Politique Nationale/Internationale

Un cessez-le-feu vulnérable




Trois jours de trêve. Cela fait, maintenant, trois jours que les armes se sont tues, au pays du Cèdre, pourtant, l’épée de Damoclès de la guerre reste suspendue au-dessus de la région. Combien de temps survivra-t-il ce fragile cessez-le-feu?


IRIB
Jeudi 17 Août 2006

Un cessez-le-feu vulnérable
La région aux abois, un grand point d’interrogation plane sur la planète toute entière, craignant la conduite démentielle d’un Israël, qui, prompt à nier, en bloc, tout engagement, sur papier ou oralement, est capable de déterrer, du jour au lendemain, la hache de guerre, pour embraser, de nouveau, le Moyen-Orient. De telles inquiétudes s'expliquent naturellement, compte tenu des antécédents des va-t-en guerre de Tel-Aviv, qui, en plus, n’ont pas manqué de prendre toutes leurs dispositions. De quoi susciter l’émoi international. En effet, le blocus aérien et maritime du Liban persiste toujours, ce que le Président libanais, Emile Lahoud, a dénoncé, relayé par le Chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, qui, en quête de casques bleus, est, aujourd’hui, très occupé à mettre sur pied une version renforcée de la Finul, la France étant la colonne vertébrale de cette nouvelle mission onusienne.

Drones et chasseurs de l’armée sioniste sillonnent le ciel libanais, tandis que le Chef d’Etat-major israélien ne mâche pas ses mots, lorsqu’il affirme que ses « soldats resteront, si nécessaire, pendant des mois, dans le sud du Liban », alors que l’armée libanaise déploie, au fur et à mesure, ses forces, au sud de ses territoires, un Sud meurtri, dévasté, dont les plaies saignent toujours de 33 jours d’attaques sans relâche et qui pleurent ses enfants décimés, dans les raids sauvages des militaires sionistes.

Dans ce contexte atomisé, où les autorités libanaises font tout leur possible, pour reconstruire le pays et y stabiliser la sécurité, la violation continue de l’espace aérien du Liban et l’acharnement des militaires sionistes à garder leurs positions au sud, montrent, clairement, que les Israéliens continuent de comploter. Aux yeux d’un certain nombre d’observateurs, cette trêve n’est pour Israël, qu'un feu qui couve sous les cendres, prêt à relancer ses opérations militaires, à la moindre étincelle, et cela, avec, en filigrane, le complot que concoctent ses supporters occidentaux, dans le cadre de la mission de l’OTAN, qu’ils cherchent à déployer, au Liban, sous couvert des forces multinationales.

N’oublions pas, pourtant, que la résolution 1.701 est l’unique texte onusien que le régime sioniste s’est vu contraint à appliquer, étant paralysé devant le Hezbollah, qui, dans cette guerre asymétrique, a fait preuve d’une farouche résistance, face à la machine de guerre ultramoderne d’Israël. Dans ce segment si crucial de l’histoire de la région, où est implanté, en son sein, Israël, cette menace omniprésente à la paix au Moyen-Orient, les Nations-unies doivent jouer un rôle de premier plan, dans la stabilisation de la sécurité, au sud du Liban, car, ni l’armée libanaise, ni les forces multinationales, ne sont à même de brider les tendances maximalistes et militaristes de ce régime usurpateur par nature; ce qui explique les affirmations des responsables libanais, rappelant que tant que l’occupation persistera, le Hezbollah, aussi, ne sera désarmé, pour être à même de riposter à l’agresseur.


Jeudi 17 Août 2006

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