartiers sensibles », Le Monde Diplomatique, octobre 2007.
[8] L’auteur suggère aussi un léger chantage, lorsqu’il explique que les « attaques répétées contre les petits commerçants risquent de peser sur le climat politique. A fortiori en période de crise… » Est-ce à dire que l’extension et l’approfondissement du quadrillage policier nous sauveront du fascisme ?

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Jeudi 18 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par Madame Marie Adélaïde DUGLAN le 18/06/2009 19:32 | Alerter
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5 étoiles pour cet excellent article de Grégory Salle

ce jeudi 18 juin, jour de la Pelle !


L' IRAN MONOPOLISE LA UNE DE LA PRESSE EN EUROPE ! ! !
( adaptation et dernières minutes )

AUJOURD'HUI EST ENCORE UN JOUR D'UNE GRANDE ACTUALITE MONDIALE A SOULIGNER !

Nous attendons toujours les félicitations de tous les " Etats Démocratiques " au peuple Persan qui vient de nous donner une belle leçon de démocratie !
Les Persans sont un superbe exemple des valeurs démocratiques adaptées au Moyen Orient.

Les "Fientes" des Pays Arabes du Proche Orient et d' Afrique, Vassaux et Satellites " eux aussi " des U.S.A , des Sionistes et Pro-Sionistes du monde entier, seraient bien inspirés de s'incliner devant le Peuple de Perse.

La force des Persans est d'être devenus une jeune République Islamique qui a fait une excellente alternative.
Les preuves depuis déjà trente années sont là, sous nos yeux .

La société Iranienne a évolué à son rythme et c'est le choix des Iraniens et nous Français nous nous devons de le respecter car c'est avant tout leur légitimité qui est mise en cause aujourd'hui depuis l'extérieur.
L' Iran va très vite évoluer par la puissance de sa jeunesse, dans une ouverture de dialogue et d'évolution démocrate ce qui est bien-sur la légitimité souveraine du peuple iranien.

La mission du Président dans son deuxième mandat et après probablement ensuite dans son troisième est aussi de savoir avec finesse, fédérer les forces démocratiques de son pays, afin d'instaurer une démocratie Moyenne Orientale toujours plus ouverte au peuple et d'assurer la meilleure conciliation nationale dans cette rentrée de la Perse dans le troisième millénaire.
Mais pour ce faire, il faut une véritable osmose pour le peuple ; Afin d'affronter cet avenir, qui est aujourd'hui complètement manipulé a grand coup de renforts depuis l'extérieur, par de nombreux pays qui se reconnaîtrons tous eux même, c'est cette manipulation que nous appelons de l'ingérence !
L'Iran fait appel aux États du monde pour compenser les politiques passées
Téhéran.Irna. ce 18 Juin 2009.
Le représentant de l'Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Ali Asghar Soltanieh a invité mercredi les Etats du monde à mettre un terme aux politiques agressives pour tenter de compenser leurs erreurs commises par le passé.
Il a tenu ces propos dans un discours prononcé devant le conseil des Gouverneurs de l'AIEA.
Le responsable iranien a déclaré que tout changement de politique extérieure des Etats devrait se baser sur l'honnêteté et éviter de répéter les erreurs du passé.
Il a en outre proposé que ces Etats adoptent une approche rationnelle basée sur le dialogue et évitant toute menace s'apparentant aux vieilles attitudes provocatrices et intolérables.
Il a également conseillé à ces Etats de saisir l'occasion actuelle unique pour corriger leurs erreurs passées.
La République Islamique d'Iran a toujours soutenu l'idée d'entretiens constructifs et de foire basés sur le respect mutuel sans condition préalable quant aux défis régionaux et internationaux et aux armes nucléaires, a ajouté le diplomate iranien.
Il a souligné que les armes nucléaires constituent une menace grave pour la paix et la sécurité internationale.
"La majorité des pays membres attendent de voir ces changements annoncés dans les points de vue et les conduites vis-à-vis de l'AIEA afin que les préjudices portés au prestige et à l'indépendance de l'Agence soient réparés", a conclu Ali Asghar Soltanieh


Depuis des mois l'Iran est attaqué de toutes parts sur la scène internationale et le comportement de certains pays est des plus lamentable, ce qui a finalement d'ailleurs fortement contribué à ré-élection de son Président dès le 1er tour au suffrage universel !
Dieu Merci !

