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Un ancien assistant dit que Rice trompe le Congrès sur l'Iran


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La controverse sur une possible occasion manquée par les USA pour leur rapprochement avec l'Iran s'est développée mercredi quand un ancien assistant de la Secrétaire d'État a accusé Condoleezza Rice d'induire le Congrès en erreur sur la question.


Carol Giacomo
Samedi 17 Février 2007

Un ancien assistant dit que Rice trompe le Congrès sur l'Iran

Un ancien assistant dit que Rice trompe le Congrès sur l'Iran



Par Carol Giacomo, le 15 février 2007



Flynt Leverett, qui travaillait au Conseil de la Sécurité Nationale quand Rice le dirigeait, a dit qu'une proposition approuvée par les plus hauts dirigeants de Téhéran, apparentée aux ouvertures des USA avec la Chine en 1972, a été envoyée aux Etats-Unis en mai 2003.


Parlant lors d'une conférence à Capitol Hill, Leverett a dit qu'il s'était assuré qu'elle soit vue par Rice et Colin Powell, alors Secrétaire d'État, mais que " l'administration avait rejeté l'ouverture. "


Le porte-parole de Rice a refusé d'admettre qu'elle ait trompé le Congrès en répétant qu'elle n'avait pas vu la proposition.


Séparément, le Sous-secrétaire d'État Nicholas Burns a averti l'Iran qu'il risquait des sanctions supplémentaires de l'ONU et d'autres s'il ne stoppait pas l'enrichissement de l'uranium comme le Conseil de Sécurité l'avait exigé.


Il a fait ressortir qu'il était encore temps pour la diplomatie avant que l'Iran atteigne un point critique dans ses capacités nucléaires et dit que le conflit avec l'Iran n'était pas inévitable.


Washington reste patient et engagé pour des négociations avec Téhéran et son approche à la carotte et au bâton avec d'autres grandes puissances est en train d'influencer le débat interne en l'Iran, a dit Burns au groupe d'experts Brookings Institution.


Leverett, parlant lors d'une conférence donnée par le groupe d'experts New American Foundation, a dit que l'ouverture de 2003 " était une proposition sérieuse " pour un programme complet de rapprochement US-iranien.


" L'administration Bush et la Secrétaire Rice sont en train de tromper le Congrès et le public étasunien au sujet de la proposition de l'Iran, " a-t-il déclaré.


Témoignant devant un comité du Congrès la semaine dernière, Rice a dit au sujet des commentaires publics précédents de Leverett sur la proposition iranienne : " Je ne sais pas de quoi parle Flynt Leverett. "


Elle l'a rendu fautif de ne pas lui avoir dit, " Nous avons une proposition de l'Iran et nous devrions vraiment l'adopter. "


Mercredi, le porte-parole Sean McCormack du Département d'État a dit : " Ce qu'elle a dit c'est qu'elle n'a aucun souvenir de l'avoir vue. Elle a dit cela à plusieurs reprises. "


Leverett et d'autres ont présenté à nouveau la proposition comme une occasion manquée qui aurait pu désamorcer les tensions avec l'Iran, qui sont devenu au point que l'administration US a été forcée de nier projeter une action militaire contre Téhéran.


Leverett a dit que Rice devrait s'excuser d'en appeler à sa compétence dans la question.


Il a dit qu'il avait quitté le Conseil de Sécurité Nationale, qui conseille le président sur les problèmes de sécurité, en mars 2003 avant que la proposition iranienne soit reçue. Il est revenu à la CIA où il travaillait précédemment peu après avoir quitté le gouvernement. Par conséquent, il n'était pas en mesure d'en faire cas directement à Rice, a-t-il dit.


Leverett a dit que Powell, dans une conversation au sujet de la proposition iranienne, lui avait dit qu'il " ne pourrait pas la vendre à la Maison Blanche. " C'est la preuve qu'il en avait discuté, a-t-il dit.


La proposition a été transmise en mai 2003 par l'ambassadeur suisse à Téhéran, Tim Guldimann, qui représentait les intérêts des États-Unis là-bas. Washington n'a eu aucune relation diplomatique avec l'Iran depuis deux ans après la révolution islamique de 1979.


Selon une copie de la proposition postée sur le site Internet du Washington Post, citée par Leverett, elle contient de considérables détails sur des questions d'intérêts cruciaux pour les États-Unis et l'Iran sur le rapprochement.


Cela incluait la fin du soutien de l'Iran aux militants anti-Israël et l'acceptation du droit à l'existence d'Israël.


Elle portait une lettre d'accompagnement de Guldimann, qui disait que la proposition avait été approuvée par le chef religieux suprême de l'Iran, l'Ajatollah Ali Khameini, et par Mohamed Khatami, président à l'époque.


http://www.reuters.com/article/topNews/idUSN1433692720070215

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info





Samedi 17 Février 2007

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