Palestine occupée

Une Livni impuissante menace d'expulser les Palestiniens de 48


La crise qui secoue les institutions sionistes est une occasion pour les autorités de l'occupation de lancer leurs menaces, en vue de préserver ce qui leur reste, croyant que les Palestiniens vont trembler rien qu'en les écoutant, ou qu'ils vont "se calmer", le temps de régler les crises profondes que vit l'Etat colonial.


rim9969@yahoo.fr
Mardi 24 Juin 2008

Une Livni impuissante menace d'expulser les Palestiniens de 48
Rim al-Khatib
23 juin 2008


La dirigeante sioniste Livni (ministre des affaires étrangères) s'est particulièrement adressée dans son discours, lors d'une rencontre avec des chercheurs, aux Palestiniens de 48 (les Palestiniens qui vivent dans la partie de la Palestine occupée en 1948) leur demandant implicitement de partir s'ils ne veulent pas vivre dans un "Etat juif et pour les Juifs" s'imaginant que l'Etat d'Israël a de longs jours devant lui, qu'il peut encore dicter ses volontés à une population qui a surmonté la peur et affirme sa détermination de se battre contre l'injustice historique et actuelle.

Livni et les autres dirigeants israéliens ne peuvent encore comprendre que les Palestiniens de 48 sont dans un mouvement de mobilisation permanente et ascendante contre toute atteinte à leur dignité et à leurs droits, en tant que Palestiniens.

Quelques jours auparavant, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés à Shefa 'Amr, ville de Galilée, là où il y a presque trois ans (août 2005), un colon soldat a commis un massacre dans un car allant de Akka à Shefa 'Amr. A cette époque, les Palestiniens survivants du car et d'autres de la ville avaient immobilisé l'assassin israélien et l'avaient tué.
Depuis, les autorités sionistes veulent se venger pour le colon assassin. Ils ont arrêté plusieurs Palestiniens de la ville, les ont détenus avant de les mettre en résidence surveillée. De nouveau, elles reviennent à l'affaire et ont l'intention de traduire en "justice" plusieurs de ces Palestiniens. C'est cette décision qui a déclenché le rassemblement populaire où toutes les forces politiques représentant les Palestiniens de 48 se sont jointes pour dénoncer cette nouvelle provocation, affirmant s'opposer à toute mesure israélienne dans ce sens.
Depuis l'expulsion de fait du dr. Azmi Bishara, leader national palestinien, il y a plus d'un an, les Palestiniens de 48 et leurs représentants politiques et institutionnels mènent une bataille courageuse contre les autorités sionistes, dans l'unité, pour défendre leurs acquis, défendre leurs droits de vivre dans leur patrie, en tant que Palestiniens, revendiquent le droit au retour des réfugiés, leurs frères, afin de ne plus être considérés comme une minorité dans leur propre pays.

C'est à cette partie du peuple palestinien que Livni prétend donner des ordres, leur demandant de reconnaître le caractère juif de l'Etat où ils vivent, alors que pour la majorité d'entre eux, ils ne vivent pas dans l'Etat, mais sur leur terre et dans leur patrie, la Palestine.
A Livni et aux autres israéliens de se débrouiller avec cette contradiction suscitée par le mouvement sioniste.

Pour les Palestiniens de 48, la question est claire ! Ils vivent sur leur terre, la Palestine, dans la partie occupée en 1948 que certains nomment Israël.



Mardi 24 Juin 2008

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