Heureusement, l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution conduira les prières de demain vendredi sur le campus de l'université de Téhéran. Ce rassemblement massif de la nation iranienne de Téhéran traduira la solidarité et l'unité de la totalité des couches sociales du peuple iranien .

Pour ce qui est de la Politique Internationale de l'Iran, dans la situation actuelle que nous connaissons, c'est l'Occident qui doit s'ouvrir à l'Iran pas l'inverse !

Mohammad Reza Shah Pahlavi, sur lequel beaucoup de choses ont été écrites, notamment concernant la brutalité des méthodes de la SAVAK, le faste ostentatoire, la sclérose démocratique, et surtout la misère de son peuple etc....

Il est illusoire de penser à un autre retour de la lignée de cosaques d'un Reza Pahlavi qui appelle à la désobéissance civile en espérant une révolte populaire depuis l'étranger et aussi sur des chaînes de télévision française !
Permettez moi de douter que les Iraniens veuillent toujours d'une famille Shahanshah
( "Roi des Rois") , amie des Rockefeller, et dont ils n'ont sûrement pas oublié les fastueuses cérémonies à Persépolis en 1971, et en outre, la répression des opposants au Shah pendant les festivités ce qui contribua à ternir fortement son image aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur etc........



LA FRANCE PUNIE EST EN MARCHE !

" La Démocrat'ouille ou le Sang Froids des Sodomisés "

LE GUANO ARLESIEN DE L' ELYSEE

Monsieur Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée s'est démarqué de la prudence de la communauté internationale en jugeant la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad en déclarant :
"Ce n'est une bonne nouvelle pour personne, ni pour les Iraniens, ni pour la stabilité et la paix du monde".

Monsieur " le guano arlésien de l'Elysée ", pour qui vous prenez vous ?
Vous parler ainsi, au Nom du Peuple de France, est-ce cela votre démocratie ?
Un appel à mots couverts à l'instabilité et à la guerre !

" Pas plus la France, que quelque autre pays ne se trouve dans une posture lui permettant d'émettre le moindre doute sur la régularité de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad ".

Cette ingérence est scandaleuse et inacceptable pour la souveraineté du peuple iranien et ce n'est pas rien, car cela l'est aussi pour le respect de la souveraineté de notre peuple!

La France porte un lourde responsabilité sur l'évolution des évènements en Iran et devra répondre elle aussi, des morts en Iran qui vont sans suivre !

Nous vous n'en avez peut être que faire ce qui compte pour !

Nous avons eu l'occasion de voir dans les six derniers mois, comment vous respectiez
" Nos Droits de l'Homme " quand il s'agit de le Terre Sainte ! C'est toujours à géométrie variable et nous assistons à la même participation scandaleuse de notre pays !

Imaginez-vous la situation inverse, que penserait le peuple de France ?

La France est en très mauvaise position pour donner des leçons sur le sujet.
Elle qui qui est la Reine depuis 220 ans des Magouilles Electorales, dans tous les partis politiques !
En France, même les morts ont voté !!!
Nous n'arriverions même plus à compter le nombre d'hommes politiques impliqués depuis seulement l'avènement de la Vème République !

LA LISTE DES MALVERSATIONS, CORRUPTIONS, DETOURNEMENTS, EXACTIONS, ET SURTOUT PREVARICATIONS SERAIT BEAUCOUP TROP LONGUE !!!

Et, Elle manipule et donne toujours des leçons de démocratie quand cela l'arrange !

Nous observons très bien où les Persans en sont après 30ans de Révolution et nous, nous devrions au bout de 220ans de Révolution avoir beaucoup plus de décence, plus de pudeur et de bienséance...

A moins d'un mois de l'anniversaire des 220ans de la République, ( toujours dans un grand silence officiel et historique ) , le mariage a été consommé le 7 juin 2009 entre tous les partis politiques et donc il y a aujourd'hui deux France dans le paysage politique du corps électoral d'aujourd'hui.

en 1- CELLE DE LA DEPENDANCE RIPOUBLICAINE !

