Diplomatie et relation internationale

Ultime tentative de Moscou pour épargner à l'Iran une frappe américaine (Kommersant)


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La Russie a adressé lundi à l'Iran une mise en garde d'une rigueur sans précédent: ou bien Téhéran se plie aux exigences de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ou bien Moscou renonce à le soutenir.


RIA Novosti
Mardi 13 Mars 2007

Les représentants de Rosatom (Agence russe de l'énergie atomique) ont déclaré sans ambages que la centrale nucléaire de Bushehr, fleuron de l'électronucléaire iranien, ne serait pas mise en service dans les délais impartis tandis que des sources au Kremlin ont indiqué qu'elles "ne prendront pas part aux jeux anti-américains de Téhéran". Tout indique qu'il s'agit là de l'ultime tentative de Moscou pour épargner à l'Iran non seulement des sanctions plus dures, mais encore une opération militaire des Etats-Unis.

La mise en garde adressée à Téhéran concernant le refus de prendre part aux "jeux" a été faite par une source informée à Moscou "ayant requis l'anonymat" et elle a été reprise presque simultanément par les grandes agences russes d'information. Compte tenu de la pratique observée ces derniers temps, il y a tout lieu de penser que la mise en garde adressée à l'Iran émane tout droit du Kremlin.

La source exprime un mécontentement vis-à-vis des "Iraniens qui abusent des rapports constructifs de la Russie et ne font rien qui puisse nous aider à convaincre les collègues de la cohérence des actions de Téhéran". Ensuite il y a eu la mise en garde: "On ne saurait jouer éternellement sur les bonnes relations. Si l'Iran laisse sans réponses les questions de l'AIEA, ce sera à lui seul d'en tirer les conséquences. Pour nous un Iran détenteur de la bombe nucléaire ou du potentiel permettant de la créer est inadmissible. Nous ne prendrons pas part aux jeux anti-américains de l'Iran". Probablement jamais encore Moscou ne s'était adressé à Téhéran sur un ton aussi péremptoire.

La Russie elle-même se retrouve dans une situation inconfortable. Pour son travail effectué en vue de soustraire l'Iran à des sanctions, accompagné d'un risque d'envenimement définitif des relations déjà compliquées avec les Etats-Unis, elle n'a reçu de Téhéran aucune compensation. "La Russie subit un préjudice sur le plan diplomatique, son image en pâtit tandis qu'ils (les Iraniens) restent sur leurs positions", a déclaré lundi la même source informée pour exprimer la contrariété de Moscou.

Dans ce contexte Moscou, qui désormais préfère mettre en garde l'Iran ouvertement plutôt que par les filières diplomatiques habituelles, cherche à prévenir pas seulement un durcissement des sanctions contre ce pays. En Russie on est conscient que si Téhéran ne se résigne pas à des concessions raisonnables, l'administration de George Bush pourrait décider de lancer une opération militaire contre l'Iran. Ce qui pour Moscou est encore moins acceptable que les jeux anti-américains version iranienne.

RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse.


Mardi 13 Mars 2007


Commentaires

1.Posté par Laïd DOUANE le 14/03/2007 08:50 | Alerter
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Cet article peut être classé dans la rubrique : Désinformation. Il n’y a ni « mise en garde de la Russie à l’Iran » ni « les sources du Kremlin » indiquant que les Russes"ne prendront pas part aux jeux anti-américains de Téhéran". Nous ne connaissons jamais ce style aux Russes qui reprennent du service quant à la néo guerre froide. Et puis, la Russie est le pays le plus proche de la vérité iranienne quant à ses activités nucléaires et même ses intentions.

Je vois mal les Russes dire : « Nous ne prendrons pas part aux jeux anti-américains de l'Iran". L’auteur de l’article donne la preuve de son ignorance, s’il n’est pas un désinformateur, des relations internationales en écrivant, ce qui plutôt enfantin : «La Russie elle-même se retrouve dans une situation inconfortable. Pour son travail effectué en vue de soustraire l'Iran à des sanctions, accompagné d'un risque d'envenimement définitif des relations déjà compliquées avec les Etats-Unis, elle n'a reçu de Téhéran aucune compensation. » La Russie ne trouve du confort que lorsqu’elle est en désaccord avec les USA. Fantasmer sur la rupture entre Moscou et Téhéran en l’existence d’une ouverture certaine vers la chine c’est compter sur l’argent américain. Entre l’Iran et la Russie, il y a le voisinage, 20 milliards de dollars en jeu et un avenir prometteur.

Laïd DOUANE

Géopolitique et stratégie | Diplomatie et relation internationale

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