Actualité nationale

Un avocat de Gilets jaunes: les autorités violent la loi en réprimant le mouvement


Dans la même rubrique:
< >


fr.sputniknews.com
Dimanche 7 Avril 2019

Les autorités «violent la loi» lors des manifestations des Gilets jaunes et, si elles le font pour maintenir l’ordre, «on ne peut pas dire qu’on est véritablement dans un État de droit», estime Raphaël Kempf, avocat de Gilets jaunes, commentant la censure de la loi anticasseurs par le Conseil constitutionnel sur le plateau de BFM TV.

Par sa décision de censurer un article de la loi anticasseurs, le Conseil constitutionnel a démontré que le gouvernement et la police violaient la loi et la Constitution dans leur répression du mouvement des Gilets jaunes, a déclaré à BFM TV Raphaël Kempf, avocat au barreau de Paris, qui a défendu plusieurs personnes interpellées pendant les manifestations et victimes de violences policières depuis le début du mouvement.

«Le gouvernement et la police violent la loi, violent le droit dans la répression policière et judiciaire du mouvement des Gilets jaunes. Et en faisant cette loi [anticasseurs, ndlr], le gouvernement viole non seulement la loi, mais aussi la Constitution», a indiqué Me Kempf.

Selon lui, les gardes à vues préventives «qui pour un très grand nombre […] étaient des privations de liberté sans fondement» en sont la preuve.

«Les personnes étaient gardées à vue pendant la durée de la manifestation du samedi, parfois le dimanche, sur ordre du procureur de la République qui […] ont donné des ordres au substitut du procureur de la République à Paris de garder les manifestants en garde à vue même s’il n’y avait rien contre eux. C’est une illégalité qui est flagrante», a relevé l’avocat.

D’après Me Kempf, les mesures prises par la police et le gouvernement pendant le mouvement des Gilets jaunes pourraient être un signe d’une grande difficulté de maintenir l’ordre, mais aussi un signe que la France risque de cesser d’être un État de droit.

«Du point de vue de tout citoyen qui se félicite de vivre dans un État de droit […], l’État doit respecter la loi. C’est un principe fondamental et on ne peut pas dire qu’on est véritablement dans un État de droit lorsque l’État se dit que: "pour faire face à des difficultés dans le cadre du maintien de l’ordre je vais passer outre des obligations qui s’imposent à moi en tant qu’État, en tant que détenteur de la contrainte"», a-t-il estimé.

Dans une situation où il y a une colère réelle dans le pays, les autorités ne doivent pas répondre «par des mesures qui mettent plus de police, de répression, de prisons et de privations de liberté», a-t-il également préconisé.

«En gros, on répond à la colère réelle dans ce pays uniquement avec le bâton. Et c’est cela qui est problématique», a conclu Me Kempf.

Début avril, le Conseil constitutionnel a censuré l'article de la loi «anticasseurs», votée le 12 mars, qui permettait à l'autorité administrative d'interdire de manifestation toute personne présentant une «menace d'une particulière gravité pour l'ordre public». Il a par contre validé les autres dispositions du texte qui autorisaient notamment les fouilles de sacs et de véhicules aux abords des manifestations et créaient un délit de dissimulation volontaire du visage puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.



Dimanche 7 Avril 2019


Commentaires

1.Posté par jehaislescookies le 07/04/2019 21:31 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

de toutes façons un particulier qui ferait ne fusse que le dixième des sadiques et intentionnelles brutalités, sans justification de surcroît !! sur des innocents pacifiques, ou des passants sur le trottoir , ni violents ni en état de manifestation parfois même ! serait puni SEVEREMENT, devrait payer toute sa vie pour indemniser par des millions d'euros les gens à qui ils ont crevé un oeil intentionnellement, en visant bien
Et eux ils n'ont rien !!! et les victimes ne sont même pas indemnisées !!! C'est absolument scandaleux !!! on n'est plus dans un Etat de Droit !!
Les SS nazis avaient cru aussi dire "on n'a fait qu'obéir aux ordres", ça ne les a pas couvert. Je crois d'ailleurs qu'il y a des lois maintenant (aux juristes de les rerouver,et les références, je me souviens très bien d'avoir lu ça) sur le fait que si l'ordre est manifestement illégal, ou contraire aux Droits de l'L'homme, le fonctionnaire anon seulement le droit mais l'obligation de ne pas y obéir.

Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES


Publicité

Brèves



Commentaires