Géopolitique et stratégie

Un universitaire russe pousse les Etats-Unis vers un bouclier conjoint



Solidarité et progrès
Jeudi 12 Juillet 2007

Un universitaire russe pousse les Etats-Unis vers un bouclier conjoint
« George Bush veut-il ‘booster’ le complexe militaro-industriel russe ? » C’est la question que se pose, dans un encart payant publié aujourd’hui dans le Washington Times, le président de l’Université Américaine à Moscou, Edward Lozansky. L’universitaire y affiche d’abord son soutien enthousiaste pour la politique de concertation entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie dans la mise en place du bouclier anti-missile esquissé à Kennebunkport. Il dit : « Chaque fois que russes et américains étaient du même coté, on a eu des bons résultats, comme durant la deuxième guerre mondiale, en Afghanistan en 2001, dans l’exploration de l’espace, ou dans d’autres domaines. Par contre, si nous commençons à considérer le monde comme un jeu d’échecs où l’on veut battre l’autre, nous perdons tous les deux. »

Mais, avertit Lozansky, tandis que Bush semblait être en accord avec la proposition sur la défense anti-missile conjointe, le président étasunien affirmait à Poutine qu’il n’avait pas l’intention de changer ses plans pour l’installation du dispositif anti-missile en Pologne et en République Tchèque. Lozansky se demande ensuite pourquoi l’on voudrait d’un système à coût si élevé, d’une piètre performance, et dirigé contre des menaces qui sont peut-être inexistantes, et qui vont éloigner un allié aussi fiable dans la guerre contre le terrorisme. Il note que le NMB de Bush n’est pas très bien accueilli au Sénat et au Congrès ; que le projet aura un effet contre-productif à l’OTAN, et qu’il exacerbera les sentiments anti-américains en Europe centrale et de l’est. Et, surtout, le projet donnera un vaste élan [boost] à l’expansion du secteur de défense russe, d’où le titre de l’encart : « George Bush veut-il ‘booster’ le complexe militaro-industriel russe ? »


Poutine insiste de nouveau sur le rôle de Bush père à Kennebunkport

Lors d’une interview avec Vladimir Poutine, le journaliste d’Izvestia Melor Sturua a demandé au président russe s’il avait marqué un de ses deux buts lors de sa visite à Kennebunkport. Poutine a répondu « pour utiliser votre terminologie, je crois que dans ce match, si notre équipe n’a pas gagné un point, nous en avons certainement ¾ d’un. Les mots sont aussi des actes. Ainsi, l’atmosphère amicale établie à Kennebunkport était une chose importante et ce n’était certainement pas des compliments en l’air, lancés pour éviter les silences. Je tiens à insister particulièrement sur le rôle que George Bush père, ancien président des Etats-Unis, a joué pour que Kennebunkport réussisse. Il s’est avéré être une personne sage , intelligente, attentive et compréhensive. »

Poutine a poursuivi « Voici une anecdote qui illustre les qualités de Bush père. Le premier jour de notre visite à Kennebunkport, lors d’un dîner avec un cercle resserré de gens, Bush père a demandé à une de ses petites-filles de venir avec lui pour accueillir les autres membres de la délégation russe qui dînaient ailleurs. Je dois dire franchement qu’autant nous que les autres membres de notre délégation ayant reçu la visite de Bush et de sa petite fille, étions agréablement surpris par une telle démonstration d’amitié et d’hospitalité. Définitivement, nous sommes revenus de Kennebunkport avec plus qu’un demi point. »



Jeudi 12 Juillet 2007

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