L' Anti-France de l'ensemble des 36,31% d'électeurs sionisants et va t'en guerre qui ont peut être, pour certains, péché par ignorance, compte tenu de la Dépendance Totalitaire Médiatique et Gouvernementale qui leur donne tous les jours leur petite dose de came à la télévision et dans les média bien inspirés.
Cette substance qui est plus nocive et plus dangereuse que toutes les accoutumances est l'avilissement de l'Etre !
De par ce fait elle est intrinsèquement perverse, car en déposant son bulletin dans l'urne une partie du peuple se trouve aujourd'hui à son insu, avec du sang sur les mains.
avec 17 165 358 voix sans compter bien sur les blancs et les nuls

C'est ce que j'appellerai la naissance du N.P.G
où le " Nouveau Parti Génital " !!!


en 2- CELLE DE LA MAJORITE SILENCIEUSE !

Cette Superbe France de la Légitimité Souveraine du Corps Electoral et des 63,69% de l'abstention, du blanc,du nul et du ras le bol des politicards !

Elle est le fruit de la plus Grande Hérésie Républicaine Démocratique de tous les temps qui véhicule depuis des décennies par l'intermédiaire des media et fait croire au peuple que les français qui pratiquent le Vote d' Abstention ont une Aversion et ne font pas de Politique ! C'est quand même un comble dans un Pays, dit de Droit !
Car c'est sans aucun doute les abstentionnistes qui font le plus de politique non politicienne et leur pourcentage ne cesse de monter malgré la très forte évolution du nombre des inscrits et continuera inexorablement d'augmenter.
C'est ce que j'appellerai la naissance du P.M.S
où le " Parti de la Majorité Silencieuse " !!!

Les Elections Européennes de juin 2009 ont vu monter l’abstention dans tous les pays de l’Union a 56,76 % "sans compter les blancs et les nuls ".

( Le Parlement de Strasbourg est donc élu sur une base démocratique des plus étroite, voir sans aucune " Légitimité Souveraine, " ce qui pose la question de sa capacité à représenter vraiment les peuples. )
Vous êtes tous les cocufiers de L'HISTOIRE !

Pour nous qui avons préféré l'abstention européenne, le résultat de l'Iran est encore plus important, que notre grand bonheur à l'heure concernant les résultats ce 7 juin 2009 pour cette victoire discrète et tant attendue que nous avons bien fêté !
" Notre Grande Victoire Incontestable aux Elections Européennes ".

Aujourd'hui nous sommes la première force de la pensée française et le premier parti de France.
avec 24 millions 240 237 voix soit 7millions 74 879 d'avance ! ( une très grosse paille! ) Ce qui représente plus de 2 fois et demi la population de la Ville de Paris soit 2,73%.
Compte tenu de notre aversion envers la politique politicienne de copains et de faquins, nous ne voulons en aucun cas être représentés dans vos chambres et nous nous satisferons de bien continuer à vous observer, cela restez-en certains !

Si vous voulez juger de la puissance et de la souveraineté des abstentionnistes c'est très simple et je vais vous donner une très grosse clef !

Faites un Référendum sur cette question des plus simples,
( Etes vous pour ou contre le fait que nous touchions à l'âge de la retraite ? )

C'est la seule chance que vous auriez pour battre le pourcentage de l'Iran dans la participation aux urnes !
Car au final c'est grâce à la Perse que cela va devenir une compétition Mondiale de la Participation Electorale Démocratique,

WORD DEMOCRACY AWARD !
Le Trophée Mondial de la Démocratique !

Pour ce qui est de vos sondages républicains, demandez à chaque commune, à chaque bureau de vote de vous donner l'éventail complet de la diversité dans l'électorat abstentionniste et vous allez être croyez-moi très surpris !

Sans parler de la masse des français qui ne veulent " à aucun prix " être inscrits sur vos listes électorales !

Chers compagnons vous remerciant de votre attention,
je vous renvoie à vos commentaires sur ce très bel article.

Polémique de Madame Marie-Adélaïde DUGLAN
marie.adelaide.duglan@hotmail.fr

M.A.D

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