Politique Nationale/Internationale

Un Coréen, à la tête des Nations-unies



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Mardi 10 Octobre 2006


C’est officialisé. Le successeur de Kofi Annan, à la tête du Secrétariat général des Nations-unies, est, désormais, connu. Il a échappé aux bulletins rouges des membres permanents du Conseil de sécurité, qui l’a, formellement, désigné, lundi, au poste de Secrétaire général de l’ONU. Il s’agit du sud-Coréen, Ban Ki-moon, 62 ans, qui accèdera, dès le 1er janvier 2007, au poste diplomatique le plus prestigieux du monde. Hasard du calendrier, au moment où la Corée du nord procède à son premier test nucléaire, l’ancien Chef de la diplomatie sud-coréenne a été chargé, par les 15 Etats membres du Conseil de sécurité, de prendre la direction des Nations-unies. Selon la procédure, prévue, par la Charte onusienne, les 192 Etats membres doivent, désormais, confirmer, dans les jours qui viennent, la décision du Conseil de sécurité.

Diplomate de carrière, qualifié de « discret » et de pas « très loquace », par ceux qui l’ont côtoyé, Ban Ki-moon succède à Kofi Annan, dans une conjoncture très délicate, où les Nations-unies doivent relever tout un panel de défis. Le plus grand écueil, qui l’attend, dès son arrivée au siège des Nations-unies, sera de poursuivre la lourde tâche des réformes de l’instance, initiées, par son prédécesseur, mais, aujourd’hui, au point mort.

Les membres de l’ONU sont si divisés sur les questions de l’élargissement du Conseil de sécurité ou sur son mode de fonctionnement que le futur Secrétaire général aura devant lui la lourde tâche de redonner une impulsion à ces réformes. L’impuissance de l’ONU à endiguer le bellicisme de Washington, qui cherche à faire cavalier seul, dans l’arène internationale, sur fond de l’indifférence qu’affichent les Etats-Unis et Israël aux résolutions onusiennes, a, fortement, ébranlé les piliers de l’instance. Cette inefficacité trouve, en fait, ses assises, dans la structure inéquitable du Conseil de sécurité, un héritage de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, Ban Ki-moon aura, donc, un travail de Titan à accomplir, d’autant plus que les Etats-Unis, qui ne voient en la personne du Secrétaire général de l’ONU qu’un simple exécuteur de leurs diktats, représentent, à eux seuls, le plus grand obstacle à ces réformes.


Mardi 10 Octobre 2006

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