Propagande médiatique, politique, idéologique

Un groupe des Droits de l'Homme demande une enquête impartiale sur l'assassinat de Muhammad al-Dura, en 2000


Le Bureau de Presse du gouvernement israélien (Government Press Office - GPO), a déclaré hier que la vidéo du meurtre de Muhammad Jamal al-Dura, le 30 septembre 2000, avait été mise en scène par un cameraman (1) à Gaza. La scène du meurtre du garçon de 11 ans fut une des plus bouleversantes jamais diffusée pendant la deuxième Intifada, qui avait débuté trois jours avant.


Par Al Mezan


Al Mezan
Samedi 6 Octobre 2007

 Un groupe des Droits de l'Homme demande une enquête impartiale sur l'assassinat de Muhammad al-Dura, en 2000
La vidéo montre al-Dura et son père tentant de se mettre à l'abri derrière un bloc de béton, pendant que le père essaie de protéger son fils des tirs des forces israéliennes d'occupation (FIO) qui les visent directement. L'enfant a été tué et son père blessé. La vidéo montre le père et son fils dans une situation désespérée, alors que ni l'un ni l'autre ne représentent de danger pour les FIO. La vidéo avait été diffusée sur la chaîne France 2, et avait soulevé à l'époque une condamnation forte, aux niveaux officiel et public, partout dans le monde.

Sur la base d'allégations du GPO, Israël nie toute crédibilité aux deux journalistes (2) qui ont diffusé les images. La décision a été approuvée et donc acceptée par le Conseil légal du bureau du Premier Ministre israélien. Le GPO déclare que les FIO n'ont aucune responsabilité dans le meurtre de l'enfant.

Néanmoins, des informations et des preuves collectées par Al Mezan sur le terrain réfutent les allégations du GPO. Al Mezan avait présenté ces preuves à une mission internationale d'enquête, en 2000. La mission comprenait l'expert indépendant des Nations Unies, le professeur John Dugard, et quinze experts. Al Mezan a invité des témoins oculaires et montré d'autres preuves à la mission, qui enquêtait sur la perpétration par les FIO de multiples crimes lors de cet événement. Les FIO ont aussi visé une ambulance qui tentait d'aider al-Dura et son père et ont tué le chauffeur, Fayiz Saleem al-Bilbissy, 48 ans.

Al Mezan précise que le meurtre d'al-Dura est survenu le troisième jour de l'Intifada, période qui a vu le taux le plus élevé de meurtres d'enfants palestiniens par les FIO. Selon les informations recueillies, des enfants ont été tués alors qu'ils jetaient des pierres à des soldats israéliens bien protégés à l'intérieur d'un poste militaire, à l'entrée de la route qui menait à l'ancienne colonie de Netsarim, au sud de Gaza ville. Cette période est caractérisée par une importante résistance passive sous la forme de manifestations et de jets de pierres.

Pour Al Mezan, les plaintes et mesures prises par le GPO contre les journalistes de France 2 sont une tentative de réparation de l'image d'Israël, même après les crimes commis par les FIO contre des civils, et d'intimidation des médias pour les empêcher de révéler la conduite illégale des FIO.

Le Centre dénonce les plaintes du GPO israélien et sa décision, qui contrevient aux obligations légales d'Israël vis-à-vis de sa responsabilité dans la conduite de ses propres forces dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO). Israël a l'obligation d'enquêter sur les violations des droits humains des civils, de réprimer une telle conduite et de punir leurs auteurs.

Al Mezan affirme qu'Israël a systématiquement usé d'une politique de couverture et d'impunité, chaque fois que la conduite criminelle de ses forces dans les TPO a été révélée.

Le Centre a documenté des centaines de cas de conduite criminelle. Les auteurs ont été protégés et les crimes sont demeurés impunis, que ce soit en Israël ou à l'étranger. La politique est en elle-même une violation flagrante de la législation internationale sur les Droits de l'Homme et de la loi pénale internationale.

C'est pourquoi Al Mezan demande une enquête internationale sérieuse et impartiale sur le meurtre d'al-Dura, et que ceux qui seront reconnus comme responsables soient traduits en justice.

Le Centre demande également la mise en application des mécanismes de responsabilité, comme stipulés par la législation internationale contre ceux qui contreviennent aux recommandations des lois internationales et violent les Droits de l'Homme. Ces mécanismes représentent un moyen crucial de protection des Droits de l'Homme dans notre monde.

Notes ISM :

(1) Talal Abou Rahmeh, caméraman palestinien
(2) Charles Enderlin, le correspondant de France 2 à Jérusalem à l'époque, avait fait le commentaire des images. Arlette Chabot, directrice déléguée à l’information de France 2, a porté plainte lorsque Charles Enderlin, et France 2, ont été accusés de "manipulation".

Plus d'informations sur cette "affaire".



Samedi 6 Octobre 2007


Commentaires

1.Posté par unbonarien le 07/10/2007 04:22 | Alerter
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ou va donc se nicher l'obscenité des thuriféraires de l'etat israelien?ils en sont a vouloir couper les tetes de tous ceux qui contestent leur comportement insane et indigne...ils s'en prennent a tout le monde sans distinction..un insignifiant comique comme dieudonné,un journaliste d'une transparence abyssale comme enderlin..peu importe leur victime et ses qualités,ce qui compte c'est que rien ne soit jamais dit a propos de leurs exactions:circulez y'a rien a voir!!

ceux la meme qui ne cessent pas de dénoncer les méchants négationnistes ne se privent pas d'en faire outrageusement...les suspiscions que les fous de sion font peser sur le pere du petit mohamed sont d'une rare obscénité...mais aux victimes éternelles tout est permis..mais nulle doute que les temps changent et que l'heure des comptes est proche.



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