Conflits et guerres actuelles

Un ministre confirme 255 cas de tumeurs cancéreuses parmi les soldats italiens engagés à l’étranger


La commission du Sénat italienne s’exprime au sujet de la munition à l’uranium
Un observateur constate: «Les chiffres sont dix fois plus élevés.»


Jeudi 25 Octobre 2007



Avec beaucoup de retard, le drame de la mort de soldats italiens décédés à la suite des maladies cancereuses causées par la munition à l’uranium vient au jour. Il s’agit d’un scandale d’une dimension effrayante qui est soigneu­sement dissimulé par les pouvoirs belligérants. Le prix payé par ces jeunes vies humaines est énorme; peut-être ne connaîtrons-nous jamais le vrai nombre de victimes.

rc. Au cours des auditions concernant l’uranium appauvri devant la commission d’enquête parlementaire du Sénat, le ministre italien de la Défense, Arturo Parisi, a déclaré: «En tout, 255 soldats, ayant participé entre 1996 et 2006 à des missions dans les Balkans, en Afghanistan, en Irak et au Liban, sont atteints par des maladies cancéreuses, dont 37 sont déjà décédés.» Parisi affirme que lors de l’engagement des soldats dans des «régions critiques», l’armée est «en train d’examiner toutes sortes de mesures préven­tives. Nous ne voulons dans aucun cas sousestimer le phénomène et encore moins le dissimuler.» Le ministre de la Défense ajoute que l’Italie «n’a jamais employé de la munition à l’uranium et nous ne pensons pas que d’autres l’aient fait sur nos places d’armes, à moins que des forces étrangères aient opéré avec de fausses informations; une chose que je n’ose à peine croire.»
L’estimation de l’Osservatore militare est tout à fait différente.

Domenico Leggiero, représentant de l’organisation, qui s’occupe des membres de l’armée et de leurs familles, déclare que les données du ministre sont fausses: «Nous sommes désolés, mais de cette manière Parisi perd également de sa crédibilité. Nous avions mis notre espoir en lui, mais ces chiffres sont trop éloignés de la vérité.» Leggiero affirme qu’il dispose «d’autres chiffres officiels de l’armée indiquant presque dix fois plus de maladies et trois fois plus de morts.» Il ajoute: «C’est justement aujourd’hui qu’a lieu en Sicile l’enterrement du gendarme carabiniere Giuseppe Bongiovanni, décédé avant-hier d’une tumeur dont il avait été atteint lors d’une mission à l’étranger. Quand on fait des recherches auprès du ministère, cette victime n’y est pas enregistrée.»

Source: www.repubblica.it du 9/10/2007

http://www.horizons-et-debats.ch


Jeudi 25 Octobre 2007

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