Vendredi 12 Mars 2010
22:26
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PROCHE ORIENT
Un nombre important de forces israéliennes dans la bande de GazaSamedi 3 Janvier 2009
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Un nombre important de forces israéliennes dans la
bande de Gaza
Un "nombre important de forces"
israéliennes participent à la "deuxième phase" de l'opération contre la bande de
Gaza, qui a commencé avec l'entrée de troupes à l'intérieur du territoire
palestinien, a annoncé samedi l'armée israélienne.
"Il y a peu de temps, les forces de
défense israéliennes ont commencé à mettre en application la deuxième phase de
l'opération +Plomb durci+. Des forces terrestres ont commencé à se déployer à
l'intérieur de la bande de Gaza", selon un communiqué militaire
israélien.
"Un nombre important de forces participent à cette étape
de l'opération, y compris de l'infanterie, des chars, des forces du génie, de
l'artillerie et du renseignement avec le soutien de l'aviation, de la marine, de
l'agence de sécurité israélienne et d'autres agences de sécurité", selon la même
source.
Des milliers de réservistes sont mobilisés dans le cadre
de cette offensive terrestre, a indiqué le bureau du ministre de la Défense Ehud
Barak. "Le ministre de la Défense Ehud Barak a signé samedi soir un ordre de
mobilisation urgente de milliers de réservistes", selon son
porte-parole.
Des chars israéliens ont ouvert le feu sur des positions
du Hamas dans le nord de Gaza, essuyant en retour des tirs de mortier, ont
indiqué des témoins à l'AFP.
L'offensive va durer "de nombreux jours", a indiqué un
communiqué du porte-parole de l'armée israélienne.
Des troupes israéliennes sont entrées dans la
bande de Gaza
Des troupes israéliennes sont entrées
samedi dans la bande de Gaza, a indiqué une porte-parole militaire
israélienne.
"Je peux confirmer que des troupes
israéliennes sont entrées" dans le territoire, visé depuis le 27 décembre par
une vaste opération israélienne, a-t-elle dit à l'AFP.
Les troupes israéliennes se sont déployées dans des zones
inhabitées du nord du territoire, selon des témoins palestiniens.
Gaza: premiers tirs d'artillerie israéliens, 16
morts dans une mosquée
Israël a bombardé à l'artillerie
samedi la bande de Gaza pour la première fois depuis le lancement il y a une
semaine de sa guerre contre le Hamas, et son aviation a visé une mosquée, y
tuant 16 Palestiniens.
L'offensive israélienne contre le
mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle Gaza, entrée dans sa deuxième
semaine, a coûté jusque-là la vie à au moins 460 Palestiniens dont 75 enfants et
21 femmes, et en a blessé 2.350, selon des sources médicales
palestiniennes.
Des chars israéliens ont été vus se déplaçant en direction
de la frontière orientale de la bande de Gaza, pilonnée sur sa longueur par
l'artillerie, notamment à Beit Hanoun et Jabaliya (nord), et dans le secteur de
Khan Younès (sud), selon des témoins.
Un journaliste de l'AFP a vu tirer des dizaines d'obus
alors que des volutes de poussière s'élevaient de points d'impact, dans le nord
du territoire palestinien. Des avions survolaient le secteur.
C'est la première fois que l'artillerie israélienne entre
en action depuis le début de la guerre contre le Hamas le 27 décembre, alors que
les commentateurs israéliens spéculaient ces derniers jours sur l'éventualité
d'une opération terrestre contre le territoire palestinien.
Un porte-parole militaire, interrogé par l'AFP, s'est
refusé à tout commentaire, se contentant d'indiquer que "l'opération israélienne
suivait son cours".
Dans un message diffusé sur sa radio interne, le Hamas qui
contrôle Gaza a menacé d'enlever des soldats israéliens en cas d'offensive
terrestre. "S'ils (les Israéliens) entrent (dans Gaza), Gilad Shalit aura de
nouveaux amis", a-t-il averti, en allusion au soldat israélien capturé le 25
juin 2006 par un commando palestinien et détenu depuis dans Gaza.
Déjà la veille, le chef du Hamas, Khaled Mechaal, avait
prévenu qu'un "sombre destin" attendait Israël s'il mettait le pied à
Gaza.
Israël avait depuis le début de son offensive bombardé
Gaza par air et mer, menant plus de 750 raids.
