Politique Nationale/Internationale

Un an après Davos, la Turquie et "Israël" au plus mal



Leila Mazboudi
Mercredi 13 Janvier 2010

Un an après Davos, la Turquie et "Israël" au plus mal
Rien ne va plus entre l'entité sioniste et "Israël". Un nouvel incident est venu entacher encore plus les relations entre ces deux pays, déjà dans leur plus mauvaise posture, depuis la célèbre altercation de Davos.
En janvier 2009, rappelons-le, le Premier ministre turc, Recep Tayeb Erdogan s'était offusqué contre le président israélien Shimon Perez, qui défendait l'extrême violence utilisée par les militaires israéliens contre les civils palestiniens, durant l'offensive israélienne meurtrière contre la Bande de Gaza, arguant les tirs de roquettes lancés par les résistants palestiniens.
Lui évoquant entre autre  le massacre de la plage, perpétré en 2008, au cours duquel une famille palestinienne d'une dizaine de membres qui pique niquait au bord de la plage de Gaza avait péri dans un raid aérien israélien survenu sans tirs de roquettes au préalable.  

Cette fois-ci encore, c'est la pertinence courageuse d'Erdogan qui est en partie derrière la nouvelle tension. Évoquant les trois martyrs palestiniens de lundi dans la bande de Gaza, il a tenu à remarquer que le raid israélien meurtrier était survenu sans tirs de roquettes au préalable.  Devant son homologue libanais Saad Hariri, il avait aussi critiqué l'entité sioniste pour son refus de respecter les résolutions onusiennes, (en l'occurrence en violant sans cesse l'espace aérien libanais). Décomptant une centaine de résolutions violées par Israël, Erdogan a conclu que "c'est parce que Israël dispose de capacités militaires disproportionnés, qui font défaut aux autres qu'il se permet  d'agir sans crainte et de violer les résolutions internationales".
Le numéro deux turc n'a pas non plus manqué de poursuivre en fustigeant le double poids et mesure de l'Occident, parce "qu'il critique l'Iran qui tenterait d'avoir l'arme atomique et ne fait pas de même avec Israël qui a déjà cet armement".  Appelant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité à traiter le sujet nucléaire avec justice, "au risque, le cas contraire, de provoquer un désordre non seulement dans la région mais au niveau mondial".

Côté israélien, particulièrement irritable en cas de critique à son encontre, il fallait coûte que coûte réagir.
Dans la soirée de lundi, le ministère des affaires étrangères israélien a publié un communiqué dans lequel il s'en est pris au Premier ministre turc, lui reprochant "ses critiques publiques trop acerbes" à son encontre, et mettant en garde contre "une dégradation des relations" entre les deux parties. Sans omettre d'utiliser l'alibi le plus cher à la diplomatie israélienne, celui de déclarer que les autres ne méritent pas de lui donner de leçon, comte tenu de leurs propres défauts: "la Turquie est la dernière à donner des leçons à Israël et à son armée, compte tenu de son passé", en allusion au massacre des Arméniens en 1915, attribué aux Ottomans.

Mais il semblerait que cette riposte n'ait pu suffi pour calmer la courroux israélien. La même soirée, le numéro deux de la diplomatie israélienne, Danny Ayalon, a convoqué l'ambassadeur turc à Tel-Aviv, Oguz Celikkol, en voulant l'humilier en public.
Après l'avoir convoqué,  il a refusé de lui serrer la main, et l'a contraint à attendre longuement dans un couloir avant d'être reçu.
Durant la rencontre devant les caméras, il a pris soin de déclarer à la presse qu'il n'y a qu'un drapeau israélien sur la table, qu'aucune boisson ne lui sera servie, et a insisté à la presse de noter que l'ambassadeur était "assis à un niveau inférieur". «Il est important de voir qu'il se situe dans un lieu plus bas, et que nous sommes assis plus haut" a-t-il déclaré haut et fort.
Les photos diffusées par la presse israélienne ont montré ce mardi le diplomate turc l'air contrit, assis sur un canapé bas et face à Ayalon, debout et entouré de trois sévères fonctionnaires israéliens.
   "C'est le minimum qui s'imposait dans l'arsenal diplomatique disponible", a-t-il ensuite commenté, d'un ton particulièrement belligérant.
En plus des déclarations officielles, la raison directe invoquée à cette pique de colère est la diffusion d'un téléfilm turc intitulé "La Vallée des Loups". Racontant l'histoire d'un ambassadeur de la Turquie en Israël qui fait l'objet ainsi que sa famille d'un kidnapping orchestré par des membres du Mossad israélien, et présentant la scène de drapeau israélien ensanglanté, il a été qualifié "d'anti israélien et d'antisémite": " ce feuilleton est inacceptable; d'autant plus qu'il est diffusé sur fond de déclarations inacceptables de la part de responsables turcs. Ce qui menace la vie des juifs en Turquie, et porte atteinte aux relation bilatérales" a ajouté Ayalon.
 
