Politique Nationale/Internationale

Un jeu de rôle prévu à l'avance où chacun devait remplir une fonction particulière...Tel fut le 7-11-2010


Les manifestations contre le projet de retraite gouvernemental se déroulent au moment où le parlement en débat. Qui, qu'on nous dise qui, a désiré orienter la masse des salariés vers le parlement ? Avec plus de 200 000 personnes à Paris et des cars venant de toute la France, quelle police aurait pu protéger le parlement ?? Mais les meilleurs flics du système sont les organisations syndicales très respectueuses du capitalisme. Sarkozy, tu n'avais rien à craindre ! Le soc presque en béton sur lequel repose ta politique pourrie, ce sont les bourses du travail devenues aujourd'hui des officines du capitalisme.

Il y avait même un syndicat pour demander le "retrait" du projet, de quoi donner un os à ronger aux trotskystes.. Mais FO s'est bien gardé d'aller plus loin que les mots...

Et Sarkozy avait prévu, avec les syndicats dirigeants, de donner quelques miettes après les manif pour que le projet reste entier... et les médias nous chantent aujourd'hui que ce Président a coupé l'herbe sous les pieds des organisations... Tout cela est étonnant, et imprévu naturellement !

C'est là le mécanisme classique de la manipulation des masses

Jusqu'à quand les salariés vont accepter, avec tous les pseudos révolutionnaires, d' user leurs semelles sur les pavés ?

Si j'avais eu de l'argent et du temps, j'aurais diffusé en ville, avant les manifs, des milliers de tracts : Tous au Parlement à Paris, envahissons la bourse du travail pour exiger d'aller au parlement...

Un jour viendra ! AMC
JE REPONDS:
"Je ne suis pas allé manifester!
"J'en ai assez d'arpenter les pavés dans des manifs où chaque participant ne manifeste pas nécessairement pour les mêmes mots d'ordre, dont on ne sait s'ils répondent à la situation sociale et politique concrète, mais où on distingue dans le flou des démarches et des mots d'ordre, l'accompagnement jusqu'à l'Assemblée nationale de la politique du capital.

"Pour ma part, j'estime:

- 1) qu'il convient, aujourd'hui, avec la généralisation de l'automation et de l'informatisation, les nouvelles productivités qu'elles entraînent, de diminuer massivement le temps de travail: diminutions massives journalières, hebdomadaires, mensuelles et annuelles et abaissement de l'âge de la retraite pour tous, avec différenciation selon la pénibilité des professions, et avec préservation, sinon augmentation, des revenus, salaires, pensions, retraites...

-2) cette revendication, qui s'ajoute à bien d'autres tout aussi justifiés et vitales en tous domaines de la vie, doit être couplée avec celle d'en finir avec le capitalisme, lequel, aujourd'hui, se refuse à satisfaire les moindres nouvelles revendications et se contente de remettre en cause les acquis auxquels il a dû consentir en d'autres périodes. Sa crise actuelle montre qu'il a fait son temps!

-3) changer le "pantin" qui occupe aujourd'hui le fauteuil de Pt de la République est un leurre. Il est le "fondé de pouvoir" des capitalistes. Dans le système actuel, il ne peut être remplacé que par un autre fondé de pouvoir des capitalistes. La démocratie dite "représentative", qui en fait dépossède les citoyens ( quand il a voté le citoyen n'a plus de pouvoir ), est arrivée à son terme. D'autres formes de démocratie sont à promouvoir, on en trouve des formes dans notre histoire.

-4) je rappelle ci-dessous le texte que Jean-François Autier et moi-même avons diffusé après les dernières élections régionales. Le boycott majoritaire de ces élections, celui des élections européennes, sont l'expression d'un rejet massif de l'ensemble du système par la majorité de notre peuple qui, par ailleurs, considère à 72% le capitalisme comme négatif.


Michel Peyret
Jeudi 9 Septembre 2010

Un jeu de rôle prévu à l'avance où chacun devait remplir une fonction particulière...Tel fut le 7-11-2010

NOUS SOMMES LE PEUPLE !