Durant la même période, quelque 500 roquettes
palestiniennes tirées de la bande de Gaza ont fait quatre morts en Israël, dont
un soldat, et une quinzaine de blessés, selon l'armée et la police
israéliennes.
Samedi dans la soirée, au moins 16 Palestiniens dont
quatre enfants ont été tués et 60 blessés dans un raid israélien contre une
mosquée du camp de réfugiés de Jabaliya (nord) où se trouvaient quelque 200
fidèles, selon des témoins et des sources médicales.
L'armée israélienne a bombardé plusieurs mosquées à Gaza
qui servent, selon elle, de caches d'armes en tous genres et de
roquettes.
Plus tôt dans la journée, quatre Palestiniens ont péri
dans des raids aériens, dont un chef local de la branche armée du Hamas accusé
par l'armée israélienne d'être chargé de l'organisation des tirs de roquettes
dans Gaza.
L'aviation israélienne a également visé un établissement
scolaire à Beit Lahya (nord), en affirmant que cet édifice était utilisé "comme
base de lancement de roquettes et cachette pour des chefs du
Hamas".
Plus de 40 raids aériens ont été lancés contre Gaza samedi
et au moins 15 roquettes ont visé le sud d'Israël, selon l'armée israélienne.
Trois personnes ont été blessées à Ashdod et Netivot, à respectivement 30 et 20
km de la bande de Gaza.
L'offensive israélienne s'est également traduite par une
détérioration de la situation pour la population d'un territoire surpeuplé et
pauvre même avant la guerre.
"La situation actuelle à Gaza est épouvantable et de
nombreux produits alimentaires de base ne sont plus disponibles", a déclaré
Christine van Nieuwenhuyse, représentante du Programme alimentaire mondial dans
les territoires palestiniens.
Le président américain George W. Bush a exhorté tous ceux
qui le peuvent à faire pression sur le Hamas pour que le mouvement cesse ses
tirs sur Israël et permette un cessez-le-feu qui "signifie quelque
chose".
Dans le même temps, son administration a dit laisser son
allié israélien libre de décider de lancer ou non une offensive terrestre, se
contentant de l'exhorter à éviter les victimes civiles.
Sur le front diplomatique, une mission de l'Union
européenne conduite par le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg,
dont le pays assure la présidence de l'UE, est attendue au Proche-Orient de
dimanche à mardi pour discuter d'un cessez-le-feu.
Le président français Nicolas Sarkozy arrivera lundi dans
la région et s'entretiendra notamment lundi en Cisjordanie avec le président
palestinien Mahmoud Abbas qui partira ensuite à l'ONU à New York pour plaider en
faveur d'une trêve. Selon un responsable palestinien, Yasser Abed Rabbo, M.
Sarkozy est porteur d'une "importante initiative en vue d'un
cessez-le-feu".
Entretemps les manifestations de soutien à Gaza ont
continué dans plusieurs capitales européennes, arabes et aussi en Afghanistan.
En outre, des dizaines de milliers d'Arabes israéliens ont manifesté dans le
nord d'Israël pour protester contre les raids à Gaza.
Manifestations en France et en Europe contre
l'offensive israélienne à Gaza
Des milliers de personnes ont
manifesté samedi dans les grandes villes européennes contre l'offensive
israélienne dans la bande de Gaza, notamment plus de 20.000 personnes à Paris,
réclamant l'arrêt des hostilités et des sanctions contre Israël.
Les manifestants, dont beaucoup
portaient un keffieh, étaient entre 21.000 selon la police et 25.000 selon les
organisateurs dans la capitale française, rassemblés à l'appel d'un collectif
regroupant associations, partis de gauche et syndicats.
"Nous sommes tous des Palestiniens, Israël assassin" ou
"Gaza, Gaza, on est tous avec toi", scandaient-ils.
"La communauté internationale est hypocrite. La politique
(du président français) Sarkozy est largement complice", a déclaré Olivier
Besancenot, le leader de la Ligue communiste révolutionnaire (extrême-gauche),
présent dans la manifestation comme la dirigeante du Parti communiste français
(PCF) Marie-George Buffet.
Des manifestations ont également rassemblé des milliers de
personnes dans nombre de villes françaises, notamment entre 8.000 et 15.000 à
Lyon (centre-est), entre 4.000 et 15.000 à Marseille (sud-est).
