Conflits et guerres actuelles

USA: les démocrates voient d'un mauvais œil le maintien d'une force en Irak



Samedi 28 Février 2009

USA: les démocrates voient d'un mauvais œil le maintien d'une force en Irak
L'Amérique de Barack Obama va quitter l'Irak, mais pas assez vite au goût des démocrates du Congrès qui voient d'un mauvais oeil le maintien d'une "force résiduelle" de 50.000 soldats après août 2010.

"Je ne vois pas de justification pour (...) les 50.000 militaires en Irak", a déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, à la télévision. "J'aurais pensé que, peut-être, 15.000 ou 20.000" auraient été suffisants.

Mme Pelosi a confirmé plus tard dans un communiqué qu'elle souhaitait que le nombre de militaires restant sur le terrain soit "aussi faible que possible".

Le chef de la minorité démocrate du Sénat, Harry Reid, a déclaré pour sa part au New York Times qu'il ne s'attendait pas à un chiffre si élevé. "Nous ne devons maintenir en Irak que les forces nécessaires pour la sécurité de nos militaires encore sur place", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le sénateur démocrate Robert Menendez, qui avait voté en 2002 contre la guerre en Irak, se dit "inquiet" de la taille du contingent laissé sur place après août 2010.

L'aile la plus à gauche du parti démocrate affiche encore plus nettement son mécontentement, à l'instar du représentant Dennis Kucinich: "on ne peut laisser des troupes pour des opérations militaires dans un pays étranger et appeler en même temps à terminer la guerre".

L'état d'esprit des démocrates, qui ont fait campagne à l'automne dernier sur le retrait des troupes d'Irak, augure de tensions à venir entre la Maison Blanche et le Congrès.

Cette nouvelle querelle causée par l'intervention américaine en Irak, très controversée depuis 2003 aux Etats-Unis et dans la communauté internationale, ne concerne toutefois pas l'opposition républicaine, qui applaudit le plan du président Obama.

Ce plan "n'est pas sans risque", a dit vendredi au Sénat John McCain, ancien adversaire de M. Obama à la présidentielle, en invoquant la fragilité de la situation irakienne, mais "je crois que le plan du président est raisonnable".

Pour le sénateur McCain, membre de la commission des services armés de la chambre haute, les quelque 50.000 militaires qui resteront sur place après août 2010 "joueront un rôle essentiel en consolidant et en poursuivant, les soi-disants, progrès réalisés par notre armée depuis 2007".

Le chef de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, s'est félicité de la décision d'Obama "d'adhérer au plan du général David Petraeus" qui a entamé la stratégie de renfort en Irak début 2007.

A la Maison Blanche, les critiques des démocrates du Congrès ont été prises suffisamment au sérieux pour que les chefs démocrates soient invités, avec les républicains, jeudi soir à une rencontre avec le président. Selon la presse, ils n'en sont pas repartis apaisés.

Six ans en Irak: l'Amérique se demande si cela en valait la peine

USA: les démocrates voient d'un mauvais œil le maintien d'une force en Irak
Des milliers de morts dans les rangs américains, un nombre inconnu de victimes irakiennes et un coût de près de 1.000 milliards de dollars: les Américains se demandent si la guerre contre l'Irak, en valait bien la peine.

Le retrait des troupes de combat que le président Barack Obama a fixé officiellement vendredi à fin août 2010, doit mettre fin à une intervention lancée par son prédécesseur George W. Bush en mars 2003 contre l'Irak, soupçonné de dissimuler des armes de destruction massive.

Six ans plus tard, 60% des Américains jugent que cette guerre n'en valait pas la peine, selon un sondage publié la semaine dernière par la chaîne de télévision ABC.

A la veille de la guerre contre l'Irak de 2003, la même proportion de sondés, soit deux Américains sur trois, se disait favorable à l'invasion. Mais le vent a tourné lorsqu'il s'est avéré que l'Irak ne cachait aucune arme secrète.

L'image de l'armée américaine a été en outre écornée par le scandale des tortures dans la prison d'Abou Ghraïb à Bagdad.

Pour l'ex-président Bush, l'histoire lui donnera raison et l'Irak deviendra durablement un Etat pro-occidental, avec un effet stabilisateur au Proche-Orient.

La guerre a jusqu'à présent causé la mort de 4.200 soldats américains, dont 176 ont mis fin à leurs jours, tandis que 31.000 autres ont été blessés, selon les chiffres du Pentagone.

L'Irak a coûté 687 milliards de dollars à Washington, selon le centre de réflexion Center for Strategic and Budgetary Assessments, mais selon d'autres estimations, le coût d'ici à 2012 pourrait avoisiner les 1.000 milliards.