Selon les médias israéliens, ce feuilleton n'est pas le premier du genre. Le mois d'octobre dernier, la télévision turque en a présenté un, intitulé " séparation", mettant en scène les exactions et les crimes de l'armée israélienne contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée.


Bref, face à l'agression diplomatique israélienne, Ankara a rendu la balle, convoquant à son tour l'ambassadeur israélien. Mais sans la mise en scène médiatique si chère aux fonctionnaires diplomatiques israéliens, posant la question sur ses véritables motivations.
À noter toutefois que l'an dernier, les images d'Erdogan, en train de réprimander Perez avaient fait le tour du monde, sur les chaînes de télévision et en particulier sur le réseau internet.
L'index brandi, le Turc y semblait sûr de lui, éloquent, s'adressant au public, alors que le Sioniste avec ses cheveux quelque peu ébouriffés, le regardait avec des yeux flamboyants, et présentait l'aspect d'un chien battu. Surtout lorsque le Premier ministre turc a claqué la porte à Davos, laissant vide, la place côtoyant le président israélien.
Y aurait-il un cordon ombilical entre ces deux imageries? La diplomatie israélienne aurait-elle voulu riposter à l'humiliation de Davos? La connexion est possible.
Mais ce qui est certes sûr et certain est que la mise en scène de lundi ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique israélienne, dont une bonne partie craint le plus que cette détérioration des relations soit irréversible... Et qu'Israël soit en fin de compte, au fil de ses crimes et de son arrogance, en train de perdre ses alliés…

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Mercredi 13 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par Moukawama le 13/01/2010 13:58 | Alerter
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Bonjour,

Mon message s'adresse à Alter Info. Il faudrait - si celà est possible - rectifier la première phrase de ce texte : "Rien ne va plus entre l'entité sioniste et "Israël" ". Même si on comprends de quoi il s'agit, nombreux sont ceux qui tout comme moi vont se heurter à cette erreur.
Cordialement.

2.Posté par said le 13/01/2010 15:13 | Alerter
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@Moukawama
il s agit d une erreure mais voila elle est regle( rien va plus entre le gouvenement turc et l entitee sioniste d israel car les sionistes y en a dans tous les gouvernements si ce n est pas eux c est leurs ouvriers il y a l egypte la jordanie le maroc la mauritanie pour l uraniaum en tunisie en faite dans tous les pays musulman dit moderes car les autres il faut les combattres comme leHEZB-ALLAH HAMAS IRAN ET LE YEMEN d ailleur ils ont un chantier esperon que se sera leurs tombes et si vraiment il dit que la turquie romp
ses lien avec l entitee sioniste il vont faiblire 50% et leurs etat juif comme ils nommes va etre dur a sauvgarde

3.Posté par nikob le 13/01/2010 15:44 | Alerter
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apparement, l'erreur n'est pas reglee

4.Posté par wejdy le 13/01/2010 21:57 | Alerter
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Au contraire tout va bien ou presque entre l'entité sioniste turque et israel...

5.Posté par wejdy le 13/01/2010 22:00 | Alerter
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HS : Argent Dette 2 à été traduit

6.Posté par Le passant ordinaire le 14/01/2010 07:38 | Alerter
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Bravo à la Turquie !
Si l'empire ottoman existait encore de nos jours il n'y aurait pas de problème avec les sionistes.
Le rapprochement de la Turquie avec la Syrie est un signe, il reste encore le Liban qu'il faudra débarasser de ses éléments pertubateurs carpettes des USA et par ricochet de l'état sioniste.

7.Posté par Psycho le 14/01/2010 08:02 | Alerter
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J'ai fini par voir le film à l'origine de la crise diplomatique entre Ankara et Tel-Aviv: "Valley of the Wolves Iraq" ("Kurtlar Vadisi Irak" pour le nom original en turc)...

Le résumé du film : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vall%C3%A9e_des_loups_-_Irak

Lien de téléchargement torrent pour le VO sous titré en anglais : http://isohunt.com/download/33113664/Valley+of+the+Wolves+Iraq-Kurtlar+Vadisi+Irak.torrent

Logiciel de téléchargement des torrents : http://download.utorrent.com/1.8.5/utorrent.exe

Ce que je pense du film : c'est tellement bon de voir les rôles inversés :D

8.Posté par jale le 16/01/2010 17:09 | Alerter
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Décidément , criminel et aussi tres tres menteur ces Israéliens , avec soit disant le passé de la Turquie!!

Les minorités ethniques ont été poussés au soulèvement par les espions francs maçons et illuminati, aidés par les juifs .
L' empire ottoman n' a rien compris à ce qui se passait et pourquoi même.
Ils font la même chose en Iran et tout...


Pendant 600 ans , les ethnies ont vécu tranquille dans l' empire, et tout d' un coup , les minorités se soulèvent contre les turcs...

C' est plutôt les turcs qui se sont fait avoir.....à cause des richesses incommensurables de ses terres..

Il n' y a pas préméditation donc .
Je crois que l' heure est venu au monde de comprendre les mensonges contre la Turquie, l' Iran, l' Irak,la Syrie...
Ce sont de gros mensonges mais ça passe bien....

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