A Londres, les manifestants ont formé l'un des plus
importants défilés dans la capitale britannique depuis ceux organisés contre la
guerre en Irak. Les manifestants étaient entre 10.000 et 12.000 selon la police,
et plus de 60.000, selon la coalition pacifiste Stop the War, l'un des
organisateurs avec la Campagne pour la Palestine et l'Initiative des musulmans
britanniques (BMI).
Plusieurs personnalités, comme la chanteuse Annie Lennox
et l'ancien maire travailliste de Londres Ken Livingstone, menaient le
cortège.
Les manifestants ont lancé de vieilles chaussures contre
la grille qui barre l'accès à Downing Street, la rue de la résidence du Premier
ministre Gordon Brown, en signe de protestation contre l'attitude britannique
dans cette crise.
Les manifestants voulaient ainsi imiter le geste d'un
journaliste irakien qui a lancé ses chaussures contre le président américain
George W. Bush au cours d'une conférence de presse à Bagdad en
décembre.
Des manifestations étaient aussi prévues dans d'autres
villes britanniques, dont Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, et à
Glasgow, en Ecosse.
En Allemagne, les manifestants étaient environ 7.500 à
Berlin, selon la police, et 4.000 à Dusseldorf (ouest).
A Amsterdam, entre 1.500 (police) et 5.000 (organisateurs)
personnes ont défilé avec des banderoles appelant notamment à boycotter les
produits israéliens.
Deux manifestants ont été interpellés, a indiqué la
police, dont une femme munie d'une pancarte comparant les raids israéliens à
l'Holocauste.
Les manifestants étaient plus de 2.300, selon la police à
Salzbourg (ouest de l'Autriche).
A Madrid, ce sont plus d'un millier de personnes qui ont
défilé.
En Italie, entre 2.000 et 3.000 personnes ont défilé à
Rome, et plus d'un millier à Turin et Milan (nord) où des militants ont défilé
avec des banderoles antisémites et brûlé des drapeaux d'Israël, a constaté un
photographe de l'AFP.
Au moins 452 Palestiniens ont été tués dans l'offensive
lancée par Israël contre le Hamas sur la bande de Gaza le 27 décembre, dont 75
enfants et 21 femmes, et au moins 2.290 blessés, selon des sources médicales
palestiniennes.
Dans le même temps, quelque 500 roquettes palestiniennes
tirées de Gaza ont fait quatre morts en Israël, dont un soldat, et une quinzaine
de blessés, selon l'armée et la police israéliennes. afp
Sarkozy au Proche-Orient à partir de lundi pour
"chercher les chemins de la paix"
Dix jours après le lancement de
l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, et en l'absence d'une
perspective de trêve dans l'immédiat, Nicolas Sarkozy se rend lundi et mardi au
Proche-Orient pour tenter de "trouver les chemins de la paix".
Au cours de cette tournée éclair au
programme très serré, le président français se rendra dans quatre pays et dans
le territoire palestinien de Cisjordanie.
Lundi, il déjeunera à Charm el-Cheikh (sud de l'Egypte)
avec Hosni Moubarak, le président égyptien avec lequel il copréside l'Union pour
la Méditerranée, puis rencontrera le président de l'Autorité palestinienne
Mahmoud Abbas à Ramallah, avant un dîner de travail à Jérusalem avec Ehud
Olmert, le Premier ministre israélien.
Mardi, il rencontrera les présidents syrien Bachar
al-Assad à Damas, puis libanais Michel Sleimane à Beyrouth.
Il ira ensuite présenter ses voeux aux soldats français de
la Finul dans le sud du Liban, comme cela était programmé avec que ne soit
décidée sa tournée. Il sera rejoint à cette étape par ses responsables
gouvernementaux de la défense Hervé Morin et Jean-Marie Bockel.
Nicolas Sarkozy, qui a passé les rênes l'Union européenne
à Prague le 1er janvier, avait proposé aux Tchèques de l'accompagner au
Proche-Orient.
Ceux-ci ont décliné l'offre, préférant envoyer dans la
région leur ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, à la tête
d'une délégation (de dimanche à mardi) comprenant ses homologues suédois et
français, Carl Bildt et Bernard Kouchner, ainsi que la commissaire européenne
aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
La délégation se joindra à M. Sarkozy à
Ramallah.