Ces fonds auraient pu être mieux utilisés pour lutter contre la crise économique, ou pour financer les priorités du pays en matière sociale et éducative, font valoir les adversaires de la guerre contre l'Irak.

Source: AFP

Obama: pas de présence "à long terme" des USA en Afghanistan

USA: les démocrates voient d'un mauvais œil le maintien d'une force en Irak
Dans une interview diffusé par la chaîne PBS, le président américain Barack Obama a déclaré, vendredi, que les Etats-Unis ne souhaitent pas maintenir
une présence militaire "à long terme" en Afghanistan, malgré leur décision d'envoyer prochainement des troupes supplémentaires dans ce pays.

"L'une des choses que nous devons, je crois, communiquer à l'Afghanistan est que nous n'avons aucun intérêt ni aucune aspiration à rester là-bas, a-t-il expliqué.

"L'Afghanistan, comme vous le savez, a une longue tradition de rejet de ce qui est considéré comme des forces d'occupation et nous devons avoir cette
histoire en tête lorsque nous étudions notre stratégie", a-t-il ajouté.

Mais il a refusé de donner une échéance à la présence des troupes américaines dans la région. "Tant que nous n'aurons pas de stratégie claire, nous n'aurons pas de stratégie de sortie claire", a-t-il dit. "Mon but est de rapatrier les soldats américains aussi vite que possible tout en ne laissant pas une situation qui permette que des attentats visent les Etats-Unis".

Il a aussi décidé de consacrer plus d'efforts à la lutte contre les talibans et les membres d'Al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan.

Notons qu'Obama a été critiqué sur sa gauche pour le déploiement de troupes supplémentaires en Afghanistan, en raison de craintes que la situation n'aboutisse à un enlisement comparable à la guerre du Vietnam.


OBAMA: LE RETRAIT D'IRAK D'ICI A 2010


"Notre mission de combat en Irak sera finie d'ici au 31 août 2010", c'est ce qu'a déclaré le président Barack Obama devant des milliers de Marines de la base de Camp Lejeune, en Caroline du Nord (sud-est).

Obama a, donc, choisi l'option de retrait du gros des soldats d'Irak recommandée par le Pentagone, en 19 mois et non en 16 comme il l'avait promis pendant sa campagne électorale.


Du retour à son discours, le président américain a indiqué qu'une force de 35 à 50.000 hommes resterait alors dans une nouvelle mission d'entraînement et d'équipement des forces irakiennes, de protection des personnels américains et de lutte contre le soi-disant "terrorisme".

A terme, "j'ai l'intention de retirer tous les soldats américains d'Irak d'ici à fin 2011" conformément à un accord conclu fin 2008 entre l'administration Bush et le gouvernement irakien, a-t-il dit.

Obama a expliqué sa stratégie en faisant valoir que la situation irakienne s'était améliorée, même si "la violence continuera à faire partie de la vie en Irak". Il a rappelé que ses priorités n'étaient pas les mêmes que celles de son prédécesseur George W. Bush, signifiant qu'un effort plus grand serait possible en Afghanistan.

"Le retrait de notre armée doit envoyer un signal clair indiquant à l'Irak que son avenir est à présent entre ses mains", a dit M. Obama qui a appelé le Premier ministre Nouri al-Maliki depuis l'avion qui l'emmenait en Caroline du Nord.

A Bagdad, Maliki a dit sa confiance "en nos forces armées et nos services de sécurité pour protéger le pays et consolider la sécurité et la stabilité, et nous n'avons pas de craintes pour l'Irak si les troupes américaines se retirent".

Par ailleurs, le président Barack Obama a dit rechercher un dialogue "soutenu et fondé sur des principes" avec l'Iran et la Syrie.

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb



Samedi 28 Février 2009


Commentaires

1.Posté par wejdy le 01/03/2009 09:27 | Alerter
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A Bagdad, Maliki a dit sa confiance "en nos forces armées et nos services de sécurité pour protéger le pays et consolider la sécurité et la stabilité, et nous n'avons pas de craintes pour l'Irak si les troupes américaines se retirent".


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hihiihaaaaaaaaaaaaaaahahahahhahahahahahahahahhaha !

J'en ai mal au ventre

Heureusement que les vidéo sur se qui se passe en Irak pleuvent sur le net ( liveleak, dailymotion...), il y a aussi des très bonnes compilations en chanson. si vous cherchez en tapan : iraq IED, islamic state of iraq, islamic army in iraq, sniper of Baghdad, juba, fallujah etc etc

Tout les jours ou presque des nouvelles vidéo, parfois des dizaines par jour !

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