COMITÉS DE L’ESPOIR ET DU CHANGEMENT

Parce qu'ils ne tiennent aucun compte de nos votes, que nous ayons refusé de nous inscrire sur les listes électorales ou que nous nous soyons abstenus, nous sommes la majorité absolue du peuple de France.

« La souveraineté nationale appartient au peuple », proclame la Constitution de la République française.

En osant faire un coup d'État contre le vote de la majorité absolue des Françaises et des Français du 29 mai 2005, les « élites » qui nous gouvernent se sont disqualifiées. Comme sont disqualifiés les managers de tous poils, responsables de cette crise du capitalisme qui leur permet de rendre les riches encore plus riches, en plongeant toujours plus les peuples dans les guerres et la misère.

Mais notre refus de participer à leur simulacre de démocratie, notre rejet de tout le système ne suffisent pas : ils osent prétendre que nous nous désintéressons de l'avenir du pays. Mais le pays, c’est nous !

A l'instar de ceux qui nous ont précédés, que ce soit en 1789 avec les cahiers de doléances, les états généraux et la Révolution française, ou en 1871 avec la Commune de Paris, premier état prolétarien au monde, ou encore à la Libération avec le Conseil national de la Résistance et ses avancées sociales aujourd'hui en voie de disparition, il est maintenant indispensable que nous nous organisions.

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. », proclame l'article 35 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1793.

Dans les entreprises, les cités, les quartiers, les villages, avec toutes celles et ceux qui voudront y participer, recensons ce qui ne peut plus durer, ce dont nous ne voulons plus ; ébauchons la société française dans laquelle nous voulons vivre ; et pour la nommer et la réaliser ensemble, créons nos comités, désignons des représentants révocables :
assez de pillages et de misères, assez de jeunesses sacrifiées, les richesses produites par le peuple doivent revenir au peuple !

Ce texte est à chacun de celles et ceux qui s’y reconnaîtront, le signeront, le feront signer, le feront circuler ; il n’appartient à personne (individu ou organisation) en particulier. Il en est de même des comités qui pourront se créer.

jean-francois.autier@wanadoo.fr & michel.peyret@gmail.com


Jeudi 9 Septembre 2010


Commentaires

1.Posté par redk le 09/09/2010 16:31 | Alerter
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A l'auteur, juste un truc qui me chiffonne un peu, la référence de 1789, qui comme nous le savons est un produit estampillé franc-maçonnerie, ceux qui font et défont la République suivent leurs intérêts et celui de leurs comparses illumino-sionistes en France et dans le monde, "La souveraineté nationale appartient au peuple", proclame la Constitution de la République française, peu être, mais il est certains que le destin du peuple et sa nation sont les propriétés de ces frères de la République comme ils se proclament, le peuple serait aviser d'en finir avec eux pour retrouver leur souveraineté et leur liberté!!

http://www.dailymotion.com/video/x8v7a0_la-republique-des-freres_news

http://www.barruel.com/elections.html

2.Posté par Georges le 10/09/2010 19:06 | Alerter
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Vu le culte totalement irrationnel qu’on nous a inculqué qui voudrait qu’un vote majoritaire (unique ou à deux tours) donne forcément un résultat, en fait d’homme ou de texte, bon pour l’intérêt général, on ne le répètera jamais assez. :

« Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire » (Alain Etchegoyen dans « La démocratie malade du mensonge » )

Une cyber-démocratie rendue infalsifiable basée sur une consultation (plus économique) beaucoup plus fréquente de l’électorat ne pourrait pas être pire que notre pseudo représentation parlementaire qui a abouti à ce que la majorité du peuple votant se prononce contre le traité de Lisbonne et que les parlementaires se permettent de contre dire le peuple majoritaire

A défaut de sophocratie, même si ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux avoir tort qu'ils ont forcément raison, c’est au moins aussi valable pour les parlementaires ( avant tout soucieux de se faire réélire pour garder le fromage) que pour le peuple qui, certes, comporte trop de « veautants » insuffisamment politiquement cultivés



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