Politique Nationale/Internationale

Un analyste américain : 'les accusations de Bush contre l’Iran sont totalement infondées'


L'analyste et historien américain spécialiste de sécurité nationale, Gareth Porter dans un article publié sur un site Internet pour Antiwar.com, a écrit que les déclarations de George Bush, selon lesquelles l’Iran intervient dans les affaires intérieures de l’Irak sont totalement infondées et que les autorités de la Maison Blanche ne détiennent aucune preuve tangible pour démontrer de telles allégations.


Lundi 22 Janvier 2007

 Un analyste américain : 'les accusations de Bush contre l’Iran sont totalement infondées'
Toute la propagande fallacieuse de G.W Bush contre l’Iran n’a d’autres buts que de réduire les effets négatifs dont souffre actuellement l’ administration américaine pour que cesse le massacre des militaires américains en Irak, a indiqué Gareth Porter.


Tant les autorités américaines que Britanniques accusent l’iran d’ingérence dans les opérations "des rebelles sunnites et paramilitaires chiites", mais ils sont incapables de fournir des preuves irrévocables, a t’il ajouté.


Cet analyste et historien américain a aussi affirmé que cette stratégie sert à justifier les attaques et les pressions contre l’Iran et aussi, d'une certaine manière, à justifier les violences ethniques à Bagdad et l'augmentation du nombre de militaires américains qui chaque jour perdent la vie en Irak.


On relève également une différence de rhétorique de l’administration de G.W. Bush à l’encontre de l’Iran, selon que cette administration s’adresse au grand public ou aux groupes intermédiaires (médias, Congrès). Dans le premier cas, c’est une rhétorique belliciste et très dur, dans le second il y a une plus grande prudence impliquant qu’il n’y aura pas d’attaque US hors des frontières irakiennes.


Gareth Porter en tire la conclusion qu’au travers de cette stratégie de communication à double langage, on trouve une réelle prudence de l’administration.


Quoi qu’il en soit de cette analyse, le résultat final est sans aucun doute d’avoir introduit le débat sur l’Iran sur la scène politique américaine, et d’avoir montré combien l’administration est confrontée à un problème grave avec la position du Congrès qui en résulte; désormais, il s’est positionné implicitement, de façon hostile à des projets d’attaque, et il montre de cette façon que Bush n’a pas les mains libres.

IRIB


Lundi 22 Janvier 2007

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