Dans la situation actuelle, "on ne peut pas ne rien faire
et en même temps, c'est très compliqué. On ne peut pas discuter avec le Hamas,
qui n'est pas fréquentable. Le faire, ce serait affaiblir l'Autorité
palestinienne", a affirmé samedi à l'AFP un proche du chef de
l'Etat.
Le Hamas, qui avait gagné les législatives à Gaza en
janvier 2006 et en avait pris le contrôle lors d'un coup de force contre le
Fatah en juin 2007 (au moins 116 morts), est inscrit sur la liste des
organisations terroristes de l'UE.
"C'est l'Iran qui détient la clé de tout ça. Il y a une
faction à Téhéran qui pousse (le Hamas) à bombarder Israël", ajoute la même
source.
Depuis le début de l'opération israélienne, destinée à
empêcher le Hamas de lancer des roquettes sur Israël, plus de 440 Palestiniens
ont été tués, selon des sources palestiniennes, dont un quart de civils selon
l'ONU. Roquettes et obus de mortier continuent à s'abattre quotidiennement sur
le territoire israélien.
Le président Sarkozy, connu pour être un ami d'Israël tout
en se déclarant ami des Palestiniens, a déployé une intense activité
diplomatique pour parvenir à une trêve, jusqu'ici refusée par Israël tant que
ses objectifs ne sont pas atteints, et par le Hamas.
Il a eu plusieurs entretiens téléphoniques (Moubarak,
Abbas), reçu Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire libanaise, et Tzipi
Livni, chef de la diplomatie israélienne. Celle-ci a jugé que la France pouvait
"faire quelque chose" pour aider à régler la situation.
Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de
l'UE, réunis mardi à Paris, ont appelé à un "cessez-le-feu permanent" à Gaza,
permettant un "accès humanitaire", selon Bernard Kouchner.
Israël affirme qu'il n'y a pas de problème humanitaire à
Gaza, assurant qu'environ 6.500 tonnes d'aide y sont parvenus depuis le
déclenchement de l'opération. Mais selon les organisations, "la crise
humanitaire s'aggrave de jour en jour".
Abbas va rencontrer Sarkozy lundi avant de se
rendre à New York
Le président de l'Autorité
palestinienne Mahmoud Abbas rencontrera lundi à Ramallah le président français
Nicolas Sarkozy avant de se rendre aux Nations unies, à New York, pour plaider
en faveur d'une trêve à Gaza, a indiqué samedi un responsable
palestinien.
"Le président Abbas rencontrera son
homologue français Sarkozy et des représentants de l'Union européenne, lundi, à
Ramallah", en Cisjordanie, a indiqué à l'AFP le chef des négociateurs
palestiniens, Saëb Erakat.
"Il partira immédiatement pour New York, où il fera un
discours devant le Conseil de sécurité des Nations unies afin de demander
l'arrêt de l'offensive israélienne à Gaza", a ajouté M. Erakat, sans préciser
quand le président de l'Autorité palestinienne prononcerait ce
discours.
Le secrétaire général de l'Organisation de libération de
la Palestine (OLP), Yabed Abed Rabbo, a affirmé de son côté que le président
français était porteur d'une "importante initiative en vue d'un
cessez-le-feu".
"Le président Abbas espère que l'initiative de M. Sarkozy
portera sera couronnée de succès et mettra un terme au meurtre de Palestiniens à
Gaza", a-t-il ajouté sans autre détail.
Lors de sa tournée, Nicolas Sarkozy espère rallier les
protagonistes régionaux à l'initiative lancée par Paris en faveur d'un
cessez-le-feu à Gaza aux tout derniers jours de la présidence française de l'UE,
qui a pris fin mercredi dernier.
Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza,
territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, ont fait plus de 442 morts
depuis le 27 décembre. L'armée israélienne a effectué samedi ses premiers tirs
d'artillerie sur le territoire palestinien.
Le président français, qui avait reçu jeudi à l'Elysée la
ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, se rendra lundi en
Egypte, en Cisjordanie et en Israël, et mardi en Syrie et au Liban.
Une mission ministérielle européenne entame de son côté
dimanche une tournée au Proche-Orient, où elle tentera de faire des progrès en
vue d'une trêve humanitaire entre Israël et le Hamas à Gaza.
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